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Accueil du site > Actualités > Société > Le droit aux loisirs pour les enfants : un droit à défendre

Le droit aux loisirs pour les enfants : un droit à défendre

Avec le désengagement de l’Etat et la baisse des subventions aux collectivités territoriales de nombreuses villes vont supprimer l’accès libre aux structures de loisirs.
Déjà des villes limitent l’accès des accueils de loisirs aux enfants ayant leurs deux parents qui travaillent !

L’accès aux loisirs éducatifs pour tous les enfants :

DES PROMESSES A LA REALITE OU L’ABANDON DES ENGAGEMENTS PRIS 

Des enfants, qu’ils soient d’âge primaire ou adolescents sont laissés souvent à eux mêmes au bas des escaliers. N’ont-ils pas droit eux aussi à des loisirs ludiques et de qualité ? Ne pourraient-ils pas s’épanouir et construire des projets ?

Posez les questions c’est y répondre ?

De nombreuses municipalités ont développé et développent une politique enfance jeunesse permettant un accueil adapté et éducatif ...

Aujourd’hui leur élan risque d’être stoppé avec le tarissement des subventions publiques.

Les familles sont inquiètes à juste titre : les tarifs des activités risquent d’augmenter et des décideurs locaux risquent de limiter l’accès aux structures qu’aux enfants ayant leurs deux parents qui travaillent, excluant les autres 

 Les associations d’éducation populaire ont à juste titre exprimé leur satisfaction en 1998.

Deux dispositifs institutionnels : le Contrat Educatif Local mis en place par l’Etat et le Contrat temps libres à l’initiative de la CNAF , créés la même année ont permis aux collectivités territoriales éligibles de disposer de financements afin de mener des politiques enfance jeunesse.

Il s’agissait de permettre à tous les enfants d’un territoire d’avoir accès à des structures de loisirs et de développer une complémentarité éducative entre les trois temps que sont la famille, l’école et le temps libre.

Depuis 1998, de très nombreuses villes ont signé l’un des deux contrats, voire même les deux et ouvert des entités éducatives ludiques en adaptant les tarifs pratiqués aux possibilités des familles.

Dix ans après, ce n’est pas la fête mais plutôt un enterrement qui ne dit pas son nom

Depuis 2002 les crédits alloués par les Directions départementales jeunesses et sports aux CEL ont plus que fondu et comme l’expliquent plusieurs directeurs départementaux rencontrés : «  comment voulez vous que nous puissions maintenir nos aides quand les enveloppes disponibles s’amenuisent année après année  »

Le calcul effectué par un directeur général de service d’une commune d’Ile de France montre que les financements 2007 couvraient à peine le temps passé par la fonctionnaire établissant le dossier de demande de subvention !

En 2006, une circulaire interne de la CNAF a annoncé la fin des contrats temps libres et des contrats enfance ( petite enfance) remplacés par un contrat unique appelé contrat Enfance jeunesse... Les fusions n’apportent pas toujours le meilleur. Cet adage populaire a été vérifié :

les subventions apportées ont été réduites de 15% et de nombreux projets ne sont plus financés.

Il s’agit pour les villes de faire autant avec des dizaines de milliers d’euros, voire d’avantage en moins....

Face à une telle politique délibérée de réduction drastique des subventions publiques et de rupture des engagements conventionnels pris, des Municipalités, en grande difficulté risquent de limiter l’accès des structures de loisirs à un public solvable .

Déjà plusieurs villes ont décidé de limiter l’accès aux centres de loisirs aux enfants ayant leurs deux parents qui travaillent ne laissant aux autres que deux espaces : la rue ou la télé !

Les familles sont inquiètes.

Jean-François Chalot


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9 réactions à cet article    


  • King Al Batar King Al Batar 9 avril 2010 11:44

    Et oui la rue ou la télé, les uns risquent de finir fumeurs (d’on ne sait quoi), dragueur, dealer ou délinquant. Tandis que les autres finiront obéses....

    Bon ben c’est l’américanisation de notre société qui avance quoi !


    • Halman Halman 10 avril 2010 09:40

      Parce que pour votre pensée binaire, pas de loisirs étatiques c’est zero loisirs ?

      Vous pourrez toujours lire, vous acheter des oeuvres cinématiques et musicales, faire du sport, apprendre la programmation, vous inscrire dans des club de quelque chose, que ce soit karting ou rénovation de vieux avions, d’astronomie, la liste est infinie.

      Penser autrement que par l’Etat cela est possible.


    • King Al Batar King Al Batar 10 avril 2010 09:59

      C’est sur et citer moi un seul des loisirs que vous m’avez indiqué qui ne soit pas payant....

      Reparer des vieux avions....

      Et c’est moi qui pense binairement, la vie n’est pas toujours simple comme un cheque signé par papa, mon cher, et tout ne le monde ne nait pas avec la même cuillère ! Votre pensée n’est même pas bianire, elle est unitaire, pour vous tout le monde a de l’argent et de quoi payer des loisirs a ses gosses. Ca parait evident, j’aurai du y penser !


    • CHALOT CHALOT 9 avril 2010 17:48

      Le sessin qui apparaît a été envoyé pour illustrer un aure texte : « c’est la guerre » donc là il est hors sujet ! désolé

      King Al Batar  !

      Je suis d’accord avec votre remarque et le plus grave c’est que la fréquentation des accueils de loisirs contribue à enrichir culturellement, socialement... les enfants et bientôt certains en seront exclus !


      • curieux curieux 9 avril 2010 20:36

        Eh oui, les citoyens votent, mais pour n’importe qui et ne s’intéressent jamais au programme. Suffit de les flatter un peu.


        • Halman Halman 10 avril 2010 09:35

          J’ai appris des milliers de plus de choses pendant mes loisirs qu’à l’école.

          Avec ces profs qui parlent pendant deux heures et qui nous font dormir en nous parlant comme à des demeurés.


          • Halman Halman 10 avril 2010 09:42

            Des profs de physique qui se plantent dans leurs équations mais qu’il ne faut pas contrarier même si on a déjà des années d’astronomie amateur et de pilotage...

            On apprend plus dans des loisirs qu’à l’école avec des profs qui ne peuvent pas être spécialistes de tout.


            • armand armand 10 avril 2010 10:19

              Je constate qu’à l’heure actuelle c’est tout ou rien : des enfants hyper-encadrés dans les loisirs qui prolongent l’activité scolaire, et qui n’ont jamais une heure pour souffler, réfléchir, prendre un livre, jouer seuls ou avec des camarades, visiter un musée autrement qu’en organisé. Ou bien qui sont laissés en bas de l’immeuble ou dans le square.

              Enfant, j’avais la chance d’être dans une école à News York où on finissait plus tôt dans l’après-midi... et surtout d’avoir une mère qui m’emmenait ensuite au Metropolitan, à l’Université de Columbia où elle suivait des cours, au concert, ou simplement en promenade.
              Rien, mais absolument rien ne remplace un parent (père, mère, grandparent, oncle ou tante, etc...) disponible. De plus, on peut déplorer que le cerveau de l’enfant ne connaisse jamais une heure de tranquillité, loin des écouteurs, de l’iPhone, de l’écran, juste devant un livre qui stimule les facultés d’imagination.


              • CHALOT CHALOT 10 avril 2010 14:31

                Armand !
                Les centress de loisirs, appelés aujourd’hui : accueils tiennent compte du rythme de l’enfant qui a du temps de repos, du temps à soi et du temps plus structuré.
                J’ai effectué quelques enquêtes professionnelles dans certaines communes du Val de Marne, à population mixte ( milieu en difficulté, milieu plus ou moins favorisé) :
                A propos du jeudi matin à l’école, avis quasi unanime d’instituteurs :
                - enfants fréquentant le mercredi les différents clubs, ateliers et emmenés par leurs parents : fatuigue visible
                - enfants fréquentant le centre de loisirs : en forme car il n’a pas eu d’activisme
                - enfants sans activité le mercredi : tout dépendait de sa journée

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