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Accueil du site > Actualités > Société > La valeur travail à l’heure de l’économie de la (...)

La valeur travail à l’heure de l’économie de la connaissance

Les sociétés du XXème siécle se sont toutes organisées autour du travail. Qu'elles soient capitalistes ou communistes, toutes les sociétés ont fait du travail leur valeur principale, qu'il s'agisse d'une source d'enrichissement financier ou d'une valeur noble destinée à produire des richesses pour la société dans son ensemble. Mais depuis le passage à l'ére post-industrielle et à l'économie de la connaissance dans les années 70, le chomage de masse fait des ravages. Le travail peut il rester la valeur au centre des société du XXIème siécle ?

Une valeur encore partagée par la droite et la gauche

Si certains politiciens ont essayés de faire croire que le travail est une valeur "de droite", rien n'est pourtant plus faux. Bien avant que les sociétés capitalistes ne s'emparent de la valeur "travail", le marxisme en faisait la valeur centrale de son projet de société.

La seule différence entre droite et gauche sur le travail consiste d'un coté à considérer que le chomeur est responsable de ce qui lui arrive et donc qu'il ne faut pas l'assister. Et de l'autre à considérer que le chomeur est victime du fait qu'il n'ait pas de travail et donc qu'il faut l'aider.

Cette focalisation sur la valeur "travail" est lié au fait que société capitaliste et société socialiste sont toutes deux des sociétés industrielle. La production de biens manufacturés est au centre de leur économie et cette production nécéssite avant tout du travail. Marx, dans son oeuvre avait d'ailleurs confondu la société industrielle et le capitalisme tant l'une lui paraissait résulter de l'autre. Il prévoyait qu'un jour, nous allions être en situation de surproduction et que cela sonnerait la fin du capitalisme, et non celle de la société industrielle.

La transition vers la société post-industrielle

Or, nous sommes passé depuis les années 70 dans une société post-industrielle. Cette société peut se définir de la façon suivante :

  • La capacité industrielle disponible suffit à la satisfaction de la demande solvable. Nous avons en conséquence atteint le seuil de surproduction dont parlait Marx.
  • En conséquence, être capable de produire des biens industriels en quantité n'est plus une garantie de succès. Pour réussir, il faut être capable de produire des biens innovants pour bénéficier pendant quelques années d'une demande solvable. Lorsque cette demande solvable aura été satisfaite, il faudra changer de produit. 
  • Si c'est l'inovation qui fait la valeur du produit, alors il se crée une séparation des tâches entre des entreprises qui innovent sans produire et des entreprises qui produisent souvent sans innover. Les premiéres sont restées à l'ouest, les secondes ont migrées à l'est.
  • Les travailleurs ne sont plus recherchés pour leur force de travail (celle ci ne vaut plus grand chose sur le marché) mais pour leur créativité et leurs connaissance. C'est ce que l'on a appelé l'économie de la connaissance.
  • L'innovation agit ainsi comme une drogue : les entreprises doivent suivre pour avoir un "shoot" de compétitivité, mais le shoot ne fait pas effet très longtemps. Elles doivent donc sans arrêt innover. Elles sont dépendentes à l'innovation. Les entreprises qui tolérent bien l'innovation continue s'en sortent sans trop de problèmes, les autres s'endettent et voient leur productivité réelle s'effondrer.
  • Le capital a une durée de vie plus courte, et l'innovation demande des capitaux très importants. En conséquence l'économie se financiarise à grande vitesse. Les entreprises qui arrivent à rentabiliser leurs innovations s'en sortent bien, les autres se font progressivement asphyxier par les dettes.

Ce passage vers la société post-industrielle a eu des conséquences diverses : Le socialisme avait été conçu autour de la société industrielle comme une alternative au capitalisme. Il n'avait jamais été question que ce modéle de société change. Dès les années 70, les économies socialistes sont entrées dans un déclin profond. Le système était inadaptable à cette société post-industrielle et il s'est effondré en 1989.

La société capitaliste existait avant la société industrielle et lui collait donc moins comme un gant. Elle s'est financiarisée mais continue à tenir. Toutefois, les tensions se constatent tous les jours, notamment au sujet de la valeur travail et la contestation de la place de la finance.

Pourquoi la société post-industrielle détruit des emplois ?

La société industrielle nécéssite des investissement très lourd dans ses entreprises, mais ses capitaux sont à grande durée de vie : Amortir une usine sidérurgique sur 20 ans avait du sens. En conséquence, elle met en place des barriéres à l'entrée qui la protégent contre l'innovation radicale. A l'inverse, la société post-industrielle vise à des investissement moins lourds mais à durée de vie beaucoup plus courte. Dans l'industrie de la technologie, les financiers souhaitent "sortir" de leur investissement en 5 ans. Ce modèle n'offre aucune résistance à l'innovation radicale, au contraire il la récompense. Un adage dans l'industrie de la technologie dit que si vous prenez un marché et que vous pouvez détruire 90% de sa valeur, tout en gardant les 10% restant pour vous, acteur des technologies,alors vous avez un bon business plan. Dans de nombreux cas, l'innovation radicale n'existe que parce qu'elle détruit de la valeur ailleurs. Le public y gagne s'il n'est pas au chomage car il profite pour peu cher de biens qui autrefois valaient beaucoup plus cher.

Mais de l'autre coté, les gains de productivité exponentiels détruisent de très nombreux emplois. Contrairement à une idée répendue, ce ne sont pas uniquement les emplois "low cost" qui sont touchés. Le gros des supressions d'emplois liées à l'informatique concerne des employés de bureau intermédiaires (notamment administratifs) dont l'emploi a été rendu "redondant".

Le phénoméne des délocalisations masque pour le public ce phénoméne de l'innovation radicale, mais de nombreux économistes constatent aujourd'hui que les délocalisations sont responsables de moins de 5% des destructions d'emploi.

La technologie plus impossible à réguler que la finance ?

La quasi inexistance de régulation politique vient accélérer le phénoméne. En général, une société existe et se maintient car elle maintient des bornes sur ce qui est permis ou pas, toléré ou pas, ... Dans une démocratie, ces limites sont transgressables, bien sur, mais elles existent. Jusque dans les années 60, il semble que le pouvoir politique parvenait assez bien à maintenir une société très stable et à ralentir l'evolution des choses. La télévision a ainsi été maintenue sous contrôle et apprivoisée par le pouvoir politique.

Mais l'accélération des innovations radicales et le fait qu'elles sont devenues indispensables à la bonne santé économique de nos pays rend toute auto-régulation impossible. Internet est incontrôlable non seulement car il a été conçu pour l'être mais surtout car aucun état ne peut ajourd'hui se priver de la croissance économique qu'apporte le réseau. Dès lors, la régulation politique de la technologie est amenée à être quasi inexistante.

Rapidement, nous arrivons à la société décrite par Neil Postman dans The Technopoly : Une société dont toutes les caractéristiques sont dictées avant tout par l'état de l'art de la technique et ou aucun contre pouvoir philosophique ou religieux n'existe.

Vers une place plus réduite pour la finance ?

Certains lecteurs objecteront certainement que c'est pourtant la haute finance qui contrôle tout. Mais s'il est vrai que la finance a vu son rôle accru du fait du besoin de financement de la transition technologique, il est pourtant fort probable que la financiarisation de la société soit transitoire.

Car si dans un premier temps, il suffit d'investir dans la technologie pour avoir un avantage compétitif, cela cesse d'être vrai lorsque la machine s'emballe. Les premiers signes apparaissent aujourd'hui :

  • De nombreuses entreprises de technologie ayant eu recours au private equity ne parviennent plus à atteindre l'équilibre financier. A l'inverse, de nombreuses sociétés de ce même secteur ont réussi à s'autofinancer. Il semble que de plus en plus, la connaissance et le capital humain ait une importance énorme dans le succés ou l'échec d'une aventure technologique. Actuellement le capital financier se paie à prix d'or ces sociétés. Mais souvent il ne parvient plus à les rentabiliser après le départ de leurs fondateurs. Le rendement des fonds de private equity est ainsi en chute libre aux USA. Et les investisseurs grondent.
  • Dans de nombreux secteurs sans valeur ajoutée, le retour sur investissement devient tellement faible qu'investir n'a plus aucun intérêt.

Or, le capital financier permet souvent de financer des structures larges qui créent un nombre d'emplois significatif notamment en dehors du strict secteur technologique. (Fonctions de marketing, communication, etc, ...). Si ils deviennent moins actifs des pans entiers de l'économie vont se trouver en recession, sans que cela ne freine l'innovation.

Vers un monde sans travail

Toutes ces données pointent vers un monde ou tout le monde ne pourra pas avoir de travail. Ceci ne concernera pas que les métiers peu qualifiés. La dématérialisation des documents juridiques prive actuellement de nombreux jeunes avocats américains de travail par exemple.

Le nécéssaire désendettement (à la fois public et privé) de nos sociétés va faire le reste en forcant à des économies drastiques et donc à une optimisation toujours plus grande. De nombreux postes administratifs vont ainsi être rendus redondants dans les grandes entreprises. Ainsi, un taux de chomage approchant les 50% de la population active n'est pas inimaginable et ce notamment dans les pays qui ont une faible culture technologique.

Dès lors, il n'est plus raisonable d'orienter nos sociétés sur la "valeur" travail. Bien sur, le travail productif doit être récompensé. Mais il faut trouver un moyen de ne pas stigmatiser ceux qui n'en auront plus afin que la société puisse tenir. Le revenu universel est une proposition qui va dans le bon sens. En permettant à chacun de vivre dignement (mais pas dans le luxe) le revenu universel permet d'offrir une protection sociale sans assistanat (vu que tout le monde le touche). Inversement ceux qui travaillent gagnent forcément plus que ceux qui ne travaillent pas. Toute la société devra être repensée autour de cette oisiveté forcée. Nous n'avons pas beaucoup de temps !


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35 réactions à cet article    


  • Leo Le Sage 28 juin 2012 10:29

    @Auteur
    Bonjour Auteur,

    A propos de votre article :
    « toutes les sociétés ont fait du travail leur valeur principale »
    Les moines ne considérent pas le travail comme une valeur principale...
    La méditation et/ou la prière est une valeur principale

    « La quasi inexistance de régulation politique vient accélérer le phénoméne »
    Peut-on sérieusement réguler la politique ?
    Vais-je emprisonner quelqu’un pour ses idées [excepté le négationnisme et encore...] ?

    « Toute la société devra être repensée autour de cette oisiveté forcée. »
    Malheureusement vous avez raison...

    Aussi longtemps qu’il y aura des brevets sur certains produits vitaux, comme les plantes, il y aura beaucoup d’inégalités, même si on arrive à réguler correctement la finance...

    Leo Le Sage


    • kimbabig 28 juin 2012 21:45

      @Leo Le Sage,

      Pourquoi regrettez-vous que le société dusse être repensée autour l’oisiveté forcée ?
      C’est pourtant une des meilleures choses qui pouvait arriver à l’humanité d’être enfin libérée du travail grâce à l’évolution technologique et un revenu minimum décent garanti. Reste à vaincre les réticences. Ce sont plutôt ces dernières que je trouve malheureuses.

      Pour ce qui est de la prière, si les hommes n’avaient pratiqué que cela depuis la préhistoire, nous serions restés dans des cavernes. Mon chien aussi est capable de prier, quand il me regarde manger, on sent bien qu’il prie pour que des miettes tombent de la table. Mais au moins l’abolition du travail laisse du temps pour la méditation.


    • Leo Le Sage 29 juin 2012 03:57

      @Par kimbabig (xxx.xxx.xxx.119) 28 juin 21:45

      auteur écrit
       : « Toute la société devra être repensée autour de cette oisiveté forcée. »
      Leo répond  : Malheureusement vous avez raison...

      kimbabig écrit  : « C’est pourtant une des meilleures choses qui pouvait arriver à l’humanité d’être enfin libérée du travail »
      Il n’y a pas de contradiction avec ce que j’ai écrit.
      La plupart des personnes ont besoin de faire quelque chose.

      Beaucoup de retraités par exemple vivent mal leur impossibilité de travailler...

      Le monde idéal serait que tout le monde puisse vivre décemment, sans que chacun ne soit obligé de travailler ou au contraire que chacun puisse faire le travail qu’il souhaite sans contrainte.


    • Yurf_coco Yurf_coco 29 juin 2012 11:30

      On devrait renforcer les « petites société » tel les communes :


      Si certains villageois travaillent l’agriculture en autarcie (plutôt que d’importer des tonnes de blé OGM des USA), tandis que d’autres auront des travails « classiques » (pour payer l’électricité et autres produits manufacturés), les personnes âgées seraient chargées de s’occuper des enfants, des taches quotidiennes.

      On ne vivrai plus comme aujourd’hui : Chacun pour sa peau, les vieux dans les hospices, les riches achètent tout, les pauvre n’ont rien, on pourrait avoir un modèle plus solidaire, moins dépendant de l’économie de marché, de l’économie tout court !

      C’est ça la vrai vie ! Mais le capitalisme, la publicité, la société de consommation ET la soit disant valeur travail, nous isolent tous de plus en plus ! tout ça pour « devenir riche », ça aussi c’est une utopie

      Alors c’est peut être une utopie, mais j’aime mieux défendre ça qu’autre chose.



    • kimbabig 29 juin 2012 20:41

      @Léo Le Sage,

      « Beaucoup de retraités par exemple vivent mal leur impossibilité de travailler »

      C’est justement ça qu’il faut combattre, cette culpabilisation infligée à ceux qui ne travaillent plus, le fait que de nombreux chômeurs dépriment en se sentant inutile. En fait, c’est tout un mode de fonctionnement social qu’il faut changer d’urgence : apprendre aux gens à n’avoir aucune honte à ne rien faire, leur permettre de retrouver et développer la créativité que la société productiviste a tout fait pour brider


    • Leo Le Sage 29 juin 2012 21:53

      @Par kimbabig (xxx.xxx.xxx.119) 29 juin 20:41
      Bonjour kimbabig,

      Vous dites « C’est justement ça qu’il faut combattre, cette culpabilisation infligée à ceux qui ne travaillent plus »
      C’est vous qui ne comprennez pas :
      - les retraités :
      il y a ceux qui ne veulent plus travailler.
      il y a ceux qui veulent travailler car ils en besoin d’argent.
      il y a ceux qui veulent travailler car ils aiment leur travail.
      etc.
      - les chômeurs :
      il y a ceux qui ne veulent plus travailler [rares]
      il y a ceux qui veulent travailler car ils en besoin d’argent.
      il y a ceux qui veulent travailler car c’est utile pour avoir les bons reflexes
      etc.

      Je ne parle donc plus du reste...

      Vous dites « le fait que de nombreux chômeurs dépriment en se sentant inutile »
      Il faut bien sûr combattre cela : la question ne se pose pas.

      Je répète : cela ne contredit en rien ce que j’ai dit.


    • Leo Le Sage 30 juin 2012 02:58

      @Par Yurf_coco (xxx.xxx.xxx.152) 29 juin 11:30
      Vous dites  : "Si certains villageois travaillent l’agriculture en autarcie (plutôt que d’importer des tonnes de blé OGM des USA), tandis que d’autres auront des travails « classiques » (pour payer l’électricité et autres produits manufacturés), les personnes âgées seraient chargées de s’occuper des enfants, des taches quotidiennes"

      C’est déjà comme cela en Afrique et en Asie depuis... des siècles. smiley

      Comme vous le dites, vouloir comme idéal « devenir riche » est une utopie, du moins pour la majorité, il ne sera tout simplement pas possible de le devenir.
      Comme vous dites, mettre en oeuvre un modèle solidaire, cela devra être le défi du XXIè siècle


    • foufouille foufouille 28 juin 2012 11:13

      "En conséquence, être capable de produire des biens industriels en quantité n’est plus une garantie de succès. Pour réussir, il faut être capable de produire des biens innovants pour bénéficier pendant quelques années d’une demande solvable. Lorsque cette demande solvable aura été satisfaite, il faudra changer de produit. "

      des biens jetables, pas innovants


      • jef88 jef88 28 juin 2012 11:16

        Or, nous sommes passé depuis les années 70 dans une société post-industrielle.
        C’est la plus belle intox de tous les temps !

        Surproduction ?
        non délocalisation

        produire des biens industriels en quantité ? 
        vous oubliez la concurrence faussée par le niveau des salaires et des charges

        l’inovation qui fait la valeur du produit ?  
        Je préfère me passer d’e-pad plutôt que de nourriture... C’est vrai je suis d’une ringuardise ! ! !
         
        C’est ce que l’on a appelé l’économie de la connaissance. ?
        C’est vrai (pour une fois) il y a un nombre incalculable de titulaires d’une licence de lettres aux caisses des hypers..... Dans le temps un CAP suffisait ....

        l’économie se financiarise à grande vitesse.
        Bien sur depuis 30 ans on fait crever les PME pour piquer leurs parts de marché

        Une seule conclusion : regardez le vrai monde et atterrissez !


        • kimbabig 28 juin 2012 22:01

          @Jef88,

          Les entreprises qui ont achevé d’automatiser leur production n’ont pas délocalisé, elles n’ont pas de raison de le faire. Une usine 100% automatique peut être installée près du lieu de consommation, les salaires ou les charges n’ont qu’une très faible influence sur ses frais (et pour cause !).

          Il est vrai qu’on rencontre fréquemment des diplômées de lettres derrière les caisses des supermarchés. Mais vous en verrez de moins : les caisses commencent à être automatisées. D’ici 5-10 ans elles auront disparu, comme les guichetiers des péages d’autoroute ont déjà disparu.

          L’équation est simple pour beaucoup de sociétés françaises : automatiser, délocaliser ou disparaître.


        • Marc Bruxman 29 juin 2012 00:32

          Or, nous sommes passé depuis les années 70 dans une société post-industrielle.
          C’est la plus belle intox de tous les temps !

          « Surproduction ?
          non délocalisation »

          Vous délocalisez uniquement car la production n’est plus stratégique et ne rapporte plus rien. Si produire était stratégique personne ne serait assez con pour délocaliser et risquer de se faire voler sa techno par les chinois.

          « l’inovation qui fait la valeur du produit ?  

          Je préfère me passer d’e-pad plutôt que de nourriture... C’est vrai je suis d’une ringuardise ! ! !

           »

          Sauf que la bouffe, regardez combien touche le pécore du coin qui se fait chier à la produire. Il se fait un salaire de misére car on surproduit !


          "C’est ce que l’on a appelé l’économie de la connaissance. ?
          C’est vrai (pour une fois) il y a un nombre incalculable de titulaires d’une licence de lettres aux caisses des hypers..... Dans le temps un CAP suffisait ....« 

          Oui car les lettres ne sont pas une compétence valorisable.

           »Une seule conclusion : regardez le vrai monde et atterrissez !"

          C’est vous qui devriez attérir car si vous attendez le retour à la société industrielle vous allez attendre longtemps...


        • Gboule35 Gboule35 12 juillet 2012 12:48

          le vrai monde ? lequel ? celui d’hier ou d’aujourd’hui ou celui de demain ?

          à chaque fois que je lis des articles qui osent imaginer un avenir différent, même en argumentant, on taxe leurs soutiens et leurs auteurs d’utopistes à côté de la réalité...

          et bien soit. rappelons alors que l’utopie c’est vouloir aller vers autre chose de mieux et non pas poursuivre les moulins de don quichotte. petit amalgame subtil que beaucoup font trop vite.

          donc oui poursuivons des utopies réalistes comme celle évoquée par cet article car le vrai monde c’est celui qu’on lègue à nos enfants, pas celui qu’on tente de conserver coûte que coûte par peur et par égoisme.


        • soimême 28 juin 2012 11:32

          La seul chose que j’ai appris, le travail n’est pas une marchandise, cette idée est largement combattue par tous les système actuelle ! Étant que l’on voudra pas l’admettre cela va généré de la souffrance et de la misère !

          Il y a asse de travail pour tous, c’est comme la richesse cela devrait être partagé !

           


          • perlseb 28 juin 2012 19:33

            Bien évidemment qu’il y a assez de travail pour tout le monde. Si on décide de produire de la qualité et plus de la merde.

            Par exemple, si on veut manger autre chose que de la nourriture empoisonnée, il faudra diminuer de beaucoup la productivité du secteur primaire (sans pour autant toucher au rendement, voire en l’améliorant). Ce n’est pas la valeur travail qui est périmée, c’est la valeur profit, qui n’a jamais été morale (il faut bien le faire sur le dos de quelqu’un d’autre), profit qui conduit à un vol organisé qui devient de plus en plus intenable pour l’environnement et pour les volés. A quoi sert l’obsolescence programmée (les produits jetables) ? A nous rendre heureux ? Non à faire des profits plus gros en obligeant à une surconsommation (parfois consentie par la mode, hélas).

            Si certaines personnes ne veulent pas travailler, OK, qu’on les laisse vivre en leur donnant un minimum vital (étant entendu que si tout le monde décide de ne rien faire, on ne va pas aller très loin). Pour les autres, il y aura toujours à faire mais il est clair qu’expliquer que le travail disparait inexorablement, c’est vouloir créer une nouvelle caste (les productifs) en face de moins que rien (les chômeurs assistés, les nouveaux gueux) : assistés à qui on ne donnera aucun choix.

            Il y a beaucoup d’handicapés mentaux qui font du jardinage et qui ont un boulot peu oppressant tout en étant plus utiles que de nombreux diplômés qui s’y croient en ville, preuve que le travail, on peut en donner à tout le monde.


          • Marc Bruxman 29 juin 2012 00:36

            « Bien évidemment qu’il y a assez de travail pour tout le monde. Si on décide de produire de la qualité et plus de la merde. »

            Dans un monde ou l’évolution radicale est reine, il ne sert à rien de produire de la qualité comme vous dites. La merde tombera en panne au bout de quelques années mais ca tombe bien car les gens voudront la changer pour acheter le dernier truc mieux. Aucun intérêt donc ! ! ! !

            "Par exemple, si on veut manger autre chose que de la nourriture empoisonnée, il faudra diminuer de beaucoup la productivité du secteur primaire (sans pour autant toucher au rendement, voire en l’améliorant). « 

            La nourriture n’a jamais été aussi sure quoi qu’en disent les écotalibans. Ce mouvement de sécurisation va continuer. Le bio est un marché de niche et le restera.

             »Ce n’est pas la valeur travail qui est périmée, c’est la valeur profit, qui n’a jamais été morale (il faut bien le faire sur le dos de quelqu’un d’autre), profit qui conduit à un vol organisé qui devient de plus en plus intenable pour l’environnement et pour les volés. A quoi sert l’obsolescence programmée (les produits jetables) ? A nous rendre heureux ? Non à faire des profits plus gros en obligeant à une surconsommation (parfois consentie par la mode, hélas)."

            Le profit est ce qui fait marcher le monde car les gens ont besoin d’une carotte pour avancer. Vous ne changerez pas cela.


          • perlseb 29 juin 2012 20:41

            Votre économie de la connaissance est pour moi l’économie de l’imbécilité crasse : s’attacher à la mode, être peu regardant sur les vrais fondements de la qualité de vie et l’avidité comme seul moteur humain. Mais je conçois être le demeuré de tous ceux qui sont parfaitement adaptés à cette économie.


          • Alpo47 Alpo47 28 juin 2012 12:50

            Travail... Consommation ... Innovation... pourquoi ne pas dire directement « esclavage » et « dépendance ».


            • Robert GIL ROBERT GIL 28 juin 2012 12:53

              voici une petite serie d’articles de Marx et d’autres sur le travail, sa valeur, son cout...

              http://2ccr.unblog.fr/category/marx-et-plus/


              • Yurf_coco Yurf_coco 28 juin 2012 14:47

                Moi je dis bravo à l’auteur !!


                Bravo déjà pour sortir la tête de l’immense bordel de notre société mondiale actuel, pour revenir au commencement.

                Et il est vrai que prendre du recul permet parfois de constater que les problèmes sont simples.

                J’ajouterai que si on est est là c’est grâce au capitalisme, mais parce qu’il fallait reconstruire, qu’on innovait énormément, qu’il ni avait pas de surpopulation, ne d’énorme richesse.

                Mais ce temps est révolu, donc sans cracher dans la soupe, il faut accepter que notre modèle court à se perte...

                Je vois bien quelques récalcitrants, qui continuent de rêver dans ce model, et secrètement, rêve de devenir riche !! Et s’offusque de toute personne qui lui dirait que ce n’est pas la bonne solution.

                Moi je dis bravo ! (et il faudrait complété peut être avec un débat sur la surpopulation mondiale).

                • kimbabig 28 juin 2012 17:51

                  Excellent article avec une vision lucide de notre société et de son évolution. La « valeur travail » n’y a plus sa place, elle est périmée, obsolète. Elle est un prétexte pour organiser un appauvrissement des masses justifié par la culpabilisation du manque de travail, sachant que, comme vous l’avez si bien dit « un taux de chomage approchant les 50% de la population active n’est pas inimaginable ».

                  Par contre, je ne suis pas d’accord lorsque vous dites que l’économie socialiste était inadaptable à l’évolution post-industrielle. Ce n’est pas parce que de vieux croûtons staliniens l’étaient qu’il faut généraliser ce constat au principe d’économie socialiste.
                  Le projet CyberSyn (économie planifiée contrôlée en temps réel par ordinateur à l’échelle d’un pays) qu’avait commencé à mettre en place Salvador Allende au Chili, avant d’être victime du coup d’état de Pinochet montre bien que l’économie socialiste pouvait passer cette transition, elle a même failli le faire avant l’économie capitaliste avec ce projet révolutionnaire ! C’est peut-être pour cela que les etats-uniens ont mis tant d’acharnement à le dégager.
                  Puis le projet novateur est tombé dans l’oubli, et a même, chez les gens de gauche dont beaucoup se souviennent d’Allende mais ignorent son action la plus révolutionnaire.

                  Je ne suis pas non plus d’accord lorsque vous dites que « Ce modèle n’offre aucune résistance à l’innovation radicale » en parlant du modèle capitaliste financier. C’est plutôt le contraire, l’innovation implique un risque et le financier veut être sûr de récupérer ses sous rapidement. Croyez vous qu’une société privée actuelle, avec des financiers qui lui demandent de cravacher pour 10% de rendement, payerait un ingé pendant des années si ses dirigeants se disent qu’il bosse sur un truc inutile sans intérêt ? C’est pourtant ce qu’a fait la régie Renault avec Pierre Bézier dans les années 60-70, et c’est qui lui permit de réaliser une invention qui a révolutionné l’informatique. Les SSII n’aiment pas trop les petits génies de l’innovation radicale : elles leur préfèrent souvent et largement les profils plus dociles et perçus comme plus productifs.


                  • L'enfoiré L’enfoiré 28 juin 2012 19:22

                    Bon commentaire.
                    Les courbes de Bézier, d’accord.
                    Vous oubliez les fractales de Mandelbrote, qui quelque part servait le capitalisme aussi puisque c’est dans la Bourse qu’il s’est aussi plongé. Quand on travaille chez IBM, on est d’office lié au rendement capitaliste.


                  • kimbabig 28 juin 2012 22:20

                    Il est certain que les capitalistes aiment à récupérer les fruits de la recherche et des progrès dans les maths de hauts niveau... Quand ils en perçoivent l’intérêt. Pour ce qui de Renault, et de Pierre Bézier, je voulais mettre l’accent sur le fait que la direction de Renault et les supérieurs de Bézier n’avaient pas compris l’utilité de son travail, ils pensaient presque financer la « vie sexuelle avec les mouches » de cet employé. Aujourd’hui, sa direction lui dirait de dessiner trois variantes de la Clio pour la veille en lui proposant d’aller voir ailleurs si ça lui déplaît, voire le muterait au service commercial en guise de punition, pour prendre une analogie avec ce qui se produit chez France Telecom (des ingés en télécom mis à la hotline !).


                  • Marc Bruxman 29 juin 2012 00:42

                    « Je ne suis pas non plus d’accord lorsque vous dites que »Ce modèle n’offre aucune résistance à l’innovation radicale" en parlant du modèle capitaliste financier."

                    Je peux vous présenter plein de financiers qui s’accomodent très bien de l’innovation et même investissent dedans. Pourquoi ? Parce qu’ils savent très bien qu’il vont investir dans 100 entreprises que 80 vont bouffer tout le fric, sur 15 ils seront break even et les 5 autres vont largement payer pour tous les échecs. L’innovation radicale ce sont des profits radicaux.

                    Les SSII que vous citez sont des sociétés de travail temporaires issu de l’ancien monde. Elles ne sont puissante que parce qu’elles servent d’institut de formation pour le gros de la main d’oeuvre informatique. Les génies ne les intéressent effectivement pas. Ils ont besoin de crétins qui vont faire avancer le projet lentement ce qui permettra de facturer plus de jours. Elles ne sont la que pour satisfaire des grands groupes dont le management n’est pas encore adapté au nouveau monde. Ces sociétés la vont se réformer ou couler sous leur poids. (Cf : Kodak).


                  • kimbabig 29 juin 2012 19:22

                    M.Bruxman,

                     Vous disiez « Je peux vous présenter plein de financiers qui accommodent très bien de l’innovation et même investissent dedans »

                    Faudrait, oui, ne serait-ce que pour me convaincre. Car faut croire qu’ils ne faisaient pas partie des actionnaires des sociétés ou j’ai travaillé, ni des actionnaires des sociétés ou ont travaillé les gens que je connais dans le milieu des technologies.

                    Par contre j’ai pu voir des chefs de projets, des directeurs mettre une grosse pression, exiger un rendement immédiat, ne se soucier que de la prod, préférer celui qui bâcle son code et enfume le client à celui qui prend le temps d’écrire un code souple et évolutif, et considérer plus ou moins ouvertement la R&D comme de « l’enculage de mouches » ou pire, du parasitisme. Exactement comme les supérieurs de Bézier chez Renault.

                    Bien sûr, dans leur com’, ces directeurs aiment à se gargariser de mots comme « créativité », « innovation » (avec en prime cette mode débile qui consiste à l’écrire en anglais). Mais en interne, ce serait plutôt : « pissez vos lignes les grouillots et fermez là, ça doit être fini pour hier, les investisseurs veulent 10% de marge ». Alors c’est sûr, c’est dit plus finement, avec la langue de bois du « management » moderne, mais c’est bien ce que ça veut dire.

                    Et je vous prie de croire que ce n’est pas du tout propice à l’innovation et à la créativité : ça la décourage carrément. Ca incite plutôt à rester dans des méthodes éprouvées qui permettent de parvenir rapidement à un résultat présentable (enfin, présentable pour le client qui aura le plaisir de faire le bêta-testeur et de nous faire travailler en maintenance, moyennant finances, mais on s’en fout c’est contractuel, il a signé, il n’avait qu’à bien lire son contrat). Ca incite à ne surtout pas prendre le risque d’innover pour à l’arrivée se faire pourrir parce qu’on a pas tenu les délais délirants promis par le marchand de tapis qui sert de commercial.

                    Dans un environnement pareil, celui qui est créatif, inventif et motivé par l’innovation apprend très vite à mettre un voile pudique sur ces qualités quand il en a marre de se prendre des reproches, voire d’être contraint de changer régulièrement d’employeur (ou de mission). Alors le génie créatif s’efface pour laisser place au petit élément productif qui pisse ses lignes gratte ses dossiers de spec 8h par jour, en se disant que son salaire est pas si inconfortable au regard de la moyenne nationale (ce qui est vrai, même si son employeur se taille une part que n’oserait pas prendre un maquereau sur sa presta !), et surtout en espérant que la prochaine mission ne sera pas à perpète les oies, ou qu’il ne sera pas de la prochaine charrette. Et encore on a vraiment pas à se plaindre, en Inde, d’après les dires d’un collègue de retour de chez un sous-traitant, c’est « Les Temps Modernes » appliqué à l’économie de la connaissance : un grand hangar avec des centaines de programmeurs alignés en rang devant leur ordi assis sur des chaises en bois, avec un « chef de projet » (ou plutôt un genre de contremaître) par rangée qui fait les 100 pas dans sa rangée et engueule ceux qui s’arrêtent de taper sur leur clavier. Bonjour l’ambiance créative...

                    Voilà la réalité de l’économie de la connaissance lorsqu’elle est capitaliste, ce qui me semble être un frein à son développement. Essayez de vous procurer « 35h, c’est déjà trop (titre original Office Space) » ça montre bien l’univers des nouvelles technologies (désolé, c’est pas sous-titré, mais j’ai cru entrevoir que vous étiez à l’aise en angliche). Le film aurait pu être tourné aujourd’hui dans n’importe quelle « technopôle » française sans changer grand chose. Ca rejoint ce que vous dites sur les SSII, et le problème est qu’elles sont pour beaucoup l’incarnation de cette économie de la connaissance. La plupart des gens qui travaillent dans les nouvelles technos sont dans les SSII (et pas que les débutants, loin de là). Les grandes boîtes ne recrutent plus dans les métiers de cette économie de la connaissance, elles demandent aux SSII de leur envoyer des gens. Ce qui fait que leurs méthodes de fonctionnement ont tendance à se propager dans le secteur

                    Autre chose m’amène à penser que le capitalisme et l’exigence de haut-rendement sont des freins à l’innovation, surtout radicale : une sorte d’« effet Bubka » qui touche les entreprises innovantes. Vous vous rappelez Serguei Bubka, le recordman perchiste ? Alors que le record devait être à 5m90, il arrivait à faire 6m15 à l’entraînement. Comme il touchait une prime pour chaque record battu, au lieu de faire direct 6m15, il a battu les records cm par cm, et touché ainsi 25 fois la prime de record. Pareillement, une entreprise qui aurait trouvé plusieurs innovations radicales est incitée à les sortir progressivement, pour bénéficier à chaque fois de l’effet « nouveauté » auprès de la clientèle, au lieu de n’en bénéficier qu’une fois si elle sort tout d’un coup.

                    Le capitalisme favorise les arrivistes au dents qui rayent le parquet, les marchands de tapis, les enfumeurs, les lèche-boules, mais certainement pas les gens créatifs et innovateurs. Tout au plus consent-il à mettre en valeur leurs inventions lorsqu’elles sont reprises par des gens au profil « favorisé », comme B.G. ou feu S.J.

                    Alors si vous me dites que ça va s’écrouler, ce serait souhaitable, et pour les nouvelles technos ce serait le schéma du Krach des jeux vidéos apparemment provoqué par la priorité donnée au rendement sur la créativité. A grade échelle, ça va faire mal...


                  • L'enfoiré L’enfoiré 28 juin 2012 18:36

                    Salut Marc,
                     Je ne vais pas répété. Voici les liens avec ma réponse smiley


                    • Marc Bruxman 29 juin 2012 00:46

                      Bonsoir l’enfoiré,

                      Sur les interfaces vocales je ne suis pas du tout d’accord avec vous ! Imaginez un openspace dans lequel tout le monde parlerait à son PC. Imaginez que dans le métro vous parliez à votre smartphone ! Inimaginable !


                    • L'enfoiré L’enfoiré 29 juin 2012 09:05

                      Cher Marc,

                       Vous aimez le monde du silence, apparemment.
                       Imaginez dans un openspace, dans le métro que tout le monde fait des gestes et des pantomimes.
                       Ce serait tout aussi comique. smiley

                       Par contre, le téléphone portable qui sonne, auquel on répond, c’est en permanence., dans tous les endroits, les plus inattendu.

                       Non, il y a un endroit pour tout. Évidemment.
                       La voix est ce qui est une exclusivité de l’homme. Les mimiques et les gestes sont beaucoup plus répandus.
                       
                       La reconnaitre cette voix, reconnaitre la langue, c’est pas le même tabac.
                       Beaucoup s’y sont essayé, et se sont planté. (un petit exemple local)
                       


                    • L'enfoiré L’enfoiré 28 juin 2012 18:40

                      Vers le monde sans travail ?
                      Non, on y est déjà...
                      Il faudra changer simplement.
                      Occuper les gens plutôt que les faire travailler.
                      Cela ira à diviser son temps en éducation permanente, en inventant, et ... en travaillant pour les implémenter, ces idées innovantes.
                      La minute de travail coutera bien plus cher et sera plus rentable forcément.
                      Ce n’est pas d’aujourd’hui que je sais où on va.
                       smiley


                      • L'enfoiré L’enfoiré 28 juin 2012 18:44

                        La question ne sera plus de produire les yeux fermés, puisque en y mettant le prix tout sera possible, mais pourquoi les réaliser ces projets de production.
                        Une optique complètement différente. Cela demandera des études de marchés sur plusieurs continents et plus localement.
                        Des déplacements feront aussi partie des frais avant d’aller plus loin.
                        Prospecter n’est-ce pas un bon « travail » ?


                        • L'enfoiré L’enfoiré 28 juin 2012 18:47

                          « plus localement. »
                          Sorry. Manque un mot « plus seulement localement. »


                        • kimbabig 28 juin 2012 21:17

                          La technologie nous mène vers l’abolition du travail obligatoire, et c’est tant mieux. Maintenant il faut désintoxiquer la population de la « valeur travail », faire en sorte que disparaisse ce sentiment d’inutilité qui habite encore certains pendant leurs périodes de chômage. L’instauration d’un revenu minimum universel comme droit fondamental de l’humain, et donc exempt de contrôle social, va dans ce sens qui est le bon.


                          • bert bert 29 juin 2012 04:54

                            la machine est un appareil smiley


                              • Anon 1er juillet 2012 19:52

                                Il y a malheureusement un obstacle majeur à ce scénario optimiste où il y aurait toujours moins de travail : l’épuisement des ressources naturelles. En particulier c’est le pétrole qui fournit la majorité de l’énergie qui permet aux machines de travailler à notre place, or il a passé son pic de production en 2006 : http://petrole.blog.lemonde.fr/peak-oil-le-dossier/


                                • JL JL 2 juillet 2012 09:46

                                  Pour ouvrir ne pas se laisser enfumer par Marc Bruxman et son tableau idyllique d’une société de loisirs post-industrielle,

                                  il faut lire cet article qui remet les yeux en face des trous à ceux qui se laissent trop facilement berner par les sirènes, j’ai cité : Agroalimentaire : Vous reprendrez bien un peu de saucisse de glu de porc malaxée ?

                                  Le rapport avec la valeur travail, me direz vous ? cherchez un peu. Au besoin, faites vous aider par Jean de La Fontaine et sa fable : Le laboureur et ses enfants.

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