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Accueil du site > Actualités > Société > Le flic au carrefour

Le flic au carrefour

Avantages comparés de l'autorité, de la réglementation et du contrat responsable de gré à gré.

Tous les conducteurs ont fait à un moment ou à un autre, la douloureuse expérience d'une circulation réglementée par un ou plusieurs agents de la force publique. Cette aventure peut advenir lorsque des feux de circulation sont en défaut, lors d'une panne électrique de quartier, ou à l'occasion du passage d'un convoi officiel. Il est à noter que cette dernière éventualité prend de plus en plus le pas sur les deux premières : la probabilité de croiser une Citroën C6 noire (le pouvoir c'est sérieux) et diesel (pour faire des économies) accompagnée d'un convoi de gendarmes (de toutes façons ils sont payés, autant les utiliser) étant devenue nettement plus élevée que celle d'une panne électronique ou électrique.
Bref, nous l'avons tous constaté, la présence d'agents "régulateurs" au milieu d'une intersection ou nous passons tous les jours provoque une invraisemblable pagaille.

Les temps de traversée sont considérablement accrus par rapport à l'habitude et les files plus longues. Le phénomène est parfaitement connu de l'automobiliste moyen qui après une attente interminable peut enfin s'exclamer à l'approche du carrefour « c'est normal y a des flics ! ».

Alors pourquoi l'administration du carrefour fait-elle systématiquement moins bien que les feux automatiques ? Tout simplement parce que les feux sont réguliers, donc prévisibles. Tout le monde peut adapter sa conduite, accélérations, freinages, trajectoire, choix de l'itinéraire, à une topologie et à une chronologie connues. Au contraire, lorsque le carrefour est gouverné, il l'est uniquement en fonction de ce que le policier peut voir et apprécier. Or il ne voit pas les files de voiture dans toute leur longueur ni l'impact d'un arrêt trop prolongé sur les intersections précédentes ou suivantes. En gouvernant il dérègle tout car il annihile les centaines d'habitudes et d'anticipations des automobilistes.

Le gouvernement du carrefour a d'autres conséquences néfastes. Chaque occupant d'une file, exaspéré par la lenteur de la circulation croit pouvoir influencer le policier administrateur. Il s'ensuit des concerts de klaxon destinés à obtenir par intimidation le blocage de la file "adverse" et le maintien de la circulation sur sur sa propre file. Bien entendu les automobilistes de l'autre file font la même chose, ce qui annule tout effet positif tout en créant des nuisances sonores pour les riverains.

D'accord, nous diront les adorateurs de l'Etat (qui commencent à voir où nous voulons en venir) mais le policier fait quand même mieux que si il n'y avait personne au carrefour.
L'ordre croissant de la régulation serait donc : 1 régulation sans signalisation automatique - 2 régulation par autorité - 3 régulation avec feux.
Or, là aussi, l'expérience contredit cette hiérarchie. Lorsque des feux de circulation sont en panne, ils passent dans un mode dégradé, orange clignotant. Et dans ce cas, on constate souvent que le carrefour est nettement plus fluide que d'habitude. La réglementation prévisible, mais assez grossière, des feux de circulation est remplacée par des centaines de négociations de gré à gré entre automobilistes. A la priorité à droite vient se substituer un accord tacite de passage alterné entre les véhicules. Bien entendu un mauvais coucheur vient parfois troubler cette entente et exige l'application de sa priorité en forçant le passage, mais dans l'ensemble, ça marche ! Au point que les pouvoirs publics emploient de plus en plus des "carrefours giratoires", qui à l'aide de règles simples et sans signalisation automatique réussissent à rendre la circulation plus fluide.

L'ordre croissant de la régulation du carrefour est donc en fait : 1 régulation par autorité - 2 régulation par feux - 3 régulation sans signalisation automatique.

Bien entendu cette expérience a des limites. Si le carrefour est dangereux et sans visibilité il vaut mieux utiliser des feux. C'est parce que le rond point est dégagé et doté d'une bonne visibilité, donc que le conducteur est bien informé, que la solution est efficace. De même, en cas d'embouteillage monstre avec des voitures imbriquées dans tous les sens, un policier (l'autorité) peut arriver à désengorger le carrefour, ce que les feux de circulation n'arriveraient même pas à faire.

Les différentes méthodes de gestion de la circulation permettent de définir un curseur grossier sur lequel on peut tenter de placer quelques grands sujets de société par exemple la justice, l'aide sociale et enfin le crédit et la monnaie.
A gauche se trouve l'autorité coercitive (le flic du carrefour) au centre se trouve la réglementation (les feux) à droite le gré à gré contractuel (le giratoire).

Dans le cas de la justice la représentation de notre société sur le curseur est assez large. La justice de Saint Louis sous son chêne (autorité coercitive) n'existe plus. Mais il existe toujours un ministère public et un procureur qui ont vocation à défendre un "intérêt collectif" même en l'absence de victime. Le droit codifié (au centre) est prépondérant mais il n'est pas rigide, il peut laisser place à des négociations ou à des débats (les condamnations ne sont pas fixes) Il y a donc une part de gré à gré dans la façon dont est rendue la justice. L'extrême droite du curseur a été défendue par Proudhon qui nie la légitimité de toute institution juridique.

Pour ce qui concerne l'aide sociale la gauche du curseur représente les redistributions coercitives décidées arbitrairement par le pouvoir royal, ecclésiastique ou républicain. Le centre du curseur représente les mêmes redistributions violentes lorsqu'elles obéissent à des règles établies et prévisibles. Plus les règles changent souvent et plus on se déplace vers la gauche du curseur. A la droite du curseur se trouve la redistribution volontaire c'est à dire la vraie charité.

Le cas du crédit et de la monnaie est d'actualité. De tout temps la création monétaire a été un privilège d’État (c'est la gauche du curseur) et de tout temps il y a eu des crises monétaires graves. L'apparition d'une réglementation pléthorique est plus moderne. Elle est née lorsque les États ont délégué aux banques privées la création monétaire sans vouloir leur laisser la moindre marge de manœuvre. Les nations ou les entités supranationales comme l'Europe veulent contrôler la masse monétaire pour "piloter" l'économie. C'est la situation actuelle qui va de la gauche du curseur jusqu'à son centre. La droite du curseur consisterait en une création monétaire effectuée par des banques libres, intégralement responsables de leurs prêts, susceptibles de faillite en cas de mauvaise gestion, donc attachées à vérifier la solvabilité des emprunteurs. Nous n'y sommes pas et, dans le cas de la monnaie, il est normal que des bouchons se produisent régulièrement depuis 4000 ans.


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36 réactions à cet article    


  • Daniel Roux Daniel Roux 26 octobre 2011 10:02

    Vous oublier un tout petit détail, l’état n’est que la cristallisation de la société que forme les hommes dans un espace défini par les hasards de l’histoire.

    Sans état, pas de policiers, pas de routes, pas de carrefour, pas de feux tricolore non plus.

    Vous commencez à voir où je veux en venir...Pas d’écoles, pas de médecins..

    Sans état...il y aurait seulement vous les armes à la main pour défendre le feu devant votre grotte.

    Puisque vous aimez les « challenges », voulez vous recommencer votre article avec comme hypothèse : En limitant la propriété privée au nécessaire vital ..


    • alcodu 26 octobre 2011 14:07

      Sans état, pas de policiers, pas de routes, pas de carrefour, pas de feux tricolore non plus.
      Pas d’école ni de médecin sans Etat.

      Pourquoi ? C’est loin d’être évident. Tous les auteurs anarchistes pensent qu’il y aurait plus d’ordre et de régulation sans Etat et que c’est lui qui sème le désordre sous ses différentes formes depuis 4000 ans.

      Ceci dit je ne suis pas anarchiste, mais la réponse est loin d’être évidente et ne se tranche pas en quelques lignes sur un forum.


    • foufouille foufouille 26 octobre 2011 10:40

      A la droite du curseur se trouve la redistribution volontaire c’est à dire la vraie charité.

      en pratique, ca fait des miettes de pains


      • alcodu 26 octobre 2011 14:20

        Dans l’article je ne porte pas de jugement de valeur sur les différentes formules. Je me contente de les classer et d’indiquer celles qui marchent bien ou mal.

        Est-ce que la charité « ferait des miettes de pain » ? ce n’est pas sûr. Il y a pas mal d’exemples du contraire dans l’histoire et même de nos jours. En France la charité n’existe pas.

        A l’inverse lorsque l’Etat providence s’octroie le monopole de la charité cela aboutit à la situation actuelle. chômage, déclin, faillite.

        Mais encore une fois, ce papier ne vise pas à proposer la charité comme méthode exclusive d’aide sociale.


      • Traroth Traroth 26 octobre 2011 14:59

        Je pense pouvoir conclure pour foufouille en disant que ce qu’il veut dire par « en pratique, la charité ça donne des miettes de pain », c’est : ça ne marche pas.


      • alcodu 26 octobre 2011 16:59

        Pure spéculation intellectuelle Traroth puisque la Charité n’existe pas dans notre société.
        Ce qui existe chez nous, c’est la redistribution coercitive massive organisée par l’Etat. Et là on peut constater que ça ne marche pas. C’est un fait observable.

        On ne peut pas en déduire que la charité marcherait mieux, mais on n’a pas de preuve du contraire.


      • Traroth Traroth 26 octobre 2011 17:43

        Laissez-moi mettre les choses au clair, là : votre affirmation, c’est que la charité est une idée neuve, qui n’a jamais été mise en pratique jusqu’à présent, c’est ça ?

        Franchement, je n’ai même pas envie de répondre à ça. Je laisse simplement chacun apprécier ! smiley


      • foufouille foufouille 26 octobre 2011 18:16

        si je donne 1€ a un mec c’est de la charite
        le riche donnera tres peu
        suffit de regarder les enfoires


      • alcodu 26 octobre 2011 20:43

        Ah bon ? mais Bill Gates et Warren Buffet ont donné plus de la moitié de leur fortune à des oeuvres de charité et ils font des émules aux Etats Unis.


      • tchoo 26 octobre 2011 11:13

        En vertu du principe que :

        « si le libéralisme ne marche pas, c’est parce qu’il n’y en a pas assez »

        « si l’Europe ne fonctionne pas, c’est parce qu’il n’y en pas assez »

        donc vous savez ce qu’il nous reste à faire.

        Qui peut croire encore à cette Doxa.

        c’est pas PLUS qu’il faut c’est DIFFERENT et cela change tout


        • Giordano Bruno 26 octobre 2011 13:55

          Analyse intéressante. J’apprécie que soient présentées des analogies entre des domaines a priori sans grand rapport. Toutefois, je ne la partage pas, car il y a quelque chose qui cloche dans votre analogie et lui fait perdre son intérêt.

          Dans la situation de la circulation que vous prenez pour modèle, les différents agents du système (les automobilistes) sont sur un pied d’égalité. C’est une situation « automobiliste vs automobiliste ». La relation est symétrique. La négociation se fait d’égal à égal.

          Dans les autres que vous citez, ce n’est pas le cas. La relation n’est pas symétrique.

          Vous présentez des situations où l’on rencontre « personne à l’origine d’un délit vs victime du délit », « donneur vs receveur », « créditeur vs débiteur ».

          Or c’est justement l’inégalité entre les membres d’un système qui requiert l’arbitrage d’une autorité extérieure, que ce soit la réglementation ou l’autorité coercitive. Sinon, il y a facilement abus de pouvoir de celui qui est en position dominante.

          Donc, bien que ce soient des relations de gré à gré, elles sont de natures suffisamment différentes pour que le parallèle ne puisse être fait.


          • alcodu 26 octobre 2011 14:53

            Lorsqu’il existe un état de droit, il n’y a justement pas facilement abus de pouvoir de celui qui est en position dominante. La théorie des avantages comparatifs démontre par exemple que toute différence de productivité a tendance à se combler et à se niveler dans un régime de liberté et d’échange bien informé.
            La théorie des avantages comparatifs fonctionne bien sûr entre deux pays (comme Ricardo l’avait présenté) mais elle fonctionne aussi entre deux personnes physiques ayant des salaires différents ou dans d’autres beaucoup d’autres cas.

            Je terminerai en soulignant qu’au carrefour tous les automobilistes ne sont pas égaux. Certains ont des voitures rapides, d’autres pas, certains ont des voitures plus étroites que d’autres, certains conduisent des poids lourds, certain ont des voitures hautes qui permettent de voir plus loin. Or malgré cette inégalité, la circulation est améliorée par les giratoires et considérablement perturbée par une autorité pseudo régulatrice.


            • Traroth Traroth 26 octobre 2011 14:56

              Ce que l’auteur oublie de démontrer, c’est si ces constats concernant la circulation à un carrefour sont généralisables, en partant du principe qu’ils sont exacts dans ce cas, ce qui loin d’être évident. Dans le tableau récapitulatif qu’il propose à la fin de l’article, la ligne « social » est le contre-exemple parfait : la charité a été le modèle de redistribution exclusif pendant des siècles, et le moins qu’on puisse dire, c’est que le résultat était désastreux ! Que vaut donc son raisonnement dans ces circonstances, au final ? Pas grand-chose...


              • ObjectifObjectif 26 octobre 2011 15:15

                Merci pour cet article très intéressant pour cette analogies très explicative.

                Toutefois, quand l’auteur écrit : « La droite du curseur consisterait en une création monétaire effectuée par des banques libres, »

                je ne suis plus d’accord : la droite du curseur consiste à ce que chaque citoyen participe à la création monétaire, en tant que membre de la coopérative monétaire responsable de la monnaie commune, outil d’échange commun.

                cf http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/bancopoly-le-jeu-qui-fait-fureur-102959


                • alcodu 26 octobre 2011 20:46

                  Bonne remarque, il faudrait revoir le curseur.

                  Mais le fait pour chaque individu, d’emprunter n’est-il pas tout simplement la création monétaire individuelle ? Vous préconisez le prêt entre particuliers ? 


                • ObjectifObjectif 26 octobre 2011 22:48

                  "Mais le fait pour chaque individu, d’emprunter n’est-il pas tout simplement la création monétaire individuelle ? Vous préconisez le prêt entre particuliers ?« 

                  Je ne suis pas sur de comprendre exactement vos questions, redites moi pour m’aider à être plus clair.

                  Actuellement, quand un particulier (ou un gouvernement) emprunte à une banque, la banque crée »gratuitement« la monnaie et la lui »loue" contre des intérêts.

                  Un prêt entre particulier ne crée pas de monnaie tant que la monnaie prêtée existe déjà.

                  Dans une monnaie démocratique, chaque citoyen reçoit (gratuitement) une part de la monnaie créée. Ou plus exactement, chaque citoyen crée sa part de la monnaie commune et l’apporte à la coopérative monétaire commune.


                • alcodu 27 octobre 2011 13:50

                  Un prêt entre particulier peut tout à fait créer de la monnaie. Exactement comme un prêt bancaire. Il n’y a aucune différence de nature entre les deux.

                  La banque crée effectivement de la monnaie qui est détruite au fur et à mesure des remboursements. Il ne faut pas oublier ça.
                  La banque fournit donc un service du fait de sa notoriété et de sa solvabilité (supposées). C’est cela qu’elle fait payer au client.

                  Il n’y a absolument pas besoin de l’Etat pour expliquer la création monétaire et pour que le mécanisme fonctionne de façon équilibrée.

                  C’est la création monétaire forcée par l’Etat qui complique les choses et crée des problèmes insolubles.


                • foufouille foufouille 27 octobre 2011 19:12

                  "Un prêt entre particulier peut tout à fait créer de la monnaie. Exactement comme un prêt bancaire. Il n’y a aucune différence de nature entre les deux."
                   ?? ou ?
                  un pret sur 30a avec du pognon fictif, ca en fait de l’inflation


                • alcodu 26 octobre 2011 15:19

                   la charité a été le modèle de redistribution exclusif pendant des siècles

                  Erreur, c’était l’église en France qui était responsable des « oeuvres sociales ». Or l’église prélevait ses ressources par l’impôt (la dime ) c’est à dire par la coercition.

                  Il ne faut pas confondre ce modèle avec la vraie charité qui consiste à donner volontairement avec de l’argent ou des biens que l’on a obtenu par le travail ou l’échange librement consentis (ce qui n’était pas le cas de l’église).


                  • Traroth Traroth 26 octobre 2011 16:00

                    Premièrement, je suis loin de ne parler que de la France. Deuxièmement, le rôle de l’Eglise en matière sociale était bien plus faible que vous ne le prétendez, et l’essentiel de la dîme n’était pas du tout une forme de redistribution. La « charité chrétienne », basée sur le volontariat, voila le système social du Moyen-âge, si on peut appeler ça un système. Et je maintiens que le résultat était un désastre !

                    C’est amusant comme les libéraux trouvent toujours un moyen de faire croire que les faillites des idées libérales n’ont rien à voir avec le libéralisme. Le péripate nous explique ainsi régulièrement que la crise de 2008, dont les braises viennent de se réveiller, n’ont rien à voir avec le comportement des banques mais sont dues aux états ! La seule question qu’on peut se poser en lisant ce genre de chose, c’est : aveuglement ou hypocrisie ???


                  • alcodu 26 octobre 2011 16:39

                    le rôle de l’Eglise en matière sociale était bien plus faible que vous ne le prétendez

                    Ah bon ? elle s’occupait juste de l’éducation, des pauvres et des hôpitaux.... à part ça ?

                    Les idées libérales auraient fait faillite au moyen âge... où elles n’existaient pas : très amusant en effet.

                    La crise de 2008 est effectivement le fait de l’Etat américain, c’est une évidence. J’avais d’ailleurs écrit un (bel) article là-dessus à l’époque : Interprétation libérale de la crise des subprimes

                    Imputer la crise de 2008 aux banques c’est un peu comme imputer la houle à l’écume.


                  • Traroth Traroth 26 octobre 2011 17:39

                    Amusant, je m’attendais exactement à ces deux remarques de votre part :

                    • L’éducation, voila un parfait exemple de l’action de l’église au moyen-âge : l’écrasante majorité des gens étaient analphabètes et ne bénéficiaient d’aucune éducation. CQFD !

                    • Les idées libérales EXISTENT aujourd’hui, et, de votre propre aveu, baser la redistribution sur le volontariat en fait partie. J’affirme que cette situation est celle qui prévalait au Moyen-Âge, donc même si vous contestez mon affirmation, d’un strict point de vue logique, il est parfaitement légitime de conclure que les idées libérales ont failli au Moyen-Âge, même si ces idées libérales n’existaient pas encore à ce moment-là.

                  • alcodu 26 octobre 2011 20:36

                    Non cette situation ne prévalait pas au moyen âge. L’église se finançait par la coercition. Exactement comme les oeuvres sociales actuelles.


                  • Traroth Traroth 27 octobre 2011 12:04

                    Vous continuez à faire comme si j’acceptais votre affirmation que l’église était responsable des oeuvres sociales. Pourquoi discuter alors que vous ne tenez même pas compte de ce que je dis ???


                  • joelim joelim 26 octobre 2011 15:35

                    Intéressant schéma.


                    • Hétérodoxe 26 octobre 2011 16:46

                      C’est quoi cet article bidon ?

                      Baser un raisonnement sur un ressenti plus que probablement faux, balèze !

                      Je sais pas dans quelle ville se déplace l’auteur, mais une chose est sure, c’est que ça n’est ni Paris, ni sa banlieue.

                      Dans l’esprit de alcodu, le 38 tonnes a la priorité absolue sur tout le monde et « nique sa mère » les piétons.


                      • Traroth Traroth 26 octobre 2011 17:40

                        Excellente remarque ! Bravo ! smiley


                      • Traroth Traroth 26 octobre 2011 17:47

                        Ce qu’on comprend concernant l’aspect social, c’est que l’auteur prône la fin de la solidarité au profit de la charité, ce qui est un recul horrible !

                        Pour rappel, la forme la pus courante de charité, c’est le geste qui vient en retour à la mendicité. L’auteur veut donc que les gens en difficulté sociale en soient réduit à mendier. Voila un projet de société que personnellement, je combattrais toujours de toutes mes forces ! smiley


                        • alcodu 26 octobre 2011 22:05

                          Le dirigiste a une forte propension à faire des procès d’intention.  Pour exister il faut qu’il s’invente des ennemis idéologiques. Cela lui permet de prendre une posture de « résistant » : « voilà un projet de société que je combattrais toujours de toutes mes forces ». Brr, quel héroïsme !

                          La redistribution coercitive n’est évidemment pas de la solidarité puisqu’il s’agit de faire payer à d’autres, par la force, des prestations sociales.

                          La charité est la seule vraie solidarité. Elle consiste à s’occuper soi-même de la misère ou de la détresse et de tenter d’y porter remède avec ses propres ressources et sa propre volonté.

                          Il n’y a donc aucune raison de mépriser la charité. C’est même parfaitement indécent. Traiter de mendiants les personnes dans le besoin est totalement abject. Les personnes qui travaillent dans des ONG apprécieront ce regard porté sur leur action.

                          Ceci dit je n’ai jamais pris le parti de la Charité contre la redistribution coercitive dans le fil de ce post. Je ne fait qu’appeler les choses par leur nom, ce qui a l’air d’énerver le dirigiste moyen. Je me suis prononcé à plusieurs reprises pour l’allocation universelle comme unique forme de redistribution coercitive. Je n’ai pas l’intention de développer cela ici, le sujet est complexe. Il ne me viendrait jamais à l’idée d’appeler l’allocation universelle de la « solidarité » (je n’ai pas l’habitude de dégouliner). L’allocation universelle est bien un offset social violent qui me parait pouvoir palier aux principal défaut de la charité : son caractère imprévisible.



                           




                        • Traroth Traroth 27 octobre 2011 12:02

                          La charité, c’est tout sauf de la solidarité. La charité n’est pas un partage juste des richesses, mais une redistribution d’une partie infime, pour ne pas dire négligeable, du superflu !

                          il faut combattre ceux qui prône la mendicité (qui n’est que le corollaire de la charité) comme solution aux problèmes sociaux !


                        • foufouille foufouille 27 octobre 2011 10:41

                          "Ah bon ? mais Bill Gates et Warren Buffet ont donné plus de la moitié de leur fortune à des oeuvres de charité et ils font des émules aux Etats Unis."
                          non
                          ils ont cree des fondation
                          ca evites les impots et tu fais ce que tu veut
                          bill gates = vente liee, super exemple


                          • alcodu 27 octobre 2011 11:03

                            Encore faux.
                            WB et BG ont donné plus de la moitié de leur fortune. Les fondations permettent des remises d’impôt (plafonnées) sur le revenu, ce qui est totalement négligeable au regard des dons effectués.


                          • foufouille foufouille 27 octobre 2011 14:14

                            En janvier 2007, le Los Angeles Times fait paraître un article peu flatteur pour la Fondation Gates, qu’il accuse d’investir 95 % de ses fonds dans des investissements rémunérateurs gérés par des financiers chargés de « diversifier fortement leur portefeuille mais sans directives précises ». Le quotidien souligne ainsi que certaines de ces initiatives sont contradictoires avec son action philanthropique. L’article cite le cas de campagnes de vaccinations dans le delta du Niger financées, notamment, par la Fondation Gates, qui investirait parallèlement dans des entreprises comme Eni, Royal Dutch Shell, Exxon Mobil, Chevron et Total — compagnies éminemment responsables de la pollution dans cette région.

                            Ce genre d’affaires ne seraient pas isolées, selon le Los Angeles Times, qui souligne que la fondation a investi avec profit dans plusieurs compagnies reconnues pour leur impact néfaste sur l’environnement et la santé, mais aussi dans des compagnies de crédit immobilier accusées d’avoir dépossédé des milliers de personnes, ou des sociétés employant des enfants. La Fondation Gates n’aurait « pas usé de sa puissance et de son immense richesse pour changer le comportement des compagnies dans lesquelles elle investit »[11].

                            Le soutien de la fondation aux OGM a également suscité des critiques[12] : le 15 octobre 2009, Bill Gates a annoncé que la fondation allait donner 120 millions de dollars pour différents programmes d’aides aux agriculteurs d’Afrique et d’Inde. Une partie de ces programmes, mis en œuvre par l’Agra (Alliance for a Green Revolution in Africa, ou Alliance pour une révolution verte en Afrique), consiste à fournir diverses semences génétiquement modifiées[13].


                          • alcodu 27 octobre 2011 15:08

                            Copié collé, mais de plus en plus faux

                            L’argent de la fondation Gates n’appartient pas à Gates. C’est la fondation qui décide comment elle investit les énormes sommes d’argent dont elle a hérité. Il est tout à fait normal qu’elle cherche à faire fructifier son capital.


                          • foufouille foufouille 27 octobre 2011 19:10

                            pourquoi son pere est dedans ?
                            sinon, je te force a acheter un OS pourri et je te files des miettes
                            il a meme employer le mot djihad
                            super exemple de libertaryen


                          • alcodu 27 octobre 2011 19:53

                            De plus en plus loin du sujet.

                            BG a donné une immense fortune a une fondation. Il est parfaitement normal qu’il cherche à contrôler de son vivant les fonds qu’il a donné. Il est aussi tout à fait normal que le capital soit placé pour fructifier. Dans tous les cas l’argent ne lui appartient plus.
                            Je crois aussi qu’il a le droit d’employer les mots qu’il veut (djihad, brouette, fenêtre) - ca ne change rien au fait qu’il a fait don de sa fortune.

                            Mais sinon ca va être quoi le prochain argument ? B.G. pète au lit ?

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