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Accueil du site > Actualités > Société > Le Baccalauréat ou l’éloge de la médiocrité

Le Baccalauréat ou l’éloge de la médiocrité

Benoit Hamon a récemment déclaré que les copies du bac, cuvée 2014, seraient examinées avec indulgence cette année. En cause : la difficulté inattendue de l'épreuve de mathématique et du sujet de physique en section scientifique. Le baccalauréat est-il encore un véritable diplôme ou est-il en passe de devenir un rite obligatoire de passage du secondaire au supérieur ?

Benoît Hamon vient d’annoncer qu’une grande tolérance sera accordée dans la correction des copies du baccalauréat, cuvée 2014, car trop de lycéens s’étaient plaint, sur les réseaux sociaux, du niveau de difficulté trop élevé des épreuves de mathématiques et de physique, en section scientifique. Mais que penseraient nos grands-parents, ou encore Jules Ferry s’ils apprenaient que le bac de maths sera, cette année, noté sur 24 ?

Pourtant, comme le souligne Bernard Egger, président de l’association nationale des professeurs de mathématique, « le sujet était calibré » mais poursuit-il, plus compliqué que celui de l’an dernier. Ainsi, s’étant entrainé sur des sujets blancs d’une facilité déconcertante, les élèves ont, de fait, eu l’impression de se retrouver devant les exercices du concours d’entrée à l’X en découvrant le sujet.

Les professeurs, étant aussi dans l’embarras, avouent pour la plupart que les sujet délivrés chaque année voient leur complexité décroitre à mesure que le temps passe. Comment la proportion de bachelier dans une génération a-t-elle pu si vite augmenter alors que dans les années 1970, faut-il encore le rappeler, seulement 16% d’une génération possédait le précieux sésame (Indicateur issu des bases de données de l'INSEE) ? La chute incommensurable du niveau d’exigence en est un facteur clé tout autant que les volontés successives des gouvernements, de droite comme de gauche, d’augmenter le taux de réussite à n’importe quel prix.

Quel étudiant oserait aujourd’hui frapper à la porte d’une multinationale et mettre en avant ce diplôme sans aucune valeur sur le marché du travail national ou international ? Dès lors, de nombreux étudiants, bachelier désargentés, se présentent à l’université sans pour autant nourrir une dévorante passion pour les milieux estudiantins. Personne n’oserait mettre en corrélation la dévaluation du diplôme napoléonien et la chute fracassante du rang de nos universités dans le classement de Shangai mais il est temps de remettre en question les exigences qualitatives de notre système éducatif.

L’an prochain, les élèves exigeront-ils la moyenne d’office aux majeures du bac ? Sans ironie aucune, le baccalauréat se dévalue et entraine dans sa chute notre système d’éducation publique. Existera-t-il encore, dans un futur proche, des personnalités qui, telles Sacha Guitry ou André Malraux, ont osé déclarer devant la presse qu’elles n’avaient jamais été reçues à l’examen terminal ? Heureux aux non-bachelier, désormais, la perle rare, c'est vous !


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114 réactions à cet article    


  • pauldelabarth 24 juin 2014 10:50

    Un article fort bien construit, la démonstration est limpide : notre baccalauréat est en danger. Pourquoi nos étudiants parviennent-ils de plus en plus difficilement à s’intégrer sur le amrché du travail ?

    Maxime GIRARDOT, certes le niveau de ce diplôme (si on peut encore le qualifier comme tel) est chaque année revu à la baisse, mais la solution ne serait-elle pas sa suppression définitive ?

    Jospin avait souhaité en 1989 que 80% d’un classe d’âge obtienne le bac, pourquoi ne pas, dans ce cas, monter jusqu’à 100% ?

    Je vous conseille ce très bon témoignage sur le sujet qui met en valeur le point de vue d’un enseignent en classes préparatoires sur le sujet : http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2014/06/17/31003-20140617ARTFIG00080-faut-il-supprimer-le-baccalaureat.php

     

     

     


    • Abou Antoun Abou Antoun 24 juin 2014 12:00

      Effectivement, c’est une excellente idée.
      Mais dans la foulée, puisqu’il est clair que notre système d’enseignement est devenu à peu près totalement inefficace, pourquoi ne pas supprimer l’école ?


    • Abou Antoun Abou Antoun 24 juin 2014 12:38

      Jospin avait souhaité en 1989 que 80% d’un classe d’âge obtienne le bac, pourquoi ne pas, dans ce cas, monter jusqu’à 100% ?
      Manque d’ambition !
      Pourquoi ne pas viser le doctorat ?


    • Algunet 24 juin 2014 16:36

      En fait ce n’est pas l’école qu’il faut supprimer mais « l’éducation nationale »


    • Venceslas 29 juin 2014 14:34

      Ça viendra. Le PS en est déjà à viser la licence pour 50% des jeunes (ce n’est pas une blague, c’est vérifiable sur leur site). Un peu de patience et ce sera le Doctorat pour tous.


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 29 juin 2014 14:44

      La licence ,dans une de ses acceptions, est signe de laisser aller ...


    • jako jako 24 juin 2014 10:53

      Si jeune et déja deux pseudos ! quel éveil, le bac faut le supprimer et enfin réaliser le contrôle continu des connaissances.


      • Rounga Roungalashinga 24 juin 2014 11:05

        A force de vouloir le bac pour tout le monde, il n’est pas étonnant que celui-ci soit considéré comme un dû.
        Le sujet était difficile ? Eh bien les bacheliers de cette année pourront être fiers de l’avoir. Par contre, s’ils sont notés sur 24, ceux qui auront tout juste la moyenne devraient se sentir humiliés d’avoir eu leur examen par pitié.


        • claude-michel claude-michel 24 juin 2014 11:16

          Faut bien un diplôme pour entre a Pôle-Emploi.. ?


          • Txotxock Txotxock 24 juin 2014 11:44

            Ah mon bon monsieur, de mon temps le bac c’était quelque chose, les jeunes n’étais pas gngnagnagna et blablabla…

            Mémoires des vieux cons, œuvre éternelle, sauf que bien des profs de math sont d’accord sur le fait que le sujet était un vrai piège à cons.


            • alinea alinea 24 juin 2014 20:17

              Mais qui donc pond les sujets ? N’y a-t-il personne pour l’adapter au programme ?


            • stetienne stetienne 24 juin 2014 23:12

              bien c est combien
              2 ou 3 encarte a la fsu
              c etait un sujet normal ni plus facile ni plus difficile que les autres

              bon j imagine votre niveau en math pour dire cela
              racine carre de 4 euh ah non c est trop dur sans calculatrice


            • Mao-Tsé-Toung Mao-Tsé-Toung 24 juin 2014 23:48

              alinea
              « Mais qui donc pond les sujets ? N’y a-t-il personne pour l’adapter au programme ? » !

              --------------------------------------------

              le sujet est proposé par un prof désigné par un inspecteur ,puis une
              commission examine et décide ! Voila pour la théorie !
              Mal payé ,la plupart des profs n’en veulent pas ;et il arrive que volontairement ,le sujet soit mal conçu afin d’éviter d’être re-convoqué les années suivantes !

              Certains sont encore plus vicieux ,en se vantant de leurs qualités de pédagogues !

              Vous avez compris pourquoi !?

              LES PROFS NE SONT PAS PLUS MALADES QUE NOUS TOUS !

              Ils sont à l’image de notre société !

              CQFD


            • Mao-Tsé-Toung Mao-Tsé-Toung 25 juin 2014 00:02

              Txotxock :
              « le sujet était un vrai piège à cons. » !
              Vous avez compris pourquoi ?!
              ...lire ce qui suit ;ma réponse à alinea !
              Merci
              CQFD


            • alinea alinea 25 juin 2014 10:11

              Mao,
              Le bateau coule alors !?


            • Mao-Tsé-Toung Mao-Tsé-Toung 26 juin 2014 00:43

              alinea :

              Mao,
              Le bateau coule alors !?

              ---------------------------------------

              « Quand les démagogues pointent à l’horizon ,c’est la fin des civilisations  » !

              CQFD


            • foufouille foufouille 24 juin 2014 12:15

              c’est comme tous les diplômes, ça vaut plus rien au fil du temps

              certificat d’étude, BEPC, BEP, etc
              le but est de faire des vieux ados


              • Lambda posteur 24 juin 2014 12:24

                Et ce que l’article n’évoque même pas, c’est la disparition du schéma explicatif prévu dans l’énoncé du sujet de math...

                Que les choses soient toujours plus faciles, c’est un fait et ce n’est pas forcement une bonne nouvelle (syndrome Idiocratie en vue ?) mais noter 24/20 une épreuve qui ne pouvait donner que 15/20 au maximum, c’est le minimum syndical.

                Je comprends la nostalgie des élites qui tiennent à conserver leur aura mais il faut être optimiste, le savoir se partage de mieux en mieux et je les invite à tester par eux-mêmes les épreuves du BAC actuel pour valider (ou pas) leur impression de « recul intellectuel ».


                • Mao-Tsé-Toung Mao-Tsé-Toung 25 juin 2014 07:05

                  Eplications :

                  1)« noter 24/20 » : ça facilite la correction / notation !
                  2)« une épreuve qui ne pouvait donner que 15/20 » !
                  ...ça c’est « pour comprendre » ; on ’en fout ,ce qui compte ce sont les
                  3) 80 % garantis  !

                  CQFD


                • Mao-Tsé-Toung Mao-Tsé-Toung 25 juin 2014 07:06

                  Explications


                • jef88 jef88 24 juin 2014 12:46
                  « Le Baccalauréat ou l’éloge de la médiocrité »
                  NON ! ! ! ! 
                  Le gouvernement ou l’éloge de la médiocrité

                  • bernard29 bernard29 24 juin 2014 17:06

                    c’est rigolo, c’est la société qui est médiocre, c’est notre démocratie qui est médiocre , peut être que le bac suit la même pente. 

                    Et puis, il y a de nombreux Bac plus 15 qui animent des émissions de télé , sans parler des émissions de téléréalité ou de talk show qui façonnent notre jeunesse.

                    le bac retrouvera toute sa force lorsqu’il y aura enfin des épreuves imposées de Stand-up et de parties de déconnades, permettant l’accès à des filières qui donnent vraiment un emploi, ne serait-ce que temporaire. Le bac doit s’adapter au marché.


                  • baron 24 juin 2014 13:09

                    Pour se faire une idée il faudrait ressortir les annales des années antérieures. Tout le reste n’est que du pipeau....


                    • ARMELLE 24 juin 2014 13:52

                      ...Les stigmates d’une « éducation nationale » décadente...

                      Des cadres de l’administration qui font n’importe quoi
                      Des enseignants (pour beaucoup) qui enseignent n’importe quoi et qui se fichent totalement de la réussite de leurs élèves, seule leur condition prévaut
                      Des enseignants qui répètent bêtement ce qu’ils ont appris de leurs profs (lesquels ont fait de même) parfois sans aucune psychologie
                      Des enseignants qui n’ont jamais mis les pieds dans une entreprise, ne sachant donc comment fonctionnent les structures censées recevoir les étudiants qu’ils doivent éduquer
                      Des programmes basés sur ce grand terme élitiste qu’est la « culture ». Cette dernière ne sert à rien si l’on explique pas comment s’en servir. Et quand on passe sa vie à l’école (de 3 à 60 ans), il semble effectivement difficile d’expliquer le ’’comment’’

                      Comment pourrait on avoir le culot de faire croire que la baisse générale du niveau est due à la baisse de capacité intellectuelle des élèves ? 
                      Il faut tout simplement avoir l’honnêteté intellectuelle d’affirmer que la défaillance se situe bel et bien dans les rangs de l’éducation nationale. Une nébuleuse qui devient totalement inopérante et a qui, à travers ses puissants syndicats, les pouvoirs publics ont laissé beaucoup trop de pouvoir.
                      Et quand on sait que l’enseignement constitue les fondations d’une société, on peut alors être bougrement inquiet sur l’avenir de celle-ci.



                      • Doume65 24 juin 2014 15:46

                        « Des enseignants (pour beaucoup) qui enseignent n’importe quoi et qui se fichent totalement de la réussite de leurs élèves, seule leur condition prévaut »

                        Sont bien soutenus dans ce sens par leur administration (peut-être pas partout) qui se fiche pas mal aussi de la bonne instruction fournie aux élèves. Si un prof veut de l’avancement, ce n’est certainement pas en faisant des bons cours qu’il en obtiendra. Ce n’est pas ce qu’on lui demande. Du reste, faire de bons cours lorsqu’on doit principalement faire de la garderie (y compris pour les BTS)...


                      • ARMELLE 24 juin 2014 17:10

                        6 moinsseurs !!!

                        Ha !!! Il est vrai que le moinssage est plus aisé que le contre argument.
                        En même temps chercher des arguments pour contrer un constat, ça n’est pas chose facile, donc ça moisse
                        La vérité blesse !!! c’est douloureux n’est ce pas Lles moinsseurs ?

                      • Lc47 24 juin 2014 17:27

                        Est-ce que le lycée a vocation à préparer les futurs bacheliers au monde de l’entreprise ? Ben je crois que non.
                        L’élève se préparera au monde de l’entreprise après le bac en intégrant un BTS, une grande école pour être un futur cadre ou se préparera au monde de l’entreprise avant le bac. en intégrant un LEP. Mais le lycée, par lui-même, n’a pas cette vocation !

                        Certains peuvent regretter que l’Education nationale ne soit pas au service du monde des entreprises mais ça c’est un autre débat.


                      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 24 juin 2014 18:31

                        Armelle,

                        Le contre argument : « pour noyer son chien, l’accuser de la rage ! »
                        Quand on veut privatiser un service public, on donne des directives pour qu’il finisse par être complètement déconsidéré. C’est ce que tous les Gouvernements ont fait depuis Chevènement.

                        Au fil du temps, les heures de français ont rétréci comme peau de chagrin.
                        Tous le monde sait qu’on ne peut faire aucune sorte d’études sans la maîtrise de la langue et que c’est le principal critère discriminatif.
                        Pas grave, on la remplacera par l’anglais, plus fastoche, comme Mme Fioraso l’a décidé l’an dernier pour l’enseignement supérieur..., ce n’est pas la langue européenne ?

                        Au lieu de remettre des heures de français, d’aider les élèves en difficulté, on leur fait faire... des scoubidous, et on les fait passer d’une classe à l’autre, car les doublements et l’aide individualisée, ça coûte un bras !

                        Les familles ont compris que l’enseignement obligatoire signifiait « diplôme acquis », peu importe le contenu, pourvu qu’on ait le parchemin... Elles se sont faites avoir.

                        Les familles qui ont le choix financier, y compris nos « politiques de GÔche », ne mettent plus leurs enfants dans l’enseignement public depuis longtemps... .
                        Car dans l’enseignement privé, on ne garde que les élèves qui travaillent, les autres rejoignent leur établissement de secteur, soit en cours d’année, soit en fin d’année.

                        La société à deux vitesses, c’est depuis longtemps.


                      • Remi 24 juin 2014 19:17
                        Des enseignants qui répètent bêtement ce qu’ils ont appris de leurs profs (lesquels ont fait de même) parfois sans aucune psychologie.

                        Vous avez mis les pieds dans une salle de classe, récemment ?
                        Vous pratiquez la psychologie à distance sur 800 000 personnes à la fois. Mazette..
                        "Des enseignants qui n’ont jamais mis les pieds dans une entreprise, ne sachant donc comment fonctionnent les structures censées recevoir les étudiants qu’ils doivent éduquer"

                        L’instruction, ce n’est pas la formation professionnelle.
                        L’université, ce n’est pas le monde du travail (pour la plupart des salariés, une belle saloperie, au demeurant que ce monde du travail aujourd’hui).
                        Trop dur à comprendre ?

                        Des programmes basés sur ce grand terme élitiste qu’est la « culture ». Cette dernière ne sert à rien si l’on explique pas comment s’en servir.

                        Vous au moins, vous savez, c’est manifeste.

                        Et quand on passe sa vie à l’école (de 3 à 60 ans), il semble effectivement difficile d’expliquer le ’’comment’’.

                        C’est vrai, quoi, il serait épatant que les enseignants enseignent en dehors de l’école.



                      • Remi 24 juin 2014 20:58

                        . « Si un prof veut de l’avancement, ce n’est certainement pas en faisant des bons cours qu’il en obtiendra. »

                        C’est en effet exactement l’inverse. Si le cours dispense un niveau de connaissances simplement relativement élevé, si le niveau d’expression du profession se base sur un langage différent du langage familier, la majorité des élèves, qui ne comprend pas, parce qu’elle n’en a pas les capacités cognitives, et n’accepte pas qu’elle ne comprenne pas, décrétera que « le prof est mauvais », les « parents d’élèves » finiront (cela va vite, désormais) par se liguer contre l’enseignant, l’administration demandera (et en l’espèce obtiendra illico) que l’on dépêche une inspection, qui freinera inéluctablement l’avancement de l’insupportable élitiste.
                        Si cela ne suffit pas, le petit chef d’étable recueillera pieusement les courriers furibards des « parents d’élèves » en vue d’une élimination professionnelle.


                      • mmbbb 24 juin 2014 21:11

                        j’ai 54 ans ma scolarite pour tout l’or du monde je ne la revivrai Je fais un plaidoyer pro domo on ne vous regarde pas du meme oeil si vous etes fils de notaire de medecins de deputes ou comme moi fils de rien du tout On me demandait de la fermer et de me mouler dans le systeme Quant aux profs j’en ai connu vraiment de mediocre J’ai toujours considere l’education comme une usine a enseigner ou la selection est tres rude et paradoxalement vous devez deployer une energie double lorsque vous etres issu d’une basse extraction C’est simplement une constatation alors le principe republicain les bonnes idees de gauche vous voyez ou je les mets pardonnez moi cette trivialite mais il arrive un temps ou les sentiments profonds ne peuvent etre plus caches La gauche bourgeoise elle s’est selectionner les bonnes ecoles 


                      • Remi 24 juin 2014 21:16

                        L’école secondaire que vous avez connu n’existe plus depuis plus de 30 ans.


                      • mmbbb 24 juin 2014 21:30

                        la mediocrite n’est pas aussi bien partage que vous ne le pensiez J’habite pres de Lyon je passe souvent devant le Lycee du Parc en rentrant chez moi a pied Ces eleves qui sont la sur le parvis a leur mines ne me paraissent pas petris d’angoisse et ont tous les caracteres de classes sociales structurees intellectellemnt et semblent etre issus de l’enseignement de masse Lyon fourmille d’ecole privee du cours preparatoire aux clases preparatoires et nous retrouvons toujours les memes profils sociaux La bourgeoisie ( je ne la jalouse pas ) sait conserver son elitisme Cet article parle de l’education la machine de masse a enseigner celle que j’ai connu c’est un autre monde la ou le peuple est contenu 


                      • Remi 24 juin 2014 21:48

                        la mediocrite n’est pas aussi bien partage que vous ne le pensiez J’habite pres de Lyon je passe souvent devant le Lycee du Parc en rentrant chez moi a pied Ces eleves qui sont la sur le parvis a leur mines ne me paraissent pas petris d’angoisse et ont tous les caracteres de classes sociales structurees intellectellemnt et semblent etre issus de l’enseignement de masse Lyon fourmille d’ecole privee du cours preparatoire aux clases preparatoires et nous retrouvons toujours les memes profils sociaux La bourgeoisie ( je ne la jalouse pas ) sait conserver son elitisme Cet article parle de l’education la machine de masse a enseigner celle que j’ai connu c’est un autre monde la ou le peuple est contenu

                        Vous vous fiez uniquement à ce que vous voyez.
                        Pourquoi voudriez-vous que cette jeunesse bourgeoise soit « pétrie d’an
                        goisse
                         » ? Quelle raison aurait-elle de l’être ? Pour elle, la vie est douce.
                        La reproduction sociale est aujourd’hui infiniment plus forte qu’à l’époque où vous étiez à l’école, quand bien même vous en avez gardé un mauvais souvenir.
                        De plus, en raison de la baisse réelle de la faculté des enseignants à dispenser un savoir de bonne qualité, non pas en raison de leur qualités professionnelles, mais parce que les gouvernements ont organisé le saccage de la transmission des connaissances depuis 30 ans, le milieu auquel appartient cette jeunesse n’a pas de difficulté à payer les cours particuliers qui seraient jugés nécessaires. Mais il y a, même dans la bourgeoisie, une baisse des qualités cognitives et du niveau culturel qu’on ne peut plus masquer.
                        Autrefois, la bourgeoisie se faisait un point d’honneur à être cultivée. C’était parfois plutôt superficiel, mais aujourd’hui, c’est beaucoup moins moins nécessaire à ses yeux qu’il y a trente ans.


                      • Lc47 25 juin 2014 03:56

                        @ Remi

                        Je suis d’accord avec vous. On assiste bien a une « homogénéisation » des classes sociales par la médiocrité. En fait ce n’est pas le baccalauréat qui est devenu médiocre, c’est notre société.


                      • Mao-Tsé-Toung Mao-Tsé-Toung 25 juin 2014 07:22

                        « Du reste, faire de bons cours lorsqu’on doit principalement faire de la garderie (y compris pour les BTS) » !

                        That is the problem !

                        C’est la différence essentielle avec le privé ,qui en plus recrute les meilleurs élèves : mêmes les gochistes et les musulmans vont chez les cathos ,voir l’iman Chalgoumi qui n’est qu’un exemple ,parmi beaucoup d’autres !

                        « Quand les démagogues pointent à l’horizon ,c’est la fin des civilisations  » !

                        Voila ,un excellent sujet de BAC !

                        CQFD


                      • alinea alinea 25 juin 2014 10:12

                        Armelle : quelqu’un a dit ça ? :
                        "Comment pourrait on avoir le culot de faire croire que la baisse générale du niveau est due à la baisse de capacité intellectuelle des élèves ?"


                      • Remi 25 juin 2014 14:36

                        Quand le tiers des élèves entrant en Sixième ne comprennent pas ce qu’ils lisent, il vous faut admettre qu’il y a corrélation entre baisse de niveau et baisse de capacités cognitives. Nos enfants ne lisent pratiquement plus plus. Je pensais que vous le saviez, alinea.
                        Le Secondaire, bien loin de rectifier le tir, aggrave la situation scolaire ET intellectuelle d’une majorité d’élèves.
                        Demandez simplement autour de vous auprès d’une classe d’âge jeune la différence entre la gauche et la droite...


                      • Remi 25 juin 2014 15:05

                        Il s’est trouvé des internautes pour moinsser mon intervention sur la question de l’aavncement des professeurs à l’EN. Moinsser est aisé, discuter et argumenter plus compliqué. Surtout quand on ne connaît rien à la question...Enfin, ça peut donner l’impression d’exister, que de se rattacher à des croyances.


                      • Doume65 25 juin 2014 19:40

                        @ Remi

                        « le petit chef d’étable recueillera pieusement les courriers furibards des « parents d’élèves » en vue d’une élimination professionnelle. »

                        C’est bien pire que ça ! C’est l’administration, qui au départ ne cherche pas à savoir si le prof et ses cours sont bons, mais s’il remplit d’autre critères qui consistent grosso-modo à aider ses supérieurs et son (sa) inspecteur (trice) à avoir un maximum la paix, et si possible faire leur boulot.

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