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Accueil du site > Actualités > Société > La religion, l’islam et la violence. Pourquoi ?

La religion, l’islam et la violence. Pourquoi ?

Mars 2016. Encore un peu et nous serions habitués aux atrocités qui nous sont données en spectacle par les terroristes islamistes. Après la sidération, il est temps de se poser la question : « pourquoi ? »

Les belles âmes - ou réputés telles - continuent de répéter : « tout cela n'a rien à voir avec l'islam  ». En est-on sûr ? Après tout depuis près de trente ans les attentats parmi les plus sanguinaires se sont fait au nom de cette religion. Et cela est loin de s’arranger, au contraire de ce qu’affirmaient avec assurance certaines de ces « belles âmes » lors du printemps arabe. On les entendait affirmer que l’islamisme, c’était fini, du passé, et que s’en inquiéter, cela ressemblait à du racisme. Hélas, mille fois hélas, ils avaient tort. Il est donc légitime de s’interroger.

Dénoncer l’islamisme radical et violent va de soi. Cela frise le pléonasme. Mais on ose rarement interroger le rapport de cette violence avec l’islam lui-même. Et encore moins interroger le lien, de façon plus fondamentale, entre la religion et la violence. Doit-on vraiment « Prier pour Paris », comme beaucoup l’ont fait en novembre 2015, à en juger par le succès du hashtag « Pray for Paris », afin de manifester son opposition à la violence religieuse ? Pour certains, ce serait vouloir éteindre le feu avec de l’essence.

Revenons-en pour l’instant à l’islam. Encore faut-il savoir en quoi il consiste. L’islam est-il la parole pacifique prononcée par la bien-pensance religieuse ? L’opinion majoritaire des musulmans mesurée par des sondages ou des enquêtes plus ou moins subjectives ? La parole des élites ? Faut-il supprimer par définition de l’islam les discours violents ? Mais dans ce cas, de quel droit l’islam pacifique représenterait-il le vrai islam et l’autre non ? Au nom des textes fondateurs ? Mais justement, lisons-les, ces textes fondateurs. Ils sont souvent, comme les textes des autres grandes religions, effroyablement violents et rétrogrades.

Selon nous l’islam n’est pas seulement le Coran interprété par des imams pacifiques et tolérants, c’est l’ensemble des phénomènes liés à cette religion. C’est pourquoi on peut dire que le terrorisme, la guerre offensive, l'esclavage ainsi que l'impérialisme font aussi partis de cette religion. Tout comme la Saint-Barthélémy, les guerres de religion, l’inquisition, la chasse aux sorcières jusqu’au Siècle des Lumières, les croisades et les bulles contre la démocratie jusqu’à Vatican II font partie du christianisme.

L’histoire nous montre que la religion a très souvent été liée à la violence. On répond souvent qu’elle a été utilisée comme prétexte. En est-on si certain ? N’a-t-elle pas été parfois une cause ou un facteur aggravant, plutôt qu’un élément modérateur ?

Il y aurait beaucoup à dire du christianisme, par exemple l’attitude des Églises allemandes face aux prétentions expansionnistes nazies. Mais cette violence se manifeste aujourd’hui au sein de l’Islam alors que celle du christianisme semble désormais faire partie de l’histoire. Y a-t-il des raisons à cela, que l’on pourrait trouver dans les textes fondateurs, la tradition religieuse, ou bien dans des facteurs historiques, culturels et sociaux ?

1. Les textes fondateurs des trois religions monothéistes sont violents et cruels

Ceux qui affirment que « le Coran n’a jamais dit cela » à propos de la violence, ou bien sont des menteurs, ou bien des ignorants. La lecture littérale du Coran fait froid dans le dos. Tout comme la lecture des textes de l’Ancien et du Nouveau Testament certes, mais ce n’est pas une excuse. On y trouve de très nombreux versets de guerre et d’intolérance, des appels au meurtre des « mécréants » (l’usage même de ce terme signifie que tous ceux qui ne croient pas à ce que je crois croient mal et sont coupables. C’est déjà une forme de totalitarisme) et des apostats. Ainsi ceux qui tuent au nom du Coran peuvent réellement s’en réclamer. Et ceux qui disent que ce sont des ignorants ont tort. Ce sont eux, probablement, qui n’ont jamais lu le Coran.

Certes on trouve aussi des versets de paix dans le Coran. Mais il y en a si peu qu’on cite toujours les mêmes. Au point de les connaitre par coeur.

C’est la même chose pour la Bible, dira-t-on. Tout à fait. La Bible comprend des passages d’une très grande violence : appel à la guerre offensive, au massacre, au meurtre des non-croyants, au génocide dans les territoires conquis, bétail compris, au cannibalisme à l’encontre ses ennemis. Ces textes n’échappent pas à la violence et aux moeurs de leur époque. Même Jésus-Christ, souvent présenté aujourd’hui comme une sorte de hippy pacifiste, de beatnik aux traits fins et aux cheveux longs, profère à plusieurs reprises des paroles d’une très grande violence : ceux qui ne m’ont pas suivi, dit-il dans la parabole des mines (Luc 19.11) qu’on les apporte devant moi et qu’on les égorge. Ce passage est peu connu. On le cite rarement dans les églises et il est totalement absent du catéchisme moderne. Même la plupart des experts critiques envers la religion semblent ne pas le connaitre. Des passages violents, il y en a beaucoup dans le Nouveau Testament. L’Apocalypse est un texte halluciné qui appelle à une fin du monde cataclysmique et au massacre de tous les non-croyants. Ceux-ci seront assassinés plusieurs fois pour qu’ils souffrent davantage, avant de brûler en enfer sous la férule de Jésus Christ lui-même, armé d’une verge de fer. Toute secte qui écrirait cela aujourd’hui serait interdite et considérée comme très dangereuse.

Ainsi le texte du Coran comprend davantage de passages violents que de passages pacifiques et peut malheureusement justifier les pires atrocités y compris, y compris la guerre totale. N’en déplaise aux « belles âmes », les terroristes ne font rien d’autre qu’appliquer la majeure partie du Coran et c’est peut-être eux au fond qui l’appliquent le mieux. Ils peuvent alors à bon droit se qualifier de « pieux musulmans », comme ils le disent eux-mêmes. Arrêtons de mentir et de s’aveugler. L’Islam est une religion qui comporte une grande part de violence, à commencer par ses textes fondateurs. Certains imams le reconnaissent bien volontiers, mais ils sont encore trop rares.

2.L’évolution des religions

Cette violence existe, on l’a dit, dans les textes fondateurs des trois religions monothéistes. Cependant les chrétiens et les juifs ont fait évoluer considérablement l’interprétation des textes à tel point que, sous prétexte d’interprétation, on leur fait dire le contraire de ce qu’ils signifient. On parvient à lire des messages de paix dans des textes qui, explicitement, appellent à la guerre. Ceux qui s’en tiennent au sens des textes sont souvent qualifiés de lecteurs naïfs. Pourtant interpréter ne signifie pas inverser le sens. On ne peut pas au nom de l’exégèse transformer l’égorgement d’un mécréant en un symbole pacifique. C’est pourtant bien ce que tente de faire l’herméneutique catholique. On tord les textes pour transformer la plus vile violence en son contraire. Les catéchismes d’aujourd’hui évident soigneusement toutes traces de violence et adaptent le message à l’évolution des temps. Il faudrait décrire leur l’histoire. On y verrait une profonde évolution et on constaterait que le message des Églises, loin d’être intemporel, s’est au contraire adapté à l’évolution de la société. Le christianisme s’est converti au pacifisme, aux droits de l’homme, à la démocratie ainsi qu’à la raison scientifique et philosophique. Mais il ne l’a fait que très tardivement, et, comme l’attestent les historiens, contraint, forcé, après avoir livré une rude bataille contre les principes des lumières.

Mieux vaut tard que jamais, après tout. Cette pacification est la bienvenue. Mais elle trompe. On modifie le sens de la religion et on fait croire aux fidèles qu’elle vient de textes dont la valeur est intemporelle. Or ces textes fondateurs, en réalité, ne sont plus que des reliques. Ils n’ont plus aucune force de loi et ne sont là qu’à titre de symboles. La religion du temps peut encourager la mise en lumière d’un passage et la mise à l’écart de tel autre, ou bien son interprétation à rebours de ce qui est écrit. Mais alors ce ne sont pas ces textes qui donnent un sens à la religion, c’est au contraire la religion qui leur impose une interprétation.

C’est la seule manière d’adapter le message tout en maintenant le dogme de la révélation, pilier de ces religions, sans lesquelles le clergé craint qu’elles ne s’écroulent. Mais c’est qu’une fable et toute l’habilité de l’Église consiste à faire croire que c’est toujours le même message. En réalité le christianisme d’aujourd’hui n’a rien à voir avec celui des origines et les textes fondateurs sont totalement périmés. Mais comme personne ou presque ne les lit...

Le problème avec cette fausse lecture est qu’on donne aux fondamentalistes un argument formidable. Car si on prétend que ces textes ont une valeur intemporelle, alors ces derniers diront, eux qui lisent vraiment les textes, qu’on s’est écarté du sens originel. Et ils auront raison ! Ainsi, en voulant moderniser la religion sans renoncer à la fable du texte révélé, on tord le cou à la vérité. Et surtout, on donne une justification aux fondamentalistes.

Et l’islam ? Il existe aussi dans cette religion une tradition qui tente d’interpréter les textes en mettant en avant des passages et en plaçant d’autres à l’écart afin de construire une doctrine pacifiste et humaniste. Le problème est qu’il n’y a pas d’autorité centrale en islam et souvent pas de clergé officiel. N’importe qui peut se déclarer imam et prononcer des fatwas. Ainsi, à côté d’un islam tolérant qui affirme que le contexte doit être pris en compte, ce qui permet d’écarter certains passages, de nombreux autres affirment que les textes doivent être lus de manière littérale et intemporelle.

Premier jalon de réponse. Pourquoi cette violence ? La religion musulmane, comme les autres religions, contient de nombreux passages violents et rétrograde dans ses textes fondateurs. Mais contrairement aux religions chrétiennes et juives, il n’y a pas d’autorité suffisamment puissante pour privilégier une interprétation en phase avec la modernité.

3. La rançon de l’histoire

Mais pourquoi justement une vision pacifique et moderne ne s’est-elle pas largement imposée dans l’islam d’aujourd’hui, comme dans d’autres religions ?

Les hasards de l’histoire peuvent jouer leur rôle. Par exemple c’est le hasard qui a donné à la péninsule arabique, qui valorise une version très rétrograde de l’islam, une visibilité et une influence sans commune mesure avec son développement culturel et politique naturel, pour la seule raison qu’il repose sur un sol gorgé de pétrole. Sans cela, que serait devenu le wahhabisme ? Pas grand-chose, sans doute.

Il existe sans doute d’autres phénomènes plus structurels. N’en déplaise aux discours politiquement corrects, la violence dans l’islam n’est pas nouvelle. La conquête arabe a été très rapide dès l’apparition de l’islam comme élément fédérateur et elle s’est faite à la force de l’épée. Les ancêtres des musulmans se sont souvent convertis par la violence ou par la contrainte. Les musulmans imposaient aux non-musulmans qui ne voulaient pas se convertir un statut d’infériorité, la dhimma, que nos « belles âmes » ont voulu faire passer pour un statut protecteur. L’islam, qui n’autorise pas l’esclavage des musulmans, l’autorise pour les non-musulmans. Ainsi le monde islamique a encouragé la traite africaine et européenne d’esclaves, qui sont quasiment restés sans descendance, pendant plus de mille ans.

Certes on rappellera que l’histoire du christianisme a été également violente. Mais cela a souvent été dit, répété, et la repentance à ce sujet largement exprimée. L’islam a été une religion dominante et impérialiste qui dans le passé a menacé et a envahi l’Europe à l’est et au sud. Puis au XIXe siècle, renversement. L’occident a imposé sa domination. Existe-t-il dans l’esprit de certains musulmans comme un air de revanche ? Pour ne rien arranger, l’occident a exercé sa puissance en même temps qu’il apportait dans ses valises les droits de l’homme, de façon tout à fait contradictoire. Générant ainsi un amalgame fâcheux pour un être plongé dans le ressentiment.

Ces droits de l’homme permettraient une modernisation de la société et de la religion, tout comme en Europe. Mais il est tout à fait habituel que de tels changements suscitent des résistances. Les droits de l’homme remettent profondément en cause l’interprétation traditionnelle de la religion voire la prégnance même de celle-ci. On sait par ailleurs que tout changement génère une résistance au changement qu’on appelle réactionnaire. Cette résistance a été très vive en occident pendant longtemps. Au moins il s’agissait d’une résistance à une pensée interne. Dans le monde musulman, la pensée des droits de l’homme peut être considérée comme une pensée étrangère venant d’une puissance dominatrice, qui plus est en déclin. Même si on la considère comme universelle, son origine historique est exogène et liée à des peuples qui l’ont soumis à une domination impérialiste.

Pour toutes ses raisons sans doute, un islam littéral qui s’oppose frontalement à la pensée des droits de l’homme rencontre une relative adhésion chez un certain nombre de musulmans. Il promeut avec un certain succès le retour à une pensée traditionnelle marquée par l’ancienne puissance politique. Il permet une double revanche sur l’occident laïque : religieuse et politique. Cela n’est pas forcément une motivation explicite. Elle peut être confuse, mélangée à d’autres motifs, d’intensité variable. Mais elle peut jouer une part dans l’opinion.

L’Europe aussi a connu des replis réactionnaires et identitaires. Ces réflexes, ainsi que l’appétit de vengeance, le désir de retrouver un empire perdu, tout cela peut jouer dans l’opinion de certains musulmans et expliquer l’influence de l’islam rigoriste.

4. La religion et la violence identitaire

Mais d’autres facteurs plus généraux peuvent être à l’oeuvre. Et si la religion n’était, au fond, que le porte-drapeau des identités collectives, ou pire, un amplificateur de ces identités souvent meurtrières ?

Une vidéo dans laquelle des journalistes lisaient à des passants occidentaux des passages rétrogrades, présentés comme étant issus du Coran, a circulé sur internet. Ceux-ci trouvaient comme il se doit que ces passages étaient révoltants. Puis on leur révélait qu’en fait il s’agissait de passages de la Bible. L’émission « Le Petit Journal » a réitéré l’expérience avec des personnes venues écouter Donald Trump. Une femme qui avait trouvé ce passage scandaleux affirma, lorsqu’on lui dit qu’il s’agissait en fait de la Bible : « alors si c’est la bible qui le dit, c’est bien ». Cette réaction est cocasse par sa spontanéité, mais n’est en rien caricaturale, comme le montre de nombreuses expériences psychologiques. Elle est au contraire assez banale et illustre la plasticité de nos raisonnements par rapport à la rigueur logique. Ainsi que le réflexe d’assimilation aux valeurs du groupe. Le plus souvent la raison ne raisonne qu’en apparence et est un prétexte pour justifier nos idées préalables. Nietzsche, sur ce point, avait raison. La plupart du temps les conclusions sont déjà là, toutes faites, et fluctuent au gré des passions.

Or l’appartenance à une identité collective est l’une des plus fortes passions humaines. Et la religion est l’un des plus puissants marqueurs de cette appartenance collective. Plus fort que la nation, que la langue, que le football, et surtout plus pérenne. De plus rien n’est plus meurtrier que ce sentiment d’appartenance. Qu’on y réfléchisse. Sans identité collective, il est impossible de se faire la guerre. Comme reconnaître son ennemi ? Comme l’identifier ? Il peut bien y avoir des bagarres, mais tout combat organisé et durable entre deux entités suppose justement qu’il y ait deux entités reconnaissables. Supprimez les identités collectives, que les romantiques adorent. On supprimera la guerre.

Imaginons que tout d’un coup les Palestiniens oublient qu’ils sont musulmans et que les Israéliens oublient qu’ils sont juifs. Imaginons que les Irlandais du nord oublient qu’ils sont protestants et que ceux du sud oublient qu’ils sont catholiques. Même chose pour les peuples de l’ancienne Yougoslavie. Même chose pendant les guerres de religion. Dès cet instant, personne n’aura plus aucune raison de se battre et les armes leur tomberont des mains.

Oui, mais... C’est impossible bien sûr. L’identité collective est une constante du caractère humain. Certes. Mais faut-il pour autant l’encourager ? Beaucoup d’identités sont entretenues par la religion et mènent à la guerre. Des guerres d’autant plus terribles qu’elles peuvent être qualifiées de « saintes », et que, comme le disait Hitler, la religion est un outil formidable pour amener des hommes à mourir au combat. Constantin, ayant besoin d’une vision divine pour encourager ses guerriers à se battre, aurait choisi comme dieu celui des chrétiens, entrainant l’Empire Romain d’orient et d’occident dans la chrétienté.

Ainsi la religion est un outil formidable pour justifier des guerres et pour encourager à tuer et à mourir au combat. Elle est un outil puissant pour entretenir les querelles identitaires. Ses textes fondateurs encouragent les pires violences et défendent les principes les plus rétrogrades. Elle possède certes aussi une face spirituelle, pacifique et morale. Mais à l’examen, on s’aperçoit la plupart du temps que ce qu’elle contient de sagesse a été apporté par l’homme au cours de l’histoire, comme l’explique Richard Dawkins dans « The God Delusion (Pour en finir avec Dieu) ».

5. La responsabilité des élites religieuses

Pour son numéro anniversaire du massacre de janvier 2015, Charlie-Hebdo a mis en une un Dieu présenté comme coupable de ces tueries : « l’assassin court toujours ». Comme toute bonne caricature, elle déforme pour mieux révéler, et aussi pour réveiller. Oui, ils ont bien osé poser la question : « Et si, au-delà de l’islam et de l’intégrisme, c’est la religion elle-même qui avait une responsabilité dans cette violence ? »

Nous pensons qu’en effet l’ensemble des religions devrait s’interroger sur son rapport à la violence.

Les chrétiens et les juifs devraient assumer clairement la violence des textes fondateurs et cesser de la cacher sous le voile pudique des catéchismes ou derrière les contorsions des exégètes. Ils devraient admettre qu’ils ne sont que des reliques qui ne font pas loi. Dire le contraire justifie à l’avance la lecture des fondamentalistes. Assumer l’évolution de la religion par rapport aux textes fondateurs pourra aider les musulmans eux-mêmes à moderniser l’islam.

Les leaders musulmans devraient d’urgence oeuvrer massivement et activement pour une modernisation de leur religion et pour lutter contre les interprétations littérales. Il y a urgence. Y compris pour lutter contre les interprétations dites « quiétistes ». Car qu’est-ce qu’un salafiste quiétiste, si ce n’est un violent qui ne passe pas aux actes ? Les textes auxquels il croit sont violents.

6. L’opinion musulmane : une nécessaire introspection

Les musulmans ordinaires ont aussi un rôle à jouer. Cessons de croire que tout est de la faute des élites, ce serait leur assigner un trop grand pouvoir. Les « belles âmes », aussi bien intentionnées soient-elles, devraient arrêter de leur fournir des excuses toutes prêtes, elles ne leur rendent pas service. Ils doivent prendre conscience et s’interroger : « comment se fait-il que depuis si longtemps, certains de mes coreligionnaires musulmans, certes minoritaires, mais trop nombreux, adhèrent à une vision rétrograde de l’islam qui conduit à l’intolérance et à la violence la plus extrême ? »

Dire que les musulmans ne doivent pas se sentir responsables est absurde. Il est tout à fait normal que l’adepte d’une doctrine s’interroge à propos de ceux qui agissent mal au nom de celle-ci. Les démocrates s’interrogent à propos de la terreur révolutionnaire commise en son nom ou de la colonisation du monde menée par leurs aïeux. Les Allemands s’interrogent à propos du nazisme de leurs pères, les Français à propos du régime de Vichy, les Occidentaux à cause de la traite transatlantique des esclaves, les catholiques à cause de leur passé violent et intolérant. Pourquoi les musulmans seraient-ils les seuls à ne pas devoir s’interroger ? Bien sûr il n’est pas question de demander à chaque musulman ordinaire qui passe devant soi de se justifier, ni de le regarder d’un air soupçonneux. Mais les porte-parole ont le devoir de s’exprimer. Que dirait-on si le pape ne disait rien après des attentats dus à des intégristes catholiques ? Si aucun responsable occidental ne réagissait après des attentats perpétrés au nom de la « race blanche » ? Si les présidents français n’exprimaient pas leurs regrets sur le régime de Vichy ? Pourtant, nous n’étions pas nés à cette époque. Mais il est tout à fait normal de s’interroger et de condamner. Parce que cela peut revenir, et parce que cela se développe au sein d’une opinion, entité subtile et mouvante, dont nous sommes tous un peu responsables.

Les musulmans ordinaires ont une responsabilité dans cette opinion, comme tout le monde. De s’interroger : que penser du droit des femmes ? Du voile ? Des horaires des piscines ? Des homosexuels ? Comment concilier islam et droits de l’homme ? Comment penser la coexistence entre Juifs et Arabes au Moyen-Orient ? Dois-je continuer à respecter tous les rites et à chercher à imposer des contraintes aux autres ? Que penser des textes du Coran et de la Sunna ? Que penser de la vie de Mahomet ?

Chaque musulman possède, comme tout citoyen, une responsabilité dans le développement de cette entité subtile et importante qu’on appelle l’opinion. C’est elle qui prépare le terreau qui légitime les actes futurs et qui entraine cette sorte accord tacite que La Boétie appelait la servitude volontaire. Elle se développe avec ce qu’on dit, ce qu’on ne dit pas, avec le regard qu’on porte ou qu’on détourne. Au détour de chaque conversation. Les musulmans ont le devoir, comme citoyen, de ne pas fermer les yeux lorsqu’ils sont témoins de certains actes ou de certaines discussions. Tout cela forge l’opinion et autorise ou empêche certains comportements. Or il serait temps de se rendre compte qu’il y a peut-être quelque chose de délétère dans une certaine opinion musulmane. Il serait temps de se questionner. Il semble que certaines réactions quant à la liberté de caricaturer, la laïcité, le droit des femmes, l’évolution des espèces, la charia, la Shoah, soient spécifiques en termes sociologiques, c’est-à-dire statistiques, d’une certaine population musulmane. Cela ne présage en rien de l’attitude d’un individu en particulier bien sûr. Rappelons qu’une statistique ne fait qu’établir une moyenne, par des comportements individuels. Mais elle dit des choses d’une mentalité plus ou moins partagée au sein d’une catégorie d’individus.

Quand le recteur de la Mosquée de Paris Dalil Boubakeur disait, en phase avec de nombreux musulmans : « qui sème le vent peut récolter la tempête » (voir le reportage « Charlie 712 », France 5, 2’50) à propos de la publication des caricatures de Mahomet en France, il justifiait plusieurs années à l’avance la pire des violences. Il l’appelait. C’est comme s’il disait : « OK, c’est mal de commettre des actions violentes, mais quand même, vous pouvez y aller, on comprendra. Mais attention, je n’y suis pour rien moi ». Un tel discours est gravissime. Pour nous il vaut appel au meurtre. Certes, il n’est pas le seul. Le Pape François a justifié la violence de la même façon, ou pire : « s’il maudit ma mère, il peut s’attendre à recevoir un coup, c’est normal », a-t-il dit juste après le massacre de la rédaction de Charlie-Hebdo (déclaration devant des caméras de télévision, janvier 2015). Et bien non, ce n’est pas normal dans un état de droit, justement. Il est même scandaleux de dire une chose pareille. Le pape François et Dalil Boubakeur, avec les terroristes ? Décidément, la religion a un problème avec la violence. Certes la violence n’a pas toujours besoin de la religion, hélas. Mais trop souvent cette dernière la justifie à l’aide de son empire moral au lieu de lutter contre elle.

Il est heureux que depuis les attentats de novembre 2015, pour la première fois peut-être, on ait entendu clairement des musulmans de France appeler haut et fort à cet examen de conscience et à une réforme de la doctrine musulmane. Jusqu'ici, ces appels étaient confidentiels. Espérons toutefois qu’ils se développent. Désormais il appartient à tous les musulmans de s’interroger. De prendre conscience qu’ils ont, chacun à leur mesure, un rôle à jouer dans l’évolution de l’opinion, si importante dans le cours des choses. Avec toute l’aide et l’amitié des non-musulmans.

 


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152 réactions à cet article    


  • Jeussey de Sourcesûre M de Sourcessure 4 mars 12:07

    Le dernier attentat terroriste a failli réussir : ils ont essayé de détruire le code du travail !


    • Taverne Taverne 4 mars 12:49

      Les musulmans ont raison sur plusieurs points :

      - l’aliénation de l’homme occidental à un système capitaliste, donc impérialiste, à dominante américaine, où l’individualisme forcené conduit chacun à se forger une morale conforme à ses désirs personnels et à son statut de minorité, une morale à la carte : un décalogue sur catalogue en quelque sorte ! Les règles morales du pompeux et très abstrait « vivre ensemble » sont à géométrie variable selon les égos et les droits particuliers revendiqués. Creuses, elles ne valent pas tripette, ce ne sont qu’invocations opportunistes de politiciens bavards.

      - la représentation de dieu. Les croyants ne s’aperçoivent même plus que représenter dieu limite leur foi. Une image, une métaphore figée, restreint la capacité de la foi à imaginer dieu autrement que sous la forme d’un archétype complètement dépassé : un vieux barbu (ou un pauvre gars cloué sur une croix). Ce serait se rendre un grand service pour un croyant que de ne plus se limiter à des images du passé et fixées pour l’éternité. Et d’imaginer dieu, pourquoi pas, sous une forme non humaine, voire non matérielle. De laisser la voie ouverte.

      - les passages violents contenus dans l’Ancien Testament et le Coran ne peuvent pas être supprimés, pas plus que le couplet critique de notre Marseillaise. Il faut comprendre qu’il est des choses que l’on ne peut toucher. Mais aux islamistes d’admettre aussi que jamais nous ne renoncerons à représenter dieu, même si c’est une bêtise comme je l’ai dit. Michel-Ange lui-même a représenté le seigneur de dos sur le plafond de la chapelle Sixtine, et donc nous montrant ses fesses nues ! Des siècles après, nous n’allons pas nous offenser de ce qui n’offensa pas les croyants et le pape de l’époque !

      - sur la doctrine de l’Islam professée : j’entends certains hommes politiques français proposer que l’Etat français intervienne dans cet enseignement. Je dis que c’est une totale aberration de prétendre interférer - et pourquoi pas légiférer ? - dans les doctrines et les enseignements religieux. Cela ne regarde en rien l’Etat, même laïc, même érigé en république. En revanche, il faut que l’Etat prévienne, surveille et réprime avec fermeté les dérives qui sapent nos valeurs profondes et portent atteinte à nos intégrités physiques. Là-dessus, je ne crois pas en la déchéance de nationalité, gadget dérisoire et surtout symbolique. Il est plus sûr et plus efficace se se montrer ferme sur le respect des principes dans la réalité quotidienne.


      • philouie 4 mars 16:21

        @Taverne
        vos valeurs profondes sont peut-être pas terribles.
        peut-être faudrait-il songer à en changer....


      • Pierre Régnier (---.---.78.82) 5 mars 14:23

        @Taverne

        Je suis en total désaccord avec votre dernier point.

         

        Selon moi l’État laïc doit intervenir sur le contenu des enseignements religieux actuels. Je prétends que la définition de la laïcité telle qu’elle résulte de la loi de 1905 est devenue insuffisante pour la protection des meilleures valeurs acquises par la République, et pour la protection, dans la non-violence, des citoyens qui la composent.

         

        Il faut préparer une nouvelle conception de la laïcité et une nouvelle loi qui énoncera clairement que :

         

        la liberté d’exercer un culte religieux ne peut être accordée qu’à celles des religions qui auront préalablement, publiquement et sans ambiguïté, rejeté tout ce qui, dans leur enseignement, est appel à la violence, à la maltraitance et au meurtre d’êtres humains.


      • Pierre Régnier (---.---.78.82) 5 mars 14:27

        @Taverne

        La déformation dans l’écriture de mon nom ne vient pas de moi : Pierre Régnier


      • Inconnu31 (---.---.81.32) 16 juillet 18:33

        @Taverne

        Je me permet de vous reprendre sur ce que vous dites à propos de la chapelle Sixtine. A l’époque de la création du plafond par Michael Ange, le Pape a été réellement choqué par la représentation des personnages bibliques, et a fait recouvrir toute nudité sur le plafond une fois que Michael Ange ait fini de le peindre. Ce n’est que plus tard que les peintures originelles furent réhabilitées. 

      • lermontov lermontov 4 mars 13:00

        Les religions ne sont pas violentes. Les Romains étaient religieux et n’imposaient pas leurs croyances aux peuples conquis. C’est le monothéisme, et singulièrement l’interprétation chrétienne par saint Paul et l’Islam qui sont violents, et ceci en vertu de deux idées :

        - un seul dieu tu adoreras ;

        - dieu est une gale qui peut se refiler à quiconque*.

        (chez les Juifs, Iahvé est pour eux seuls - élection & transmission)


        • lermontov lermontov 4 mars 15:28

          Dans l’Ancien Testament, la violence a un tout autre sens qui se résume en un mot : rapine.

          Le Lévite n’a rien d’un idéaliste, il est très matérialiste et ne recule devant rien pour spolier le peuple sur lequel il a jeté son dévolu et qu’il a réussi à ravir (c’est-à-dire les Juifs, peuple qu’il a fabriqué en effaçant sa mémoire préalable) ou ceux qu’il compte piller et déposséder (les peuples extérieurs). La seule chose qu’il conçoit de l’idéalisme, c’est que c’est l’outil propice pour diriger les masses, cet agrégat de grands enfants, via la terreur et le merveilleux.  


        • cathy cathy 4 mars 17:02

          @lermontov
          Dans Ezéchiel 38, quand Gog vient prendre Israël, une ville sans MURAILLES, parle t-il des israéliens ou des palestinens ?

          4 Je t’entraînerai, et je mettrai une boucle à tes mâchoires, et je te ferai sortir avec toute ton armée, avec les chevaux et les cavaliers, tous parfaitement équipés, grande multitude armée d’écus et de boucliers, et tous maniant l’épée. 5 Ceux de Perse, d’Éthiopie, de Put, sont avec eux, portant tous des boucliers et des casques ; 6 Gomer et toutes ses troupes, la maison de Togarma à l’extrême nord, avec toutes ses troupes, peuples nombreux qui t’accompagnent.
          7 Sois prêt, prépare-toi, toi et toute la multitude assemblée avec toi ; sois leur chef. 8 Après beaucoup de jours, tu seras sommé ; dans la suite des années tu viendras en un pays délivré de l’épée et rassemblé d’entre plusieurs peuples, sur les montagnes d’Israël, longtemps désertes ; maintenant tous ramenés d’entre les nations, ils y habitent en sécurité. 9 Tu t’avanceras, et tu viendras comme l’ouragan ; comme une nuée tu couvriras le pays, toi, toutes tes troupes et les nombreux peuples qui sont avec toi.
          10 Ainsi a dit le Seigneur, l’Éternel : En ces jours-là, des pensées monteront dans ton coeur, et tu formeras de mauvais desseins. 11Tu diras : Je monterai contre ce pays de villes sans murailles ; je fondrai sur des hommes tranquilles, en sécurité dans leurs demeures, habitant tous des villes sans murailles, sans barres, ni portes. 12 J’irai faire du butin et du pillage, mettre la main sur les lieux déserts qui ont été repeuplés, et sur le peuple ramené du milieu des nations, et qui soigne le bétail et ses biens, et habite au centre de la terre.

        • Donbar 4 mars 13:46

          Dans Luc 11-19, est-ce bien Jésus qui parle et prône l’égorgement des méchants ou bien est-ce l’homme riche que Jésus fait parler ?


          • cathy cathy 4 mars 14:12

            @Donbar
            C’est dans la parabole des marcs.

            C’est en réalité Luc 19.27
            Quant à mes ennemis (ceux de Jésus), qui n’ont pas voulu que je régnasse sur eux, amenez-les ici, et égorgez-les en ma présence.
            Donc ils seront égorgés seulement dans la présence du Christ Roi, mais pas avant. Nous nous n’avons pas à rendre une justice de sang. Elle appartient à Christ. 



          • cathy cathy 4 mars 14:37

            @Donbar

            Romains 12.17
            17 Ne rendez à personne le mal pour le mal. Recherchez ce qui est bien devant tous les hommes. 18 S’il est possible, autant que cela dépend de vous, soyez en paix avec tous les hommes. 19 Ne vous vengez point vous-mêmes, bien-aimés, mais laissez agir la colère ; car il est écrit : A moi la vengeance, à moi la rétribution, dit le Seigneur. 20 Mais si ton ennemi a faim, donne-lui à manger ; s’il a soif, donne-lui à boire ; car en agissant ainsi, ce sont des charbons ardents que tu amasseras sur sa tête. 21 Ne te laisse pas vaincre par le mal, mais surmonte le mal par le bien.

          • marceau2 (---.---.53.92) 4 mars 17:55

            @Donbar
            Absolument.

            Cette comparaison entre le Nouveau Testament et le coran n’est qu’une fumisterie lamentable.

            Tant les textes, que le modèle donné par Jésus n’ont rien de comparables avec les textes et le modèle légué par Mahomet.

            Le christianisme originel récuse toute violence.

            De plus le christianisme a toujours prôné la séparation entre le spirituel et le temporel, chose qui est totalement inconcevable avec l’islam.

            Comparaison hasardeuse, rapprochement artificielle,


          • Laurent Kerr Laurent Kerr 4 mars 18:47

            @marceau2 & @Donbar

            C’est bien Luc 19, de 11 à 27.
            Cathy, je ne comprend vraiment pas votre argument. Que ce soit Jésus ou un autre qui égorge le non-croyant, cela ne change pas grand chose. C’est extrêmement violent et intolérant. Je ne comprend même pas qu’on puisse présenter cela comme une justification.
            Quant à dire que seul Jésus aurait le droit de faire cela, cela va à l ’encontre de tout le christianisme : dans celui-ci, on est censé suivre sa trace et son exemple.
            Un bien mauvais exemple. A ne surtout pas suivre, si on veut être pacifique !


          • Laurent Kerr Laurent Kerr 4 mars 18:55

            @cathy
            Voir réponse à marceau et à donbar plus bas

            (erratum à cette réponse d’ailleurs : je n’y répond pas à marceau vu qu’il ne donne aucun argument, cette réponse s’adresse à cathy et donbar)


          • raymond 4 mars 20:41

            @Laurent Kerr
            merci fabien


          • marceau2 (---.---.53.92) 4 mars 20:57

            @Laurent Kerr
            Il faut arrêter de dire n’importe quoi .

            Jésus n’a jamais égorgé personne, Jésus n’a jamais été violent, il a même toujours récusé toute violence.

            Lisez le Nouveau Testament vous le verrez et le constaterez par vous même.

            Vos propos sont complétement déplacés et dépourvus de tout fondement !,


          • Pascal L 4 mars 23:46

            @cathy
            « mes ennemis (ceux de Jésus) » 

            Vous attribuez à Jésus les paroles du Roi de la parabole. Le texte entre parenthèses n’est pas dans les Évangiles.
            Jésus parle en parabole, il faut donc faire un effort pour comprendre. En se détachant ainsi du sujet, il ne peut y avoir de lecture littérale du texte et c’est probablement mieux ainsi.
            « 13 Si je leur parle en paraboles, c’est parce qu’ils regardent sans regarder, et qu’ils écoutent sans écouter ni comprendre. 
            14 Ainsi s’accomplit pour eux la prophétie d’Isaïe : Vous aurez beau écouter, vous ne comprendrez pas. Vous aurez beau regarder, vous ne verrez pas. » (Matthieu 13, 13-14)


          • cathy cathy 5 mars 00:19

            @Pascal L
            Dieu est aussi un feu dévorant. 


          • Zip_N Zip_N 5 mars 04:31

            @cathy

            Abstenez vous de Luc et allez direct à la source en lisant Marc. Luc c’est 80% de Marc.


          • Pascal L 5 mars 09:57

            @cathy

            « Dieu est aussi un feu dévorant »
            oui, mais ce n’est pas de la violence. C’est quelque chose que l’on peut expérimenter sois-même par la spiritualité et c’est un très grand bonheur pour ceux qui y ont accès… C’est un feu qui ne dévore que ceux qui le demandent.

          • Jean Keim Jean Keim 5 mars 15:32

            @cathy
            Si nous lisons les évangiles littéralement nous ne pouvons que passer à côté du sens des paraboles qui par définition n’est pas direct, explicite ; la parole de Jésus est vivante [Je suis le chemin, la vérité et la vie (sic)], ne pas être dans son mouvement c’est ne pas être vivant, de ce fait la vie ne peut que nous rudoyer ici ou ailleurs et parfois violemment. C’est l’expression d’une loi naturelle comme mal manger peut nous amener à de graves problèmes de santé.


          • cathy cathy 5 mars 15:42

            @Jean Keim
            Vous avez une vision partielle de Jésus.

            Jésus est Dieu.
            1 Timothée 3.16
             16 Et, de l’aveu de tous, le mystère de piété est grand : Dieu a été manifesté en chair, justifié par l’Esprit, vu des anges, prêché parmi les Gentils, cru dans le monde, et élevé dans la gloire.

          • Jean Keim Jean Keim 5 mars 17:10

            @cathy
            Ah le poids des mots, la puissance de la chose écrite ! Et si deux « pointures » écrivent des choses contradictoire comment trancher ?


            • Muslim 4 mars 20:13

              @ismael13

              Ne perd pas ton temps avec eux. Ils ne liront pas, et ne cherchent assurément pas à savoir quoi que ce soit.


            • Nyspelache 5 mars 09:13

              @Muslim Les deux raisons qui expliquent que l’Islam soit violent intrinsèquement sont :

              - La règle d’abrogation des versets Mecquois pacifiques par les versets Médinois guerriers dans le Coran : https://fr.wikipedia.org/wiki/Mansukh
              - Les diverses biographies de Mahomet, notamment celle selon Ibn Hicham. Qui expliquent largement tout ce qui arrive pour Daesh. Mahomet était un chef de guerre génial qui pillait (et gardait 1/5è pour lui), violait les femmes qu’il trouvait mignonnes dans ses butins de guerre (Juwayria, Safyia, Rayanna) c’est d’ailleurs écrit dans le Coran, etc ... Malheureusement, peu de Musulmans ont lu ces biographies.

              Hé ho hein, c’est pas les USA qui ont exécuté les 800 hommes des Banu Qurayzza sur « ordre de Dieu », ni qui ont imposé aux tribus de se convertir militairement (sans quoi ils étaient exécutés)... Pour rappel, Mahomet disait que « les meilleurs Musulmans seront ceux de sa génération, la génération de ses enfants, et celle de ses petits enfants ». Vous avez vu un peu l’exemple militaire de conquête pure qu’il faut prendre pour exemple alors ? Muslim, il y a 4 pays au monde qui appliquent la charia : L’Arabie Saoudite, l’Iran, l’Afghanistan, et le Soudan. Sérieusement, on n’est pas mieux en France ;)

            • astus astus 4 mars 16:05

              Bonjour Laurent Kerr,

              Je trouve votre article intéressant notamment quand vous abordez la face identitaire de l’islam. Ceci est important à souligner car le monde musulman qui a réussi pendant plusieurs siècles la synthèse et la diffusion de la philosophie grecque, des mathématiques indiennes, et des apports chinois et perses pour créer une civilisation brillante et originale n’a cessé de décliner jusqu’à nos jours à partir de l’autodafé en 1109 des œuvres du philosophe Al-Ghazâli devant la mosquée de Cordoue. Après Al-Ma’mûn, Tabari, Avicenne, Averroès ou Ibn Khaldoun il n’y a plus eu de penseurs musulmans d’un haut niveau tant sur le plan philosophique que scientifique. Et le mouvement whahhabite du 18ème n’a rien arrangé sauf pour consolider la dynastie Saoud qui sans elle eut été inexistante. Aussi n’est-il pas impossible de penser qu’après tous ces évènements auxquels il faut ajouter le colonialisme occidental, la chute de l’empire Ottoman, et les accords Sykes Picot, le monde musulman cherche à retrouver son unité dans le ciment identitaire de la religion. 

              Mais il existe trois problèmes fondamentaux pour l’islam d’aujourd’hui qui rendent celui-ci difficilement soluble dans nos démocraties.

              1/ Les textes sacrés du monothéisme contiennent tous de la violence mais le Coran n’est pas un texte comme les autres car il est fondamentalement ininterprétable par le seul fait qu’il désigne la parole directe de Dieu sans intermédiaire. Autrement dit ce texte ne fait pas jouer des écarts possibles entre le signifiant (le mot) et le signifié (la chose désignée) car il est profondément a-symbolique c’est à dire qu’il ne renvoie à aucune polysémie mais uniquement au réel identifié avec la divinité, ce qui est le précipité de l’imaginaire.

              2/ Le deuxième obstacle est bien sûr la condition des femmes dans cette religion, inacceptable en occident. Les évènements récents autour de Kamel Daoud montrent bien que le sexe et son refoulement sont les principaux problèmes de l’islam d’aujourd’hui. Que certains prétendus intellectuels se fassent les complices de ces ignominies relève du négationnisme ou du déni pathologique.

              3/ Le troisième obstacle de cette croyance réside dans son absence de séparation entre le civil et le religieux qui s’oppose frontalement à notre histoire. Pour l’Ayatollah Khomeyni « Si l’islam n’est pas politique, il n’est rien. », ce qui dit assez bien que cette religion est censée s’occuper de la vie totale du croyant sans la séparation des différents pouvoirs comme cela est l’usage chez nous depuis Montesquieu.

              Cette religion ne pourra donc trouver de juste place dans notre pays qu’à la condition que leurs représentants religieux accèdent à une autorité et un discours responsables facilitant le fait que les croyants respectent en tous points les lois de la république, notamment celles sur les droits de femmes et la séparation du religieux avec le politique. Et ceux qui ne peuvent accepter ce travail sur eux-mêmes doivent simplement aller dans les pays qui appliquent des coutumes auxquelles ils ne veulent pas renoncer, ce qui est parfaitement leur droit. L’État doit bien entendu être le garant de toutes ces démarches pour faire respecter la laïcité.

              Cordialement.


              • blablablietblablabla (---.---.135.95) 4 mars 20:23

                @astus
                tout à fait d’accord avec vous !


              • marceau2 (---.---.53.92) 4 mars 21:45

                @astus
                Parfaitement ridicule et dépourvu de tout fondement historique.

                L’islam et les musulmans sont originaires d’Arabie qu’ils quittent en 632 pour coloniser le Moyen-orient, profitant d’une eniéme guerre de 30 ans qui avait opposé , encore une fois, et épuisé l’Empire byzantin et l’Empire sassanide.

                Lorsque les arabo-musulmans quittent l’Arabie en 632 ils ne connaissent pas l’écriture à proprement parler. Ce qui leur sert d’écriture n’est qu’un moyen scriptural, un aide mémoire, un pense bête, permettant seulement à ceux qui connaissent préalablement un texte de le retrouver mais en aucun cas à ceux qui ne le connaissent pas de le décrypter . La seule trace écrite qui nous vient de cette époque c’est une douzaine de poèmes les « mouallaqat » racontant les déboires d’un bédouin ayant perdu sa bédouine. 

                A cette époque le Moyen-orient c’est Byzance et l’Empire sassanide. Byzance c’est l’héritage grec ,résultant des conquêtes d’Alexandre au IV siècle avant JC, et l’héritage romain, à partir du 1er siècle avant JC.

                Autrement dit, Byzance n’était qu’une excroissance de l’Europe au Moyen-orient

                Pour faire court, les perses, dés le début de la période abbasside, les perses occupent un place de premier plan au sein de l’Empire et s’occupent de traduire en arabe tous les ouvrages scientifiques byzantins portant sur le médecine, la philo, les maths.....écrits en grecs, en syriaque principalement.

                Cela dura jusqu’au XI siècle date à laquelle Ghazzali un religieux musulman d’origine perse, surnommé le « deuxième musulman » (le premier étant Mahomet) interdise, sous peine de mort, tout écrit faisant référence à des personnes telles que Aristote, Gallien, Hippocrate, Socrate.... !


              • astus astus 5 mars 10:24

                @marceau2

                Vous évoquez El-Ghazâli ce mystique qui s’est en effet opposé aux philosophes mais qui en revanche pourrait encore donner quelques conseils aux musulmans d’aujourd’hui sur le plan religieux : « Car celui qui ne doute pas n’examine pas, celui qui n’examine pas n’aperçoit pas, et celui qui n’aperçoit pas demeure dans l’aveuglement et la stupeur » (La balance des actions) ou encore : « Qui n’examine pas ne croit pas et qui ne doute pas n’examine pas » (Erreur et délivrance). Et vous conviendrez si vous n’êtes pas de mauvaise foi qu’Averroès , Ibn Khaldoun , l’Alhambra de Grenade, la mosquée bleue d’Istanbul, ou celle d’Ispahan, font partie du patrimoine mondial de l’humanité. Il ne sert à rien de vouloir systématiquement discréditer une autre culture, il vaut mieux essayer de la comprendre, ce qui ne veut pas dire de s’y soumettre. 

                C’est ce à quoi je m’attache et aux trois maladies de l’islam actuel que je recense ici (et c’est cela le véritable débat de notre époque), il faut bien sûr ajouter le recours à une violence barbare et les graves insuffisances d’un clergé disparate qui permet à chaque iman autoproclamé d’ériger des fatwas dont je remarque qu’elles sont principalement dirigées contre les intellectuels, ce qui est la marque de fabrique d’un totalitarisme qui s’habille sous les oripeaux d’une religion utilisée de manière perverse. Quant à ceux qui se font les défenseurs des ignominies actuelles commises en son nom sous le prétexte des invasions imbéciles commises par les occidentaux en Afghanistan, Irak, Syrie et Libye, qui sont évidemment condamnables, il faudra quand même qu’ils nous expliquent pourquoi l’immense majorités des réfugiés actuels se dirigent vers les pays de ces affreux colonisateurs et non vers l’Arabie Saoudite.

                A chaque problème il existe des réponses simples, ce sont généralement celles qui sont fausses, et comme l’on dit souvent le diable est dans les détails.


              • philouie 4 mars 16:17

                peut-être que l’auteur ne sais pas que ce sont les américains, l’Otan et la France qui ont déclenché les geurres en Afghanistan, en Iral, en Libye et en Syrie.
                Peut être que l’auteur devrait se regarder dans une glace plutôt que de projeter sur autrui ses propres crimes.


                • OMAR 4 mars 16:43

                  Omar9

                  @L. Kerr :« ... : « tout cela n’a rien à voir avec l’islam  ». En est-on sûr ? ».

                  Et voilà, ça recommence......

                  Et ce qui est étonnant, c’est quand le GIA ou le MIA brulait- des gosses algériens, des musulmans, jamais ce genre de questions ne se posait pour certains qui, à la limite, qualifiaient ces actes de barbares....

                  La raison à ce raisonnement des plus débiles est simple : dès qu’un quidam s’adonne à un acte criminel tout en vociférant « Allah Akbar », les coupables sont rapidement identifiés et désignés : l’Islam, le Coran, le Prophète et les musulmans...

                  Quand Hitler lançait ses Stukas et ses Panzers et ses hordes drapés de la Croix fusse-t-elle gammée ou pas, et qu’il massacra plus de 6 millions d’êtres humains juste parce qu’elles étaient d’une autre religion que la sienne, jamais un ouvrage, un historien ou un quelconque penseur ou philosophe n’avait attribué cela au Christianisme.... "

                  Il n’y a qu’un Coran comme il n’y a qu’un seul Dieu.
                  Et quand le Prophète mourut, il ne laissa qu’un seul Islam et jamais de chiisme, sunnisme, malékisme et surtout pas de salafisme ou wahhabisme ou autres débilités.... 

                  Et si malheureusement des malades mentaux barbus et dopés au kaptagon et/ou rétribués avec des dollars saoudiens et qataris, brulent, égorgent, violent, pillent et détruisent, leurs principales victimes sont totalement ces êtres humains qui vénèrent Dieu tel qu’il est prescrit dans l’Islam....

                  Alors, soyez plus honnête et plus sérieux, analysez les raisons fondamentales et avérées qui sont à l’avènement de ces groupes de djihadistes de merde.

                  Prenez par exemple l’Irak, l’Afghanistan, la Libye et la Syrie et cherchez qui sont à l’origine de la destruction de ces pays et le massacre de leur peuple.


                  • marceau2 (---.---.53.92) 4 mars 21:49

                    @OMAR ses massacres, sur ses viols

                    Penchez vous sur la vie de Mahomet à Médine, sur ses crimes , immenses, sur ses guerres, sur ses viols, sur ses pillages, sur sas trafics d’esclaves, sur ses massacres, sur ses vols....

                    Les crimes des nazis sont imputés à Hitler et au nazisme.

                    Pourquoi les crimes musulmans ne devraient pas être imputés à mahomed et à l’islam ?


                  • lermontov lermontov 4 mars 22:05

                    @OMAR

                    "Quand Hitler lançait ses Stukas et ses Panzers et ses hordes drapés de la Croix fusse-t-elle gammée ou pas, et qu’il massacra plus de 6 millions d’êtres humains juste parce qu’elles étaient d’une autre religion que la sienne, jamais un ouvrage, un historien ou un quelconque penseur ou philosophe n’avait attribué cela au Christianisme.... "

                    J’ai du mal à comprendre ; donc, Hitler était chrétien et WW2, c’est une guerre de religion ?


                  • Cadoudal Cadoudal 5 mars 01:48

                    @OMAR

                    jamais un ouvrage, un historien ou un quelconque penseur ou philosophe n’avait attribué cela au Christianisme..

                    Encore une fois mon colon, tu devrais arrêter l’urine de chamelle, ça te fait délirer, tu passe pour un idiot a raconter n’importe quoi :

                    « L’incompatibilité de la doctrine nazie avec celle de l’Église est au cœur de l’encyclique Mit brennender Sorge rédigée pour le pape Pie XI en 1937 par Eugenio Pacelli, futur Pie XII et ancien nonce en Bavière. Il s’agit du premier texte condamnant officiellement l’idéologie nationale-socialiste écrit par un chef religieux.

                    Écrite en allemand (et non en latin comme le veut l’usage), introduite clandestinement en Allemagne, elle est lue en chaire par tous les curés d’Allemagne le 21 mars à l’occasion du Dimanche des rameaux.

                    À la suite de sa lecture publique dans les églises, 1 100 prêtres sont arrêtés. »

                    https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glise_catholique_d%27Allemagne_face_au_nazisme


                     « J’ai six divisions de SS composées d’hommes absolument indifférents en matière de religion. Cela ne les empêche pas d’aller à la mort avec une âme sereine. »

                    « Je conçois que l’on puisse s’enthousiasmer pour le paradis de Mahomet, mais le fade paradis des chrétiens ! De votre vivant vous écoutiez la musique de Richard Wagner. Après votre mort, ce ne seront plus qu’alléluias, palmes agitées, enfants à l’âge du biberon et vieillards chenus. L’homme des îles rend hommage aux forces de la nature. Mais le christianisme est une invention de cerveaux malades : on ne saurait rien imaginer de plus insensé, ni une façon plus indécente de tourner en dérision l’idée de Divinité. Un nègre, avec ses tabous, écrase de sa supériorité l’être humain qui croit sérieusement à la transsubstantiation. »

                  • Nyspelache 5 mars 09:10

                    @OMAR Les deux raisons qui expliquent que l’Islam soit violent intrinsèquement sont :

                    - La règle d’abrogation des versets Mecquois pacifiques par les versets Médinois guerriers dans le Coran : https://fr.wikipedia.org/wiki/Mansukh
                    - Les diverses biographies de Mahomet, notamment celle selon Ibn Hicham. Qui expliquent largement tout ce qui arrive pour Daesh. Mahomet était un chef de guerre génial qui pillait (et gardait 1/5è pour lui), violait les femmes qu’il trouvait mignonnes dans ses butins de guerre (Juwayria, Safyia, Rayanna) c’est d’ailleurs écrit dans le Coran, etc ... Malheureusement, peu de Musulmans ont lu ces biographies.

                    Hé ho hein, c’est pas les USA qui ont exécuté les 800 hommes des Banu Qurayzza sur « ordre de Dieu », ni qui ont imposé aux tribus de se convertir militairement (sans quoi ils étaient exécutés)... Pour rappel, Mahomet disait que « les meilleurs Musulmans seront ceux de sa génération, la génération de ses enfants, et celle de ses petits enfants ». Vous avez vu un peu l’exemple militaire de conquête pure qu’il faut prendre pour exemple alors ? Omar, il y a 4 pays au monde qui appliquent la charia : L’Arabie Saoudite, l’Iran, l’Afghanistan, et le Soudan. Sérieusement, on n’est pas mieux en France ;)

                  • OMAR 5 mars 11:48

                    Omar9

                    @marceau2 et la clique.

                    Posez-vous juste ces questions : Comment se fait-il que durant plus de 14 siècles, les statues bouddhistes de Bâmiyân, le site archéologique de Palmyre ou les mausolées de Tombouctou ne furent jamais touchés et encore moins détruits ?

                    Comme par hasard, ces barbares sont plus « musulmans » que ne l’étaient ceux qui les ont précédé ?

                    Suffit-il qu’un charlatan du genre Abou Bakar Al-Baghdadi s’auto-proclame Khalife et ordonne à ses chiens des missions diaboliques pour que ce soit l’Islam le responsable ?

                    Tout le monde c’est que l’antisémitisme est une conception et une création purement et totalement chrétienne, doit-on pour cela accabler le Christ  ?

                    Ce n’est pas parce que par exemple, ces bédouins d’Arabie-Saloprie interdisent aux femmes de conduire, lapident et coupent la tête à leurs criminels que tous les autres musulmans approuvent .

                    Nous sommes plus d’un milliard d’êtres humains aspirant à la paix et à la coexistence constructive et heureuse.

                    Malheureusement, ceux qui ont mis en ruine une très grande partie des pays musulmans et massacrés leur peuple, proviennent de l’Occident.
                    C’est cette réalité que vous ne voulez en aucun cas, assumez.
                     


                  • colere48 colere48 4 mars 17:42

                    A propos de Kamel Daoud

                    « Le problème des Algériens, qui témoigne de leur manque de réflexion, c’est qu’ils rejettent en bloc ceux qui se permettent de les critiquer, qu’ils soient algériens ou français, et portent aux nues ceux qui les encensent, qui les flattent.

                    Il est nécessaire qu’ils comprennent que les premiers le font par amour de leur patrie, parce qu’ils sont algériens, ou par amour de leur passé, si ce sont des éxilés de l’Algérie française.

                    Les Algériens devraient se demander pourquoi ces ‘intellectuels” se trouvent devant l’obligation de s’expatrier afin de pouvoir s’exprimer librement. »


                    • OMAR 4 mars 21:24


                      Omar9

                      @colere48

                      Les algériens ne sont pas les seuls musulmans sur terre.

                      Et l’Islam n’est pas né en Algérie...

                      Alors, allez déversez votre « algérophobie » ailleurs, de préférence en Arabie-Saloprie...

                      Enfin, depuis 1962, le centre de la Légion Étrangère est fermé à Sidi-Bel-Abbes.

                      Tentez votre chance du coté de Aubagne ou Castelnaudary....

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Laurent Kerr

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