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Accueil du site > Actualités > Société > Labourer les terres pour obtenir une bonne récolte !

Labourer les terres pour obtenir une bonne récolte !

La citoyenneté...tout le monde en parle.
N’est-il pas temps d’agir au local avec toutes les familles et développer les solidarités tout en menant une action contre les politiques d’exclusion ?
Labourons les terres pour obtenir une bonne récolte : des femmes et des hommes, debout pour se soutenir et agir ensemble contre les requins petits et grands...
Utopie ? Peut être...Pas si sûr !

AGIR AU LOCAL !

Des associations caritatives sont présentes dans les quartiers de nos villes.

Elles sont de plus en plus appelées à intervenir, en complémentarité de l’action des CCAS ( conseils communaux d’action sociale)...Il arrive même que ces associations se substituent de fait aux structures institutionnelles qui trouvent là un moyen de se défausser.

Le nombre de familles en difficulté augmentant d’une manière exponentielle, les associations comme le Secours Populaire ou les Restau du coeur n’en peuvent plus, d’autant plus qu’elles doivent passer beaucoup de temps à chercher des subventions .

D’autres organisations interviennent politiquement en dénonçant la politique du gouvernement et en proposant des initiatives diverses : passant de la réunion publique à la manifestation. C’est d’ailleurs ce que fait très bien les deux frères ennemis, chacun dans son espace : le M’PEP ( Mouvement politique d’éducation populaire ) et ATTAC

Nous avons donc la une dichotomie entre les mouvements caritatifs indépendants et les organisations politiques se réclamant de l’éducation populaire.

Les premiers se refusant à faire de la politique, les deuxièmes se limitant exclusivement à l’intervention directement politique.

Je pense qu’il est nécessaire et indispensable de lier l’action de solidarité concrète et l’action de dénonciation de situations et de dispositifs qui maintiennent toute une population dans la pauvreté, la précarité et l’exclusion.

Ce lien, des organisations comme les associations familiales laïques essayent de le maintenir ou de le créer en cherchant d’ailleurs à intervenir prioritairement dans les quartiers sinistrés.

En 2004, un toute petite poignée de militants a décidé de construire sur Vaux le Pénil une association familiale laïque...

Peu peu, des bénévoles ont rejoint le projet initial et des ateliers ont été proposés à la population : accompagnement à la scolarité, écrivain public, permanence sociale, informatique... En 2010, l’association compte 300 adhérents et 53 bénévoles.

Nous avons cherché à toucher d’autres populations que celles vivant dans cette petite ville calme de 11 000 habitants, c’est ainsi que des cours de français langue étrangère ont été proposés pour toute l’agglomération melunaise donc à la population issue de l’immigration habitant dans les « ZUP » de Melun, le Mée , Dammarie les Lys.

Il n’est pas question de se cantonner à des actions de solidarité, c’est pourquoi régulièrement nous intervenons sur la place publique pour interpeller les élus et défendre les populations les plus fragiles.

http://www.ufalvlp.com/

Nous avons dénoncé la non ouverture d’aires de voyage, nous sommes intervenus contre la politique des crédits révolving et aujourd’hui nous préparons un colloque pour l’accueil éducatif du tout petit malmené par un gouvernement qui supprime les classes des 2 ans, voire des 3 dans les maternelles.

Aujourd’hui notre objectif est que les nouveaux adhérents de milieux modestes qui participent à nos activités que nous rendons d’ailleurs accessibles, participent à la vie de l’association et s’engagent.

Notre action est sociale et politique dans le sens plein du terme.

Nous tenons à notre indépendance par rapport à tout parti et nous ne prenons position que sur les questions ou l’intérêt de toutes les familles est en jeu.

Nous refusons toute consigne de vote mais participons activement au comité de défense de l’hôpital public car il s’agit là de se prononcer pour l’accès au soin pour tous et contre la fermeture des urgences chirurgicales de nuit.

Notre expérience est limitée géographiquement... D’autres initiatives existent dans de nombreuses villes.

Pourquoi ne pas mutualiser nos expériences et organiser une rencontre citoyenne des associations d’éducation populaire qui sur le terrain agissent pour développer la solidarité et permettre aux familles d’être des auteurs et des acteurs de leur présent et de leur devenir.

Jean-François Chalot


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5 réactions à cet article    


  • clostra 29 juin 2010 17:50

    Ce que vous soulevez n’est pas mince affaire ! Ce me semble un mouvement de perpétuel balancier : les associatifs s’essoufflent ou ne sont plus subventionnés, l’association perd de la notoriété, les « pouvoirs publics » récupèrent parfois les crédits, eux-mêmes dépensent beaucoup plus que les associatifs, ceux-ci devant la carence reprennent alors du souffle et des crédits etc


    • Frabri 29 juin 2010 23:39

      Tout le monde parle de la citoyenneté ! ! ! ! ! ! ? ? ? ?

      Est-ce que les associations qui sont mentionnées dans l’article, revendiquent un « revenu de citoyenneté ».

      http://www.google.fr/search?hl=fr&&sa=X&ei=4WMqTLzLNYaUsQbupNnACg&ved=0CB4QBSgA&q=%22revenu+de+citoyennet%C3%A9%22&spell=1

      Car il y a des pauvres qui aimeraient sortir de la pauvreté et de l’assistanat et qui sont pour une « citoyenneté active » a temps complet.

      http://www.google.fr/search?hl=fr&q=%22citoyennet%C3%A9+active%22&btnG=Rechercher&aq=f&aqi=g8&aql=&oq=&gs_rfai=

      Pour une citoyenneté active a plein temps et sortir de la pauvreté, ils et elles veulent un revenu de citoyenneté égal au seuil de pauvreté.

      Labourer les terres de la citoyenneté, parler de la citoyenneté, sans un revenu de citoyenneté ne sert pas a grand chose, sinon a donner bonne conscience a des militant-te-s des classes moyennes qui veulent faire de l’éducation populaire.


      • CHALOT CHALOT 30 juin 2010 08:42

        Les deux combats sont liés : celui qui consiste à demander qu’aucune personne ne soit sous le seuil de pauvreté actuel et le fait d’agir dès maintenant.
        Quant à la bonne conscience elle existe chez les classes moyennes qui veulent faire de l’éducation populaire et celles qui commentent doctement les propositions faites.

        L’éducation populaire, la vraie, celle qui ne consiste pas à se faire plaisir en organisant des réunions où quelques personnes dissertent devant un auditoire restreint déjà convaincu c’est faire que la population se prenne en main pour agir, se soutenir et combattre les mesures anti sociales de ce gouvernement.


        • CHALOT CHALOT 30 juin 2010 13:07

          Les abus c’est à la marge et les associations caricatives veillent aussi en demandanrt des justificatifs.
          Le coup de la mercèdès, c’est un épiphénomène....
          Tout cela n’est rien par rapport à la grande misère et les Sarko et les ministres qui vivent grassement aux frais du contribuable.

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