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Accueil du site > Actualités > Société > Le déclassement est à la mode

Le déclassement est à la mode

Un récent article des Echos parle du déclassement. A toutes fins utiles, rappelons de quoi il s’agit. On parle de déclassement pour une personne lorsqu’elle se retrouve, à l’âge adulte, dans une situation sociale moins favorable que celle de ses parents. Selon le journal Les Echos, ce phénomène serait passé de 18% de la population dans les années 80 à de l’ordre de 25% aujourd’hui. Si on arrondit, cela donne une augmentation de près de 30%. On imagine l’ire que pourrait déclencher dans la presse un incrément du salaire des grands patrons de 30% et on a bien vu le tollé qu’a généré la potentielle inflation de 20% des tarifs de l’électricité très récemment. Là, le journaliste se contente de dire que : Outre qu’ils considèrent que cette augmentation « reste modérée », les auteurs de l’étude notent cependant surtout que « certaines hypothèses associées à ce constat méritent d’être nuancées » : « le déclassement scolaire massif n’apparaît pas avéré », les inégalités sociales au sein d’une même génération sont plus prégnantes et « l’idée d’un déclin des classes moyennes, vraie dans certains pays, est démentie dans le cas de la France ». « La qualité moyenne des logements n’a cessé de progresser » et le niveau de vie médian a « augmenté de près de 85 % en euro constant depuis 1970 ».

 

 Manifestement, certaines augmentations de 30% sont moins « médiatiques » que d’autres et elles sont aussi considérées comme moins graves.

Par ailleurs, et je conseille à chacun de lire l’article très court des Echos sur le sujet, l’étude ne porte, en matière de déclassement, que sur le déclassement en termes d’argent ou de possessions matérielles. Ainsi, pour les auteurs de l’étude, le déclassement scolaire massif ne serait pas avéré. Arrêtons-nous là quelques instants. En réalité, ce que regardent les auteurs, ce sont les diplômes obtenus par les jeunes. Tout le monde sait que depuis les Chevènement et Jospin, on n’a cessé d’avoir un objectif de 80% d’une classe d’âge arrivant au BAC. Même si l’objectif n’est pas atteint, l’effectif national qui a aujourd’hui son BAC est supérieur à 50% et, clairement, on n’a pas la même qualité entre le BAC d’aujourd’hui et le BAC d’auparavant. Mais il y a bien pis et on peut le constater tous les jours. Ceux qui connaissent aujourd’hui leurs ancêtres qui ont 80 ans et ne sont allés à l’école que jusqu’à 12 ans, au mieux, à l’époque, peuvent constater que ceux-là écrivent dans un français impeccable et sans fautes d’orthographe, avec des phrases d’une relative complexité tout en restant intelligibles. Pour ceux qui, comme moi, lisent leurs « mails » aujourd’hui et ont affaire y compris à des BAC+5, je me demande comment on a pu en arriver là. Il y a donc, en matière d’écriture, un déclassement général qui touche presque 100% de la population.

Mais ce n’est pas fini. Récemment, un proviseur de lycée me disait qu’aujourd’hui, il doit parfois rappeler les professeurs à l’ordre quant à la tenue vestimentaire qu’ils arborent en rentrant au lycée. Le déclassement ne concerne donc pas que les connaissances mais bien aussi une attitude sociale de l’individu. Le respect de soi, le respect d’autrui, la politesse, le courage, le don de soi, la vertu, etc., voilà des qualités autrefois encensées dans notre société, mais qui semblent bien en déclin aujourd’hui et c’est notre société qui est globalement déclassée, là encore à un taux proche de 100%.

Revenons cependant sur les connaissances et surtout sur les centres d’intérêt des jeunes. Il y a maintenant longtemps, le peuple était fasciné par à la fois la littérature, la philosophie et les sciences. Les discussions entre jeunes tournaient autour de ces centres d’intérêt qui, reconnaissons-le, à eux seuls, ont fait sortir l’homme de sa nature animale. Ecoutez les discussions des jeunes aujourd’hui. Y a-t-il un embryon de discussion philosophique entre eux ? Sont-ils passionnés par la science, à l’heure de la désertion des études scientifiques dans le monde occidental globalement ? Que connaissent-ils de la littérature française et qu’en ont-ils appris à l’école ? Les livres ont été remplacés, au mieux, par les films quand ce ne sont pas les séries télévisées américaines, la science, au mieux, est remplacée par la science fiction voire les effets spéciaux des films made in Hollywood, quant à la pensée philosophique, à l’instar de la physique du début du vingtième siècle, elle a trouvé une unité de mesure, l’euro voire le dollar, la seule question existentielle des jeunes aujourd’hui étant de savoir combien ils vont gagner et comment ils vont faire pour gagner plus selon la moitié d’un adage désormais bien connu. Nous vivons donc un déclassement culturel global de notre société qui va bien au-delà du déclassement financier et de possessions dont parlent les auteurs d’une étude manifestement à courte vue.

Je terminerai ce texte en remarquant que l’ascension sociale française, à partir de la révolution industrielle, s’est faite au travers d’un « surclassement » social lié à une extraordinaire exigence intellectuelle transmise au travers de l’école et à une très haute tenue morale dans la société et à tous les niveaux. Ces caractéristiques ont précédé l’ascension monétaire et financière et je crains bien que les 30% de déclassement supplémentaires dont il était question au début du texte et qui sont par ailleurs minimisés, ne soient la prémisse d’une dégringolade qui a déjà eu lieu quant au socle de ce qui faisait notre civilisation.


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49 réactions à cet article    


  • finael finael 13 juillet 2009 13:57

    Ce ne sont pas uniquement « Les Echos » qui se font l’écho du déclassement social suite à un rapport remis à Nathalie Kosciuko-Morizet :

    http://www.strategie.gouv.fr/article.php3?id_article=1021

    Dès janvier 2006 « Le Monde » publiait un long article mettant directement en cause le système éducatif :

    http://www.lemonde.fr/societe/article/2006/01/23/declassement-quand-l-ascenseur-social-descend_733638_3224.html

    Puis ce fut le tour de l’Observatoire des inégalités en 2007

    http://www.inegalites.fr/spip.php?article648

    Il apparaît donc clairement qu’après les « lendemains qui chantent », nous sommes entrés dans l’ère des « lendemains qui déchantent ».

    La faute à l’école ?

    Elle est clairement indiquée dans « La fabrique du Crétin » de Jean-Paul Brighelli, prophète en la matière puisque son ouvrage est publié en 2005.

    Et pour quelqu’un comme moi, qui eut le privilège de faire partie des derniers élèves d’un enseignement « classique » (on dit « ringard » de nos jours"), trouver quelque interlocuteur de même culture devient un problème majeur.

    Et je vis au quotidien ce déclassement non seulement culturel, mais aussi social et financier : mon père, à la retraite, touche 10 fois mon revenu mensuel, 3 fois ce que j’ai gagné à mon plus haut niveau de cadre encadrant.


    • Eloi Eloi 14 juillet 2009 17:06

      La faute à l’école ?

      Elle est clairement indiquée dans « La fabrique du Crétin » de Jean-Paul Brighelli, prophète en la matière puisque son ouvrage est publié en 2005.

      Le changement dans l’école est-il une cause ou un conséquence ?


    • iris 16 juillet 2009 10:55

      mème culture dites vous -
      mais les jeunes ont aussi leur culture que vous ne connaissez pas-
      faites vous l’effort d’accéder à leur culture ?? bd-cinéma-chanteur-arts -écrivains etcc...


    • armand armand 13 juillet 2009 14:14

      « trouver quelque interlocuteur de même culture devient un problème majeur. »

      Bon, Finael, on devrait peut-être prendre un verre ensemble et refaire le monde (même si on n’est pas toujours d’accord - remarquez, à quoi cela sert-il de discuter avec quelqu’un qui partage rigoureusement les mêmes idées...

      Sinon, un bémol au catastrophisme : je trouve mes étudiants de 20 ans du Nord-Pas-de-Calais curieux de tout, philosophes, n’ayant pas beaucoup de références culturelles mais soucieux d’en acquérir, de bien meilleure compagnie que ceux de cinq à dix ans de plus, qui traînaient leur spleen en fac et ne se souciaient que des sorties arrosées du soir ou du week-end.


      • finael finael 13 juillet 2009 17:00

        A mon avis il est même beaucoup plus intéressant de discuter avec quelqu’un qui ne partage pas ses propres idées.

        Et je ne nie pas qu’il y ait, chez certains jeunes un « désir d’apprendre » parfois même très vif.

        C’est l’intérêt d’un ouvage comme « la fabrique du crétin » de montrer comment on ne leur fournit plus, généralement, les outils et références nécessaires (désastre des IUFM).

        Donc il ne s’agit pas pour moi de « taper sur les jeunes » qui sont, qu’on le veuille ou non, notre avenir, mais bien d’être inquiet de ce que nous leur préparons comme avenir.


      • Courrier Danemark 13 juillet 2009 14:23

        Avec un marché du travail aussi figé que le nôtre et basé sur la notion de sécurité de l’emploi, il n’est pas étonnant de constater une dégradation de la situation en termes de déclassement. D’autre part, les élites de notre pays ne sont pas non plus remplacées. Nommer Rocard et Juppé à la tête de la commission chargée de déterminer les priorités de l’emprunt national en est une parfaite illustration. Qu’on ne me dise pas qu’il n’y a pas de personnes plus jeunes et tout aussi compétentes pour s’en occuper...Tant que nous n’aurons pas traité ces deux problèmes, le déclassement continuera de faire la une des journaux.


        • savouret 13 juillet 2009 14:48

          je trouve que votre article a trop tendance à idéaliser le passé et à l’inverse à dramatiser l ’état actuel de notre société.
          tout d ’abord, pensez vous vraiment que la majorité des jeunes d ’autrefois étaient a ce point fascinés par les centres d ’interet « intellectuels » ?

          je pense que cela était certes le cas pour la minorité de privilégiés qui étaient scolarisés au lycée, et j ’en conviens les lycéens d ’antan étaient probablement plus avides de savoir que les lycéens contemporains qui quant à eux sont nettement trop impregnés d ’une visions utilitariste des études.

          cependant, il convient de rappeller qu ’il y a encore une trentaine d ’années , les jeunes qui accédaient au grade de bachelier demeuraient nettement minoritaires,donc logiquement ,sachant qu’il y a deux fois plus de bacheliers aujourd’hui, il est inéluctable que le leur niveau moyen se soit affaibli.

          ensuite, vous dites que pour les jeunes d’aujourd’hui , la seule préoccupation légitime est l salaire qu’ils vont percevoir, je le déplore tout autant que vous, mais il me semble nécessaire de rappeler que cette primauté excessive conférée à l’argent existait déja durant les trentes glorieuses, meme si elle était un peu atténuée, car a l ’epoque la société de consommation avait déja emergé et elle faconnait aussi les mentalités individuelles et collectives de la jeune génération.celle ci dans sa grande majorité eprouvait déja plus d ’admiration pour les vedettes du cinéma ou du sport que pour les intellectuels.

          en ce qui concerne les qualités dont vous dites qu’elles étaient autrefois encensées par la sosciété alors qu’elles seraient devenues désuetes dorénavant, je pense que la encore vous avez tendance à avoir une vision trop idyllique du passé et à l’inverse trop défavorable du présent.certes, les vertus que vous évoquez étaient plus prégnantes auparavant, et vous avez raison de dénoncer l ’affaiblissement de celles ci, toutefois elles sont encore présentes chez chez une proportion importante individus et autrefois elles n ’etaient pas non plus partagées par l ’ensemble d ’une classe d ’age.en effet, la déviance, l ’insolence, l’irrespect ont toujurs été des marqueurs identitaires de la jeunesse,

          je ne pense donc pas que l’on puisse parler d ’un déclassement massif de la sociéte , a partir du moment ou l’on ne percoit pas le passé comme un age d ’or révolu, ce qui ne signifie pas bien entendu qu’il ne faille pas s ’inquiéter de certaines dérives de notre société contemporaine.afin d ’y remédier, je pense qu’il faut en effet faire preuve d ’un grande exigence intellectuelle envers les élèves et réellement démocatiser l ’accés au savoir, ce qui demeure une promesse inaccomplie.


          • Geneste 13 juillet 2009 15:27

            @savouret

            Si j’ai donné l’impression d’idéaliser le passé, je vous prie de m’en excuser. Les points essentiels de ma réponse sont les suivants :
            1- le déclassement officiel a augmenté de 30% et il semblerait que « on » se contente de minimiser l’affaire et de « nuancer » les résultats de l’étude
            2- Le fait de l’accès massif de la jeune génération au lycée a bien entendu pour conséquence de faire baisser le niveau mais en aucun cas cela n’aurait dû faire baisser une soif de savoir ni un certain respect pour la science. Or c’est ce qui se passe et beaucoup de jeunes, à l’inverse de leurs aînés, se tournent aujourd’hui vers la magie, les sciences occultes, etc. Il y a donc, là aussi, une dérive, d’autant que ceux qui se tournent vers ces « domaines » auraient dû être mis en garde par l’école, ce qui n’était pas forcément le cas de leurs ancêtres.
            3- L’impertinence d’antan était parfois violente, mais sûrement pas autant qu’aujourd’hui. Les statistiques de criminalité, celle des jeunes en particulier, le montre de manière irréfutable.
            4- Il y a un déclassement global de la société. Je pense que le cas de l’orthographe est emblématique, mais si on regardait d’autres domaines on aurait le même résultat. Une de mes collègue me disait récemment que son mari, menuisier, s’arrache les cheveux à expliquer la règle de trois à ses apprentis car, pour faire un escalier, il faut savoir faire une règle de trois. En réalité, l’école est obligatoire depuis Jules Ferry et, déjà avant lui, elle touchait la majorité de la population. Si on compare la qualité de formation de ceux qui sortaient à l’époque et celle de ceux qui sortent maintenant, il n’y a pas photo comme on dit et pourtant, en 1920, 100% de la population étaient scolarisés en primaire. Cela, c’est irréfutable aussi.
            5- Enfin, dans une économie mondialisée, avec 30% (OCDE) de citoyens qui ne savent pas lire, n’est-ce pas la France entière qui est déclassée ?


          • c.d.g. 13 juillet 2009 16:30

            30% qui ne savent pas lire en france ??
            ca me parait quand meme excessif !

            vous faites une fixation sur l orthographe. il est exact que le niveau c est effondré. Mais d un autre coté on a quand meme maintenant une majorité d une classe d age qui est capable de s exprimer en anglais
            et meme si certains le regrettent, la langue qui compte c est maintenant l anglais, pas le francais !


          • Geneste 13 juillet 2009 17:09

            30% qui ne savent pas lire en france ??
            ca me parait quand meme excessif !

            A l’époque de Jospîn premier ministre, l’OCDE avait sorti une statistique à 37% qui a officiellement été contestée par la France et a donc été « arrangée » à 17%.

            vous faites une fixation sur l orthographe. il est exact que le niveau c est effondré. Mais d un autre coté on a quand meme maintenant une majorité d une classe d age qui est capable de s exprimer en anglais
            L’orthographe n’est pas la science des ânes comme certains le pensent. Au contraire, une orthographe impeccable est synonyme d’une excellente compréhension du texte, sans parler, parfois, d’une réelle connaissance de l’éthymologie des mots. Affirmer que la classe d’âge actuelle parle l’anglais est une erreur fondamentale. J’ai un score personnel de 900/1000 au TOEIC et je n’ai pas la prétention de parler l’anglais couramment. Tout au plus suis-je « fluent », ce qui n’est absolument pas synonyme de « courant » en français. Le charabia, parfois aussi appelé « globish » et pratiquement incompréhensible pour des anglais bien éduqué qui est parlé par le reste du monde, est un ersatz de langage qui ne permet d’exprimer aucune idée quelque peu élaborée. On ne peut donc pas se réjouir de sa maîtrise par nos jeunes. Il vaudrait mieux qu’ils maîtrisent déjà leur langue !
            et meme si certains le regrettent, la langue qui compte c est maintenant l anglais, pas le francais !
            La langue qui compte n’est pas l’anglais compte tenu de ce que j’ai écrit plus haut. La seule langue qui compte aujourd’hui est celle qui s’exprime à l’aide d’une unité, de préférence le Dollar, l’Euro, le Yen ou le Yuan.


          • c.d.g. 13 juillet 2009 17:48

            A l’époque de Jospîn premier ministre, l’OCDE avait sorti une statistique à 37% 

            vous vous rendez compte que 37% signifie qu un jeune sur 3 ne sait pas lire ! vous trouvez pas ca invraisemblable ?

            a moins de faire un test sur une ZEP, je vois pas comment arriver a un chiffre pareil. meme si je pense que les 80% de bacheliers sont une fumisterie, je pense pas que l education nationale ait réussi a décerner le bac a des gens ne sachant pas lire.


            Au contraire, une orthographe impeccable est synonyme d’une excellente compréhension du texte

            on peut tres bien ne faire aucune faute a une dictée sans comprendre le sens du texte. il suffit d appliquer les regles. A l inverse, oublier un s au pluriel ne signifie pas ne pas avoir compris le texte.

            Tout au plus suis-je « fluent », ce qui n’est absolument pas synonyme de « courant » en français.

            courant signifie pour moi etre capable de lire (et comprendre !) un texte, de pouvoir avoir une discussion dans la langue en question. il est evident que ce n est pas la meme chose que d avoir l anglais comme langue maternelle

            Le charabia, parfois aussi appelé « globish » et pratiquement incompréhensible pour des anglais bien éduqué 

            Certains anglais considerent en effet les americains comme des rustres a peine dégrossis smiley

            A l epoque ou le latin avait le role de l anglais, on avait le meme genre de remarques. Certains se plaignaient du niveau en latin. Une langue est un outil pour faire passer un message.

            Il est sûr que pour lire un manuel technique, il est necessaire d avoir un vocabulaire inferieur a celui necessaire pour lire romeo et Juliette en VO. Il m est arrive de lire des textes ecrit par des chinois ou en effet la grammaire anglaise a été malmenée. et alors ? j ai compris ce qu ils voulaient dire !

            je vis en RFA. au debut, je ne parlais pas allemand (je travaillais uniquement en anglais). maintenant, je suis capable d ecrire en allemand. mes textes sont certes bourrés de fautes et c est pas du goethe. mais l objectif est atteint : on comprend ce que je veux dire (les textes importants je les redigent en anglais)

            Et quand on voit le nombre de personnes qui visionnent les films/series US en VO via le P2P honnis de notre président, on se dit que le niveau en anglais des jeunes generation ne doit pas etre si mauvais


            On ne peut donc pas se réjouir de sa maîtrise par nos jeunes. Il vaudrait mieux qu’ils maîtrisent déjà leur langue !

            Etant donné le niveau de la France, au contraire. Car c est ce qui leur permettra de trouver un travail a l etranger s ils veulent echapper au declassement

             La seule langue qui compte aujourd’hui est celle qui s’exprime à l’aide d’une unité, de préférence le Dollar, l’Euro, le Yen ou le Yuan.

            de la part de quelqu un qui deplorait que les jeunes generations ne s interressent qu a l argent smiley

            en plus, le yuan n est pas convertible. ca ne vaut donc rien hors de chine


          • c.d.g. 13 juillet 2009 16:19

            1)Pourquoi une augmentation de 30 % du declassement n interesse personne ?

            Simplement parce que notre classe politique et mediatique ne comprend que des vieux ! Et que ceux ci soit au mieux coupé des jeunes générations, au pire considere que c est normal ce qui leur arrive (reflection calssique : dans les années 50 moi j avais les WC au fond du jardin. Ce qui est certes vrai mais a l epoque c etait le cas de 95 % de la population et surtout il n y avait pas de retraité qui « en profitent » en se payant des sejours a l autre bout de la terre.)

            Dans certains cas, l etat fait meme tout pour que le ceclassement s aggrave. En effet, le soutien a la bulle immobiliere (scellier+deduction d interet de l IR) tenete de maintenir les prix a un niveau qui n a rien a voir avec les ressources des francais
            A mon avis, la tentative d eviter l explosion de la bulle immobiliere est illusoir mais c est surtout un formidable gachis

            Je pense que le pire n est pas tellement le declassement au debut de carriere mais surtout la certitude que ca va etre comme ca ou pire tout le long de sa vie. L economie francaise est declinante et n offre que peu de prespective de progres.

            2) @ l auteur. Savez vous que l habit ne fait pas le moine ?
            Je suppose que vu votre profil vous avez affaire qu a des Francais. Mais si un jour vous rencontrez professionnellement des americains, mefiez vous. Le « rigolo » en bermuda est peut etre le patron
            Travaillant dans l informatique, a part les commerciaux, c est rare les costume-cravates. Et c est rarement les plus competants

            3) quand au tropisme sur l argent. C est pas nouveaux. La societe glorifie le veau d or et on est evalué en fonction de l epaisseur son portefeuille.
            Rappelez vous Tapie dans les années 80. pourquoi les jeunes generations seraient plus immunisées que notre president ???
            Ca a en effet des effets sur les matieres enseignées.
            Pourquoi se creuser la tete a faire de la physique pour etre payé a coup de lance pierre alors qu on peut faire des millions en speculant (ou en montrant ses fesses a la TV ou en tapant dans un ballon)
            A terme, il est sur que le declin de la France va s accentuer puisqu on n y produira plus rien (j inclus ici dans production aussi la production intellectuelle : R&D ou philosophie)

            Mais si l avenir offert a ceux qui font des etudes dans ses domaines est des salaires minables avant d etre delocalisé, comment s en etonner ???


              • citoyen 13 juillet 2009 17:17

                @ geneste : Et dire que sur un autre fil , certains s’acharnent à démolir moralement le systéme des grandes écoles ( article « passe ton bac S d’abord ) , parce qu’il ne serait pas »égalitaire".
                 Ah ! Triste époque . Pauvre France . 
                Sur le long terme, la nation française sera classée à l’aune de ce qu’elle vaudra, et avec des exigences de niveau personnel aussi limitées que celles qui y sont demandées actuellement ....
                Vae Victis ! Les temps seront durs.
                Préparez vous à travailler comme domestiques des chinois, mes chers compatriotes.


                • veilchen veilchen 13 juillet 2009 18:22

                  Vous savez, que les gens aient leur bac et que le poucentage de réussite soit plus haut qu’avant, c’est une belle bêtise. Avant, quand on avait le bac, on pouvait tout faire, on était le roi du pétrole. Maintenant, c’est le diplôme minimum pour être vendeuse. Étant à la fac, je pense aussi à cette grosse bêtise sortie de la bouche d’un des ministres qui disait vouloir que 50 % des étudiants aient leur licence.
                  Les jeunes font plus d’études qu’avant, c’est un fait, parce que l’école s’est démocratisée, elle est gratuite, mais les offres d’emplois de suivent pas, et plus on facilitera l’accès aux diplômes aux jeunes en baissant le niveau, plus d’études demanderont les employeurs. Et ce, non pas pour mieux payer, pour donner un meilleur poste. C’est regrettable...
                  On vit dans un monde où les jeunes ne veulent plus faire d’effort pour travailler, pensent qu’il est naturel de se faire aider pour tout. Bon, d’accord, vous me direz que le contexte économique n’est pas terrible, qu’il y a cette crise, que le chômage augmente, mais ça n’excuse pas tout. On en trouve plus de jeunes pour bosser dans le BTP (on est obligé de faire venir des gars des PECO pour construire nos maisons), on n’en trouve plus non plus dans l’artisanat, et le peu qu’il y a, les 3/4 ne veulent pas se lever parce que bosser dans une boulangerie, et ben ce ne sont pas des horaires de bureau et que bosser pour un patron qui paie peu, ça ne vaut pas le coup (j’ai mes sources, mes frères sont tous les deux apprentis, dont l’un est pré-apprenti et ne gagne pas un seul kopeck, bosse même les jours fériés sinon il se ferait jeter). Les jeunes ne comprennent pas que l’avenir ça se construit, que c’est un investissement, qu’on peut mettre longtemps avant que ça prenne forme, comme quand on construit une maison. Les jeunes veulent tout tout de suite, veulent que ça leur tombe dans le bec sans le moindre effort. Voilà, à mon avis, les raisons des déclassements.

                  Jeunesse ingrate et fainéante...


                  • c.d.g. 13 juillet 2009 19:58

                    meme s il y a en effet plus maintenant de tout tout de suite qu avant, je pense pas que ce soit une raison pour mettre tout le monde dans le meme sac
                    et si vous trouvez qu il est normal de devoir travailler le WE et les jours feries et de se lever a 3 h le matin sans etre payé, je vous conseille de le faire vous meme
                    a une certaine epoque on disait que tout travail merite salaire

                    c est vrai que dans notre merveilleuse société on trouve normal de ne pas payer quelqu un qui travaille (car il n est qu un stagiaire. le travail lui coute de l argent puisqu il doit en general quand meme se deplacer voire se loger et manger)

                    apres, c est sur que certaines professions ont du mal a recruter
                    payez mieux et vous aurez tout de suite plus de candidat !

                    ps : dans le cas du batiment, je connaissais une société d annecy qui n arrivait pas a recruter. raison : les candidats n arrivait pas a se loger avec le salaire proposé.


                  • Disseul 14 juillet 2009 15:19

                    Oui, le salut est dans les métiers manuels où on est traité comme un moins que rien. Faire tourner l’économie, y’a que ça de vrai. Et puis tout fout le camp, va travailler gratos pour te faire bien voir, m*rde !

                    On peut vivre avec 500€/mois, suffit de rester chez papa/maman jusqu’à 35ans. Le BTP et l’artisanat, c’est bosser en CDD à répétition tout en se faisant considérer son taf comme de la merde qui coûte trop cher ( faut bien que le proprio finisse de payer sa BMW, ça fait partie du pack « j’ai réussi ma vie et j’ai le droit d’être condescendant avec ceux qui sont au dessous ».)

                    Quand une majorité de céfran sortiront de cette mentalité nostalgique des photos sepias et des « valeurs morales d’antan », on sortira enfin de l’idéologie du travail, cette morale d’esclave. Et si certains se plaisent de cette condition de larbin, qu’ils sachent que moins y’a de concurrence, plus eux travailleront, et plus ils gagneront. On travaille pas pour le RMI quand on veut construire sa vie, hein ?


                  • iris 16 juillet 2009 11:04

                    Maintenant il ya internet et l’iinfo circule mieux qu’avant-et le montnat des salaires aussi-
                    on lutte comme on peux- et le désintéret au travail peut etre un mode de combat-


                  • veilchen veilchen 18 juillet 2009 22:32

                    Je n’ai pas dit que c’était normal de bosser gratos, mais la vie c’est ça quand on débute... Mon frère n’est pas payé, il bosse, mais il sait que ça va payer pour plus tard, il pense à son expérience. Je suis master, je vais commencer mes stages, je sais que je ne serai pas payée. Est-ce pour autant que je vais arrêter mes études ? Et bien non, pourtant je bosserai avec des cadres, et je n’ose même pas espérer pour un 1/3 de smic au bout de mes 3 mois... Et pourtant faudra que je me loge, que je mange, que je me déplace, que je m’habille....


                  • thomthom 13 juillet 2009 19:23

                    J’ai été plutôt étonné sur les remarques concernant le logement de cette étude :
                    Comment peut-on prétendre que la qualité des logements c’est améliorée alors que les jeunes d’aujourd’hui sont les premières victimes de la flambée ahurissante des prix des logements sur ces 10 dernières années, et sur tout le territoire ?
                    Là ou nos parents pouvaient se payer 80m2, la plupart des jeunes d’aujourd’hui ne peut plus s’en payer que 40, ou alors sont obligés de s’éloigner à des dizaines des km des centres urbains et de leur travail. A quoi bon améliorer les équipements de confort, les finitions, l’isolation, si au final on ne peut même plus se payer une (en loc ou achat) une surface permettant de faire vivre décemment une famille ?
                    La premiere qualité d’un logement n’est ils pas dans sa surface t sa localisation ?


                    • Marc Bruxman 14 juillet 2009 12:43

                      J’ai été plutôt étonné sur les remarques concernant le logement de cette étude :
                      Comment peut-on prétendre que la qualité des logements c’est améliorée alors que les jeunes d’aujourd’hui sont les premières victimes de la flambée ahurissante des prix des logements sur ces 10 dernières années, et sur tout le territoire ?
                      Là ou nos parents pouvaient se payer 80m2, la plupart des jeunes d’aujourd’hui ne peut plus s’en payer que 40, ou alors sont obligés de s’éloigner à des dizaines des km des centres urbains et de leur travail. A quoi bon améliorer les équipements de confort, les finitions, l’isolation, si au final on ne peut même plus se payer une (en loc ou achat) une surface permettant de faire vivre décemment une famille ?

                      Hum... Il ne faut pas oublier qu’au dela de la surface, il y avait des logements réelement insalubres. La bulle immobilliére a permis d’en rénover la plupart mais cela existe toujours. Je me souviens notamment d’un immeuble d’Ivry revendu à la découpe ou un pote a acheté un appartement. C’était pas cher au mètre carré, mais il y en a eu pour un an de travaux tous les week ends pour rendre ca habitable avec l’aide de la famille qui bossait dans le batiment. Avant les travaux je peux te garantir que surface ou pas, tu n’aurais pas aimé du tout vivre dedans.

                      Maintenant il ne faut jamais oublié que nos parents avaient une protection sociale moins importante que nous. Le RMI n’existait pas et le chomage date des années 70. Je ne parles même pas des diverses allocations type parents isolés et autres. Or, tout cela a un coût que l’on paie tous les mois sur la fiche de paie ou via la TVA. Sans cela, vous vous payez largement une grande surface.

                      Vous voulez améliorer le niveau de vie de la classe moyenne ? Commencez par supprimer la plupart de la redistribution. Le gain de pouvoir d’achat sera immédiat et rapide. Et la plupart des gens que l’on maintient dans la peur s’appercevront vite qu’ils n’avaient en réalité pas besoin d’une telle protection et qu’épargner le gain par exemple au travers de l’achat d’un logement procure des bénéfices à long terme bien supérieurs à la protection sociale.


                    • avogt 13 juillet 2009 21:28

                      J’aime cet article car il évoque un vrai problème dont on ne parle peu finalement. Et derrière le mot déclassement, il me semble entrevoir presque le mot décadence. Après, je ne suis pas d’accord sur les causes et les conséquences. Pour être concret, je parle de mon exp. perso. J’ai eu un cursus scolaire élitiste, bac dans le meilleur lycée de la région, prépa M’ (pour ceux qui connaissent), grande école d’ingé. A l’école, je travaillais dur parce que je croyais, j’avais la foi.

                      Et à la sortie quoi ? Rien. Pas moyen d’avoir un boulot qui corresponde au niveau de ma formation. Un gachis. Former des scientifiques, pourquoi faire ? Il y a très très peu de poste dans la recherche et à des salaires injurieux. En réalité la société actuelle n’offre que la médiocrité et veut surtout des gens capable de l’accepter : un travail mal payé, ne nécessitant pas d’énormes compétences favorisant surtout l’interchangeabilité des acteurs.

                      Maintenant que vais-je dire à mon fils ? Il voit bien la réalité. Mon niveau d’étude/ma situation sociale. Pourquoi irait-il souffrir sur les bancs de l’école quand il n’y a pas d’enjeu ? Et si les enfants perçoivent cela, dans l’esprit des enseignants, il n’y a même plus de doute.

                      Je ne crois pas que les jeunes ne veulent pas travailler ou faire des efforts. Ils sont en caoutchouc et se sont simplement moulés sur ce que la société leur propose.

                      Et notre mini prez a trouvé la réponse, quand il n’y a plus de carotte, reste le bâton avec une politique répressive, sécuritaire visant à se protéger des jeunes.


                      • Elson Elson 14 juillet 2009 12:17

                        @ l’auteur

                        La baisse supposée du niveau d’éducation en France est un mythe. Veuillez trouver ci-dessous un extrait d’article citant une enquête de l’INSEE datant de 2005.

                        « Une des conclusions intéressantes de cette nouvelle enquête conduite par l’Insee est d’aller à l’encontre des théories sur la baisse du niveau en France. Que ce soit en lecture, calcul ou compréhension orale, les jeunes de 18 à 29 ans ont, en effet, de meilleurs résultats que les générations plus âgées. Ainsi en lecture, seulement 7% des personnes âgées de 18 à 25 ans éprouvent des difficultés graves ou importantes contre 22% des 60-65 ans. »


                        Par ailleurs, le pourcentage global d’illettrés en France se situe à 9% (même enquête de l’INSEE) et non pas à 37% comme vous le prétendez... D’autre part, ne confondez pas illettrisme et analphabétisme (ce dernier a disparu de la population scolarisée en France) : le chiffre de 9% s’applique à des individus qui ont des difficultés plus ou moins sévères avec le langage écrit mais il serait exagéré de dire qu’ils ne savent pas lire.


                        • finael finael 14 juillet 2009 21:11

                          Disons qu’il savent lire les quelques mots d’une pub, elle-même écrite en langage « chébran » pour les appâter.

                          Ma soeur et ma nièce, professeurs de français l’une et l’autre se sont amusées à donner une courte dictée (20 lignes) à leurs élèves - bien que ce soit interdit par les instructions académiques - les résultats vont de 1 (1 cas), à 122 fautes !

                          Et souvent des fautes comme la confusion entre un participe passé et un infinitif, ce qui relève plus de la grammaire, et donc de la compréhension même du texte.

                          Quant à ce qui relève du calcul, les épreuves du Bac S de cette année sont à peu près du niveau du BEPC de mon temps, à quelques matières près qui n’étaient tout simplement pas enseignées à l’époque.


                        • iris 16 juillet 2009 14:29

                          mon patron fait aussi des fautes d’hortographes !!


                        • nightflight nightflight 14 juillet 2009 12:23

                          Concernant les problèmes d’orthographe, dont on entend si souvent parler (Et par conséquent un certain déclassement culturel) :

                          Il est évident que les problèmes d’orthographe qui se présentent dans les générations récentes sont liés à l’émergence de la civilisation de l’audiovisuel.

                          Si l’on compare les loisirs à disposition des générations qui on connu l’arrivée de la télévision, on constate l’émergence progressive d’une pléthore de loisirs autrefois inexistants, et qui réduisent ipso facto le temps consacré à la lecture.

                          On ne peut ignorer que la lecture constitue un sur-apprentissage de type « méthode globale » de la langue, ainsi qu’un entretien des acquis par une espèce de révision permanente.

                          Il n’y a pas de commune mensure entre une société dans laquelle les jeunes ont eu parmi leurs loisirs les plus remarquables la bibliothèque rose et verte, et celle d’aujourd’hui, où les jeux vidéos et les spectacles cinématographiques et télévisuels ont une part dominante.

                          Ce qu’il faudrait, c’est trouver un ensemble de palliatifs à la situation actuelle, en matière de manipulation de l’écrit.


                          • bob 14 juillet 2009 12:29

                            Oui et non,

                            Tout d’abord le declassement se caracterise par une position sociale moins enviable des cadets par arpporta leurs aines. Jusque dans les annees 80, les generations suivantes possedaient une position sociale plus importante que leurs predecesseurs. Il s’agissait non seulement d’un pouvoir d’achat ameliore mais aussi d’une reconnaissance accrue de l’individu au sein du reseau social ( dont le milieu professionnel).

                            Mais a quoi doit-on ce declassement surprenant : il semblerait qu’un partie de la population ait considere que tout devait etre sacrifie a son propre profit. Ainsi, pendant qu’eux s’amusent durant leur jeunesse, leurs aines doivent travailler, pendant qu’eux epargnent, les plus jeunes doivent travailler plus longtemps et plus durement, pendant qu’eux se calfeutrent dans leurs maisons ou appartements securises, les autres doivent etre confrontes a l’insecurite au sens le plus large du terme. Voila pourquoi la France chute, ses atouts ( et ils sont nombreux) etant sacrifies au profit d’une partie de la population qui n’a jamais reellement souffert ni de la guerre, ni du chomage, ni ...du declassement.


                            • bob 14 juillet 2009 12:40

                              Par ailleurs, vous parlez de la hausse du niveau de vie mais de quoi parle-t-on ?

                              -Au niveau de la nourriture, les aliments sont melanges avec des produits chimiques : cela diminue la quantite reelle de l’aliment au profit de produits souvent toxiques.

                              - Au niveau du logement, les produits modernes suivent l’evolution de leur temps : cela implique qu’ils soient accessible quelque soit le prix. Cela ne depend pas d’une evolution active que l’on pouvait attendre de la part d’une societe mais plus d’un effet secondaire.
                               
                              - Au niveau du materiel electronique, les produits etant majoritairement fait par des esclaves etrangers ( mais on est antiraciste et respectuex des droits de l’homme), le prix a chute, pour une qualite qui suit le meme chemin. Un produit mecanique fabrique dans les annees 50 peut tenir indefiniment s’il est correctement entretenu, un produit des annees 2000 tombera en panne au bout de 10 ans et le reparations seront etllement cher qu’il sera preferable d’en acheter un autre.

                              - Au niveau culturel, vous avez bien resume la situation des francais s’exprimant de maniere primitive ( SMS, FOTES d’ORTOGRAF) et absence de references culturelles. La chose en est a ce point flagrante que de ne pas parler actualite sportive ( par exemple) vous met au ban de la discussion.

                              - Au niveau social, la cooperation desinteresse et l’entraide n’existent plus, seule subsiste l’interet personnel immediat.


                              • NICOPOL NICOPOL 14 juillet 2009 13:01

                                Bonjour,

                                Il y a une chose que je ne comprends pas sur ces histoires de « déclassements » et « d’ascenseur social ». On ne peut pas avoir une société avec que des cadres, non ? Donc, si des fils d’ouvriers deviennent cadre, il faut bien que des fils de cadres deviennent ouvriers ? Et donc si le déclassement augmente, cela veut-il dire que l’ascenseur social aussi, par principe des vases communicants ? 

                                Ou bien alors l’« ascenseur social » traduit-il le fait que l’économie française a de moins en moins besoin d’ouvriers et de plus en plus de cadres ? Mais pour encadrer qui ? Une pyramide renversée ? L’armée mexiaine ? Une société de cadres sans ouvriers, c’est la désindustrialisation, la fin du travail productif...

                                Ou bien l’idée est-elle d’« importer » des travailleurs peu qualifiés pour occuper le bas de l’échelle sociale sur laquelle pourraient désormais grimper les français ? Est-ce ça ce qu’il faut comprendre dans cette histoire d’« ascenseur social » ? Une aspiration des français vers une société où nous serions tous avocats, journalistes, DRH, cadres de la fonction publique, et où les ouvriers, les éboueurs, les secrétaires, les petites mains de tous les secteurs d’acticité, seraient des arabes, des turcs, des roumains, des chinois ?? Une sorte de société duale comme dans les Emirats du Golf, avec une minorité d’Emiratis richissimes servis par des légions d’indonésiens et de pakistanais à la limite de l’esclavagisme ??

                                Merci à l’auteur de ses éclaircissements !


                                • bob 14 juillet 2009 13:40

                                  Heu non, les francais recherchent un certain elitisme : une recherche du meilleur dans son travail et non pas un favoritisme ouvrant la porte a tous les exces.


                                • Geneste 14 juillet 2009 14:17

                                  Vos remarques sont fort pertinentes, mais elles adressent un autre sujet. Le déclassement dont il est question ici, et qui a augmenté de 30% en une vingtaine d’année, c’est en termes de niveau de vie et non de niveau de qualifications. Que des enfants de cadres deviennent ouvrier, il n’y a là rien de choquant. Par contre, que collectivement, il y ait une baisse de niveau de vie, cela est relativement grave. Certes, déclassement n’est pas tout à fait synonyme de baisse du niveau de vie, mais l’étude faite ne donne pas de précision. Et il ne fait nul doute qu’un ouvrier aujourd’hui vit objectivement moins bien qu’un ouvrier dans les années 70. Moi qui suis petit fils d’ouvrier, je puis vous l’affirmer. Par ailleurs, et c’était un point que je voulais souligner dans l’article et qui en fait ma conclusion, c’est le pays tout entier qui est en train d’être déclassé par rapport au reste du monde et cela est de notre responsabilité collective. Probablement comme vous, je pense qu’un pays sans ouvriers est un pays mort et que notre richesse n’est donc que virtuelle.
                                  Nous sommes donc tout à fait d’accord sur le fond.


                                • Marc Bruxman 14 juillet 2009 15:13


                                  "Probablement comme vous, je pense qu’un pays sans ouvriers est un pays mort et que notre richesse n’est donc que virtuelle.
                                  Nous sommes donc tout à fait d’accord sur le fond.« 

                                   »Une société de cadres sans ouvriers, c’est la désindustrialisation, la fin du travail productif..."

                                  Encore cette falacie comme quoi le seul travaille productif serait celui des ouvriers et donc industriel.

                                  Il y a eu la même qui disait qu’un pays sans agriculteurs serait mort. Or, aujourd’hui on a très peu d’agriculteurs, dont beaucoup sont maintenus en existance à coup de subventions bruxelloises histoire de conserver un peu de folklore. Pourtant, on n’a jamais produit autant de produits agricoles dans le monde.

                                  La même chose est en train de se produire du coté de l’industrie. On produit énormément mais avec de moins en moins d’ouvriers. Or, la valeur des choses est dans la rareté. Quelque chose que l’on produit à des millions d’exemplaires ne peut avoir de valeur. En naissant, le monde industriel et son idéologie productiviste courrait à sa perte. Mais il est vrai que c’est grâce à lui que tout le reste a pu se batir.

                                  Aujourd’hui c’est l’innovation qui crée la valeur. Ce qui est nouveau est rare, le temps qu’on met à surproduire le bien. Mais l’innovateur n’a plus besoin d’outil de production puisqu’il peut acheter et conserver la marge pour lui. Est ce qu’Apple produit des iPhones ? Non ! Apple a conçu l’iPhone (service) puis a fait un appel d’offres pour trouver des usines qui vont le construire. Apple fait la marge, l’usine n’en fait quasiment pas.

                                  On ne peut pas regretter les temps ou tout était rare et cher. Mais maintenant que l’on a l’abondance notre société se reconfigure. La désindustrialisation fait partie de ce processus, elle est inévitable et n’est ni à craindre, ni à souhaiter. Comme toute crise, elle apporte son lots de dangers et son lot d’opportunités. Ce qui est regrettable c’est de faire croire aux jeunes que tout pourrait redevenir comme avant. Cela ne sera jamais le cas. Et c’est à prendre en compte pour de nombreux choix.


                                • bob 14 juillet 2009 15:55

                                  @ Marc Bruxman

                                  Pas vraiment, l’essentiel des subventions de Bruxelle part pour les grosses entreprises. Les petits exploitants se voient gratifies de quasiment rien et c’est une des raisons pour laquelle ils sont aussi endettes.
                                  L’absence de produit a valeur ajoutee concrete pose le probleme d’une dependance a l’egard d’autrui. Si vous avez quelques notions d’economie, vous devriez savoir que la production a grande echelle reduit les couts de chaque unite. Au dela de cela, il existe une tracabilite et un controle qualite sur les produits fabriques au sein du pays contrairement a ce qui se passe actuellement. Si vous allez au supermarche, vous constaterez qu’il ne se passe pas une semaine sans un rappel de produit. Ceci dit, si la politique est de delocaliser la main d’oeuvre pour augmenter sa marge, il s’agit d’une autre histoire.

                                  Vous dites que la valeur des choses est sa rarete : Dans l’etat actuel du commerce, il s’agit d’abord d’une notion de marche : un objet rare ne trouvant pas d’acheteur ne vaut pas grand chose, un article tres demande va acquerir une grande valeur et ce quelque soit sa rarete. Le prix d’un article est une confrontation entre la demande et l’offre qui va aboutir a un consensus que l’on nommera le prix.

                                  Lorsque vous dites que l’on produit beaucoup avec peu d’ouvriers, faites vous mention des pays du tiers monde qui produisent enormement avec ... beaucoup d’esclaves ? ( Chine, Inde...). Pourquoi les lois economiques fonctionnant dans des pays industrialises ne le peuvent-elles pas dans les pays en voie de developpement ?

                                  Votre vision du futur ne donne pas d’autre choix que celui d’une societe consumeriste avec une baisse systematique du niveau de vie des nouveaux venus sur le marche du travail. Il semblerait que vous ne soyez pas affecte par ces tracas et c’est ce qui vous rend aussi detache des problemes d’autrui : c’est une erreur car tot ou tard ces problemes vous toucheront.


                                • Geneste 14 juillet 2009 15:59


                                  « Encore cette falacie comme quoi le seul travaille productif serait celui des ouvriers et donc industriel. »

                                  En tous cas, pour la consommation humaine courante, à savoir manger, s’habiller, avoir un toît, se chauffer... Il n’y a que l’agriculture et l’industrie pour faire cela !

                                  "Il y a eu la même qui disait qu’un pays sans agriculteurs serait mort. Or, aujourd’hui on a très peu d’agriculteurs, dont beaucoup sont maintenus en existance à coup de subventions bruxelloises histoire de conserver un peu de folklore. Pourtant, on n’a jamais produit autant de produits agricoles dans le monde."

                                  Je vous mets au défi de trouver un pays sans agriculteurs ! Que nos agriculteurs doivent se contenter de subventions pour vivre n’est pas normal, mais vous faites plus que sous-estimer leur rôle à la fois dans la société et l’aménagement du territoire. Je ne peux pas développer, ce serait trop long. Pour simplifier, que deviendrait la France si elle se résumait à Paris, Lyon et Marseille avec personne ailleurs ?

                                  "La même chose est en train de se produire du coté de l’industrie. On produit énormément mais avec de moins en moins d’ouvriers. Or, la valeur des choses est dans la rareté. Quelque chose que l’on produit à des millions d’exemplaires ne peut avoir de valeur. En naissant, le monde industriel et son idéologie productiviste courrait à sa perte. Mais il est vrai que c’est grâce à lui que tout le reste a pu se batir.« 

                                  De même que l’agriculture, la valeur de l’industrie est inestimable. Si vous effacez de la société la réelle activité productive, il ne vous reste plus que l’activité »parasitaire« ou de type dit »sociétal" qui décorrèle l’homme de son environnement réel. Une partie a du bon mais une partie seulement. Pour plus d’explications voir 

                                  http://www.editions-benevent.com/livre.php3?isbn=9782756311036

                                  "Aujourd’hui c’est l’innovation qui crée la valeur. Ce qui est nouveau est rare, le temps qu’on met à surproduire le bien. Mais l’innovateur n’a plus besoin d’outil de production puisqu’il peut acheter et conserver la marge pour lui. Est ce qu’Apple produit des iPhones ? Non ! Apple a conçu l’iPhone (service) puis a fait un appel d’offres pour trouver des usines qui vont le construire. Apple fait la marge, l’usine n’en fait quasiment pas."

                                  L’innovation, au mieux, crée la valeur de demain, sûrement pas celle d’aujourd’hui... La valeur d’aujourd’hui est créée par la production industrielle et agricole ! Si apple fait des profits indus avec son iphone c’est parce qu’un système de fausses valeurs s’est instauré dans notre société, certains petits malins s’évertuant à tirer profit du système sans contribuer, de fait, à la création réelle de richesse.

                                  "On ne peut pas regretter les temps ou tout était rare et cher. Mais maintenant que l’on a l’abondance notre société se reconfigure. La désindustrialisation fait partie de ce processus, elle est inévitable et n’est ni à craindre, ni à souhaiter. Comme toute crise, elle apporte son lots de dangers et son lot d’opportunités. Ce qui est regrettable c’est de faire croire aux jeunes que tout pourrait redevenir comme avant. Cela ne sera jamais le cas. Et c’est à prendre en compte pour de nombreux choix."

                                  Lorsque l’Empire Romain était à son apogée ou lorsque Néron rentrant chez lui s’éclairait au chrétien crucifié en guise de lampadaire jusqu’à sa villa certains disaient aussi qu’on ne reviendrait pas à la république. Certes, la république n’est pas revenue dans l’Empire Romain, mais elle a bien fini par s’imposer, en France, en Italie, etc. Comme quoi, ce n’est pas mentir aux jeunes que de leur dire qu’on peut revenir en arrière quant à une forme plus humaine de société... Et c’est ce qui se passera si la majorité le veut !


                                • Marc Bruxman 16 juillet 2009 01:26

                                  De même que l’agriculture, la valeur de l’industrie est inestimable. Si vous effacez de la société la réelle activité productive, il ne vous reste plus que l’activité »parasitaire« ou de type dit »sociétal" qui décorrèle l’homme de son environnement réel. Une partie a du bon mais une partie seulement. Pour plus d’explications voir 

                                  http://www.editions-benevent.com/li...

                                  Oh la vache ! Tout ce qui n’est ni paysan, ni industriel est parasite d’après vous ? Merde 70% du pays est constitué de parasites alors !

                                  L’innovation, au mieux, crée la valeur de demain, sûrement pas celle d’aujourd’hui... La valeur d’aujourd’hui est créée par la production industrielle et agricole ! Si apple fait des profits indus avec son iphone c’est parce qu’un système de fausses valeurs s’est instauré dans notre société, certains petits malins s’évertuant à tirer profit du système sans contribuer, de fait, à la création réelle de richesse.

                                  Et bien si lorsqu’un nouveau produit sort, il est disponible la, maintenant, pas demain. Et les gens bizarrement ont envie de l’acheter. Ils sont même prêts à le payer cher. Et le fait est que si Apple fait des profits indus comme vous dites, c’est uniquement parce que toute la valeur du produit est dans le logiciel. Or, si n’importe qui peut réaliser en quelques mois un téléphone avec écran tactile, il y a des années de R&D dans le logiciel de l’iPhone qui ne sont pas copiables facilement. Et c’est pour cela que ce produit ne craint pas la concurrence. Si vous croyez que tout cela réside sur de fausses valeurs, vous allez pleurer en voyant tout ce qui s’apprête à sortir des labos. Car ce n’est que le début. 



                                • Geneste 16 juillet 2009 08:24

                                  @Bruxman

                                  Oh la vache ! Tout ce qui n’est ni paysan, ni industriel est parasite d’après vous ? Merde 70% du pays est constitué de parasites alors ! 

                                  Vous me semblez prendre les mots uniquement dans leur sens propre... Sans doute votre école utilitariste qui vous a permis d’avoir un bon salaire mais vous écarte des subtilités de la langue française... Pour votre information, le mot parasite n’est pas nécessairement péjoratif et peut vouloir dire secondaire, ce qui était le cas en l’occurrence.

                                  Et bien si lorsqu’un nouveau produit sort, il est disponible la, maintenant, pas demain. Et les gens bizarrement ont envie de l’acheter. Ils sont même prêts à le payer cher. Et le fait est que si Apple fait des profits indus comme vous dites, c’est uniquement parce que toute la valeur du produit est dans le logiciel. Or, si n’importe qui peut réaliser en quelques mois un téléphone avec écran tactile, il y a des années de R&D dans le logiciel de l’iPhone qui ne sont pas copiables facilement. Et c’est pour cela que ce produit ne craint pas la concurrence. Si vous croyez que tout cela réside sur de fausses valeurs, vous allez pleurer en voyant tout ce qui s’apprête à sortir des labos. Car ce n’est que le début. 

                                  Il est connu que l’Iphone n’a rien d’extraordinaire sinon une compilation de technologies existant par ailleurs. Il n’y a pas eu des années de R&D chez Apple pour faire l’Iphone contrairement à ce que vous dites. Le produit a eu un développement assez rapide et il me semble que vous confondez alègrement recherche & développement... Ce que font pratiquement tous ceux dont le seul objectif est l’argent soit dit en passant... ! L’Iphone ne craint pas la concurrence uniquement à cause des brevets déposés et non à cause de ses logiciels. Et c’est donc bien parce que notre société, les USA en particulier, est laxiste quant à l’attribution de la propriété intellectuelle indue, que Apple fait fortune avec son Iphone sans avoir rien découvert du tout ! Quant à ce qui va sortir des labos, on peut aisément le deviner, il ne faut pas être grand clerc ! Et les réelles avancées technologiques sur la téléphonie mobile vont être très peu nombreuses dans les années à venir. Et pour le plaisir, ne serait-ce que pour vous montrer que je ne suis pas un attardé franchouillard comme certains sur ce forum ont bien voulu le laisser entendre, d’ic 1 an, il va sortir un téléphone portable avec videoprojecteur intégré avec une capacité de projeter des planches de type Power Point de 90x90 cm avec une autonomie batterie de 2h. Voilà une vraie innovation/prouesse technologique !


                                • iris 16 juillet 2009 14:32

                                  si tout était payé à sa juste valeur !!!


                                • Marc Bruxman 14 juillet 2009 13:08

                                  Quelque part, j’ai peine à lire votre article. C’est donc ca que pense un syndicaliste de la métallurgie ? Pas étonnant qu’on ait du mal à vous comprendre lorsque l’on vous voit à la télé.

                                  Déja le délcassement est relatif. Sur certains points, la jeunesse actuelle a eu d’énormes priviléges. On n’a jamais autant voyagé si jeune. Et c’est une vrai richesse. De même sur les sorties et la consommation de tous les jours on a été largement favorisés, parfois même sans le savoir. Il est vrai que pour le logement c’est un peu plus compliqué, mais c’est bien le seul domaine.

                                  La principale différence c’est que nos parents qui venaient d’un monde beaucoup plus pauvre que le notre (ils sont nés après la guerre) ont connu un monde difficile. Nous ne l’avons pas. Pour notre génération, il est presque normal d’avoir le dernier truc au moment ou il sort (ou pas loin). Et de sorte, il est difficile d’améliorer de façon visible sa situation. Au mieux, cela reste « comme d’habitude ». Et on est donc dans un monde ou tout échec à obtenir quelque chose est vu comme un déclassement. 

                                  L’autre différence c’est que l’on a eu l’illusion dans les années 60 et 70 que si tout le monde allait à l’université, tout le monde serait riche. On n’a pas vu que la société était de nature pyramidale et qu’il y aurait toujours le même pourcentage de gagnants et de perdants. Le déclassement, il est plus dans la perte d’espoir d’une classe sociale que dans les réalités matérielles. Le mec qui fout dans les rayons à Auchan a compris que son Bac + 3 socio ne lui serait pas d’un grand secours. Apprendre le commerce, le management, la finance ou la technologie lui aurait été d’un meilleur secours. Mais voila, il venait d’un monde ouvrier ou ces domaines étaient vu comme sales.

                                  Concernant la culture on ne peut qu’être en porte à faux avec votre vision. Si les jeunes sont dorénavant intéréssés par les euros et les dollars comme vous dites c’est qu’ils ont compris que l’utopie des années 60 et 70 ne mène nulle part. On est dans un monde ou ce qui vous permet de réaliser vos rêves c’est le fric. Et donc si vous voulez les réaliser il faut en avoir. En un sens, ils sont devenus réalistes après avoir été bernés par une génération qui pensait différamment. On le constate de plus en plus avec l’éducation ou les choix pragmatiques comme l’alternance commencent à être populaires. Et c’est grâce à ce pragmatisme et non grace à des rêves béats que la société va se reconstruire. Mais cela va nécéssiter du temps pour pouvoir déconstruire la gabegie laissée par une génération qui a cru qu’il suffisait de réver pour avoir.

                                  Tout le reste décline de cela. Les gens ne se sont pas résignés au déclassement et ils prennent les choses en mains. Ils font ce qu’il faut pour faire du fric. Et tant pis pour les idéalistes !


                                  • Disseul 14 juillet 2009 15:55

                                    En fait, pour vous M. Bruxman, les études doivent être utilitaristes, servir la raison économique ? Et l’attirance comme fin en soi pour l’argent le plus abondant possible une preuve d’intégration économique ? Le réalisme, c’est la société actuelle comme horizon ?


                                  • Marc Bruxman 16 juillet 2009 01:30

                                    En fait, pour vous M. Bruxman, les études doivent être utilitaristes, servir la raison économique ? Et l’attirance comme fin en soi pour l’argent le plus abondant possible une preuve d’intégration économique ? Le réalisme, c’est la société actuelle comme horizon ?

                                    La réponse est oui. Les études doivent servir le client, à savoir l’étudiant. Et l’étudiant souhaite en général avoir un bon job qui va lui rapporter plein de fric. Si on exposait aux étudiants qui vont en socio quel va être leur avenir, beaucoup choisiraient une autre fillière.

                                    Mon école d’ingé elle affichait clairement le salaire de sortie des diplomés sur la plaquette de présentation. Et la plupart des écoles concurrentes fesaient de même sauf celles qui dépendaient directement d’une université. Ils n’avaient pas tout compris.

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