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Accueil du site > Actualités > Société > Le droit de la femme à se regarder belle dans le miroir

Le droit de la femme à se regarder belle dans le miroir

Au commencement était la Bible dans laquelle il est écrit en hébreu, le mot «  côte  » ou «  côté  », la langue originelle du livre méconnaissant la nuance.
De la genèse, l’interprétation qui ferait sortir Eve de la côte d’Adam, ou à côté de lui ; la première faisant de la femme un sous produit de l’homme quand la seconde en fait son égale.

La question ne cessera dès lors de donner libre cours à la querelle des exégètes et ne semble toujours pas tranchée tant on en parle encore quelques millénaires après.
 

Peu importe ce que l’on pense d’elle, la femme se doit avant tout de pouvoir se regarder elle-même, et c’est son attitude responsable qui devrait faire la différence.

La femme a tenté de s’arracher de l’accouchement dans la douleur, croyait-elle aussi pour autant regagner le paradis ?

Elle n’a cessé depuis des années de vouloir de défausser de ses responsabilités sur d’autres.
Certains médecins philosophes voyaient déjà les prémices, porter un enfant neuf longs mois, le mettre au monde dans la souffrance, ne nous obligeait-il pas déjà ?

Déjà à mûrir, déjà à comprendre, déjà à faire de nous un être responsable, comme une étape initiatique à laquelle il ne fallait évidemment pas se soustraire.

Le fait est que la femme a peu à peu rompu le cordon avec la mère, comment dès lors établir le lien et donc ensuite à nouveau le rompre avec l’enfant.

Allaiter son bébé, faire grandir l’amour par ce soin, ses bras, et tout ce qui prodigue l’attachement, là est le secret, l’oublier engendre des conséquences irréversibles.

Toute personne ayant eu à s’occuper d’un petit d’homme ne peut ignorer combien s’il n’a pas sa mère, ce n’est que sa mère qui lui manque, tous ses caprices, toutes ses peurs, tout son désarroi, signifient : «  Maman tu n’es pas là  ».

Oh, certains handicapés de leur mère s’en sortiront, mais aucun ne sera épargné, aucun n’aura la force de celui qui en a bénéficié.
La vie est souvent chose difficile, ne la compliquons pas encore davantage, donnons à notre avenir un minimum de chance en ne l’entravant pas dès la naissance.

Nous avons connu le service militaire obligatoire pour les hommes, et même de trois ans ; comme je déplore qu'il n'y ait pas le service d'amour obligatoire ou au moins volontaire pour les mères pour aimer leurs enfants.

La crèche pour nos bébés serait-elle l‘ultime horizon ?
Comment s'offusquer de l'élevage des poulets en batterie et pas de notre propre chair en couveuse collective.
Comment se pâmer devant le veau élevé sous la mère et ignorer nos propres petits gavés au lait de vache, hormones en brique et croissance en carton pâte pour une enfance en kit jetable.

Il est aberrant d’en être arrivé là quand même la sacro sainte économie du système dicte l’inverse.


Nous savons qu'il est moins cher de préserver les personnes âgées chez elle, plutôt qu'en maison de retraite, ce doit être du même ordre de coût pour les enfants élevés à la maison.
¨Pour ne rien dire des dommages collatéraux, les maladies imaginaires et autre cage aux phobes servant tant de réceptacles que de prétextes à la mauvaise appréhension des besoins de l’enfant et du nourrisson en particulier.


L’amour dure trois ans ; c’est peut-être le titre d’un mauvais roman comme d’un mauvais rêve, c’est l’exact inverse pour la liaison mère-enfant, c’est l’assurance garantie d’un développement durable dont on voit bien aujourd’hui qu’il concerne tout sauf l’humain.
Donner la vie, c’est donner trois ans, ensuite c’est la vie qui vous porte vous et votre progéniture, se recentrer sur l’essentiel, c’est vital.

L'Etat n'est pas mon ennemi, je veux l'Etat pour l'Ecole de la République, pour les droits régaliens et pour tous les domaines stratégiques, mais que ni lui ni un groupe privé ne touche à nos bébés.

Etat, association, société, retirez vos sales pattes de nos langes, vous voulez être mère mais vous n'avez pas les bras pour bercer l'enfant !


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19 réactions à cet article    


  • tikhomir 9 mars 2012 18:12

    Toujours ce mauvais discours sur la Bible... Que ce soit côte ou côté ne change pas grand chose. La côte est bien sur le côté et il s’agit bien de la côte et cela ne laisse pas de doute :

    Gn 2 dit : il prit une de ses côtes, et referma la chair à sa place.

    Et cela ne fait certainement pas de la femme un sous produit de l’homme, cela en fait un être de même nature et non pas quelque chose d’une autre espèce. Dieu dans toute l’étape de création dans la genèse créé en séparant et il le fait aussi avec l’homme et la femme. L’homme et la femme, de même nature mais distincts s’émerveillent de leurs différences (on appelle ça : l’altérité) et cela les attire l’un à l’autre pour qu’ils s’unissent.

    Les noms d’Adam et d’Ève en Hébreux sont ainsi faits que si vous les mettez à côté, vous en retirez les lettres similaires et vous retrouvez le nom de Dieu. Ça laisse à réfléchir sur l’union d’un homme et d’une femme.

    De même, si vous aviez lu la genèse ou même les écrits des traditionnels : la femme est la dernière créée, c’est le sommet de la Création.

    Je vous laisse donc méditer ça un peu et lire la Genèse, ça évitera peut-être les contresens de l’introduction la prochaine fois.


    • orianeborja orianeborja 9 mars 2012 19:07

      Mais monsieur, vous m’avez mal lue.

      Je ne me fais que le rapporteur de ce que je dis être une querelle d’exégètes.

      D’une part, il faut lire la Bible dans le texte et donc en hébreu, d’autre part, peu importe les interprétations en l’occurrence, l’important est sans doute d’en avoir connaissance, cela pouvant éventuellement expliquer certaines choses.

      Comment comprendre par exemple les propos et l’idéologie d’un Jacques Attali si on méconnaît son allégeance kabbalistique ?

      Et mon texte ne vous a-t-il pas semblé porter la femme bien haut, pourvu qu’elle reste elle-même ?

      Je trouve merveilleux votre croyance -qui peut être aussi la mienne- selon laquelle les noms d’Adam et d’Eve peuvent se combiner pour former le nom de Yahvé.

      Certains disent aussi que Yavhé signifie déjà la Sainte Trinité, et des mathématiciens ont démontré que, en fonction de règles de probabilité, on pouvait faire dire bien des choses aux textes et aux chiffres.
      D’où les codes mathématiques qui serait inscrits encore dans la Bible, d’où encore, les délires sur le 11 septembre par exemple.

      Le tout étant toujours de savoir tout cela, ensuite, chacun se fait sa propre opinion.


    • volt volt 9 mars 2012 20:07

      C’est vrai que le mot est connu pour être, non pas rare, mais carrément unique, toutefois l’affaire est posée/résolue autrement :
      d’un côté il y a la côte, mais sur un autre versant, en suivant les trois récits successifs de la création de l’humain, il y a une évolution : d’abord ils sont créés « côte-à-côte », puis Dieu pense que ça ne va pas, du tout... et il refait les choses ;
      - donc d’abord : 1/ création de l’Adam qui est à la fois « masculin-et-féminin »
      - puis : 2/ recréation - de sorte à ce que Ève réapparaisse, dit le texte, comme une « aide en face de lui », ce qui rend les choses nettement plus intéressantes ; certains vont même jusqu’à forcer la traduction en lisant, dans le paradoxe assumé : « comme une aide contre lui » (tout un programme).

      Mais faut pas trop focaliser sur cette côte, après tout l’essentiel de ce qui fait l’intérêt de ce texte étrange n’est-il pas qu’il faut d’abord qu’il roupille profondément pour qu’elle se lève ?...


    • volt volt 10 mars 2012 08:03

      Avec tout mon respect pour le 6e imam, ceci est une parole connue du Prophète lui-même, et en plus c’est assez mal traduit ; le seul intérêt ici c’est que le mot « dhéla’a » employé en arabe est le descendant direct du « tsela’a » hébraïque qu’on lit dans le texte biblique.
      Mais ce n’était peut-être pas le propos de l’auteur de l’article... qui aura eu le malheur de chapeauter un texte sensible et beau par cette question de querelle théologique saugrenue.


    • volt volt 10 mars 2012 08:18

      et comme on nous parle de gnose un peu plus bas... il y a des évangiles gnostiques où se trouve débattue la question de savoir si, en remplacement de la place vacante laissée par Juda pendu, Marie pourrait faire partie des Douze... A quoi il est clairement répondu que c’est une question de logos, et qu’au niveau du discours donc, aucune différence des sexes n’est recevable.


    • tikhomir 10 mars 2012 11:40

      @orianeborja

      En fait vous ne rapportez pas tellement de querelle d’exégète mais de traducteurs surtout. Néanmoins comme le verset que je cite le montre, il ne s’agit pas d’à côté mais bien de côté ou de côte et cela c’est l’exégèse.

      Cette pseudo querelle de sens ne veut bien arranger que ceux qui ne lisent pas (ou juste en surface) ladite Genèse.

      Pour votre texte, peut-être élève-t-il la femme, je ne saurais pas le dire car le texte n’en dit pas grand chose, je vois surtout la question de la relation mère-enfant et ça me semble bon tel que je l’ai lu, mais j’ai tendance à me méfier.


    • volt volt 10 mars 2012 14:12

      « elle diabolise le concept de côte » !?...
      on dit que c’est souvent très bien structuré un délire, avec projections et tout le bataclan - merci de me signaler que « côte » est un concept, je pouvais pas m’en douter.

      pour ce qui est de l’imam, il est dommage de noyer ses ahadîth personnels, brillants, dans des récups anti-sunnites primaires, n’importe qui pourrait vous refiler le même texte avec deux pages de masnad du boukharî, ça n’avancerait à rien...


    • epicure 10 mars 2012 18:34

      Quand on ne limite pas ses connaissances à la bible, on découvre qu’il y a d’autres textes anciens, notamment des textes sumériens.
      Parmi ceux ci, il y ne a un mythe qui s’appelle Enki et ninhunsarg.

      Dans lequel on trouve ce passage :
      «  »Mon frère, qu’est-ce qui te fait mal ?"
      -« Mes côtes me font mal. »
      Elle créa alors Nin-ti / Nin-til
      ( « Maîtresse des côtes » ou "Maîtresse de la vie« ) »

      Où ninhunsarg retire de la côte de enki celle qui va devenir nin ti , dont le nom signifie maitresse des côtes ou de la vie.

      Ah il faut préciser que cela se passe dans un jardin où le lion ne mange pas l’agneau,comme dans le texte de la genèse.
      Et aussi enki a été puni pour avoir mangé des fruits défendus.

      Au fond cela fait beaucoup de ponts communs entre les deux textes, au point qu’on peut y voir une source d’inspiration pour les auteurs de la genèse, comme le mythe du déluge sumérien a influencé celui de la genèse..

      Dans les deux cas on a une divinité qui sort une femme des côtes d’un hommes.
      La différence c’est que dans le texte sumérien, la nature mythique du texte est assumée.


    • cevennevive cevennevive 9 mars 2012 18:49

      @ tikhomir,

      Créationniste ?

      @ Oriane,

      Il est vrai que votre propos est un peu maladroit et que l’introduction, faisant référence à la Bible peut rebuter quelques lecteurs et les amener à ne pas lire la suite.

      Cependant, j’ai bien compris vos propos et je suis d’accord avec vous. Ce « dirigisme » que l’on prétend nous imposer comme une façon normale de vivre le modernisme est insupportable. Et pas seulement dans la façon d’aimer ou d’élever nos petits.

      « L’amour dure trois ans »... Quelle idiotie dans ce concept bien moderne ! L’amour d’une mère dure toute la vie. Et même après la mort de la mienne, je ressens son amour (j’ai 67 ans). Mes trois filles (adultes) font ma fierté et mon admiration.

      Quant à nos bébés, arrêtez les psycho-machins de nous embêter avec vos conseils, vos recommandations, vos victimisations forcées. Il n’est de « normal » que l’amour et l’instinct maternel.

      Cordialement (et caresses à vos petits).


      • orianeborja orianeborja 9 mars 2012 19:14

        Si je vous embête, vous n’êtes ni obligé de me lire ni de me croire.

        Je suis assez peu du genre à psychoter, en revanche, j’ai une réelle expérience des enfants, des miens et de ceux des autres.
        Leur désarroi, je l’ai vu, j’ai des éléments objectifs et récurrents qui confortent mon propos.

        J’ai aussi des pédiatres dans ma famille qui n’ont pas le même point de vue (au sens littéral d’angle) que moi, mais qui arrivent aux mêmes conclusions.

        Je ne me veux justement pas dans l’idéologie, je sors d’autant des tabous en affirmant cela.


      • cevennevive cevennevive 10 mars 2012 09:04

        Vous avez un bien mauvais caractère, chère petite Madame...

        Losque je disais de « arrêtez de nous embêter », je ne vous visais pas du tout. Je parlais aux donneurs de leçons en tous genres, et je penchais plutôt dans votre sens.

        Bon, comme nous avons l’air de ne pas nous comprendre, je ne vous lirai plus. Tant pis.

        Désolée.


      • tikhomir 10 mars 2012 11:47

        @Cevennevive

        Oui, évidemment mais pas au sens pauvre où vous l’entendez (comme le montre votre question et le fait de la poser). Je parle de sens et non d’histoire et de sciences exactes.


      • Radix Radix 9 mars 2012 21:40

        Bonjour

        Certe l’amour ne peut durer que trois ans mais si rien d’autre ne le remplace c’est que les personnes en cause n’étaient pas destinées à vivre ensemble.

        Radix


        • Lorelei Lorelei 10 mars 2012 01:49

          je vous propose une autre théorie, Les gnostiques en concluent : « Je suis au monde, mais je ne suis pas de ce monde6 », et de ce point de vue, le monde et l’existence dans le monde apparaîtront mauvais parce qu’ils sont mélange de deux natures et de deux mondes d’êtres contraires et inconciliables. Le gnostique sera celui qui retrouvera son moi véritable et qui prendra conscience de la condition glorieuse, divine qui était la sienne dans un passé immémorial7. c’est sur wiki, c’est assez fascinant de voir que les premiers chrétiens n’ont rien à voir avec ceux que l’église a fait des propos de jésus...les gnostiques furent considérés comme hérétique par l’église, sachant que le mot veut dire simplement celui qui pensent par lui-même, remarquons que toute idées non approuvés par les autorités est encore vu comme une hérésie, et pourtant...perso je pense qu’il n’y pas de dieux, de dieu, mais que nous avons été des dieux en quelques sortes, même si le mot n’est pas assez puissant pour dire ceux que nous sommes vraiment et que nous avons eu la bêtise de ne comprendre que nous pouvions aussi déchoir de notre condition devenant ainsi des humains, des homos sapiens ce qui est une condition des plus basses, car le matériel, le monde de l’apparence de l’illusion est littéralement devenu plus important et semble être la seule chose vrai, alors que le plus drôle c’est une illusion, en même temps et là ça devient kafkaien, presque du matrix, car c’est nous qui avons crée cette illusion....Etre l’effet de sa propre creation même si c’est succomber montre qu’il y a eu une création et le jour où nous réaliserons chacun ce point....ça va être fort interessant


          • Rensk Rensk 10 mars 2012 11:55

            Ont peu aussi le voir comme cela :

            C’est sous la « côte » que la femme porte son enfant, qui lui est le fruit d’un côte à côte... (Hé oui, en se temps-là ils ne connaissaient pas encore les « missionnaires » et leurs position favorite) smiley


            • easy easy 10 mars 2012 12:58

              Vous avez tiré dans tous les sens et vous voilà avec des contradicteurs débattant de gnose ou d’exégèse.

              Je me demande si cette histoire de côte vous intéresse vraiment. Si votre problème central ne se situerait pas bien plus autour de la garde de vos enfants.

              Si j’ai raison, vous feriez mieux, en tous cas dans un prochain papier, d’aborder plus directement ce sujet. Je vous suggère de poser une considération peu exprimée jusque là : « Bin voili voilo, parce que les femmes font les enfants, il est logique que la garde leur revienne en très forte priorité »
              Ca me semble être un discours débattable et méritant de l’être tant il est supplanté par la rhétorique beaucoup plus républicaine, administrative, jacobine, scientiste, comptable, chiffriste bilancarboniste, matérialiste, où un homme doit avoir autant de droit qu’une femme et réciproquement, ni plus, ni moins. 

              Ce discours est supplanté dans la rhétorique car dans la pratique, les juges profitent de leur marge de manoeuvre pour lui donner suite favorable et les pères s’en plaignent régulièrement.
              Parce qu’il règne une ambiguïté, un débat sourd entre « droit issu de maternité, privilègiant les femmes » et « droit issu de républicanisme ne privilégiant personne ».
              Parce que pour bien embrouiler la discussion vient se rajouter la problématique ultra matérialiste de la pension, il ne serait ni anachronique ni incongru d’en parler clairement.


              Mais autant prévenir qu’un tel débat, s’il est illustré par cette photo d’Himbas, verra surgir des questions du genre « Est-ce ce bébé a vraiment besoin que sa mère l’embrasse sur la bouche ? » ou « Pourquoi cette mère prend-elle cette initiative de l’embrasser sur la bouche ? » ou « Son père peut-il, doit-il, en faire autant ? » ou « Un tiers peut-il en faire autant ? » 
              D’où il ressortira que le prétexte du « C’est bon pour l’enfant, rien que pour l’enfant » ne résiste pas à toutes les inquisitions dont celles portant sur le devenir des parents quand ils deviennent vieux.

              Et s’y grefferont encore des questions liées au fait des couples de culture mixte où chaque parent, après le divorce, prétendra que l’autre avait autrefois accepté de tenir compte de ses spécificités culturelles.


              • gordon71 gordon71 10 mars 2012 14:35

                bonjour 


                et merci de rendre hommage à nos mères qui n’en sont pas moins femmes et qui nous ont tout appris 

                à aimer d’abord

                • aspic aspic 10 mars 2012 15:09

                  @orianeborja
                  J’avoue que j’ai du relire ton article deux fois pour m’assurer d’avoir bien compris le sens
                  profond.
                  Il y a des questions et des affirmations qui ont déjà soulevé pas mal de réactions ici.
                  Mais j’approuve l’idée que la femme à un rôle important dans notre civilisation, menacé de tout part par des préjugés, contraintes et modes de vie.
                  Les préjugés sont souvent fondées sur des mauvaises interprétations, comme ce texte de la Genèse que vous citez en préambule. J’interpête personnellement ce texte comme une promesse et rempart contre beaucoup de visions destructives.

                  Le récit est clair : au début l’homme et la femme étaient parfaitement égaux. Mais bon, le récit continue avec la séparation du lien étroit du Créateur avec l’homme et la femme, donnant comme conséquence (et non pas simplement « punition ») toutes sortes de mauvaises choses, dont la mort et le déséquilibre dans la relation homme /femme qui en découlait.

                  C’est en effet la femme qui donne naissance (dans la douleur), qui subit des cycles dont l’homme ne se soucie pas.
                  Supprimer tout simplement cette douleur par des moyens modernes de la médecine ne change pas tellement la condition de la femme à mon avis puis ma femme et moi ont pu constater qu’après l’accouchement vécu consciemment il y a la joie d’avoir réussie une naissance, puis la douleur est vite oublié par la présence d’un être nouveau.
                  J’aime bien la description du lien entre la mère et son enfant, des liens à travers l’allaitement, la présence au moins durant les premières trois années. Ma femme et moi ont eu la chance d’avoir pu vivre ces moments intenses avec nos trois fils, nous avons assumé ensemble ces choix qui allaient souvent à l’encontre de ce que la société actuelle demande.
                  Oui, au moins trois années intenses accordées aux mères, on aurait beaucoup moins de gens déséquilibrées au niveau affectif que maintenant.
                  Mais affermir de telles propos sera interprété par beaucoup de gens comme un retour à l’asservissement de la femme, consigné dans la chambre d’enfant et la cuisine, comme seul horizon de son existence. Fini les rêves d’égalité, de carrière, d’émancipation !
                  Bref, des discussions bien connus et souvent sans fin.
                  Comment réconcilier ces aspirations légitimes restera encore un bon moment un sujet de discussions et je suggère que vous devriez faire un nouveau article décrivant le rôle que devrait jouer l’homme dans ce programme !
                   smiley


                  • Lorelei Lorelei 10 mars 2012 17:36

                    accoucher dans la douleur tiens j’ai vu une emission assez tard sur france 2 sur l’histoire de l’accouchement et c’était drôle on a vu dans les années 50 à 70 des gens se demandaient si accoucher sans douleurs étaient normal, il y avait une méthode inventé par un médecin et on alla jusqu’à demander l’autorisation du pape, de toute manière quand on pourra concevoir un corps de bébé de a à z dans une couveuse ça gueulera de tous les côtés, non parce que l’on cherchera à imposer la méthode mais juste car c’est différent, et ça remettra en question des choses...de toute façon ces histoires de côtes de bibles sont des histoires pour asservir l’humanité et lui faire peur

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