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Accueil du site > Actualités > Société > Le CAPES : signe de l’abandon des professeurs

Le CAPES : signe de l’abandon des professeurs

C’est un immense paradoxe, à une époque où le chômage est si élevé. Le Capes, et donc la carrière de professeurs, n’attire plus les jeunes, comme le montrent les résultats des admissibilités au cru 2015. Voilà qui en dit long sur la dégradation de la condition de professeur.

 
A la recherche des professeurs
 
Les chiffres de la session 2015 sont effarants : « en lettres modernes, on compte 1 455 admissibles pour 1310 postes proposés. Si l’on regarde du côté des lettres classiques, c’est encore plus dramatique, avec 114 admissibles pour 230 postes. En anglais, ce n’est guère mieux : il y a 1481 admissibles pour 1225 postes à pourvoir. (…) Au Capes externe de maths 2015, seulement 1802 candidats ont été déclarés admissibles pour 1 440 postes proposés. Si l'on reproduit en 2015 le taux de reçus parmi les admissibles de 2014, moins de 800 candidats (793) devraient être admis et 697 postes devraient rester vacants ». En clair, si le niveau de sélectivité de 2014 est maintenu, ce n’est pas moins de la moitié des postes qui pourraient ne pas être pourvus.
 
Pire, il ne faut pas oublier que la sélectivité est sans doute moins importante qu’avant, ce qui signifie qu’outre le fait de manquer de professeurs (ce qui rend plus difficile les remplacements), leur niveau pourrait baisser. Et ce n’est pas nouveau car, en 2011, le nombre de candidats était 80% plus bas qu’en 1997 ! Pire, selon la DARES, « 300 000 nouveaux enseignants doivent être recrutés entre 2012 et 2022  », 256 000 pour simplement remplacer les départs à la retraite, et 44 000 pour faire face à la hausse du nombre d’élèves et améliorer notre « taux d’encadrement dans le premier degré et l’enseignement supérieur parmi les plus bas des pays de l’OCDE  ». Aujourd’hui, la France manque de professeurs. A quand le recours à des étrangers, comme dans la médecine ?
 
Mal payés, mal considérés, mal respectés
 
Tout ceci démontre que la condition de professeurs est loin d’être le paradis que certains imaginent, entre horaires sous-estimés, du fait du temps de présence pour toute sortes d’autres activités, de préparation ou de correction, niveau de rémunération bien faible étant donné le niveau d’étude et des conditions de travail extrêmement difficiles. Pour une jeune enseignante qui écrit sur le site du NouvelObs le fait que « les élèves sont intenables, leur niveau est accablant », d’autant plus que les jeunes professeurs récupèrent souvent les classes difficiles, dans des régions qu’ils ne connaissent pas, sans formation adéquate, privés de la dissuasion de la sanction par la circulaire Lang, le tout pour 1,1 SMIC, à niveau Bac + 5 (1600 euros bruts mensuels en début de carrière, 1900 au bout de dix ans).
 
Il n’est malheureusement pas étonnant que le nombre de vocations diminue car pour un même niveau d’études et de travail, il est possible de gagner bien plus, en pouvant davantage choisir son lieu de travail, et souvent, avec de meilleures conditions de travail. En outre, les études internationales montrent que la France manque cruellement de professeurs, notamment dans le primaire, quand les enfants apprennent à lire, écrire et compter, et qu’ils sont moins payés de 15 à 20% par rapport à la moyenne des pays de l’OCDE. Il faut redonner l’autorité aux professeurs sur leurs classes, mais aussi mieux les rémunérer globalement, en accordant une prime supplémentaire à ceux qui enseignent dans les zones difficiles pour que cela soit une vocation reconnue et non une destination par défaut.
 

Ceux qui nous dirigent ont complètement abandonné les professeurs, entre règles absurdes et manque de considération financière. Que ce soit pour eux, et pour les enfants, qui finissent par en pâtir, on peut se demander s’il ne leur faudrait pas un véritable plan Marshall.


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64 réactions à cet article    


  • rosemar rosemar 4 juin 2015 11:42

    Cette crise du recrutement des enseignants n’est pas nouvelle et elle a tendance à s’aggraver : le ministère a beau lancer des campagnes de recrutement, les candidats manquent pour les concours de l’éducation...Un article à lire sur ce sujet : Voulez-vous être prof ?




    • _Ulysse_ _Ulysse_ 4 juin 2015 12:22

      « @Auteur

      Il y a plusieurs raisons à ce que vous décrivez.

      Par principe, je reviens quand même sur un point qui me semble exagéré et qui justement fait partie intégrante du problème :

      1) Les professeurs ne sont pas rémunérés 1600 brut, c’est nettement plus quand même et heureusement ! Déjà dans la fonction publique on parle en net en général et il faut ajouter des primes.

      Les professeurs des écoles par ex sont rémunérés durant leur année de stage qui fait partie de leurs études, environ 1400 euros net. Cette rémunération correspond tout à fait à ce que peux espérer un étudiant de grande école lors de son stage de fin d’étude qui dure 6 mois et non 1 an.

      Une fois titulaire, la première années la rémunération passe à 1630 et avec les primes dont la prime de première année de 1500 euros on tourne à presque 1800 net. Ensuite cette rémunération évolue assez lentement jusqu’à en gros 3000 net en fin de carrière.

      Les professeurs du secondaire sont mieux rémunérés surtout ils ont plus de primes. En gros on doit tourner autour de 20/30% de plus.

      Néanmoins, je suis d’accord avec vous que ces rémunérations ne sont pas très élevées non plus. Elles pourraient être revalorisées sans souci.

      2) »car pour un même niveau d’études et de travail, il est possible de gagner bien plus"

      A mon sens, c’est là précisément que se situe le problème. Bien sur, il est toujours possible de gagner beaucoup plus en allant ailleurs, par ex Xavier Niel il a pas fini son école d’ingé et il est riche lol smiley .

      Seulement voilà, cette affirmation que vous assénez de la sorte est dans la plupart des cas totalement fausse !

      Si on regarde le cas général :

      Le cas général, c’est celui du Salarié du privé. A niveau d’étude équivalent on va prendre les personnes à BAC +5. Le salaire des jeunes diplômés à BAC +5 ne bouge plus depuis 20 ans et plus ! Et même mieux, il a même plutôt baissé surtout en province !

      En gros, en province un BAC +5 commence autour des 24/28 ke brut, ce qui fait en net du 1500/1800 net. Sur Paris, vous allez tourner autour des 1800/2200 net selon les cas.

      Au bout de 10 années d’expérience vous serez autour des 3000 net contre 2500 pour un professeur des école et au secondaire c’est en gros le même salaire.


      • rosemar rosemar 4 juin 2015 12:32

        @_Ulysse_

        Le problème ne se situe pas essentiellement et seulement dans les salaires : en période de crise, les enseignants sont rendus responsables de l’échec des élèves, leurs décisions sont contestées par les parents, leur autorité est battue en brèche, dans certaines classes les élèves ont pris le pouvoir...Mille enseignants ont démissionné, l’année dernière, alors que le chômage s’accroît...Un autre article à lire sur le sujet : Profs, toutes les difficultés du métier...



      • bourrico6 4 juin 2015 12:36

        @_Ulysse_

        Moui, enfin j’ai un oncle à 1800 en fin de carrière dans le primaire, il se coltine des remplacements depuis quelques années.

        Quand à comparer avec un ingénieur... l’exercice atteint vite ses limites, certains vont mettre en avant les nombreux congés rémunérés, d’autres le faible nombre d’heure, d’autres le fait de faire face à 30 gamins pas toujours gérables, et qu’il faut faire face même si vous avez la gueule de bois, le faible salaire en comparaison des pays voisins, etc.

        ps : Sont pas gelées depuis quelques années les augmentations ?


      • hunter hunter 4 juin 2015 19:55

        @bourrico6
        Si :point d’indice gelé depuis 6 ans !décisions de départ Sarko’s team  !

        Adishatz

        H/


      • tf1Groupie 5 juin 2015 21:55

        @_Ulysse_
        Je ne sais pas d’où vous sortez vos chiffres : les salaires des enseignants sont publics.

        Par ex, un professeur du secondaire touche au bout de 10 ans au maximum 2000 euros net (hors prime) + les primes, environ 150 euros net .

        Comment arrivez-vous à lui faire gagner 3000 euros ?? En lui comptant des heures sup ?

        Qu’est-ce qui est totalement faux ?


      • bourrico6 4 juin 2015 12:29

        Que tous ceux qui les traitent de feignasses et autres noms de volatils aillent faire ce boulot au lieu de faire du vent et de gober des mouches avec leur gueule grande ouverte.

        La profession est décriée, méprisée, rabaissée, et le règne absolu de l’enfant roi achève de renverser les rôles d’autorité et de respect.

        Il y a 20 ans la formation était à chier dans le sens ou la connaissance brut primait, et de loin, sur le coté relationnel et éducatif.
        En fait, on entendait pas parler de classe ni d’élève avant le concours d’admissibilité... admissibilité aux environ de 4,5/20 en physique chimie, on vous demandait du par coeur.

        A mon sens, revoir l’admissibilité à la baisse ne serait pas un mal, prendre connaissance de l’environnement de travail et de ses contrainte est bien plus important à mes yeux, que la connaissance par coeur qui n’a aucun sens sachant qu’on oublie vite.

        On recruterait peut être plus de gens motivés et pédagogues, que de gens disposant d’un savoir « parfait » qu’ils sont bien incapables de transmettre correctement, ce qui pourrait contribuer à aller dans le bon sens.

        Puis alors le coté « secte » de l’éducation nationale, faut aimer aussi.


        • _Ulysse_ _Ulysse_ 4 juin 2015 12:53

          @bourrico6

          D’accord avec vous sur le fait que l’on met des bâtons dans les roues des profs.
          Réforme après réforme, on cherche à détruire l’école publique.

          Maintenant, il faut faire des activité ludiques en cours de maths. On fera de nos bambins des champions de la pâtes à sel et du papier mâché qui sauront tout juste lire et écrire, quand à compter c’est encore une autre histoire !

          Objectif : s’aligner sur l’école publique américaine et le niveau d’avilissement promu à la télévision !

          Pour votre oncle, c’est bizarre, les rémunérations dans le publique se basent sur des grilles fixes. A tel volume horaires, telle et telle condition, tel échelon vous avez tel rémunération de base et telles et telles primes.

          Connaissant pas mal de profs dans ma famille et des relations diverses et variées je sais pas expérience que beaucoup se plaignent de pas être assez payés ce que je comprend et ils ont souvent tendance à minimiser leurs revenus.

          Les BAC+5 dans le privé c’est l’inverse ! Ils gonflent leurs revenus, prétendent tous être mieux payés que ce qu’ils sont pour faire genre que eux réussissent ! smiley . J’y vois un côté pathétique !


        • _Ulysse_ _Ulysse_ 4 juin 2015 12:29

          En fait, en gros dans les faits le gros des salariés à BAC +5 sont rémunérés grosso modo comme les profs.

          Alors, après c’est sur il y a « ceux qui réussissent » c’est à dire les quelques élus qui gravissent les échelons pour devenir « manager » ou directeur et effectivement, ceux-là gagnent bien plus !

          Mais la plupart restent au base de l’échelle. Et l’autre réalité c’est la sécurité de l’emploi, en entreprise quand vous n’avez pas évoluer on se débarrasse de vous quand vous avez 45 ans et là c’est la descente aux enfers ! Pour continuer à travailler, il faut en gros accepter un salaire de junior !

          « car pour un même niveau d’études et de travail, il est possible de gagner bien plus »

          Je reviens encore sur cette phrase car je pense qu’elle résume à elle seule tout le problème.
          Vous faite la même erreur que toutes les personnes et les jeunes que je vois se jetter dans la gueule des entreprises.

          Ils s’imagine tous en secret être promis à une belle carrière et voire leur rémunération s’envoler. La réalité qui les attend est la plupart du temps bien plus prosaïque.

          En gros, à cause de ce genre de raisonnement, les jeunes préfèrent « tenter leur chance » ailleurs que de devenir prof.

          Ce choix qu’ils font est non seulement hasardeux mais basé sur des présupposés faux.
          Présupposés et image véhiculée par les médias.


          • bourrico6 4 juin 2015 12:47

            @_Ulysse_

            En gros, à cause de ce genre de raisonnement, les jeunes préfèrent « tenter leur chance » ailleurs que de devenir prof.

            Ca n’a rien de faux, ailleurs ils ont une chance, dans la fonction publique, aucune.
            Dans le privé on ne va pas te demander de passer un concours au contenu qu’on peut parfois qualifier de « hors sujet », concours que tu vas passer dans le seul but de faire du blé (comme avec le concours de maître des écoles pour les anciens instits à l’époque, son seul intérêt pour ceux que j’ai vu le passer était financier !).
            Dans ma boite, peu importe tes diplômes de bases, tu ne sera pas payé sur une grille de diplôme même si t’es une buse finie, tu seras payé en fonction de tes compétences et de ta motivation...
            Et ça, ben ça change absolument tout.

            Et franchement, devenir prof aujourd’hui, faut être plus que surmotivé, surtout en région Parisienne, parce qu’il y a le soucis des mutation aussi à prendre en compte, on ne va pas travailler ou l’on veut.


          • _Ulysse_ _Ulysse_ 4 juin 2015 12:57

            @bourrico6

            Dans la fonction publique aucune !!

            Je connais beaucoup de gens dans la fonction publique et en règle générale ils ne sont pas malheureux !

            Quand à payer les gens en fonction de leur compétence et de leur motivation dans le privé, je demande à voir ! smiley.

            Dans le privé, vous avez deux types de personnes :

            1) Ceux qui font leur boulot dans l’intérêt de l’entreprise.

            2) Ceux qui travaille dans l’intérêt de leur carrière exclusivement et le moins possible pour l’entreprise !

            Devinez qui évolue et qui n’évolue pas smiley .


          • _Ulysse_ _Ulysse_ 4 juin 2015 12:41

            Médias qui passent leur temps à décrier le secteur publique, à promouvoir la médiocrité intellectuelle. A ridiculiser tout ce qui est d’ordre intellectuel ou universitaire.

            Et en parallèle à promouvoir toujours plus l’argent, l’argent facile. Combien rêvent de devenir un trader cocaïné ? On promeut la réussite en entreprise sans cesse, le marketing le management !

            Tout cela génère des générations de petits soldats biens naïfs qui nourrissent des espoirs bien trop grand dans les entreprises privées.

            @auteur : vous même vous êtes tombé dans le panneau !

            « pour un même niveau d’études et de travail, il est possible de gagner bien plus »

            Cette phrase le démontre à mon sens.

            Et ce problème, cette propagande si elle a un effet dévastateur sur le recrutement des professeurs elle a également un effet dévastateur sur beaucoup d’autres corps de métier.

            Ce manque de vocation touche beaucoup de professions. Il y a les profs bien sur mais il y a aussi tous les métiers techniques ou scientifiques, ingénieurs, techniciens etc.

            Des manageur et des marketeux, on en empile jusqu’au plafond !

            Travaillant dans le secteur de la prestation informatique je connais bien le monde des entreprises privées et en gros elle ne font que faire grossir les effectifs coté management, marketing et direction et réduire les effectifs des « opérationnels » comme on dit dans le jargon, comprenez « ceux qui font le boulot, les bases besognes » hein et les ingénieurs et techniciens.

            Aujourd’hui BAC +5 en informatique à toulouse vous démarrez à 1500 net. Les écoles d’ingé se vident les prépas aussi.

            Nous aurons bientot un pays sans professeurs des écoles, sans prof au secondaire, sans prof de fac, sans écoles d’ingé, sans ingénieurs, sans techniciens, sans ouvriers, sans infirmières, sans médecins...

            Nous n’aurons plus que des « manageurs », « directeurs transverse », « responsables produit », des spécialistes du marketing, web marketing, assistant ceci ou cela j’en passe et des meilleurs.

            Bref, des armées Mexicaines en gros !

            Tout ça nous promet un avenir radieux !!!!


            • Bubble Bubble 4 juin 2015 13:41

              J’essaie le métier de prof depuis peu et niveau salaire ce serait la même chose que lorsque j’étais ingénieur de recherche si j’étais titularisé.

              En tout cas c’est assez pour vivre correctement et fonder un foyer, je ne vois pas pourquoi on chercherait absolument à gagner plus.


              • Allexandre 4 juin 2015 17:40

                @Bubble
                Si 1600 euros, en début de carrière vous suffisent, tant mieux pour vous, mais je pense que vous rêvez un peu. Vous ne devez pas beaucoup gérer vos comptes !!!


              • Bubble Bubble 5 juin 2015 00:05

                @Allexandre Je mets 500 euros de coté par mois. Il n’y a quasiment pas besoin de gérer quoi que ce soit avec autant d’argent quand on vit seul, mais je sais que ça ne sera probablement pas la même chose quand les enfants arriveront. 


              • Alex Alex 4 juin 2015 14:17
                À niveau égal, il vaut certainement mieux passer un concours administratif pour ne pas avoir une vie trop « mouvementée » dans un environnement qualifié pudiquement de « difficile » :

                « Après 5 ans d’une vie d’enseignant le plus souvent mouvementée, de nombreux jeunes professeurs fuient ces académies à la faveur de bonifications de mutation. 1 professeur sur 4 quitte ainsi chaque année l’académie de Créteil et ses nombreux établissements difficiles... » (blogs.mediapart)


                • bakerstreet bakerstreet 4 juin 2015 14:32

                  Vous en avez marrre des gosses, à mon avis un métier admirable si on s’y intéresse...Alors pourquoi ne vous occupé vous pas des vieux ?

                  Alors vous pourriez faire peut envisager une formation d’infirmier par exemple, qui bien que nécessitant un fort engagement, de longues vraies années d’études ayant vraiment à voir avec ce qu’ils vont faire ( à comparer avec un master d’histoire pour s’occuper par exemple de maternelle, sans connaitre rien au développement de l’enfant, puis en professant des absurdités comme cette méthode globale dont on montre en vain qu’elle est une aberration) est bien moins payé, pour des congés que vous taxerez de ridicule.
                  Mais il faudrait vous botter les fesses, serrer les dents dans les situations difficiles, sans vous plaindre, attendu que c’est le postulat du malade. Si vous avez cette trempe, vous ne regrettez pas vos efforts, et d’avoir choisi cette voie
                  Mais non seulement le salaire est moindre, mais il est composé de primes qui ne seront pas comptabilisés dans votre retraite, forcément très diminuée, puisque ces primes composent souvent un bon quart de votre revenu....
                  Ca sera très dur pour vous, car vous serez recruté par le DRH, un truc que vous ne voulez pas entendre parlé non plus, préférant d’être muté par l’académie, de comptabiliser vos points pour être muté ailleurs....Mais ce recrutement reposant sur une projet, et une volonté de l’élu, est pourtant une organisation non stalinienne reposant sur le bon sens et l’efficacité. 
                  Bon, je sais bien que ce mot, finalement n’est pas le cadet des soucis de beaucoup. 
                  Pour le moment, la dynamique est revenue à celle de Fort Alamo, face à un ministre,quel culot, qui veut bouger une nouvelle fois les choses. 
                  Que cette nana s’occupe de nos salaires et ferme sa gueule pour le reste ! 
                  Rappelons par exemple que Jean Zay, ministre de l’éducation sous le front populaire, exécuté plus tard par la milice, avait pour ambition de faire des réformes afin de privilégier le travail de groupe, de faire des ponts entre les disciplines, et que les profs s’engagent ainsi les uns avec les autres. 
                  80 ans plus tard, rien de changé..... 
                  Seuls, c’est génant, les classements pisa révèlent l’imposture
                  Bien des profs sont en retard de deux guerres, et ne voient absolument pas l’évolution du paysage autour d’eux, se cramponnant archaïquement à leurs privilèges, et mettant leurs gosses, à l’abri, en classe européenne, très mal nommée pour le fait, vu ce qui se passe justement ailleurs !

                  • stepperusse 4 juin 2015 18:30

                    @bakerstreet
                    Qu’est-ce qu’il t’arrive Snoopy ? Calme toi, bois un thé.
                    Entre le discours du beauf et celui des démagos, t’as réussi un bon mix.

                    Ah les petits bourgeois de gauche ! Vous nous em... avec votre élève au centre du système et votre pédagogie.
                    Vous ignorez tout du métier, alors camembert...On n’y apprend plus rien à l’école et les élèves sont infects comme les parents en règle générale.
                    On ne fait plus que de la péda. et la formation disciplinaire compte de moins en moins. Ce qui compte (du déjà entendu) c’est de paraître, de se faire aimer des élèves, etc. on a vu le résultat...

                    Réhabiliter le savoir, la connaissance, l’autorité du professeur, voilà ce que de plus en plus de rpofs réclament, mais ça remet en cause toutes vis lubbies 68arde de léchage de pompes des apprenants.


                  • bakerstreet bakerstreet 4 juin 2015 21:04

                    @stepperusse


                    Avec de tels arguments « fermez votre gueule car vous ne connaissez rien à rien, c’est notre job » impossible de critiquer quoi que ce soit ( train de vie des députés, mission de l’état, nomination des ministres, sans parler du nucléaire)..
                    .On comprend d’ailleurs, vu l’argumentation, sentant le vieux pet ranci !...

                  • stepperusse 5 juin 2015 13:24

                    @bakerstreet
                    ton argumentation, je ne la lis pas non plus. A part des jugements à l’emporte-pièce, hormis une grosse bouse qui consiste à minimiser la douleur de l’enseignante et de lui dire en gros de changer de boulot.
                    Il n’y a pas de places pour les doux et les gentils dans l’EN, c’est ce que vous semblez dire, or les enseignants sont ou devraient être là pour enseigner et non pour jouer au flic, au médecin, à l’assistante sociale et les doux et les gentils ont tout à fait le droit de faire ce métier.


                  • bakerstreet bakerstreet 6 juin 2015 09:55

                    @stepperusse


                    Je vous ferais remarqué que ne pas lire ( soi disant...) une argumentation, parce qu’elle vous dérange, révèle justement d’un de ces jugements à l’emporte pièce.que vous dites déploré...
                    Votre vision du monde est assez manichéenne et échappe à l’analyse : Les gentils et les méchants, qui font des bouses...
                    Que je me fasse moinsser, je ’m’en contrefous, attendu que ce site est occupé par une grosse part d’enseignants qui se congratulent et s’encouragent, comme un corps de para sur un camp d’entrainement. Seulement, la réalité du terrain miné, elle existe tout comme la loi de la gravitation. On ne peut lui échapper, et demain encore moins qu’aujourd’hui. D’où ces réformes incontournables pour un ministère, premier poste budgété pour les résultats que l’on sait, de dérive en dérive. 
                    Car le fond du problème, mon pauvre ami, il est bien du à l’état autistique de l’éducation nationale, ce grand corps malade, qui a propulsé la France dans les fonds du classement PISA. Un classement, on s’en foutrait, s’il ne s’accompagnait pas de cette hécatombe sur le terrain, avec un accroissement prodigieux des inégalités, vérifié et incontestable. 
                    Pendant ce temps là, certains se battent dans des batailles d’arrière garde, pour maintenir les classes européennes, une aberration qui permet à certains de surmonter les défaillances d’un système qu’ils supportent ainsi....Logique !

                  • rosemar rosemar 6 juin 2015 12:29

                    @bakerstreet


                    Mais enfin à quels privilèges se raccrochent les profs ? On croit rêver : l’article évoque une pénurie d’enseignants : plus personne ne veut exercer ce boulot, on ne trouve plus de candidats aux concours... pourquoi ? 
                    L’article évoque justement une désaffection que connaît ce métier, si des privilèges exorbitants existaient, ce ne serait pas le cas...
                    Pourquoi cette pénurie ??


                  • bakerstreet bakerstreet 6 juin 2015 14:25

                    Le fait est que cette carence est limitée à certaines spécialités, comme les mathématiques. Sinon, il est évident que de mettre le master comme condition pour concourir, a été déterminante dans cette pénurie. Le gouvernement s’est laissé avoir par les syndicats, qui ainsi, ont des arguments pour la sacro sainte « revalo » : La France ayant la fâcheuse habitude de reconnaître le mérite et le salaire en fonction du postulat « années d’études », diplômes, et non en rapport avec la qualité, la capacité pédagogique. Le rétro pédalage, revenant du master 2 à 1, prévu initialement, n’a pas été suffisant. Revenez au niveau licence, comme auparavant, et vous verrez des candidats affluer, par simple loi physique....Et sociale.....Car cette écrémage forcenée ne profite qu’à la minorité argentée....Je connais bien des instits qui ont été formé jusque dans les années 80, juste après le bac ( dix ans avant c’était juste après le BEPC...) en école normale. D’après les résultats des élèves à l’époque, je ne pense pas que l’on puisse dire que ces enseignants étaient à la ramasse,. Je ne vois pas l’intérêt d’exiger, comme en ce moment, un master pour « enseigner » aux maternelles...Entendu d’ailleurs que le cerveau d’un enfant, ce n’est pas moi, mais les sciences cognitives qui le disent, n’est pas compatible neurologiquement avec l’apprentissage de la lecture globale, comme certains le faisaient il n’y a pas si longtemps. Méthode d’ailleurs qui continue de faire des ravages en CP, comme le disait dans une émission le professeur Deheame. . 

                    .http://bit.ly/1KIE1U3

                    Sinon, je n’ai rien contre l’ensemble des profs, si ce n’est ce vocable « d’ensemble », justement. Car que dire, devant des situations totalement différentes, d’un bout de la France à l’autre, de la cité « casseur des meilleurs intentions », à ceux qui se trouveront muté dans une petite ville tranquille, dans un petit village de montagne, sur un île bretonne. Je ne systématise pas : Des profs sont admirables, d’autres devraient éjecté d’un système corporatif qui les protège jusqu’au boutisme. Vous le savez bien. Tout corps de fonctionnaire est ainsi, mais il faut avouer que l’éducation nationales empile pas mal d’aberrations et de conservatisme. 

                  • rosemar rosemar 6 juin 2015 17:22

                    @bakerstreet

                    Non, la carence existe dans toutes les disciplines, les chiffres le démontrent clairement... ce ne sont pas les enseignants eux-mêmes qui peuvent décider du niveau requis pour entrer dans la profession, c’est le ministère qui décide, c’est le ministère qui est responsable aussi de la baisse du niveau des élèves : grammaire, orthographe ont été négligées dans les programmes... et la nouvelle réforme prévoit encore des coupes dans les heures de cours consacrées aux enseignements fondamentaux...
                    Il faut aussi prendre conscience que le niveau de recrutement est forcément en train de baisser, puisqu’il y a moins de candidats aux concours pour un métier qui n’attire plus les vocations : c’est encore un problème...

                    Le conservatisme des enseignants ? Ils ont subi tant de réformes inutiles, qui ont fait baisser le niveau, qui ont anéanti la discipline...




                  • _Ulysse_ _Ulysse_ 4 juin 2015 14:38

                    Pour sur que entre l’interdiction de punir les élèves dans ces établissements dits « difficiles », la promotion du ludique à l’école au détriment de l’enseignement et la politique « pas de vague » appliquée à ces établissements, les profs de ces établissements ils sont pas rendus !
                    Je comprend qu’ils veuillent aller dans les établissements de centre ville où règne la discipline, où il n’y a pas de place à la politique « pas de vague » et où l’on autorise les profs à punir les élèves. Des établissements également qui n’ont pas pour habitude de se plier aux désirs des parents comme des élèves.


                    • malitourne malitourne 4 juin 2015 14:58

                      Idée : Les profs pourraient aussi arrêter de soutenir le PS...


                      • non667 4 juin 2015 14:59

                        pour avoir vécu au quotidien le métier de prof (prim et collège ) ( par procuration, c’était mon épouse qui l’était .....),je peux faire les observations suivante :
                        moi soudeur P3 ,50 heures par semaines (10 heures sup ) je gagnais bien plus qu’elle (1,5 fois ) !
                        et le dimanche , pas de devoir , j’étais bien plus disponible qu’elle !
                        pour les vacances d’été ,mon épouse avait besoin de 3 semaines pour se remettre de son année scolaire, en oublier les soucis ,retrouver un sommeil normal ! après nous partions en vacance normalement , jusqu’au 15 aout ou l’appréhension / la préparation de la rentrée lui mettait une boule au ventre ! fini les vacances .
                        sécurité de l’emploi ! parlons s’en !
                        victime d’un licenciement collectif suite a une fermeture d’entreprise (schneider ) je me suis retrouvé sans travail mais payé 80% de mon salaire de 40H , ( soit = mon épouse ) + cotisation retraite !
                        s’en est suivit un an de déprime a tourner en rond et à culpabiliser a être payé à rien faire ! mais rien d’irrémédiable , loisirs et bénévolat ont eu raison de ça .
                        pour mon épouse cela s’est terminé en cancer  ????????????

                        recul et réflexion, en conclusion :
                        toutes les réformes de l’e.n. toujours plus aberrantes les unes que les autres (depuis + de 50 ans ) qui nous amènent a l’article ne peuvent s’expliquer non pas par l’incompétence des ministres ,inspecteurs ,syndicats mais par la volonté de saboter l’E.N. avec la complicité de certains et la lâcheté intéressée d’autres .


                        • lloreen 4 juin 2015 17:29

                          @non667

                          Votre commentaire est très lucide. Je ne connais le monde de l’ Education Nationale que par les échos d’ une dame qui est professeur de collège et avec laquelle j’ échange quelquefois parce ce que j’ ai deux enfants et que j’ ai choisi de les éduquer moi-même avec le concours d’ autres amis pour parfaire leur formation.

                          En complément de votre commentaire, voilà ce que cette dame me disait il y a quelque temps, concernant le grand malaise actuel des professeurs.
                          Je ne sais pas si cela concerne uniquement cette dame professeur et peut-être que d’ autres professeurs qui me liront confirmeront ou infirmeront son avis.

                          Selon elle, les professeurs sont soumis à des pressions de leur hiérarchie pour atteindre des quotas (?) pour être en adéquation avec des exigences du ministère. Je n’ ai pas trop bien compris ce que peuvent être ces quotas, peut-être est-ce l’ harmonisation de résultats d’ examen entre les différents collèges.
                          Cela serait très grave si cela s’ avérait être le cas parce qu’ il s’ agit d’ une tromperie envers les élèves et leurs parents.
                          J’ ai dû mal comprendre cette histoire de quotas car cela serait assez délirant comme procédé.

                          D’ autre part cette dame disait que souvent au sein d’une même classe, les niveaux étaient si différents qu’ il était extrêmement difficile de faire un cours structuré et que certaines notes étaient si catastrophiques que des professeurs étaient convoqués par leur hiérarchie qui systématiquement cherchait les problèmes à leur niveau.

                          Elle m’ a parlé aussi du fait que les professeurs n’ ont pas de visite médicale annuelle -pourtant obligatoire dans le privé- et que cela permettait de ne surtout pas prendre en compte le fait que de plus en plus de professeurs étaient en arrêt pour maladie, surtout pour dépression ce qui permet une fois de plus à l’ administration de se défausser et aux parents de stigmatiser les absences des professeurs, ce qui est quand même très indélicat.

                          J’ espère sincèrement que votre femme surmontera cette épreuve.


                        • velosolex velosolex 5 juin 2015 12:13

                          @non667

                          C’est bien la première fois que je vois un soudeur plaindre un prof !
                           Pourquoi pas le pseudo- témoignage d’un femme de ménage :« Moi je casse le dos, mais c’est rien à coté du boulot de ces messieurs ! Pourquoi leur fait on pas un téléton et ne double t’on pas leur salaire ? Je suis tellement admirative que je veux bien leur donner mes RTT ! » 
                          Ou encore un intouchable, dormant sur un trottoir en inde« Pour rien au monde, je voudrais échanger ma situation et ma planche de fakir pour la leur ! »
                          Bon, aller, ça va, assez joué ! Retirez vos lunettes de soudeur ! 
                          On vous a reconnu.
                           D’ailleurs, vous avez gardé votre complet veston, et le stylo rouge est resté coincé dans votre poche...

                        • non667 5 juin 2015 14:11

                          @velosolex
                          C’est bien la première fois que je vois un soudeur plaindre un prof !
                          le fait que le prof soit ma défunte épouse comme dit en préambule n’y est pas pour rien !


                        • JC_Lavau JC_Lavau 5 juin 2015 20:35

                          @lloreen. Je confirme. Frauder sur le niveau et les résultats des élèves est la politique de l’administration depuis au moins quarante ans.
                          Années septante, corrections du BEPC : si il y a un mot dans la réponse de l’élève, qui se rapporte au sujet, et quelle qu’en soit la syntaxe ou le sens, mettre la moyenne.
                          Années nonante, correction de CAP. Corrections terminés, nous faisons la queue devant le minitel pour entrer les notes, et c’est long ! Au bout de la frappe, tout est rejeté, sur erreur mystérieuse. Les aînés plus expérimentés diagnostiquent : « Remonte toutes tes notes d’un point, le minitel du Rectorat a rejeté ton relevé car tu n’as pas la moyenne obligatoire ».


                        • Allexandre 4 juin 2015 17:57

                          Article intéressant, mais qui oublie un aspect primordial : ce qui est demandé aux profs d’enseigner. Les profs ne font plus d’enseignement et de transmission d’un savoir, mais récitent aux élèves un programme pré-établi et bordé par le pouvoir. Quant aux classes à examens, le seul objectif est de bachoter afin que les élèves recrachent, à la virgule près, le cours que le prof a été plus ou moins obligé d’adapter à ce qui est attendu. En histoire, par exemple, il n’y a plus de vrais sujets de réflexion comment il y avait il y a encore 6-7ans. Aujourd’hui, les sujets sont les titres de chapitres, et donc, l’élève n’a plus qu’à reproduire son cours. La réflexion et l’analyse critique, « out », ce n’est plus d’actualité. C’est même pire !! Il ne faut plus que nos élèves réfléchissent et se posent des questions. C’est même devenu subversif !! Voilà le plus grave selon moi. Le niveau ne peut que s’effondrer, tant la compréhension de ce que l’on apprend est fondamentale.


                          • rocla+ rocla+ 4 juin 2015 20:47

                            Sinon vous pouvez essayer de faire les marchés . 


                            La vraie vie à l’ extérieur .

                            Pas de patron , vous y allez quand vous voulez , s’ il fait beau vous êtes 
                            dehors . 

                            Le rêve , 

                            Bon , des fois il pleut , ou il neige ou il fait du vent .

                            Mais on est équipé avec de bons pulls tout ça . 


                            On voit Madame Jacqueline tous les mardis et Monsieur André les vendredis . 

                            C ’est bien parce que aussi on paye une taxe professionnelle pour avoir le 
                            droit de travailler , il y a les contrôles de l’ Urssaf , des fois les douanes . 

                            Un vrai métier sympa .

                            Laissez tomber vos métiers  difficiles  et faites les marchés . 

                            Rocla : 35 ans de marchés foires etc . 



                            • mac 4 juin 2015 22:07

                              @roclA
                              Les profs sont à peu près 800000 en France et sont loin de constituer un milieu homogène.
                              Certains émargent à 1500 euros pendant que d’autres (plus rares) dépassent allègrement les 4000.
                              Vous avez des sur-endettés et d’autres (beaucoup moins nombreux) qui payent l’ISF soit parce qu’ils ont une fortune personnelle soit parce qu’ils on réussit à monter une activité annexe qui les rémunère correctement (écrire un best seller par exemple...).
                              Sur le plan politique vous pouvez également passer de l’extrême gauche à l’extrême droite.
                              Il faut donc arrêter avec l’image d’épinal du prof syndicaliste gauchiste et barbu. Les temps ont changés et les profs aussi mais Rocla semble encore sur de vieux schémas, à moins qu’il ne règle ses comptes...


                            • rocla+ rocla+ 4 juin 2015 20:51

                              Et le truc vraiment sympa , c ’est que si vous êtes nul , vous vous en apercevez 

                              de suite . Pas de zozeille , pas de chom’du rien . 

                              • rosemar rosemar 4 juin 2015 22:11

                                Le problème est là sous les yeux de tous : il y a une véritable pénurie de professeurs, on n’arrive plus à recruter des profs de lettres, de maths...


                                C’est une réalité : si on ne trouve plus d’enseignants pour former les élèves et les encadrer, comment feront les parents ? Quelle est la solution ? Cela passe par une vraie revalorisation de ce métier, par une prise de conscience de chacun...

                                • rocla+ rocla+ 4 juin 2015 22:26

                                  Faut fermer les écoles et ouvrir des trucs où on deviendrait moins cons .


                                  Regardez les Enarques , droit dans le mur ils nous mènent . 

                                  Un cantonnier est moins bête qu’ un ennemi de la Finance .

                                  • rosemar rosemar 4 juin 2015 22:35

                                    Mais les écoles ferment déjà, un peu partout, et certains maires et parents se battent pour les maintenir... c’est déjà une réalité...


                                    • baron 4 juin 2015 23:06

                                      La vérité est cachée et elle est bien pire que ce quidam moyen peut imaginer.Je commence par les profs. D’une façon génerale ils jouent les tartuffes, il y a plusieurs raisons à cela.Premièrement il leur faut conserver la foi dans ce qu’ils font, si ils regardent en face ce qui arrivent, c’est la dépression qui guettentIl y a la possibilité de démissionner mais c’est jeter parnlanfenètres des années d’investissement. Il est possible de s’en fiche complétement et de devenir des éxecutants aux ordres en essayant de ne rien savoir.Une autre possibilité existe, cela consiste à s’autoformer sur les sciences cognitives et de mettre ses nouvelles méthodes en pratiques.Pour ceux qui font cela, les problèmes vont commencer à arriver, dans la mesure ou vous ferez passer les résultats réels en premier, les cours seront beaucoup plus vivants, des gamins mals structurés dans,leur petite enfance vont considérer cela comme une faille,. Vous serez alors devant des classes plus bruyantes puisque qu’il faut que le court se passe dans un registre plus émotionnel.Il faudra bien évidement remettre à leur place de plus en plus durement, tout les gamins qui vont commencer remettre en question les connaissances académiques et votre autorité.Il faudra a la fois leur demander d’utiliser leur propre intelligence, plutot que d’appliquer des recettes prêtes à l’emploi qui ne nécessitent pas ou peu de réflexion.Il faudra aussi obliger la construction de phrases complètes et parfaitement rédigées en bon français dans les travaux demandés. Il faudra systématiquement remettre l’enfant à sa place véritable, c’est a dire celle d’un ignorant qui a tout à apprendre en faisant des efforts pour cela. Il faudra exiger de faire travailler la mémoire plutôt que de faire mémoriser à court terme par des moyens indirect plus ludique.Mais en agissant ainsi, vous aurez une classe plus bruyante, le hierarchie fera pression sur vous.Il vous faudra exiger des élèves, hors les directions et les ne veulent pas d’autorité. Il faudra noter de façon juste, la direction n’aimera pas du tout et fera pression sur vous pour que vous montiez sans cesse les notes, Du coté des parents, vous serez contestés et ferez l’objet de délation et de tentatives de destabilisation par le dénigrement de votre façon de faire, vos propos seront déformés pour rendre les protestations plus légitimes.Au final, une partie des jeunes considera comme normal de ne pas vous suivre dans une démarche plus difficile, puisqu’il se sait soutenu et que cela est plus confortable et moins faiguant.Vous pairez cela, chef d’établissement vous fera un emploi du temps pourri, il vous supprimera vos heures sups, votre fonction de prof principal, et lors d’inspection fera de vous un tableau désastreux pour vous mettre au pas.


                                      • baron 4 juin 2015 23:16

                                        La vérité est cachée et elle est bien pire que ce quidam moyen peut imaginer.Je commence par les profs. 

                                        D’une façon génerale ils jouent les tartuffes, il y a plusieurs raisons à cela.
                                        Premièrement il leur faut conserver la foi dans ce qu’ils font, si ils regardent en face ce qui arrivent, c’est la dépression qui guette
                                        Il y a la possibilité de démissionner mais c’est jeter par la fenètredes années d’investissement. 
                                        Il est possible de s’en fiche complétement et de devenir des éxecutants aux ordres en essayant de ne rien voir.
                                        Une autre possibilité existe, cela consiste à s’autoformer sur les sciences cognitives et de mettre ses nouvelles méthodes en pratiques.
                                        Pour ceux qui font cela, les problèmes vont commencer à arriver.
                                        Dans la mesure ou vous ferez passer les résultats réels en premier, les cours seront beaucoup plus vivants, des gamins mals structurés dans,leur petite enfance vont considérer cela comme une faille,. 
                                        Vous serez alors devant des classes plus bruyantes puisque qu’il faut que le court se passe dans un registre plus émotionnel.
                                        Il faudra bien évidement remettre à leur place de plus en plus durement, tout les gamins qui vont commencer remettre en question jusqu’aux connaissances académiques et votre autorité.
                                        Il faudra a la fois leur demander d’utiliser leur propre intelligence, plutot que d’appliquer des recettes prêtes à l’emploi qui ne nécessitent pas ou peu de réflexion.
                                        Il faudra aussi obliger la construction de phrases complètes et parfaitement rédigées en bon français dans les travaux demandés. Il faudra systématiquement remettre l’enfant à sa place véritable, c’est a dire celle d’un ignorant qui a tout à apprendre en faisant des efforts pour cela. 
                                        Il faudra exiger de faire travailler la mémoire plutôt que de faire mémoriser à court terme par des moyens indirect plus ludique.
                                        Mais en agissant ainsi, vous aurez une classe plus bruyante, le hierarchie fera pression sur vous, car pour eux ce qui compte c’est silence en classe,,peu importe si les enfants dorment les yeux ouverts.
                                        Il vous faudra exiger des élèves, hors les directions et les parents veulent pas d’autorité encore moins connaitre la réalité du niveau de leurs enfants..
                                         Il faudra noter de façon juste, la direction n’aimera pas du tout et fera pression sur vous pour que vous montiez sans cesse les notes.
                                        Seuls, comptent les résultats aux examens, peu importe que les bases minimun ne soient pas maitrisée
                                        Un bon bachotage et quelques recettes répétées a longeur de journées feront l’affaire pour donner l’illusion que les savoirs sont maîtrisés et que l’intelligence est développée correctement.
                                        Du coté des parents, vous serez contestés et ferez l’objet de délation et de tentatives de destabilisation par le dénigrement de votre façon de faire, vos propos seront déformés pour rendre les protestations plus légitimes.
                                        Au final, une partie des jeunes considera comme normal de ne pas vous suivre dans une démarche plus difficile, puisqu’il se sait soutenu et que cela est plus confortable et moins fatiguant.
                                        Ils agiront pour que vous cessiez de les faire travailler et ils y arriveront aidés par des adultes bienveillants.
                                        Vous paierez pour avoir innové , le chef d’établissement vous fera un emploi du temps pourri, il vous supprimera vos heures sups, votre fonction de prof principal, et lors d’inspection fera de vous un tableau désastreux pour vous mettre au pas.
                                        Comme vous le voyez le prof le plus motivé, même si ses compétences sont indiscutables ne pourra pas aider ses élèves à atteindre le meilleur niveau possible. 
                                        Il sera simplement malheureux de ne rien pouvoir faire pour que ses élèves réusissent réellement et puissent adevenir des personnes cultivées capable d’utiliser toutes les ressources denleur cerveaux

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