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Accueil du site > Actualités > Société > Laboureur et ses enfants

Laboureur et ses enfants

"J’ai réagi en père de famille. C’est comme si un fils insulte son père." C’est en père que José Laboureur prétend avoir agi en giflant un élève de 11 ans en plein cours le 28 janvier 2008. Mais voilà, le véritable père, un gendarme assez zélé, est intervenu en pleine classe également et tout cela s’est soldé par le placement en garde à vue du professeur, une mesure manifestement disproportionnée et signe des temps...

Le professeur a comparu le 25 juin devant le tribunal correctionnel d’Avesnes-Sur-Helpe pour "violences aggravées". Le jugement est mis en délibéré pour le 13 août. Cette affaire a suscité beaucoup d’émotions. José Laboureur est soutenu par les parents d’élève de son collège et il a reçu 60 000 signatures de soutien. Le journal Le Figaro n’hésite pas à amplifier l’affaire en écornant la présomption d’innocence. Il met en avant des faits, comme s’ils étaient avérés, des faits que les autres journaux n’évoquent pas aussi imprudemment.

Les faits, quels sont-ils à notre connaissance aujourd’hui ?

Le 28 janvier dernier, agacé par Alexandre qui ne range pas assez vite sa table, l’enseignant du collège Gilles-de-Chin renverse brusquement ses affaires. Etonné le collégien, bon élève et sans histoire, demande des explications, son professeur l’empoigne, le soulevant contre le mur, c’est là que l’enfant de 11 ans à la carrure très frêle le traite de « connard  ». La gifle part. José Laboureur expliquera avoir perdu son sang-froid. « En trente ans de carrière, on ne m’avait jamais parlé comme ça. Mon sang n’a fait qu’un tour ».

Mais là où la plupart des journaux s’arrêtent, Le Figaro veut faire dans le sensationnel et le sécuritaire, en affirmant sans preuves des faits plus graves : "Une version des faits un peu édulcorée peut-être", dit le grand quotidien, dans un semblant de prudence, car il poursuit en mettant en avant des faits non vérifiés : "D’après les témoignages de deux camarades traumatisées d’Alexandre, qui se confient à l’infirmière de l’établissement, le conflit ne s’arrête pas là. José Laboureur aurait traîné alors le garçon en larmes jusqu’à son bureau, puis dans une salle attenante où il aurait exigé des excuses. Les obtenant, il aurait ramené l’enfant dans la classe, déclarant à ses élèves que la parenthèse était refermée et que personne ne devait parler de l’incident."

Le journaliste du Figaro poursuit (à défaut de pouvoir poursuivre au sens pénal) : "Même François Fillon y est allé de son intervention, apportant son soutien à l’enseignant et regrettant qu’Alexandre ne soit pas puni plus sévèrement." Que signifie donc ce "même" ? Cela semble cacher mal sa partialité dans cette affaire. Puis : "Le rectorat de Lille n’engagera de son côté aucune procédure disciplinaire contre José Laboureur." Le non-recours de l’administration est mentionné de façon brute sans que soient indiquées les raisons qui l’ont justifié, histoire de gagner le lecteur à son parti pris ? L’information est pour le moins incomplète et les qualités de journalisme mises à mal.

Est-ce à dire que Le Figaro s’autorise, pour justifier sa ligne éditoriale, à une sorte de lynchage médiatique sur la personne de ce José Laboureur ? La déontologie journalistique est-elle respectée ici ? Je ne détiens pas les réponses, mais je me garderai de tout a priori personnel sur le fond de cette affaire tant que le juge n’aura pas tranché.

Mais c’est sur une autre question fondamentale que l’affaire interpelle aussi.

José Laboureur s’est cru autorisé à se substituer au père et dit avoir agi "en père de famille. C’est comme si un fils insulte son père." Le juge aura à apprécier le bien-fondé de cette attitude. Quant au père gendarme, sa réaction excessive n’est-elle pas due au fait qu’il s’est senti pris en défaut. En effet, un fils de gendarme qui traite son professeur de "connard", ce n’est pas vraiment une preuve de bonne éducation.

Le laboureur au tracteur, François Bayrou, avait giflé un gamin qui lui faisait les poches pendant la campagne 2002. Les médias ont peu parlé du contexte, toujours à cause de la priorité qu’il donnent au sensationnel et à la mise en scène de l’émotion et de leurs propres partis pris. La voici racontée ici par François Bayrou qui conclut son histoire par ces mots "En réalité les gens ont apprécié ça. Parce que c’était un geste non pas de policier, mais un geste de père de famille." Laboureur a-t-il voulu s’en inspirer, lui qui invoque aussi cette excuse de réaction de père de famille ? Les circonstances de l’affaire qui passe en correctionnelle n’ont en tout cas rien à voir avec le contexte qui a conduit à la gifle de Bayrou.

On espère que le gamin pourra reprendre une scolarité paisible et que l’autorité paternelle trouvera à se replacer comme il se doit. Pour conclure, n’est-il pas de meilleure éducation pour les écoliers qu’une bonne fable de La Fontaine, une fable de circonstance de surcroît ?

Le laboureur et ses enfants :

Travaillez, prenez de la peine :
C’est le fonds qui manque le moins.
Un riche Laboureur, sentant sa mort prochaine,
Fit venir ses enfants, leur parla sans témoins.
"Gardez-vous, leur dit-il, de vendre l’héritage
Que nous ont laissé nos parents :
Un trésor est caché dedans.
Je ne sais pas l’endroit ; mais un peu de courage
Vous le fera trouver : vous en viendrez à bout.
Remuez votre champ dès qu’on aura fait l’août :
Creusez, fouillez, bêchez ; ne laissez nulle place
Où la main ne passe et repasse."
Le père mort, les fils vous retournent le champ,
Deçà, delà, partout....
si bien qu’au bout de l’an
Il en rapporta davantage.
D’argent, point de caché. Mais le père fut sage
De leur montrer avant sa mort
Que le travail est un trésor.


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31 réactions à cet article    


  • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 27 juin 2008 13:49

     Il faut une autorité ou accepter l’anarchie. Toute autorité repose en bout de piste sur la force et une force qui peut s’exercer. Une force qui s’exerce et est contrariée conduit nécessairement à une violence. Les questions a régler sont la légitimité de l’autorité et le controle de le violence. Veut-on un prof en autorité ou l’anarchie ? Décidez, nom de Dieu !

    Si on choisit l’anarchie, donnons tous les cours par tèlè-enseignement, donnons les diplomes par auto-.évaluation et attendons que les Chinois arrivent. Si le prof est en autorité, il faut qu’il ait pour lui la force. Ceci implique qu’il y ait dans chaque lieu d’enseignement une ou plusieurs personnes ayant le droit et la capacité d’intervenir manu militari pour faire respecter l’ordre. 

    Le problème n’est pas que Laboureur ait donné une gifle, c’est qu’il n’en avait pas le droit. Le système est velléitaire et inepte.

    Pierre JC Allard


    • La Taverne des Poètes 27 juin 2008 14:21

      Le Conseil de l’Europe veut abolir la fessée. Il a lancé une campagne « Levez la main contre la fessée ! » et envisage de légiférer sur la question pour tous les pays membres du Conseil.

      Cela supposerait donc que si un parent donne une fessée et que cela se sait, il pourra se trouver en garde à vue...


    • Yvance77 27 juin 2008 14:06

      Donc c’est cela le chef d’accusation""violences aggravées"". Punaise encore heureux que le prof n’est pas ajouter "t’es qu’un fils de gendarme" ... la potence ne serait pas loin sinon.

      Et ma mere qui est mure pour l’execution sommaire, avec les quelques torgnoles distribuees ...

      Meme si la violence ne devrait pas avoir le droit de citer a l’ecole ... ni ailleurs mais je reve tout haut, il me semble que c’est lourd pour le bonhomme neanmoins .... apres suis pas juge non plus

       

      A peluche

       


      • LE CHAT LE CHAT 27 juin 2008 15:55

        Mais le père fut sage
        De leur montrer avant sa mort
        Que le travail est un trésor.

         

        LA FONTAINE était il ultra libéral ? Ne compter que sur soit même , travailler plus pour gagner plus etc etc


        • La Taverne des Poètes 27 juin 2008 16:57

          Tu n’y es pas le chat : dans la fable, ce sont des laboureurs qui travaillent pour eux-mêmes, pas pour un patron qui les exploite. Le travail est une saine valeur. Elle a malheureusement été trop malmenée.


        • faxtronic faxtronic 27 juin 2008 16:23

          Moi je suis d’accord avec le gamin. Mr Laboureur est un sinistre connard.


          • faxtronic faxtronic 27 juin 2008 16:32

            "Le 28 janvier dernier, agacé par Alexandre qui ne range pas assez vite sa table, l’enseignant du collège Gilles-de-Chin renverse brusquement ses affaires. Etonné le collégien, bon élève et sans histoire, demande des explications, son professeur l’empoigne, le soulevant contre le mur, c’est là que l’enfant de 11 ans à la carrure très frêle le traite de « connard  ». "

            En lisant cela, je soutiens a 100% ce petit alexandre, qui a infiniement plus de courage et d’humanité que ce sale con de prof


            • faxtronic faxtronic 27 juin 2008 16:49

              Ne me moinsser pas, j’ai vu dans ma vie un certain nomber de prof taré, qui meriterait d’etre executé a coup de pele.

              Special dedicace a Mr Bordes, prof de geo dans le centre dans les années 80, qui etait un sinistre connard. j’en ai pas soufert etant bon eleves, mais c’etait un tel connard que si il venait a mourir a mes pieds, je me renettoierais les chaussures.


            • faxtronic faxtronic 27 juin 2008 16:56

              Quand j’y pense , il a eu une grosse dizaine de profs que je considere comme des sinitres connards, sans compter ceux que j’ai oublié le nom. Il y en un d’ailleurs dont je sais qu’il vit un cauchemar car sa femme a une espece de degenerescence affreuse. Aaaah, cela me plaisir rien qu’en y pensant.


            • faxtronic faxtronic 27 juin 2008 16:57

              Sans compter mes profs de prepas, imbeciles et grossiers, ou mes profs de Centrale, gauchos debiles ou vieux connards pretentieux.


            • La Taverne des Poètes 27 juin 2008 17:02

              à faxtronic : délit de faciès, jubilation à l’idée que l’épouse d’un prof est à l’article de la mort...Beaux arguments que voilà ! Heureusement que vous ne rendez pas la justice car cette "justice" aurait une drôle de gueule et on souhaiterait qu’elle crève d’une maladie dégénérescente le plut vite possible.

               


            • faxtronic faxtronic 27 juin 2008 17:55

              J’ai rien a dire contre la Justice.

              Donc j’aime pas les profs ( ma mere est prof) (et pourtant je suis chercheur). Mais il y a une categorie d’"humain" que j’abhorre encore plus c’est les flics. Des que j’en crois un ( ou une), je m’imagine en train de lui ouvrir sa gorge de porcs ou de l’ecraser avec ma caisse (mon grand pere maternel etait gendarme).


            • docdory docdory 27 juin 2008 16:42

               @ La Taverne 

              Si l’un de mes enfants se prenait une gifle pour avoir traité son professeur de connard , il se prendrait immédiatement une deuxième baffe de ma part , ou une autre sanction genre privation de jeux vidéos pendant quinze jours . Il ne me viendrait même pas à l’idée de traduire en justice un prof pour ça !

              Curieux pays que la France :

              On accuse de violence et on traîne en justice des professeurs excédés par l’incorrection et la grossièreté de leurs élèves et qui leur infligent une simple baffe , alors que dans le même temps , des milliers d’enfants qui n’ont rien fait se font infliger une circoncision rituelle pour d’obscurs raisons religieuses . Cette opération , qui est fort douloureuse parfois pendant plusieurs semaines , prive sans nécessité ces enfants , qui n’ont rien demandé à personne , de milliers de terminaisons nerveuses sensitives érogènes .

              Je pose cette question : quelle est la plus grande violence ? La baffe à l’élève malpoli ou l’intervention chirurgicale inutile infligée à des enfants pour obéir à des superstitions d’un autre âge ?

              Aucun prof ne devrait aller devant les tribunaux pour gifle à un élève tant que les parents responsables de circoncisions rituelles n’y seront pas préalablement jugés pour ces actes qui sont autrement plus graves !

               

              • La Taverne des Poètes 27 juin 2008 16:55

                Le gamin a subi une sanction. Le ministre Xavier Darcos a d’ailleurs tenu à ce qu’elle soit appliquée. Mais la question qui se pose, c’est ce qu’il s’est passé après la gifle. Les faits restent à éclaircir par la justice. Tout ce qu’on peut dire en attendant c’est que l’intervention du père en uniforme en pleine classe et la garde à vue sont des actions disproportionnées, non animées d’un esprit de justice.

                 


              • Annie 27 juin 2008 17:33

                Pour avoir connu les débordements d’une époque où les enseignants et les pions (ce mot existe-t-il encore ?) pouvaient impunément frapper des élèves, je ne suis pas favorable à autoriser les enseignants à recourir aux punitions corporelles. Comme pour les parents, il leur est possible de se faire respecter sans recourir à de tels procédés. Il m’est arrivé occasionnellement de fesser mes enfants, mais toujours en sachant qu’avec un peu plus de patience, j’aurai pu y arriver autrement, et jamais pour punir, car il y a d’autres moyens. Je comprends que les enseignants sont dans une position différente et difficile, et devraient être bien mieux soutenus par leurs institutions. Je ne les envie vraiment pas. Je comprends aussi un geste d’impatience ou d’exaspération, et les cas devraient être jugés au cas par cas. Mais de là à donner autant de pouvoir aux enseignants, sur finalement les éléments les plus vulnérables de la société, dans ce cas, nous parlons d’un enfant de 11 ans, serait la porte ouverte à tous les abus.


                • Breton8329 rol8329 27 juin 2008 19:23

                  1.- Vous trouverez ci dessous l’article du monde qui relate les conditions dans lesquelles s’est déroulée cette scène de violence à l’encontre d’un élève et qui détaille les antécédents judiciaires du professeur. Si c’est lui le héraut de la cause enseignante, alors c’est que le malaise de l’éducation nationale va bien au delà de ce qu’on perçoit. Il y a visiblement une perte de sens et de repère chez les professeurs qui soutiennet cet homme, ce qui est très préoccupant. Un colosse aviné de 90 kg persécute un enfant de 11 ans et 30 kg : Le corps enseignant fait une pétition pour soutenir son collègue tortionnaire. Si on a plus le droit de torturer librement les enfants dans les classes, où va t’on ? Et d’en appeler au droit régalien de correction. C’est pitoyable.

                   

                  2.- Article paru dans l’édition du monde du 27.06.08 :

                  Ce matin du 28 janvier, Alexandre, 11 ans - un élève bien noté par ailleurs - n’avait pas obtempéré à la demande de l’enseignant. "Il a laissé ses vêtements et des cahiers sur la table. D’un revers de main, je les ai envoyés par terre", explique José Laboureur en mimant son geste. Selon lui, l’élève lui renvoie alors un "sourire moqueur et dédaigneux", soufflant dans sa direction. "Et c’est là que tout a commencé", raconte le professeur. "Je l’ai emmené fermement vers le fond", dit-il, - les autres élèves, choqués par la scène, ont raconté aux policiers qu’il l’avait "traîné" - puis "je l’ai poussé", poursuit-il - les témoins assurent qu’il l’a "plaqué contre le mur" avant de le soulever à plusieurs reprises.

                  C’est à ce moment qu’Alexandre - "30 kg, 1,46 mètre", rappelle son avocat, Me Emmanuel Riglaire - a lancé le fameux "connard". "En vingt-neuf ans de métier, c’est la première fois que je subissais un tel outrage. J’ai réagi en père de famille, c’était une réaction spontanée", se justifie aujourd’hui José Laboureur. Après avoir obtenu des excuses, celui-ci décide "de clore" cette histoire, non sans recommander aux élèves de ne pas en parler à leurs parents. "Sinon, ça ira mal", menace-t-il, selon ces élèves.

                  PROBLÈMES D’ALCOOLISME

                  L’incident en serait resté là si le père d’Alexandre, gendarme de profession, n’était allé se plaindre au commissariat. C’est que, selon lui, l’affaire ne se réduit pas à une simple gifle. Elle procède "de violences contre un mineur de moins de 15 ans". M. Laboureur, professeur très bien noté par sa hiérarchie, est un homme semble-t-il fragilisé. Souvent absent. "Pas un criminel, mais quelqu’un d’impulsif", souligne le procureur. Une personne en proie à des problèmes d’alcoolisme et de comportement. Et le représentant du ministère public de rappeler qu’entre 1999 et 2001 sa première épouse a déposé trois plaintes contre lui pour des actes de violence. En 1990, il a suivi une jeune fille sur un parking, lui intimant : "Viens ici, salope."

                  Pour M. Beffy, qui aurait préféré régler cette affaire selon la procédure du plaider-coupable afin de ne pas avoir à requérir en audience publique, "les difficultés du métier d’enseignant sont réelles". Mais un professeur est censé "être maître de lui et garder son sang-froid face à un enfant de 11 ans". Selon le code pénal, il ne peut éventuellement gifler qu’après avoir employé toutes les autres méthodes. Ce matin-là, José Laboureur a bousculé et mis une claque, sans autre forme de procès. Jugement le 13 août.

                   

                  3.- Un dernier détail, pour contrebalancer la vision parfois idilique sur ce professeurs : qu’est ce qu’il faut faire pour être mal noté dans l’éducation nationale ? Parce qu’avec un profil comme celui là, ce messieur aurait depuis longtemps quitté l’endroit où je travaille.


                  • Scaevola 27 juin 2008 20:46

                    Finalement vous voulez nous dire quoi M l’auteur avec ce texte : que vous défendez ce pauvre enfant sans histoire et sans défense, agressé par une brute alcoolique ?

                     


                    • La Taverne des Poètes 27 juin 2008 21:08

                      Lisez plutôt l’article qui dit :

                      1 - Certains journaux présentent l’affaire dans le sens qui les arrange et font preuve de légèreté sur leur devoir d’objectivité et d’enquête.

                      2 - On ne peut pas user à tort et à travers de l’argument qui est de dire "j’ai agi en père de famille". Le professeur se serait-il inspiré de l’explication qu’a donné Bayrou en 2002 ?

                      3 - L’importance pour l’enfant de profiter de l’’éducation dans un contexte favorable, loin des remous de cette affaire et des exagérations médiatiques et des conflits d’adultes.

                      Cela dit, on apprend ce soir, avec l’article du Monde qui cite le ministère public, que le professeur est quelqu’un d’impulsif voire violent. Eléments que je n’avais pas quand j’ai érit cet article. Donc, il est possible en effet que le gamin ait eu à subir plus de brutalité que nécessaire et que les actes de l’adulte n’étaient pas éducatifs ni maîtrisés. Sous réserve bien sûr du jugement final.


                    • bernard29 candidat 007 27 juin 2008 21:46

                      Moi c’est la baffe qui me gêne, c’est un geste qui peut être un réflexe naturel sur le coup d’une réponse vive à une insulte, mais c’est surtout le fait que cet homme ait pu empoigné le jeune garçon, le soulevant et le collant contre le mur. ça c’est inexcusable pour un maître.

                       


                      • bernard29 candidat 007 27 juin 2008 21:46

                        erreur,

                        ce n’est pas la baffe qui me gêne.


                      • La Taverne des Poètes 27 juin 2008 22:11

                        Pour les enfants qui ne sont pas sages et qui citent du Sarkozy en classe ("connard"), instaurons le supplice du Pal ! Suivez le lien : c’est nouveau et c’est horrible !!!

                         

                         


                        • La Taverne des Poètes 28 juin 2008 00:22

                          Pal & fils, par on ne sait quel male & fils, subissent le pal laid de l’Elysée.

                           

                           


                        • La Taverne des Poètes 28 juin 2008 00:50

                          Le chevalier hautain Pal est plutôt buriné. Comme son Paltoquet fils.

                           

                           


                        • La Taverne des Poètes 28 juin 2008 01:17

                          Le supplice de la roue.

                          Quand ce paon fait la roue, le supplice est pour nous.

                           


                        • La Taverne des Poètes 28 juin 2008 01:28

                          Le supplice du pieu.

                          Le supplice du pieu n’en est pas un puisque Carla s’y trouve.

                          Mais si le pieu Nico demain on écartèle,

                          Carla, au pieu, les cuisses elle écarte, elle.

                          Pour un nouvel amant aussitôt si ça s’trouve.

                           

                           


                        • La Taverne des Poètes 28 juin 2008 01:19

                          Le tort du professeur est d’avoir essayé d’avoir raison de l’élève, seul.

                           


                        • jujubes 28 juin 2008 01:05

                          "Nous sommes tous des Laboureur", du moins en puissance, quiconque a enseigné pourrait se trouver à sa place . Imaginez-vous sa vie désormais, avec ses "turpitudes" livrées en patûre , ses prétendues violences et ses problèmes d’alcool ? il doit vivre l’enfer . Un enfer qui menace non seulement les profs, mais les parents, et bientôt à la moindre fessée la DDASS viendra mettre le nez dans votre vie et vous traîner dans la boue, comme elle sait si bien le faire.

                          ---Pour en revenir au métier d’enseignant, je le dis haut et fort, je le proclame : le pire , ce ne sont pas les élèves, ce ne sont pas les copies à corriger, non, le pire, CE SONT LES PARENTS , tous des incapables d’éduquer, des démissionnaires bien sûr , des hyper-consommateurs gâvés de TF1, des râtés de l’autorité, etc...

                          À quand un permis de procréatin, que j’appelle de mes voeux ?

                           


                          • La Taverne des Poètes 28 juin 2008 01:20

                            Pour les laboureurs, je passe très vite car je suis à labour : tous pourris quoi ?

                            Un peu simpliste comme analyse.


                          • lamorille 28 juin 2008 21:18

                            que dire face à tant d’emballement ? prof depuis 12 ans, j’ai pour la première fois mis une claque à un élève...de 10 cm de plus que moi...il est sorti vexé...puis est revenu préparer son bac, sans rien dire, d’ailleurs la classe s’amusait à reculer la tête quand j’approchais...je regrette mon geste, pas les raisons du geste...en fait toute la solution fut dans l’explication franche...sans intervention de tiers zélés...j’espère que ce grand con aura son bac...alors tous les discours de l’extérieur me semblent bien vains...

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