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La traite des jeunes

La traite des jeunes, une concordance des temps en cette rentrée 2010

Alors que les français s’apprêtent à manifester pour la « préservation » de leur retraite (qui devrait rester inchangée quelque soit le contexte économique, social, professionnel et financier) nous voudrions montrer dans ce texte que le seul consensus qui traverse la société française est celui de la position acquise, de l’immobilisme social et de l’exploitation d’une jeunesse qui n’en peut plus de supporter le fardeau de 60 ans de conformisme économique et social.

La rente immobilière .Ce mois ci la plupart des hebdomadaires et des mensuels titrent sur l’immobilier. S’adressant à des lecteurs quadra ou quinquagénaires les dossiers traitant de la reprise de la hausse de l’immobilier se succèdent et se ressemblent tous. Parfois la hausse annuelle est de 5 %, d’autre fois de 10 %. On apprend que pour vivre avec une vue sur le bois de Boulogne à Neuilly on peut payer jusqu’à 15 000 euros le mètre carré.

Ces dossiers prouvent une chose : les français, qui ne souhaitent ni prendre de risques (dans la création d’une entreprise) ni plus travailler (pour ne pas payer plus d’impôts et de charges sociales), les français se sont massivement convertis à l’immobilier et à spéculer sur des hausses continuelles de leur patrimoine. Ce système à l’américaine consiste à emprunter coûte que coûte, quitte ensuite à se déclarer surendetté, à se mettre sous la protection de l’Etat et surtout à attendre que son actif gonfle sans aucun risque, simplement parce que dans une société immobile le premier arrivé bénéficie d’un avantage définitif et récurrent (un premier achat réussi en entraîne d’autres).

Aujourd’hui (cf le dossier de l’Expansion de septembre 2010 : « Dette ; les seniors ne veulent pas payer ») Les seniors sont propriétaires à 76 % de leur résidence principale contre 54 % des actifs. Pour l’acquisition d’un même bien, les jeunes doivent aujourd’hui travailler deux fois plus longtemps que leurs parents. Dans les années 70 non seulement les français sont devenus propriétaires de leur habitation mais ils ont vu leurs mensualités de remboursement tendre vers zéro du fait de l’inflation. Aujourd’hui les seniors constituent la France de propriétaires qui utilisent le travail et les (faibles) revenus des jeunes pour améliorer leurs retraites.

Quand tous les journaux titrent sur la hausse de l’immobilier (y compris les titres de gauche censés être du côté du peuple) ils confortent la situation des français installés dans la pierre et qui vendent (ou louent) toujours plus cher leur bien avec toute la candeur et la bonne conscience imaginable (c’est le prix du marché).

  • La rente professionnelle. Notre pays depuis l’après guerre et la reconstruction a développé un système professionnel largement basé sur la qualification (une classification figée des compétences pour tenir un poste) et l’ancienneté. Dans ce système professionnel stable, l’important est d’entrer en CDI dans l’entreprise (de préférence la grande entreprise, ou mieux encore une entreprise publique). Ensuite par le jeu du fameux Vieillissement/technicité (plus on est ancien dans le poste plus on est censé être performant) il suffit de se laisser porter par les augmentations annuelles pour avoir une carrière assurée. Dans ce système la prime va à celui qui est depuis longtemps en poste, l’accès aux meilleurs emplois en est de même. Il suffirait de prendre la file d’attente et d’être suffisamment patient pour tirer son épingle du jeu et être promu. Ce système a pu fonctionner dans une société industrielle classique où les avancées technologiques étaient mesurées et progressives. Désormais dans un monde professionnel et économique constamment rebattu, l’immobilisme ou une grande stabilité professionnelle mène au déclin économique des organisations, au dépérissement des compétences empêtrées dans la routine, aux conformismes et à la perte de compétitivité. Pour proposer des produits et services innovants il faut être capable de se mettre en danger, collectivement comme individuellement. Dans une société vieillissante et très hiérarchisée, les innovations sont en général tuées dans l’œuf et on préfèrera toujours la sécurité du connu au pitch d’innovation et de remise en question. Dans cet univers professionnel figé les jeunes ne sont pas les bienvenus. Ils peuvent certes occuper quelques strapontins (stages à répétition ou contrats d’apprentissage peu coûteux) mais quand il s’agit de prendre des décisions ou de se remettre en question, leur place subalterne dans les organisations ne leur donne aucun poids. Pire encore la plupart d’entre eux resteront précaires pour permettre à ceux qui occupent la citadelle de jouir jusqu’à la fin de leur vie professionnelle d’avantages sociaux indus.
 
  • La rente financière : la dette des jeunes. Comme s’il ne suffisait pas d’exploiter le travail des jeunes (condamnés à la précarité et aux petits boulots mal payés), de les loger chèrement (en leur faisant payer très cher une tardive indépendance financière et locative), nous avons trouvé un autre moyen imparable d’exploiter notre jeunesse : la dette. Notre dette est explosive (plus de 1500 milliards d’euros, 1 milliard de plus tous les 2 jours) mais contrairement aux dettes contractées par le passé il ne s’agit en rien (ou si peu) d’investir pour l’avenir, de faire payer aux jeunes le prix d’une future vie meilleure mais bien plus de tirer des traites sur l’avenir pour conserver à tout prix notre mode de vie et de consommation présente. Nous consommons sans doute deux fois plus de richesses que nous en créons (moins d’un bien sur deux vendu en France est produit dans le pays) mais ne souhaitant pas changer notre modèle économique et social (qui reste le plus petit dénominateur commun des français). Nous avons décidé de donner en garantie les jeunes de notre pays pour emprunter auprès des marchés financiers et assurer notre confort minimal et indispensable sans perturbation. Comme l’écrit Jacques Attali dans son dernier ouvrage (tous ruinés dans 10 ans ?), la dette est d’abord le produit de l’absence de consensus dans notre pays. Ne pouvant nous mettre d’accord politiquement et socialement, nous remettons à plus tard la résolution de nos problèmes (Rocard en 1992 dans le livre blanc sur les retraites) et assurons la (précaire) paix sociale à coup d’emprunts obligataires (que les marchés s’arrachent pour l’instant car nous laissons un pays de qualité en garantie).
 
  • La rente générationnelle les  retraites. Dans l’ancien système social et professionnel d’après guerre, les cotisations sociales et patronales assises sur les salaires servaient à payer les retraites (mais aussi la sécu ou le chômage). Ce système semblait clair et simple : des cotisants nombreux paient pour des retraités moins nombreux (et qui bénéficieront durant quelques années de leur retraite). Aujourd’hui tout ce système est bouleversé pour deux raisons principales : le nombre de retraités est de plus en plus important par rapport aux nombre d’actifs. En 2030 il pourrait bien y avoir autant de retraités que d’actifs. Comment imaginer qu’un actif puisse supporter à lui seul la charge financière d’un retraité ? C’est difficilement entendable. Si je gagne 2000 euros par mois, il faudra que moi-même et mon entreprise payons une somme équivalente pour la retraite de celui que je devrais « entretenir » durant 30 ou 40 ans. Car le deuxième problème vient de la durée des retraites. On est passé du fait (heureux) de l’allongement de la vie d’une retraite assurant les quelques dernières années de vie d’un travailleur (au maximum 10 ans de retraite) à une retraire qui dure souvent 20, 30 ou même 40 ans (on voit désormais des retraités qui auront passé plus de temps à la retraite qu’en activité). Plus grave encore ce système à bout de souffle ne pourra plus se reposer sur le plein emploi ou sur un marché de l’emploi en perpétuelle expansion. La crise économique que nous vivons va certainement réduire le périmètre de l’emploi salarié (d’ailleurs les emplois créés depuis des années sont des emplois aidés moins chargés ou carrément exonérés de charges) .Si moins de personnes et d’entreprises cotisent et si ces cotisations tendent vers zéro on ne voit pas comment le système actuel des retraites pourrait avoir un avenir.

 

Arrêtons là la description de l’univers professionnel et social que nous léguons à nos enfants (ceux de l’auteur de ces lignes sont âgés de 18 et 23 ans). La Droite comme la Gauche ont tout intérêt à conforter les situations acquises (la Droite parce que les seniors votent largement pour elle, la Gauche parce qu’elle s’est fait la spécialiste de la préservation des avantages professionnels acquis des salariés).

Il existera sans doute toujours un avenir pour des jeunes très qualifiés, très volontaires, soutenus par leur famille, polyglottes, ouverts sur le monde et capable de contourner tous les obstacles générationnels que nous avons décrits plus haut. Pour quelques rares exceptions, heureux élus sociaux, combien de jeunes laissés de côtés sans autre avenir que l’assistance (payée à crédit) et une société où toutes les vraies places sont déjà prises ? Autrefois les pays avaient inventé les guerres pour rétablir les équilibres générationnels, les générations précédentes étaient balayées, les rentiers ruinés et les jeunes pouvaient reconstruire. Durant ces périodes de reconstruction, périodes inflationnistes, les fortunes accumulées étaient vite dévalorisées et les actifs dépassaient rapidement les rentiers.

Aujourd’hui dans une société de rentiers, sans inflation, figée dans ses corporatismes (la droite garde son électorat âgé la gauche ses travailleurs installés) les jeunes doivent faire leur place, ils devront peut-être comme en 68, secouer cette société affaissée et totalement immobile, une société qui compte sur ses jeunes pour affronter le monde, la précarité et les difficultés des temps futurs. Les parents se sacrifiaient pour l’avenir de leurs enfants (y compris en donnant leur vie), notre génération sacrifie ses enfants pour garder son pouvoir d’achat moderne.

Didier Cozin

Auteur des ouvrages "Histoire de DIF" et "Reflex DIF" 


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25 réactions à cet article    


  • Lisa SION 2 Lisa SION 2 3 septembre 2010 12:56

    Bonjour,

    joli texte assez clair et parlant. Vous dites « Dans une société vieillissante et très hiérarchisée, les innovations sont en général tuées dans l’œuf  » Vous me rappelez ma première expérience professionnelle. Je venais d’entrer comme simple ouvrier par le bas de l’échelle dans l’entreprise familiale dirigée par mon grand père. Vu son age avancé, je me destinais donc à le remplacer dans les années à venir. Resté un an et demi à trimer dans un atelier sordide, j’envisageais les innovations qui permettaient de nous faciliter la tâche. Un système de récupération permettant d’envoyer l’air chaud des machines filtré vers les vestiaires et douches, et quelques expériences permettant pour le même résultat un coût parfois dix fois inférieur. En somme, une optimisation des frais et du confort de travail. Pour la seule faute de m’être exprimé sur mes travaux et initiatives, j’ai été éliminé par le tampon de supérieurs qui eurent raison de moi par de fausses rumeurs parvenues jusqu’aux oreilles de mon grand père qui me vira. La rumeur évidemment n’avait pas sévi que dans l’enceinte de l’entreprise mais bien fait le tour de la ville. C’est malgré tout avec une certaine joie que j’ai pu lire, dix ans plus tard comment l’année que j’avais passé dans l’entreprise fut la seule à afficher un bilan positif de plus de cent soixante quinze mille francs...La France est ainsi faite, pour s’y épanouir, il convient d’aller faire ses preuves ailleurs. Si tu l’aimes, tu la quitte, c’est ce que tu as de mieux à faire !

    Pour en revenir à votre texte, il est évident que toutes les courbes, d’allongement des retraites, de retard à l’allumage des vies actives des jeunes, de remplacement d’actifs par des machine et des robots démontrent des incompatibilités sur le long terme, mais d’abord, les courbes ne prédisent en rien la situation dans les quarante ans à venir, et ensuite, l’idée de faire payer les impôts par ces machines suffirait à y voir plus clair dans le temps.

    Votre texte ne parle que de la traite des jeunes, mais il y aurait autant à dire sur la traite des femmes... Cordialement. L.S. 


    • Catherine Segurane Catherine Segurane 3 septembre 2010 13:17

      L’auteur, vous êtes un semeur de haine et vous cherchez des voucs émissaires.

      Si le partage des fruits du travail s’est détérioré ces dernières années au détriment des salariés, ce n’est pas parce qu’une partie d’entre eux (les plus âgés dans votre exemple) exploiteraient les autres (ici : les plus jeunes), c’est parce que les entreprises ont ouvert les frontières à tout va, engrangent profit sur profit, socialisent les pertes tout en privatisant les profits.

      Les salariés âgés n’y sont pour rien. Dès 50 ans, et même avant pour les femmes, les patrons essaient de les chasser de l’entreprise tout en manoeuvrant en parallèle pour reculer l’âge de la retraite.


      • Le péripate Le péripate 3 septembre 2010 14:44

        Un semeur de haine ?! C’est un comble venant de quelqu’un obsédé par une variété d’antisémitisme peu reconnue, l’anti-islamisme.
        Enfin, c’est votre problème.
        Secondairement, l’histoire du partage défavorable des « fruits du travail » en faveur du capital est une légende forgée à partir de statistiques tronquées que les cerveaux d’Attac ont fait débuter dans les années 70, années particulièrement déséquilibrées de ce point de vue. Globalement, il n’y a qu’un retour à une situation antérieure, ce qui est très différent.


      • Katinka 3 septembre 2010 15:16

        L’auteur, vous êtes un semeur de haine et vous cherchez des boucs émissaires.

        L’hôpital qui se fout de la charité.
        Bien vu Bouddha.


      • Le péripate Le péripate 3 septembre 2010 13:49

        La France se prépare à être un pays de forte émigration, et ceci sans système d’alerte, faute de chiffres sur les sorties du pays. En effet, il existe un moyen simple d’échapper à cette lourde dette, s’expatrier vers des cieux plus cléments.
        C’est sans doute comme cela que meurent les nations.


        • Katinka 3 septembre 2010 15:15

          La France se prépare à être un pays de forte émigration, et ceci sans système d’alerte, faute de chiffres sur les sorties du pays. En effet, il existe un moyen simple d’échapper à cette lourde dette, s’expatrier vers des cieux plus cléments.
          C’est sans doute comme cela que meurent les nations.

          Avec toi, c’est sûr, j’ai des idées de ficher le camp ailleurs .
          Russie par exemple !


        • foufouille foufouille 3 septembre 2010 16:38

          peripate peut pas partir
          faudrait faire surveiller chateau et vignes


        • Traroth Traroth 3 septembre 2010 16:44

          @péripate : et ça n’a aucun rapport, par exemple, avec le fait que toutes les entreprises se tirent dans les pays esclavagistes, comme la Chine, avec la complicité de nos politiques, n’est-ce pas ?


        • foufouille foufouille 3 septembre 2010 20:28

          Globalement, il n’y a qu’un retour à une situation antérieure, ce qui est très différent.

          comme tout bon libertaryen, peripate veut le retour royalisme V II
          le droit de cuissage l’arrangerait bien


        • Le péripate Le péripate 3 septembre 2010 23:37

          Traroth, excusez moi, je n’avais pas vu votre message coincé entre deux âneries bonnes aryennes.

          Toutes les entreprises ?! Vous n’exagérez pas un peu ? Et est-ce que vous considérez aussi le Maroc comme un pays esclavagiste ?

          Enfin, il est question seulement d’une manière individuelle d’échapper à la dette colossale et à une servitude bien réelle. Une manière douloureuse, mais radicale.


        • foufouille foufouille 4 septembre 2010 09:58

          Toutes les entreprises ?! Vous n’exagérez pas un peu ? Et est-ce que vous considérez aussi le Maroc comme un pays esclavagiste ?

          ca depend des entreprises
          certaines se derangent pas pour polluer dans certains pays
          le boss est bien sur libertaryen


        • celuiquichaussedu48 celuiquichaussedu48 4 septembre 2010 10:34

          Veolia au Maroc c’est assez épique de ce côté...


        • pallas 3 septembre 2010 13:56
          Didier Cozin,
          Et ben voila, enfin un de cette Génération 68 qui dit la vérité sur le Sacrifice fait aux jeunes générations, dont moi.

          Et bien mon grand, sache que je ne te pardonnerai pas que Toi ainsi que Ta petite Génération 68 de Pacotille m’avez intentionnelement «  »« Sacrifié »«  »« , pour votre »«  »Jouir sans Entrave«  »«  »«  ».

          Il est l’heure de payer les conséquence de votre «  »« Outrecuidance »«  »".


          • iris 3 septembre 2010 14:33

            c’est quel age la génération 68 ??
            AVOIR 15ou20 ou30ou 40 ou 50ans en 68 ??


          • asterix asterix 3 septembre 2010 15:58

            C’est en effet le monde à l’envers. Ce sont les vieux - dont je suis - qui râlent contre toutes les coupes financières et pour la sauvegarde des retraites qui profitent le plus de ce système qui, comble ! ne rentre pas dans le calcul des revenus, mais donne lieu à un impôt libératoire que je comprends pour une maison d’habitation, pas pour l’investissement immobilier .
            Nous les vioques, on manifeste.
            Les jeunes, quand cela leur prend, ils se révoltent. 


            • King Al Batar King Al Batar 3 septembre 2010 16:06

              Merci à l’auteur pour cet article, tout ce que vous dites dedant es malheuresment vrai et très triste.


              • Bodhi 3 septembre 2010 16:51

                Ouais sauf que en fait vous tournez autour du pot.
                Avec les exemples que vous prenez vous auriez pu largement conclure que c’est le capitalisme, le pouvoir ( à travers la hiérarchie ) et la notion de propriété qui sont les problèmes.


                • Traroth Traroth 3 septembre 2010 16:56

                  Après les oppositions blanc/pas blanc, français/pas français, chrétien/musulman, vieux/jeune, femme/homme, maintenant, l’opposition jeune/vieux (à ne pas confondre avec vieux/jeune, juste au-dessus. Ça, ce sont les gentils vieux qui se plaignent des méchants jeunes qui sont tous des délinquants) : les vieux sont tous des profiteurs qui, après avoir cotisé pendant 40 ans, exigent de TOUCHER leur retraite.

                  Encore un échappatoire pour ne pas prouver du coeur du problème : les riches veulent tout garder et vous regarder crever...


                  • Traroth Traroth 3 septembre 2010 17:00

                    Le gars qui, smicard toute sa carrière, touche le minimum vieillesse, voila le vrai profiteur ! Pas Liliane Bettencourt ! Elle, elle mérite son ile dans l’Océan indien, son domaine en Bretagne, sa villa à Majorque, et le reste !


                    • Julien Julien 3 septembre 2010 18:48

                      Il est clair que le capital a gagné son combat contre le travail, et la situation est maintenant parfaite pour le capital : énormément de main d’oeuvre à disposition, cela fait baisser les salaires à l’embauche.


                      Comme vous le dites, les guerres avaient sûrement l’effet de rétablir l’équilibre entre travail et capital.

                      « La rente professionnelle »

                      Très bien vu. Je suis ingénieur. J’ai une idée à développer : bonne ou pas bonne, quasiment impossible d’intéresser les gens avec cela, ils ne veulent pas se mouiller, et ne sont même pas intéressés par le détail (pas de questions). Je bosse depuis 8 mois seul sur le sujet. J’ai passé un entretien d’embauche où j’ai expliqué ce que je fais actuellement (de la physique pour creuser mon idée). Autant vous dire que c’était plutôt mal vu. Alors la prochaine fois, je mentirai, je dirai que mon idée ne marche pas, et que donc mon travail sur ce sujet est terminé (comme cela, ils auront l’impression que je suis 100% disponible pour l’entreprise).

                        • pastori 3 septembre 2010 20:13

                          Traroth
                          "Pas Liliane Bettencourt ! Elle, elle mérite son ile dans l’Océan indien, son domaine en Bretagne, sa villa à Majorque, et le reste !"

                          sûr qu’elle mérite tout ça ! elle s’est levée toute sa vie très tôt pour emmener les enfants à la crêche, trois changements de métro (et encore quand elle n’était pas prise en otage par ces salauds de grévistes) , et ensuite 10 heures de boulot à la chaîne pour produire un tas de flacons.

                          et ça jusqu’à l’âge de 85 ans !

                          elle mérite, non ?


                          • jef88 jef88 4 septembre 2010 12:36

                            J’ai 65 ans et suis choqué par cet article : l’auteur a du vivre dans une bulle on ne pas avoir l’age qu’il déclare.
                            « Notre pays depuis l’après guerre et la reconstruction a développé un système professionnel largement basé sur la qualification (une classification figée des compétences pour tenir un poste) et l’ancienneté
                             »
                            Inexact ! Ce système de qualification figée et la diplomite correspondante sont nes dans les années 80 et ont correspondu à la chasse aux PME commencée en 74 et poursuivie en 81 et aux délocalisations qui ont suivi.
                            Avant on était jugé sur ses réalisations, pas sur ses diplomes... Et l’ascenceur social fonctionnait. en 1965, aprés mon service militaire, j’étais « employé aux écritures » en 1974 « directeur technique »

                            L’ exploitation des jeunes par le système
                            Quand commence t’on à travailler maintenant ?
                            22 - 25 ans ? Quand avons nous commencé ? 16 - 18 ans
                            Qui a financé l’éducation nationale qui leur a permis de faire des études ?
                            Pour qui cotisions nous en 1962 ?
                            Pour des gens qui avaient pris leur retraite à partir de 1949 et qui n’avaient cotisé au mieux que 13 ans.
                            Nous avons cotisé 40 ans ou plus et on nous reproche de ponctionner la jeunesse ????????


                            • zimbolo 7 septembre 2010 13:11

                              quelques réponses :
                              on commençe à travailler + tard par exigence de formation, apr contre on finira beau coup plus tard que vous...pour toucher beaucoup moins.
                              Qui à finançé l’éducation nationale : une partie à crédit que je paye encore avec mes impôts donc c’est en partie moi...
                              quels étaient les taux de cotisations sur les salaires en 1962 (3 fois plus faibles que maintenant). Si les retraités actuels devaient toucher leur retraite en fonction des sommes qu’ils ont eux-mêmes cotisées, leur pension devrait être au moins divisée par 2 !

                              C’est dur d’admettre, mais votre génération a vécu largement au dessus de ses moyens et surtout demande aux suivants de payer la note.


                            • zimbolo 7 septembre 2010 13:12

                              ne surtout pas se remettre en question tant que la soupe est bonne !!!

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