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Accueil du site > Actualités > Société > La violence faite aux femmes, nouvelle cause nationale ?

La violence faite aux femmes, nouvelle cause nationale ?

Quand on lit les chiffres de la violence faite aux femmes, on pourrait presque penser qu’elle est si fréquente et si fréquemment tolérée que ne rien faire de plus serait criminel. Les députés semblent décidés à prendre ce problème à bras le corps.


Promise par le Président de l’Assemblée Nationale Bernard Accoyer le 25 novembre 2008 lors de la Journée internationale de lutte contre la violence faite aux femmes, une commission parlementaire vient d’être créée ce 2 décembre 2008. Elle est composée de trente députés, est présidée directement par Bernard Accoyer et se mettra au travail dès le 10 décembre 2008.

Au fil de l’actualité, la violence faite aux femmes et, plus généralement, les violences conjugales sont très peu médiatisées… sauf quand la notoriété de certains protagonistes les remet à la surface. Cela a été le cas lors de la mort de l’actrice Marie Trintignant après les coups et blessures sans intention d’homicide par son compagnon Bertrand Cantat et, plus récemment, par le meurtre et suicide du député de Thionville Jean-Marie Demange.

Rappelons d’abord les statistiques qui ont de quoi faire frémir : en 2007, 166 femmes sont mortes en France de violences conjugales, soit une femme tous les deux jours. Cela correspond à une hausse de 20% par rapport à 2006 !

Il y a donc urgence, une urgence rappelée par l’association "Ni putes ni soumises" qui voudrait que ce thème devienne une cause nationale pour l’année 2009.

Il y a un an déjà, les groupes communistes du Sénat et de l’Assemblée Nationale avaient déposé une proposition de loi-cadre pour lutter plus efficacement contre les violences faites aux femmes, une proposition déposée respectivement le 4 et le 20 décembre 2007. Un collectif a déjà réuni quinze mille signatures pour demander que cette proposition soit inscrite à l’ordre du jour.


Une proposition des groupes communistes

Mais que dit cette proposition de loi ? On pourra la lire ici.

Elle veut définir juridiquement les violences à l’encontre des femmes en reprenant une déclaration de l’ONU qui date de 1993 et en incluant notamment les violences psychologiques (qui ne sont pas reconnues dans le cadre d’un ménage), les mutilations sexuelles, les mariages forcés ou arrangés, les crimes d’honneur et même la lesbophobie (ou homophobie). Elle y inclut également la prostitution qu’elle considère comme une violence (ce qui est certainement vrai, mais faut-il alors interdire la prostitution ?).

Elle souhaite faire de la lutte contre les violences faites aux femmes un impératif national notamment en hissant cette lutte au même niveau que la lutte contre la pauvreté et les exclusions et l’aide aux personnes handicapées.


Sur la prévention de la violence faite aux femmes

Si les intentions sont louables, cette proposition est peu convaincante sur la partie préventive car elle est à la fois confuse et incantatoire.

D’ailleurs, elle le stipule clairement : « Il ne s’agit pas d’envisager le problème des violences à l’encontre des femmes d’une façon plus répressive, de faire encore plus de sécuritaire, mais de dégager d’importants moyens humains et financiers pour réduire ces phénomènes de société. ».

Elle est plus portée sur l’égalité entre l’homme et la femme que sur la lutte contre non pas la violence contre les femmes mais plus généralement la violence conjugale qui peut inclure également des hommes battus (en 2006, un homme mourait tous les dix jours en France de cette violence aussi).

Elle préfère réglementer plus, technocratiser plus que réduire la réalité des violences.

Si son diagnostic est pertinent, comme le constat que la violence faite aux femmes est encore trop souvent socialement tolérée et que les femmes battues ont trop souvent honte et culpabilisation pour déposer une plainte, les mesures suggérées relèvent d’un catalogue à la Prévert sans beaucoup de signification comme les mesures suivantes qui seraient considérées comme de la prévention :

1. Un vaste plan d’information, de sensibilisation et de formation sur les valeurs d’égalité hommes/femmes contrôlé par une commission indépendante (une énième !), et en particulier dans les établissements scolaires.

2. Un enseignement obligatoire hebdomadaire sur ces principes d’égalité avec des « actrices de la lutte pour les droits des femmes » (et le corps enseignant, à quoi sert-il ?). Mais aussi un enseignement obligatoire au sein même des IUFM (formation des professeurs).

3. L’élimination de tous les stéréotypes sexistes. Si, ici encore, l’intention est louable, les mesures prônées sont à mon sens contreproductives. S’agacer que dans les manuels scolaires la vision traditionnelle de la famille (la proposition de loi cite par exemple la maman à la cuisine et le papa devant la télévision) alors que la réalité sociale est très différente avec des cellules familiales éclatées, recomposées, monoparentales, est une chose ; veiller « de façon contraignante » à éviter tous les stéréotypes est non seulement impossible à appliquer (il existe aussi des familles traditionnelles) mais très coûteux (faut-il racheter un livre scolaire à cause d’un malheureux dessin ?). Car à ce compte-là, on pourrait aussi interdire les discrimination nationale (l’Anglaise rousse, l’Allemande avec ses deux nattes etc. qui véhiculent autant de préjugés que le sexisme).

4. Une lutte contre le sexisme dans les publicités (la femme considérée comme objet pour vendre une voiture par exemple) et dans les films pornographiques où des films de violence sexiste extrême sont commercialisés sans aucun contrôle du contenu. On peut cependant penser que ces films, pour adultes, ne sont pas de nature à influencer l’éducation des enfants et que, dans cette même logique, il faudrait interdire tout film violent mettant en danger la dignité d’un être humain, qu’il soit femme ou homme. Une « Autorité administrative indépendante sur les contenus pornographiques » est même imaginée !


Un oubli majeur au lieu de contraindre la création

Car le point de vue développé par les auteurs de cette proposition de loi est qu’une « véritable prévention des violences ne peut se dispenser d’une attention accrue à la lutte contre les images sexistes, notamment dans la publicité ». Or, il n’apparaît pas marquant que cette phrase soit exacte, d’autant plus que les publicités (moins les films) jouent aisément sur des registres du second degré.

Une contrainte supplémentaire à la liberté de création ne me paraît donc pas opportune.

Le compagnon ivre et violent ne battrait pas moins sa compagne s’il avait vu moins de films ou de publicité sexistes étant plus jeune…

Le vrai problème qui n’a pas été du tout abordé dans cette proposition de loi, c’est le problème de l’alcoolisme et du traitement de l’alcoolisme. C’est la cause majeure des violences infligées aux compagnes et prévenir les violences conjugales devrait nécessairement se pencher sur le grand fléau qu’est l’alcoolisme.


Sur le "traitement" des femmes battues

En revanche, la proposition de loi évoque quelques mesures intéressantes pour améliorer le dépistage de femmes violentées et les actions à définir le cas échéant par les acteurs sociaux et sanitaires.

Également, l’impossibilité pour les femmes battues étrangères d’être expulsées en cas de violence reconnue : « Toutes les femmes victimes de violences doivent pouvoir déposer plainte (…) sans craindre une mesure d’éloignement du territoire français. ». Car souvent, le risque d’une expulsion implique le silence de la femme battue. La proposition va même plus loin en prônant un droit d’asile aux femmes étrangères qui sont battues sans soutien de leur pays d’origine.

Elle prévoit aussi un renforcement des structures d’accueil des femmes violentées, une aide juridictionnelle ainsi que de très nombreuses mesures d’ordre social pour aménager la vie d’une femme détectée battue.


Sans doute un projet gouvernemental en point de mire

La proposition de loi-cadre a donc l’avantage d’exister (depuis un an) mais ne paraît pas forcément la mieux adaptée pour lutter efficacement contre la violence faite aux femmes car elle accroît de façon beaucoup trop large ce qu’on pourrait appeler la bureaucratie dans de nombreux domaines (y compris au gouvernement en demandant la création d’un Secrétariat d’État contre les violences à l’encontre des femmes, mais aussi la création d’unités spécialisées dans la police, l’adjonction de représentantes des droits des femmes dans nombre d’organismes comme le Conseil supérieur de l’Éducation etc.) sans citer le problème de l’alcoolisme.

La décision du Président de l’Assemblée Nationale Bernard Accoyer de créer et de présider une mission montre que le sujet est d’importance et que les institutions de la République veulent améliorer cette lutte.

Hommage donc aux auteurs de cette proposition de loi-cadre d’avoir initié cette démarche. Et espoir que cette mission débouche sur des mesures à la fois constructives et efficaces.


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (3 décembre 2008)


Pour aller plus loin :

En 2006, une femme meurt tous les trois jours en France des violences conjugales (8 juillet 2008).
Le drame de Thionville.
La proposition de loi du groupe communiste (décembre 2007).
Journée internationale contre la violence faitesaux femmes.
Création d’une mission parlementaire.


 


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33 réactions à cet article    


  • monavis 3 décembre 2008 11:04

    Les violences conjugales exsitent depuis toujours.
    Et je ne vois pas en quoi une association y changera quoi que ce soit. 

    Une dispute conjugale qui est du domaine privée devrait à la limite se résoudre chez le psychologue mais certainement pas dans une association où le but final est de criminaliser les hommes, monter la femme contre l’homme...



    • pseudo pseudo 3 décembre 2008 11:36

      Je ne comprends pas très bien votre commentaire ?

      Que voulez-vous dire par "criminaliser les hommes" ?

      Les coups sont une forme de torture, non ? Un homme qui bat sa femme (et 166 fois par an jusqu’à la mort) n’est-il pas déjà un criminel ?


    • La mouche du coche La mouche du coche 3 décembre 2008 14:16

      On exagère. smiley


    • La mouche du coche La mouche du coche 3 décembre 2008 14:19

      Monavis n’a pas tort. La violence PHYSIQUE faite aux femmes est inacceptable. Mais il faut aussi parler de la violence des femmes vis-à-vis des hommes. Voilà qui serait le juste.  smiley


    • Zanini 3 décembre 2008 15:07

      Je ne suis pas d’accord avec le commentaire de "mon avis" mais la criminalisation des rapports sexuels et relationnelle est flagrante lorsque vous regardez de l’autre coté de l’atlantique.

      Une grande partie des lecteurs d’agoravox peuvent etre considérés comme des violeurs sous la loi américaine, il suffit d’avoir eu au moins une fois des relations sexuels avec femme ayant consommé de l’alcool pour que ce soit le cas.
      Je ne parle pas de quelqu’un qui aurait perdu connaissance (ou la il me parait evident que c’est un viol) mais bien dans certains cas quelques verres (3-4) , cela suffisent a faire de vous un violeur (la quantité d’alcool n’est pas spécifié dans la loi) .Dans certains états c’est uniquement en dessous de 21 ans (age légal pour boire de l’alcool) dans d’autre ils ont étendu pour tous les adultes, l’argument étant qu’une personne sous influence d’alcools ou de drogues n’est pas en état de donner librement son accord pour un rapport sexuel, cela est aussi valable pour les couples mariés.

      US

      "In many states, a female who is younger than a certain age or who has consumed alcohol is unable to give consent. Sexual activity in this situation is therefore automatically considered to be rape."

      Notez que ces lois s’applique spécifiquement pour les femmes.Une femme ne peut pas violer un homme qui a trop bu, idem pour les gays ou la consomation d’alcool ne constituera pas un viol.(Mais pas pour les lesbiennes ?)

      En Grande Bretagne la loi est un peu moins sévere :

      "Sir Igor Judge, Lady Justice Hallett and Mrs Justice Gloster said the appeal had required them to "address the effect of voluntary heavy alcohol consumption as it applies to the law of rape".

      In making the ruling, Sir Igor said : "If, through drink - or for any other reason - the complainant has temporarily lost her capacity to choose whether to have intercourse on the relevant occasion, she is not consenting, and subject to questions about the defendant’s state of mind, if the intercourse takes place, this would be rape.

      "However, where the complainant has voluntarily consumed even substantial quantities of alcohol, but nevertheless remains capable of choosing whether or not to have intercourse, and in drink agrees to do so this would not be rape.
      "

      L’ironie est que c’est une vision tres paternaliste de la femme qui n’est plus capable apres quelques verres de pouvoir prendre une décision en son âme et conscience par contre les hommes eux pas de problemes pour ça.



    • cogno1 3 décembre 2008 11:33

      Les violences conjugales exsitent depuis toujours.

      Ceci ne justifie rien, mais alors rien du tout.


      Une dispute conjugale qui est du domaine privée...

      Une dispute, soit, il arrive qu’on s’engueule, mais vous êtes hors sujet, il ne s’agit pas de ça. Il s’agit de violence, psychologiques ou physiques, le genre de choses qui laissent des traces, qui sont faites avec une certaines haine.
      De plus, le fait que ce soit privé n’est en rien une excuse, le domaine privé n’est pas au dessus des lois et du respect. Beaucoup de crimes sexuels, de violences, sont faites dans le cadre privé justement.



      Par contre oui, une association ne changera rien, c’est une question d’éducation, de mentalité.


      • faxtronic faxtronic 3 décembre 2008 12:16

        A propos des violences psychologiques, rien n est fait. Il s avere que les violences psychologiques et physiques sont bien partages entre les hommes et les femmes( la moitie des hommes et la moities des femmes sont violente, etude US et UK, tabou en europe). Les consequences par contre non. Les violences physique des hommes provoquent plus souvent la mort par trauma, les violences psychologiques des femmes provoquent plus souvent la mort par suicide (accusation de pedophilie, denigrement par exemple).

        De nos jours les violences psy ne sont pas reconnus, les hommes battus encore moins.


      • faxtronic faxtronic 3 décembre 2008 12:18

        Donc je n irais pas plus loin tant que la violences des femmes faites aux hommes (violence psy en partiulier) ne seront pas prises au serieux.


      • Neris 3 décembre 2008 16:35

        Ah ça, c’est de la faute aux hommes.

        A force de "sexe fort", de machisme, de femme petite chose à protéger, de société patriacarle.

        Messieurs, à force de nous construire une société où le mâle est un roc, un protecteur, une force sans laquelle la femme est perdue... ou une société où le mâle à tout pouvoir, de vie et de mort, supérieur à la femelle asservie...

        Vous avez même dénié aux femmes pendant des siècles leurs pulsions meurtrières parce que ça se seyait pas avec la douceur féminine.

        Eh bien, vous avez fait de la femme une éternelle victime et de l’homme un éternel coupable.

        Et je ne plaisante même pas. Parce qu’en tant que féministe farouchement attachée à l’égalite, je déplore cet état de fait. 


      • Neris 3 décembre 2008 16:37

        Mauvais manip, je répondais au commentaire de faxtronic avec lequel je suis d’accord.


      • faxtronic faxtronic 3 décembre 2008 16:53

        ""Messieurs, à force de nous construire une société où le mâle est un roc, un protecteur, une force sans laquelle la femme est perdue... ou une société où le mâle à tout pouvoir, de vie et de mort, supérieur à la femelle asservie... ""

        Cela reste encore dans les mentalites, chez les deux sexes. Et ce qui entraine un iatus entre le discours, la posture, et les actes.


      • Le chien qui danse 3 décembre 2008 11:50

        C’est un sujet important, mais je ne vois pas où vous voulez en venir. Caricaturer le mari ivre et violent est en dehors de la réalité. Il y a des associations qui s’occupent de ces femmes, pas assez certainement, mais la destruction des conditionnements culturels qui confirment l’infériorité et la dépendance de la femme vis à vis de l’homme sont la seule solution à long terme. A court terme il faut convaincre la femme de quitter l’homme violent ( ou l’inverse) mais là se pose le problème des moyens de l’autonomie matérielle pour ces femmes qui sont prêtes à faire le pas et qui ont souvent des enfants qu’elles ne peuvent laisser au foyer, là se trouve un moyen de réduire ces situations.
        Même si l’homme violent n’est pas excusable il n’en reste pas moins un "déréglé" au comportement conditionné.
        Il est trés légitime et enfin moderne de s’attaquer aux racines culturelles et sociologique de la violence conjugale, et de toutes les violences en général.
        La violence est encore de nos jours acceptée comme moyen de régler un conflit ( voir toutes les guerres actuelles) la violence conjugale est l’aboutissant d’un certain type de conflit dans le rapport masculin/féminin.
        Les origines en sont souvent transmises par le rapport parents/enfants mais les images sociales véhiculées par les médias ont aussi leurs responsabilités en jouant les rappels permanents.
        L’autonomie affective et mentale est bien souvent au coeur du problème.

        Même si je ne partage pas votre point de vue ou ne le comprend pas très bien, merci pour cet article quand même.


        • faxtronic faxtronic 3 décembre 2008 12:22

          Moi, mon amie me denigrait systematiquement, a un tel point que la vie n avait plus de saveur, et je me reconstruit doucement. J ai mis 1 an a la quitter, car il y avait aussi de bon moment, peut etre 1 heure par semaine. Mais sinon je n osais plus rien faire, plus rien dire, juste aligner l argent et ecouter. Un cauchemar, et ce n est pas termine car sans elle je suis seul. 


        • pallas 3 décembre 2008 12:15

          Deja il faudrait mettre les points sur les "I". Notre pays n’oblige aucunement une femme a vivre avec un homme et d’y rester. Premierement, la Femme choisi son compagnon, elle confond virilité et violence. Deuxiement, la Femme peut s’il elle le desire quitter son compagnon, la loi est la loi. Les femmes choisissent leurs Hommes, et d’un autre coté, dans notre charmante societe, les femmes le disent elles memes tres bien. Un homme gentil et attentionné les ennuies terriblement, car elles pensent qu’un homme auquel il y a aura des conflits les occupera, donc, pourquoi moi, je devrai les plaindrent ?. Un homme violent se repere a 3 kilometre, mais si les femmes sont attirés par ce genre d’hommes, tant mieux pour elles, mais ne me demandé pas a moi ainsi qu’aux autres une forme de culpabilité, car je n’en est que faire. De plus, il y a des femmes qui font du chantage affectifs envers leurs compagnons, les traitant comme des chiens, et oui, il y en a enormement, la violence psychologique, ou l’homme, n’a plus le droit d’avoir des amis, constamment rabaissé au supermarché, devant ces amis, la famille, j’en vois tout le temps, c’est affligeant, et la violence physique des femmes fait envers leurs hommes, n’en parlons pas, vu que c’est Tabou.


          • cogno1 3 décembre 2008 13:00

            Ce n’est pas faux.

            Sur le pourquoi rester avec, je pense à une certaine habitude, à une certaine dépendance, notament financière, au fait que si l’on est une femme, on risque de se retrouver avec les mômes à éléver seule, un tas de raisons en fait.


          • saint_sebastien saint_sebastien 3 décembre 2008 21:08

            pallas +15, les femmes préfèrent les salops.


          • Internaute Internaute 3 décembre 2008 13:20

            Oui, oui, cela doit être une cause nationale. D’autant plus que, comme nous le montrent les xénophiles de la télé, la violence faite aux femme est spécifique des familles blanches. Les immigrés se comportent bien, jamais une arabe ou une noire abîmée ne sont montrées dans les reportages sur la violence. Haro sur les français, on va enfin pouvoir culpabiliser à fond pendant quelques temps. Il faudrait subventionner les martinets pour que les français puissent s’autoflageller en rémission de leurs péchés.


            • Le chien qui danse 3 décembre 2008 14:13

              Que voulez vous dire ? que la violence conjugale est le fait des gens de couleurs et/ou des immigrés ?

              Le mépris de la femme est dans notre culture, l’adoration béate aussi, la manipulation et l’objetisation de l’un par l’autre est très fréquente.
              L’amour sincère, détaché et bienveillant est déjà plus rare.


            • Thierry JACOB 3 décembre 2008 15:52

              La proposition des groupes communistes à l’assemblée et au sénat est une approche trés interessante... Trop nombreuses sont les femmes qui subissent les droits que se donnent les hommes au nom d’on ne sait plus trop quoi... Il faut faire évoluer les mentalités...par la loi !!!


              • phoebe 3 décembre 2008 16:13

                La violence faite aux femmes ne relève pas seulement de la sphère privée, quand la parité n’est pas respectée, quand les droits "égaux" ne sont pas inscrits dans la constitution, quand en France il y a moins de parlementaires femmes que dans les autres pays européens, quand à la télé, pour un débat on ne voit que des hommes, quand on "accepte" pour des raisons de tolérance religieuse le voile, l’excision, le mariage forcé, quand les femmes ont toujours un salaire inférieur à travail égal, autrement dit, quand l’Etat ne fait pas respecter la loi, que la misogynie est dominante, pourquoi la violence n’aurait pas sa place ?
                Il ne suffit pas de dire que il s’agit d’un problème "privé", il y a un rapport évident avec la misère imposée aux femmes : demandons un Grenelle "des femmes"... allons sur le site "Alliance des femmes" et signons la pétition pour ce "Grenelle" !


                • faxtronic faxtronic 3 décembre 2008 17:38

                  J ai decouvert il y a pas longtemps le concept d homme battu. Et je m y suis reconnu : Pas de coups, je fais tout de meme presque le double de son poids mais des violences psychologiques : denigrement personnel, denigrement professionnel, a tous les points. Interdiction de sortir. Elle passait son temps a regarder des films sur Internet et elle m interdisait de regarder la tele ou de regrader internet ou de faire quoique ce soit. Je devais rien faire, a part le repas que je devais faire, et gare a moi si ce n etait pas fais comme il faut. Je devais rien dire. Tous ce que je disais etait retenu contre moi. Je devais juste payer et me la fermer. Finalement elle m a menace de mort pour une faute que je n avais pas commise en plus. Alors je suis parti. Je vais de mieux en mieux.


                  • Lambda Lambda 3 décembre 2008 18:22

                    (Le masculin neutre sera employé) LE PROBLEME, quel que soit le sujet abordé, on pourrait se demander pourquoi (à moins que ce soit l’inverse), ne serait-il pas celui des rôles des trois composantes principales du cerveau ? Si la théorie du cerveau triunique me semble personnellement coller à la réalité, si je l’utilise en permanence pour interpréter tous les événements concernant la présence dite humaine (quoique souvent « indigne »), M. Changeux (spécialiste en neurologie) n’en parle jamais. (Peut-être est-ce le résultat d’un conflit d’école de pensées). LE PROPOS EST SIMPLE. Peut-on utiliser correctement ou efficacement un appareil sophistiqué sans posséder le mode d’emploi et sans l’avoir assimilé ? TANT QUE L’HOMME NE SE CONNAÎTRA PAS (ce qui est différent de croire se connaître !), IL NE MAÎTRISERA PAS SES PULSIONS. Jusque maintenant, même si notre « NEOCORTEX » est opérationnel, entraîné, la plupart du temps, il tombe sous la dépendance des deux autres parties du cerveau : -le CERVEAU DES EMOTIONS qui est « ANALOGIQUE » et est chargé de la quête des plaisirs, des automatismes sociaux (pilotage automatique, habitudes, conditionnements, etc.) ; -le CERVEAU REPTILIEN qui veille à ma maintenance vitale avec l’instinct de survie ou de conservation (C’est le plus primitif … il est indispensable pour un animal) *** Seul le NEOCORTEX est « ANALYTIQUE », rationnel, imaginatif, CAPABLE d’anticiper, d’abstraire, de PRENDRE DU RECUL, de MAÎTRISER UNE SITATION ! * Si on ne peut contester que l’aventure scientifique repose uniquement sur le néocortex, que les arts et la littérature passent également par lui, celui-ci n’est-il pas dans le second cas réquisitionné par le cerveau des émotions et ne s’exprime-t-il pas sous l’effet d’une drogue émotionnelle ou sensorielle ? ! Quelles sont les implications des chefs- d’œuvres produits ? ! • Un dit humain qui cogne, manifestement, se laisse emporter par ses émotions. • Evidemment, si l’interlocuteur est une femme physiquement plus faible, la solution de facilité est tentante ! Elargissons ce PROBLEME qui est en train de nous mener vers la fin d’une ère (avant la fin du siècle). Notre civilisation s’est construite sur « la peur de la mort » puis, au Moyen-âge, sur « la peur de l’enfer ». Elle est passée par l’esclavage, les serfs « taillables et corvéables à merci », l’exploitation industrielle des homo sapiens par les homo sapiens. Après la disgrâce de l’Eglise insuffisamment performante, les « rationalistes » ne trouvèrent rien de plus intelligent que de symétriser les anciennes paraboles ! L’homme créé à l’image de Dieu se transforma en l’homme est un dieu en devenir. Et le paradis terrestre fut choisi comme l’objectif final des progrès scientifiques. La devise adoptée fut « TOUJOURS PLUS » vite, tous azimuts ! Les conséquences commencent aussi à t. p. apparaître non pas paradisiaques mais préoccupantes : pollutions, réchauffement, baisse de la biodiversité, début de la 6ième extinction de masse ! L’équation : « Nous ou la planète » est- elle mal posée ? Une régulation naturelle pourrait être la solution. (V. l’épidémie de la myxomatose qui se solda par : 10 % de lapins et lièvres survivants et immunisés… v. Internet). Une évaluation comparative récente de notre génome et de celui du chimpanzé ne vient-elle pas de révéler une différence inférieure à 2 % ? ! Ne serions-nous pas des sortes de bonobos boostés ? Ne suffit-il pas d’examiner les affiches publicitaires pour constater que très souvent l’article promu est accompagné par une silhouette féminine attirante ou par un accessoire symbolique ? ! L’observation de Freud concernant notre tendance à suivre le « principe de plaisir » (propre aux enfants) géré par le cerveau des émotions au détriment du « principe de réalité » en relation avec les analyses du néocortex, est-elle obsolète ? ! END ou CONCLUSION ! Si on s’inspirait de cette perspective, ne serait-il pas possible que l’adolescent dût tuer symboliquement son « Père » avant et pour devenir adulte, s’émanciper des anciennes structures, devenir autonome, mûrir ? ! Ne devrions-nous pas évacuer toutes les anciennes normes (injustes …), anciennes morales religieuses, etc., notamment la peur de la mort ? Un complément. Le dit homme, en fait l’homo sapiens (h. s.), n’est pas capable d’appréhender le moindre repère de la vie, à savoir : la notion de cycle ! D’où un destin sans équivoque. -Qui oserait affirmer qu’il ne s’est jamais rendu compte qu’il existait des jours et des nuits, des saisons, des mouvements quasiment réguliers dans l’Univers ? ! -Qui peut encore croire que les écosystèmes ne sont pas les seuls systèmes capables de gérer la perpétuation de la vie dans un milieu fermé ? ! -Que se passerait-il si la mort n’existait pas ? ! Si les légumes et animaux et nous- mêmes naissaient et se multipliaient sans jamais disparaître ? ! Si seulement les h. s. étaient immortels ? ! (Il me semble avoir lu il y a quelques années une estimation aboutissant à 80 milliards d’individus mais peu importe !). ET POURTANT ! ! ! * Quels que soient les interlocuteurs et leurs argumentations rationnelles, ne se cache-t-il pas en filigrane la recherche d’un chemin mystérieux ? L’imprégnation des stéréotypes et les conditionnements de l’éducation ne sont-ils pas omniprésents ? ! ** Aux quelques protestataires, la question qui tue ( !) : « Pourquoi les h. s n’ont-ils pas encore réussi à s’organiser pour que la dernière partie du cycle (la vieillesse et la mort) soit toujours la plus agréable possible ? ! Pourquoi l’euthanasie pose-t-elle problème ? ! Cette première partie n’est-elle pas suffisante ? ! Le diagnostic et le verdict sont-ils contestables ? ! « OSEZ » LA CONTRADICTION ! LA REFUTATION !


                    • JONAS Virgule 3 décembre 2008 18:30

                      @ L’Auteur : Il est certain que Martine Aubry est particulièrement bien choisie pour changer la situation… ? En faisant allégeance à la Charia, en réservant des heures de piscine municipale aux musulmanes à l’exclusion de tous hommes, nous allons vers une diminution des violences aux femmes, si elles sont très obéissantes aux lois Coraniques ! La lapidation pour tromperie, pourrait avec le temps devenir une méthode banale, surtout qu’avec la démocratie, le nombre fait loi. Suppression des procédures de divorce, la pierre fait loi ! C’est l’avenir de la France bien pensante… ! Vous avez souvenance de cette phrase d’un Premier Ministre Turc ! Nos mosquées sont nos casernes, leurs coupoles nos boucliers, Leurs minarets nos épées ! Aujourd’hui, on vient d’en inaugurer une dans la banlieue parisienne, 4 000 m2, une caserne de plus, bien situé ! Félicitations pour votre article, il va dans le bon sens pour l’asservissement des femmes de France.


                      • Le chien qui danse 3 décembre 2008 18:53

                        C’est l’heure de rentrer, vos pillules vous attendent...


                      • claude claude 3 décembre 2008 19:13

                        bonsoir, toute violence, qu’elle soit physique ou psychologique, qu’elle s’exerce sur une femme, un enfant ou un homme est une atteinte à la dignité humaine. malheureusement, si des hommes sont victimes de leur épouse, il n’en est pas moins vrai, que la majorité des personnes succombant sous les coups ou d’autres violences,sont des femmes ou des enfants ! notre cher président(que son nom soit béni 13 fois),avait déclaré pendant sa campagne, que la france serait une terre d’asile et de protection pour toute femme violentée par le monde... je ne comprends certains auteurs de posts qui polémiquent pour savoir qui l’emporte sur l’atrocité des sévices endurés ou des loi absurdes d’une amérique puritaine en mal de sensualité... comme s’il pouvait y avoir une compétition ! smiley la souffrance des uns ne rend pas plus légère celle des autres ! ce n’est pas une histoire de vases communicants ! il faut ranger nos préjugés au vestiaire et faire en sorte que ces propositions de loi ne soient que les premiers pas vers une prise de conscience généralisée de la violence faite à autrui, ce, quelque soit le sexe, l’âge, la couleur de peau ou la religion.


                        • Zanini 3 décembre 2008 21:47

                          " des loi absurdes d’une amérique puritaine en mal de sensualité"

                          Relisez mon message, j’y parle aussi de la Grande Bretagne et ces lois arrivent dans les pays Scandinaves comme la Norvège, c’est donc bien tout près de chez nous.De plus, la droite puritaine (religieuse) a en effet soutenu ces lois mais il en a été de meme pour une extremement grande majorité des feministes américaines de gauche (idem en G-B) qu’on peut difficilement qualifier de puritain (Pro avortement, Pro Marriage Gay etc).

                          En réaction vous avez des groupes de "Masculinistes" qui se crées mais ils ne font que changer le mot "female" de la loi sur le viol relatif a la consommation d’alcool par "any individual", criminalisant de fait une partie encore plus large de la population (Les femmes, les gays).
                          Ce qui profitent bien sur au complexe industriel des prisons, pour qui les vraies criminels ne sont de bons travailleurs et qui doivent donc chercher ailleurs pour améliorer la rentabilité.

                          "il n’en est pas moins vrai, que la majorité des personnes succombant sous les coups ou d’autres violences,sont des femmes ou des enfants"

                          C’est vrai, bien sur mais par exemple depuis quelques années les enfants sont plus souvent victimes de violence de la part de la mère que du père, pensez vous qu’un message qui communiquerait exclusivement sur "Les mères arretez de battre vos enfants !" serait productif ?

                          Ce que j’essaye de dire c’est que c’est rarement aussi simple par exemple dans le cas de Ni pute Ni soumise, elles dénoncent a juste titre la violence faite aux femmes dans les zones sensibles mais elles ne parlent jamais de l’énnorme disparité d’acces a l’emploi qui existe envers les hommes de ces quartiers.Si la moyenne du taux de chomage d’une cité est de 40% chez les jeunes (18-25 ans), c’est pratiquement toujours dans les 60-70% pour les hommes et 20-30% chez les femmes.Il est evident que dans ces cités, tout le monde ressent cette disparité, c’est largement ignoré en dehors.

                          On peut meme dire que les hommes d’origine etrangères sont plus victimes de racisme que les femmes, petit rappel de l’affiche de la campagne de 2007 du Front National qui a utilisé l’image de la "petite beurette mignone".On est pas pres de voir la meme avec un homme issu de l’immigration au FN.
                          Regardez aussi dans le gouvernement Sarkozy, il n’y a pas d’homme issu de l’immigration, ce sont des femmes.
                          Je ne pense pas que cette stigmatisation du jeune homme de cité de la part de NPNS soit tres productive, elle serait meme plutot nuisible et aurait plutot tendance a augmenter la violence faite aux femmes dans les zones sensibles, par contre cela profite médiatiquement et politiquement a certains.

                          Noublions pas que le droit des femmes a souvent été utilisé comme un des arguments pour justifier des guerres comme l’Irak et l’Afghanistan.En Irak, leur droits ont regresser et elles ont a subir les horreurs de la guerre. 

                          Cela n’empeche evidement pas que le combat contre toutes formes de violences soit juste, la manière de faire a son importance.


                        • claude claude 5 décembre 2008 18:44

                          @ zanini,

                          auriez vous un une énorme dent contre la gente féminine, pour que vous la chargiez ainsi de tous les maux de la terre ?

                          que je sache, au darfour, on ne viole pas les hommes et on n’entaille pas leurs cuisses pour les déshonnorer devant la société.

                          en ex-yougoslavie, en tchéchénie,, les viols massifs des musulmannes par les serbes ou les russes ne sont qu’une vue de l’esprit...

                          ce ne sont pas les femmes qui ont motivé la guerre en irak, mais "les armes de destruction massive" !
                          et en afghanistan, les talibans sont considérés comme des terroristes aidant al qaïda et les femmes portent toujours la burka !

                          les crimes d’honneur tuent rarement des hommes... et en inde, ce sont les femmes qui sont brûlées vives quand elles ne conviennent plus à la belle-famille !

                          les violences faites aux enfants, le sont moins par la mère que par les hommes de la famille. pareil pour les incestes ! les pédophiles incestueux sont en grosse majorité des hommes !


                           smiley



                        • Lisa SION 2 Lisa SION 2 3 décembre 2008 19:40

                          " une commission parlementaire vient d’être créée ce 2 décembre 2008. Elle est composée de trente députés, " avez vous écrit,

                          Et voilà. Il a suffi qu’un député tue pour que ceux-ci prennent enfin conscience que la tension sociale les rattrappe. C’est cette goutte qui révèle que le vase déborde, ce glaçon qui témoigne de l’iceberg enfermé derrière chaque serrure...Chaque serrure, cadenas, ou verrou est d’ailleurs sensé protèger de l’extérieur, mais en s’enfermant derrière, on ne participe qu’à cacher la misère morale qui sévit dans notre monde moderne.

                          Mais l’on se moque complètement de ces choses tant qu’elles ne viennent pas sonner à notre porte. CHACUN VOIT MIDI A SA PORTE MAIS MIDI PASSERA PARTOUT ET DONC , PAR VOUS...


                          • Surya Surya 3 décembre 2008 20:01

                            Dans de nombreux cas, mais ce n’est pas une généralité, la violence physique faite aux femmes a été précédée par un long travail de sape (qui peut durer des années), une violence psychologique faite de petites remarques assassines qui détruisent petit à petit la confiance en soi et l’image que la femme a d’elle même.

                            Mais de petites remarques en petites remarques, la personne se met à douter, finit par moins s’aimer, puis se demander un jour si elle est vraiment à la hauteur, si tout ce qu’on lui dit n’est pas finalement vrai.

                            On n’engage pas une dispute pour une petite remarque, alors on laisse courir. Imaginons par exemple le cas d’un homme qui critiquerait le physique de sa femme, par une petite moquerie bien placée, dite sur un ton léger, un ton plaisantin, mais dans un but inavoué, bien sûr, de taper là où ça fait mal. Si la femme proteste, on lui reproche de ne pas avoir d’humour, en plus. Si elle encaisse pour ne pas provoquer une dispute, elle place déjà son agresseur verbal dans la position de recommencer quand il en aura l’envie. Cela s’appelle du harcèlement moral.

                            Puis les petites remarques deviennent progressivement de grandes attaques. Les coups physiques ne viennent pas comme ça, au lendemain du début de la relation. On croit trop souvent que la femme battue l’est depuis le début, et c’est pourquoi de nombreuses personnes ne comprennent pas pourquoi elle reste. Bien sûr certaines vont dire qu’elles restent pour les enfants, mais je crois que c’est surtout par peur.

                            Certaines femmes ont le courage de partir dès le premier coup, malgré les excuses, les serments et les promesses que cela n’arrivera plus, et si cela ne suffit pas pour la faire revenir, malgré les menaces, parfois graves.
                            Malheureusement d’autres restent, parce qu’elle ont tellement intégré l’idée (on les y a préparées durant un certain temps) qu’elles sont tartes, moches, et incapables de rien, qu’elles finissent par le croire et penser que les coups, c’est en effet elle qui les a cherchés, et qu’elle les mérite.

                            La violence psychologique est indétectable parce qu’elle ne laisse de trace qu’à l’intérieur. Pas d’oeil au beurre noir, pas de blessures constatables par un médecin. Et pourtant, c’est dès la violence psychologique qu’il faut partir, et qu’il faut agir au niveau de l’aide apportée. Parce que même si elle n’est jamais suivie de coups, ou d’un seul coup qui décidera la femme à partir, elle est terriblement destructrice.

                            Et comme Faxtronic le fait remarquer, tout cela n’arrive pas qu’aux femmes, il y a aussi des hommes maltraités psychologiquement, et des hommes battus. 


                            • 9thermidor 6 décembre 2008 16:26


                              après l’ Amérique , on va enfin découvrir que l’ homme n’est pas bon naturellement et qu’il lui faut une éducation pour en faire un citoyen convenable .

                              mais pas d’illusion : ce serait renverser l’ idéologie moderne et républicaine, de ROUSSEAU à MAI 68.







                              • easy easy 7 décembre 2008 20:48


                                ""Quand on lit les chiffres de la violence faite aux femmes, on pourrait presque penser qu’elle est si fréquente et si fréquemment tolérée que ne rien faire de plus serait criminel.""

                                Ca sonne très étrangement en moi cette assertion.
                                J’ai l’impression que j’aurais pu dire la même phrase à une époque passée.

                                Mais aujourd’hui, j’ai davantage en vue que le péché a commencé avec l’action pensée, réfléchie, calculée. avec la stratégie donc. 
                                Qu’à une perversion (fruit de pensées suivies d’actions et de conséquences) il faille opposer une autre pensée suivie d’action à visée réparatrice, certes, c’est le Bon plan classique. Mais comme toutes les actions en réparation ont eu leur effet pervers, je me demande si nous n’aurions pas mieux fait de rester au lit au Premier Matin.

                                Sans déconner, de toutes nos réparations, de toutes nos stratégies positivistes quelles sont celles qui n’ont pas eu d’effet pervers ?

                                Arrrhhhh !

                                Quoi faire alors ?

                                Et si on essayait de ne plus jamais rien faire qui soit intelligent, réfléchi et calculé ?

                                .
                                 smiley






                                • Mimi93 8 décembre 2008 12:46

                                  "Le compagnon ivre et violent ne battrait pas moins sa compagne s’il avait vu moins de films ou de publicité sexistes étant plus jeune…"

                                  Donc quand il n’y avait ni télé, ni cinéma, les hommes ne battaient pas leur femme ... ridicule.

                                  Prévenir ne sert à rien, ça ne marche pas, ça ne change pas les mentalités.

                                  Notre société continue à donner la suprématie aux hommes. Allez quelques exemples légaux


                                  - Savez vous qu’un homme violant une femme et la mettant enceinte, a le droit non seulement de reconnaitre son enfant mais d’exiger que sa victime ait des relations avec lui (lui donne son adresse, lui amène l’enfant, même en prison) ? ça couterait quoi de rajouter dans le code civil, que la reconnaissance d’un enfant issu d’un viol est au gré exclusif du parent violé et que la filiation déjà établie à l’égard du parent violeur est annulable sur simple demande de la victime en cas de condamnation du violeur ?


                                  - Savez-vous qu’une femme battue ou pire par son époux ou compagnon et qui fuit avec ses enfants, a l’obligation de donner sa nouvelle adresse à son bourreau ? Récemment, une femme a été arrêtée par la police dans un foyer de femmes battues, pour ce motif !


                                  Il faut que les hommes aient peur de battre leur femme, c’est tout

                                  - en cas de divorce ou rupture de PACS avec violence conjugale, la victime reçoit la TOTALITE de la communauté (évidemment, le régime de séparation de bien est supprimée en dehors de la séparation de corps), y compris le domicile familial même s’il est un bien propre de l’autre (et sans compensation financière, en usufruit), en sus évidemment, de dommages et intérêts conséquents. Quand certains verront leur copain, leur frère, leur collègue, ayant TOUT perdu parce qu’il frappait son conjoint, ils réfléchiront à deux fois.

                                  - en cas de violence sur la mère/père de son/ses enfant(s), le coupable perd son autorité parentale sur les enfants, n’ayant plus que le droit de payer une pension alimentaire (il ne pourra plus exiger de voir ses enfants, devra continuer à payer, même si ses enfants sont un jour adopté par un autre, adoption sur laquelle il n’aura rien à dire) et merci de ne pas me sortir l’intérêt des enfants : une personne qui bat son conjoint, finira par battre ses enfants et de toute façon leur a donné une telle image de l’amour (fabriquant de futurs conjoints violents), qu’il faut impérativement couper tout lien.

                                  - Modifier la procédure pénale rendant optionnelle la plainte de la victime : la police est appelée par les voisins, elles constatent les coups et donc emmènent l’autre en garde à vue, et la victime à l’hopital, même si la victime refuse de porter plainte (ça se passe dans d’autres pays et ça a considérablement réduit les violences conjugales)


                                  • Assez 10 décembre 2008 11:39
                                    Bonjour,

                                    Je témoigne, malheureusement, qu’il reste bien du chemin à faire en terme de prévention, de dissuasion des agresseurs, de protection des personnes (femmes ou hommes) violentées. Il y a un tel décalage entre les textes, les intentions et leur mise en pratique …

                                    Dans un contexte autre que conjugal, j’ai été victime de menaces qui sont passées à l’acte : 2 agressions physiques et les menaces sont réitérées.
                                    L’hiver dernier, à cette même époque, j’ai passé 4 mois quasi enfermée chez moi pour désamorcer la violence de mes agresseurs, me protéger, dans l’attente que la gendarmerie transmette mes plaintes au Procureur. La dernière plainte concernait des menaces de "me tondre", "me crever les yeux comme le faisaient les nazis" (j’ai un enregistrement de ces propos qui font froid dans le dos), "m’attraper de nuit". Dans le même temps, mes agresseurs démontaient la lumière extérieure d’accès à mon domicile, puis ont placé devant ma porte un serpent en bois avec des yeux crevés ...
                                    J’ai attendu patiemment, passé sur divers troubles qui m’étaient encore causés. La gendarmerie me disait qu’elle avait beaucoup de travail, qu’il lui fallait du temps pour traiter le dossier, ... Au final, j’ai découvert que la gendarmerie n’avait transmis ma dernière plainte que 7 mois après (au lieu des 6 mois réglementaires) ...

                                    J’ai pourtant suivi absolument toutes les démarches qu’il fallait suivre. J’ai pris conseil auprès d’associations, d’organismes juridiques. J’ai hiérarchisé les sujets de mes plaintes et noté par ailleurs tous les faits qui se produisaient, les injures, les menaces, etc. J’ai informé les gendarmes de ces faits, de manière on ne peut plus précise et claire, pour leur faire prendre conscience que ce que je vivais relevait d’une situation anormale, que les menaces passaient malheureusement à l’acte.
                                    J’indique aussi que dans le même temps, mon père, un homme âgé de 79 ans, était aussi agressé par les mêmes personnes.
                                    Ses plaintes ont été rejetées et les miennes aussi.

                                    J’ai du finalement me mettre en faute, exprimer ma colère au Procureur, pour qu’une enquête soit mise en place par la Brigade de Recherche de gendarmerie (cette enquête est en cours).

                                    Je témoigne ici du décalage qu’il y a entre les propos politiques, les campagnes de sensibilisation, de formation ... et la réalité.
                                    Je n’ai personnellement trouvé aucune aide auprès des gendarmes, dont l’accueil a été par ailleurs tout à fait déplorable (mon avocat m’a hélas dit que je n’étais pas la seule personne à qui cela arrivait).
                                    J’ai contacté le site "gendarmes et citoyens" où les échanges n’ont mené à rien, sinon à une sorte de "blocus corporatiste". Le terme "citoyens" est inapproprié pour ce site que j’ai très vite quitté.
                                    J’ai porté plainte auprès de l’adresse info@gendarmerie.defense.gouv.fr pour non respect de la charte d’accueil des victimes ... aucune suite.

                                    Les associations d’aide aux victimes, les associations d’écoute aux femmes sont bien utiles mais ont hélas leur limite. Pour moi, elles ont été utiles dans un premier temps, où j’ai eu besoin d’écoute et de conseils sur les démarches à entreprendre. J’ai beaucoup souffert de ces menaces et agressions (j’en souffre d’ailleurs toujours) et ces associations m’ont permis au début de trouver de l’humanité, de sortir de sentiments de honte, de culpabilité, que je portais.
                                    Les organismes de conseils juridiques ont aussi été très compétents, précis, clairs, disponibles.

                                    Seulement voilà, dans mon histoire, la gendarmerie a "traité par dessus la jambe" ce qui m’arrivait. Et je ne rentre pas ici dans les détails de leur attitude inadaptée, inappropriée vis à vis de mes agresseurs qu’ils n’ont jamais su recadrer ... il y a un réel besoin de formation de ces personnes (en tous cas celles auxquelles j’ai eu à faire).
                                    Ensuite, le système judiciaire français est ce qu’il est : il manque de moyens, les procédures sont longues, les mois s’écoulent, les dossiers s’entassent ...
                                    Pourtant, par une justice de proximité, l’affaire qui me concerne aurait pu être traitée rapidement.

                                    Aujourd’hui, je parle, je m’exprime parce que je suis terriblement choquée tant par les agressions que par la manière dont elles ont été "traitées", "mal-traitées".
                                    Je vais malheureusement traînée cette souffrance pendant encore pas mal de temps : c’est au fil des semaines qui passent, alors que je cherche à me reconstruire, que je prends conscience de l’importance des dégâts, moralement, psycholiquement (les cauchemards sont répétitifs, les réveils en sursaut ...).
                                    Cette souffrance est amplifiée par la non-reconnaissance, des gendarmes, de la Justice et par la colère : en 2008, compte tenu de toutes les campagnes qui ont déjà été menées, il est inadmissible qu’une femme puisse être ainsi menacée et agressée ... sans que rien, rien, ne se passe.
                                    Et pourtant "cela est". Je l’ai vécu. Je le vis encore.
                                    Quant à mes agresseurs, ils sont toujours sur le pas de ma porte, en toute impunité.

                                    Alors, que donnera cette commission paritaire contre la violence faite aux femmes ... ?

                                    De mon côté, il se pourrait bien que j’écrive un livre : pour me libérer de cette souffrance, pour analyser les profils psychologiques et comportementaux de mes agresseurs, pour mettre en lumière les disfonctionnements que j’ai vécu, essayer de faire des propositions, d’être constructive.

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