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Accueil du site > Actualités > Société > La vie intellectuelle française en danger

La vie intellectuelle française en danger

La vie intellectuelle française, à présent, ne se résume plus qu'à quelques slogans. Les intellectuels de gauche ont déserté de honte et d'opprobres, incapables d'une remise en question tandis que les néo-réactionnaires ont mobilisé la parole, jusqu'à finir par promouvoir une pensée de l'abject, tout en continuant de dénoncer la pensée unique, que désormais ils incarnent, étrange paradoxe. Populisme, démagogie, fascisme ; la vie intellectuelle française est devenue une caricature, clivante et donc stérile. Il y a de quoi être inquiet. 

Je m'alarme de l'état intellectuel de notre pays. Le dialogue n'est plus possible. Ce n'est pas que les intellectuels ont disparu de l'hexagone - il n'y a jamais eu autant de chercheurs, d'écrivains, de doctorants, c'est leur pensée, pourtant intéressante, qui a fui la sphère publique. Pire encore, avec la montée de la démagogie et du populisme dans le discours, il est de bon ton, dans le débat des idées, de s'abaisser à une médiocrité appuyée par un système médiatique qui oppose au lieu de concilier, ce qui est un danger pour la démocratie. Reste alors la piètre surface des choses : le buzz et l'ennui.

La droitisation du débat intellectuel

L'intellectuel c'est "un homme du culturel, créateur ou médiateur, mis en situation d’homme du politique, producteur ou consommateur d’idéologie" selon Pascal Ory et Jean-François Sirinelli. Or on le voit bien, l'intellectuel se désengage, il est en retrait. Du moins l'ensemble de la sphère intellectuelle n'est plus vraiment représentée, laissant la place à sa frange la plus conservatrice. 

Il y a une nouvelle donne intellectuelle, la main-mise de la pensée par la droite, à savoir les Zemmour, les Finkelkraut. Même très critiqués ils ont la parole et face à eux il n'y a personne. Le paradoxe c'est qu'ils ne cessent de s'insurger contre "l'establishment" jusqu'à dénoncer la bien-pensance, la pensée majoritaire sans se rendre compte qu'ils sont à présent cette pensée majoritaire, qu'il n'y a plus grand monde à part eux. C'est une révolte après coup alors qu'ils ont déjà gagné. C'est une restauration. En cela les porteurs de ces idées ne font rien de neuf, ils lorgnent autistiquement vers un passé révolu. Ils s'estiment des révoltés face aux Bourdieu ou aux Foucault qu'ils ont lu jeunes et qu'ils jugent dépassés mais ils n'en sont que les médiocres contradicteurs.

Les adversaires, existent, mais trop rares. Prenons l'exemple de cette intervention dans On n'est pas couché de Monique Pinçon-Charlot, sociologue de gauche, spécialisée sur les élites, les riches et l'endogamie social. Elle y expose sa thèse avant de se faire rabrouer par Natacha Polony à l'époque qui l'accuse de caricature, plus encore d'un discours passéiste. Son ouvrage s'intitule La violence des riches, analyse sociologique dans la lignée de Michel Foucault ou de Pierre Bourdieu, pensée post-soixantehuitarde, sociologie des rapports de force. Ces contradicteurs refusent l'idée même d'une telle pensée, ce qui prouve que la pensée de la lutte des classes n'a plus le vent en poupe, du moins on la relativise parce qu'elle attaque un système qui a permis aux néo-réactionnaires - nous les appelerons ainsi - de triompher, à tel point qu'ils sont soutenus par l'opinion médiatique et grand public.

Les néo-réactionnaires ou néo-conservateurs ont gagné comme le souligne Nicolas Truong dans un article du Monde. Cette vision du monde se fonde sur l'autorité, le conservatisme, notamment social, économique et politique ; il s'agit d'en finir avec le laissez-faire, le laxisme et privilégier une manière de porter sur la voie publique des solutions de "bon sens" et de "réalisme", à droite comme à gauche. Elle provient de la critique de la pensée humaniste et de mai 68 ainsi que de toutes les théories qui en découlent : la théorie du genre, les postcolonial studies, le mondialisme. En fait c'est comme le disait Philippe Muray, la critique de l'"empire du bien", un monstre de la pensée, celui de la "bien-pensance". Mais cet empire du bien qui prône la tolérance, la solidarité, l'égalité homme-femme, la liberté à tout prix est-elle devenu vraiment inacceptable ? Ce monde qui prône le bien n'est peut-être pas si mal.

Comme le disent Christophe Charle, historien et Charles Soulié, sociologue dans un article du Monde daté du 22 octobre 2015 "cette coupure entre le champ intellectuel réel et réellement actif et le cercle intellectuel visible est tout aussi profonde et nocive que le fossé qui sépare les cercles du pouvoir du peuple souverain déçu par les promesses et les discours creux."

 

Eric Zemmour, Franz-Olivier Gisbert et Michel Onfray, représentatifs de la sphère intellectuelle actuelle

 

L'impossible critique 

Il faut aller plus loin que cela. Lorsque Laurent Wauquier affirmait, au lendemain des attentats de novembre 2015 qu'on ne peut remettre en cause les valeurs de la République, et plus encore Manuel Valls qui refuse toute critique du système républicain, ne peut-on pas y voir la défense d'un système, d'une caste qui se drappe de la vertu républicaine, et réaffirmer l'hégémonie d'une caste auquelle ils appartiennent. Si on critique l'Etat ou la République, on est un traître, qu'on soit terroriste ou militant pacifiste. Etrange dans un pays laïc d'ériger ces deux mots comme des divinités intouchables et que l'on se doit vénérer. Le dogmatique républicain répond très bien au dogmatisme de l'islamisme radical. C'est celui qui le dit qu'il est en quelque sorte. Et ainsi, tout le monde pense à présent pareil, en dehors de cette sphère normée, que l'on soit Zemmour ou BHL, on n'existe pas. Manuel Valls a reppeler dans l'émission de Laurent Ruquier On n'est pas couché qu'on ne doit pas chercher à expliquer le terrorisme car se serait le justifier. Ce négationnisme, car c'est de cela dont il s'agit, met à mal l'ensemble des sciences humaines, en particulier la sociologie dont on accuse le laxisme intellectuel alors que la sociologie est une science de la compréhension humaine. Elle n'est pas là pour distribuer les bons et les mauvais points. La République est devenue aussi inattaquable que Mahomet, étrange, elle qui il y a un an prônait la liberté d'expression et le droit à la diffamation. 

 

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La République sacralisée est devenue aussi inattaquable que Mahomet

 

La pensée face au choc de simplification 

Le débat intellectuel se cristalise dans les médias. Or, à présent on interroge l'intellectuel sur tout, il est ce cerveau à tout faire, derrière la figure du polémiste ou du philosophe on cherche l'économiste, le politologue, le sociologue, l'écrivain, l'historien... On n'accepte pas qu'il reste uniquement dans son champ de compétence. La disparition de l'intellectuel spécialisé à pour conséquence un affadissement de la pensée. C'est "l'intellectuel spécifique" dont parlait Michel Foucault. Cet intellectuel là a déserté les plateaux de télévision, il a abandonné le combat. Il a perdu, par contumace. 

Cette pensée simpliste se heurte immédiatement à son binarisme, élite contre peuple, binarisme dont n'est pas exempte aucune frange de la sphère intellectuelle, de gauche et de droite. Mais au fond, c'est risible. Le binarisme est tel qu'on ne fait plus de nuance. Ainsi on accuse la sociologie de développer une culture de l'excuse à l'égard des migrants, des délinquants, etc, sans comprendre en réalité ce qu'est la sociologie, l'analyse des faits sociaux, de manière détachée et la moins partisane possible - ce qui est difficile, dans toute science sociale. Dire que les djihadistes sont souvent défavorisés, ce n'est pas les excuser d'être mal né, c'est expliquer le terreau sur lequel leur radicalité s'opère. C'est un travail de vérité, pas de justification. Cette impossibilité pour le débat public de comprendre la nuance et le fait qu'il remette en cause des sciences sociales dans lesquels la France a brillé et brille encore, est un danger pour la pensée. A vouloir croire que l'on peut se soustraire aux sciences sociales pour une pensée unique, simpliste et péremptoire, vociférée sur les plateaux télé à coup de petites phrases assassines, on oublie toute la complexité, les années d'études, de lectures, d'enquêtes auquel s'est livré l'intellectuel toute sa vie durant. Et par un simple préjugé sur la discipline ou sur la personne, on balaye tout son travail. Et ce faisant, l'intellectuel finit par préjuger, méjuger. 

 

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Des Paroles et des Actes, l'exemple d'un débat intellectuel et public devenu pugilat

 

Les médias sont coupables d'une partie du problème, celui de simplifier à outrance le débat public. Il faut toujours trouver deux adversaires pour s'opposer sur les plateaux alors qu'il serait salutaire de partir des mêmes constats, d'unir la richesse intellectuelle de tous les partis et de toutes les convictions pour en dégager des solutions. Mais à la place on s'échine à se confronter en de vaines diatribes. Le débat est enferré entre "ceux qui ne pensent plus à force de bien-penser et ceux qui ne voient plus les limites du mal-penser sans penser à mal" soulignait Alexandra Laignel-Lavastine dans une interview au Figaro. Pourtant, continue-t-elle à propos de l'immigration, symbole de cette crispation intellectuelle : "il existe (...) un boulevard entre la xénophilie angélisante et la xénophobie diabolisante, entre la stratégie de l'enfouissement et l'apocalypse du « grand remplacement »", deux visions du monde desquelles on ne peut plus se départir, hélàs. L'idéal serait donc bien de chercher une troisième voie raisonnable au lieu de s'enfermer dans un populisme menaçant et une "bien-pensance" qui tourne à vide.

 

C dans l'Air, une émission qui révèle les clivages intellectuels du pays, souvent stériles et inaudibles 

 

La banalisation de l'abject 

Le populisme galopant est probablement l'illustration la plus terrifiante de cette banalisation de l'abject. A vanter le peuple, alors qu'on est issu de la classe dominante, on fait non seulement fi de réalités sociales évidentes, en faisant l'éloge des gens ordinaires comme si leur misère avait quelque chose de brillant. On abaisse la pensée. Quelque part, à refuser l'intelligence pour la médiocrité, on entretient cette banalité. Comme le disait Théodore Adorno : "glorifier les malheureux pauvres diables revient à glorifier le merveilleux système qui fait d'eux ce qu'ils sont", l'éloge de l'abject en somme. Et c'est ainsi que les intellectuels disparaissent. On arrive ainsi à promouvoir la guerre, les armes, le patriotisme qui ont tué tant et tant de nos aïeuls au nom de causes dérisoires. On trouve des boucs-émissaires, incapables de se remetre en question. A l'inverse, la pensée de gauche laisse faire et même dodeline, cédant la place à cette soupe abjecte qu'on nous déverse, intolérante et ignarde tout en s'enfermant dans un déni de réalité écoutée béatement par une France droitisée et abêtie. 

 

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La montée du Front National est symptomatique de cette droitisation de la pensée et du populisme intellectuel, affadissement réel de la pensée

 

J'en appelle aux intellectuels et à tous les penseurs en herbe, venez débattre ! Refusez la simplicité, refusez le fascisme du dogmatisme, celui qui consiste à invoquer le "pas d'amalgame" et à fuir de manière systématique ou celui qui en appelle au repli de soi et à la vraie France, notion stérile et faussée. Gaucho contre facho c'est un peu facile. Sortons des ornières de nos syndicats qui pensent encore le monde comme sous l'ère communiste, sortons des ornières du Front National qui ne croit qu 'en une France du "bon vieux temps" à grand renfort de démagogie et de promesses miroitantes. Ces visions passéistes qui agitent les débats de notre pays occultent la chose plus importante : construire une France de l'avenir, forte de ses différences et de ses contradictions en refusant la facilité. Le penseur doit élever le débat et non l'affadir. Comme le disait Nicolas Truong, journaliste au Monde, "l'époque est suffisament troublée pour ne pas réduire la pensée au slogan."

 

Une vidéo qui prolonge le sujet et dont je me suis inspiré : 


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129 réactions à cet article    


  • Jeussey de Sourcesûre M de Sourcessure 4 février 16:42

    Cette situation n’est pas spécifique à la France.


    La vie intellectuelle existe et se développe partout, mais les médias ont cessé de la relayer, obligeant le public non spécialisé à faire de gros efforts pour se tenir au courant .

    Ce qui est à mettre en cause, c’est le rôle des médias qui sont utilisés comme outils de contrôle social, de manipulation des conscience, et plus du tout comme outils d’information.

    L’ironie de la situation est qu’il en va de la presse comme de la police : les larbins n’exécutent que les ordres qu’on leur donne mais sont très maladroits pour informer leurs maîtres car ils sont eux aussi formatés. Tant que la lobotomie réelle ne sera pas pratiquée systématiquement, la vie intellectuelle continuera à exister et les explosions se produiront sans que Big Brother les ait vus venir. Pétain n’a pas réussi à éradiquer la résistance.

    • Shawford Arnaud Bernier 4 février 16:52

      @M de Sourcessure

      C’est bien pour ça que ces maîtres viennent tendre leur oreille par ici, et plus si affinités. D’aucun ne peuvent ici se l’admettre, tout en estimant dans le même temps être au dessus du panier sur le plan intellectuel, et en écho ces maîtres du jeu IRL de bien se prémunir par tous les moyens possibles d’avouer cette plongée dans la « fange » du débat citoyen « internétisé ».

      Et quand on ajoute à cela que tous les corps de tous les habitants de cette petite planète ne forment finalement que les innombrables tranches d’âme rassemblées au fil du temps immémorial en ce moment et lieu même, on décompte un nombre fini d’immortels qui sont reliés par leurs neurones miroirs à cette multitude pour former le patchwork qui complètera in fine leur âme dans toute leur compétude divine et stellaire au moment convenu.

      Il suffira d’un signe, un matin smiley


    • Jeussey de Sourcesûre M de Sourcessure 4 février 17:23

      @Arnaud Bernier

      La terre n’appartient qu’aux hommes,
      L’oisif ira loger ailleurs.
      Combien de nos chairs se repaissent !
      Mais si les corbeaux, les vautours,
      Un de ces matins disparaissent,
      Le soleil brillera toujours.


    • Griffon Jaune Kylo Ren 4 février 17:47

      @M de Sourcessure

      Le ch’ti faucon millenium il est bien lui, non ? Ouinnnnnnnnnnnnnn smiley

       smiley


    • Yanleroc Yanleroc 4 février 21:30

      @M de Sourcessure

      Ouais et ben, la question intellectuelle qu’j’me pose moi c’est : 

      comment identifier l’ennemi ??..

      Qui est l’ennemi ,
      La Finance,
      Ceux qui ont du pouvoir, 
      la Droite, 
      les Anticonspi,
      les votants, 
      les cons,
      l’auteur,
      Béatrice Dalle
      soi-même(non, pas lui, nous même)..

      Bon courage, moi j’ai choisi..



    • vesjem vesjem 4 février 22:03

      @Arnaud Bernier
      pitié pour mes « esgourdes » , pas jean-jacques


    • Shawford Arnaud Bernier 4 février 22:08

      @Vesjem

      pourquoi t’as un problème avec les juifs, ils t’ont déjà fait mal aux dents, ou plus surement ils t’ont piqué du business dans ce domaine ? smiley smiley


    • vesjem vesjem 5 février 09:30

      @Arnaud Bernier

      ils t’ont piqué du business dans ce domaine

      pas qu’un peu , mon neveu , et dans tous les domaines ; aie au moins l’esprit d’analyse , puis de synthèse , du fonctionnement de la société


    • Shawford Arnaud Bernier 5 février 09:49

      @vesjem
      H-1 avant recharcutage . Pitit passage chez les smarties/buddys avec 1 finger d’ingérence sur l’iPhone 

      Tu m’étonnes je sais rien de toussa
      Quoique je sais par exemple comment ça fait d’avoir une côte fêlée et la sensation qui va avec pendant 3 heures dans une golf qui roule à tombeau ouvert après qu’un buddy un peu trop nervous n’a pas su se contrôler smiley smiley smiley smiley smiley

    • thomas abarnou 5 février 09:52

      @Yanleroc Le fait que vous cherchier un ennemi est déjà un signe de stupidité affligeante. En tout cas sur le plan intellectuel, ce qui est le sujet, c’est risible et ridicule. 


    • Shawford Arnaud Bernier 5 février 10:37

      @Vesjem Padilla 

      J’espère que tu te rends qu’il y a une planète que dis je un Univers entier qui attend de se d’être soigné et qui reste en souffrance à cause d’un bibi charentais qui est pourtant un ami de 30 ans mais qui veut pas lâcher le morceau à cause d’un cerveau hypertrophie qui fait la honte de ses propres parents
      Capiche ?

    • Yanleroc Yanleroc 5 février 15:47

      @thomas abarnou


      Je n’ai pas à me chercher d’ennemi, il est là, c’est tout ! 

      Et c’est lui qui s’est déclaré comme tel, tout comme toi tu t’es posé en ennemi du complotisme.

      La difficulté est de bien l’ identifier,
       
      car si nous pouvons définir la grande Finance (et l’armée sans laquelle les banksters ne seraient rien) comme l’adversaire à abattre,
       
      force nous est de reconnaître, que de banquiers sur les barricades et dans les rues, il n’y aura point !!

      Alors qui sera en face des dissidents-résistants ????...

      et qui seront les insurgés ??. 

    • Yanleroc Yanleroc 5 février 16:28

      J’aime à répéter que tout ou presque, à déjà été pensé, ce qui expliquerait que les intellectuels dont tu parles, soient en roue libre apparente, à cause peut-être de fondements philosophiques et de paradigmes qui restent à redéfinir, 

      car le monde a changé depuis les Lumières, et de nouveaux paramètres ont vu le jour, qui ne sont pas encore intégrés à une nouvelle pensée !

      Le choix est donc de, soit penser sur de nouvelles bases, (mais cela il faut vraiment le vouloir et ça prendra du temps avant que les peuples n’en ressentent l’influence) soit...

      .. passer à l’action !!

      Stanisław Jerzy Lec, lui pense tout a déjà été écrit , mais qu’heureusement tout n’a pas été pensé, c’était un optimiste..


    • vesjem vesjem 5 février 20:32

      @Arnaud Bernier
      niet , pas capiche


    • Shawford Arnaud Bernier 5 février 20:40

      @vesjem T’attend que le Yo vienne t’as mater lui meme je te comprends que trop petite cagouille Et comme je respecte le droit d’aînesse y’a rien de plus logique En tout cas je vais bien triper jusqu’à ce que le sphinx découvre ou est(était) sa vraie maison smiley 😽 (=Smiley chat de côté mais faut un iPhone pour comprendre ca PTDR)


    • Yanleroc Yanleroc 6 février 00:02

      @thomas abarnou


        « Le fait que vous cherchier un ennemi  »

      Et ton orthographe, elle n’est pas affligeante ??..


    • Jeff Parrot Jeff Parrot 4 février 16:49

      La vie intellectuelle mediatique, c’est un peu comme un Cure qui debaterait de sexualite ou de couple, l’essentiel est tabou voire depasse l’entendement des protagonistes (formates).

       


      • Julien30 Julien30 4 février 17:22

        « les néo-réactionnaires ont mobilisé la parole, jusqu’à finir par promouvoir une pensée de l’abject »

        Vous aimez ce mot « abject » hein ? Tout est dit sur la capacité de l’auteur à tolérer une autre pensée que la sienne, mais à part ça ce seraient les « néo-réacs » les fascistes et les démagogues...Quant à écrire qu’ils ont monopolisé la parole et que le système médiatique les soutient, cela en dit encore plus long sur votre lucidité et votre honnêteté intellectuelle.

        « Je m’alarme de l’état intellectuel de notre pays. Le dialogue n’est plus possible. »
        Oui à cause de gens comme vous qui dès qu’ils voient quelque chose qui dépasse de la doxa de gauche crient à l’abomination. Mais continuez à insulter et à caricaturer grossièrement, il est vrai qu’il ne vous reste plus grand chose d’autre à faire, ce que votre gauche a toujours fait, encore et toujours essayer de terroriser, de diffamer à défaut d’être capable de débattre honnêtement, cela vous réussit tellement bien à vous et à la promotion de vos idées il est vrai...

        « J’en appelle aux intellectuels et à tous les penseurs en herbe, venez débattre ! Refusez la simplicité, refusez le fascisme du dogmatisme »
        C’est une bonne idée de finir sur une vanne.

        • thomas abarnou 4 février 17:24

          @Julien30 Vous n’avez rien compris à mon article. 


        • thomas abarnou 4 février 17:52

          @Julien30


          « Refusez la simplicité, refusez le fascisme du dogmatisme, celui qui consiste à invoquer le »pas d’amalgame« et à fuir de manière systématique ou celui qui en appelle au repli de soi et à la vraie France, notion stérile et faussée. Gaucho contre facho c’est un peu facile. »

          Je met dos à dos. Relisez moi. Quand à la pensée dominante actuelle, elle est de droite, désolé de vous l’apprendre. Et j’ai le droit de ne pas apprécier. 

        • Julien30 Julien30 4 février 17:55

          @thomas abarnou
          C’est là où ça devient (encore plus) tragique, c’est que je l’ai sans doute mieux compris que vous ne l’avez compris vous-même.




        • Julien30 Julien30 4 février 17:59

          @thomas abarnou
          « Je met dos à dos. »

          Non vous vous mettez dans le camp « gaucho » qui traite tout ce qui n’est pas lui de fasciste, vous passez votre article à le faire, relisez-vous éventuellement.

        • thomas abarnou 4 février 18:02

          @Julien30
          C’est votre point de vue, vous vous sentez vexé peut-être ? Vexé que je dénonce ce qui est une évidence ? 


        • Yanleroc Yanleroc 4 février 19:28

          @Julien30


          Mais ce néo-troll est un as de l’inversion accusatoire.

          Un néo-troll qui dénonce des néo-cons, 
          c’est l’Hôpital qui se fout de la Charité !
           
          Lui qui demande le débat d’idées 
          est plus dans le bavardage que dans la pensée !

          En fait Thomas confond 

          Réflexion(miroir), et...

          Réflexion(pensée)

          d’ où l’ erreur !!

        • La Voix De Ton Maître La Voix De Ton Maître 4 février 20:00

          @thomas abarnou

          Faites pas gaffes à certains commentaires, si vous utilisez certains mots clés dans vos articles : c’est pavlovien.

          Comme les petits chiens derrière les grillages, tout argument valable ou toute tentative de communication résulte en en Wawawawawah.

          Musulman !

          Wawawawawah


        • mmbbb 4 février 20:19

          @thomas abarnou Vos aieux disaient « Je préfère avoir tort avec Sartre que raison avec Aron » La main mise de la pensee de gauche n’a peut etre jamais existee ? elle est tres bonne Qui prone le vouloir vivre ensemble la mixite sociale l’alterite Qui crache sur les francais de souche Qui a dit dit qu il fallait sortir le drapeau francais alors qu’auparavant c’etait un acte nationaliste Vous etes gentil mais il faut arreter de nous prendre pour des buzes


        • thomas abarnou 4 février 23:45

          @mmbbb
          Je suis contre ce genre de clivage stérile. Mon article le dit très bien. Je ne défends pas la gauche coco qui me semble totalement éculée. Mais je n’aime pas pour autant le populisme dangereux qui s’installe à la place. J’ai tendance à penser qu’une pensée modérée est une pensée saine, que les extrêmes, dans les idées, n’ont pas leur place car la vérité est dans la nuance et le compromis et non dans l’idéologie totalitaire, fasciste et intangible. 


        • Julien30 Julien30 5 février 00:08

          @thomas abarnou
          « dans l’idéologie totalitaire, fasciste et intangible. »


          Oui mais encore faut-il utiliser ces mots à bon escient au lieu de les coller à la va-vite à tout ce qui vous déplaît. D’ailleurs soyons concrets si vous le voulez bien, accuser c’est une chose, démontrer en est une autre et c’est ce qui manque à votre article. Dites-nous donc, puisque j’imagine que ce ne sont pas juste des accusations en l’air de votre part, ce qu’il y a dans le programme du FN pour la dernière présidentielle qui puisse être qualifié de fasciste et de totalitaire, ou dans les textes et la pensée de Finkelkraut par exemple. En vous en tenant bien sûr à une définition rigoureuse de ces termes.

        • thomas abarnou 5 février 00:32

          @Julien30

          Le programme du FN est étrange et à mon avis irréaliste mais il se discute et il prend à droite et à gauche des mesures donc il y a une part de concret chez lui. Non c’est le fond idéologique qui est problématique et les mots que j’utilise je les utilise très précisément et cela s’applique dans une certaine mesure au FN. En quelques mots :

          Le FN sacralise la nation, la patrie. On ne peut détester avec lui la France. On doit se soumettre à son dogme comme on se soumet à Mahomet. Il n’y a rien en dehors de la nation pour le FN. Il est dogmatique et totalitaire dans la mesure où il ne se pense pas en dehors de lui-même. Mais je n’ai pas dit que le FN était le seul. Le PS aussi commence à le penser (cf. Valls). La France n’est jamais criticable, plus encore le français, sacralisé lui aussi. J’ajoute que le Français pour le FN est un type intelligent, intègre, brave, bref il est un modèle de vertu. Il est inamovible. Il ne vient pas l’idée au fn, pour des raisons électorales de critiquer la France des beaufs qui pourtant vote pour lui mais qui est détestable. Il aime ce nivellement par le bas le FN. Il fait de son fond de commerce la misère des gens. Si tout le monde était heureux et riche il n’y aurait pas de FN. Le Fn est un parti qui surfe sur la misère, dans un discours raccoleur et putassier, oui les termes sont forts mais c’est hélàs une vérité. Il a besoin d’entretenir cette misère pour maintenir le clivage peuple/élite. Son pouvoir il le tire de la division et de la pauvreté culturelle et sociale. Il a tout intérêt à ce que la France reste clivée. Je déteste cette pensée. Quelque part c’est de la condescendance. Il s’agit de dire mes pauvres malheureux, je vous plains mais au fond de ne contribuer à les maintenir ainsi pour qu’ils votent en votre mirage miroitant. Pour le fascisme, le FN est là également, au premier rang de l’ignominie en considérant qu’il n’y a qu’une France, peu ou proue celle de De Gaulle, blanche et catholique de préférence, avec un tronc culturel immuable et atemporel. Il n’y a qu’un français, dans un moule idéologico-culturel qui doit répondre à la mère patrie et rien d’autre. Le FN déteste la différence, la nuance. Il est fasciste parce qu’il fait des moules. Il n’y a pour lui qu’une France et il n’y qu’un français, qu’il entend façonner comme Musolini voulait créer un italien. Une sorte de quintessence française, abbérante et dramatique. Ceux qui ne sont pas dans le système FN sont exclus, de facto. Il ne faut pas les intégrer, il faut les expulser. La France doit être quelque part purifiée et aplanie. Pire encore c’est le FN qui décide qui est bon ou mauvais français. Il se trouve régulièrement des boucs-émissaires, bien commode. Les immigrés, les musulmans, les juifs. Il cherche les dissidents pour les désigner en ennemi. Alors évidemment dans la pratique, il arrondit les angles, il ne le dit pas ainsi. Mais le fond idéologique, c’est ça. Ca ne plait pas à entendre, mais c’est ça. 

          Quant au populisme, c’est flatter le peuple par ses bas instinct dans un miroitement de promesses indécentes et intenables. C’est hair les élites qui ont encore la force de les contester. C’est faire l’éloge de la petitesse et de la médiocrité pour refuser l’élévation sociale et l’aspiration à un monde meilleur. 

          J’exagère un peu les traits. Mais le fond de la pensée FN c’est ça. C’est assez incontestable. Je ne suis d’ailleurs pas le seul à le penser, cela fait 40 ans qu’on dénonce cette supercherie. 

        • thomas abarnou 5 février 00:34

          @thomas abarnou Mais le FN n’est pas le seul, je vous rassure. De plus je parle de la pensée, pas des faits. Le fond intellectuel. C’est important, c’est la base de la politique. Une politique fondée sur une pensée dogmatique est nécessairement mauvaise pour moi. 


        • Onecinikiou 5 février 01:40

          @thomas abarnou

          « Quand à la pensée dominante actuelle, elle est de droite, désolé de vous l’apprendre »

          Quel propos ridicule. 

          La pensée dominante actuelle, c’est à dire l’idéologie dominante, est (comme le disait Marx) avant toute chose l’idéologie de la classe dominante. 

          Or la classe archi-dominante aujourd’hui, en France mais partout au sein d’un occident décadent, est mondialiste, actionnariale, antiraciste, métisseuse, cosmopolite, atlantiste, sioniste, européiste, sans-frontièriste, universaliste, droit-de-l’hommiste et tiers-mondiste.

          Elle diffuse cette pensée, cette idéologie, partout au sein des différentes strates de nos sociétés, dans les médias mainstream évidemment où elle est sureprésentée et où ses agents saturent tous les espaces, mais aussi dans la culture, chez les « artistes », dans les académies, l’administration, la politique, la publicité, les lobbys divers et variés les plus en vue et les puissants et influents.

          Soutenir que la pensée « néo-réac » d’un Zemmour (ou même d’un Onfray) - anti antiraciste, souverainiste, enraciné, relativiste, patriote, critique vis à vis des USA et distanciée vis à vis des agissements du Lobby sioniste international, pour la sauvegarde de l’intégrité des peuples, etc... - serait dans ce concert unanimiste et dictatorial une pensée dominante, est une triste et grotesque farce, une bouffonnerie. 

          Que l’infrastructure populaire adhère très certainement et en majorité au bon sens de la pensée zemmourienne est une évidence ; que la superstructure oligarchique qui détient tous les leviers de pouvoir sans exception, et des moyens d’une diffusion massive de son idéologie visant à défendre ses intérêts exclusifs, soit simultanément ultra-dominante dans l’édifice idéologique actuel est au moins aussi certain et évident. 

          Ces deux aspects n’étant absolument pas contradictoires, malgré ce que l’auteur feint d’ignorer ou de mésestimer, et qui est commode à sa pseudo-démonstration. Dire que c’est lui qui ose appeler à la réflexion et à l’élévation du débat public, c’est à se tordre de rire... !

        • Julien30 Julien30 5 février 09:46

          @thomas abarnou
          Vous vous êtes donné du mal mais encore une fois vous déclarez mais ne démontrez rien comme dans votre article, tout ça c’est votre vision du FN, ok, mais sur quels points du programme du FN, déclarations de sa dirigeante ou de ses cadres ou mesure prise par un maire FN vous appuyez-vous pour déclarer tout ça ? En lieu et place de cette démonstration vous vous contentez de conclure que « c’est assez incontestable », pardon mais il ne suffit pas de le dire. 


        • thomas abarnou 5 février 09:55

          @Julien30 Monsieur nous sommes sur un sujet sur les idées. Je ne vous parle pas du programme ou des annonces concrètes du FN. Moi je vous parle de son fond idéologique. Vous me reprochez ce qui n’a pas à être. Vous voulez me faire changer de champ de réflexion. Or ici on parle du débat d’idées, pas des programmes. 


          Ce que j’ai dit sur le FN est aussi valable pour Valls par exemple. Ne vous braquez pas et relisez moi. 

        • Julien30 Julien30 5 février 10:22

          @thomas abarnou
          « Moi je vous parle de son fond idéologique. »

          Mais si ce n’est sur le programme du parti ou les discours de MLP sur quoi est-ce que vous vous appuyez pour dégager ce qu’est ce fond idéologique ?

          « nous sommes sur un sujet sur les idées (...) pas des programmes.  »
          Un programme politique ou les discours de son dirigeant ne sont pas censés illustrer ce que sont les idées de ce parti ?

        • thomas abarnou 5 février 10:57

          @Julien30 Le fond idéologique c’est les racines nationalistes et souverainistes du parti, idem pour le populisme, ce qui ne nie pas d’ailleurs. Mais très bien, vous avez besoin de concret, parlons concret. La déchéance de nationalité par exemple, prônée pour les mauvais français par le FN, en tout cas ceux que le parti estiment mauvais français est une mesure fasciste, discriminatoire. On est français, on se soumet à la nation ou au pouvoir ou on ne l’est pas. En dehors de ce paradigme il n’y a rien pour le FN. On ne peut remettre en cause la France ou la République. Je ne vois pas en quoi c’est à quelques uns de dire qui est bon ou mauvais français, qui est digne ou non de la France. 


        • soi même 5 février 11:42

          @thomas abarnou (Je suis contre ce genre de clivage stérile. Mon article le dit très bien. Je ne défends pas la gauche coco qui me semble totalement éculée. Mais je n’aime pas pour autant le populisme dangereux qui s’installe à la place. J’ai tendance à penser qu’une pensée modérée est une pensée saine, que les extrêmes, dans les idées, n’ont pas leur place car la vérité est dans la nuance et le compromis et non dans l’idéologie totalitaire, fasciste et intangible.  )

          Merci pour votre réflexion, elle a au moins le mérite de poser la question comment doit ton se situer devant l’autoritarisme, car en réalité si j’en ai comprit le sens de votre article cela tourne autours de la question de sa propre liberté devant le démon de l’autoritarisme.

          Quand se pose se genre de tendance à l’autoritarisme social et politique , l’on est pas loin de la décomposition d’une nation qui subitement prend peur et se raccroche à la première branche venue qui a la sève en apparence de l’assurance et la réussite, à lors que c’est justement la remise en causse de tous les vieux principes qui devraient en réalité prévaloir pour trouver des pistes nouvelles.

          Ce qui est frappant en France, il y a plus eu innovation social majeur depuis la Révolution de 1789, tous les innovation social que la France à adopté depuis lors ont tous une source étrangère, cela veut bien dire que le véritable souffle de l’Idée de la révolution Française n’est toujours pas comprit, l’on en retenue que la lutte de pouvoir entre les Jacobins et les Montagnards, c’est en réalité se qui est transposer dans la lutte entre le véritable intellectuel et le pouvoir. 


        • Guit'z Guit’z 5 février 12:57

          @thomas abarnou

          Arrêtez de nous gaver, votre papier est nullissime !

          Personne n’est de droite ; simplement c’est le réel qui refuse à présent d’être de gôôôche !

          L’Histoire de la gôôôche est celle d’une trahison (le gay a remplacé le prolo comme cœur de cible des forces de l’émancipation). Trahison inévitable dans la mesure où la gôôôche est un logiciel pervers - vomissant toute espèce de déterminisme, et considérant l’homme comme une abstraction malléable infiniment par son seul caprice ; soit une table rase anthropologique qu’il appartient dès lors à l’État de libérer, c’est-àèdire de configurer comme matériau exclusivement voué à « se libérer » (idéologie du pignouf Peillon). La gauche est l’école obligatoire de la libération intransitive ; d’où ses propensions impérialistes et liberticides avérées.

          Or, les prolos ne sont et ne peuvent être cosmopolites, pour d’évidentes raisons de praxis. Le cosmopolitisme - devenu mondialisme - c’est un truc d’enculé mondain, de bourgeois de gôôôche, d’intello qui se paye de mots... et qui, comme par hasard, se retrouve donc à prêcher la même illimitation généralisée que le Capital. L’infini comme culture est le biotope même de l’infini comme économie... Et l’intello de gôôôche fut toujours la caution verbale et cultureuse de l’économisme droite. Ce qui se vérifie chez nos 68ards. Julien Benda appela ça La Trahison des clercs, démontrant que celle-ci est consubstantielle à la posture... (De la catégorie d’intello de gôôôche, j’exclue bien évidemment les MArxistes - féroces contempteurs de la sottise et de la tartufferie de gôôôche...)
           
          Le clivage gôôôche / droite est mort. Les nigauds devront s’y faire, c’est tout.

          Désormais, le conflit politique - et donc intellectuel - oppose les travailleurs sédentaires enracinés aux parasites nomades imbus de leurs slogans. Et sous ce rapport, gauches et droites institutionnelles ne sont que des contremaitres appointés par la Banque.

           smiley


        • Joseph Joseph 5 février 15:01

          @Julien30
           
          Si la réponse de thomas vous semble trop abstraite. Le programme du FN rejette la faute sur les plus démunis, les classes dominées, donc ceux qui ne peuvent pas faire changer les choses. Surtout il le fait pour de mauvaises raisons. Lorsqu’il parle des fraudes aux allocations familiale (fraude des pauvres) qui représentent 4 Md il oublie de parler des fraudes des entreprises et des plus riches qui représentent 70 à 105 Md. Même le conseil d’état reconnaît que « La fraude des pauvres est une pauvre fraude », ce qui n’empêche pas le FN et d’autre d’en avoir fait leur fond de commerce. Plus d’incohérence sur le programme du FN dans cet article si vous voulez aller au fond des choses :
          http://www.e-sabar.fr/fn.html
           
          Les villes tenues par le FN annulent à tour de bras les productions artistiques qui les dérangent, on peut parler de totalitarisme/fascime. Sans parler des détournement de biens sociaux qui ne les différencient pas des autres partis (voir article en lien plus haut).
           
          D’ailleurs la logique du FN étant incohérente il ne leur reste que la mauvaise fois ou la violence (symbolique ou non) pour se justifier. On peut là aussi parler de totalitarisme/fascisme, en aucun cas ils seront capables d’avoir un discours sur le fond étant donné que le fond de leur pensée est illogique et ne tiens pas l’épreuve des faits. Voir par exemple cet autre article :
          http://www.electron-libre.org/2016/01/07/quelques-reponses-au-idees-recues-sur-les-communautes-francaises-dorigine-etrangeres-et-sur-lislam/
           
          Si l’on prend un intellectuel comme Zemmour sa réthorique est la suivante :
          Il commence toujours par un problème réel auquel l’on va adhérer (problèmes lié à l’immigration par exemple) pour ensuite finir par une absurdité totale (l’islam c’est le mal absolu). Il se sert d’un effet lié au fonctionnement de notre cerveau pour remporter l’adhésion, c’est à dire commencé par nous faire penser « il a raison » pour ensuite mieux faire passer ces absurdités.
          Mais là aussi il cible les classes dominées qui n’ont aucun pouvoir de décision pour faire changer les choses. Cela permet donc de ne pas questionner les véritables responsables. C’est une forme de droitisation qui tend à ne pas vouloir remettre en question l’ordre établie, donc à ne pas remettre en question les classes dominantes en ciblant les mauvaises personnes.
           
          Libre à vous maintenant de vous laisser manipuler.


        • Julien30 Julien30 5 février 18:29

          @thomas abarnou
          « Lorsqu’il parle des fraudes aux allocations familiale (fraude des pauvres) qui représentent 4 Md il oublie de parler des fraudes des entreprises et des plus riches qui représentent 70 à 105 Md. »



          Notamment :

          « En outre, les rémunérations indécentes ne pourront plus venir diminuer la charge fiscale des entreprises : à partir d’un certain seuil, elles seront imposées dans le cadre de l’impôt sur les sociétés. Les rémunérations excessives (au-delà de 1 million d’euros) seront donc réintégrées dans l’assiette de l’IS.

          Les condamnations pour la fraude fiscale à grande échelle seront considérablement renforcées et appliquées.

          (...)

          Les niches fiscales et sociales qui ne contribuent pas efficacement à la croissance ou qui sont injustes devront être supprimées ou modifiées.

          La niche dite « niche Copé », devra être supprimée, alors qu’elle coûte 3,5 milliards d’euros par an au budget de l’Etat, sans résultat probant pour l’emploi et la croissance. Actuellement, cette niche prévoit que les plus-values sur cession de titres de participations sont à 90% exonérées alors que la charge d’intérêts est 100% déductible.

          De même, l’exonération des dividendes de filiales dont bénéficient les grands groupes devra être atténuée lorsqu’elle est permet une optimisation excessive. »

          Le reste de votre commentaire est à l’avenant, entre erreurs et raccourcis, et échoue comme ceux de l’auteur à faire le lien entre FN et fascisme.

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