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Accueil du site > Actualités > Société > Le faux procès fait aux Grandes Ecoles

Le faux procès fait aux Grandes Ecoles

Il est de bon ton dans les dîners en ville et dans les rayons des bonnes librairies (« Grandes Ecoles, la fin d’une exception française ? » par Thomas Lebègue et Emmanuelle Walter) d’aligner une série de lieux communs pour critiquer le modèle des Grandes Ecoles à la française. Elitistes, onéreuses pour le contribuable, reproductrices des clivages sociaux, franco-françaises, etc. Ces attaques sont menées généralement soit par le monde universitaire, qui aimerait bien mettre la main sur ces écoles autonomes, soit par ceux qui ne connaissent qu’imparfaitement la réalité des Grandes Ecoles aujourd’hui, soit encore par ceux qui ont été refoulés à l’entrée des dites-écoles !
Franco-françaises les Grandes Ecoles ? Certes, mais le Financial Times britannique vient de classer six « Sup de Co » bien frenchies parmi les 10 meilleures business schools européennes, ce qui signifie que le modèle fonctionne et est reconnu à l’étranger.
 
Il est également injuste de reprocher aux Grandes Ecoles leur trop faible mixité sociale. Les Grandes Ecoles, de commerce ou d’ingénieur, recrutent généralement leurs étudiants à la sortie des classes préparatoires ou de cursus universitaires à bac+2 ou bac+3. Elles ne peuvent donc sélectionner leurs étudiants qu’au sein de ces groupes définis, dont elles ne maitrisent pas la composition. Or il s’avère que la faible mixité constatée au sein des Grandes Ecoles se retrouve en amont, au sein des classes préparatoires et de l’université. Car la véritable sélection est malheureusement faite depuis longtemps, parfois dès le Primaire, souvent à partir du Collège : les enfants d’ouvriers représentent 39% des élèves de CP, ils ne représentent plus que 19% des élèves de Terminale générale (19% et 30% pour les enfants de cadres).
 
Malgré cela, il apparait que les Grandes Ecoles comptent dans leurs rangs environ 25% d’étudiant boursiers, soit un taux comparable à celui des cycles « master » de l’Université. C’est en fait toute la Société française qui est structurée en « étages » et en « appartements » étanches, entre lesquels ne circule ni air frais, ni ascenseur social. Car l’origine sociale reste déterminante : en 20 ans (1984-2004), les écarts dans l’accès à l’enseignement supérieur entre les enfants d’ouvriers et ceux de cadres ne s’est que très peu réduit (40 points d’écart en 84 : 10% contre 50% ; 37 points d’écart en 2004 : 37% contre 74%).
 
Une récente étude de l’Insee ("Économies et statistiques" n°410 ; 28 août 2008) reprise par l’AEF confirme cette trop lente évolution. « Même si pour les enfants d’ouvriers, les probabilités d’être diplômés du supérieur ont été multipliées par trois entre les générations du début des années 50 et celles du milieu des années 70, elles restent encore trois fois moins élevées que celles des enfants de cadre : 77% contre 25%. »
 
Si l’Insee relève que « la démocratisation de l’accès à l’enseignement supérieur est incontestable (mais) de faible ampleur », elle indique aussi que les deux « filières » où la polarisation sociale s’est accentuée sont le Droit et la Médecine. Or à ma connaissance, point de Grande Ecole dans le pré carré des juristes et des carabins !
 
Le clivage est donc bien plutôt entre filières sélectives et filières ouvertes, et non pas entre Grandes Ecoles et Université : « si les milieux populaires accèdent davantage à l’université, ils sont moins présents dans les filières qui assurent les "meilleurs" débouchés. »
 
La « prévisibilité » de la réussite scolaire a même été observée par une étude de la Direction de l’évaluation (DEPP) du ministère de l’Éducation nationale (D.E.P.P. - N°08.16 de mars 2008 : Disparités d’accès et parcours en classes préparatoires)  : « 90% des élèves de prépas n’ont connu aucune difficulté scolaire de la sixième à la Terminale ! Ils faisaient même partie, dès leur entrée au collège, du TOP-25% de leur classe. Et par la suite, 14% d’entre eux ont décroché leur bac à 17 ans. »
 
L’origine sociale est donc déterminante, mais à mon sens au moins autant sur les facteurs socioculturels que sur le seul facteur économique. Comme le souligne l’étude du Ministère « On sait que pour se présenter aux classes préparatoires, il faut tout d’abord savoir qu’elles existent, à qui elles s’adressent, ce que l’on y étudie, et qui peut y réussir ». L’accès à l’information, mais aussi la maîtrise des codes culturels, renforcent les chances de réussite.
 
C’est dans ce contexte que se situent les initiatives menées depuis quelques années par certaines Grandes Ecoles pour favoriser progressivement la mixité sociale. Pour faire simple, deux grandes théories se côtoient au sein des Grandes Ecoles : soit aménager les processus de sélection (discrimination positive, mise en œuvre par exemple par Sciences Po Paris), soit accompagner très tôt les jeunes vers les filières d’excellence (type opération « une Grande Ecole, pourquoi pas moi ? », menée par l’ESSEC et d’autres ESC). L’objectif dans les deux cas est de faire sauter le plafond de verre et mettre les Grandes Ecoles dans le champ des possibles des jeunes issus de milieux modestes.
 
Quant au coût supposé des Grandes Ecoles pour le contribuable, s’il est questionnable dans le cas d’une école comme Polytechnique (autour de 40.000 € par élève et par an), il faut rapprocher le coût d’un élève d’une école d’ingénieur classique (environ 13.000 €) à ceux d’un élève de médecine (13.000 € aussi) ou à celui d’un élève d’IUT (11.000 €). Même chose sur le niveau bac+2, où un élève de prépa et un élève de BTS coûtent en fait la même chose, environs 13.500 € (source : différents articles spécialisés et une enquête du Ministère de l’E.N. de 2006). Pas de grandes différences donc entre les filières soit disant coûteuses (prépas et grandes écoles d’ingénieur) et certaines autres filières moins stigmatisées comme les BTS, les IUT ou médecine.
 
Et encore faut-il tenir compte du fait que les Grandes Ecoles de Commerce sont quant à elles dans leur grande majorité à financement privé : les élèves (ou leurs familles) payent leur coût de scolarité, qui soit dit en passant, est plus faible que le coût des Grandes Ecoles financées par le public (autour de 8.000 euros annuels). Ces Grandes Ecole de Commerce mettant par ailleurs en place des dispositifs (apprentissage, stages rémunérés, bourses, prêts bancaire à taux très réduit) qui allègent fortement le coût net réel supporté par les familles.
 
Preuve d’ailleurs que la « guerre » déclenchée contre les Grandes Ecoles est plus affaire de marketing et de tactique, l’IAE de Paris, relevant de l’Université, vient de demander officiellement sont entrée au sein de la Conférence des Grandes Ecoles !
 
« La formation coûte cher ? Essayez l’ignorance ! ».
 
 

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52 réactions à cet article    


  • Céphale Céphale 25 octobre 2008 13:09

    Excellent article.

    On pourrait ajouter d’autres arguments en faveur des grandes écoles françaises. Par exemple le gaspillage humain des universités, aussi bien en France qu’à l’étranger (notamment aux Etats-Unis). Les chiffres sont éloquents : une modeste proportion des étudiants admis en première année d’université sort avec un diplôme valorisant : master ou doctorat, ce qui veut dire que la sélection se fait à l’intérieur même de l’université plutôt que de se faire avant d’y entrer. Au contraire en France, la plupart des étudiants qui ont eu le courage d’entrer dans une classe préparatoire pour affronter les concours des grandes écoles ont de fortes chances d’obtenir un diplôme valorisant.

    Le cas des études de médecine est édifiant. Tous ceux qui ont eu un bac scientifique peuvent s’inscrire en première année de médecine. Mais comme il y a beaucoup trop d’inscrits eu égard au numerus clausus, le passage en deuxième année se fait à travers un concours qui élimine 80% des étudiants de première année.


    • Rage Rage 25 octobre 2008 19:32

      Bonjour,

      Je ne partage pas le point de vu du rédacteur.
      Les Grandes Ecoles constituent la phase finale d’un long processus de sélection par la "note" entamé dès le primaire. Le problème de ce système est, qu’avec le temps, il évince méthodiquement tout ce qui ne colle pas au "moule". 

      La conséquence étant, qu’à la course à la note, on évince ceux qui n’adhère pas au système scolaire. Ainsi des excellents manuels ou même des esprits entrepreneurs se retrouvent à ramer dans les sacros saintes maths et autres matières linéaires qui, finalement, n’ont plus tant de sens à l’heure d’une société de l’économie, du droit, de la technique et de la débrouille.

      Les Grandes Ecoles sont essentiellement accessibles via "Prépas", classes qui, après le Bac, écrème pendant 2 années non seulement ceux qui auraient pu résister mais également ceux qui n’auront plus les moyens de suivre financièrement. Comment ? En ajoutant au parcours du combattant, de nouvelles haies, de nouveaux virages qui font que la part de talents issus de milieu modeste tend à se réduite à peau de chagrin. 

      Ce mécanisme est utilisé exactement avec la même inéluctabilité dans les filières élitistes où la sélection s’opère à la Fac, en droit, en médecine, en IAE ou même en IUT à moindre mesure. La sélection est un mal nécessaire, faut-il encore que les critères ne soient pas eux mêmes déjà "viciés".
      Le problème des Grandes Ecoles, c’est d’opérer la double séleciton à l’usure par "la forge au moule" et par l’argent. Se payer des études à + de 7000€/an c’est un investissement que peu peuvent se payer, et peu oseront tenter de parier sur l’avenir. 

      Quand bien même certains tenteraient, l’investissement est tel qu’il devient prise de risque, qu’il devient "couperet" là où certains peuvent se permettre de "redoubler", de partir en stage non rémunéré voire même de bifurquer.

      Le système des Grandes Ecoles obtient des résultats parce que l’on y injecte de l’argent et que l’on y laisse rentrer qu’une minorité qui a déjà été préselectionné par le temps.

      A l’inverse, l’Université ouvre ses portes sans sélection, laissant une sélection s’opérer sous forme de mur lors de l’accès à l’emploi : là où les premiers pourront mettre en avant leur diplôme en sésame, d’autre seront irrémédiablement mis sur la touche pour avoir trop longtemps navigué dans des diplômes sans avenir.

      La force des universités ? La démerde ! Mais pour les recruteurs, c’est quitte ou double : soit le recruté est un talent, soit c’est un boulet.
      La force des Grandes Ecoles ? Les moyens ! Pour les recruteurs, c’est un gage de niveau moyen, une absence de prise de risque, donc un critère déterminant lors d’un choix.

      Ce choix, aujourd’hui fait que les résultats des Grandes Ecoles sont bons, parce qu’en France cela rassure sur "titre", même si le diplômé est un gros connard qui a sû acheter ses diplômes. Il y a donc des résultats, mais aussi un formatage de la pensée qui amène toute la caste de ces diplômés à ne voir les choses que sous le même prisme moutonnier.

      Un universitaire a pour lui la capacité à toujours remettre en cause les systèmes là où les diplômés des grandes écoles y sont limités. Mais le parcours de l’universitaire est jalonné des pièges, surtout en France, et à niveau d’étude égal, un universitaire sera toujours mis en 2nd rang.

      Voilà pourquoi nombreux sont ceux qui critiquent les grandes écoles, même si leurs résultats démontrent que quand on met les moyens et une sélection, il y a des résultats. Mais cela ne peut avoir de sens qui si les dés ne sont pas pipés à la naissance, et ça, aujourd’hui, ce n’est pas le cas.

      Les Grandes Ecoles ont leur place au sein de Grandes Universités sous forme de filières d’excellence avec une sélection sur le fond, un accès au coût limité, et une véritable capacité à sortir du moule dans lequel elles conduisent aujourd’hui.


    • Céphale Céphale 26 octobre 2008 10:35

      @ Rage

      La force des universités ? La démerde !

      On ne peut pas mieux dire. Dans les universités françaises on n’apprend pas à travailler avec méthode et persévérance, mais à se démerder. On voit le résultat !


    • thirqual 27 octobre 2008 14:37

      La force des universitaires ? Le hasard, plutôt. Exemple choisi, ma copine à P7 :


      - doublage de la première année de licence pour cause de perte de note (le système est bien fait, si on fait une réclamation on ne peut pas s’inscrire avant que celle-ci soit reçue, ce qui fait rater au moins 4 semaines de TDs. Plus de 2 TDs ratés c’est matière non validée, yay !)


      - pas assez de places par rapport au nombre d’élèves dans les Tds (7 groupes de 25 maxi pour... 260 élèves !), premier arrivé premier servi (7 heures de queue le jour de l’inscription pédagogique, avec des gens 3heures en avance)


      - une scolarité ouverte 15 heures dans la semaine. Si t’as pas de bol, ça tombera pendant tes heures de cours et tu devras sécher pour faire les démarches obligatoires


      - 3 sites différents, avec 1/2 heure de battement prévue dans l’emploi du temps (pour faire Gare du Nord-Biblio F. Mitterand, c’est un peu court quand même)



    • Mycroft 1er novembre 2008 16:22

      Bonjour

      Il est faux de dire que "les grandes écoles coutent chère à leurs élèves". Le prix de 7000 euros par mois que vous indiquez ne se trouve que dans les écoles privée. Hors les vraie grandes écoles (ENS, polytechnique, Centrale, Mines) sont publique, ainsi qu’une grande partie des écoles d’ingénieur. En france, un ingénieur ne peut pas acheter son diplome. Ou alors il achète le diplome d’une mauvaise école.

      Les écoles d’économiste sont en effet souvent privée, et sont en effet plutôt problématique, surtout qu’elles ont justement pour vocation de former des gens dont l’utilité n’est pas vraiment prouvée, si on se réfère à la situation économique actuelle.

      Je ne vois pas en quoi le système des prépa "math" est viscié. Quel principe de séléction peut être plus objectif que les maths ? C’est la base même du raisonnement logique, l’un des rares domaines de réflexion pour lequel les théories sont accepté universellement par l’humanité . Ce sont aussi les maths qui ont permis les débouché scientifique et technique les plus impressionant de l’histoire de l’humanité. L’informatique est directement issue de recherche mathématique (notament les travaux de Turing), les théories d’Einstein, permettant la maitrise du nucléaire, sont elles aussi très mathématique. La mécanique quantique aurait également du mal à exister sans les maths. Et on peut trouver un grand nombre d’exemple du même genre.

      Nous avons un passif, une base de travail existant. Il est normal de vouloir partir de ce passif, ce que vous appelez "coller au moule". Il est bien sur évident que, suivant les métier visé, le passif est différent. Un artisan n’a pas besoin d’être bon en math (même s’il faut quand même un niveau minimum dans le domaine, apprendre le raisonnement logique, c’est quand même utile). Il a par contre besoin de maitriser les technique de base de son domaine. Jusqu’à preuve du contraire, c’est au BEP de préparer les artisans, pas aux grandes écoles.

      Les diplomes sont justement là pour indiquer qui a des compétences dans un domaine. Sans eux, comment savoir qui on embauche ?

      Le principe de "demerde", de liberté par rapport au "moule", que vous évoquez, est il d’une quelconque utilité pour la société ? L’originalité pour l’originalité n’a aucun intérêt. L’originalité utile, c’est celle qui permet de trouver des solutions nouvelles ET utile aux problèmes. Et un individu qui "colle au moule" sait faire preuve de cette forme d’originalité. Pensez vous que sans un esprit un imaginatif, on puisse trouver une solution à un problème de math du niveau de ceux qu’on trouve au concour des grandes écoles ?

      Il y a à mon sens un problème de nombreuses école, c’est l’abscence de sélection une fois entrée en école, qui pousse au relachement. La difficulté est souvent de rentrer dans l’école, pas d’en sortir diplomé. un autre problème de certaines écoles, elles cherchent trop à former des manager, parce que ça plait aux entreprises, et pas assez à former des scientifiques et des ingénieurs, dont la société à réelement besoin. C’est à ce niveau qu’un réel travail est nécessaire. Il faut exectuter un réel retour en arrière, en remplaçant les cours de management par des cours scientifique. Surtout que le management ne s’apprend pas de manière académique. Et que le management n’est certainement pas la bonne solution pour gérer des groupes, car il a tendance à générer des "pointy-haired boss" (CF dilbert).


    • alex75 25 octobre 2008 14:21

       Ce qui est dit n’est pas faux, mais aucune solution n’est avancée pour remédier aux problèmes que l’auteur accepte de reconnaître. 
      Par ailleurs, la critique majeure qui est formulée à l’égard des grandes écoles est de constituer des "mafias" , chasses gardées et des réseaux d’influence permettant de promouvoir des incompétents notoires à des postes clés de l’économie et de la politique française.
      Enfin, le formatage des cerveaux est un grand danger pour un pays.
      Si la France crève de conformisme et meurt de traditionalisme, c’est bien la faute de ces "élites" monopolistes. Le manque de performance et de compétitivité de l’économie française en est le résultat. 
      Bien sûr on peut mentir (et même se mentir à soi-même), mais la vérité finit toujours par se révéler. Les prochaines années montreront le décrochage de la France par rapport aux économies avancées et les français en payeront le prix ; la facture sera très élevée.
      La prise de conscience sera aussi difficile que celle des ultra-libéraux(diplômés "Grande École" pour la plupart) qui constatent actuellement avec effarement que leurs superstitions néo-libérales sont tout simplement et radicalement fausses et conduisent leur mauvais attelage au fossé.


      • Céphale Céphale 25 octobre 2008 14:31

        @ Alex75

        Rassurez-vous. Aux USA les mafias des docteurs (PhD) de Stanford et Harvard sont aussi puissantes que celles de Polytechnique et de HEC.


        • Céphale Céphale 25 octobre 2008 14:54

          @ Alex75

          Vous écrivez n’importe quoi. Les ultra-libéraux, comme vous dites, ne comptent pas plus de diplômés des grandes écoles que le reste de la classe politique, et les diplômés des grandes écoles comptent autant de gens de droite que de gauche.


          • Annie 25 octobre 2008 15:59

            Et en plus de l’accès à l’information, de la maîtrise des codes culturels, aussi l’assurance (arrogance) conférée par la certitude d’appartenir à une élite ; cela n’est pas en soi un défaut, mais c’est un incroyable avantage par rapport à d’autres qui ne choisiront pas cette filière par manque d’assurance et peur de l’échec.


            • Leila Leila 25 octobre 2008 19:24

              @ Annie

              Les grandes écoles donnent la maîtrise des codes culturels, mais je ne crois pas qu’elles donnent le sentiment d’appartenir à une élite, sauf pour un tout petit nombre.

              D’autre part, il est triste de voir des ados de famille modeste, bons en maths, encouragés par leurs professeurs, renoncer à la filière grande école parce qu’ils craignent d’entrer dans un monde qui n’est pas fait pour eux. Les grandes écoles ne pourraient-elles pas s’unir pour combattre ce préjugé ?


            • foufouille foufouille 25 octobre 2008 16:15

              http://www.inegalites.fr/spip.php?article54&id_mot=82

              "Ils ne sont par contre que 5 % dans les classes préparatoires aux grandes écoles contre 50 % d’enfants de cadres supérieurs ou de professions libérales."

              c’est marrant on trouve pas les memes chiffres ici
              ca doit etre par ce que c’est pas gouvernemental


              • non666 non666 25 octobre 2008 17:59

                Les reproches que vous listez ne sont pas ceux qui sont les plus scandaleux.

                Du coup, il vous est facile d’y trouver des arguments pour les refouler.
                Je vais vous en sortir quelqu’uns qui sont bien plus graves.

                1) Le système des grandes ecoles, ce n’est pas SEULEMENT le modèle educatif, son financement ou sa "mixité sociale". Non le problème avec le système des grandes ecoles, c’est d’abord et surtout l’esprit de caste qui y est distillé et sa perversion sur le marché de l’emploi.
                En première année, les elèves ont généralement leur première journé de cohésion d’ecole avec les "anciens", ceux qui sont désormais plus haut dans l’echèlle sociale . Ceux ci sont prompt a leur expliquer qu’ils vont les favoriser dans les recrutements car mettre en situation des eleves de son ecole, c’est aussi valoriser son propre CV.
                Si on y rajoute les critères imposés par le monde syndical dans la fonction publique et etendus par capilarité dans toutes les grandes entreprises(Un poste = un niveau "bac + X") on vérouille toute evolution professionelle par le niveau scolaire, le type de cursus.

                Les memes qui pronent le mérite font tout pour faire en sorte que les merites des autres soient bloqués a un niveau ou ils ne risquent pas d’etre en concurrence avec eux memes....

                2) Le contenu des etudes d’ingenieurs n’est utilisés , dans le meilleurs des cas qu’a 10%.
                Il suffit de voir les cursus des traders dans toutes les banques pour s’en convaincre.
                Les ingenieurs font donc des etudes qui ont couté fort cher à la collectivité, en chimie, en genie industriel, en automatisme, mais, dès la première journée de cohesion , les eleves appprenent qu’ils ont juste a "faire leur preuve" pendant deux ans apres quoi ils seront mis en situation de "manager".

                La réalité est tout autre car pour les "bonnes ecoles", l’epreuve est systématiquement oubliée alors que pour les Ecoles de chimie de second rang c’est desormais le statut de technicien en informatique qui leur est offert, vu les debouchés de la chimie en France.
                On a donc mis en oeuvre des etudes et des moyens d’enseignement couteux pour ne JAMAIS les rentabiliser, ou si peu.

                C’est d’autand plus drole que ce sont aussi ceux qui critiquent l’eloignement de la realité des formations de l’education nationales oublient volontiers que leur propre cursus a très peu rentabilisé les moyens mis en oeuvre pour leur offrir un diplome.

                3) Le resultat de ces ingenieurs qui ne rentabilisent que rarement leur couteuse formation est qu’en France, ce sont les techniciens qui accomplisent l’essentiels de la recherche devellopement. C’est a se demander si les paradoxes de Peter n’ont pas été institutionnalisés comme une règle !
                Mais l’autre handicap des echelles fixes d’emplois dans les grandes entreprises controlées par les diffrentes mafia de grande ecoles, c’est que l’ascenseur social est bloqué.
                Il n’y a pas de progression au mérite possible puisque le merite est limité par votre formation initiale.
                On a remplacé la noblesse de naissance, de l’Ancien Regime, par la noblesse à la sortie d’Ecole.
                Les postes de cadres sont verrouillés et au pire, un incapable issu d’une ecole prestigieuse sera dans un placard doré.

                On a donc :
                Des formations couteuses non entabilisées.
                Des hierarchies verrouillées par les rapports de force entre les mafias de chaque ecole
                Un ascenseur social bridé par de mauvaises raisons

                Alors si ça, ce sont les attendus d’un "faux procès", je vais quand meme attendre que vous y repondiez....


                • Leila Leila 25 octobre 2008 19:27

                  @ Non666

                  Quelle caricature vous faites !


                • foufouille foufouille 25 octobre 2008 20:09

                  je dirais plutot, la realite sans oeillieres
                  ou sans le floutage automatique qui oblige souvent a faire claquer sa canne sur le sol pour qu’on la remarque quand on a pas de cheveux blanc et une tonne de rides .....................


                • bof 29 octobre 2008 13:14

                  Vous rigolez ?
                  Dans quelles entreprises avez-vous mis les pieds pour écrire sans rire que "le contenu des etudes d’ingenieurs n’est utilisés , dans le meilleurs des cas qu’a 10%" ou que le boulot de R&D est fait par des techniciens ? Un technicien n’a pas la culture scientifique pour faire de la R&D. Normal, il n’est pas formé pour.

                  Evidemment que les mafias et les réseaux d’anciens existent . Evidemment, dans les grandes écoles on répète aux étudiants qu’ils sont des petits génies, l’élite de la nation, etc...
                  Mais, vous savez quoi ? on leur apprend aussi à se servir de leur cerveau, et qu’il n’est pas interdit de s’en servir....

                  Des jean-foutres, il s’en trouve chez les ingénieurs comme chez les employés ; et même aussi chez les syndicalistes.

                  Incroyable, hein ?


                • Annie 25 octobre 2008 21:33

                  @Leila,
                  L’année de mon bac en 1973, dans mon lycée de province, nous avions monté un spectacle pour lequel une troupe de chant amateur avait été invitée, le Glee Glee Club (je mets le nom parce que peut-être quelqu’un se reconnaitra). C’était un groupe du Lycée la Martinière de Lyon de la classe de lettres supérieures. C’était pour moi comme pour les autres élèves de mon lycée la première fois que nous entendions parler de cette filière. Nous n’étions pas particulièrement des ploucs, mais la nouvelle n’avait pas réussi à parcourir les 50 km qui séparaient Lyon du lycée de Roussillon. Cela m’a tenté de continuer à faire des études plus générales, et sur dossier j’ai été acceptée. Nous avons été accueillis par un discours du principal qui nous expliquait que nous faisions partie de l’élite (et je dois dire que la Martinière n’était même pas l’une des plus prestigieuses écoles préparatoires de Lyon, car il existe aussi une hiérarchie entre elles, et c’est un petit monde où tout le monde connaît sa place). Ce que j’ai trouvé le plus dur personnellement est d’avoir à suivre 40 heures de cours par semaine sans compter le travail à côté tandis que les copains qui avaient choisi l’université se la coulaient plus douce. j’ai fait mes deux années, et j’ai réintégré ensuite le système plus traditionnel. 
                  Dans un certaine mesure, ce n’était pas mon truc. Mais d’un autre côté, jamais par la suite je n’ai rencontré des profs du calibre de ceux qui enseignaient en classes prépa. Cela faisait longtemps que je n’avais pas repensé à tout cela, mais en littérature et philosophie, nous avions des profs qui n’entraient dans aucun moule et qui ont été pour moi totalement libérateurs.


                  • fhefhe fhefhe 26 octobre 2008 04:29

                    —Les Grandes Ecoles dites commerciales " HEC , ESSEC " forment des Directeurs de Marketing , Des Directeurs Financiers...mais pas de Commmerciaux....ou Plutôt ont ne leur Donne pas Envie de l’Etre !!!
                    Nombre de Jeunes ,que j’ai vu tout au Long de ma carrière, issus de "Nos" Grandes Ecoles de Commerces...ne souhaitaient pas faire de la Vente Terrain !!!!

                    — Trop Humiliant

                    — Pas assez Rénuméré pour un Débutant ayant BAC + 5 mini
                    Les Anglos-Saxons ainsi que les Allemands sont plus Pragmatiques...(Voir leur Résultat à l’Exportation...)
                    Leur formation est peut-être Excellente....mais ont-ils assez d’Humilté pour Affronter la Majorité de Nos Chefs d’Entrprises de PME-PMI qui sont MAJORITAIRAIMENT niveau Bac ?? !!!
                    Les formations" Pratiques " jusqu’au Niveau d’Ingénieur sont " Récompensées" par un Diplôme qui Valide que les Théories et le Savoir Faire ont bien été Assimilées et mises en Pratique., lors de l’Epreuve qui peut durer 24h ( sur 3 journées bien entendues) !!!
                    De quelles Ecoles sont issues les Traders ?????


                    • Céphale Céphale 26 octobre 2008 07:03

                      Les commentaires à cet article montrent bien le clivage entre ceux qui sont issus de l’université traditionnelle et ceux qui sont issus d’une grande école.

                      Remarque pour ceux qui n’en ont pas l’expérience : les classes préparatoires aux grandes écoles sont à mettre au même plan que la première année d’université. Mais dans les classes préparatoires les professeurs sont souvent de plus haut niveau et les méthodes de travail sont plus exigeantes.


                      • JPC45 26 octobre 2008 07:42

                        Ce n’est pas une question de clivage à ce niveau : ce sont es clichés (castes, etc).


                      • Céphale Céphale 26 octobre 2008 07:57

                        Autre remarque. J’ai vu dans les commentaires l’expression « coller au moule ». Quel cliché, quel lieu commun ! Le système des grandes écoles ne dépend d’aucune idéologie, pas davantage que le système universitaire américain.

                        Ainsi, dans cette optique, ceux qui « collent au moule » seraient récompensés ?

                        Non. La grande différence entre le système des grandes écoles et le système universitaire français est la rigueur intellectuelle, aussi bien dans les lettres que dans les sciences. Quand on fait la comparaison, il ne faut pas voir seulement le diplôme et le marché du travail, mais aussi les qualités humaines qu’un étudiant peut trouver dans le cadre d’une classe préparatoire et d’une grande école. Les universités françaises encouragent trop souvent un certain laisser-aller.


                        • foufouille foufouille 26 octobre 2008 10:49

                          un cliche. les pauvres sont orientes vers le bep
                          la prepa est inconnu au lycee, sauf pour ceux qui connaissent deja

                          http://www.inegalites.fr/spip.php?article878&id_mot=83
                          http://www.inegalites.fr/spip.php?article272&id_mot=124

                          sur ce sit, y a plein de cliche
                          la realite est qu’il faut plein de pauvres pour faire vivre tres peu de riche. il y a donc peu de place en haut de la piramide sociale


                        • JPC45 26 octobre 2008 11:22

                          ce site décrit la réalité : les enfants de cadres réussissent meiux que les ceux des ouvriers ? la question est pourquoi. mais ce n’est pas la faute des classes préparatoires : elles prennent les meilleurs élements et qqsoit leurs origines sociales


                        • foufouille foufouille 26 octobre 2008 11:54

                          il suffit pas de claquer des doigts
                          une gamine en zep, meme avec 16 de moyenne, est oriente vers le bep secretariat
                          pour avoir acces aux prepa, il faut deja savoir que ca existe. ensuite le smicard aura du mal a aller plusieurs fois sur place pour trouver le logement etudiant. il reste donc la possiblite d’habiter a cote pour y acceder
                          ensuite vient le probleme de l’integration ds une caste de classe "petit bourgeois"
                          le fils de pauvre sera bien sur tres tres bien vu
                          les seuls pauvres selectionnes sont ceux qui la meme mentalite que la caste ds laquelle ils entrent
                          ils servent de sang neuf. pour eviter la degenerressence de cette caste qui se reproduit depuis des generations
                          on peut aussi appliquer aux fonctionnaires bureaucrate ou a certains metiers comme les eboueurs
                          ainsi les petits fils "de", peuvent ne pas bosser a l’ecole. le pere vient voir le directeur et le fils obtient son diplome. le fils pourra ensuite faire directeur de CAF, secu, EDF ou ploutocrate


                        • foufouille foufouille 26 octobre 2008 11:57

                          sur le meme site dans la partie revenu on trouve ca

                          "Moins de 5 % des familles peuvent prétendre à des revenus disponibles supérieurs à 6 000 euros."

                          il y a donc tres peu de gens vraiment riche


                        • JPC45 26 octobre 2008 12:04

                          qui ne connait pas les prépas au lycée ? ce n’est pas qqchoose de secret.

                          si les bon élèves sont surtout chez les enfants de cadres ce n’est pas la faute des classes prépa. les supprimer ne changera rien à cela.

                          Pour avoir passé par les classes prépa, je ne vois pas de différence de traitement entre pauvres et riches. quand tu es bon en math ou en physiques, cela ne joue pas.


                        • foufouille foufouille 26 octobre 2008 13:00

                          les prepas etaient inconnus en 86
                          ds les prepas ou autre ecoles, le pauvre est tjrs mal vu (il faut suivre la mode..............)
                          si le jeune va dans un lycee pour pauvres, ses chances d’acces a une prepa sont proche de zero
                          de toute maniere avec la privatisation des facs, le pauvre ira direct en IUT ou s’arretera au bac pro


                        • JPC45 26 octobre 2008 13:28

                          les prépas n’ont jamais été inconnus, comme les grandes ecoles.

                          Les pauvres ne sont pas mal vus (de mon expérience en école d’ingénieur)


                        • foufouille foufouille 26 octobre 2008 13:34

                          d’ailleurs, je vois mal hirsch ou sego acepter que leurs momes fassent caissier en temps partiel a carrefour
                          donc hors cas derecuperation politique (dati, amara ), il faut d’abord que le pauvre passe au stade fonctionnaires, artisan ou chef de tpe, puis il pourra faire maire d’une petite ville. la generation suivante pourra elle pretendre a de plus haute fonction grace a l’influence des parents
                          on peut aussi avoir bcp de chance
                          toutefois les places sont car reserves a la famille. hirsch est petit fils de haut ploutocrate, les cas comme lui sont nombreux
                          il ne peut donc s’agir que de remplacer une petite fraction des dirigeants.


                        • foufouille foufouille 26 octobre 2008 14:20

                          sisi. inconnu quand tu es pauvre
                          d’ailleurs la moyenne d’une ecole d’nge est 6800€ par an. pas cher...........
                          de nos jours il y a bien sur des prets, mais pour ca tes parents on interet a gagne bien leur vie pour etre cautionnaire
                          tu vas dire qu’il y a des bourses....... ca paie pas tout. le boulot a mi temps en plus...... pas trop bien paye sinon plus de bourse
                          naturellement, les grandes ecoles sont plus exigentes, ce qui exclu de trop bosser a cote
                          et a la sortie peut etre tu as un boulot. apres 2 ou 3a de stage gratuit
                          donc on en revient a fils de parents frique ou piston


                        • foufouille foufouille 26 octobre 2008 14:23

                          http://www.generation-precaire.org/
                          un autre site qui ne vit pas ds le monde des bisounours


                        • JPC45 26 octobre 2008 14:33

                          Je suis issu d’un milieu très modeste et j’ai pu faire une grande école d’ingénieur en étant boursier


                        • foufouille foufouille 26 octobre 2008 14:47

                          tres modeste ou pauvre ?
                          demande a tes parents conbien ils depensaient chaque mois pour toi........
                          un lien qui en parle
                          http://forums.futura-sciences.com/orientation-apres-bac/62730-cout-dune-ecole-dingenieur.html


                        • JPC45 26 octobre 2008 14:57

                          entre très modeste et pauvre, c’est très subjectif mais ma mère ne dépensait rien car elle n’avait pas les moyens de donner 1 euro. Je dépendais entièrement de la bourse pour payer la chambre et la nourriture et les fourniture scolaire.


                        • foufouille foufouille 26 octobre 2008 15:26

                          c’est peu possible vu les prix que j’ai trouve
                          a part si tu as obtenu une des rares super bourse au "merite"
                          sinon reste un tres petit boulot
                          apres 2 ou 3a de stage........
                          en admettant ces tres petite possibilite, tu fais parti des 1% qui accede au monde de la france d’en haut
                          super l’ascenseur "social" des dati, amara............


                        • JPC45 26 octobre 2008 16:06

                          Je ne penses être une exception : pour les écoles d’ingénieurs, la majorité ont des coûts d’inscription au niveau des universités et ds certaines tu es même payé (polytechnique, ENS, TPE)

                          Pour les écoles de commerces c’est autres choses.


                        • foufouille foufouille 26 octobre 2008 16:21

                          d’apres ce qui se dit sur les forums si
                          une bourse ne paye jamais, pour t’habituer a etre "solidaire"
                          combien d’annee de stage tu as fait ?


                        • foufouille foufouille 26 octobre 2008 20:07

                          lire "une bourse ne paye jamais tout"


                        • JPC45 26 octobre 2008 20:47

                          pour moi ça été le cas, désolé de te contredire.


                        • foufouille foufouille 26 octobre 2008 21:04

                          tu as donc eut une bourse unique au merite. a mon epoque je crois qu’il y en avait une par departement, voire par lycee
                          tu fait donc parti des cas a part. ne vient par contre pas me que tout le monde peut faire comme toi
                          a une poque les bourses etaient de 2000f/mois. elles ont probablement baisser
                          ca reste possible toutefois pour ceux qui habitent tout pres. ca economise le loyer, une partie du transport, des charges locatives ...........


                        • thirqual 27 octobre 2008 14:50

                          J’ai passé mon bac en 2000 dans un lycée très pourri de ZEP. 5 personnes ont eu une mention TB, 7 sont parties en prépa. Les autres qui voulaient y aller ont été très fortement découragés.

                          Les résultats, un normalien (d’Ulm), un supaéro, deux centraliens, un mine, un pont et chaussée, un ga’dzar. Sur 7 personnes qui sont allées en prépa en sortant de la ZEP, 7 ont rejoin une école de catégorie A. Que dire de ceux qui ont été découragés ? qu’ils n’auraient pas pu rejoindre une école de catégorie B ? ou une prépa commerciale pour ceux à qui ont a dit "ah mais les maths c’est pas suffisant".

                          Parmi les découragés, deux sont partis en médecine, où ils ont passé le cap de la première année du premier coup, 3 en droit, pour lesquels la licence au moins (j’ai perdu le contact après) s’est bien déroulée.

                          Plus personnellement, on m’a fortement déconseillé de poser un dossier pour une prépa parisienne ("t’as pas le niveau, ton dossier il est pas assez bon, tu tiendras pas, c’est pas pour toi", et j’en passe). J’ai écouté et je suis allé à Kleber à Strasbourg, pour me retrouver dans les 5 premiers en sup et spé étoile (ex-classes prim pour les anciens). Foufouille a globalement raison.

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