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Accueil du site > Actualités > Société > Le dynamythe de la croissance ne fait pas encore exploser la crise morale (...)

Le dynamythe de la croissance ne fait pas encore exploser la crise morale en Occident

Comment les historiens jugeront-ils notre époque ? Sans doute comme les précédentes. Les sociétés pèchent par un déficit de la raison. Alors que les mythes rationnels d’inspiration scientifique et utilitariste, pour ne pas dire scientiste, traversent les esprits. La croissance économique est l’un de ces mythes. Non pas que la croissance soit une fiction, bien au contraire, car c’est un chiffre, mais son usage s’est modifié dans les discours politiques. La croissance, c’est un peu une sorte de thermomètre qui indique comment évolue le PIB d’une nation, d’un espace économique, de la planète et c’est aussi un levier matériel pour les sociétés. Le mythe de la croissance au 21ème siècle se décline en deux volets. Premièrement l’idée que la croissance puisse être le seul problème qui, s’il est résolu, résoudra le reste. Deuxièmement, l’idée qu’on puisse agir sur la croissance et la faire arriver par un volontarisme politique ; comme dans les anciens temps on croyait que l’homme pouvait influer sur la pluie et la faire tomber pour faire pousser les graines. Dans les sociétés primitives, les hommes faisaient appels aux sorciers et autres chamanes pour s’attirer les faveurs du climat. Le sorcier était l’homme le plus respecté par les populations. En 2011, le type le plus respecté, considéré comme le grand sorcier de l’économie, fut DSK. Les dieux étant plus intelligents que les humains, ils ont scellé le destin de celui dont la parole était abusivement considérée comme divine. En vérité, on comprend comment Dieu peut servir la raison en écartant les hommes des illusions mythiques. Les hommes adoraient DSK comme un veau d’or que le destin a transformé en pitoyable porc. Aristote disait de l’homme qu’il est l’animal doué de raison. Mais quand l’homme s’écarte de la raison, il devient stupide et notre 21ème siècle en sait quelque chose sur la stupidité de ces gens bavards qui croient aux illusions de la croissance maîtrisée. Ou qui n’y croient pas mais qui servent, en toute conscience malhonnête, ce discours lénifiant.

Le citoyen éclairé n’acquiert pas la raison par un mécanisme inné. La faculté de raisonner, de penser, l’esprit critique, cela se forme. Et quand la raison est déficiente, les imbéciles font la loi ou plutôt, ils la subissent. C’est ainsi. Ce qui ne nous dispense pas de livrer quelques considérations sommaires mais fondamentales sur trois âges du « sens de la croissance ».

(I) Epoque fordienne, 1945-1975. Ou alors Trente glorieuses. La croissance fit l’objet d’une attention toute spéciale des gouvernants. En Union soviétique, la croissance devait servir à montrer l’efficacité supérieure de l’économie dirigée. La planification a quand même permis l’élévation matérielle jusque dans les années 1970, l’éducation, l’équipement des foyers, même si une grosse part de cette croissance fut mise au service des enjeux militaires. En France, le plan a permis aussi l’élévation généralisée du niveau matériel et d’ailleurs, il se voulait au service de cet objectif relativement humaniste. Au States, pas de plan mais un élan productif inégalé et un capitalisme fordien qui a lui aussi permis le rêve américain et l’avènement des classes moyennes. La croissance ne fait pas tout. 5 points de croissance n’ont pas empêché mai 68. Ni les critiques du club de Rome.

(II) Epoque de transition. 1975-1995. Pourquoi ces dates ? Il y a certes de l’arbitraire mais 1975 correspond au choc pétrolier et à la montée du chômage. 1995 fait suite au démantèlement de l’empire soviétique mais aussi à la première crise du désenchantement avec les grèves de décembre en France. Ce fut la fin du progrès. La croissance était tout aussi attendue, sinon plus, que les décennies précédentes. La croissance devait servir un objectif lui aussi relativement humaniste. Réduire le chômage. Les politiciens y ont cru pendant des années, même si Mitterrand eut ce mot malheureux mais si emblématique, le chômage, on a tout essayé !

(III) 1995-2008. La financiarisation s’étend, la spéculation n’est qu’un épiphénomène se greffant sur un capitalisme de moins en moins au service de l’humain, ou du moins, de l’humanité. C’est contrasté. Les pays émergents ont réduit la pauvreté mais pas l’Occident. La croissance est restée ce mythe auquel les politiciens croient et dont ils se revendiquent pour faire baisser le chômage, tout en restant dans la course à la globalisation. La croissance est une illusion lorsqu’elle est prise comme solution au chômage et de surcroît maîtrisable. La croissance de ces années a été en trompe-l’œil, avec des bulles financières, sur les actions, les matières premières, l’or, l’immobilier et le levier des niches fiscales. La crise financière de 2008 a remis les pendules à l’heure.

(III-suite) 2008-20—. Le sauvetage financier. Les gouvernants ont lancé des plans pour activer la croissance mais les fondamentaux financiers étant fragiles, l’illusion n’a duré que deux ans. La crise des subprimes s’est transformée en crise des dettes. La croissance est toujours attendue, bien qu’elle soit anticipée comme réduite et qu’elle s’avère être encore plus faible que les estimations. Pourtant, rien n’y fait, le mythe de la croissance accompagne la réale politique de la rigueur. On pressent que l’homme n’a plus rien à voir dans les préoccupations politiques. Tout est décidé pour un objectif devenu prioritaire, sauver les banques des défauts de paiement éventuels des Etats dont les dettes souveraines sont fragilisées.

En l’espace de 70 ans, le sens de la croissance s’est transformé. A la croissance fordiennes et sociale s’est substituée une croissance faussement désignée comme citoyenne, censée résorber le chômage, puis la croissance financière, au service du désendettement. Les gouvernants, pas plus que les individus protégés, ne se préoccupent plus vraiment du chômage. Le travail n’a plus son rôle d’accomplissement et de source de revenu. Les travailleurs ont de moins en moins de revenus, et les citoyens voient les services publics réduits. La croissance sera absorbée essentiellement pour résorber la dette et sauvegarder les banques. L’humain n’existe plus. Il est devenu une chair à profit.

Le système est devenu techniquement instable socialement parlant, créant des disparités de niveau de vie insupportable moralement parlant, avec des situations invivables mais notre président nous servi l’illusion du travail pour gagner plus. Une minorité a gagné à ce petit jeu. Maintenant, le slogan, c’est travailler plus pour rembourser plus. Les plans pour favoriser l’emploi n’ont rien d’une mesure caritative. Le seul horizon politicien, c’est que chaque emploi vacant trouve preneur car c’est une goutte d’eau qui s’ajoute à la croissance. Le travailleur, on ne lui demande pas son avis, ni s’il est satisfait ou s’il y trouve son compte. Qu’il bosse !

Les rumeurs sur une recapitalisation des banques par l’Etat montre bien que dans cet univers économique darwinien, l’individu ne compte guère, par contre, la finance fait l’objet de bien des attentions. De quoi faire exploser une crise morale si les consciences se réveillent, ce qui n’est pas à l’ordre du jour, du moins pour un réveil de masse. Pour l’instant, une amorce de crise morale se dessine en Occident mais elle est erratique, désordonnée et surtout, pas très éclairée pour ce qui est de la réalité du système, de son versant totalitaire lié à la technique et des soubassements anthropologiques de la crise sociale. En vérité, il ne faut pas trop attendre de la politique. Les choix qui vont conduire l’Occident vers la clarté se dessinent dans des alternatives existentielles et des actions citoyennes. Le politique peut accompagner le mouvement et débloquer les leviers du changement éthique en menant une autre politique monétaire.

Les programmes politiques pour 2012 ne changeront pas la situation. L’arrivée de la gauche pourrait constituer un zeste libérateur mais la société française n’est-elle pas minée par trois décennies de beaufitude et de décrépitude ? Le professeur Choron avait sans doute raison, lorsqu’il admonesta lors d’une fameuse émission un jeune en le traitant de petit con. Ces jeunes ont maintenant presque cinquante balais, comme Jean-François Copé. Et la France, comme années 30.


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25 réactions à cet article    


  • reprendrelamain reprendrelamain 26 septembre 2011 10:08

    Excellent article, très bonne analyse et superbe formule :

     « travailler plus pour rembourser plus »

    Il ne manque que des solutions...mais y en a t-il ?


    • JL JL 26 septembre 2011 12:02

      Oui,

      c’est la version mise à jour : « travailler plus pour que les actionnaires puissent gagner plus ».


    • Kalki Kalki 26 septembre 2011 10:11

      Décennie 2000 : explosion de l’information

      1995 - 2012 : décroissance du niveau matériel de la qualité de vie, et de la vie tout court

      INTERNET aura aussi détruit du service, et l’aura remplacé dans l’abondance, toujours pas compris en économie ( il faudra tuer des milliard de personnes d’abord pour que le chiffre soit trop gros comparé : à la croissance )

      Le fait est que : la monopolisation dans tous les secteurs continue : les gros agriculteurs, bouffe les moyens, cela vaut dans les autres secteurs ( quitte à y perdre la qualité de l’offre , qu’on ne mesure pas , c’est pas bon pour la croissance), les docteurs et pharmiciens commencent à ressentir la crise

      Le niveau nauséabond de mertditude arrive aux narrine de la classe moyenne / supérieur

      ils n’ont pas de solutions, ou des fausses ...

      • L’explosion de l’information : n’étant pas monétisé , et non monétisable sauf à la google ou en lobotomisant les gens à la facebook

        ne « rentre pas dans le chiffre magique » et non matériel de la croissance

        IL FAUT DETRUIRE TOUS LES TRAVAILS, TOUS SANS EXCEPTIONS AUCUNES

        pour que les cons, devant le fait accomplit : totalement indiscuttable ferment leur gueule

        remplaçons les juges, docteurs, policiers, armées, journalistes, créatifs

        remplaçons les tous


      • Il faut pas croire le seul problème c’est ces petits cons lobotomisés : au pouvoir ou juste en dessous, parfois de la cinquentaine, voir les gosses de 30 ans

        Caca prout caca, va faire de la croissance

        Si les dirigeants au pouvoir pouvaient garder de l’esprit pratique, réaliste, matérialiste, pratique dans le monde immatériel : ca fera de la croissance

        et puis il faut partager et ça,

        ca va être impossible : c’est pas bon pour la croissance, il y a plus de sous

        au mieux , on va obliger les gens à travailler à la villepin ... bah oui il faut des gens dans les champs ... ah bah non ca serait pas bon pour la croissance

        bon ... hum dans les usines, ah non ca serait pas bon pour la croissance

        bon, dans le service, ah non ca serait pas bon pour la croissance

        bon que fait on :

        ON PARTAGE

        ou l’on tue tout le monde

      • OU 3 eme solution : on asservit tout le monde au niveau individuel ( tout le monde c’est à dire aussi VOUS :) )
      • les solutions restent équivalentes au niveau politique


      • La croissance ca veut aussi dire que bruler les stocks de nourriture quand on a 100 millions de pauvres en europe est

        une solution bonne pour la croissance


        il n’y a aucun problème logique : dans un monde qui s’autoréfére, tout énoncé est vraie et louable

        TUONS TOUT LE MONDE
        c’est bon pour la croissance !!!, ce n’est pas moi qui le dit : c’est la croissance


      • Kalki Kalki 26 septembre 2011 22:37

        les pays développés en voie de sous développement ultra rapide, europe, usa

        c’est en fait comme : l’inde, ou le bengladesh, voir la somalie

        mais sans le travail, et avec des mentalités de cons, en haut comme en bas, et personne n’est plus capable de bouger leurs doigts ?

        la chance, vous devriez préparer des trucs pour partir en paix ...


      • Kalki Kalki 26 septembre 2011 11:00

        Pourquoi détruire les stocks de nourriture et affarmer les gens seraient bon pour la croissance

        mais c’est simple mon cher watson,

        D’un point de vue d’équilibre des finances que l’on à au préalable déséquilibré : il vaut toujours mieux ne pas répartir la nourriture, essayer de la vendre ailleurs ( voir en forcant la main, comme en afrique par exemple quitte a détruire l’agriculture la bas ), que de seulement PARTAGER : la folie de la pyramide de ponzi capitaliste, + la folie de la croissance et d’un équilibre financier imaginaire l’emporte sur tout le reste

        donnez une planète a un capitaliste, et toutes les machines, et la connaissance technique à un capitaliste, il fera des dettes et se coupera 2 jambes et un bras : et il trouvera cela normal

        D’un point de vue boursier, il est toujours profitable de spéculer y compris sur la nourriture, voir meme en construisant un marché a perte et d’entuber les gens

        D’un point de vue politique, il y a beaucoup trop de monde sur cette planete , pour beaucoup de riches

        qui ne savent plus quoi en foutre des pauvres


        • easy easy 26 septembre 2011 11:16

          Je pense que la croissance n’est pas un mythe mais une réalité, qui monte, qui descend, qui stagne, mais qui se mesure et se traduit par des choses tangibles. Si dans cette réalité il y a quelque aspect de mythe c’est dans le sens qu’on en donne, dans le sens « bien » qu’on lui accorde parfois.

          Par exemple la lecture de livres par la population est un fait, qui monte, qui descend, qui stagne et là-dessus se greffe un sens, ce sens étant « bien ». C’est dans cette qualification que résiderait le mythe tant qu’il ne sera pas établi scientifiquement que BHL ou PPDA, d’avoir tant lu, seront devenus des gens de « bien ». Tant il ne sera pas établi en contremesure qu’un Massaï qui ne lit jamais de livre est un homme de« mal ».

          La croissance n’est pas mythe, elle est trop proche d’une problématique de gestion économique pour cela.
          Par exemple, si dans l’Egypte des Ptolémée, il était constaté une croissance de la population, il fallait forcément vérifier si la production agricole progressait d’autant. Faute de quoi, famine. La préoccupation des cultures, des stocks, était alors cristallisante d’angoisses ou de soucis. Ca prenait une allure de dieu tant c’était central des préoccupations mais ce n’était ni un dieu ni un mythe.
          Le mythe c’est par exemple lorsqu’à l’étranger, il se dit que l’Egypte trouve toujours de quoi nourrir ses habitants ou au contraire lorsqu’il se dit que les Egyptiens crèvent toujous de faim. Le mythe est une constante qui sert à déterminer ce qui est bien et ce qui est mal. Le mythe sert le sens dont celui restrictif et binaire du manichéisme.



          Une mesure physique, objective, d’une situation économique, même si elle concerne un facteur vital, peut être un cristal d’hystérisations (très fondé parfois) mais ne peut pas être un mythe.



          A mon sens, cher Bernard, vous avez confondu notre cristallisation-focalisation sur la croissance pour croire que c’est un mythe alors que vous avez négligé de considérer le véritable mythe de la France qui est le progrès.

          Ramener un bison à la maison pour en nourrir son clan, ne peut pas constituer un mythe (sauf s’il apparaît par exemple un super chasseur) 
          Alors que diffuser sa religion soit à dos d’âne soit sur un cheval caparaçonné, est une entreprise qui a besoin d’être soutenue, pour se justifier tant auprès des siens qu’auprès de ceux qu’on contraint, par un mythe majeur : celui de progrès.

          N’importe quel Anglais, constatant de visu ce qu’était un navire négrier, n’avait qu’une solution pour taire son indignation naturelle : croire au progrès.

          Le creusement du canal de Suez a provoqué des millers de morts tant les conditions étaient dures. Ses promoteurs, ses spectateurs, ne pouvaient moralement accepter cette folie que s’ils croyaient par dessus tout au progrès.

          Or le progrès est en réalité à ce point non mesurable que constamment, et particulièrement maintenant, tout ce qui aura été entrepris à la lumière de sa croyance peut s’invalider selon un regard incroyant.

          En aucun cas Diogène de Sinope ne verrait de progrès dans quoi que ce soit que nous ayons entrepris depuis des siècles sous l’emprise de ce mythe. Même le volet de la santé peut ressortir invalide malgré les réussites objectivables des vaccins. Car le mythe du progrès ayant porté toutes nos actions, trop, beaucoup trop d’entre elles ont conduit à des morts violentes, à des ruines et des génocides.

          Tant que le mythe du progrès ne sera pas analysé et remis en cause, nous continuerons à faire tout et n’importe quoi de la même manière aveugle que nos prédécesseurs.


          Tant que toutes nos entreprises, y compris de cultiver des carottes ou d’implanter des antennes, sont susceptibles d’être habillées du mythe immaculé du progrès, il nous aveuglera.
          Tant que la croissance elle-même, qui possède des vertus objectivables, peut être, en plus, nimbée du mythe donc du dogme du progrès, elle échappera à la critique scientifique.


          • Kalki Kalki 26 septembre 2011 11:40



            il y a l’énergie ... vous aussi vous vivez dans un monde virtuel

            Il y a l’énergie, la force de travail surabondante

            et toute la nourriture qu’il faut, et il est possible de tirer encore un peu la production , et de faire produire meme dans les villes, memes dans les habitations.. et de limiter la démographie

            le problème n’est que POLITIQUE ...

            ou alors il y aurait quelque chose d’autre ... ... a vous de trouver

            Le mythe de la rareté , de l’énergie, de la matière

            est également un mythe de la croissance

            ah nous en tenons un pour faire un diner ...


          • Voxien2011 26 septembre 2011 12:12

            Bonjour

            Idéologie de la croissance au service d’un mythique progrès humain.

            Mais l’idéologie de la croissance, elle sert bien le progrès du capitalisme et du pouvoir oligarchique.

            Il existe réellement un progrès qui ne s’arrête pas celui là, c’est celui de la santé, de l’instruction pour les riches, celui du profit pour les entreprises et les actionnaires. Progrès du pouvoir de la finance aussi, progrès de la destruction de l’environnement, progrès de l’épuisement des ressources, progrès des inégalités, progrès de l’individualisme et du mépris du pauvre et du chômeur, progrès de la misère pour les retraités, progrès des cancers et de l’obésité, progrès de l’ignorance ...etc.


          • Voxien2011 26 septembre 2011 12:30

            Je suis d’accord avec toi kalki

            L’énergie est abondante en effet.

            Croire que le capitalisme s’arrêtera parce que les ressources fossiles s’épuisent est une chimère.

            L’énergie humaine selon les idéologues du système n’est pas totalement exploitée. Il faut faire travailler tout le monde ou la majorité contre quelques grains de riz. Ils nous feront accepter cette idée comme ils nous font accepter celle du chômeur qui doit bosser gratuitement .

            Et surtout les projets d’exploration extraterrestres et d’homme augmenté et cyborg (l’homme qui mange peu, dort peu et travaille sans être fatigué grâce à la génétique et la biochimie) seront la prochaine étape, avec la promesse d’un mythique progrès pour l’humanité sur le dos encore de dizaine de millions de mort qui vont bosser pour ces projets.

            Il faut être prudent et vigilent et surtout arreter de croire que les ressources limitées de la nature arrêteront leur projets fous.


          • maddle maddle 26 septembre 2011 11:33

            Tout ceci n est qu ’une O.P.A mondiale prevue de longue date.


            • dom y loulou dom y loulou 26 septembre 2011 12:54

              c’est comme ça depuis la Babylonie antique vieille de 4000 ans ... il y a un avant qui ne ressemblait en rien à la hiérarchie abrutissante

              une civilisation vieille de 200’000 ans si ce n’est bien plus encore

              vous voyez les défilés de mode ? ils n’ont rien de moderne, c’est un rituel des dieux babyloniens qui paradaient devant les foules en se plaçant au-dessus d’elles

              les présidents ? des pharaons manipulés par les grands prêtres

              les grand prêtres ? les pharmaceutiques et les producteurs d’armes, le groupe Bilderberg qui nous gave le mou par écrans et journaux interposés

            • Raymond SAMUEL paconform 26 septembre 2011 11:56

              « Développement durable » ! L’un de mes amis qualifie l’expression d’oxymore. Je suis d’accord, le développement, au moins dans son acception « consommation de matière », ne peut pas être durable. Il y aura fatalement une fin à ces matières, et cette fin est d’autant plus proche que le développement est important.

              Elémentaire, mon cher....Mais la surdité et la cécité sont devenus nécessaires.

              Quand on n’a pas de prise sur les évènements, on utilise des mots-alibis, on s’échappe grâce à la langue de bois. Cette langue de bois est tellement utile à tout le monde qu’elle peut fleurir à l’aise et durer longtemps. Elle se traduit essentiellement par des locutions « clé en mains ». C’est un ersatz de la réflexion qui nous est refilé par de soi-disants spécialistes : économistes et politiques dans le cas soulevé ici, psys et autres professionnels de l’enfance qui roulent depuis quarante ans pour le féminisme ultra dans le cas de l’enfance.
              On bétonne.


              • Kalki Kalki 26 septembre 2011 12:10


                il y a l’énergie ... vous aussi vous vivez dans un monde virtuel

                Il y a l’énergie, la force de travail surabondante

                et toute la nourriture qu’il faut, et il est possible de tirer encore un peu la production , et de faire produire meme dans les villes, memes dans les habitations.. et de limiter la démographie

                le problème n’est que POLITIQUE ...

                Le mythe de la rareté , de l’énergie, de la matière

                est également un mythe de la croissance

                ah nous en tenons un pour faire un diner ...


              • Alexis_Barecq Alexis_Barecq 26 septembre 2011 12:56


                Travailler plus pour rembourser plus !

                Ha ha ha... excellent !


                • dom y loulou dom y loulou 26 septembre 2011 13:10

                  faudrait juste une bonne fois arrêter d’attendre quoi que ce soit de ces politiciens qui ne servent à rien sauf à vendre un agenda que personne ne veut et à nous faire perdre un jour après l’autre


                  tandis qu’ils parlent leurs maîtres détruisent les sociétés pour tous nous inféoder à leurs multinationales

                  les laisser causer entre eux

                  et reprendre les choses en main nous-mêmes, tous les corps de métiers 


                  inutile de tuer qui que ce soit quand il s’agit de construire



                  • lagabe 26 septembre 2011 15:04
                    21 août 2010 : le jour du dépassement

                    Le 19 décembre 1987, pour la première fois de son histoire, l’humanité vivait au-dessus de ce que la terre pouvait lui offrir en un an. Selon l’ONG Global Footprint Network, le jour du dépassement (Earth Overshoot Day) aura lieu cette année le 21 août.

                    L’humanité aura consommé le 21 août 2010 les ressources que la nature peut produire en un an. Incroyable non ?

                    http://www.agoravox.fr/actualites/environnement/article/21-aout-2010-le-jour-du-79989

                    Nous vivons dans une société qu’on a gavée et dont le foie éclate. On a dit que la pauvreté cesse lorsqu’on a un pantalon et que la richesse commence quand on en a deux, puisque l’on n’en porte qu’un. Il faudrait ajouter que la pauvreté revient quand on en veut un troisième, car on est toujours pauvre quand on a un désir qui n’est pas satisfait et le système de production actuel, en ce sens, s’est donné pour but principal de nous appauvrir. De nous appauvrir et de nous engraisser. Comme ces roitelets des îles mélanésiennes qui voient l’obésité comme un signe de succès, dans une culture dont la faim n’a jamais été éradiquée.

                    http://nouvellesociete.wordpress.com/2009/02/15/la-societe-obese/

                    La Chine vient de supplanter les Etats-Unis à la tête des plus gros consommateurs mondiaux d’énergie, révèle le rapport statistique annuel de BP. La consommation énergétique mondiale, tirée avant tout par les pays émergents (Chine, Inde, Brésil, etc.), a cru de 5,6 % l’an dernier. La Chine serait promise au premier rang de l’économie mondiale d’ici à 2030,compte tenu de la croissance présente de son Produit intérieur brut. Le New York Times a choisi cette semaine de mettre en avant une tribune soulignant l’impossibilité physique, économique, écologique, matérielle, substantielle (etc.) de voir s’étendre à la population de la Chine ou de l’Inde le ’rêve américain’ commercialisé tout autour du globe. Voilà qui est clair, les Chinois ne doivent pas prétendre à un mode de vie à l’américaine

                    http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/l-aie-et-la-manipulation-du-marche-96956

                    REMETTEZ VOUS AUSSI EN CAUSE


                    • Kalki Kalki 26 septembre 2011 16:33

                      quelques kilomètres carrés de désert produisent plus d’énergie que l’humanité en consomme en un an

                      les réacteurs à fission ou fussion, produisent plus d’énergie que l’humanité en consomme en un an

                      VOUS AVEZ QUELQUE CHOSE A REDIRE ?

                      Au fait : la terre est un caillou, et elle n’est pas le seul caillou


                    • lagabe 26 septembre 2011 16:44

                      à fusion et on en est loin ,


                    • babadjinew babadjinew 27 septembre 2011 09:27

                      Voila certainement le coeur du mythe ou du moteur.......


                      Les Indiens et les Chinois pour ne parler que d’eux et non pas de l’Inde et la Chine sont maintenant conditionnés et formatés à la soupe du sur-consumérisme. Ils ont bien l’intention de profiter pleinement de leur BOUM économique histoire de pouvoir enfin singer les animaux occidentaux. C’est triste mais c’est une réalité !

                      Fini le temps du bon Karma today c’est le temps du smartphone, de la voiture, du pavillon de la famille nucléaire (Pour l’inde) et du toutou. 

                      Réaliste dans un monde aux matières fini ? Certainement pas ! Mais qui va trouver les mots pour expliquer qu’il serait criminelle de suivre notre modèle de croissance ? Ni les politiques, ni les Entreprises qui ne cherche la bas qu’un nouveau mythe de croissance. Qui fonctionne plutôt bien en terre d’Asie. En gros pour une usine qui ferme en occident 10 s’ouvrent en Asie, générant leur lot de pollutions extrêmes car bien entendu nous voulons vendre trop cher nos solutions moins polluante..... 

                      Alors en fonction de l’endroit ou l’on ce trouve sur Gaia la croissance est mythe ou moteur. Mais il est certain que ce moteur ou ce mythe nous entraîne droit dans le mur !

                      Apprendre à partager, travailler sur le désir, explorer ses univers propre seraient des formes de pistes pour changer la nature de nos Êtres. Mais bon comme d’hab ont attend toujours une solution qui vienne d’un sommet sans jamais comprendre que si solution il y a elle commence simplement avec soit même. 

                      Essayez voir une cure de toujours moins volontaire et non subit. C’est pas si terrible que cela et en prime cela ouvre beaucoup de portes interieur.  

                        

                    • Tetsuko Yorimasa Tetsuko Yorimasa 27 septembre 2011 04:18

                      C’est bizarre, pourquoi tout le monde ici utilise le mot « mythe » à la place du mot « mensonge » ?


                      • Tiberius Tiberius 27 septembre 2011 12:41

                        Je trouve étrange votre dénonciation d’un univers économique darwinien. Car après tout, si vous trouvez une inspiration darwinienne aux lois qui régissent l’économie, à moins d’être de ceux qui pensent que la vie n’aurait su engendrer de si parfaits équilibres sans l’intervention d’une conscience extrinsèque, pourquoi vouloir imposer l’homme dans le rôle de Dieu ?


                        • Kalki Kalki 27 septembre 2011 13:18

                          Pourquoi la paix au lieu de la folie irrationnel, de la rationnalité économique, de la pseudo science économique

                          dont les aboutissants politiques ne sont pas compris par une grande partie de ceux qui marche pour le monstre lui meme


                        • BA 2 octobre 2011 11:29

                          Plus de 700 manifestants anti-Wall Street arrêtés à New York.

                          Plus de 700 personnes ont été arrêtées samedi 1er octobre à New York parce qu’elles bloquaient la circulation sur le pont de Brooklyn, provoquant sa fermeture, pour protester contre les effets de la crise économique, a annoncé la police. Vingt-quatre manifestants ont également été interpellés à Boston.

                          Des manifestants »ont bloqué pendant deux heures la circulation sur le pont de Brooklyn, en direction de Brooklyn" a="a" un="un" porte-parole="porte-parole" de="de" la="la" police="police">

                          En dépit du caractère pacifique de la manifestation,  »plus de 700 personnes ont été arrêtées. La plupart pour atteinte à l’ordre public" a-t-il="a-t-il">

                          Fermé pendant plusieurs heures, le célèbre pont suspendu a été rouvert à la circulation très tôt dimanche matin. Des témoins présents sur place ont décrit des scènes de chaos lorsque la vague de policiers a déferlé sur le pont pour encercler les manifestants dont certains ont tenté de s’enfuir.

                          Des dizaines de protestataires ont été menottés et attendaient, assis sur le pont, d’être emmenés par la police, ont rapporté des témoins et les organisateurs. Certains des manifestants ont été relâchés après quelques heures tandis que d’autres devaient être détenus 24 heures ou faire l’objet de poursuites, a-t-on encore indiqué de source policière.

                          Les manifestants avaient quitté leur campement érigé à Zuccotti Park près de Ground Zero à Manhattan où le réalisateur Michael Moore et l’actrice Susan Sarandon se sont récemment rendus pour apporter leur soutien au mouvement.

                          Lancé le 17 septembre, le mouvement »Occupy Wall Street" entre="entre" autres="autres" le="le" renflouement="renflouement" des="des" banques="banques" en="en" les="les" saisies="saisies" et="et" taux="taux" de="de" culminant="culminant">

                          Vendredi soir, plus d’un millier de manifestants avaient défilé jusqu’au quartier général de la police à Manhattan pour protester contre l’arrestation de 80 personnes lors d’une manifestation précédente.

                          http://www.romandie.com/news/n/Plus_de_700_manifestants_anti_Wall_Street_ar retes_a_New_York021020111010.asp

                          Pour suivre ce qui se passe à  New York en direct, c’est à cette adresse :

                          http://www.livestream.com/globalrevolution


                          • zany 2 octobre 2011 23:03

                            Comment les historiens jugeront-ils notre époque ?

                            « la tolérance et l’apathie sont les dernières vertus d’une société mourante » 
                            Aristote

                            Acta est fabula (la pièce est joué)

                            Nous avons les dirigeants que nous méritons, pour l’apoger de l’europe fut il y a un siècle, là c’est simplement sa chute comme civilisation.

                            Honnêtement, ont laisses des voleurs, des violeurs d’enfants et des menteurs au pouvoir depuis bien trop longtemps, en plus ils nous donne des leçons la belle affaire.

                            Nous sommes devenu indifférent à tous sauf à notre petit confort, nous sommes devenu bien gras .

                            Vous avez peurs ? L’argent l’économie, ont aura bientôt plus rien de toute manière, nous serons dominer car incapable de nous unir face aux salauds, pour des raisons futile en plus.

                            Plus personne n’est en mesure de mourir pour une cause, c’est mieux que les autres le fasse à leurs place, pour mieux leurs cracher au visage ensuite.

                            Nous arrivons au terme de notre décadence civilisationnelle, elle aura vécu et morte sans attaque mais par abandon.

                            Une société sans morale, uniquement pour sa pomme, se prétend humaniste mais jette des bombes sur toute la planète pour obtenir des ressources pas cher juste pour crâner devant les copains avec sont nouveau jeans fabriquer par une gamine de12 ans à l’autre bout de la terre.

                            Le pétrole ! Les compagnies favorise les guerres pour garder tous les bénéfices, ce faisant le peuple lui crève de faim en Somalie et plus généralement dans la « corne de l’Afrique » ou il est plus rentable de cultiver des roses que des céréales, bah oui les somaliens n’ont pas d’argent, alors que l’europe oui hein...

                            Je ne parle pas des ogm ou l’ont confie le monopole alimentaire à une entreprise et détruit la biodiversité végétale !

                            Les hybridations génétique humaine/animale !

                            http://www.universcience.fr/fr/science-actualites/enquete-as/wl/1248100295856/embryons-hybrides-homme-animal-un-feu-vert-pour-quoi-faire/

                            Faut-être honnête avec sois même cette civilisation est morte,
                            mieux elle ne mérite pas de vivre !

                            Je comprend mieux l’hystérie des uns, l’apathie des autres, les « moi je » nous ont tuer !

                            Ceux qui vote aujourd’hui le font uniquement pour intérêt personnel et non pour le bien commun, cette société me dégoute à un point proche du reniement ...

                            Incapable de réfléchir sur 10 ou 20 ans, non là sa pense 2 à 5 ans si c’est pas en mois .

                            C’est irrécupérable .

                            Allez regardez les images de la « belle époque », paysage, visage, attitude, monument, architecture, mode, élégance etc..

                            Et faite vous mal, comparez à aujourd’hui.

                            C’est surtout une décadence MORALE


                            • zany 2 octobre 2011 23:26

                              • Quelque citations sur la civilisation...


                              • Ce que les hommes appellent « civilisation », c’est l’état actuel des mœurs et ce qu’ils appellent « barbarie », ce sont les états antérieurs.
                              Anatole France
                              • Il existe infiniment plus d’hommes qui acceptent la civilisation en hypocrites que d’hommes vraiment et réellement civilisés.
                              Sigmund Freud
                              • " Toute civilisation (...) prend, à l’intérieur de chaque peuple, de chaque État, des caractères particuliers. mais les éléments les plus essentiels qui la constituent ne sont la chose ni d’un État, ni d’un peuple ; ils débordent les frontières, soit qu’ils se répandent, à partir des foyers déterminés par une puissance d’expansion qui leur est propre, soit qu’ils résultent des rapports qui s’établissent entre sociétés différentes et soient leur œuvre commune (...) La civilisation est (...) une sorte de milieu moral englobant un certain nombre de nations, chaque culture nationale n’étant qu’un forme particulière du tout." Émile Durkheim
                              • Nous autres, civilisations, nous savons maintenant que nous sommes mortelles.
                              Paul Valéry
                              • Une civilisation naît au moment où les hommes sans génie croient qu’elle est perdue.
                              Thomas Mann
                              • L’impérialisme est civilisation pure. Le destin de l’Occident est dans ce phénomène irrévocable. L’homme cultivé a son énergie en dedans, le civilisé en dehors.
                              Oswald Spengler
                              • La civilisation de jouissance se condamne elle-même à la mort lorsqu’elle se désintéresse de l’avenir.
                              Raymond Aron
                              • Ce sont surtout la faiblesse intellectuelle et morale des chefs et leur ignorance qui mettent en danger notre civilisation.
                              Alexis Carrel
                              • Ce qu’on appelle la civilisation a contribué à rendre une partie de la société plus heureuse et l’autre plus malheureuse que l’une et l’autre ne l’auraient été à l’état de nature.
                              Thomas Paine
                              • "C’est la connaissance, la croyance, l’art, la loi, la coutume, et toutes les autres aptitudes ou habitudes acquises par l’homme en tant que membre de la société." E. Tyler, 1871

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