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La théorie du genre en Belgique

Alors qu’en France la polémique autour de la théorie du genre est apparue début 2014 avec la naissance du mouvement des Journées de retraite de l’école (JRE) [1], qu’en est-il de la Belgique ?

Avant toute chose, la théorie du genre qu’est-ce que c’est ? Selon la version officielle, la théorie du genre n’existe pas. « Tout au plus existe-t-il un ensemble "d’études de genre" multidisciplinaires, mais non une théorie explicative unificatrice et encore moins des recommandations éducatives » [2] Donc il n’y a pas une théorie mais bien des études de genre. Mais dans quel but ?

Une association belge, l’asbl Sophia (Réseau belge des études de genre) répond assez bien à la question : « Une caractéristique des études de genre est qu'elles ne visent pas seulement la transformation des disciplines scientifiques, mais bien celle de la société toute entière. Les études de genre impliquent clairement un projet social féministe qui consiste à identifier, par la recherche et l'étude, les rapports de force visibles et invisibles, en privilégiant une approche intersectionnelle. Il s’agit en ce sens d'un projet politique ou militant. » [3]

Le but est donc la transformation de la société toute entière via un projet social féministe, rien que cela… Comment y parvenir ? En changeant les mentalités des enfants dès leur plus jeune âge via le milieu scolaire et le corps enseignant. Est-ce que cela a débuté en Belgique ? Bien entendu !

Le 7 février dernier, se tenait à Bruxelles un colloque officiel de la Fédération Wallonie-Bruxelles intitulé « Filles-Garçons : une même école ? ». [4] L’objet du colloque était la présentation publique d’un module de formation destiné aux enseignants et futurs enseignants. Les ministres de l’enseignement supérieur, de la culture, de l’audiovisuel et de l’égalité des chances faisaient partie de la liste des orateurs de ce colloque. [5]

Le module de formation présenté est accessible librement sur internet [6], il est composé de 4 sections qui vont de l’école maternelle jusqu’à l’enseignement supérieur. Que contient-il ? Principalement des recommandations éducatives qui sont issues tout droit des études sur le genre !

Prenons par exemple la section sur l’école maternelle : nous pouvons y apprendre que les contenus des albums de jeunesse ne sont généralement pas neutres et véhiculent des stéréotypes sexistes. [7] Pour aider l’enseignant à rétablir la neutralité parmi les enfants âgés de 3 à 5 ans, une bibliographie de 132 livres pour la jeunesse est mise à leur disposition en fin de page. Voici quelques titres qui figurent dans la bibliographie approuvée par les études du genre, ils sont assez évocateurs quant aux messages que l’on souhaite faire passer à nos enfants :

« Histoire de Julie qui avait une ombre de garçon »
« Mehdi met du rouge à lèvres »
« La nouvelle robe de Bill »
« Papa porte une robe »
« Milli Molly et toutes sortes de papas »

Le module de formation est assez vaste, le chantier a d’ailleurs débuté dès 2005, c’est clairement une boîte à outils pour que les enseignants puissent appliquer les études de genre dans les écoles. L’objectif semble être une volonté de transformer la normalité dans le subconscient de notre jeunesse : l’individu ne naît pas garçon ou fille, il a la possibilité de choisir le genre qu’il souhaite.

Cette idée contre-nature est d’ailleurs également véhiculée dans les spectacles destinés à la jeunesse. En effet dès la maternelle, les enfants sont soumis à des pièces de théâtre d’un genre nouveau où les personnages apparaissent tout d’abord comme des êtres asexués et, par la suite, choisissent leur identité sexuelle [un extrait à partir de 3’30’’]. Ces pièces de théâtre sont évidemment financées par la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Pour rappel, leur but est la transformation de la société entière. Il n’y a donc rien d’étonnant qu’ils commencent dès la plus tendre enfance pour y parvenir. Face à ces études de genre, un mouvement de protestation s’est mis en place en France avec les JRE. En Belgique, il n’y a pratiquement aucune résistance. Une conférence d’A. Escada (Civitas) s’est déroulée le 1er mai dernier à Bruxelles [8], l’abbé C. Malisoux en tiendra une autre le 20 juin à Beauraing [9]. Bref, une réaction très timorée provenant des milieux catholiques. 

Malgré cette faible résistance belge, l’Université Libre de Bruxelles a toutefois décidé d’enfoncer le clou via un colloque international de deux jours intitulé « Habemus gender – Déconstruction d’une riposte religieuse » les 15 et 16 Mai [10]. Ce colloque bénéficie naturellement du soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Il est fort à parier que ce colloque vient en réaction vis-à-vis du mouvement des JRE car force est de constater que la soi-disant riposte religieuse n’existe pas en Belgique.

En conclusion, nous avons pu nous rendre compte d’une volonté évidente de transformation de la société via les études de genre. Cette volonté de transformation sociétale via l’endoctrinement des enfants est ce que la dissidence sous-entend lorsqu’elle parle de la théorie du genre. Il est à noter que la Belgique et la France sont loin d’être les seuls pays concernés, on pourrait citer par exemple l’Espagne, l’Italie, les Pays-Bas, la Suisse, l’Allemagne, etc. Par coïncidence (pour ceux qui ne sont pas croyants), un coup d’accélérateur semble avoir été donné de manière simultanée dans ces pays en cette année 2014.

Ils sont déterminés, en face il y a urgence pour que les parents s’allient et reprennent en main l’éducation de leurs enfants. Il en va de l’avenir de nos enfants et par conséquence de la société toute entière.

 

[1] http://jre2014.fr/

[2] http://www.rtbf.be/info/societe/detail_theorie-du-genre-le-vrai-le-faux-suivez-le-chat-de-jeudi-a-12h?id=8187800

[3] http://www.sophia.be/index.php/fr/pages/view/1325

[4] http://www.egalite.cfwb.be/index.php?id=sdec_detail&tx_ttnews%5Btt_news%5D=1794

[5] http://www.egalite.cfwb.be/index.php?eID=tx_nawsecuredl&u=0&file=fileadmin/sites/sdec/upload/sdec_super_editor/sdec_editor/documents/2013/Colloque_7.02.14/Egalite_des_chances__4__finale.pdf&hash=0031527169372080a8e588fbe92670f6f2ea80ee

[6] http://moodle.ead-online.be/course/view.php?id=119

[7] http://moodle.ead-online.be/mod/book/view.php?id=5851

[8] http://francejeunessecivitas.hautetfort.com/archive/2014/04/30/ce-1er-mai-civitas-denoncera-la-theorie-du-genre-en-belgique.html

[9] http://beauraing.catho.be/fr/fr_130_06_juin.html

[10] http://medias-presse.info/wp-content/uploads/2014/04/habemus-gender-affiche-mpi.jpg


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34 réactions à cet article    


  • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 5 mai 2014 12:09

    Les Belges veulent servir de population test pour l’application pratique de ces nouvelles théories.


    Zen ratent pas une les Nordiens !



    • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 5 mai 2014 14:43

      Ils ont un gouvernement au fait ?


    • foufouille foufouille 5 mai 2014 12:14

      on va encore avoir droit à tout le monde il est zhomo


      • César Castique César Castique 5 mai 2014 12:56

        « En conclusion, nous avons pu nous rendre compte d’une volonté évidente de transformation de la société via les études de genre. »


        Personnellement, je ne m’en fais pas trop : ils s’attaquent à la nature humaine que des centaines de milliers de générations ont façonnée. Leur combat à la con, ils devraient, par la suite, le recommencer à chaque génération, car tous les mâles naîtront toujours avec l’instinct du chasseur, en compétition avec les autres mâles pour la possession des femelles, et tout le reste en découle, y compris... la répartition des tâches ménagères.

        Et contre cela, la gauche entonnoir ne pourra jamais rien.

        Les hommes qui changent les couches, repassent les chemises et passent le plumeau sont représentatifs d’une mode, pas d’un changement de nature profond. Souvenons-nous qu’après soixante-dix ans d’athéisme d’Etat, inoculé dès le maternelle, du jour où la religion a été libérée, les églises de Russie se sont remplies de fidèles.



        • foufouille foufouille 5 mai 2014 13:03

          c’est du lavage de cerveau. c’est limite si le zhomo ne pourra pas porter plainte pour homophobie si tu veut pas te faire enculer


        • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 5 mai 2014 14:40

          Ah non non non !


          Ton corps t’appartient !

          Et puis, à l’heure du SIDA , hein ...

          Enfin bon, cet article nous apprend qu’en Belgique aussi ils ont des bobos et en plus ils dirigent !

        • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 5 mai 2014 14:42

          Dans le pire des cas, ils ne convaincront que d’autres bobos et leur espèce s’éteindra volontairement dans l’homosexualité parce que les homos ne sont pas réputés pour leur envie de fonder des familles nombreuses.


          Outre les MST.

        • foufouille foufouille 5 mai 2014 15:50

          dans le pire des cas, faudra les enculer ou se faire ......
          il y a dèjà le miteux, dans ce cas


        • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 5 mai 2014 17:14

          J’ai lu son bouquin à propos : la mauvaise vie que ça s’appelle.


          Pas très glorieux comme vie en fait. 

          J’ose espérer que ce n’est pas représentatif en ce qui concerne la vie des homos...

          On en apprend de belles à propos des boxeurs thaïlandais de 40 ans qui en ont finalement moitié moins ( au minimum hein ) et qui au lieu de boxer pratiquent une autre activité ...

          Il va même jusqu’à écrire qu’il y avait également ce genre de services en plein Paris.





        • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 5 mai 2014 17:20

          Enfin, c’est comme pour le coran, il faut le lire pour mieux en parler.


          Je tiens à préciser, contrairement à d’AUCUNS que je ne suis pas rémunérée pour faire la retape d’un livre sur Agoravox.

          La biographie romancée ( à ce qu’il dit ) du miteux vaut la peine d’être lue. Pour les pressés, je vous conseille de passer directement au chapitre Carmen ainsi qu’au chapitre Bird ( la Thaïlande ). Juste pour info, chaque chapitre a pour titre le nom d’une personne.

        • foufouille foufouille 5 mai 2014 18:20

          « J’ose espérer que ce n’est pas représentatif en ce qui concerne la vie des homos... »

          pour les riches, j’ai un gros doute. pour ceux qui le sont pas, il y a des bars ou c’est gratuit hors conso


        • mmbbb 5 mai 2014 21:15

          ce gouvernement socialiste est tres con J’ai entendu l’autre jour que des femmes devraient incorporer d’office les sous marins nucleaires francais Deja l’espace est confine et il sera tres difficle d’amenager des cabines speciales pour les femmes La parite poussee a l’extreme jusqu’ a aller faire chier les sousmariniers C’est la priorite des priorite en effet Quant a la therorie du genre si javais des gosses j’exigerai avant tout que l’ecole transmette les savoirs correctement Il s’git moins de therorie du genre que de classe sociale lorsque les etudes affichent les resultats de la reussite des grandes ecoles Les bourgeois ne s’amuseront pas faire perde du temps a leurs rejetons avec ce genre de debilte Il faut bien amuser le peuple 


        • César Castique César Castique 5 mai 2014 18:12

          « ... par conséquent elle met les bouchées doubles pour les imiter, »


          Vous ne croyez pas si bien dire : il y en a - en particulier, le Dr Jean-Louis Vincent, chef du Service des soins intensifs de l’hôpital universitaire Erasme - qui en sont à évoquer la possibilité d’introduire l’euthanasie non sollicitée y compris pour des malades n’éprouvant pas de souffrances physiques - Adolf se rapproche de plus en plus...


        • Pere Plexe Pere Plexe 5 mai 2014 17:29

          ll s’agit en ce sens d’un projet politique ou militant....

          Le but est donc la transformation de la société toute entière via ...
          une volonté évidente de transformation de la société ...

          Toutes choses qui devraient être réservés aux seules religions ?
          Que dis je ...réservé à l’église catholique romaine !


          • César Castique César Castique 5 mai 2014 23:25
            « Si ces études pouvaient changer la société dans ses fondements, ça pourrait être en mieux et j’en suis partisan. »

            Il n’y a que la gauche entonnoir pour croire qu’on peut changer la nature humaine avec du bourrage de crâne écrit ou bramé. La seule chose qui gêne, c’est que ceux qui sont en position de le faire, finissent par massacrer à tour de bras, dans l’espoir d’atteindre un objectif qui s’éloigne au fur et à mesure qu’ils croient s’en approcher. 

            Il ne faut pas chercher plus loin l’origine des massacres de la révolution française et des cent millions de morts du communisme.


          • César Castique César Castique 6 mai 2014 08:09

            « ...améliorer la société par l’éducation. »


            ...puis par la éducation... smiley

            Quand on voit qu’en 70 ans, en URSS, et en 60 ans en Chine*, le régime a été infoutu d’engendrer l’Homme nouveau que les prophètes avaient annoncé*, on se dit qu’il y a encore eu beaucoup trop de balles perdues, on ne sait pas trop ni où ni comment.

            * En quatre-vingts piges, à Genevilliiers, ça n’a pas marché non plus. Comme aurait dit Céline, y’a pas plus d’Homme nouveau que de beurre en branche... Moche.



          • Pere Plexe Pere Plexe 6 mai 2014 08:55

            « Il n’y a que la gauche entonnoir pour croire qu’on peut changer la nature humaine... »

            Il n’y a surtout que la droite cléricale pour affirmer qu’on ne peut pas, tout en ayant la trouille qu’on puisse ! 


          • César Castique César Castique 6 mai 2014 11:09

            « Il n’y a surtout que la droite cléricale... »


            Si c’est pour moi, je préfère vous dire tout de suite que je suis agnostique. Mais pas que ! Je suis aussi essentialiste, déterministe et, à douze ans, je ne croyais déjà plus au libre arbitre. J’ajoute que tout ce que j’observe du monde au jour le jour, conforte mon sentiment d’être dans le juste.

            « ..., tout en ayant la trouille qu’on puisse ! »

            Ca, c’est peut-être pour la droite cléricale, je connais mal...

            Moi, en revanche, je sais que l’« antiracisme », la tolérance, la fraternité universelle, le féminisme masculin, et même la solidarité de classe, tous ces accessoires de la mode bobo, ne sont pas héréditaires : ce sont des postures intellectuelles.

          • 65beve 5 mai 2014 22:09

            Sapristi !

            Va-t-on devoir manger un frite un fois ?

            • Plus robert que Redford 5 mai 2014 23:26

              Bon, ben allons-y !

              A quand la saynète :

              Nathalie va leur-z-y péter la gueule au Bazooka à ces sales cons de Niakoués

              ou bien :

              Je caresse un 357 Magnum et ça fait frissonner mes ovaires...


                • zygzornifle zygzornifle 6 mai 2014 08:14

                  Hé oui c’est simple chez les Belges, le garçon à la fritte , la fille à la moule et il y a sauce mayonnaise pour tout le monde .....


                  • Pierre Régnier Pierre Régnier 6 mai 2014 10:16

                    @ l’auteur

                    Sur Boulevard Voltaire de ce 6 mai il y a un bon article de Charlotte d’Ornellas sur une partie au moins du problème :

                    La Manif pour tous n’a aucune raison d’être « soulagée »

                    http://www.bvoltaire.fr/charlottedornellas/manif-na-raison-detre-soulagee,58890?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=93233a72f3-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-93233a72f3-30347813&mc_cid=93233a72f3&mc_eid=c60


                    • franc 6 mai 2014 17:14

                      Il y’a théorie du genre et théorie du genre ,une bonne et une mauvaise 



                      la mauvaise est celle des féministes hystériques fascisante qui déclare qu’il y’a aucune différence entre l’homme mâle et l’homme-femelle (femme) et que celui-ci peut tout faire comme celui-là ,l’un étant aussi compétent que l’autre dans tous les domaines et tous les métiers ,niant et déniant le principe de compétence avec l’exigence de la parité en tout et partout .

                      la bonne est celle qui admet tout à fait la différence entre l’homme-mâle et l’homme femelle mais néanmoins admet néanmoins que l’un et l’autre possèdent à la fois des qualités féminines et des qualités masculines en proportion variable suivant les individus ,car la bonne théorie du genre différenci e le principe mâle-femelle du principe masculin-féminin alors la mauvaise les confonde 


                      le principe m^le -femelle relève surtout d ela nature animale issue de l’homme primitif à un moment donné de l’histoire ayant pour fonction la reproduction de l’espèce ,il est donc un principe particulier et historique à l’animal qui est encore dans l’homme dominé par l’inconscience et l’instinct animal avec un développement faible et insuffisante de sa conscience et de sa science . 

                      le principe masculin-féminin est un principe plus général ,anhistorique et intemporel, principe proprement humain d’essence transcendantale voire divine ,c’est l’équivalent du principe Yin-Yang qui est en toute chose qui inclut dans un cas particulier le principe mâle -femelle .


                      L’humanité est arrivé à un stade de développement historique de son degré de conscience et de sa science pour aller au delà de sa nature animale et entrer dans l’ère proprement humain qui lui permet de se reproduire en dehors m^me du principe animalien mâle -femelle ,c’est ainsi que avec sa science m^me les homosexuels peuvent se reproduire (PMA ou exo-utérus) ;c’est une avancée décisive de l’évolution d el’humanité ,avec le développement les tous les exo-organes ,un accroissement décisif de la puissanc humaine ,une élévation de la nature humaine vers la nature angélique dont le genre ne se divise plus en m^le et femelle mais un genre complet et plus parfait possédant les qualités masculines et féminines de
                       manière égale et harmonieuse .




                      Il est à noter que ,et ça peut donner quelques boutons et cheveux blancs à certains conservateurs ou intégriste adversaires de la théorie du genre que l’Inde vient de reconnaitre le 3è genre après le Népal et l’Allemagne entre autres 

                      • Michel Donceel Ardwenn 7 mai 2014 08:22

                        Il y a qu’en Belgique, comme partout ailleurs, cette « théorie » est en train de devenir l’idéologie officielle de l’état sans trop se faire remarquer. Je suis stupéfait de constater que, même chez les militants de base, notamment syndicaux, personne ne semble au courant de ce qui est en train de se passer.

                        Cette théorie est diffusée via les mutuelles, les services sociaux, les bureaucraties syndicales, le milieu para-médical...ou de manière plus précise, tout l’appareil de contrôle social.

                        Qui fait attention aux affiches qu’on poste dans les salles d’attente des services d’aide psycho-sociaux ? ( où l’on fait de la propagande en faveur de l’homoparentatlité )

                        Qui s’intéresse encore à ce que racontent les politiciens ?

                        Disons que les gens –en Belgique - s’en rendront compte seulement le jour où leur petite fille reviendra de l’école en leur disant « dis, Maman, tu sais que j’ai le doit de devenir un garçon ? »..

                        Tant il est vrai que l’École, comme le disait Illich ( « Une société sans écoles » ), est l’Institution centrale du contrôle social.


                        • Pierre Régnier Pierre Régnier 7 mai 2014 16:29

                          Ardwenn

                          C’est vrai pour cette école là. Mais il est vrai aussi qu’elle est en train de devenir en Europe le seul modèle.

                          C’est que bien des militants "des mutuelles, des services sociaux, des bureaucraties syndicales, du milieu para-médical" ont été contaminés par le nouveau corpus idéologique de la fausse gauche, dont beaucoup sont par ailleurs membres ou admirateurs couchés.

                          Mais bien des linguistes avaient préparé cette dérive par une dérive langagière. Des mots comme « monoparentalité » ou « homoparentalité » sont des oxymores flagrants. Ils pouvaient être utilement employés comme tels pour mettre en relief l’anomalie d’une situation, mais les banaliser dans leur contre-sens évident a contribué à banaliser la notion mensongère de « conception d’un enfant par un seul parent ».

                          Puis est venue l’actuelle banalisation moralement bien pire encore : projet et mise en vie d’un enfant avec élimination de l’un des parents dès la conception du projet.


                        • franc 8 mai 2014 15:10

                          Que vous le vouliez ou non ,Pierre Régnier ,l’homoparentalité est dans le sens de l’histoire ,car le sens de l’évolution est dans le perfectionnement de la nature humaine et à son élévation vers la nature angélique en un homme complet et plus parfait dépassant la division sexuelle animale pour se rapprocher de la nature divine 



                          néanmoins vous pouvez refuser cette évolution vers l’homme-ange et rester à l’état d’homme-singe ,mais ne venez pas vous plaindre après du mépris qu’auront les hommes-anges envers les hommes -singes et vous révolter dans la violence contre les hommes-anges comme dans le planète des singes où ceux-ci se rebellent contre les hommes qui les traitent comme des bêtes.

                          • Pierre Régnier Pierre Régnier 8 mai 2014 22:08

                            franc

                            Je veux rester dans la « division sexuelle animale » et je veux bien être méprisé pour cela par les hommes-anges qui, selon vous, vont venir.

                            Je me rebelle contre la violence, et c’est même la future disparition de celle-ci que je veux voir comme le meilleur de l’évolution humaine.

                            Dormez bien.


                          • franc 9 mai 2014 20:53

                            Malheureusement il ya des gens comme vous Pierre qui ,par esprit obtus ou dogmatique ,qui se plaignent de la violence des effets en chérissant leurs causes que sont les imperfections .Dieu en rit selon Bossuet .


                            • Pierre Régnier Pierre Régnier 9 mai 2014 21:33

                              Je chéris les causes de la violence, moi !

                              Ici, franc, vous êtes désopilant.

                              http://www.blog.sami-aldeeb.com/2011/09/18/benoit-xvi-premier-responsable-de-la-violence-religieuse/

                              S’il vous plaît, lisez au moins les trente premières lignes.

                              Et ensuite, pourquoi pas, allez vous marrer avec Bossuet.


                            • franc 10 mai 2014 17:19

                              ce sont les imperfections humaine,Pierre,les imperfections de la nature humaine inférieure primitive encore pétrie d’animalité avec ses inconsciences irrationnelles et ses instincts égotiques qui sont les causes de toutes les violences et de tous les maux de la terre ,les violences religieuses intégristes ,islamiques ou chrétiennes et autres comme les violences athées nihilistes .



                              ne pas chercher de toute ses forces et de toute son âme à se débarrasser de cette nature inférieure primitive animale ou pire encore se complaire dans cet état de nature et le faire durer et perdurer dans la pérennité en défendant ou protégeant cet état d’imperfections ,c’est chérir les causes de la violence produite par cet état de nature inférieure primitive animale dans l’homme.


                              Il faut avoir le courage de regarder la vérité en face et l’accepter dans l’humilité et par l’humilité , car c’est l’orgueil qui rend aveugle et empêche de voir nos propres imperfections qui sont les causes d ela violence ,l’orgueil qui est le piège diabolique par excellence et auquel personne n’échappe.


                              c’est pourquoi l’humilité est la valeur suprême pour le christianisme et donc l’orgueil le péché suprême.

                              • Michel Donceel Ardwenn 12 mai 2014 10:18

                                @franc

                                 

                                Remarquable intervention que la vôtre, cher ami...

                                Arriver à qualifier d’« humilité » le comble de l’« ubris » humaine qui consiste, comme vous le dites, à rejeter avec force cette « nature humaine primitive encore pétrie d’animalité » ou « nature inférieure primitive animale », est un tour de force qui vous met dans le peloton de tête de l’oxymorisation...

                                En même temps c’est très éclairant sur la BIOPHOBIE qui sous-tend visiblement nombre de partisans de l’indifférenciation sexuelle...

                                 


                                • franc 12 mai 2014 14:43

                                  Ardwenn je ne vois pas où est l’oxymore ,chez l’homme il y’a une nature inférieure et une nature supérieure ,des défauts et des qualités ,des imperfections et des perfections ,c’est une vérité expérimentale quand bien m^me votre nihilisme le nie ou de dénie.



                                  reconnaitre donc ses défauts et ses imperfections qui représente la nature inférieure primitive d el’homme et le rejeter en ayant peur de ces imperfections qui sont à l’origine de toutes les violences et les maux d ela terre , cette imperfectophobie et non pas la biophobie relève bien de l’humilité ;un orgueil démoniaque ne peut que rejeter cette vérité .

                                  • benjahainaut 9 juin 2014 16:42

                                    La question de l’orientation sexuelle (s’entendre dire « on est tous des zhomos au fond » comme le voit venir foufouille), cette question est une diversion qui vide le concept de genre de son sens.

                                    Oui, parce que le genre est un concept, pas une théorie. Mais en fait, pour qui est pressé et ne creuse pas trop on pourrait dire que c’est pareil : une chose née de la pensée, qui apporte un certain éclairage sur le monde, et permet de voir certaines choses qu’on ne voyait pas sans. Des mécanismes, par exemple.

                                    Avant tout le genre est un outil pour comprendre quand on réalise que la nature humaine, même si on aime bien l’idée, n’a pas de fondement scientifique (si on se situe dans le registre religieux ou autre, on peut décider de se passer de la science, pourquoi pas, mais il faut rester conscient du registre qu’on choisit).

                                    Les gens qui s’intéressent au concept de genre y trouvent ceci d’intéressant que ce concept ne s’oppose pas du tout au sexe biologique, pas plus qu’il ne nie les différences morphologiques, hormonales etc. La plupart des gens nait fille ou garçon, disons avec un sexe qui ne laisse pas de place au doute. Le genre est plutôt une deuxième couche, une couche de civilisation, de culture, parmi toutes les couches qui vient transformer le petit animal que nous sommes à la naissance en un humain social. Selon qu’on est (aux yeux de la société) mâle ou femelle, nous allons être orientés, plus ou moins subtilement et plus ou moins consciemment de la part de ce qui nous oriente, orientés sur ce qu’il est normal, convenable que l’on devienne. Ce qu’il est normal, convenable que l’on aie comme caractère, comme comportement. Ça s’appelle l’éducation, la socialisation, la culture...

                                    La où les études de genre sont tout sauf du coupage de cheveux en quatre, c’est quand elles posent la question de la liberté, celle de l’égalité et puis celle de la fraternité. Il y aurait beaucoup à en dire ; mais je m’en tiendrai là, et c’est déjà pas mal de le rappeler : l’idée de faire évoluer la société ce n’est pas de la détruire, mais de continuer un mouvement (dont certains moment forts ont l’air de faire l’unanimité, comme la révolution française par ex.), un mouvement vers plus de justice dans les faits, moins d’inégalités.

                                    Il est compréhensible que beaucoup, dans les groupes qui bénéficient de ces inégalités, cherchent à convaincre tout le monde qu’elles sont naturelles et qu’il n’y a rien à faire pour les changer, c’est de bonne guerre. Et qu’on ait du mal à se convaincre du contraire quand on est compréhensible aussi.

                                    On s’appuie sur « le » bon sens (=le notre) pour savoir où est le vrai. Mais le bon sens a souvent été démenti avant d’évoluer vers un nouveau bon sens : la terre n’est pas ronde, le soleil tourne autour de la terre, les microbes sont une légende, les ouvriers sont une masse de bovins idiots par nature et il est normal que les élites soient au pouvoir sans tenir compte de leurs intérêts (ça vous semble familier ?), les indigènes sont moins humains que les Européens car la création est ainsi faite, les divorcés sont coupables d’une faute et il est légitime de les punir en les excluant ou en les harcelant etc.

                                    Notre organisation sociale a mis du temps à devenir ce qu’elle est mais personne ne peut dire que ça y est on est arrivés, ni qu’il est souhaitable que plus rien ne bouge.

                                    Pas de panique, les initiatives d’éducation à l’égalité des genres ne feront de mal à personne. Ca fera du mal à certaines idées, et ce sera peut-être déplaisant pour ceux qui tiennent à ces idées de les voir remises en question. Mais du vrai mal, rien. Au contraire.

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