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Accueil du site > Actualités > Société > La révolution de 2007 n’aura pas lieu

La révolution de 2007 n’aura pas lieu

Quels sont les ressorts d’une révolution ? Un désir de changement ? Oui, une révolution consiste à faire qu’après ne soit pas comme avant, il faut donc un désir de changement. Après cela, on observera les révolutions rapides ou lentes. 1789 a été rapide, mais quand on parle de révolution industrielle, on désigne un processus de transformation qui s’est déroulé sur plusieurs décennies. Ensuite, les révolutions peuvent concerner une nation ou une simple partie d’un pays. Un coup d’Etat, une révolution de palais, cela concerne peu de gens, mais des individus qui disposent de places éminentes en tant que gouvernants, amenés à être remplacés par les putschistes. Parfois, une révolution se produit à l’échelle internationale, comme celle, par exemple, de la jeunesse des années 1960. Ce fut plus une révolution des mœurs et de la culture qu’une rupture politique. Henri Mendras a d’ailleurs forgé la thèse d’une seconde révolution française, effectuée sur deux décennies, entre 1965 et 1985. Actuellement, les trois têtes d’affiches dans la campagne présidentielle se sont mis en tête que les Français veulent un changement. Mais sûrement pas une révolution.

Il est nécessaire de se déprendre de l’idée selon laquelle la révolution accompagne un progrès de l’humanité. Une révolution est un changement, parfois brusque, pouvant amener des régressions, voire des abominations. L’arrivée au pouvoir des nazis a été une révolution. Les historiens parlent des révolutions de 1789, 1830, 1848, 1917, mais rarement de celle de 1933 en Allemagne. Ce qui progresse indéniablement, c’est la technique. L’humain provoque ou subit les spasmes historiques. L’esprit se développe en suivant une voie plus que méandreuse, s’égarant dans la forêt de la propagande pour ensuite émerger telle une clairière chassant les brumes de Chronos. Mystère ? Ereignis ? Parousie ? Avènement ?


Pas de révolution sans ressort, et que de ressorts différents animent une société en jouant au sein de chaque individu. Trois grandes catégories sont présentes. Sommairement, cela donne ce triptyque. (i) Ressorts matériels, l’argent, le désir de propriété, posséder ou partager, la quête du plaisir, le combat contre les souffrances et maux physiques, économiques. (ii) Ressorts politiques, la reconnaissance, les rapports de réciprocité ou de domination, la civilité, fraternité ou haine, société de cour, constitution de l’Etat et son administration. (iii) Ressorts spirituels et religieux, foi, espérance, art, amour.


Le propre d’une révolution est de combiner ces trois types de ressorts qui, tendus de leurs torsions accumulées, parfois tordus, se détendent soudainement pour faire basculer les événements. 1789 s’explique à la fois par la crise du régime politique ; puis par les causes matérielles, notamment les famines et les mouvements de caisses de l’Etat, enfin par les aspirations au progrès, la foi dans la Raison, ceci au détriment des croyances religieuses entretenues par le clergé.

La révolution de 1933 en Allemagne repose aussi sur ces trois facteurs. Les six millions de chômeurs dans le contexte de la crise économique de 1929, la crise politique liée à l’impotence du gouvernement de Weimar, enfin, sur fond d’idéologie volkish, de frénésie technicienne, d’effondrement de la foi chrétienne, le collapse spirituel a conduit les esprits à se laisser gagner par l’idéologie nazie et à coopérer avec l’enthousiasme de la foule propagandée à une œuvre dont le ressort politique a été la guerre, la police et la gouvernance des esprits bottés. Werhmart, SS et SA. Sur le déclin des ressorts spirituels, on se réfèrera à la trilogie de Broch, écrite autour de 1930, pointant la décadence des hommes-types sur fond de liquidation des valeurs bourgeoises, alors que la détente d’autres ressorts fut anticipée par les falaises de marbre de Jünger.


Et maintenant en 2006, pouvons-nous déceler quelques propensions révolutionnaires ? Depuis vingt ans, il ne se passe rien de très neuf en politique. Ce qui ne veut rien dire, puisqu’une révolution prend ses racines bien avant le moment où elle perce, quand le ressort de la marmite fait exploser le couvercle. Si un diagnostic devait être effectué, il porterait sur les trois types de ressort.

Le facteur économique. Si on observe honnêtement la situation, en prenant les bons chiffres et les faits dans leur authenticité signifiante, on voit perdurer cette amputation sociale qui s’aggrave. Parmi les précaires, une part se maintient la tête hors de l’eau mais la crise économique semble toucher les classes moyennes. Quant aux caisses de l’Etat et à la moisson de croissance, ce n’est pas très reluisant.

Le facteur politique. Crise de la Ve République chantent les uns, crise des partis disent les autres, sur fond de défiance réciproque entre le monde politique, en connivence avec les élites, et la société civile. Mais est-ce réellement une crise porteuse d’un basculement révolutionnaire, ou bien une complainte entretenue par les médias ? Les gens se plaignent de la politique mais ils en dépendent à un point tel qu’on ne les voit pas mettre à bas ce système, avec sa mécanique étatique en haut lieu et ses ancrages locaux dans les administrations régionales et à travers les élus de proximité.

Le facteur spirituel. Là, on pourrait presque dire joker, et ne pas répondre, tant ce côté sacré et caché de l’âme humaine nous semble insondable. Pourtant, quelques investigations sociologiques, comme celle d’Ehrenberg, montrent une déprime assez répandue, une fatigue du sujet, alors que du côté de la littérature, se confirme cet affaiblissement des ressorts existentiels, ne serait-ce qu’en prenant les romans d’Houellebecq. C’est en effet dans l’art que se dévoilent les évolutions de l’esprit. Bien souvent. A mon avis, subjectif certes, mais libre du reste, je ne vois pas de nouvelle tendance en matière de foi, d’espérance, de valeur. Rien qu’un conglomérat de crispations passéistes, d’intégrismes, de militantismes, de propagandes, d’affectations, mais rien de lumineux. Plutôt une morgue, attitude des uns, et un dilettantisme débridé chez les autres. Bref, pas de quoi fournir le ressort à une révolution, mais plutôt à une morbide transition. Entre rupture tranquille et névrose d’avenir. Le choix est ouvert. Cela dit, quelques mouvances inscrites dans le mouvement new age avorté restent bien présentes et travaillent comme une taupe non marxienne. C’est sans doute cela, l’Ereignis (avènement ou parousie). Mais quelle intensité, cet avènement ? Nous n’en savons rien, mais nous savons que le sentiment religieux jadis orienté vers la foi en l’idéologie collectiviste est pour le moins affaibli, depuis des décennies, alors que la foi dans la technologie, la science et l’économie tend à s’effondrer. La crise spirituelle est avérée, mais assez incertaine et imprévisible.


Un simple recul autour de 1970-1983 atteste que les trois crises étaient de bien moindre ampleur. Giscard à la barre, changer la vie avec Tonton, pleine ascension sociale des classes, démocratie avec confiance. Il n’y a pas lieu de détailler ici ce que les gens d’un âge certain connaissent. La société était en plein changement, en pleine métamorphose, sans que les conditions d’une révolution ne soient réunies. Actuellement, et c’est un défi pour les intellectuels, la société est dans une conjoncture révolutionnaire, avec trois crises, alors qu’elle se refuse à changer, semble-t-il. Les politiques l’y invitent pourtant. Et les Français d’y répondre, mais doucement, sans enthousiasme, et on peut les comprendre. D’un autre côté, leur désir de changement est transféré aux politiciens. Les Français veulent la révolution, mais par procuration. Il désirent la révolution sans s’y investir, comme des supporters en attente d’une partie de sport. A moins que ce ne soit que le sort de la démocratie. Le peuple élit ses représentants pour accomplir leur volonté. Le peuple ne veut pas le risque du vrai changement. Les présidentiables se plaisent à croire que le peuple veut le changement. D’un malentendu, il ne peut rien sortir de bien tangible.

L’histoire est-elle faite de rendez-vous manqués ? Dieu seul le sait. Comme Dieu sait sans doute l’étendue du malentendu sur lequel repose l’Occident. Mais qui sait aussi que l’Occident est l’accomplissement d’un mystérieux dessein. Ce qui nous attend ? Le chaos et le bonheur !


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90 réactions à cet article    


  • Julien (---.---.78.247) 13 décembre 2006 12:59

    Il n’y a guère de changement de mentalité chez les français, principalement parce que leur mentalité est sous contrôle médiatique.

    La télé distribue sa sainte parole. Il y a quelques incrédules (beaucoup écrivent sur Agoravox), mais la masse suit comme un seul homme.

    Vous ne trouverez pas 1 francais sur 100 qui soit conscient du problème de la dette et de la faillite annoncée des retraites pour 2012.

    Par contre ils veulent tous les jeux olympiques et la coupe du monde tous les ans. Et si possible que l’état supprime le chomage en recrutant tous les chomeurs comme fonctionnaires.

    Bref, révolution il y aura. La France ne pourra pas éternellement marcher à contre courant du monde. Mais ce sera une révolution menée par une minorité (libérale, ou anti-libérale), et qui aura de très forte chance de se faire par les armes. C’est la tradition française, on attends que la machine soit complètement cassée pour tout refaire.

    La question est quand ? A priori dès que le monde rapellera à la France la réalité des choses. La chine nous a donné un avant gout avec le textile, lorsqu’elle reviendra avec du hightech ce sera finit.


    • Motomansavoisien (---.---.193.53) 13 décembre 2006 14:49

      - Tout l’électronique vient depuis longtemps de Chine... et quoi, qu’est-ce qui est finit au juste ?
      - Ne jamais sous-estimer la capacité des peuples à être soumis, par les crédits à la consommations par exemple


    • joinneau2007 (---.---.169.124) 20 décembre 2006 15:07

      Très juste, mais le système a ses propres limites. L’économie chinoise est en plein essor, elle entraine toute l’asie avec elle... Que se passera t’il lorsque deux milliards d’asiatiques rèclameront eux aussi leurs crédit à la consommation ? La plus gigantesque crise financière que l’occident aie connu. Les capitaux deviendront rares, donc chers, et le consommateur occidental ne pourra plus obtenir de crédit pour changer sa voiture, dont il n’aura d’ailleurs plus besoin, ni les moyens de s’offrir, car son usine aura été délocalisée en asie ou ailleurs.

      Quelle solution est proposée par le candidat JOINNEAU , LES ECONOMIES DE CAPITAL ! Elles priment sur les économies de personnel ; Car des machines moins chères étant plus vite amorties, l’automatisation et la decentralisation à grande échelle seront plus façile à réaliser.Automatiser et decentraliser, c’est faire des économies d’infrastrucrures, donc de capital ! L’urgent c’est automatiser la production, la conception et la maintenance des secteurs clés de l’économie, c’est à dire de se donner les moyens de produire des machines et des usines plus performantes, moins chères, plus polyvalentes, plus petites etc... IL FAUT PRODUIRE, CONSOMMER ET RECYCLER LOCALEMENT.Et ce avec deux fois moins de capital que nous n’en utilisons aujourd’hui. Si nous réalisons cela au niveau CONTINENTAL, supra européen, d’ici 2030, alors nous aurons sauvé les meubles et préservé la stabilité des démocraties occidentales. C’est çà l’économie ! Et rien d’autre !


    •  laurent (---.---.235.40) 13 décembre 2006 13:22

      Je me permets de citer un article publié sur Agoravox qui parle de cela :

      La Révolution et la nouvelle bourgeoisie

      L’imprimerie a été le vecteur de la révolution industrielle (économique) et de la Révolution française (politique) (1). Les livres qui étaient l’apanage des hommes d’église et de la noblesse ont pu toucher une partie plus grande de la population. La bourgeoisie, qui s’est développée grâce à cela, a réclamé un jour sa part de pouvoir. C’est l’élargissement du cercle du pouvoir qui a pu stabiliser la démocratie dans l’état où nous la connaissons.

      Aujourd’hui, l’éducation et Internet élargissent de manière plus phénoménale encore le cercle de ceux qui savent, qui peuvent s’exprimer et qui veulent prendre part à la vie de la cité (2). Cette nouvelle bourgeoisie réclamera bientôt ses droits.

      Les encyclopédistes du temps de Diderot étaient au nombre de 160 et ont mis plus de 20 ans pour publier L’Encyclopédie. En moins de 4 ans, l’encyclopédie wikipedia s’est imposée en 200 langues, et elle contient plus de 177 000 articles en français (776 000 articles en anglais). Ce sont des dizaines de milliers de personnes qui collaborent à ce projet.

      Un jour, peut être, pas si lointain, la démocratie sera portée par un plus grand nombre de citoyens, grâce à l’usage des nouvelles technologies.

      Nous avons en France les outils et la mémoire de la révolution (3), c’est pour cela que j’ai la conviction que cette révolution démocratique peut naître chez nous. Le fait que nous soyons aujourd’hui la nation la plus connectée en haut débit n’est pas anodin.

      Pour conclure, je citerai un révolutionnaire, qui gagne à être connu et qui disait : « En démocratie, les pauvres sont rois, parce qu’ils sont en plus grand nombre, et parce que la volonté du plus grand nombre a force de loi. » - Aristote, la Politique - (4)


      • (---.---.229.236) 13 décembre 2006 13:35

        « Les livres qui étaient l’apanage des hommes d’église et de la noblesse ont pu toucher une partie plus grande de la population. »

        Hélas, c’est totalement faux. Suffit de voir les tirages de l’époque.

        « La bourgeoisie, qui s’est développée grâce à cela, a réclamé un jour sa part de pouvoir. »

        Tssss, ca c’est un shéma Marxiste, plutôt réfuté par les historiens. Il n’y avait pas de différence réel entre Bourgeoisie et Nobles, qui d’ailleur se marrié entre eux..

        « « En démocratie, les pauvres sont rois, parce qu’ils sont en plus grand nombre, et parce que la volonté du plus grand nombre a force de loi. » - Aristote, la Politique - (4) »

        Et ce n’est pas franchement un compliment du point de vu d’Aristote...


      • José (---.---.53.193) 13 décembre 2006 17:08

        La révolution de maintenat ne sera pas ni de gauche ni de droite et beaucoup une revolution démocratique.


      • minijack minijack 14 décembre 2006 02:55

        De plus, si les pauvres sont rois en démocratie, ce n’est pas le cas en France qui est à l’évidence une « République » mais qui n’est plus une « Démocratie » au sens où l’entendait Aristote. Il suffit d’observer les débats de l’Assemblée pour s’en rendre compte. Ce sont les puissances économiques et financières qui nous dirigent en nous faisant croire, au travers des médias qu’elles contrôlent, à un semblant de démocratie.

        En fait nous sommes dans la « démago-crassie ». Et il est grand temps d’en sortir avant de devenir aussi pourris que le « modèle démocratique » américain que nous promet Sarko !

         smiley


      • (---.---.229.236) 13 décembre 2006 13:32

        « 1789 s’explique à la fois par la crise du régime politique ; puis par les causes matérielles, notamment les famines et les mouvements de caisses de l’Etat, enfin par les aspirations au progrès, la foi dans la Raison, ceci au détriment des croyances religieuses entretenues par le clergé. »

        N’importe quoi. Famine ! Arf !

        1789 est largement inexplicable. On voit bien que tout d’un coup (? Plutôt à partir de 1750, ou l’on passe au romantisme et à l’illuminisme) il y a eut une vague puissante d’irrationalité. D’ou l’échec inévitable, d’ailleur, de cette Révolution. Quand aux croyances religieuses, elles se portaient trés bien avant, pendant et aprés la Révolution, merci. Le grand responsable, c’est Louis XVI, qui n’a pas voulu faire tirer sur la foule. Il est donc responsable de millions de morts.. D’ou l’éternel lecon de toujours faire feu à balle réelle sur les bandes violentes. On regret d’autant plus que cette procédire indispensable n’est pas été suivi en Mai 68. Ca nous aurait évité 40 ans de domination communiste de l’esprit français.


        • Bernard Dugué Bernard Dugué 13 décembre 2006 13:57

          Mise au point, peut-être pas famine mais risque de famine

          http://pm.lasseron.free.fr/rev89/rev01.htm

          En 1789 la monarchie absolue de droit divin était dans une impasse :

          # politique En raison du conflit avec les Parlements. # La bourgeoisie éclairée par la lecture des Lumières aspirait à jouer un rôle actif. financière Les caisses du trésor étaient vides, l’aide aux Américains, qui avait permis à Louis XVI de prendre une revanche sur l’Angleterre, avait achevé la ruine de l’Etat. Les impôts rentraient mal et le roi ne trouvait plus d’argent à emprunter. économique Le coût de la vie était élevé, les récoltes étaient mauvaises et les sujets du roi avaient du mal à subsister. Ce n’était pas encore la famine, juste la disette. La France qui avait la population la plus importante en Europe, n’arrivait pas à la nourrir.


        • ropib (---.---.27.229) 13 décembre 2006 14:01

          Petit troll habituel...


        • (---.---.229.236) 13 décembre 2006 14:37

          « La bourgeoisie éclairée par la lecture des Lumières aspirait à jouer un rôle actif. financière »

          Les Lumiéres sont l’idéologie de l’Aristocratie, des Nobles, pas des bourgeois, qui ne sont d’ailleur que 110 (plus un paysans !) à la constituante, sur plus de 600 députés.

          « Les caisses du trésor étaient vides »

          Comme d’hab.

          « Les impôts rentraient mal et le roi ne trouvait plus d’argent à emprunter. économique »

          Oui, la Révolution, c’est de faire payer le peuple (deux fois plus qu’avant).

          « Le coût de la vie était élevé, les récoltes étaient mauvaises et les sujets du roi avaient du mal à subsister. »

          Trés banal.

          « La France qui avait la population la plus importante en Europe, n’arrivait pas à la nourrir. »

          Pas de mort de faim pourtant. (Aprés, pendnat la Révolution, oui, étant donné le desordre : des méres tuent leurs enfants à Paris pour qu’il ne souffre plus..)

          Aucune de ces explications économique (du à l’explosion d’un volcan en Islande) n’explique quoi que ce soit, tant elles était récurente dans une économie pré-capitaliste.

          Il y a vraiment un coté complétement irrationel dans la Révolution, trés incompréhensible.


        • René Job (---.---.132.214) 13 décembre 2006 14:29

          D’accord avec la remarque de Robip. Laissons-le troller anonymement.

          **********************************

          L’article : bon essai. C’est un effort de compréhension très appréciable. Même les « ratés » sont agréables puisqu’ils traduisent justement une tentative de saisie de ce qui se passe. La non maitrise du problème porte en soi l’intérêt du propos. Une révolution, c’est ce qu’on sent mais qu’on arrive pas à définir car on n’arrive pas à la cerner.

          Comme je le disais, ça viendra de partout. D’un tas de gens qui ne se savent même pas. Comme ça. Un ras le bol impréparé.

          En attendant, ce qui est inquiétant, c’est la disponibilité idéologique de bon nombre de français. Nous risquons évidemment le fascisme. c’est très clair. Plus Le Pen monte, plus les esprits se laissent aller.

          Une révolution peut être non violente. Mais elle connaît dans ses mulitples phases et changements rapides des possibilités nombreuses de régression. J’en suis aussi inquiet.

          Bernard, une révolution, ça se sent, c’est tout. Nos élites sont fatiguées. Elles auront la tentation de se donner à Le Pen dans quelques mois. ça sera l’erreur fatale. Il ne faut surtout pas qu’ils versent là-dedans. Mais beaucoup auront envie de le faire. ça sera le moment critique.

          Vous me direz, « pourquoi faire ce mouvement ? ». Je répondrai simplement que dans leur suffisance, ils vont croire que le mal de reconnaissance de Le Pen va leur permettre de se le concilier. Il n’attends exactement que ce geste. Le même que firent les libéraux allemands vers 1930. Ils croyaient maitriser qui vous savez. La suite on la connaît.


          • DEALBATA (---.---.166.140) 13 décembre 2006 16:06

            Ne vous fatiguez pas, les choses iront à leurs fins et le Démiurge croira gagner la bataille alors qu’il aura perdu la guerre. Même si je combat de façade votre vision du monde, je sais qu’elle est inévitable, la raison doit aller jusqu’au bout d’elle-même pour s’apercevoir qu’elle n’est qu’une chimère. Le Pen peut-être vu sous certains aspects comme une sorte de dernière branche à laquelle on se raccroche avant de sombrer dans ce cataclysme final qu’est le mondialisme, mais ce moment de lucidité ne durera pas longtemps, l’empreinte du mal est plus forte et plus subtile qu’on ne le croit, il est déjà passé à la vitesse supérieure : l’illusion psychique frappe maintenant à la porte de la conscience.


          • Bernard Dugué Bernard Dugué 13 décembre 2006 16:43

            @ René, oui, les « ratés » comme vous dites sont aussi une part importante, disons les non-dits, la part qui ne peut être dite ni accessible à notre entendement et sur ce point, on n’est pas sûr que la Révolution se soit elle-même comprise. Sans doute un terrain favorable et d’un coup, les passions, tensions et torsions accumulées dans le temps se défont, s’expriment, se mettent en scène pour un cataclysme social inédit, sans scénario préparé à l’avance, une improvisation avec sa part de mystère

            ACtuellement, je ne capte pas de sentiments révolutionnaires mais de l’agacement, de l’énervement, de la déception.

            @Dealbata, je ne peux suivre vos spéculations apocalyptiques lorgnant vers une sorte de millénarisme. Certes, si on lit je ne sait plus qui (Bailey ?), les puissances d’en haut auraient un peu trop accéléré et boosté les énergies spirituelles, pressées d’en finir avec l’Ancien Régime, d’où cette Révolution précipitée normalisée en un siècle.


          • (---.---.229.236) 13 décembre 2006 16:48

            « ACtuellement, je ne capte pas de sentiments révolutionnaires mais de l’agacement, de l’énervement, de la déception. »

            Depuis que la censure socialo-communiste se fissure, les français commence à comprendre dans quelle merde ils se sont fourré (c’était leur vote, pourtant) ; Ils en sont a chercher des boucs émissaires, au lieux d’agir.

            Tous ca ne donne pas une trés grande idée de la « démocratie »...


          • José (---.---.53.193) 13 décembre 2006 17:25

            @ (IP:xxx.x33.229.236) le 13 décembre 2006 à 16H48

            « ACtuellement, je ne capte pas de sentiments révolutionnaires mais de l’agacement, de l’énervement, de la déception. » Quoi de plus nécessaire pour une révolution même des mentalités que ce que vous venez d’écrire. En bref des grosses frustrations.


          • José (---.---.53.193) 13 décembre 2006 17:41

            @ René Job (IP:xxx.x8.132.214) le 13 décembre 2006 à 14H29. Vous oubliez quelque chose. Je pense qu’après la prochaine révolution, Le Pen comme il fait partie de ce régime va être considéré comme de gauche. Les transformations vont être tels et si profondes que les gens vont penser comme celà. Je suis un peu désolé pour vous mais....


          • yvan (---.---.148.16) 13 décembre 2006 17:50

            Allons Monsieur, n’ayez surtout pas peur de Le Pen, vous savez bien qu’il n’a aucune chance de passer ... tout deuxieme tour ne peut que lui être fatal !

            Je pense d’ailleurs que c’est sa dernière prestation et que le Front National, s’eteindra avec lui, tout comme il est arrivé .

            Le Pen n’a jamais eu l’ambition de gouverner la France, en bon homme d’affaire, il s’est simplement laissé prendre au jeux de la notoriété d’épouvantail qu’on lui a façonnée . Il terminera sa carrière dans le champagne avec le sentiment d’avoir réussi( au sens bourgeois du terme ).

            Sa principale intelligence stratégique aura été de fédérer tous les mécontentements dans une critique négative permanente sans jamais suggérer la moindre construction pour faire progresser la situation . Le seul mérite de sa présence sera d’avoir montré à quel point le mécontentement aura été grand vis-à-vis d’une classe politique dépassée par les évenenements (et pour cause)(*) .

            Je crois, M.Dugué, que mai 2007 sera le début d’un profond changement,il faudra se laisser ensuite un peu de temps pour savoir s’il s’agit bien d’une révolution, au sens ou vous l’avez si bien analysé ...

            Les gens sentent bien qu’on ne peut plus continuer comme cela dans ce monde en évolution rapide .

            Ils demandent qu’on leur rende la possession de leurs moyens vitaux(leurs entreprises, leurs statuts, leurs mérites ...).

            Ils demandent que leur représentants (politiques et autres) les représentent vraiment.

            Ils exigent que l’argent cesse d’être le grand corrupteur des soi-disantes élites !.

            Ils exigent que les plus compétents d’entre eux soient enfin mis en face des problèmes dans un objectif d’intérêt général .

            On sait bien, avec quelque réflexion objective, que seul un nouveau Président peut engager ce changement . C’est comme cela en France, nous avons l’exigence pour ce poste, d’un homme d’Etat intègre et porteur d’un grand projet pour le pays, bien au dela des partis pris . L’ensemble des corps d’encadrement se déclinant alors aisément dans son sillage pour confirmer une direction de pensée et d’action au Peuple .

            Messieurs, vous avez surement remarqué que, parmis les postulants les plus probables, cet homme existe..., n’ayez pas peur de lui faire confiance car c’est de votre vote au premier tour dont il a surtout besoin .

            (*) Voir www.enjeux-2007.org


          • René Job (---.---.132.216) 13 décembre 2006 17:58

            @ Bernard

            « ACtuellement, je ne capte pas de sentiments révolutionnaires mais de l’agacement, de l’énervement, de la déception. »

            Moi aussi, mais il y a quand même une idée persistante...effet de notre culture politique nationale et/ou effet de l’inanité des candidats en lice dont on n’attend rien ? je ne sais pas.

            @ José

            Si les choses dérapes, tout est possible. Toute la « géométrie politique » connue risque d’être modifiée.

            Toutefois, je vous invite à essayer une autre représentation : celle d’un cercle et non plus d’un demi-cercle. Vous verrez qu’immédiatement extrême droite et extrême gauche sont contiguës. D’ailleurs, vous remarquerez aussi qu’entre les extrêmes et les modérés, il y a extrêmismes. Tout n’est plus qu’une question de point de vue.

            Le Pen a dû adopter cette façon de voir, d’où son UMPS. Je ne sais pas où il met Bayrou, sûrement au centre des deux autres.

            Vous remarquerez que si vous tentez d’assigner à ces positions des doctrines, il y a des vides du fait des ambiguïtés actuelles de nombreux leaders (effet pervers du monétarisme ambiant). On pourrait même avancer en parlant « d’effet accordéon ». Les vides seraient donc beaucoup plus grands qu’on ne le croit.

            Nous verrons. Etant modéré par nature malgré mon caractère critique, j’espère en une solution pacifique et raisonnable. Un peu comme Bernard. Je pense que les citoyens n’ont rien à gagner aux déchirements sinon plus de difficultés...voir les irakiens ou les slovaques en ce moment


          • José (---.---.53.193) 13 décembre 2006 18:10

            > @ René Job (IP:xxx.x8.132.216) le 13 décembre 2006 à 17H58. Je ne suis pas français et je n’habite pas en France. Il y a un an j’espérai que les choses se passent comme vous venez de dire. Aujourd’hui dû à l’enorme dérrapage politique qu’on peut vérifier en France on ne peux presque rien prévoire sauf qu’il faut vraiment changer la donne politique en France et de comble en fond. Un peu comme après Necker. Je suis désolé mais c’est comme ça.


          • René Job (---.---.132.216) 13 décembre 2006 19:40

            @ José

            Ayant « la tête » dedans, il m’est difficile d’avoir un point de vue général, une vision synoptique. J’espère quand même que vous exagérez.


          • DEALBATA (---.---.166.140) 13 décembre 2006 15:56

            Je remarque qu’il est beaucoup question de Dieu dans votre conclusion. Cela me parâit être effectivement la seule fin possible et souhaitable tant toutes les propositions tournent en rond, comme si on savait déjà qu’elles ne pourraient rien résoudre. L’occident n’est pas un malentendu, c’est un mal nécéssaire pour faire comprendre l’illusion de l’existence à ceux qui en ont la qualité. Apocalypse, jugement dernier puis début du nouveau cycle en commençant par l’état Edenique tant pour le macrocosme que pour le microcosme.


            • José (---.---.53.193) 13 décembre 2006 16:54

              La révolution n’a pas encore commencée. Depuis déjà un an que je frequente ce site que je dis qu’en France vous êtes en 1787, [dixsept cent quatrevingt sept]. Je ne sais pas si de nos jours le temps est en train de se ralentir ou de s’accélerer, alors je ne peux pas vous dire quand elle [la revolution] va vous battre à la porte. Bien comme la révolution de 1789 rien sera comme avant. Ne pensez vraiment pas qu’elle [la révolution] sera de droite ou de gauche. Comme avant 1789, les français ne savaient absolument pas qu’il y aurait une droite et une gauche. aujourd’hui il est de même. Celle de maintenant va aussi changer toute la donne politique actuelle. Cela va être trop interessant, mais trop angoissant aussi. Elle [la révolution]ne se passera pas seulement en France mais probablement partout en Europe, mais je pense qu’elle commencera en France comme l’autre et sa dessimination se fera par intrenet et pas du tout par les armées qui iront dans les pays.


              • Deltarho Deltarho 13 décembre 2006 16:54

                La lecture de l’histoire, pays par pays, montre que les révolutions ont évolué comme les connaissances, La Palisse ne me contredira pas !, et quelles sont devenues, dans le même pays (décalage temporel significatif), de moins en moins violentes (sanguinaires) puisque « l’autorité » réactionnaire avait aussi de moins en moins la possibilité d’utiliser la force ou les armes.

                Il est aussi posible de faire un parallèle entre les révolutions « démocratiques » et certaines révolutions religieuses tardives qui n’ont pas déclenché de st Barthélémy.


                • (---.---.229.236) 13 décembre 2006 17:02

                  Je ne vois pas le rapport. Il y a révolution lorsqu’un pouvoir se libéralise ou se modernise, c’est à dire lorsqu’il apparait faible. L’Etat doit inspirer la crainte. Le contenue idéologique importe peu, et certain on même soutenue que 89, c’était des révolutionnaire qui ne s’étaient qu’ensuite racroché à l’idéologie des Lumiéres (ce qu’ils avaient sous la main) mais c’aurait pu être n’importe quoi d’autre.


                • José (---.---.53.193) 13 décembre 2006 17:05

                  Oubliez tout ce que vous savez car une vraie révolution s’en fout de ça. J’insiste elle ne sera ni de droite ni de gauche. elle changera tout.


                • (---.---.229.236) 13 décembre 2006 17:06

                  On n’a jamais vu une revolution changer quoique ce soit, cela dit.


                • José (---.---.53.193) 13 décembre 2006 17:12

                  Peut être que les autres n’étaient pas de vraies. Mais celle là il faut qu’elle change car elle est nécéssaire. Ce qui se passe aujourd’hui est insoutenable.


                • José (---.---.53.193) 13 décembre 2006 17:32

                  @(IP:xxx.x33.229.236) le 13 décembre 2006 à 17H06

                  « On n’a jamais vu une revolution changer quoique ce soit, cela dit. » Est ce qu’en France ou ailleurs existait une droite et une gauche avant 1789 ????????? Votre révolution a changé la donne. Celle d’aujourd’hui fera de même.


                • Pinpin 13 décembre 2006 17:11

                  De quel ordre la révolution : une révolution des moeurs ? une transformation des populations ?

                  Soit dit en passant, un renversement des autorités actuelles est de moins en moins probable, elles qui peuvent dorénavant s’appuyer sur une puissante bureaucratie, dont les outils technologiques leur assurent un contrôle des masses de plus en plus assidu. Notre atavisme actuel inhibe tout bouleversement national, et la télévision nous a rendu bien uniformes et dociles.

                  Ne rentrons nous pas plutôt dans une sorte d’ère des Derniers Hommes, avant un big clash de la civilisation occidentale ?

                  Et il n’y a plus beaucoup d’utopies dont l’application n’ait été plus ou moins désastreuse. Car ne faut-il pas une utopie pour mener une révolution ?


                  • José (---.---.53.193) 13 décembre 2006 17:14

                    Surtout une révolution de mentalités.


                  • José (---.---.53.193) 13 décembre 2006 17:17

                    @ Pinpin. Vous avez tout dit. Il ne reste plus rien. Ni utopies ni tout le reste. La vraie révolution sera tout reinventer sans regarder en arrière puisque celà va faire très mal.


                  • LE CHAT LE CHAT 13 décembre 2006 17:54

                    Il faut surtout se desintoxiquer du matérialisme , le poison à la mode !


                  • DEALBATA (---.---.54.86) 13 décembre 2006 20:49

                    @lechat

                    Merci de donner un peu d’écho à mon point de vu, ça rafraîchit l’air dans ce brouhaha d’intellectuels en culottes courtes. J’ai bien peur, comme je l’écris souvent, que nous devions aller au fond de cette logique implacable qu’est ce plongeon aveugle dans la matière. Ce qui est terrible, c’est que certains intellectuels le ressentent d’une façon plus ou moins claire (Je pense à Régis Debray et son nouveau livre sur la critique des lumières) mais n’en tirent aucune conséquence et n’arrivent pas extrapoler (La peur ?) Et si la modernité avait tout faux depuis le début ? Cela expliquerait sans doute la grande difficulté qu’on nos têtes pensantes à trouver des solutions à nos problèmes.


                  • Bernard Dugué Bernard Dugué 13 décembre 2006 21:01

                    Dealbata, la Modernité n’a rien de faux ni de vrai, elle est à côté de l’exigence d’accord et de vérité.

                    Un clin d’oeil et une allusion, les rêves de la saint Martin de Descartes, savez-vous ce qu’on peut en extraire d’un point de vue métaphysique ?


                  • Bernard Dugué Bernard Dugué 13 décembre 2006 21:03

                    Pimpin,

                    Le système de contrôle et de propagande se perfectionne mais rien ne dit que parmi les derniers hommes, certains ne décident d’aller plus loin et combattre la propagande. L’homme a une liberté et des capacités que nul ne connaît.


                  • DEALBATA (---.---.166.140) 14 décembre 2006 09:06

                    @B.Dugué

                    Je m’exprime sans doute mal, comme vous l’écrivez, la modernité n’est effectivement ni fausse ni vrai, elle est. Mais ce que j’essaie d’exprimer, c’est qu’elle n’est que le reflet du mental qui s’illusionne lui-même. Elle correspond a cette perte de sens qui est créée lorsque l’être rencontre son image dans le miroir (mental) et cette rencontre engendre une méprise, une confusion, l’être croit alors qu’il est cette image. La modernité croit qu’elle est cette image, elle s’enferme dans celle-ci jusqu’à nier sa source, c’est à dire que la monde moderne bien que réel se ment à lui-même puisqu’il considère qu’il est auto-suffisant et qu’il se justifie par sa propre existence, c’est là la définition de l’ego. Il plonge alors dans une logique infernale qui consiste comprendre cette image qu’il confond avec la source, à la démonter, pièce par pièce, mais plus il la démonte plus il en perd le sens et le symbole disparaît en proportion de sa compréhension rationnelle : L’explication est au détriment du sens puisqu’elle objective un état en créant illusoirement un rapport entre la sujet et l’objet alors que les 2 ne font qu’un en réalité. (La projection est contenu dans la source)

                    « elle est à côté de l’exigence d’accord et de vérité. »

                    L’exigence d’accord et de vérité que je traduis par un état d’être, c’est à dire par la réintégration, la réidentification de l’être avec lui-même qu’il a perdu en mode illusoire lorsqu’il a rencontré son image.

                    « L’homme a une liberté et des capacités que nul ne connaît. »

                    Pour moi, l’homme est libre seulement s’il sort de cette méprise qu’est l’existence et à ce moment là, effectivement c’est possibilités sont indéfinis puisqu’elles sont potentielles et donc non limitées par les modalités et les limites d’expression qui sont induites dans l’existence. C’est ce que certains textes hindous (les Védas) désignent sans doute par la délivrance.


                  • DEALBATA (---.---.166.140) 14 décembre 2006 09:22

                    Tout nos problèmes sont des faux problèmes, c’est facile diront certains, il faut se détacher mentalement du monde pour s’apercevoir que tout ce qui arrive est ce qui doit arriver, que l’être n’a en réalité aucun problème puisqu’il est potentiel. Que chaque individu qui est une expression parcellaire de l’être n’est ’en fait que son propre spectateur dans son propre spectacle. Où sont les problèmes ? nulle part. L’acteur qui a des problèmes dans le film n’en a pas réellement puisqu’en réalité c’est celui qui regarde le film qui s’identifie avec cet acteur. Tous les malheurs du monde viennent de là : L’illusion et c’est hélas l’unique voie que propose la modernité.


                  • LE CHAT LE CHAT 14 décembre 2006 09:26

                    Salut , Dealbata ,pour moi il n’ y aura révolution qu’avec une véritable rupture avec ce matérialisme egoiste .

                    Pour te dire , je n’aime pas cette période de fin d’année qui ressemble trop à une orgie de consommation inutile .


                  • DEALBATA (---.---.166.140) 14 décembre 2006 10:32

                    @lechat

                    Bien vu ! Une révolution signifie un retour au point de départ, c’est effectivement ce qui va se passer mais toute la difficulté réside dont la façon dont va se concrétiser se retour. Si on raisonne par analogie entre le microcosme et le macrocosme, la prise de conscience de l’homme et l’illusion qui l’accompagne a été progressive comme est progressive, la naissance de l’ego chez le bébé et si on continue cette analogie, on se rend vite compte que « la fin des temps » sera forcément brutale puisqu’elle correspondra en quelque sorte à la mort de l’homme dans le sens ou le mental se dissipera pour que l’être puisse se réidentifier à lui-même. La projection existentielle s’estompera mais elle ne sera pas progressive, il y aura une rupture au passage du point de retour et cette rupture correspondra à l’avènement d’un nouveau cycle et il faut voir celui-ci non pas comme une répétition du précédent mais plutôt comme une élévation, le cycle est dans ce cas une spirale qui remonte progressivement à l’être jusqu’à sa réintégration complète. Nous arrivons près de ce point rupture, tous les signes sont présents pour qui sait les voir. A noter que dans beaucoup de représentations picturales des sociétés « primitives » le symbole de la spirale existait. @ n’est peut-être que le retour de cette symbolique.

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