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Accueil du site > Actualités > Société > La révolution des fonctionnaires

La révolution des fonctionnaires

La révolution des fonctionnaires aura lieu. Elle est en route, elle gronde déjà. Mais contrairement à toute attente, cette révolution qui exprime la volonté profonde d’un changement longtemps attendu ne germe pas dans la rue mais dans les esprits. Chronique d’un bouleversement sociétal dont les fonctionnaires seront les précurseurs.

Nous sommes aujourd’hui plus de cinq millions d’agents de la fonction publique. Un actif sur quatre travaille pour accomplir une mission assurée par une entreprise ou une administration publique. Les effectifs n’ont cessé de croître au cours des vingt-cinq dernières années et l’Etat consacre une part considérable de son budget au fonctionnement de ses administrations. Cependant, le diagnostic, partagé par les usagers comme par nombre de fonctionnaires eux-mêmes, est sans appel : la fonction publique est en crise. A l’image du pays, elle a profondément besoin de se réformer.

De l’inefficacité, une maxime. La formule est sévère mais pourtant beaucoup partagent la vision acerbe d’une fonction publique inefficace, voire incohérente. Certes, comment blâmer celui qui exprime une telle opinion, après avoir vécu le parcours administratif faisant suite à un changement de situation familiale, à une demande de titre de séjour, ou à une démarche d’adoption ? Comment convaincre du contraire un étudiant qui fait face aux invraisemblances d’une administration universitaire différant son inscription pour des raisons administratives et par là même ses droits à la sécurité sociale étudiante ? Ou bien que dire à ce même étudiant observant l’échec d’un système éducatif ne lui garantissant plus un avenir au sortir de ses études ? Aussi, les exemples d’incohérences sont légion vu de l’intérieur : le manque de communication entre services, l’absence de stratégie commune en matière d’investissements, de ressources humaines, les lourdeurs administratives freinant toute initiative, l’ampleur des dépenses injustifiées tandis que le manque de moyens est régulièrement dénoncé... etc. Chaque jour, les fonctionnaires sont les témoins privilégiés de l’archaïsme d’une fonction publique dont les aberrations quotidiennes, si elles étaient connues de tous, feraient frémir le plus indulgent des citoyens. L’inefficacité de la fonction publique est criante dans de multiples domaines. Cependant il serait injuste d’en conclure que les agents de la fonction publique sont inefficaces de part leur éventuel manque de compétences. Au contraire, comme il est mentionné dans le rapport de la commission Péberau : « On souligne trop rarement les compétences dans la fonction publique... Que ce soit dans l’Etat, dans les collectivités territoriales, ou dans les régimes spéciaux, le niveau des compétences est globalement satisfaisant et comparable à celui que l’on trouve dans le secteur privé. On ne peut pas soutenir que les faiblesses de l’appareil administratif sont le résultat de l’incompétence des fonctionnaires. ». Le haut niveau de qualification des agents de la fonction publique se manifeste notamment par la répartition des effectifs entre les différentes catégories (A+, A, B et C) ; la plus grande part des fonctionnaires appartenant aux catégories A et A+ dont les concours sont accessibles aux titulaires de diplômes d’enseignement supérieur. Le nombre élevé de candidats aux concours de la fonction publique, renforce également la sélection et l’exigence de compétences avérées, ce quel que soit le niveau de qualification requis. Cependant, en dépit d’une politique sélective de recrutement, la fonction publique fait plus que jamais l’objet de vives critiques.

Les sirènes de l’immobilisme. Devant un tel constat, nous sommes en droit de nous interroger sur les origines des dysfonctionnements de nos administrations et entreprises publiques et il apparaît impératif d’y trouver des remèdes de toute urgence. Or depuis des années, les syndicats et organisations dites représentatives du personnel de la fonction publique désignent avec constance la cause supposée des divers maux de notre fonction publique : il s’agit de l’éternel alibi du manque de moyens et d’effectifs.

Sur ce point, un regard éclairé par une rapide comparaison avec d’autres pays industrialisés s’impose. Durant les dernières années, la part du secteur public dans l’emploi a diminué ou s’est stabilisée dans la plupart des grands pays industrialisés, à l’inverse du cas français. Ainsi, en 2002, alors que les agents de la fonction publique en France représentaient 21% de la population active, la part des actifs employés dans les administrations publiques en Allemagne ou au Royaume-Uni se limitait à environ 15% de la population active. A la même époque, la part des agents de la fonction publique dans la population active était au Japon de l’ordre de 8%. Cet écart important entre la situation française et celle des autres pays industrialisés s’est creusé depuis une quinzaine d’années comme en témoigne la comparaison des effectifs de la fonction publique dans 7 pays de l’OCDE (Australie, Canada, Etats-Unis, France, Suède, Royaume-Uni) entre les années 1980 et 1997. Le rapport publié par l’OCDE révèle qu’alors que les autres pays ont procédé à des réductions des effectifs des agents de la fonction publique comprises entre 10 et 40%, la France a vu le volume de ses agents augmenter de plus de 7%. Ceci illustre l’effort que les différents gouvernements français qui se sont succédé au cours des dernières années ont consacré aux effectifs de la fonction publique. En matière budgétaire, les dépenses n’ont également cessé de croître, pour atteindre des sommets. Aujourd’hui, les dépenses consacrées au fonctionnement des administrations publiques sont telles qu’elles ne pourraient être assurées sans recourir à l’emprunt public. L’argument invoquant l’unique manque de moyens pour justifier de l’inefficacité de la fonction publique n’est plus tenable. Comble de l’ironie, parmi les quatre premiers postes de dépense se trouvent « l’enseignement scolaire » et « la recherche et l’enseignement supérieur » : des ministères dont on évoque régulièrement la nécessité de soutenir l’action mais dont on pointe aussi du doigt les faiblesses et les échecs. De façon générale, le recours à l’augmentation systématique des effectifs et des moyens n’a pas prouvé son efficacité dans les principaux ministères car cette politique n’a pas produit d’amélioration significative de la qualité ou de l’efficacité des services publics au cours des deux dernières décennies.

En réalité, la complexité structurelle et l’absence de gestion des carrières sont les premières responsables du manque d’efficacité de l’appareil public.

Concernant les incohérences structurelles de la fonction publique (multiplication des services aux attributions très proches, charges administratives supportées par des fonctionnaires dont ce n’est pas la fonction première...etc.), bien que le diagnostic ait été établi depuis plusieurs années (lire par exemple le rapport de la commission des finances, de l’économie générale et du plan sur la performance des dépenses de l’état du 11 mars 2003), le nécessaire aggiornamento de la fonction publique est sans cesse repoussé aux calendes grecques. Cet immobilisme est dû en grande partie à la pression subie par les politiques de la part des organisations syndicales. En effet, chaque mesure, chaque projet de réforme visant à moderniser les services publics se heurte à une résistance tenace. Ce fut le cas par exemple lors de la mise en place de l’informatisation de la collecte des impôts ou du système de déclaration pré-remplie accusés de tous les vices : inégalité d’accès des citoyens à l’internet, « simplification excessive du système déclaratif » supposée restreindre les possibilités d’exonérations fiscales... etc. La réduction du travail des fonctionnaires chargés de la collecte fut même dénoncée par les syndicats car considérée comme justifiant à terme une réduction des effectifs... Les exemples d’opposition de principe sont nombreux et il suffit d’observer les réactions actuelles concernant le projet de réforme sur l’autonomie des universités - pourtant souhaitée par de nombreux présidents d’université - pour constater que les habitudes sont tenaces.

Bien que la pensée unique, dictée par une minorité active, soit toujours pesante au sein de la fonction publique, les réticences au rejet systématique des réformes se manifestent de façon de plus en plus ostensible par des fonctionnaires jusque-là silencieux. Cette évolution est marquée par le « coming-out » de fonctionnaires qui jusque-là n’avouaient pas leur sensibilité « de droite » ou leur condamnation de mouvements sociaux prônant l’immobilisme au nom du maintien de privilèges renommés « acquis sociaux ». La profonde volonté de changement se traduit par une progressive remise en cause des principes dictés par la pensée unique, pensée juste et solidaire incarnée par ceux qui prétendent défendre les intérêts du plus grand nombre. Remettre en cause ces principes et l’assumer au grand jour se révèle d’ailleurs souvent périlleux puisque les promotions au sein de la fonction publique sont très souvent conditionnées par le soutien d’un syndicat ou d’un gestionnaire à l’agent désireux de voir sa carrière progresser. Ce système conduit naturellement à l’écrasement des voix dissidentes et au renforcement du pouvoir concentré dans les mains des organisations syndicales dont la représentativité est pourtant loin d’être satisfaisante. L’exaspération d’un grand nombre d’agents de la fonction publique conscients que l’immobilisme est synonyme de régression pour la majorité, finit malgré tout par délier les langues. Le masque du fonctionnaire arc-bouté sur ses principes, protégeant coûte que coûte ses avantages supposés et obsédé par le fait de travailler le moins possible, se craquèle peu à peu. Le vrai visage du fonctionnaire se révèle bien éloigné des clichés. Il est multiple, varié à l’image de la population. Et la proportion de ceux qui souhaitent le changement, insoupçonnée jusque là, est finalement considérable.

De la nécessité de la reconnaissance. Le changement emblématique, souhaité par de nombreux agents et fonctionnaires, est incarné par l’intégration du principe d’évaluation dans la fonction publique. Actuellement, l’évaluation est un terme tabou, dont l’usage est réservé au secteur privé. L’évaluation est pourtant par essence la première étape en vue de la reconnaissance du travail accompli.

Or, le principe d’évaluation est trop souvent réduit aux notions d’objectifs et de rentabilité. S’il est nécessaire selon moi, bien que d’autres le contestent, d’introduire la notion de rentabilité au sein des administrations et entreprises publiques, il est certes incontestable que le principe de rentabilité ne peut être placé au centre de l’action d’un certain nombre de secteurs publics. Ainsi, il est évident que l’hôpital ou la justice ne peuvent être administrés dans un unique souci de rentabilité. En revanche, certains services publics tels que les transports ont connu des gains de rentabilité notables par l’évolution des modes de fonctionnement sans que la qualité du service rendu ne se soit dégradée. Nous pourrions citer ici l’exemple de la SNCF qui en se modernisant est redevenue depuis quelques années une entreprise rentable tout en offrant de nouveaux services aux usagers. La notion d’objectifs doit elle aussi être définie dans chaque secteur en fonction des particularités de l’administration ou de l’entreprise. En revanche, refuser ab initio la définition d’objectifs dans le secteur public revient à nier la volonté se doter de critères permettant d’identifier les besoins, les faiblesses ou les réussites.

Cependant, le principe d’évaluation ne se résume pas à ces deux aspects - objectifs et rentabilité - mais implique notamment celui de reconnaissance. C’est probablement l’absence de reconnaissance qui constitue la faiblesse fondamentale de notre fonction publique. La notion de reconnaissance peut de plus indirectement agir de façon cumulative. En effet, en l’absence de reconnaissance, d’une part la réussite ou la volonté de progresser ne sont pas récompensés mais les abus et la paresse ne sont pas non plus sanctionnés. Ce dernier point est notamment celui que l’on remarque, que l’on retient et que l’on colporte. Ces abus non sanctionnés exaspèrent finalement aussi bien l’usager lorsqu’il les découvre que la très large majorité des fonctionnaires qui accomplissent leur mission consciencieusement. Il faut enfin reconnaître que chaque administration, chaque service public connaît un ou quelques individus qui non seulement bénéficient d’un salaire qu’ils n’honorent pas par leur travail, mais également qui induisent une légitime aigreur chez leurs collègues conscients de l’injustice d’une telle situation. L’absence de sanction pour ces fonctionnaires non-scrupuleux pourrait être néanmoins acceptable si la fonction publique prenait soin en compensation d’appliquer le principe de reconnaissance à ceux qui se distinguent par leur travail ou leur motivation. Malheureusement, il n’en est rien et la reconnaissance du mérite est inexistante dans la fonction publique. Ainsi, le système actuel est de l’aveu de beaucoup de fonctionnaires, particulièrement démotivant. Est-il acceptable par exemple, que tout le personnel d’un service reconnaisse l’efficacité, la disponibilité et la gentillesse d’une secrétaire et que dans le même temps, sa carrière et sa rémunération soient désespérément figées depuis plusieurs années ? Est-il acceptable que certains personnels techniques, dont les compétences sont reconnues de tous, soient submergés par le travail tandis que d’autres parmi leurs collègues ont su se rendre inutiles par leur manque de bonne volonté et obtiennent en fin de mois le même salaire, la même reconnaissance de l’Etat ? Que dire de cet autre qui par sa fonction est conduit à dépasser largement les horaires prévus par son statut mais qui n’aura aucune revalorisation pour cela ? Les exemples d’injustice sont innombrables. En outre, les fonctionnaires, dont les salaires évoluent moins vite que ceux des salariés du privé depuis 1999, n’ont pour seule perspective d’évolution que l’ancienneté. Les primes sont en réalité distribuées de façon quasi-automatique, et rien ne permet de rétribuer d’avantage l’agent ou le fonctionnaire qui se distingue par ses efforts. Si les abus non sanctionnés sont bien une réalité au sein de la fonction publique, les élans, les motivations anéanties par un système égalitariste sont bien plus nombreux.

Le feu sous la cendre. Les fonctionnaires sont pour moi à l’image du feu qui couve sous la cendre. Il n’en faudrait que peu pour que la fonction publique ne se transforme en un modèle d’efficacité en tirant parti de cette réserve de talents et de compétences. Il ne suffirait que de rendre à ses agents leur motivation et la liberté d’entreprendre, d’expérimenter, de bénéficier d’une part de leur réussite. Il suffirait de faire une petite révolution : adopter le principe de la reconnaissance.


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115 réactions à cet article    


  • tvargentine.com lerma 30 mai 2007 10:44

    C’est avant tout le conservatisme qui tue la fonction publique.

    A commencer à les embauches effectués depuis des années non pas sur des critères d’emplois mais pour permettre à des personnes en recherche d’emploi d’avoir un emploi à vie !

    On se retrouve donc avec des personnes non motivés dans leur travail et ne cherchant pas à évoluer ni à moderniser le service publique,qui s’interpréterait pour eux, par plus (+) de productivité,donc plus (+) de travail !

    Seul le conservatisme des avantages acquis au sein de ces administrations les interressent.

    Supprimer un certains nombres d’avantages afin de recadrer les emplois à ceux du privé ,dans le sens « service » et « productivité »,et booster les meilleurs par des primes,comme cela fonctionne très bien déjà dans le privé,serait une bonne solution

    Ensuite,supprimer les 35h dans l’administration et obligé les fonctionnaires à cotiser 42 ans.


    • Nicolas Nicolas 30 mai 2007 10:51

      « Ensuite,supprimer les 35h dans l’administration »

      Chouette ! comme ca je retrouve mes 31 heures !


    • nico 30 mai 2007 11:35

      @lerma, « A commencer à les embauches effectués depuis des années...pour permettre à des personnes en recherche d’emploi d’avoir un emploi à vie ! » Quelles embauches ???? Les créations de postes dans la fonction publique sont des CDD !!!! de 1,2,3ans... ce ne sont pas des tafs à vie ! Comme d’hab.. argumentation ignorante à grand coup de clichés simplistes ... Tchô !


    • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 30 mai 2007 19:38

      @ Texier, l’auteur

      Excellent article. Permettez-moi, toutefois, de relever par ci par là quelques petites erreurs.

      Je précise bien que votre analyse est tout à fait pertinente, et que je ne relève que quelques détails en vrac.

      Vous parler de « rentabiliser » le secteur public. Il me semble que vous devriez utiliser un autre mot comme, « mieux gérer » ou « optimiser ». Une administration n’est pas là pour gagner de l’argent. En revanche elle se doit d’être la plus efficace possible pour le coût le plus faible possible.

      Ce qui vous a conduit à ce « lapsus » c’est l’implication trop importante de l’Etat dans les activité commerciales telles que l’énergie, les transports, la communication, l’information, la culture, que sais-je ?

      ******************************

      Autres petites précisions concernant les salaires. La progression est plus forte dans la fonction publique que dans le privé. Aussi étonnant que cela paraisse !

      Depuis 10 ans, la progression des salaires dans le public a été 10 fois supérieur que dans le privé ! Pour plus de détail, voici une synthèse très éclairante

      Je partage totalement avec vous la distinction entre l’inefficacité de l’administration en générale, et la compétence majoritairement satisfaisante des fonctionnaires.

      Mais quand on vois les réactions que votre article génère, on se demande s’il n’y a sur Agoravox que des fonctionnaires fainéants, incompétents et voulant préserver leurs privilèges smiley ou si, et c’est plutôt mon hypothèse, par un réflexe corporatiste, dès qu’on dénonce un dysfonctionnement ou une incompétence avérée, il se forme un pack qui défend bec et ongles l’indéfendable.

      Encore bravo pour votre article et le débat qu’il suscite.


    • maxim maxim 30 mai 2007 11:05

      personnellement ,ce sont les incohérences entre les services d’une même administration qui illustrent bien la lourdeur ,et le necessaire dégraissage ,(et le mot n’est pas fort ) qu’il conviendrait de réaliser ,afin que le citoyen soit convenablement servi,d’autant plus que ce sont ses impôts qui alimentent cette belle administration qui fait notre fierté ....

      un exemple : en 1990,j’ai eu un grave accident sur un chantier que je visitais dans le cadre de mon travail .... cet accident a eu des suites conséquentes....hopital,opérations ,infirmité ,et tout les désagrements occasionnés ,perte de clientèle ,non suivi des chantiers en cours ,pertes financières ....bref,la « totale » ...

      je suis par la suite passé devant une commission d’experts pour évaluer le pourcentage d’invalidité auquel j’avais droit ,une pension m’a été accordée ,j’avais reçu un courrier dans ce sens ,ne voyant rien venir ,j’ai reçu un autre courrier attestant dans la meme lettre qu’une pension m’avait bien été attribuée ,mais que je n’y avais plus droit car je ne m’étais pas présenté pour une contre expertise ,pour laquelle je n’avais jamais été convoqué ....

      j’ai saisi la justice ,avec les frais que celà engage ,pour défendre ma cause auprès du tribunal des affaires sociales de Melun ,j’ai été débouté de mes demandes après deux appels ....

      j’ai laissé tomber ,on connait l’expression ,le pot de terre contre le pot de fer .......

      je ne parlerai pas d’autres deboires que j’ai eu avec d’autres administrations ,entre autre le trésor public qui m’avait demandé un chèque de 0 francs ,ayant tardé de le payer devant l’énormité de la situation,je n’ai rien envoyé et j’ai eu une mise en demeure de régler avec lettre d’huissier et les frais ........

      il a fallu que je me déplace plusieurs fois pour enfin obtenir une remise gracieuse pour cette somme de 0 francs ....

      vive la France ,vive le service public ,une institution comme notre baguette de pain,notre pinard,notre steack frites .......

      j’espère que l’on va améliorer le menu ......


      • Darkfox 30 mai 2007 11:22

        Mhh déjà un gros problème est le fait que le fonctionnaire se sent protéger . C’est à dire qu’il peut tres bien ne rien faire , cela ne changera rien, son avancement est programmé etc..

        Il est par exemple abhérant que l anpe n’est pas de base de donnée en tre les demandeurs d emploi et les demande d emploi afin de faire des croisements ! Que la sécurité sociale malgrès malgrès un outils informatiques fassent le boulot à la même vitesse ?

        Que les assistantes sociales est par exemple 14 semaines de vacances ! Que le nombre d’arret maladie de certaines branches de la fonction explosent. que les Chauffeurs RATP/SNCF travaillent 25h par semaine et j’en passe dans certains ministères ou parfois les 28h était de rigueurs (pas sur le papier mais en réel !)

        Mais d’autres branches contrebalance entre les moyens parfois ridicule de la police qui s en sorte bien ( pas de repression routière mais les autres branches), la santé avec les heures infernales des infirmières et des médecins.

        Mais ce qui est le plus bizzare c’est que les fonctionnaires ne comprennent pas que les personnes qui les payent c’est nous. Hors lors que l’on fait engueuler par la dame de la mairie parce qu on la dérange dans sa discution. Qu on nous regarde comme des extraterretres quand on leur demande si il ne pourrait pas fermer un peu plus tard le soir et ouvrir plus tard le matin afin de permettre à ceux qui travaille de pouvoir faire leur demarche et qu il ne comprennent pas pourquoi la plupart des francais ne les suivent pas dans leur grève pour leur augmentation de salaire ( qui sera donc une augmentation de nos impots..) .

        Ils ont perdu le contact et ca c’est domage


        • Darkfox 30 mai 2007 11:58

          oula près relecture je me rend compte que je me suis un peu emporté. La fonction publique reste une force vitale et beaucoup en sont conscients à ’l’intérieur aussi . Je me souviens d’un professeur d informatique qui rageait d’avoir un budget « chaise » a dépensé chaque année qui était élevé et que son budget informatique lui ne permettait pas d’acheter du matériel informatique. Mais qu ’il ne pouvait pas trasnferrer son buget chaise en matériel ...

          Enfin bref plus de dicernement, optimisation des postes et surtout l arret du double emploi ( dans l education national apr exemple ou 2 organisme ont les même prérogatives..)


        • Redj Redj 30 mai 2007 12:12

          « Que la sécurité sociale malgrès malgrès un outils informatiques fassent le boulot à la même vitesse ? »

          ==> renseignez-vous, déjà à la sécurité sociale ce ne sont pas des fonctionnaires, ils sont juste assimilés. Ils sont soumis au même code du travail que tous les salariés, y compris les licenciements. Ne confondez pas tout et ne tombez pas dans la caricature à la Coluche !!!

          Ensuite, allez faire un tour dans un centre, et vous verrez que le traitement des feuilles de soins ne se fait plus manuellement, mais via scannérisation + validation. Et oui, la sécurité sociale est moderne (malgré les vieux bâtiments).

          Ensuite, s’il y du retard, c’est peut-être aussi qu’il faut le temps d’adapter correctement le système informatique à tous les changements décidés par les gouvernements successifs.

          Et pour finir, ne vous inquiétez pas, le dégraissage a déjà commencé, vous n’aurez plus longtemps à mettre la main à la poche pour payer toutes ces feignasses immobilistes !! smiley


        • Gilles Gilles 30 mai 2007 14:45

          Ouais, rajoutons que la plupart des embauches effectuées à la Poste, la SNCF, EDF dans les facs ne sont pas des postes de fonctionnaires mais souvent des CDD mal payés. ça fait même bien longtemps que ces entreprises fonctionnent ainsi !


        • Rugbybanane Rugbybanane 31 mai 2007 18:51

          C’est hallucinant ! Je suis fonctionnaire, je paie mes impôts sur le revenu, locaux, et autres et de plus, je travaille dans un service de perception au ministère des Finances, on pourrait dire que je m’auto-finance....


        • ExSam 30 mai 2007 11:42

          Texier, c’est le petit Baverez nouveau. Il n’a de cesse de scier la belle et noble branche qui supporte sa culotte sale. Un refrain qui vous est offert par la pensée France-Inter.

          On préférera partir dans les sentiers peu battus, monter vers les sommets, s’aérer l’esprit et soulager le coeur en lisant ceci :

          Eloge des fonctionnaires Pierre Bitoun Ed. Calmann-Levy 2001

          Un livre qui en finit avec « le grand matraquage ».

          Le sociologue Pierre Bitoun, chercheur à l’Institut de la recherche agronomique, y pique un véritable coup de colère contre la culpabilisation rampante des fonctionnaires. L’auteur démonte chacune des idées reçues.

          Les agents de la fonction publique bénéficient de la sécurité de l’emploi, est-ce un mal ? Non seulement, Pierre Bitoun raconte que ce statut est « le fruit d’un combat d’un siècle et demi », il révèle que près d’un quart des fonctionnaires sont régis par des contrats précaires et il interroge toute la société : cette sécurité de l’emploi ne devrait-elle pas être la norme pour tous les salariés ?

          De même, faut-il les accuser de « faire trop la grève » alors que ce droit, dont devraient pouvoir user les salariés du privé, a déjà été grandement rogné par l’État patron ? Les fonctionnaires sont-ils trop nombreux ?

          Pierre Bitoun nous invite à un « voyage en pénurie publique ». Sont-ils des salariés tranquilles, voire fainéants ? L’auteur détaille les risques professionnels auxquels sont aujourd’hui exposés les policiers, les magistrats, les pompiers, les hospitaliers les enseignants et même les guichetiers.

          Un bon antidote contre le bourrage de crâne des Maître de conf qui ont trop écouté la vulgate libérale ou qui ont les dents longues...


          • Nicolas C. 30 mai 2007 22:54

            Certes, les fonctionnaires font un travail formidable. Doit on pour autant tous laisser à l’identique simplement en balayant toute argumentation d’un revers de la main et d’une insulte : « liberale » ?

            Quand le principal empecheur de travailler est le mode de gestion, il faut revoir le mode de gestion et non pas les hommes qui y sont. C’est ce qui se passe avec la plupart des administrations francaises. Les doublons y sont a foisons, les responsabilités ne sont pas clairement definis, donc bcp de services font le MEME travail qu’un autre ; et au final on se retrouve avec plusieurs equipes qui ont fait leur travail consciencieusement (et avec les mêmes resultats, ce qui est bon signe), alors que juste une équipe aurait pu faire ce travail, pendant que les autres auraient travaillé sur d’autres projets.


          • ben ben 31 mai 2007 13:16

            c’est toi qui parle de bourage de crane ???!!!


          • bozz bozz 30 mai 2007 12:00

            Mon cher Michael, je partage avec vous un grand nombre de points de vue, mais je reste malgré tout beaucoup moins optimiste vis-à-vis de la contestation des fonctionnaires. Je m’explique, une grande majorité de fonctionnaire sont rentrés dans la fonction publique justement pour être à l’abris de ces changements (regardez les études sociologiques qui montrent que 70% des jeunes veulent devenir fonctionnaire pour la sécurité de l’emploi et l’assurance de rester tranquiles)

            Le problème principal de notre système est la non responsabilité de ses actes pour les fonctionnaires : pas de sanction évidemment mais surtout pas d’évalution convenable des objectifs à atteindre regardez ce qui se fait déjà : nos enseignants ne peuvent pas obtenir de mauvaises notes et quand la note est basse la sanction n’est jamais là (pas de retour en formation, pas d’aide spécifique afin de s’améliorer etc... donc on constate l’incompétence mais on ne fait rien- on se demande à quoi servent ces évaluations) Ceci a des conscéquences facheuses sur la motivation ou tout simplement pour les choix de vie des fonctionnaires. Prennons votre exemple de maître de conf. vous pouvez décider d’arrêter votre recherche en faisant le minimum (recyclage de votre thèse, utilisation des données de vos étudiants) tout en continuant d’assurer votre charge de cours (là aussi au minima)et continuer votre carrière comme si rien n’était car avec le temps que vous dégagez ainsi vous pouvez soigner vos relations, entrer dans les bonnes commissions etc...

            moralité on vous engage pour faire des cours (qui ne sont pas évalués) et faire de la recherche (elle aussi très peu évaluée) mais vous pouvez très bien décider de faire tout autre chose...

            et ceci est transposable dans beaucoup de métiers de la fonction publique... conaiisez vous l’histoire des livres qui sont bouffés par des souris dans une bibliothèque publique ? Grand malheur, les livres sont rongés par des souris, pour y faire face le directeur convoque une réunion du collège des conservateurs : il y découle l’utilisation d’un chat pour chasser les souris ! Très bien quelques mois passent jusqu’au jour où horreur les livres sont à nouveau rongés ! que ce passe-t-il ? demande la directeur, rien nous venons de titulariser le chat.....

            anecdote insignifiante mais qui malheureusement reflète assez bien la réalité, il existe des services qui ne fonctionnent que grâce à l’utilisation de vacataires ou de contractuels et lorsque ces postes sont pourvus par des titulaires, le travail s’en fait nettement sentir...


            • noireb 30 mai 2007 17:26

              Excellent exemple que celui du maitre de conf.

              Ce n’est pas sans m’en rappeler certains de ma connaissance... Et ils arrivent même à passer HDR, chef d’équipe, ou directeur de labo...


            • Jojo2 30 mai 2007 12:06

              Quand on secrète de façon continue des chefaillions via les grandes écoles, il faut bien leur donner des troupes. Et si la gestion est mauvaise, c’est de la faute des troupes, pas des chefaillions dont le but est de pantoufler dans le privé 15 ans plus tard pour bénéficier de parapluies dorés.

              La réforme doit commencer par le HAUT.


              • alberto alberto 30 mai 2007 14:25

                Jojo2 : j’approuve entièrement votre remarque pleine de pertinence (le poisson pourrit toujours par le tête !), et voulant signifier mon approbation par un « vote plus », j’ai donc cliqué sur « oui », or le « score » de votre commentaire qui en était à + 2 est descendu à + 1 : ?

                Encore les bizarreries du vote AV...

                Ceci dit, j’applaudis à cette très bonne analyse de Michael Texier, notamment en ce qui concerne l’évaluation !


              • jak 30 mai 2007 12:30

                Le plus inquiétant après le nombre exponentiel de fonctionnaire, est le fait que 25% des étudiants Français aient comme seule ambition de devenir fonctionnaires, surtout comme vous le soulignez, la grande majorité concerne l’élite de cette population.

                Quand a la réforme de l’administration, qui peut réussir ce tour de force ?


                • Pinpin 30 mai 2007 15:02

                  Une bonne part de ces étudiants veulent rentrer dans la fonction publique car y résident des métiers interessants et utiles à la société, chose bien plus difficilement trouvable dans le secteur privé.

                  La fainiantise n’est pas dans la jeunesse, qui dispose de plein d’énergie et fait souvent preuve de bonne volonté dans la recherche de reconnaissance de leur ainés.

                  Notre pays va mal peut-être car les jeunes n’ont plus leur place, pris de haut par la population majoritaire de plus de 40 ans.


                • noireb 30 mai 2007 17:31

                  Pinpin, tu es naïf.

                  J’ai connu plus d’un étudiant inscrit à la fac parce (et je cite) : les bancs y sont plus confortables qu’à l’ANPE, c’est chauffé en hiver, et y a des soirées organisées...

                  Et même sans aller dans ces extremes, je connais personnellement des gens brillants, qui se contenteront du minimum (fonctionnaire pépére), apres avoir vu que ceux qui bossent moins s’en sortent aussi bien, voir mieux s’ils mettent à profit leur temps de glande.


                • O.Z.Acosta 30 mai 2007 12:33

                  Le problème de la fonction publique est aussi que tout est centralisé à Paris. Combien coute à la collectivité tous ces gardiens de la paix à peine sortie de l’école et qui ont des logements de fonctions ( F5 ) à saint germain en laie pendant que j’ai du mal à me loger en province .....

                  La france avec sa police et ses pauvres moyens.Arrétez de nous faire rire, la france est le pays industrialisé où il y a le plus de policiers par habitant.

                  Il est facile de hurler devant le guichet mais combien de planqué dans les ministères à pondre des circulaires inaplicables en locale......

                  Dans mon service nous somme 17, 15 ingénieurs super mais 2 techniciens donc quand il y a du travail à faire ce sont les ingénieurs qui le font donc par exemple : cablage d’armoire informatique 3500 points, 3 ingénieurs pendant 8 jours à 10 heures par jour sachant que celui qui est payé le moins gagne plus de 20 € de l’heure ..... il est facile sous couvert d’avancé de carrière de promouvoir des personnes à des classes supérieures mais quand il n’y a plus personne pour faire le boulot ca coute à la colléctivité et pas question de demander aux techniciens de faire le travail car ils ne veulent pas et qu’il n’y a pas de position hierarchique.

                  et que dire des chefs de services qui commulent les postes et les « charges de mission » alors qu’ils ne sont pas compétent en la matière. Il n’y a pas de problème d’évaluation, la reserve vient du fait que cela va se faire à la tête du client et non pas sur les compétences.

                  Je rejoint l’auteur sur le fait que ce n’est pas un problème d’agent de la fonction publique mais de gestion du personnel et de hierarchie. on engage des agents administratifs qui ne font pas leur travail et se décharge sur le personnel technique car il faut que eux fassent 35 heures alors que les agents techniques sont plus près des 45 heures avec le même salaire que s’ils travaillaient 35.

                  Voila le problème de la fonction publique, que l’on travail 35 ou 45 c’est la même paie et en plus on est mal vu.

                  Quand aux grèves, nous faisons grève administrative mais quand la manifestation est terminé, nous rentrons au travail pour finir notre journée et récupérer les heures « perdues ». Et la securité de l’emploi, il faudrait demander aux personnels de jussieux ce su’il en pense ..... quand on est fonctionnaire, on représente l’Etat dans n’importe quelle condition : en poste, en vacance, quand on dort et je peut vous dire que ce n’est pas toujours facile.

                  Enfin il faut reconnaitre que la « règle N°1 du sorcier et toujours vrai » : les gens sont stupides, on peut leur faire croire n’importe quoi par la peur, la manipulation ou tout simplement en leurs faisant croire que c’est eux qui ont eu l’idée mais ne jamais oublier qu’ils sont stupides.

                  Z


                  • O.Z.Acosta 31 mai 2007 12:00

                    je n’ai rien oublié mais à catégorie égale, E par la mienne que vous travaillez 45 ou 35 heures c’est la même chose.

                    Quand aux primes informatiques que n’ont pas les agents administratifs, a ce que je sache je ne touche pas de NBI donc pourquoi toucheraient-ils la PPRS ( prime de participation à la recherche scientifique ) ou une PFI ( prime de fonction informatique ), ils n’ont pas d’asteinte ( Noël, jour de l’an, WE ) moi oui. Quand on modifie le réseau ce n’est pas eux qui travaille jusqu’a 4 heures du matin et qui sont présent à 9h soit 5 heures après.

                    Seulement le salaire brut d’un IGE après 6 ans de services sans prime est de ...... 1931,60 €, la PPRS 252,06 € et la PFI 272,06 moi je préfererais avoir tout inclu dans mon brut que des primes ( question retraite ).

                    ha ce que je sache, je fait en moyenne 45 heures semaines ( annualisé ), et a ce salaire là c’est un technicien dans le privée.

                    Z


                  • O.Z.Acosta 31 mai 2007 14:40

                    Je travaille dans la BAP E et je suis IGE 2C indice 426 j’ai bac + 5 DESS sécurité des systèmes informatiques.

                    J’ai des formations complémentaires opérateurs ( je pourrais être DSI dans n’importe quelle boite privée y compris opérateur téléphonique type FREE ou 9 telecom ), j’ai 6 ans d’expérience grand réseaux ( 25000 prises infos, 35000 téléphone réparti sur 6 grands sites ).

                    Ce que je voulais dire c’est que si je travaille 35 ou 45 heures tout le monde s’en fout mais vu que nos salaires sont annualisés je gagnerais la même chose donc il est sur que certains collégues qui sont rentré en même temps que moi et qui font 35 heures car ils sont dans des composantes gagnent la même chose et cela n’est pas normale car eux touchent les même primes mais ne font pas les atreintes car ils ne font pas parti d’un service générale.

                    En même temps je reproche à certains admnistratifs qui sous couvert de faire 35 heures se déchargent de leur travail sur le personnel technique.

                    Le problème de la fonction publique ne vient pas des agents ( enfin si certains profitent trop de la situation ) mais de la hierarchie parfois innexistante parfois aveugle qui impose des dispositions sans à la fois informer et surtout discuter avec le personnel technique ce qui implique que nous sommes toujours en train de chercher des solutions de bout de chandelle avec des moyens reduits mais des exigences hierarchiques élévées.

                    L’administation marche sur la tête sans même s’en rendre compte, et cela ne va pas s’arranger car que va-t-il se passer on va diminuer le nombre de personnel technique à son stricte minimum et augmenter à la fois les étages hierarchiques et le personnel administratif (DHRC, controleur de gestion .....) ce qui n’est pas très bon regardez dans les industries privées ce qui s’est passé dans les années 90.

                    Exactement la même chose qui aura exactement le même resultat, l’externalisation du technique qui à reduit la reactivité et à terme à lui aussi incité à la délocalisation.

                    Z


                  • vachefolle vachefolle 30 mai 2007 13:46

                    etape 1 : privatiser tout ce qui est privatisable. par exemple l’ANPE peut entierement etre remplacee par des entreprises privees.

                    etape 2 : permettre des passerelles entre prive et public, pour donner la possibilite a des salaries du prive de travailler kk annees dans le public sans tout le bazar des diplomes/status. Par exemple, de tres nombreuses femmes cadres seraient d’accord pour etre profs quelques annees. Aider aussi dans le sens contraire , pour immerger des fonctionnaires dans le prive....

                    etape 3 : Reorganiser tous les 3 ans, par principe. Les reorganisations dans le prive ont comme objectif principal de secouer l’arbre hierarchique et de remotiver tt le monde (? !)... Meme si une oraginisation matricielle n’est pas plus adaptee qu’une pyramidale, changer pour changer est la solution !

                    etape 4 : AUDIT d’organisation integral des administrations....


                    • spartacus 30 mai 2007 20:20

                      Dites-donc, Vachevolle,

                      vous ne seriez pas atteint de sarkozite aïgue, par hasard ?

                      Faites-gaffe, mon vieux, il y a une épidémie qui courre en ce moment... smiley smiley


                    • chevsinclair 4 juin 2007 14:07

                      dis donc spartacus vous serez pas atteint de sectarismme aigu, ça fleurit à ma gauche en ce moment... c est le mot audit qui vous fait peur ? vous savez ce que cela est exactement ? Ou bien est ce le mot organisation, ou encore, passerelle ? Je comprends pas de quoi vous avez la trouille ? Expliquez nous, car à mon avis c’est exactement là que doit être le noeud du problème, ou plutot, une ignorance qu’il faut vite combler...


                    • Michael Texier 30 mai 2007 14:05

                      Je crains que certains n’aient pas compris le but de mon témoignage. Il ne s’agit pas pour moi de pointer du doigt qui que ce soit, ni de « scier la branche sur laquelle je suis assis » bien entendu. Je ne me considère pas au dessus de mes collègues mais je fais seulement un constat effaré. J’observe comment les choses fonctionnent autour de moi et j’écoute les témoignages de mes collègues. Mon analyse n’est pas que les autres (une catégorie dont je m’excluerais naturellement) sont paresseux ou profiteurs mais la situation n’en est pas moins alarmante. En supposant que la large majorité des fonctionnaires sont des gens initialement motivés et compétents, j’en conclue que c’est le système qui est responsable de la démotivation que j’observe tous les jours. Car s’il est une chose qui est incontestable (je suis très bien placé pour m’en apercevoir), c’est à quel point de nombreux fonctionnaires (et agents de la fonction pubmlique, pour mettre tout le monde d’accord) ont perdu toute motivation. c’est un fait. Essayons de réfléchir, sans polémique et de façon sereine, à la façon de corriger cet état de fait.

                      @ bozz : Je n’ai rien à ajouter à vos propos. Ils traduisent simplement ce que je vis. Je confirme qu’il est inadmissible que les Maîtres de conf’ dont je fais parti ne soient pas évalués. Je ne suis pas le seul à le penser, loin de là. Pour le reste, l’idée d’évaluatuion est pour moi indissociable de la reconnaissance, sinon elle est inutile. Je ne parle pas de sanction volontairement pour ne pas instruire la polémique mais la sanction peut aussi prendre la forme de l’absence de reconnaissance. Pour ma part, je crois beaucoup plus à la motivation qu’aux coups de baton.


                      • alberto alberto 30 mai 2007 14:40

                        M. Texier : votre article est excellent et présente un constat pertinent de la situation des salariés de la fonction publique.

                        Mais quant aux blocages, envers de nécessaires réformes, vous semblez charger exclusivement les syndicats : mais quid de la haute fonction publique qui a quand même la responsabilité de l’organisation de ce doux bordel ?

                        Nota : voir plus haut la remarque de Jojo2.

                        Bien à vous.


                      • Jojo2 30 mai 2007 15:24

                        « Je confirme qu’il est inadmissible que les Maîtres de conf’ dont je fais parti ne soient pas évalués »

                        Ceux qui ne sont pas associés à une équipe dépendant d’un organisme. Les universitaires dans une équipe INSERM, par exemple, sont évalués. Quand à ce qui est fait de leur évaluation, c’est un autre problème, elle est utilisée pour l’évaluation de la structure, donc ne joue que très indirectement sur leur carrière. Au contraire des chercheurs des organismes dont l’évaluation conditionne (en partie, avec le piston+++) l’avancement...


                      • herve33 30 mai 2007 14:08

                        Parlez de la fonction publique en général , c’est forcément sortir des clichés qui ne sont pas forcément valables pour la totalité de l’adminstration .

                        Cependant je suis d’accord avec le point que la reconnaissance du mérite est assez inexistante dans la fonction publique . Et je dirais même que le fonctionnaire qui proposent des innovations n’est que rarement soutenu par ses supérieurs hiérarchiques qui bien souvent ne veulent pas faire de vagues .

                        Sur les sanctions dans la fonction publique , elles existent et depuis 2002, un fonctionnaire doit avoir un entretien d’évaluation avec ses supérieurs hiérarchiques pour évaluer les objectifs à atteindre et ce qui a été fait l’année précédente . D’autre part , une mauvaise notation peut affecter l’avancement de carrière .


                        • Redj Redj 30 mai 2007 17:40

                          @Herve33,

                          Les entretiens d’évaluations sont un bon outil, encore faut-il qu’ils servent à quelquechose. Je suis assimilé fonctionnaire pour ma part, j’ai un entretien tous les ans. Depuis que cela existe je réalise mes objectifs fixés l’année n-1.

                          Or, le système de rémunération n’est pas lié à cet entretien, ou du moins n’est plus lié, parce qu’ils se sont aperçu que tout le monde réalisait ces objectifs, et donc que tout le monde méritait plus ou moins une augmentation. Résultat, on est toujours soumis à cet entretien, mais le système de rémunération n’a pas évolué. Il reste toujours au bon vouloir du prince qui préfère augmenter tous les ans les mêmes personnes, y compris celles qui sont reconnus dans l’entreprise comme incompétentes (à un point qu’elles n’ont plus de missions, où des missions fantômes), et laisser les autres ruminer. De toutes façons que peuvent-ils faire, le directeur a tous les droits. Côté motivation des troupes il y a mieux quand même non ?

                          Je pense que mon exemple n’est pas une généralité, mais qu’il existe quand même beaucoup de situation analogue à celle-ci, où seul le pouvoir du petit chef compte !!!


                        • Gilles Gilles 30 mai 2007 14:29

                          Vous dîtes :

                          « ...concernant le projet de réforme sur l’autonomie des universités - pourtant souhaitée par de nombreux présidents d’université - pour constater que les habitudes sont tenaces. »

                          Cela semble être une critique péremptoire de l’immobilisme. Pourtant, cette réforme est trés critiquée par les employés des université et en tout premier lieu les maitres de conférence et professeurs, et à mon avis à juste titre. Les présidents des universités, souvent juste des gestionnaires parfois trés politisés et proches des élus locaux ne sont aucunement représentatifs ni même compétents à eux seuls pour juger d’une réforme.

                          Plus que critiquer pour en arriver à la conclusion que n’importe quelle réforme sera mieux que l’immobilisme actuel (dû aux syndicats si je comprends bien), il est nécessaire d’étudier en profondeur les contenus des réformes et en débattre. Discuter aussi de la mission du service public (uniquement comptable ou plus large) et voir si c’est conforme à l’esprit de la réforme, ce qui est loin d’être évident pour la réforme des universités

                          Pour les universités l’autonomie peut avoir du bon, mais attention, pas à n’importe quel prix. Aucun chercheur ne veut voir ses recherches et sa carrière subordonnées à des décisions prises par les élus du département en coopération avec le medef local (comme cela se fait déjà pour les facs ayant signé un accord avec le ministère) ne connaissant rien au sujet et dont la fonction est de penser uniquement à leur fief plus qu’à l’intéret général de la nation et de la recherche.

                          Aucun chercheur ne veut avoir une mobilité restreinte au département ou à la région (je les comprends), surtout qu’à ce moment les petites facs auront du mal à recruter les meilleurs dans la spécialité, ce qui polarisera la recherche entre pôles d’excellence dans les grands agglomérations et facs dédiées à la formations professionnelle uniquement pour le bassin d’emploi local dans les départements ruraux. Ce qui en fin de compte lésera les étudiant tombés dans ces facs

                          Bref.... comme quoi il faut discuter en détail de chaque point plkutôt que de se jeter sur la première réforme venue


                          • DavidR 30 mai 2007 14:45

                            C’est étonnant d’entendre parler de pensée unique alors que vous en reprenez quelques poncifs (« le nécessaire aggiornamento de la fonction publique » ; « Les oppositions de principe » ; « mouvements sociaux prônant l’immobilisme au nom du maintien de privilèges renommés « acquis sociaux » »). Mais bien sûr la pensée unique c’est toujours celle de l’autre — il faudrait faire un historique de l’utilisation du terme pour comprendre comment un terme inventé par P. Bourdieu (me semble-t-il), dans son sens originel, pour dénoncer la doxa à l’oeuvre dans les médias, est devenu dans la bouche de certains, dont la vôtre, son exact contraire.

                            Fort heureusement la fonction publique reste un endroit où certaines personnes sont encore habitées par le désir de faire en sorte que la chose publique (république) fonctionne du mieux possible, malgré tous les assauts qu’elle subit, sans spécialement compter leurs heures et sans appétit pour une reconnaissance autre que celles des usagers. Et sans elles, il y a bien longtemps que cette société aurait rencontré le mur dans lequel elle se dirige tout droit — mais elle finira par le rencontrer.

                            Ainsi il y a des profs qui en plus de leur temps devant élèves et du travail avant et après que cela nécessite, font leurs évaluations le mercredi après midi car, en terminale, par exemple, avec la baisse horaire de leur matière et la surcharge des programmes, ils ne pourraient sans cela envisager de fournir aux usagers une formation satisfaisante pour envisager d’obtenir le baccalauréat.

                            Il en est d’autres qui, en première, pour les mêmes raisons, font des heures _bénévoles_ d’aide individualisée (jusqu’à trois heures par semaine).

                            Il y en a même qui ont un site sur lequel ils répondent avant d’aller se coucher aux questions des élèves les semaines qui précédent les contrôles.

                            Et ce n’est pas de récompense au mérite dont ils ont besoin, juste d’une rémunération décente.

                            A bon entendeur.


                            • Ronny Ronny 30 mai 2007 14:56

                              @ auteur et commentateurs

                              L’article n’est pas inintéressant, mais il est biaisé à mon avis (il manque d’un minimum d’ojectivité). Il alterne les observations pertinentes et une certaine forme de poujadisme anti fonctionnaire... Il souffre aussi d’un défaut, qui est celui de tous les articles traitant de la fonction publique, et qui est de considérer qu’il n’existe qu’une seule fonction publique, unanime, monolilthique, autonome et autoreplicative !

                              Commentaires plus précis pour expliciter mon propos :

                              Les effectifs n’ont cessé de croître au cours des vingt-cinq dernières années et l’Etat consacre une part considérable de son budget au fonctionnement de ses administrations. C’est un refrain connu, mais la situation est plus complexe. Si il y a eu une hausse globale en 20 ans, pas de chance, les dernières années voient une baisse des effectifs sensible (Cf insee, presque -2% des effectifs entre 2003 et 2004, Cf rapport senat -2,5% entre 2006 et 2007, etc.). La hausse doit aussi etre analysée de facon plus fine. Entre 1982 et 2003 l’emploi public a augmenté de 24 %. Dans le même temps, l’emploi total augmentait de 13 %. La croissance de l’emploi public repose sur celle de la fonction publique territoriale (FPT). La FPT enregistre la plus forte progression des effectifs (+ 42 %) en grande partie en raison de la régionalisation et de la décentralisation. La fonction publique d’État (FPE) a progressé comme l’emploi total (+ 14 %) (source documentation francaise) ! De plus, nombre de postes crées ces dernières annés ne sont pas des postes de fonctionnaires, mais des CDD ! Les baisses signalées plus haut sont donc des baisses a minima, ne prenant pas en compte le caractère « volatile » de nombreuses créations d’emploi récentes du public.

                              « De l’inefficacité, une maxime » Non certainement pas. Les agents du public que je connais et ils sont nombreux n’ont pas pour maxmime de l’inefficacité. Que l’organismation de services soit calamiteuse, certes, que certaines derives que vous pointez du doigt soient pénibles et contre productives, nous sommes d’accord (par ex : « le manque de communication entre services, l’absence de stratégie commune en matière d’investissements, de ressources humaines, les lourdeurs administratives freinant... non pas toutes, mais certaines »initiatives). OK aussi avec vous, plus bas sur la multiplication des services aux attributions très proches, charges administratives supportées par des fonctionnaires dont ce n’est pas la fonction première..."

                              En revanche vous dérapez quand vous écrivez « l’ampleur des dépenses injustifiées tandis que le manque de moyens est régulièrement dénoncé  » Si des dépenses amples existent, elles ne se produisent surement pas au niveau des services, mais au niveau des directions, voire de certaines caisses noires de ministères ! C’est un autre monde, celui de la haute FP d’Etat, réservé à des quasi politiques et où le fonctionnaire de base n’a pas accès. A ce sujet, vous parliez de lourdeur... Il faut voir le nombre de papiers, de justificatifs, et le temps que prennent la commande de certains matériels par les services ! Au delà et en revanche, non, désolé "le parcours administratif faisant suite à un changement de situation familiale, à une demande de titre de séjour, que je connais bien pour diverses raison est relativment simple, et a été très simplifié par l’utilisation possible d’internet, voire automatisé (carte de séjour). J’ai également demandé voilà peu une nouvelle carte grise, le tout par internet et courier, sans déplacement et envoi à mon domicile en 8 jours (en région parisienne !), idem pour la tele-déclaration des impôts...

                              Un mot sur la comparaison des taux d’emploi dans les services publics dans différents pays pour dire qu’il faut faire attention à comparer ce qui l’est. Etes-vous certain que les administrations des lands en Allemagne ou celle des provinces en Belgique soient comptabilisées dans les stats que vous présentez, par exemple. Deuxième point, compte-t-on les statuaires seuls, les DDD, l’équivalent temps plein, pas mal de vérifications à faire avant de s’emballer. Au delà, la question qui se pose est « moins de service public est-ce »mieux« ou »moins bien« pour la société ». Y a t il des secteurs qui ne sont privatisables (hopitaux, éducation par exemple) ou pas privatisés en France et qui le seraient à l’étranger, et est-ce souhaitable ?

                              Vous écrivez aussi "En effet, chaque mesure, chaque projet de réforme visant à moderniser les services publics se heurte à une résistance tenace. C’est totalement faux. Qu’il y ait des résistances, cela arrive et ce me semble justifié lorsqu’elles tentent de freiner une dégradation des conditions de travail, une activité supplémentaire sans contre partie rémunérée, etc. Mais vous oubliez dans le même temps de signaler (à dessein ?) que nombre de réformes souhaitées par les fonctionnaires eux mêmes et susceptibles d’améliorer le service, ont été tout simplement envoyées à la trappe par les gouvernements de droite (souvent) comme de gauche (aussi !), d’ailleurs !

                              Enfin attaquons le morceau de choix : Bien que la pensée unique, dictée par une minorité active, soit toujours pesante au sein de la fonction publique,... Ben non, la FPE n’est pas dominée et contrôlée par des syndicats, les gens y sont libres de penser et d’agir. La diversité syndicale existe. « Minorité » d’aileurs, écrivez vous, mais vous oubliez que les délégués syndicaux sont élus par plus de 60% (jusqu’à 80% dans certains services) des personnels. Vous confondez donc adhérents et représentants. A ce compte, Sarkosy ne serait représentatif que d’à peine 1% des francais, puisque moins de 1% adhère à l’UMP ! Donc à la porte Nicolas !

                              Autre citation : Condamnation de mouvements sociaux prônant l’immobilisme au nom du maintien de privilèges renommés « acquis sociaux ». Phraséologie typiquement conservatrice ! Si vous considérez une certaine sécurité de l’emploi, une liberté de parole comme des « privilèges », alors au lieu de demander la perte de ces acquis pour la FPE, vous feriez mieux de demander leur extension à l’ensemble des personnels de la FP, et aux personnes du privé. La politique d’alignement vers le bas ou vers le pire n’a jamais conduit à une amélioration des conditions de travail ou des niveaux de vie. Au contraire. C’est faire preuve d’un esprit étrange que de faire croire le contraire.

                              « Remettre en cause ces principes et l’assumer au grand jour se révèle d’ailleurs souvent périlleux puisque les promotions au sein de la fonction publique sont très souvent conditionnées par le soutien d’un syndicat . C’est totalement faux et mensonger qui plus est ! Nombre de promotions se font à l’ancienneté (et cela est dénonçable effectivement), et les instances d’évaluation sont pour la plupart multicasquettes. Les seules instances à forte coloration syndicales sont les CAP (com. admin. paritaires) qui comme leur nom l’indique comportent à part égale des représentants de la direction et du personnel. Elles interviennent après les promotions au choix, et le plus souvent ne modifient pas les classements, heureusement. En revanche, oui, il faut plaire au »gestionnaire" ou à son supérieur direct pour des promotions au choix. Le délit de sale gueule n’est d’ailleurs pas toujours bien loin, et cette situation n’est pas caractéristique du public. Les employés du privé sont dans le même cas ! Donc arrêtez de fantasmer sur ce point !

                              Terminons sur une note positive : je suis d’accord avec vous quand vous écrivez « C’est probablement l’absence de reconnaissance qui constitue la faiblesse fondamentale de notre fonction publique... Ces abus non sanctionnés exaspèrent finalement [...] bénéficient d’un salaire qu’ils n’honorent pas par leur travail, mais également qui induisent une légitime aigreur chez leurs collègues conscients de l’injustice d’une telle situation... ». Ceci posé, et pour connaître pas mal de services du public, je dirais que le système fonctionne sans carotte ni bâton ce qui est sans doute peu compréhensible dans le cadre - très étroit - d’une pensée sarkosienne !!! J’ajoute que pour un système fondé sur l’intérêt des gens pour leur boulot (enseignants, medecins et infirmiers, cheminots, flics, juges, etc.,) il fonctionne curieusement plutôt bien. J’estime personnellement à 5% le taux de tire au flanc dans la FP, ce qui est globalement très peu (et pas forcément très différent du privé !), et qui ne peut que vous réconcilier avec celle-ci.


                              • glop 30 mai 2007 17:44

                                Ouf enfin quelqu’un qui se démarque !

                                Serai-je devenu un dinosaure ?

                                Au fait M Tixier vous êtes prof de fac ?

                                Trouvez-vous normal qu’on parle de semestres en fac alors qu’un semestre dure grosso modo 4 mois ?

                                Combien de temps de présence à la fac ? Si je ne m’abuse vous avez un horaire des plus intéressant...

                                Avez-vous fait votre aggiornamento pédagogique ? (vous êtes-vous demandé si ce que vous enseigniez était bien transmis ? Vous êtes-vous impliqué personnellement dans la réussite de vos élèves (cours de soutien, aide péda sur internet, reprise de cours pafois mal compris) ? Demandez-vous à vos élèves ce qu’ils ont compris ou pas à la fin de chaque cours ? Sont-ils préparés aux partiels (type examen blanc)...)

                                Je ne veux pas en rajouter mais le mot « révolution » venant de quelqu’un issu d’un milieu de travail ou les conservatismes sont patents (certains datent du Moyen-Âge) me fait doucement rigoler... Sans dout M Tixier parle-t-il des autres mais surtout pas de son milieu... qui en plus est très performant (taux de réussite en licence pour une cohorte entrée en 1° année ?)

                                Réponse à voir ( s’il y en a une !)...


                              • titi 30 mai 2007 18:10

                                Concernant la faiblesse des salaires dans la fonction publique...

                                J’ai lu hier différents articles annoncant grosso modo la même chose : http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-31055964@7-37,0.html

                                Donc je fais mon petit calcul...

                                600 M / 9500 = 63157,89 euros par an et par personne.

                                En faisant la supposition que les charges sur les salaires du public sont le même que dans le privé (ce qui n’est pas le cas du fait des Assedic par exemple), on peut donc estimé le salaire net moyen annuel de ces postes non renouvelés à 31500 euros soit 2625 euros nets.

                                Or le salaire moyen en France pour 2005 était de 1903 euros mensuel... Mais il est vrai que ces 9500 postes supprimés correspondent visiblement à des départs à la retraite (? ??) et donc à des personnes ayant atteint les « hauts des grilles ».

                                Donc je continue mes investigations sur le site de l’INSEE... :

                                Moyenne des salaires secteur privé + semi public

                                Homme : 23778

                                Femme : 19182

                                source http://www.insee.fr/fr/ffc/chifcle_fiche.asp?ref_id=NATCCF04106&tab_id=42

                                et

                                Moyenne des salaires secteur Public :

                                Homme : 27000 (l’insee ne produit pas le détail à l’euro)

                                Femme : 23000

                                source http://www.insee.fr/fr/ffc/chifcle_fiche.asp?ref_id=NATCCF04102&tab_id=39

                                D’où question... c’est quoi un salaire qui motive les fonctionnaires ?


                              • titi 30 mai 2007 18:13

                                Si si bien sur il y a bien le détail à l’euro dans le lien :

                                Homme : 27 488

                                Femme : 23 687


                              • Michael Texier 30 mai 2007 18:19

                                @ Ronny, Je vous remercie de votre commentaire très argumenté. Permettez-moi cependant de répondre sur quelques points :

                                Vous donnez avec beaucoup de détails les chiffres correspondant aux évolutions d’effectifs dans les différentes catégories de fonction publique et vous procédez à une analyse de ces évolutions selon la nature du contrat et l’origine de ces embauches (décentralisation, etc...). Votre analyse est probablement plus précise que la mienne, mais mon objectif n’était pas d’identifier les secteurs ayant bénéficié de ces créations de poste, ni de limiter mon propos aux seuls fonctionnaires. L’évolution des effectifs à laquelle je fais référence permet seulement de rappeler que les gouvernements successifs ont généralement soutenu l’emploi au sein de la fonction publique au sens large. Cela ne signifie pas que toutes les administrations sont en sureffectif, mais que le manque d’effectif ne peut pas expliquer tous les disfonctionnements.

                                Au sujet de la formule « De l’inefficacité, une maxime », je reconnais moi-même qu’elle est sévère, pour ne pas dire caricaturale. Bien entendu, cela ne signifie pas que les fonctionnaires adoptent cette maxime, mais que les usagers parfois peuvent le percevoir ainsi. J’aurais dû le formuler de sorte que l’ironie soit mieux perçue. Vous semblez à ce propos oublier que je suis moi-même fonctionnaire...

                                Concernant l’ampleur des dépenses, je ne peux pas vous laisser dire qu’elles seraient le fait seulement des directions et ministères. Vous comprendrez que de part ma position, je ne peux pas vous donner d’exemples précis ici, mais je puis vous dire que lorsque je parle d’ampleur, je reste très très modéré. Bien entendu, il ne faut pas faire de généralités, mais certaines situations sont tout simplement irréalistes. En revanche, je confirme qu’à l’inverse, certaines dépenses anodines nécessitent des procédures invraisemblables et des formulaires à n’en plus finir. Cela illustre les incohérences du système.

                                Pour ce qui est des parcours administratifs, je suis là aussi assez bien placé pour en parler. Ceux qui connaissent la situation d’un couple mixte me comprendront... Je vous assure qu’il reste beaucoup à faire concernant la simplification des démarches, même si elle a déjà commencé, ce dont on peut féliciter les administrations concernées.

                                Lorsque vous évoquez la comparaison avec les pays voisins, vous semblez suggérer que je prône « moins de service public ». Ce n’est pas le cas ! Je souhaite « mieux de service public », pour les usagers et pour les fonctionnaires. Mon argument consiste seulement à dire que mieux n’implique pas nécessairement plus de fonctionnaires. J’essaye de trouver une autre explication que celle des moyens ou des effectifs.

                                Vous dites qu’il est faux de dire que les propositions se heurtent à des résistances. Je reconnais que c’est la vision que j’ai. Peut-être exagérée, mais je constate que sur l’exemple de l’autonomie des universités, la réaction première de beaucoup fut l’opposition et non pas la discussion des points de désaccord.

                                Vous m’accusez de conservatisme lorsque j’évoque le fait que nous autres fonctionnaires bénéficions de certains privilèges. Je ne crois pas que reconnaître une inégalité soit un conservatisme. Dans le même temps, nous avons aussi des raisons de revendiquer sur certains sujets. Mais comment faire valoir ses droits si l’on ne négocie que dans un sens ? C’est ça le conservatisme.

                                Au sujet des promotions, le point est très important et vous avez raison, cela mérite d’y apporter quelques précisions. C’est un fait que pour l’essentiel, l’avancement s’effectue dans la fonction publique à l’ancienneté, ce qui est une aberration complète. Entendons nous bien, je ne dis pas que l’ancienneté ne doit pas être prise en compte naturellement, mais qu’il est contre-productif que ce soit le seul critère. En revanche j’ai eu plusieurs témoignages de personnes m’ayant déclaré que le soutien d’un syndicat était nécessaire lors du changement de corps. Bien sûr, vous n’ignorez pas que l’emploi dans la fonction publique est catégorisé en un grand nombre de corps (bien trop important d’ailleurs ce qui freine considérablement les évolutions de carrière) et que l’avancement par ancienneté se limite au changement de grade (ou d’échelon) dans un même corps. Le passage d’un corps à l’autre n’est pas automatique et il est très clairement conditionné par le soutien dont le candidat bénéficiera au sein des membres de la commission chargée de sélectionner les dossiers.

                                Pour l’évaluation, vous dites qu’elle existe déjà depuis 2002. Je le sais très bien, les dossiers sont justement complétés en ce moment. Mais soyons sérieux, il ne s’agit nullement d’évaluation mais plutôt de rapports de complaisance pour la plupart. Je ne condamne pas ceux qui les remplissent car ils n’ont pas de réels moyens d’évaluation. C’est l’objet de ma critique.

                                Je partage votre point de vue concernant le fait qu’il ne faut pas caricaturer les fonctionnaires par l’image de tires au flanc. Je pense au contraire que les fonctionnaires méritent mieux que cette image. Ils méritent aussi qu’on les récompense pour leur travail. Ce n’est pas « la carotte » mais une simple justice. Je n’ai nul besoin de me réconcilier avec la fonction publique, je veux au contraire la défendre, comme vous visiblement, mais avec une autre approche. Salutations.


                              • Michael Texier 30 mai 2007 18:30

                                @ glop,

                                Le second paragraphe a dû vous échapper... Je dénonce justement les échecs de l’université. Je suis tout à fait d’accord avec vous, il y a beaucoup à dire sur la fonction d’enseignant à l’université. Un point cependant : un Maître de Conférences a pour mission d’enseigner ET de mener une activité de Recherche. Certes, certains oublient ce point. Mais la plupart des MdC le font avec passion et ne comptent pas les heures. Pour ma part, et je reste presque tous les jours au laboratoire jusqu’à des heures où la plupart des salariés, même dans le privé sont rentrés chez eux. Il faut savoir être critique, en premier lieu avec soi-même, mais il ne faut pas être injuste.


                              • AGORA 31 mai 2007 17:21

                                Il ne faut pas oublier que dans ces statistiques sont compris tous les salaires, y compris les « HH » (hors hiérarchie) dont personne ne peut chiffrer le montant réel. Pour ma part j’ai un exemple concret : cadre B, fonction publique d’Etat, niveau de recrutement BAC + 2, 27 ans d’ancienneté, responsabilité pénale personnelle encourue éventuellement, 37h hebdo minimum, (charte du temps imposée par mon ministère)heures sup non payées mais à récupérer dans les 2 mois ou à économiser sur un plan épargne temps : 2.100 € net, dont 25% de primes qui ne comptent pas pour la retraite mais sur lesquelles je paie comme sur le salaire de base la CSG, CRDS, des impôts (ben oui je paie pour pouvoir être payé puisque « les fainéants de fonctionnaires sont payés avec NOS impôts » et une « petite » taxe appelée solidarité puisque nous ne cotisons pas pour le chômage. Chez nous quand quelqu’un est viré (révoqué)il n’a droit à rien, même pas à sa retraite. Ce qui m’agace c’est la confusion entretenue entre les fonctionnaires et les assimilés (sécu, edf, mairie), c’est ce que je vis au quotidien et ce que je lis dans les quotidiens, c’est bizarre j’ai l’impression d’être sur une autre planète. Plus largement cette façon d’opposer différentes catégories de salariés, d’entretenir cette illusion que l’herbe est plus verte dans le champ du voisin et qu’il vaut mieux pratiquer une politique de terre brûlée que de souhaiter une herbe verte pour tout le monde. Je ne nie pas qu’il y ait des fumistes chez nous comme partout, mais a tous les détracteurs des fonctionnaires je pose cette question : après 2 ans de chômage votre gamin réussit un concours de la fonction publique qui sur 1400 candidats en retient 20, allez vous le renier parce qu’il accepte le poste ? Ah non au fait il n’y a plus de postes dans la fonction publique mais des « équivalents temps plein » . Peut être que votre gamin on n’en prendra qu’un bout pour faire des économies (c’est de l’humour" ...)

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Texier M


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