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Accueil du site > Actualités > Société > La vie des retraités à Rio. Notre reportage exclusif

La vie des retraités à Rio. Notre reportage exclusif

Les Jeux Olympiques commencent vendredi au Brésil. Mais qui sait que ce pays est en train de vivre un profond bouleversement économique mais aussi sociologique ? De Gaulle disait que le "Brésil est en pays en devenir... et le restera" cependant, la réalité démographique du Brésil s'éloigne des images de jeunesse éternelle que certains lui accole. En effet, en 2050 ce pays comptera 65 millions de seniors soit une population plus importante que les jeunes ! Nous sommes allés en reportage à Rio pour voir comment vivent les retraités mais aussi quelles sont les conditions pour des retraités français pour vivre dans ce pays. Venez partager avec nous ce beau voyage :

http://blog.seniorenforme.com/

20 millions de Brésiliens ont plus de 60 ans en 2016 et ce phénomène va prendre de l'ampleur. Au Brésil, la place des aînés est primordiale. Dans la tradition brésilienne, on ne laisse jamais un grand-père ou une grand-mère seule. La solitude chez les personnes âgées est nettement moindre que chez nous et que ce soit la famille, les voisins chacun essaie d'apporter une aide précieuse aux seniors. La preuve, lors de la canicule qui a touché Sao Paulo en 2010, seulement 32 personnes âgées sont décédées et à Rio malgré des températures extrêmes aucun décès n'a été comptabilisé. Faites donc le parallèle avec notre canicule de 2003 dont nous avons compté malheureusement 15 000 décès dans notre pays. Les liens intergénérationnels ne sont pas des vains mots et l'héritage d'une forte influence de la religion chrétienne n'y est surement pas pour rien. D'ailleurs le pape François lors de son déplacement au Brésil lors des JMJ s'est préoccupé du sort de la jeunesse mais aussi des personnes âgées dans ce pays critiquant "la culture du rejet des vieux, alors qu'ils donnent la sagesse de la vie".

Même quand vous vous promenez dans les endroits touristiques ou les grandes artères, vous ne voyez que peu de retraités avec des cannes ou marchant difficilement. Par contre, il est très fréquent de croiser des fringuants sexagénaires faire leur footing torse nu ou sortant de la plage avec des corps d'athlète. Eh oui, la culte du beau de l'apparence, du beau et du sain touchent toute la population. D'ailleurs nous n'avons jamais vu autant de seniors en forme dans les rues ! Ce qui est surprenant, c'est que c'est surtout l'apanage des hommes. Peu de femmes sexygénaires se baladent dans les rues. Héritage d'un certain machisme ?

D'ailleurs, le Brésil a souvent caché ses vieux, vous ne verrez pas de publicité mettant en scène des retraités et la télé ainsi que les magazines n'abordent que très peu la place des personnes âgées. Certains considèrent la vieillesse comme incompatible avec les notions de dynamisme et de nouveauté. Mais les représentations changent et en l'espèce, ce sont les fameuses télénovélas, vous savez ces feuilletons télé quotidiens, qui maintenant et uniquement depuis cette année mettent en scène des couples de seniors. Et ils se comportent comme des véritables adolescents, n'hésitant pas à multiplier les aventures amoureuses et sexuelles et les faisant partager même à leurs enfants ! Autant dire que les préjugés tombent et plus le niveau économique monte, plus les seniors brésiliens sont un marché à conquérir. Les retraités au Brésil sont l'objet de l'attention des politiques. L'âge du départ à la retraite est de 60 ans pour les hommes et de 55 ans pour les femmes et la pension maximum est de 936€ par mois. Chaque salarié brésilien en fonction de son statut verse entre 5 et 25% de ses revenus pour financer sa retraite.

Cependant, être une personne âgée au Brésil n'est pas toujours facile et l'insécurité qui est un problème majeur au Brésil touche en premier les retraités loin devant les touristes. C'est pourquoi il n'est pas rare de voir des maisons de retraite entourées de grandes grilles pour empêcher les maraudeurs de rentrer.

Le Brésil est un pays magnifique, moderne, mélange savant d'histoire et de tradition avec des paysages uniques, et des contrastes saisissants. C'est pour cela que le nombre de retraités français au Brésil a augmenté de 1000% en 10 ans ! Soleil, qualité de vie, vie quotidienne moins chère, dépaysement voilà les moteurs de l'expatriation brésilienne. Cependant attention, vivre sa vie de retraités au Brésil est réservé à une petite partie de nos concitoyens. En effet, pour obtenir le statut de résident retraité, il faudra justifier d'un revenu minimum mensuel de 2500€ par personne !

http://blog.seniorenforme.com/

Alors si vous voulez partir en voyage ou vous installer au Brésil, n'oubliez pas ce proverbe de là-bas "Ce n'est pas un pêché que d'être heureux"

 


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15 réactions à cet article    


  • tashrin 3 août 10:45

    C’est pour cela que le nombre de retraités français au Brésil a augmenté de 1000% en 10 ans !
    En effet, pour obtenir le statut de résident retraité, il faudra justifier d’un revenu minimum mensuel de 2500€ par personne !
    Ahaha, mythique
    Ca va être difficile maintenant de venir nous bassiner tous les 15 jours avec vos articles copier coller sur les pauv’retraités sans le sou qui sont maltraités par les jeunes actifs
    J
    uste pour rappel le salaire median des actifs (qui travaillent et ont des charges de famille) est de 1500 €


    • foufouille foufouille 3 août 11:50

      @tashrin
      Soleil, qualité de vie, vie quotidienne moins chère, dépaysement voilà les moteurs de l’expatriation brésilienne. Cependant attention, vivre sa vie de retraités au Brésil est réservé à une petite partie de nos concitoyens.
      il précise une petite partie.
      relis ses premiers articles de la m^eme veine.


    • jean-marc D jean-marc D 4 août 18:02

      @tashrin
      Bonjour,

      Et pan, ça c’est envoyé ! CQFD.
      Bonne fin de journée à vous.


    • jean-marc D jean-marc D 4 août 18:36

      @foufouille
      Bonjour,

      Je pense que comme moi Tashrin a bien remarqué le terme de « petite partie ». A mon humble avis, il prend simplement en défaut la statistique de Seniorenforme pour le contrer sur ses sempiternelles jérémiades. Perso, je me méfie des % comme de la peste car on fait dire aux chiffres ce qu’on veut leur faire dire : 1000 % de progression peut vouloir dire 1000 retraités « aisés » présents là-bas aujourd’hui alors qu’il n’y en avait qu’1 il y a dix ans. Mais ça serait quand même représentatif quand on sait que le Brésil n’est pas le seul pays à bénéficier de l’exode vers l’étranger......Je serais curieux de savoir d’où Seniorenforme tient ses chiffres. A moins que la France ne devienne un véritable Eldorado de pensions pour les retraités (humour, évidemment). 
      Bien à vous,

    • foufouille foufouille 3 août 11:52

      sans vouloir te vexer, sale bourgeois, le brésil a de nombreux bidonvilles en dehors de tes zones touristiques.


      • Alren Alren 3 août 16:57

        @foufouille

        Un pays qui réalise la multipolarité du monde et veut échapper à l’imperium des USA, c’est pas bien ça, Madame !

        « sale bourgeois » parce que vous êtes une militante prolétarienne ?


      • foufouille foufouille 3 août 19:26

        @Alren
        sale bourgeois est pour c’est moins cher que la france mais il faut 2500€ de retraite ....... ;


      • Pascal L 3 août 19:19

        Sur les cartes postales, Rio, c’est toujours superbe, mais la réalité est parfois beaucoup plus rude. Sur les 9 mois et demi où j’ai vécu sur place à la fin des années 90, j’ai été attaqué 3 fois dans la rue, j’ai assisté à une fusillade en direct, vu un cadavre sur la plage, assisté à plusieurs accidents mortels et je ne compte pas le nombre de fois où j’ai été réveillé la nuit par les fusillades dans la favella d’à côté. Pourtant, mes indemnités d’expatriation me permettait de me loger à Ipanema. Il ne faut pas oublier les voitures qui ne s’arrêtent pas au feu pour ne pas se faire rançonner, les policiers qui rançonnent aussi, les ambulances qui n’arrivent jamais sur les accidents, les bus qui font la course, les queues dans toutes les administrations et une pollution monstrueuse partout... Seuls le jardin botanique et le massif de Tijuca sont des havres de paix. A part ça, les Cariocas sont chaleureux, mais la violence est souvent partout, y compris dans les relations professionnelles. On peut être viré du jour au lendemain, alors l’anticipation à la semaine prochaine... Ce n’est pas pour rien que l’on a supprimé le « tu ». Le « vous » s’accompagne de la forme de la troisième personne du pluriel, tout cela pour créer de la distance. J’ai toujours été heureux d’y aller et heureux d’en revenir, tout l’inverse du Nord.

        On ne vois que peu de personne impotentes, mais il est probable qu’elles ne sortent pas dans la rue, sauf pour celles qui habitent déjà dans la rue, mais c’est vrai qu’on ne les voit plus après quelques semaines d’accoutumance. Il est d’ailleurs probable que ces personnes ont été emmenées à plusieurs centaines de kilomètres pour les Jeux, histoire de se donner un peu de temps avant leur retour. Ils l’avaient déjà fait pour la visite de Jean-Paul II à l’époque de ma présence sur place.
         Les plus riches s’enferment dans des condominiums avec commerce, piscine et le petit personnel fait les courses... Les Brésiliens ne comprendraient pas que vous n’embauchiez pas, car il faut bien faire vivre les plus pauvres. Si les Cariocas les plus aisés ont appris le Français, c’est surtout pour que la bonne ou le chauffeur ne comprenne pas. On ne profite guère du Brésil dans ces conditions. Mais c’est vrai que quitter tous ses amis pour aller là-bas, il ne faut déjà pas avoir beaucoup d’amis. Mais pour ceux qui ont le culte de leur corps, ils ne seront pas seuls. Ils trouveront une salle de Gym tous les 10m dans les rues principales de Copacabana (av. Nossa senhora de Copacabana par exemple). 

        Pour ceux qui partent, une première phrase à retenir pour commencer à parler la langue et qui résout tous les problèmes : uma dar um jeitinho ? (n’y a-t-il pas un petit arrangement ?) prononcez oum gétigno en accentuant l’avant dernière syllabe.

        • pallas 3 août 19:52

          @Pascal L,

          Tu ne sera pas dépaysé en France, bien de retour chez nous.
          Ici cela commence à devenir le purgatoire, donc pire que le Brésil.
          Si tu veux tout plein de plages polluer tout à la cote atlantique ou méditerranéenne.

          Sa ne te changera pas de Rio pour le coté quotidien.
           Enfin si, les bandits de la bas sont des gentils, ici c’est pire, une bonne guerre civil.

          Bienvenu et retour dans ton pays en France, Enfer ou le Hades, choisi ton terme, car ici le Brésil est pour nous un Paradis, comprend tu la nuance ?.
          Salut


        • Pascal L 4 août 00:55

          @pallas
          Ben non, rien à voir en France. Chez nous, les gardiens d’immeuble ne sont pas encore armés quand il y en a, je peux sortir à pied la nuit (en évitant quelques citées et les Champs Elysées), la rade de Toulon est 1000 fois plus propre que la baie de Guanabara... Si vous allez au Brésil en touriste, il se peut qu’on ne vous montrera jamais le Brésil que j’ai rencontré.

          Je connais la situation en France et je sais que ça ne va pas s’arranger sur le court terme, mais tout de même, nous ne sommes pas encore dans la situation du Brésil. Les barbus sont nombreux dans ma banlieue, je les croise dans la grande surface du coin mais franchement, cela ne me fait pas peur car ceux qui sont réellement dangereux sont une infime minorité. Dommage qu’ils ne sourient jamais.

        • goc goc 4 août 01:31

          @Pascal L

          bonjour
          Je confirme cette description de la vie à Rio. J’y ai aussi vécu presque 1 an en 77 (ma fille est née la-bas)
          c’était avant vous, mais déjà l’insécurité était importante, les bus faisaient la course, et la nuit personne ne s’arretait aux feux rouges. Maracana faisait encore 220 000 places.
          Paqueta était déjà polluée
          Et le matin, prendre son petit déjeuner plein de fruits, avec le soleil qui se lève sur Coppa, et cette odeur....humide... Quel bonheur

          Et le marché fabuleux à Coppa, avec les gamins qui faisaient de la percu digne de Padré Miguel, sur leurs chariots en attendant le client

          Quelques différences quand même
          1 - A mon époque l’inflation tournait entre 75 et 120 % (si, si, ça a existé)
          2 - on allait pique-niquer à Barra de tijuca, car c’était desert, et personnes sur la plage
          3 - A cette époque, l’enfant était sacré et intouchable
          4 - pour l’administratif, on payait une agence de voyage qui distribuait les enveloppes a qui il fallait pour qu’on ne perde pas de temps

          En tout cas, merci pour faire resurgir tous ces souvenirs.


        • Pascal L 4 août 23:00

          @goc
          Merci également pour ces souvenirs.

          Pacquera, j’y suis allé une fois, je dirais une perle dans un écrin de m... l’odeur est pestilentielle, mais le pire était du côté de Niterói.
          Je ne suis pas allé à Maracanã, mais j’étais à Rio lorsque le Brésil a gagné la coupe intercontinentale dans ce stade. Il n’y avait pas besoin d’y être pour en avoir les sensations. Toute la ville vibrait au rythme du match.
          Barra, ce n’était plus désert. La digue au début de la plage est le rendez-vous des jeunes de Rocinha et le reste était également assez rempli. Le quartier avec ses immeubles derrière des grilles ne donne pas une impression chaleureuse. Aujourd’hui, avec les jeux, cela doit être noir de monde.
          Par contre les fruits fraichement pressés que l’on trouve un peu partout en ville sont un délice : mangues, fruits de la passion... une invitation à prendre son temps.
          Je n’ai pas eu l’impression que tous les enfants était sacrés. A mon époque dite démocratique, les escadrons de la mort existaient encore. Des enfants de la rue ont été tués devant l’église Nostra Sinhora da Candelária en plein centre ville. Le Lycée Français est situé à côté d’une favella assez violente. Il fallait négocier des cessez-le-feu au moment de l’arrivée et du départ des enfants. Le mur du Lycée est blindé du côté de la favella, mais cela n’a pas empêché les balles de rentrer dans la salle des profs.
          Pour l’administratif, c’est inchangé ; le responsable du projet payait une personne pour faire la queue dans les administrations pour toutes les personnes présentes.

        • exocet exocet 3 août 21:03

          A voir et à revoir, le film « Brazil ».
          Tout l’absurde d’une administration gigantesque et omniprésente.
          Enfin, ça devient aussi de plus en plus comme celà en France...


          • sls0 sls0 4 août 04:53

            20 millions de Brésiliens ont plus de 60 ans en 2016
            Ca ne fait pas 10%, en France c’est 22,6%. Et oui, il y a plus de jeunes et on vit moins longtemps (5,8 années).

            les voisins chacun essaie d’apporter une aide précieuse aux seniors. La preuve, lors de la canicule qui a touché Sao Paulo en 2010, seulement 32 personnes âgées sont décédées et à Rio malgré des températures extrêmes aucun décès n’a été comptabilisé.

            On aide les vieux, les retraites c’est pas le top, les hôpitaux non plus, pour les maisons de retraite je ne sais pas. Bref comme dans tout les pays pas trop riches, les jeunes s’occupent des plus vieux, chez moi ça change en 5 ans j’ai vu du changement pour le Brésil ça doit changer aussi.
            8,2% de plus de 75 ans en France et 2,37% de plus de 75 ans au Brésil. 3,5 fois moins de personnes à risques.
            Quand on fait un calcul d’ambiance chaude, on fait la différence entre une personne non acclimatée à la température et celle qui est acclimatée. On compte 12 jours pour s’acclimater, un coup de chaleur en France chez des personnes non acclimatées ça fait du dégât. A Sao Paulo avec 32° et 90% d’humidité en Janvier pas de problème, comme les plus faibles sont déjà au cimetière, ceux qui restent son résistants. Il est 22h chez moi, il fait 29° dans ma chambre et le taux d’humidité est de 85%. Ca ne me dérange pas, cette température la nuit en France pendant une semaine rempli les cimetières.

            vous ne voyez que peu de retraités avec des cannes ou marchant difficilement.

            Ca dépend où vous êtes, dans les favelas ça doit être comme chez moi, devant la porte de leur cabane dont certains avec le déambulateur quand il ont les moyens de s’en acheter.
            Ma soeur qui donne encore des cours de gym aux enfants est 3 ans plus jeune que Mota qu’on a enterré la semaine dernière, le sosie de Ramses II Mota, même musculation.

            2500€, il y a 3 ans c’était 6.000 R$ pour une personne, plus 2.000 par personne à charge. Soit 8.000 R$ pour un couple. L’étranger qui obtient ce visa a le droit de se faire accompagner de deux dépendants au maximum (exemple : conjoint, un enfant).
            6000 reals c’était 2100€.
            Chez moi où c’est à peu près ce même niveau de vie c’est 1000$.
            Les vacances ou vivre dans un pays c’est tout à fait différent, souvent c’est un désert culturel, vous êtes un portefeuille sur pattes et le bon pigeon même pour les compatriotes coté immobilier.
            La dernière fois que j’ai loué une villa avec piscine j’ai payé 600€ pour un mois, la dernière fois que je me suis fait inviter par des vacanciers,ils payaient 120€ par jour, bon c’était mieux meublé.

            Sénior en forme habituellement je me pose parfois la question s’il habite sur la même planète que moi, ici il est encore plus décalé.


            • zygzornifle zygzornifle 4 août 09:12

              et les nôtres a Calais ? 

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