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Accueil du site > Actualités > Société > Le BAFA : du miracle à la réalité !

Le BAFA : du miracle à la réalité !

Votre fils ou votre fille a 17 ans et vous lui proposez de passer le BAFA ( brevet d’aptitude à la fonction d’animateur).... il (ou elle) va sortir ravi(e) et grandi(e) du stage théorique...c’est le miracle ou le mirage car le plus dur commence : il faut trouver un stage pratique !

Les vacances du printemps approchent et de très nombreux parents recherchent un stage théorique BAFA pour leur enfant.

Ils n’ont pas trop de mal à trouver, tant l’offre est large et diverse. Le plus difficile c’est d’aligner entre 530 et 560 euros pour une session de formation en internat d’une durée de huit jours.

Pour certains, il s’agit d’un rite initiatique : à 17 ans le jeune passe le BAFA, il va un peu mûrir durant son stage et ensuite assumer des responsabilités.

Des familles ont des difficultés pour régler le prix du stage car à part la bourse jeunesse et sports accordée sous condition de ressources, les aides financières sont quasi inexistantes....Les conseils généraux qui versent une subvention sont rares.

La première partie du BAFA, appelée session théorique est un moment intense d’apprentissage ludique et de vie en collectivité.

Des organismes se laissent aller à construire des grilles de stage qui ressemblent à des emplois du temps d’élèves...Ils sont peu nombreux et si vous choisissez les Francas, les Eclaireuses Eclaireurs de France ou les CEMEA, vos enfants ne risquent pas de rencontrer des faux professeurs imbus de leur mission.

Un conseil : laissez votre enfant partir seul et ne l’accompagnez pas ! Il arrive parfois que des formateurs proposent aux parents qui n’arrivent pas à quitter leur grand chérubin de s’inscrire eux aussi au stage pour ne pas être séparés !

La plupart du temps le jeune qui revient de stage est à la fois fatigué et à la fois ravi... Si votre fils ou votre fille a eu quelques larmes c’est parce que la séparation avec le groupe a été difficile... Ils étaient bien tous ensemble et il faut se quitter.

Le plus dur commence. A la sortie de cette session le jeune doit rechercher un stage pratique de 14 jours en accueils de loisirs sans hébergement ou en centre de vacances.

Il s’agit là d’un travail qui doit être rémunéré.... Malheureusement beaucoup d’organisateurs de loisirs se saisissent de l’aubaine et proposent un stage non rémunéré....

C’est une arnaque organisée car pendant 14 jours, il faudra travailler dur, être évalué pour avoir son stage pratique validé.

Des organisateurs proposent même à des stagiaires de verser une caution remboursable après le séjour....C’est une mesure complètement illégale qui leur garantit que le jeune trouvant au dernier moment un stage plus intéressant ne fera pas faux bond.

Si cet obstacle de stage pratique est passé, il n’y a plus qu’à s’inscrire à un approfondissement de 6 jours pour terminer ce cursus. Les coûts sont moindres et des aides sont apportées par la CAF et aussi des Conseils Généraux.

Jean-François Chalot
 


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7 réactions à cet article    


  • thomthom 31 mars 2010 13:01

    Les choses n’ont donc pas changé depuis 15 ans on dirait (époque ou j’ai tenté de passer mon Bafa)... ou peu

    Effectivement, je garde un excellent souvenir du stage théorique. C’était une semaine tout bonnement géniale...une sorte de « colo studieuse », pendant laquelle ont vit comme en colo, mais on apprend à la gérer et surtout à gérer des bambins.

    La suite est moins marrante : j’ai eu un mal fou à trouver un stage pratique... en fait, je n’ai trouvé que un stage de 2x5 jours. Là aussi ça a été assez sympa (une colo dans une ferme pour faire découvrir le goût des bonnes choses aux enfants citadins... ils sont fabriqué eux même du fromage, etc...)... sauf que 2x5=10 et non 14.... donc je n’ai jamais pu « boucler » l’étape pratique et donc pas non plus franchi la dernière étape (le stage de spécialisation).

    Résultat : de bons moments, passé, pas mal de choses apprises, mais pas de diplôme, et donc pas de « rentabilisation » par les jobs qui vont avec (de toutes façons, avec mes études je n’aurais pas eu de temps pour ça).

    J’ai l’impression que pour trouver un stage « décent », y’a pas 50 moyens : c’est piston, relations et compagnie... sinon, c’est mort.


    • CHALOT CHALOT 31 mars 2010 13:10

      Pour le stage pratique il y a le piston et aussi des « trucs » que les formateurs donnent : envoyer des courriers et télépphoner fin de juin aux organisateurs car il y a des désistements de dernière minute.
      J’ai encadré plus de 100 BAFA comme formateur et responsable de stage et à chaque fois nous avons essayé de mettre en place un suivi personnalisé qui consistait à aider le stagiaire à trouver un stage pratique... Mais c’est vrai : c’est la galère ! et en plus après avec le BAFA s’ils travaillent en contre de vacances ils vont être « payés » sur la base de 2,2heures de SMIC par jour pour 17 heures de travail journalier.


      • Fergus Fergus 31 mars 2010 16:21

        Bonjour, Chalot.

        Les BAFA sont parfois entièrement pris en charge financièrement par certains employeurs comme la Ville de Paris pour ses animateurs scolaires.

        Quoi qu’il en soit, il est vrai que les stages pratiques sont difficiles à trouver. Et cela continue avec le BAFD pour ceux qui voulent aller plus loin dans cette voie...


        • CHALOT CHALOT 31 mars 2010 16:27

          pour la ville de Paris il serait intéressant de savoir si cela est un plus ou si cela permet à l’employeur de payer moins cher l’animateur !

          ( on déduit comme avantage en nature, ce que font certains employeurs associatifs)


          • Fergus Fergus 31 mars 2010 19:35

            Pour Paris, les formations au BAFA et au BAFD sont entièrement prises en charge sans la moindre retenue sur le salaire des animateurs, ces formations entrant probablement dans le plan de formation annuel.


          • Vincent 31 mars 2010 17:44

            Pfff, le BAFA, que de bons souvenirs.
            Bon c’est vrai qu’un tas d’ados boutoneux, se disent je vais passer mon BAFA pour passer des vacances au soleil et au bord de la mer pepère à draguer les animatrices avec des merdeux de 10 ans.
            Seulement la réalité est tout autre.
            D’une part je pense que pour passer son BAFA, avoir été en colo (CVL) ou en centre aéré (CLSH) et un sérieux atout, au moins on sait à quoi s’attendre et où l’on va.
            Ensuite ça demande une bonne maturité, faut pas oublié que l’on a en charge des enfants ou des ados et que mine de rien c’est une sacrée responsabilité.
            Ca demande aussi une très bonne constitution physique, pour le stage et l’encadrement, lever tôt, coucher très tard, voir pas coucher du tout.
            De l’amnégation, on fait pas ça pour la paye, enfin un p’tit peu quand même.
            Mais surtout de l’imagination, de l’envie, en gros la gnaque.
            Je sui passé tour à tour du statut de colon, stagiaire BAFA, animateur, puis moniteur de voile, enfin Formateur BAFA, on m’a proposer le BAFD, mais j’ai refusé, trop d’administration et perte du contact avec les ados.
            Pour démarrer et valider mon stage pratique, le piston a été nécessaire, mon cousin étant directeur de colo, ça n’a pas poser de problème.
            Ensuite je me suis démerder tout seul pour bosser là où je voulais, à l’époque dans les centre du CE SNCF, c’était pas très bien payé, mais chaque année la SNCF prenait en charge 30% de la formation, c’est à dire qu’au bout de 3 ans de suite à bosser avec eux le stage était remboursé à 90% et cela étant cumulatif, stage de base, stage de perf, qualification voile et même le permis mer. A final ma formation ne m’aura pas coûté bien cher.
            Enfin à partir du moment où vous intégrez un réseau et que vous vous y faites une place, vous avez l’emploi assuré d’une année sur l’autre. Même pour les vacances d’hiver ils m’ont payé une formation UCPA, pour encadrer les gamins au ski.
            Au final j’ai commencé à encadrer en 1991 et j’ai fait mon dernier séjour en 2003.
            Ce que je retiendrais en dehors de toutes les formations, de l’aisance à prendre la parole et le sens du contact que la pratique de l’animation peu apporter au quotidien ;
            ce sont les changements de règlementations qui ont rendu certaines activités impossibles et ont aseptisé beaucoup de relations et de rapport que l’on pouvait entretenir avec les enfants ou les ados. Attention je ne parle que de rapports amicaux et affectifs.
            Et pas de mauvais esprit SVP. Car pour des dérives exceptionnelles, des meusures drastiques ont été prises.
            Une des choses les plus étonnantes ou gratifiantes dans mon cursus d’animateur, est que j’ai eux des gamins en colos et quelques année plus tard, j’étais leur animateur réferent pour leur stage pratique et ils se souvenaient de moi en bien.
            Pour conclure, si vous voulez devenir animateur :
            N’espérez pas gagner beaucoup d’argent,
            N’espérez pas vous reposer,
            Mais si vous vous sentez l’âme d’un animateur, d’un meneur, que vous avez l’esprit de solidarité et d’équipe, que vous savez donner le meilleur de vous même sans rien attendre en retour, que vous n’êtes pas suceptible, que vous êtes inventifs, créatif, voir un peu baré mais pas trop, allez-y c’est une expérience inoubliable qui vous servira tout au long de votre vie.

            Juste un détail, il manque quelques organismes formateurs important dans la liste non exhaustive, mais bon, ce sont pas les meilleurs et certain cités sont franchement déplorables, mais je ne polémiquerais pas sur ces organismes.
             Ce n’est pas l’objet de l’article

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