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Accueil du site > Actualités > Société > La souffrance des salarié(e)s et des allocataires de la CAF

La souffrance des salarié(e)s et des allocataires de la CAF

La COG, c'est la Convention d'objectifs et de gestion entre l'Etat et la Cnaf (Caisse Nationale d''Allocations Familiales).

Dans l'introduction du bilan de la COG 2009-2012, on peut notamment lire :

"Les moyens alloués à la branche Famille dans le cadre de la Cog, lui ont donné des marges de manoeuvre avec une évolution annuelle du fonds national d’action sociale d’environ 7,5 % et la création de 1257 postes pour prendre en compte les charges liées à la mise en oeuvre du Rsa et l’augmentation des charges de travail. Mais la Cog 2009/2012 a également porté des exigences fortes d’optimisation des moyens de gestion avec un objectif de taux de remplacement de 50 % des départs en retraite à partir de juillet 2010 tout en absorbant de nouvelles missions."

Autrement dit, d'un côté la CNAF dispose d'un nombre de postes-ne couvrant pas le surcroît de travail que représente la gestion du RSA et de l'autre elle doit rendre des postes dans le cadre de la politique d'économie décidée par l'ancien gouvernement ....

Le nouveau n'a pas pris de décisions pour le court terme, quant à la prochaine COG qui se prépare, les administrateurs et les salariés sont inquiets....

Les CAF travaillent à flux tendu

Les salariés des CAF n'en peuvent plus..Les allocataires non plus. "L'écoute" disparaît des écrans radar !

Attachés à leur métier et à leur mission sociale, les salariés n'ont plus les moyens d'exercer correctement leur métier.

Les cadences de travail s'accélèrent et il faut faire plus avec moins de personnel.

En plus de leur corps de métier il leur faut gérer le RSA tout en rendant des postes dans le cadre du fameux : deux retraités sur trois ne sont pas remplacés...

Hier, les travailleurs sociaux de la CAF accompagnaient les familles, soutenaient les projets.

Aujourd'hui des directeurs de caisses interdisent à leurs personnels de sortir après 17 heures 30 et le samedi pour participer à telle initiative.

Certains ne cessent pas de décrier le service public ou para public en ignorant que les fonctionnaires et les salariés des institutions sont empêchés d'exercer leur travail.

Tout est minuté...Même la relation au public !

Les personnels et les familles souffrent :

C'EST L'HUMAIN QUI DISPARAIT : seule la rationalité économique et financière compte pour les responsables nationaux.

Les premiers sont obligés de faire vite, au nom de la compétivité et les autres d'attendre longtemps en faisant la queue aux guichets et devant la porte.

Beaucoup de CAF ferment leurs accueils une journée par semaine et parfois une à deux semaines à la file.

Les familles se cassent le nez devant des portes closes alors que de l'autre côté les employés sont obligés de réduire le nombre de pièces en retard...La quadrature du cercle !

Une caisse qui a soixante dix mille pièces (de dossiers) non traités en retard, ferme les accueils, demande au personnel de faire des heures supplémentaires et quand le retard est rattrapé, deux jours après la situation continue à se dégrader ;

Il est indispensable que de nouveaux moyens soient allooués aux caisses d'allocations familiales et que le retour au "corps de métier" soit effectif.

Les familles ont besoin d'être reçues et accompagnées dans de bonnes conditions et les partenaires associatifs et territoriaux doivent pouvoir trouver le soutien demandé dans des délais corrects.

Il n'est pas tolérable que des directeurs embauchent des CDD sans qualification, c'est un gâchis humain et social. La technicité de la tâche exige qu'elle soit effectuée par des personnels qualifiés et non faits par des personnes n'ayant aucune formation.

Jean-François Chalot


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8 réactions à cet article    


  • Cocasse Cocasse 4 décembre 2012 17:00

    J’aime bien aller à la CAF, c’est dépaysant.

    Ils devraient consacrer un peu de leur budget pour les décorer avec une case et un dromadaire, histoire que l’illusion soit totale...
     smiley

    • lsga lsga 4 décembre 2012 17:52

      tiens, t’étais pas contre la réforme du quotient familial toi ? 


      c’est marrant comment vous vous contredisez tout le temps...

    • reivax 4 décembre 2012 17:11

      Le véritable problème c’est que la CAF fait désormais surtout du social au détriment de la politique familiale.


      • CHALOT CHALOT 4 décembre 2012 17:37

        Communiqué de presse du CNAFAL

        Tous ensemble pour défendre les CAF

         

         

         

        Les représentants UDAF dans les conseils d’administration CAF, réunis à Paris le samedi 1er décembre ont exprimé leur malaise face à la situation des CAF et aussi leurs attentes quant au contenu de la prochaine Convention d’Objectifs et de Gestion entre l’Etat ( la COGE) et la CNAF.

        Les organisations syndicales, expriment elles aussi, avec force leur inquiétude et aussi leur colère face à la situation des CAF : travail en flux tendu, augmentation des cadences, fermeture des accueils, difficultés de remplir les missions des CAF et souffrance au travail.

        Les familles pâtissent de cette situation avec les accueils de plus en plus souvent fermés, l’augmentation des délais de traitement de leurs dossiers, la difficulté pour rencontrer leurs conseillers, alors que leurs difficultés sociales augmentent et que l’écoute qui s’amenuise régulièrement.

        Le CNAFAL, depuis 4 ans, n’a cesse de dénoncer ces effets liés à l’application de la RGPP aux CAF.

        Même le président de la CNAF fait part de son inquiétude quand il dit :

        "On ne peut pas supprimer de nouveaux emplois sans mettre en péril le service des CAF. Le traitement des dossiers et le paiement des minimas sociaux dans les délais ne seront plus possibles. On est à la limite de la rupture. Le gouvernement doit prendre ses responsabilités".

        Un rapport confidentiel de l’Inspection Générale des Affaires sociales (IGAS ), indique qu’une nouvelle réduction de 2000 postes serait envisagée sur les quatre prochaines années.

        La coupe est pleine !

        Le CNAFAL demande au gouvernement d’assurer le bon fonctionnement du service au public en dégageant les moyens nécessaires. Faudra t-il encore que des allocataires s’immolent par le feu ?

        Avec les syndicats, il considère que l’amélioration de la situation ne passe par par le recrutement de contrats avenirs. Ce sont des emplois pérennes et qualifiés qu’il faut.

        Comment peut-on sérieusement imaginer qu’une branche de la sécurité sociale puisse employer des personnels dans le cadre d’exonérations de cotisations sociales ?

        C’est "scier la branche sur laquelle on est assis. On est encore sur des exonérations de cotisations sociales, donc toujours moins de moyens pour la sécurité sociale et pour les CAF" comme l’expliquent des syndicalistes.

        La pseudo-rationalité économique et financière à l’œuvre dans les CAF, fait oublier la dimension humaine des problèmes.

        Le CNAFAL demande à l’UNAF de rencontrer les syndicats des personnels et les centrales ouvrières afin d’envisager une action à la hauteur des enjeux.

        Le CNAFAL, quant à lui, assumera ses responsabilités et participera aux actions unitaires envisagées.

         

        Jean-Marie

        BONNEMAYRE,   

        Jean-François CHALOT

        Vice-Président,


         


        • Yohan Yohan 4 décembre 2012 19:16

          S’il y avait moins d’immigrés à servir, la CAF n’aurait pas de problèmes d’effectifs. A tonneaux percés, rustines rares et chères et fuite sans fin


          • foufouille foufouille 4 décembre 2012 20:13

            c’est depuis le RSA, banane


          • Cassiopée R 4 décembre 2012 20:28

            Les salariés du service public,des multinationales, des banques et des entreprises privées sont confrontés aux même problèmes qui viennent de leur direction ou des fonds d’investissements qui exigent plus de rendements et plus de résultats avec une diminution des moyens pour y parvenir. Les problèmes de stress, de santé et les suicides font partie de cette dégradation sociale qui finit par changer les mentalités, et va rendre les relations sociales plus dures et plus méchantes.

            Les restrictions des budgets qui sont devenus la norme accepter par les divers services publics et privés en contradiction avec la hausse des profits pour les actionnaires et leurs dividendes, les propriétaires de grandes entreprises et les hyper-riches.

            Ses baisses de bugdets ont pour conséquence de rendre le climat social plus tendu, et dans le même temps d’exiger une hausse régulière des rendements et une hausse des résultats qui ne seront de toute façon pas redistribuer. Par le biais de la précarisation des contrats de travail ont peu facilement mettre la pression sur les salariés et délocaliser l’entreprise même si les bénéfices sont importants. Ce qui permets de poser de plus en plus d’exigences sur la masse salariale, qui de toute façon n’aura aucun contre-pouvoir pour tenter de sauvegarder leurs situations de vie en entreprise.

            Les restrictions qui ont pour but une hausse des résultats et des rendements, ne sont pas accompagnés d’une augmentation des salaires, ce qui devrait se passer à la suite de meilleurs résultats. Au contraire, les salaires publics comme privés sont gelés, et sont même baisser comme ce fût le cas dans de nombreux pays ou entreprises. Il y a moins de salariés par service, moins d’heures de travail que les salariés essayent de combler par des heures supplémentaires qui ne seront pas payés, ceci avec obligation de rendements/résultats sous peine de subir des pressions permanentes ou de faire du chantage pour délocaliser l’entreprise, qui de toute façon peut se voir confronter à une administration ou un conseil d’administration cupide pour ensuite fermer malgré les résultats exigés ou de bons résultats pour permettre de continuer l’activité.

            Celà continue avec une baisse des droits sociaux pour des couvertures diverses, c’est la sécurité et la qualité de l’emploi qui sont remis en cause, alors que les profits vont vers les riches qui profitent de la masse salariale.


            • CHALOT CHALOT 5 décembre 2012 10:14

              Yohan ! ce sont des familles et des enfants, quelle importance leur origine ?!
              Votre remarque est inqualifiable et deshonorante pour vous !

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