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Accueil du site > Actualités > Société > Le couple est-il un lieu de plaisir ?

Le couple est-il un lieu de plaisir ?

Quand on entend parler du couple, les mots les plus souvent employés font référence au bonheur conjugal, à l’harmonie, à la complicité. Construire quelque chose ensemble est aussi souvent cité. En ce qui concerne le plaisir, en dehors de son aspect purement sexuel quelquefois « toujours renouvelé » pour certains, le terme ne revient pas très souvent dans les conversations. Cela voudrait-il dire que le plaisir ne serait pas la préoccupation principale des couples ? On peut en douter en lisant le courrier du cœur, les romans pour midinettes, les interventions des psychologues à la télévision et les résultats des sondages d’opinion. Cependant, on doit se préoccuper de temps à autre des performances au lit pour donner l’impression d’être moderne et ne pas se considérer comme anormal. Le plaisir de la découverte des corps concerne uniquement la période initiale de la séduction. Les attitudes torrides, la passion c’est bon pour le début, au risque de se consumer trop vite. Ensuite arrivent les enfants, la création du patrimoine, l’image de marque d’une famille unie ne laissant guère de place à la fantaisie. A-t-on encore le courage ou la volonté d’offrir des fleurs ou de dire tout simplement je t’aime quand on doit téléphoner trois fois au plombier pour qu’il vienne réparer une fuite ou que l’on est obligé de se battre avec les artisans pour qu’ils présentent un devis réaliste pour une porte de garage ? La vie quotidienne est le mouroir des sentiments.

Et puis, ne parle t’on pas de paix des ménages, comme si le but suprême de la vie à deux était d’éviter la guerre. Les bourgeois du XIXème siècle, l’avait fort bien compris en épousant des présumées vierges dotées qui sorties du couvent leur feraient un héritier si possible mâle et les laisseraient ensuite courir la gueuse sans protestations, assumant ce qu’on appelait alors le devoir conjugal avec un minimum de fantaisie dans la prestation. Le plaisir (et les sérieux ennuis), ils allaient le chercher dans les bras des courtisanes et de demi-mondaines, jamais dans ceux de leurs épouses légitimes.

Le couple idéal est un lieu d’harmonie, de compréhension mutuelle et d’échange, nous disent les sages du petit écran et de la presse hebdomadaire. Le couple est aussi l’occasion de se montrer attentif, attentionné et solidaire en faisant semblant d’être encore amoureux. Les couples passionnels ne durent pas, ils se déchirent très vite car l’amour excessif est incompatible avec la sérénité et la durée. Aimer intensément, c’est avant tout apprendre à souffrir et connaître la peur de l’abandon. Les romantiques l’ont seriné tout au long de leurs poèmes, de leurs romans et de leurs compositions musicales. L’amour est angoisse, crainte et souffrance, uniquement compensées partiellement par la présence de l’autre quand il est de bonne humeur et par la copulation. Les gens heureux en ménage sont le plus souvent sans imagination et se satisfont de petits plaisirs centristes et normatifs qui n’entraînent aucune tempête fût-elle dans un verre d’eau. Si le jouisseur emmagasine les photos plus ou moins dénudées de ses maîtresses dans son téléphone, l’homme heureux en couple admire de manière bovine une photo encadrée avec sa femme et ses gosses qu’il a ostensiblement placé sur son bureau à la vue de ses collègues. Chez lui, souvent sur injonction de son épouse, il accrochera un grand cliché de son mariage au dessus du lit conjugal et d’autres de ses charmants bambins dans des petits cadres sur les murs du salon. C’est dur de ne pas tomber dans la niaiserie lénifiante, mais possible à condition de vouloir garder sa dignité.

Le couple et la famille :

Le couple est ce qui se fait de mieux pour être heureux à deux quand tout ce passe bien, c'est-à-dire très rarement pour ne pas dire de façon exceptionnelle. Routine, dépendance, chantage affectif, repli sur une structure sécurisante, désir de paternité, de maternité, les enfants et leur scolarité, tradition, peur de l’extérieur, manque d’imagination, peur de ses pulsions voila ce qui résume le mieux le couple. Les amoureux qui se bécotent sur les bancs publics de Georges Brassens, après le court émoi où ils se croient seuls au monde, se mettent rapidement à rêver de papiers peints à fleurs ou à rayures et de prénoms ridicules pour les enfants qu’ils veulent avoir. Plus question d’aller à la chasse aux papillons, de s’éclater au lit conjugal et de faire rimer amour avec toujours passés les premiers mois d’idylle. L’enfant est l’aboutissement du couple, entend-on le plus souvent. La reproduction est le but ultime du mariage selon la vision des trois monothéismes. La femme qui recevait sans sourciller les copains de son mari et les laissait stoïquement fumer cigarettes et pétards, boire toute la nuit en faisant du boucan et même participait activement à la fête, bien souvent ne le supporte plus après l’arrivée du premier enfant. Elle devient subitement une lionne dans sa tanière qui ne veut pas qu’on dérange ses petits et qui est prête à montrer les griffes et les crocs si l’on vient troubler la quiétude de son antre familiale. Plus question de soirée festive qui s’éternise et celui qui arrive à minuit avec une bouteille de Montrachet se fait vertement rembarrer, même si lui aussi travaille le lendemain. La femme dorénavant veut défendre bec et ongles son petit bonheur étriqué quitte à faire le vide autour de son mari.

Par contre, peu nombreux sont les couples qui osent avouer qu’ils peuvent très bien vivre sans enfants. Cette profession de foi est rare parmi les hommes, elle est exceptionnelle pour les femmes. Or, quel est celui qui dans un moment de découragement face à sa progéniture braillarde, désobéissante, coûteuse et ingrate n’a pas un instant regretté de ne pas avoir épousé une femme stérile au-delà de toute possibilité thérapeutique ! L’enfant fait partie intégrante de la composante narcissique du prolongement de soi par le biais de la descendance. Celui qui refuse de se reproduire fait figure de dangereux individu, voulant mettre en danger l’équilibre de la société. Ne pas se reproduire dénote d’un comportement antisocial, alors que se lancer dans une famille nombreuse traduit un égoïsme qui ne tient pas compte des besoins de la planète et de ses capacités de se régénérer.

Le couple et la famille rassurent devant l’inconnu et le monde extérieur potentiellement hostile, ils empêchent de s’installer la crainte de se retrouver seul et de se laisser aller à ses pulsions, ses névroses et ses angoisses. De fait, le couple et la famille ne font que déplacer les problèmes et remplacer les causes de mal-être par d’autres, toutes aussi déstructurantes et déstabilisantes. L’image du pater familias est désormais battue en brèche, mais au lieu d’harmoniser les rapports entre les sexes, c’est l’angoisse de castration du mâle occidental face au féminisme qui s’est installée. Désormais la femme doit faire face le plus souvent seule à des difficultés matérielles qu’elle n’avait pas quand elle était mère au foyer ou femme entretenue, du moins quand l’homme assumait matériellement ce qu’il considérait comme un devoir. Et les familles recomposées pour ne pas dire décomposées étant de plus en plus fréquentes, la femme se retrouve finalement plus souvent en situation de précarité plus ou moins prise en charge par les services sociaux. Quand elle ne l’est pas du fait d’une meilleure rémunération, elle est tiraillée par des obligations d’horaires et d’emploi du temps qui ne lui laissent guère le temps de souffler. Certains y ont vu un progrès.

La famille est capable de rendre heureux les individus peu imaginatifs, formatés par la routine et l’imitation. Pour être heureux en famille il faut privilégier la stabilité affective et mettre en veilleuse les émotions trop fortes. Il faut aussi viser à une harmonie éducative de la progéniture, cela ne laisse que fort peu de place à la fantaisie et aux débordements. Le bonheur familial s’identifie à une quiétude mollassonne dans un milieu apaisé et il aspire à une retraite décente si possible en bonne santé et encore à deux malgré les rhumatismes et les affections invalidantes. Celui qui trop naïf, croyait qu’en se mariant, il aurait une épouse obéissante qui satisferait tous ses désirs sans le contrarier le moins du monde, va vite déchanter. Une fois installé dans le mariage, son unique ambition sera de ne pas obéir en permanence à son épouse. La jeune timide soumise qui approuvait avec admiration toutes les initiatives de « son homme » cachait bien son jeu et une fois passée devant le Maire, elle a fait très vite remarquer que c’est elle qui avait désormais droit à la parole et à la décision. Mais, à de rares exceptions, (les optimistes et les aveugles peuvent cependant vous citer un nombre impressionnant d’exemples édifiants), le couple qui perdure est surtout un lieu d’affrontement, de mensonges, de bassesses, de cachotteries et de mesquineries. Chez certains, au fil des ans, s’installe une haine réciproque qui au lieu d’aboutir à une rupture, crée paradoxalement un ciment indestructible qui rend toute séparation impossible tant la dépendance vis-à-vis de la haine de l’autre est devenue indispensable si ce n’est consubstantielle du couple. Inutile de dire que la sexualité a habituellement disparu chez ces couples qui font le plus souvent chambre à part. La dévalorisation permanente de l’autre n’amène guère aux rapprochements érotiques. Mais parmi ceux qui ne vivent pas à couteaux tirés, le couple est l’ultime remède contre la solitude avant de passer au chien, au canari et à la plante verte.

La routine rassure, car la passion amène plus de contraintes et de désagrément que de satisfaction. Etre heureux en famille ou en couple, tient avant tout de l’aveuglement, de la mise sous le boisseau de ses rêves et de son imagination. Le courage pour un homme est le plus souvent de fuir pour éviter l’affrontement, car il sait qu’au moindre accrochage, la société lui donnera tort même s’il n’a pas été violent. Orelsan, le rappeur de Caen, aurait mieux fait de lire Michel Onfray plutôt que de crier son amertume en termes un peu verts quand il s’est retrouvé trompé et humilié. Féministes et bien pensants lui sont tombés indignés sur le poil, alors que tout homme abusé a pensé au moins une fois les pires horreurs sur son ex-compagne avant de se calmer, surtout s’il avait trop bu pour apaiser sa douleur. Le grand Nietzsche, malgré les hauteurs qu’il prétendait atteindre n’a pu s’empêcher de traiter Lou Salomé de « petit singe décharné, sale et nauséabond » dans sa correspondance quand il fut éconduit. Tout le monde ne peut pas chanter, ne me quitte pas, tout en sachant que cela sera vain. Par contre, les grands chagrins d’amour peuvent être partiellement consolés dans des bras mercenaires, le temps, sinon d’oublier, du moins de se calmer. Le Milord d’Edith Piaf a bien de la chance de trouver une fille du port, une ombre de la rue pour l’aider à remonter la pente même s’il ne se sent pas vraiment mieux après.

Mais ce qui cimente le couple on ne peut que le répéter, c’est l’enfant. Aimer ses enfants, éprouver du plaisir en leur compagne et leur trouver des qualités tient avant tout du mimétisme et du narcissisme. Chaque être doué d’un minimum d’intelligence et de connaissances statistiques a l’intuition que sa probabilité d’engendrer un nouvel Einstein, Robert Redford, Louise Michel ou Catherine Deneuve est incommensurablement faible. Sans aller jusqu’à espérer la célébrité médiatique pour ses rejetons, il sait instinctivement qu’il a de forte chance de donner naissance à une progéniture se classant dans la moyenne de l’intelligence, de la beauté ou de quelle qu’autre qualité qu’il puisse imaginer. Or, quel est le père et surtout la mère qui soit capable de regarder ses enfants avec lucidité sans a priori favorable ? Infiniment peu en réalité, car cela remettrait en cause des certitudes et pourrait déstabiliser psychologiquement le couple et mettre en danger l’équilibre de l’enfant. On aime ses enfants et on se sent bien avec eux d’abord parce quasiment tout le monde le dit au point d’en faire un leitmotiv. L’inflation de déclarations positives vis-à-vis de la descendance parmi les gens classés parmi les normaux est telle que leur parole prend valeur d’axiome. « Les gens autour de moi disent aimer leurs gosses, j’en ai, donc il est normal que je les aime ». Deuxième axiome, « comme je les aime, ils sont forcément, beaux et intelligents ». Ceux qui sont moches, adipeux, stupides, et bien, on les aime quand même parce qu’il le faut bien. Le quand même est un aveu a minima de leurs défauts, mais un aveu indéniable ! Il s’installe une vérité a posteriori par le biais du mimétisme des clichés rassurants que beaucoup prennent de façon erronée pour des sentiments. On se ment à soi-même pour s’assurer le bonheur et pour refuser de voir les inconvénients. Ce qui pourrait être regardé comme de l’hypocrisie est en fait une réaction de protection contre la déstabilisation mentale pouvant mener à la folie si l’on admettait facilement ses enfants comme laids, stupides, ridicules et infects, or, ils le sont quelquefois. Tout le monde n’engendre pas un petit Mozart, cela dit, ce n’est pas une justification pour l’assassiner. Autre interrogation, « Si je ne les aime pas, je suis un monstre ou un fou ! ». Tel est le raisonnement de l’immense majorité des parents. Pour être heureux, il ne faut pas faire preuve d’originalité ou d’un excès de réflexion, il faut se laisser porter par la routine et les lieux communs. Il faut se livrer à la vague émotionnelle consensuelle et se laisser aller au narcissisme qui rassure, même si cela doit être fait au dépend du développement de l’enfant devenu projection d’un avenir que l’on n’a pas eu soi-même. Si l’on s’en remet uniquement à la raison, il n’existe logiquement pas plus de probabilité d’aimer ses enfants que d’apprécier un voisin ou un collègue de bureau. S’il parait tout à fait évident que parmi cent employés dans une entreprise ou cent locataires dans un immeuble, il n’y en ait qu’un ou deux qui puissent vous intéresser, il devrait en être de même avec les enfants, car peu nombreux sont ceux qui donnent naissance à des individus dignes d’intérêt. Statistiquement parlant, on a plus de probabilité de mettre au monde un enfant banal qu’un petit génie. C’est d’ailleurs ce que l’on constate avec ceux des autres, en les regardant sans parti pris, ils ont le plus souvent l’air particulièrement quelconque, pour ne pas dire médiocres et désagréables. Car à moins d’être une femme en extase devant chaque bambin, pour les gens normalement constitués, la majorité des gamins d’autrui est totalement sans intérêt, voire ridicule et agaçante. Il faudrait avoir le bon sens de se dire qu’il est tout à fait naturel que ses enfants n’entraînent que de l’indifférence ou de l’irritation chez ceux qui n’ont aucun lien familial avec eux. Chaque père, chaque mère devrait pouvoir regarder ses gamins avec l’œil de ses voisins, mais, dans l’éventualité où l’on en soit capable, cela serait tellement perturbant et l’on en éprouverait un tel malaise, qu’il serait difficile de s’en remettre. Si l’on peut parler de nature en ce qui concerne l’instinct maternel, alors la nature fait bien les choses en créant un leurre contre raison qui permet l’acceptation et la vision positive de l’enfant. Ainsi, les femmes violées qui donnent naissance à un enfant arrivent à éprouver des sentiments pour celui-ci, alors que la logique devrait les inciter au rejet sinon à la haine. Sans cela, l’éducation de tels enfants serait impossible sans négligences ou carences affectives. L’amour des parents pour leurs enfants est donc une illusion nécessaire qui s’amplifie en s’auto-entretenant, pour maintenir en état de marche la cellule familiale dans l’intérêt éducatif de la progéniture.

Qui n’a été interrompu au moment crucial par un nourrisson braillard ou un gamin qui a fait un cauchemar alors qu’il était en pleine copulation ? Qui n’a pas pesté un week-end, tiré d’une grasse matinée prometteuse, parce qu’il fallait se lever aux aurores pour emmener le plus grand à un stage ou à une randonnée organisée par le collège ? Et quand on est responsable et non fortuné avec un emploi du temps chargé, il devient impératif de faire des choix et de privilégier les besoins et les plaisirs de l’enfant au lieu de partir seul en vacances aux Caraïbes, se payer le dernier gadget qui faisait envie. Il faut hélas perdre son temps précieux à surveiller les devoirs, s’extasier devant les dessins atroces que les gosses produisent en bas âge et les accrocher au mur ou sur le réfrigérateur avec une ostentation feinte ou encore s’ennuyer à en mourir aux réunions de parents d’élèves où les autres géniteurs ont des têtes d’abrutis qu’on aurait envie de gifler dès qu’ils ouvrent le bec. La parentalité est une école du renoncement et de la frustration de ses désirs élémentaires. L’enfant nécessite des sacrifices et impose des choix qui ne vont pas du tout dans le sens de la satisfaction des plaisirs individuels. En prendre conscience ne veut pas dire renoncer à s’en occuper, c’est ce qu’on appelle la responsabilité. L’enfant, la chair de notre chair, le sang de notre sang est hélas souvent celui qui limite et freine l’expression de nos désirs immédiats. C’est cela aussi, la procréation responsable.

La fidélité dans le couple

La fidélité est une notion qui s’est installée au fil de l’évolution des civilisations pour garantir aux mâles la certitude de leur paternité. Il en fut de même pour la mise des bâtards au ban de la société. La fidélité est indissociable de la transmission du patrimoine, car à quoi bon avoir des héritiers, si l’on n’est pas sûr qu’ils soient génétiquement vos enfants ! Contrairement à ce que l’on pourrait penser quand on manque de vocabulaire, un père putatif n’est pas celui qui fréquente les prostituées, loin de là. La jalousie est avant tout un sentiment créé par la peur de perdre un bien. L’adultère n’est jamais ressenti de façon agréable quand il est subi, mais son image a évolué dans la société occidentale vers une plus grande considération des droits de la femme. Madame Bovary se tirerait nettement mieux d’affaire, même dans une sous-préfecture de nos jours. Jadis, des épouses trompaient aussi leurs maris, mais elles le faisaient dans la discrétion, au risque de leur tête, telles les femmes d’Henry VIII ou de la répudiation et de l’opprobre. Les hommes avaient des maîtresses et fréquentaient des filles de joies, les bourgeois troussaient les bonnes et en dehors des prêtres et de quelques moralistes, personne n’y voyait à mal tant que cette propension n’entraînait pas des dépenses excessives menaçant le patrimoine. Seule la prodigalité était condamnable car elle mettait en danger le capital. De nos jours, la fidélité est encore possible dans le couple à condition d’être réciproque et protégée par des garde-fous comportementaux. Sinon, s’installe le doute, la jalousie, l’espionite qui débouchent rapidement sur la perte de confiance. Combien se prennent un amant ou une maîtresse non par attrait physique mais par peur du ridicule d’être cocu le premier. On supporte plus facilement d’être trompé quand on a commencé soi-même. L’infidélité est une solution pour le couple et peut paradoxalement l’aider à durer à condition d’être dissimulée et non étalée au grand jour et que chaque membre du ménage ait l’intelligence de ne pas être trop inquisiteur et suspicieux, ne pas trop chercher à savoir et se satisfaire de la présence de l’autre quand il est présent. L’emploi du temps influe aussi grandement sur les possibilités d’adultère. Il est certain qu’un couple de charcutiers ou de pharmaciens mutualistes qui part tous les matins ensemble ouvrir la boutique et rentre à la maison à la fermeture pour y faire la comptabilité aura peu d’occasions d’aller voir ailleurs si les étreintes sont meilleures. Quand on a un travail à horaires fixes et connus du conjoint, l’adultère devient alors un exercice digne du jeu de go, il faut se faire un territoire et placer ses pions et surtout savoir inventer des mensonges et anticiper ses coups. La moindre étourderie ou erreur de stratégie se paie cash. Le mensonge par omission protège la viabilité du couple, car la sincérité fait mal quoiqu’en disent la plupart des gens. Elle n’est utile qu’en cas de rupture et de divorce, sauf si la dissimulation autorise des bénéfices ou des avantages financiers ou permet la garde des enfants. Mais l’adultère reproduit bien souvent un couple bis, avec les mêmes poncifs et les mêmes mesquineries.

Quand il a simplement envie de baiser, l’homme n’est guère plus qu’un vulgaire canidé en rut. Par contre, quand il est amoureux, il perd tout sens commun, qu’il soit académicien, ouvrier, paysan ou malheureusement pour lui chef de gare si l’on en croit la chanson. Le sentiment amoureux n’est pas une question d’intelligence, mais de sensibilité qui transforme l’esprit le plus clairvoyant en pitoyable loque quand les choses commencent à mal tourner. La plupart du temps, l’homme amoureux se conduit comme un imbécile ; c’est même à cela qu’on le reconnaît. Aimer c’est avant tout se comporter comme le pire des crétins, mais c’est tellement agréable, du moins au début, avant que les ennuis commencent.

La femme a plutôt les pieds sur terre, en dehors de quelques naïves midinettes qui croient encore au prince charmant. La femme est bien souvent plus pragmatique, plus terre-à-terre, en un mot plus mature et arrive plus facilement à rompre et à passer à autre chose, même si les tentatives de suicide (non suivies d’issue fatale), pour motif de rupture sont plus fréquentes chez elle. D’ailleurs près des deux tiers des divorces en France sont désormais demandées à l’initiative de l’épouse. La femme est plus raisonnable, certains esprits amers diront calculatrice dans ses amours, elle voit très rapidement les défauts de son homme, elle sent voir venir l’adultère avec la sagacité d’une détective digne d’Agatha Christie, alors que l’homme est le plus souvent aveugle devant l’évidence même. En terme cru, l’homme a très souvent l’air d’un con quand il est amoureux, il devient minable, pitoyable, souffreteux et totalement déplorable quand il est déçu ou trompé. Jacques Brel a chanté l’amour et ses déceptions avec un tel brio que cela donne envie de se flinguer après avoir bu le calice de l’amour jusqu’à l’hallali.

Dans un couple, les désirs, les fantasmes, il vaudrait mieux les garder pour soi ou les assouvir en cachette à l’abri du regard de son conjoint, que l’on soit un homme ou une femme. Les déboires de la Princesse de Clèves ont commencé bien avant que Nicolas Sarkozy ne s’acharne sur elle. Ils ont débuté le jour où elle a eu l’idée saugrenue de parler de ses sentiments et de ses émotions à son mari. Si elle avait su se taire, elle aurait eu le choix de repousser les avances du godelureau qui la reluquait ou de se le prendre comme amant en toute discrétion tout en continuant à copuler conjugalement. En matière d’adultère, moins les protagonistes en disent et mieux ils se portent. Le mutisme et la discrétion protègent le couple ; quand on trompe son conjoint le silence n’est pas d’or mais de diamant ou de platine. Bien-sûr, il n’y aurait pas eu de roman édifiant, mais une situation bien plus réaliste où les protagonistes composent et sont obligés au mensonge et à la dissimulation pour vivre leur vie sans trop d’inconvénient. Mentir est salutaire quand il y va de sa tranquillité ; pécher par omission est une faute bien vénielle, on appelle cela, éluder. Madame de Lafayette, par contre ne dit pas si la Princesse de Clèves avait ou non des orgasmes avec son mari, ce qui peut tout changer aux mécanismes de l’intrigue, car si l’époux était un piètre baiseur, les atermoiements de la Princesse sont incompréhensibles. L’homme trompé qui en a conscience est malheureux, mais il est moins ridicule que le cocu qui s’ignore. Ceux qui baisent en éprouvent du plaisir, ceux qui aiment doivent accepter la souffrance.


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43 réactions à cet article    


  • devphil30 devphil30 26 décembre 2011 10:15

    Tout a fait d’accord ...


    On sent l’expérience de la vie et aussi peut être un peu de vécu .....

    Merci Georges Yang pour cette analyse 

    Philippe 

    • Georges Yang 26 décembre 2011 10:24

      Pour ceux qui trouvent l’article excessif, je dis (re)lisez Vipère au poing et le Matrimoine, sinon, observez autour de vous


    • velosolex velosolex 26 décembre 2011 18:30

      Suite de lieux commun enfilés comme des mauvaises perles sur un collier.

       Pour ceux à qui ça ne plait pas, prière d’aller voir du coté de « vipère au poing » et du « matrimoine » , nous dit l’auteur

      Deux romans bien datés, et tout aussi caricaturaux que ces lieux communs.

      Diantre de salcoche !
      Me voilà revenu à mon point de départ.
      Mais c’est bien connu, les colliers, ça tourne en rond !


    • Georges Yang 26 décembre 2011 18:49

      Velosolex Regardez autour de vous, et vous vous direz que j’ai été indulgent dans ma critique


    • Abou Antoun Abou Antoun 26 décembre 2011 10:21

      Le mariage est bien lié à la propriété et à la transmission du ’patrimoine’.
      Dans les sociétés primitives les mâles dominants s’attribuent d’autorité les femelles. En cas de contestation il y a castagne et éventuellement remise à l’heure des pendules. C’est le divorce à la mode primate à coup de poings et de dents.
      Le mariage ’noble’ (transmission de titres et de terres) puis le mariage ’bourgeois’ (transmissions de biens) sont les modèles du genre, les mariages du petit peuple essayant d’en imiter l’esprit même s’il n’y a à transmettre que des meubles en formica et une petite Renault hors d’âge.
      Les aristos ne s’embarrassent pas de principes ; une fois le boulot fait, la descendance assurée, monsieur vit sa vie et ne regarde beaucoup plus la génitrice de ses enfants, madame peut en faire autant si elle sait se montrer discrète.


      • Mor Aucon Mor Aucon 26 décembre 2011 19:19

        « Le mariage ’noble’ (transmission de titres et de terres) puis le mariage ’bourgeois’ (transmissions de biens) sont les modèles du genre, les mariages du petit peuple essayant d’en imiter l’esprit même s’il n’y a à transmettre que des meubles en formica et une petite Renault hors d’âge. »

        Et la photo de la pièce montée... et la robe de mariée dont héritera la fille, puces, mites et taches de tout comprises... et la belle photo du lendemain de la nuit de noces où Maman est debout alors que Papa est assis ( énigme dévoilée, il y a longtemps, par un philosophe banlieusard ) ? Vous êtes un briseur de rêves et vous ne l’emporterez pas au paradis. Ça au moins, c’est sûr de chez certain.


      • Georges Yang 26 décembre 2011 19:23

        Les fêtes de mariage sont des monuments de connerie humaine, le plus optimiste doit penser au divorce quand il voit une bande de cons faire la danse des canards Il faudrait se marier clandestinement pour passer à côté du ridicule


      • Abou Antoun Abou Antoun 26 décembre 2011 19:41

        le plus optimiste doit penser au divorce
        Eh oui, le mariage reste de loin la première cause de divorce.


      • Georges Yang 26 décembre 2011 19:52

        Je voulais dire que face à une fête minable et ridicule, même en étant fou amoureux, on a tellement honte d’être là, qu’on aurait presqu’envie de divorcer


      • Raymond SAMUEL paconform 26 décembre 2011 11:30

        remarquable promotion de tout ce qu’il y a de pire chez certains humains dont le nombre est, hélas, en augmentation constante, notamment grâce à la promotion, la banalisation et la désinformation des ideologies dominantes bien servies par les medias.



        • Georges Yang 26 décembre 2011 11:34

          Où voyez vous dans cet article une promotion des médias ?


        • Raymond SAMUEL paconform 26 décembre 2011 13:51

          Vous prenez la fuite... 

          Mais si, les medias sont à la botte des idéologies dominantes. Et la promotions des idéologies dominantes se fait en grande partie grâce à la désinformation pratiquée ainsi par les medias (et les désabusés comme vous.
          Grâce aux une et aux autres, le verre ne sera plus à moitié vide et à moitié plein, mais définitivement vide.

        • luluberlu luluberlu 26 décembre 2011 12:05

          Canidés en rut pourquoi canidé et pas félins, bovins, la puissance de la réalisation du plaisir est cosubstencielle au vivant.


          • Krokodilo Krokodilo 26 décembre 2011 12:41

            Bien sûr il y a du vrai, mais c’est un peu le verre à moité plein ou à moitié vide, vous décrivez essentiellement la face sombre, ce qui donne souvent à vos articles une tonalité assez noire. La vie est indubitablement pleine de laideur, mais aussi pleine de beauté et de moments heureux (je trouve plus judicieux de parler de moments de bonheur que de bonheur)
            Comme le dit la chanson de Reggiani, La vieille : « la vie était une merveille »
            En somme, dans votre article il y a du Yang, mais il vous faudrait aussi un peu de Ying !


            • Georges Yang 26 décembre 2011 15:47

              Tonalité noire dites-vus ! La société est une bouse de vache dans laquelle on trouve exceptionnellement un diamant et de temps à autres quelques fausses pierres


            • velosolex velosolex 26 décembre 2011 18:33

              Je ne me permettrais pas de comparer n’importe quel mauvaise article à une bouse de vache.

              Une bouse de vache est hautement estimable.
              On y trouve au niveau biologique des richesses sans pareil, et une moisson de matières vivantes bien autrement supèrieur à ce désert aride des pierres soi-disant précieuses.

              D’ailleurs, demandez leur avis aux mouches


            • antonio 26 décembre 2011 13:55

              IL suffit de décider lucidement de ne pas être toujours lucide et , à défaut de marcher mieux, le couple claudique un peu moins mal...
              Savez-vous que la perfection n’est pas de ce monde ?


              • Loatse Loatse 26 décembre 2011 15:52
                  A méditer......


                  Puis Al-Mitra reprit la parole et demanda : « Et qu’en est-t-il du Mariage, maître ? »

                  Et il répondit en disant :

                  "Ensemble vous êtes nés, et ensemble vous vivrez à jamais.

                  Vous resterez ensemble quand les ailes blanches de la mort sèmeront vos jours à la volée.

                  Et toujours ensemble vous demeurerez, même dans la mémoire silencieuse de Dieu.

                  Mais sur votre chemin commun, créez des espaces et laissez-y danser les vents du firmament.

                  Aimez-vous l’un l’autre mais ne faites pas de l’amour une alliance qui vous enchaîne l’un l’autre :

                  Que l’amour soit plutôt une mer qui se laisse bercer entre vos âmes, de rivages en rivages.

                  Emplissez chacun la coupe de l’autre, mais ne buvez pas à une seule et même coupe.

                  Partagez votre pain, mais du même morceau ne mangez point.

                  Chantez et dansez ensemble dans la joie, mais que chacun de vous soit seul,

                  Comme chacune des cordes du luth est seule alors qu’elles frémissent toutes sur la même mélodie.

                  Offrez l’un l’autre votre coeur, mais sans en devenir le possesseur.

                  Car seule la main de la Vie peut contenir vos coeurs.

                  Et dressez-vous côte à côte, mais pas trop près :

                  Car les piliers qui soutiennent le temple se dressent séparés,

                  Et le chêne ne s’élève pas dans l’ombre du cyprès. "

                  (Khalil Gibran)


                • Paul123 26 décembre 2011 17:27

                  Il est vrai qu’un couple n’est pas un long fleuve tranquille. Mais quelle tristesse de lire votre article. Comme si l’histoire d’un couple ne se résumait qu’à ce que vous dites. Vous n’avez vraiment rien vécu d’autre ?


                  • Georges Yang 26 décembre 2011 18:00

                    1 le fait d’être lucide ne veut pas dire que l’on a rien vécu 2 J’ai écrit sur les Intouchables et ne suis pas dans un fauteuil roulant


                  • La râleuse La râleuse 26 décembre 2011 17:36

                    Bonjour Georges Yang,

                    Du temps de mes jeunes années, j’ai longtemps été effarée de constater à quel point l’apparence d’un couple pouvait être différente du couple tel qu’il était en réalité.
                    Je ne suis pas juge des autres couples et ne sait bien parler que du mien qui a été lâchement définitivement séparé de par la faute d’un compagnon qui, prenant prétexte d’une santé de plus en plus défaillante, n’a pas su résister à l’appel de la Faucheuse.
                    Mais jusqu’à cette séparation inexorable, notre union a été soudée par un lien plus fort que le mariage. Ce lien c’est la liberté que je lui ai toujours laissé parce que je n’ai jamais eu le sens de la propriété.


                    • herbe herbe 26 décembre 2011 19:40

                      Merci La râleuse !

                      Laisser la liberté et « non propriétarisation » du compagnon vous avez dit l’essentiel !

                      Un homme ou une femme n’est pas un animal domestique ...

                      Le titre de l’article est une question et si il est en effet pas très joyeux, j’aurais souhaité que certain(e)s y amène une réponse joyeuse , thèse ou anti thèse ...

                      Donc aurait-il vu juste ?

                      Des témoignages de plaisirs ?

                      En tout cas je continue à penser que Brassens lui avait tout juste dans sa« non demande en mariage » qui finit en déclaration d’amour et promesses de plaisirs éternels eux smiley

                    • Mor Aucon Mor Aucon 26 décembre 2011 17:46

                      Si vous continuez à écrire sur l’amour avec autant de cynisme, je vais m’abonner à vos articles. Bien sûr qu’il faut cracher dans la soupe de l’amour calculé et sécurisé, et sur la tombe du courtois, aussi.


                      • Georges Yang 26 décembre 2011 17:50

                        C’est Noël, c’est la crise, soyons un peu sinistre histoire d’être drôle l


                      • Krokodilo Krokodilo 26 décembre 2011 18:25

                        "L’enfant nécessite des sacrifices et impose des choix qui ne vont pas du tout dans le sens de la satisfaction des plaisirs individuels."
                        Quels plaisirs individuels ? Ceux d’aller en voyage aux Caraïbes (cité dans l’article, je crois) ou d’acheter le dernier jeu vidéo, ou de rouler en grosse bagnole ?
                        Histoire de philosopher un peu, on pourrait dire au contraire que l’essence de la vie est dans l’accomplissement de toutes ses étapes, enfance, adulte, tribu ou société, famille, vieillissement ; dans son renouvellement pour la reproduction de l’espèce. Il y a des blagues où un occidental demande le sens de la vie à un gourou, lequel n’en a manifestement pas la moindre idée ! Il y a aussi la religion, mais ce n’est pas trop ma tasse de thé. Nos sociétés plus complexes que la vie tribale offrent maintenant la possibilité de donner un sens à sa vie par un accomplissement professionnel (dont le sport). Famille, profession, humanitaire, religion, ça fait déjà pas mal de choix pour s’épanouir, pourquoi forcément critiquer ceux qui ont trouvé leur bonheur, même incertain, dans la famille ?
                        Par ailleurs, pour ce qui est des personnalités remarquables, c’est la courbe de Gauss, l’humanité n’est pas faite que de génies - qui ne sont d’ailleurs pas forcément de bonne compagnie. Si nous étions tous comme eux, ce ne seraient plus des génies, nous serions un peuple de quasi-clones !
                        Finalement, vous reprochez au diamant d’être rare, et à l’humanité d’être humaine.
                        C’est pour ça que quand on déprime, il est bon de réécouter les rares chansons optimistes et gaies, comme C’est beau la vie, de Jean Ferrat, bloquée par des abrutis au nom des droits qu’ils prétendent avoir sur un chanteur décédé et dont certains titres devraient être remboursés par la sécu. Finalement, vous avez peut-être raison, des nuisibles, il y en a beaucoup !

                        Un de mes premiers articles sur AVox faisait la recension d’un classique de la psychologie (courant positiviste, qui a inspiré ensuite nombre de gourous), Vivre, de Csikszentmihalyi, qui est un vrai antidote à la crise..


                        • Georges Yang 26 décembre 2011 18:52

                          Il faut être pessimiste, on a alors quelquefois de bonnes surprises


                        • Krokodilo Krokodilo 27 décembre 2011 10:38

                          Le pessimisme est d’humeur, l’optimisme est de volonté. (Alain.)


                        • Georges Yang 27 décembre 2011 10:39

                          Je ne suis pas un zélateur d’Alain


                        • Deneb Deneb 27 décembre 2011 10:40

                          krokodillo : je ne la connaissais pas, bravo !


                        • redredsir 27 décembre 2011 16:40

                          "l’humanité n’est pas faite que de génies - qui ne sont d’ailleurs pas forcément de bonne compagnie. Si nous étions tous comme eux, ce ne seraient plus des génies, nous serions un peuple de quasi-clones !
                          Finalement, vous reprochez au diamant d’être rare, et à l’humanité d’être humaine."

                          C’est exactement ça,bravo ! j’aurai du lire votre texte serré plus tôt...


                        • Raymond SAMUEL paconform 26 décembre 2011 19:04

                          Beaucoup de commentateurs acceptent la déloyauté dans le couple. Ils la recommandent même. L’infidélité serait bénéfique ! Chacun de ces commentateurs, sans doute, se voit auteur mais pas victime, et puis, au nom de la liberté...mais votre liberté c’est l’absence de responsabilité. Pour exercer cette liberté là il faut vivre seul : 

                          - pas de conjoint, pas d’enfants.
                           
                          Dans votre système il n’y aurait pas de victimes, rien que des cocus consentants ! 
                          .Et pourquoi ne pensez-vous pas que le couple débouche la plupart du temps sur l’enfant ? Bien pratique de gommer les enfants ! Tant pis si ils vivent dans une famille où le climat est détestable, à défaut d’être décomposée.
                           Nous sommes tombés bien bas..
                          Il faudrait un peu remettre les pieds sur terre, svp.

                          • Georges Yang 26 décembre 2011 19:09

                            C’est la vie ! Les gens éludent, ils sont hypocrites pour avoir la paix.


                          • tchoo 26 décembre 2011 23:22

                            Mon dieu, quel enfilage de poncif, les uns derrière les autres !


                            • redredsir 27 décembre 2011 03:32

                              C’est encore un appel au secours que cet article !
                              L’auteur,magistralement blasé,ne trouve plus guère son plaisir que dans le dénigrement.
                              C’est donc oeuvre de bienfaisance que de répondre à ses S.O.S.
                              Toute humanité n’a donc pas disparu lorsque l’on souffre d’un tel complexe de supériorité car l’orgueil ne peut pas tout : la reconnaissance sociale reste une indispensable béquille...


                              • Georges Yang 27 décembre 2011 09:13

                                Si vous ne pouvez éviter la félicité bovine, téléchargez Bénabar et retournez voir les Intouchables, vous serez avec les votres


                              • redredsir 27 décembre 2011 12:55

                                Bénabar ? : mais c’est pile poil votre fond de commerce !
                                Quel aveu !
                                Mais ce qui chez lui a des allures de contemplateur-participant amusé,prend chez vous des allures de procès,et puis...lui met tout ça en musique,c’est un peu moins chiant !
                                Vous êtes le procureur suffisant d’un ordinaire duquel vous regrettez un peu tard de ne vous être pas soustrait,révélant ainsi que la routine et la conformité furent vos fidèles compagnes...

                                C’est jeune qu’il faut vivre rock’n’roll,et tâcher que ça dure...
                                Parce que l’on ne devient pas iconoclaste sur le tard,mais aigri...
                                Moi c’est Frank Zappa que j’écoute,depuis 35 ans:une passion.
                                D’ailleurs je vous le recommande,un génie musical révolutionnaire,fécond,drôle et décapant...

                                Sinon vous pourrez une autre fois et à l’identique décliner les plaisirs de la table:des fois c’est bon,des fois non,des fois ça rend malade...ça marche pareil !
                                Avec les casseroles au mur en trophées,qui brillent trop pour être dé-culottées.

                                Dans mon texte figure le mot passion ! alors j’y ajoute volontiers inconditionnelle,tant l’imperfection,la mienne,l’humaine,nous est indispensable...


                                • Georges Yang 27 décembre 2011 13:06

                                  Vous tombez mal, j’aime Zappa, mais vous, vous devez apprécier le consensuel et gnan-gnan Yannick Noah et ses messages de paix et de tolérance pour les cons


                                • redredsir 27 décembre 2011 14:11

                                  Vous dites adorer énerver les autres,moi seulement les gens comme vous.

                                  Pour ce qui est de la mièvrerie,Noah ne me semble pas une cible prioritaire.

                                  Comment voulez-vous réchauffer les tièdes avec votre eau froide ?

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