Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Société > Le fœtus est-il une personne à part entière ?

Le fœtus est-il une personne à part entière ?

À partir de combien de semaines de grossesse l’être en devenir est-il un véritable être humain ? Dès la conception, après 22 semaines ou entre les deux ? Le débat ne doit pas être scientifique, mais éthique, social et finalement politique.

La première chambre civile de la Cour de cassation a rendu le 6 février 2008 un triple jugement concernant les cas de familles d’enfants morts-nés entre 1996 et 2000. Ces familles voulaient faire une déclaration de naissance et de décès à l’état-civil, mais cet enregistrement leur fut refusée et seule une « déclaration d’enfant sans vie » leur a été proposée.

Un seuil contesté

En effet, ces enfants, ces fœtus plus exactement, avaient entre 18 et 21 semaines et ne pesaient qu’entre 155 et 400 grammes. Or, la limite légale de réanimation du fœtus en France est de 22 semaines de grossesse (24 semaines d’aménorrhée) et de 500 grammes (il y a une vingtaine d’années, c’était 25 semaines de grossesse et 800 grammes), un seuil que le progrès technique a réussi à faire baisser.

Les parents ont alors saisi un tribunal de grande instance qui les a déboutés et, en mai 2005, la Cour d’appel de Nîmes avait confirmé les premiers jugements.

Une carence dans la législation

La décision de la Cour de cassation a été motivée par le vide juridique existant pour les fœtus, et notamment entre 12 et 22 semaines. La Cour de cassation a estimé que ce n’était pas aux tribunaux, mais à la loi de fixer une norme (nombre de semaines et poids) et l’avocat général Alain Legoux est convaincu qu’en cassant les trois arrêts de la Cour d’appel (qui violaient l’article 79-1 du Code civil), c’est la « meilleure façon d’inciter le législateur » à se préoccuper de ce sujet très sensible.

Des droits nouveaux

Ce jugement fera donc jurisprudence et l’inscription d’un fœtus mort-né pourra se faire sans condition ni de poids ni de durée de la grossesse.

Concrètement pour les parents, cela signifie la possibilité donner un nom à leur enfant disparu, de reprendre son corps et d’organiser un enterrement pour faire leur deuil. Jusqu’à 22 semaines de grossesse, les fœtus morts sont souvent jetés avec les autres déchets organiques des hôpitaux, sans autre considération.

Mais cela leur donne aussi des droits sociaux comme un droit au congé maternité.

De ces droits, certains craignent même que des femmes qui demandent l’interruption volontaire de grossesse puissent elles-mêmes en bénéficier.

Selon le médiateur de la République, il y aurait chaque année entre 5 000 et 6 000 naissances d’enfants morts-nés en France.

Des réactions contrastées

Parmi les réactions, Maïté Albagly, dirigeante du mouvement français pour le planning familial, s’est inquiétée qu’on « ouvre une brèche [qui] peut, à la longue, mettre en cause l’avortement » tandis que Jean Goyard, président d’une association qui milite pour la reconnaissance juridique de l’embryon au sein de sa mère, considère que c’est « un bon pas, dans la bonne direction » et qu’il est « absurde de nier le statut d’enfant à un fœtus mort-né alors que le droit civil le reconnaît dans plusieurs occasions, notamment en matière d’héritage [car] si un père meurt alors que sa femme est enceinte, le bébé, pourtant en devenir, hérite ».

Un besoin de légiférer

Le député Philippe Gosselin vient justement de déposer à la présidence de l’Assemblée nationale le 30 janvier 2008 un rapport sur la proposition de loi relative à la législation funéraire qui a été adoptée par le Sénat le 22 juin 2006.

Ce parlementaire explique qu’il souhaite rajouter à cette proposition de loi un volet sur le sujet afin de « répondre à la détresse des familles qui ont besoin de matérialiser le passage sur terre de leur bébé pour mieux en faire leur deuil, et [de] ne plus considérer, au XXIe siècle, un enfant en devenir comme un ‘déchet anatomique’ à brûler ». Le texte viserait à abaisser de 22 à 12 semaines le seuil requis pour l’enregistrement par l’état-civil.

De son côté, le médiateur de la République, Jean-Paul Delevoye, s’était penché sur ce problème en 2005 en mettant en place un groupe de travail et en regrettant que, par exemple, pour des couples non mariés, qui ne disposent pas encore de livret de famille avant la naissance de leur premier enfant commun, aucun document ne portera trace de leur premier enfant si celui-ci est « né sans vie » : « Un enfant né sans vie ne peut être reconnu », stipule ainsi l’Instruction générale relative à l’état-civil.

Jean-Paul Delevoye ne fait donc qu’encourager à légiférer sur le sujet : « Nous devons mieux accompagner les familles touchées par la mort d’un enfant avant la déclaration de naissance et rendre plus égalitaires les droits des parents placés dans cette situation. ».

Une relance d’un débat polémique

La décision de la Cour de cassation relance évidemment un débat déjà ancien sur le statut du fœtus.

La jurisprudence qui s’ouvre est antagoniste avec celle qui, en pénal, refuse, par l’arrêt du 29 juin 2001 de la Cour de cassation, l’incrimination d’homicide involontaire dans le cas de décès in utero survenus lors d’un accident de la circulation ou d’un accident médical.

La loi 2003-495 du 12 juin 2003 renforçant la lutte contre la violence routière va dans le même sens en prenant acte de ce refus d’incrimination d’homicide.

Et comme le rappelle le député Richard Dell’Agnola dans son rapport du 20 mai 2003 sur la violence routière, le législateur essaie surtout de « combler un vide juridique sans relancer le débat sur le statut du fœtus ».

Car la question pose aussi d’autres problèmes éthiques très complexes.

Fœtus/embryon versus IVG ?

La loi sur l’avortement permet en France l’interruption volontaire de grossesse jusqu’à la douzième semaine (depuis la loi 2001-588 du 4 juillet 2001, dite loi Guigou ; avant 2001, c’était jusqu’à la dixième semaine).

Mais d’autres lois protègent le fœtus et même l’embryon sur les éventuelles manipulations scientifiques : clonage, utilisation de cellules souches, etc. comme la loi 2004-800 du 6 juillet 2004 sur la bioéthique qui interdit toute recherche sur l’embryon humain ou encore la ratification, dans le cadre du Conseil de l’Europe, de la Convention pour la protection des droits de l’homme et de la dignité de l’être humain à regard des applications de la biologie et de la médecine adoptée à Strasbourg le 19 novembre 1996 et signée par la France le 4 avril 1997 à Oviedo en Espagne.

Toute la question revient à cette incidence : à partir de quand peut-on considérer que le fœtus (humain) est un être humain à part entière, une personne ?

La grossesse, processus continu mais incertain à ses débuts

Si l’on ne tient que sur des considérations purement thermodynamiques, on sait que la survenue de la vie ou son extinction s’accompagnent de discontinuités énergétiques et chimiques dans le métabolisme qui peuvent s’exprimer par des changements brusques d’un certain nombre de grandeurs (comme la température).

Or, il est un fait que, de la conception (et de la première division cellulaire) à la naissance, la grossesse est un processus continu. Donc, on peut difficilement admettre que la vie n’arrive qu’en cours de route dans le développement du fœtus.

En revanche, il est reconnu aussi qu’avant le troisième mois environ le développement de l’embryon puis du fœtus n’est pas assuré d’aboutir, les fausses couches, les malformations, etc., peuvent se produire et rien n’est donc certain sur le devenir de la grossesse. C’est donc difficile de considérer juridiquement l’existence d’une personne humaine à ce stade si instable du développement.

L’avortement, un progrès social indéniable malgré un seuil arbitraire

La législation sur l’avortement, sur laquelle personne ne compte revenir, fixe elle-même un seuil de durée de grossesse très arbitraire, différent en fonction de l’époque ou des pays : en Europe, cela va de 10 semaines en Slovénie et au Portugal à 24 semaines au Royaume-Uni et aux Pays-Bas, en passant par la Suède avec 18 semaines, la plupart des pays ayant retenu 12 semaines, parfois, comme en Finlande, on autorise jusqu’à 20 semaines uniquement pour les mineures de moins de 17 ans (on peut se référer aux tableaux mis en lien ou à ce site).

Si, éthiquement, cette législation peut heurter certaines consciences, socialement, elle a montré son efficacité dans la santé publique. L’interdiction de l’avortement n’a a priori jamais empêché les avortements, mais ceux-ci se faisaient de manière clandestine et dans des conditions sanitaires déplorables et dangereuses pour la femme. Selon l’OMS, 80 000 décès maternels sont encore provoqués chaque année par des avortements à risques.

L’utérus, domaine intime ou domaine public ?

Et finalement, cela revient à poser la question de savoir à partir de quelle durée de grossesse l’utérus de la femme n’est plus du domaine intime et passe, selon l’expression d’un médecin qui m’est cher, dans le domaine public.

Et cela, seule la société des humains peut le décider. Et, par conséquent, ses représentants politiques, les parlementaires.

Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison

Quelques dépêches de presse :

LCI : tout fœtus né sans vie est déclarable à l’état-civil.

Figaro : état-civil pour le fœtus, la polémique s’installe.

RTL : le fœtus mort-né reconnu comme une personne.


Moyenne des avis sur cet article :  4.13/5   (23 votes)




Réagissez à l'article

71 réactions à cet article    


  • Mjolnir Mjolnir 12 février 2008 14:11

     

    Vous dites :

    "Le débat ne doit pas être scientifique, mais éthique, social et finalement politique."

    Le débat ne soit pas être seulement scientifique mais il doit l’être en partie, sinon, on pourrait aussi considérer les spermatozoïdes et les ovules comme des individus.

    Un critère qui me parait pertinent, mais qui est discutable évidemment, est la présence d’un système nerveux fonctionnel. Sans cela, le foetus n’est qu’un ensemble de cellules, qu’on ne peut qualifier d’"individus" à moins de considérer chaque cellule vivante comme tel, auquel cas il ne faudrait même plus se couper les cheveux !


    • Vincent 12 février 2008 14:31

      Pour plaisanter un peu sur un sujet grave et mettre un peu de légèreté dans le débat, à propos de la reconnaissance de spermatozoïdes

      Imaginez, le nombre de génocides journaliers commis par les ados de 13-14 ans découvrant leurs corps et adepte de la branlette.......

      Des millions de vie gâchées tous les jours....


    • reivax 12 février 2008 14:42

      Un peu de biologie niveau lycée nous apprend que le patrimoine génétique est incomplet aussi bien dans les ovules que les spermatozoïdes, et qu’il faut la fusion des deux lors de la fécondation pour obtenir un embryon constitué par une première cellule avec un génome complet.

      Le principe de précaution, inscrit désormais dans la constitution, nous inviterait à respecter l’embryon dès cette première cellule.


    • Mjolnir Mjolnir 12 février 2008 14:43

      @Vincent

      Il fut une époque où la masturbation était condamnée précisément pour cette raison (ou plutôt, croyance) là.

      Je rejoins votre commentaire ci dessous : la foire d’empoigne est probable, surtout si on ne se base que sur des opinions, des sentiments, des croyances...


    • Mjolnir Mjolnir 12 février 2008 14:46

      "Un peu de biologie niveau lycée nous apprend que le patrimoine génétique est incomplet aussi bien dans les ovules que les spermatozoïdes, et qu’il faut la fusion des deux lors de la fécondation pour obtenir un embryon constitué par une première cellule avec un génome complet."

      Est ce bien nécessaire de l’écrire ?

      Un tel rappel est inutile à moins de considérer le lecteur comme un ignorant.

       


    • reivax 12 février 2008 14:55

      Sans prendre les lecteurs pour des ignorants, un petit rappel n’a jamais fait de mal à personne. Et comme cette "blague" sur le génocide ressort régulièrement lorsque l’on évoque ce sujet, je pense que le rappel n’est pas inutile et permet de planter le décor.


    • Vincent 12 février 2008 14:27

       

      Article bien documenté, qui soulève énormément de questions.

       

      Sans y répondre bien sûr, mais est-ce vraiment à l’auteur d’y répondre, je ne le pense pas.

       

      Chacun en fonction de ses croyances, de sa religion, du fruit de sa propre expérience  aura une réponse différente, cet article va à mon avis soulever beaucoup de remarques et risque de finir en foire d’empoigne.

       

      Mais bon d’un point de vu personnel, j’ai eu a vivre quelques moments douloureux et choix difficiles à faire suivis d’autres bien plus heureux.

       

      Dire que l’embryon n’est pas un être humain, en début de grossesse, je pense qu’il s’agit d’un décision sage.

       

      A l’inverse lorsque le bébé commence à bouger, lorsque la femme ressent les premiers signes de vie, cela devient plus difficile, le pire étant les bébés morts pour lesquels la femme doit quand même accoucher par les voies naturelles.

      Oui c’est possible et sans anesthésie générale, je vous laisse imaginer le ressentit de la maman.

       

      Dans ce cas, il me semble que le bébé mort pourrait avoir le droit à une sépulture et une reconnaissance de l’état civil, seulement si les parent le désirent, seulement s’ils pensent que cela pourra les aider à surmonter leur douleur.

       


      • ka 12 février 2008 18:06

        "Dire que l’embryon n’est pas un être humain, en début de grossesse, je pense qu’il s’agit d’un décision sage."

         

        Qu’est-ce qui caractérise un être humain ?

         "A l’inverse lorsque le bébé commence à bouger, lorsque la femme ressent les premiers signes de vie, cela devient plus difficile, le pire étant les bébés morts pour lesquels la femme doit quand même accoucher par les voies naturelles."

         

        C’est vrai qu’il peut-être pour certaines femmes plus difficile de perdre son enfant alors qu’elle l’a senti bouger dans son ventre mais ça ne signifie pas pour autant que les femmes qui perdent leur "bébé" avant (parce que bien souvent dans la tête d’une femme faire une fausse couche c’est perdre son bébé peu importe qu’il soit embryon ou foetus), ne souffrent pas ou moins, surtout quand ce n’est pas la première fois. 

         

         

         

         


      • Vincent 12 février 2008 18:18

        Oui tout ce discute, mais bon à la première échographie, le bébé ressemble à une crévette d’à peine 5 mm.

        A la seconde les membre sont formés et l’on distingue bien les formes mais pas la quequette des fois.

        A la troisième l’appareil est trop petit pour que l’on puisse visualiser l’ensemble du bébé sur le moniteur.

         

        Alors oui au début, je ne pense pas que la crevette puisse être considérée comme un être humain,

        Ensuite à la seconde échographie, ça se discute.

        Enfin, à la troisième, en plus de bouger le bébé réagit à vos solicitaitons, il entend des sons, reconnait les voix famillières, celles de sa mère et de son père.

        A ce moment je pense que l’on peut considérer son bébé à naître comme un être humain.

        Avant les trois mois révolus, a savoir le moment où l’on considère que le bébé est bien accroché, je pense surtout pour les couples qui ont déjà perdu des bébés avant ces trois mois qu’il faut considérer la mini crevette comme un essai, si ça tient tant mieux, si ça tient pas tant pis faudra recommencer.

        Il s’agit là d’une remarque tout a fait personnelle bâtie sur notre expérience.


      • ka 12 février 2008 18:40

        C’est un point de vue que je ne partage pas même si je n’ai pas encore vécu cette expérience j’ai vu le regard et l’expression du visage de futures mères à leur première échographie et je peux vous assurer que pour celles en tout cas qui ont désiré l’enfant ce n’est pas une crevette qu’elles voient sur l’écran mais un être en développement.


      • reivax 12 février 2008 14:36

        L’auteur oublie d’évoquer les IMG (Interruption Médicale de Grossesse) qui permettent en France un avortement jusqu’au 9ème mois... simplement parce que l’enfant est atteint d’une maladie génétique par exemple.

        L’auteur a également oublié de justifier son affirmation sur "le progès social indéniable de l’avortement".


        • Vincent 12 février 2008 16:12

          Oui effectivement, le plus terrible étant que les test pour déceler les maladies comme la trisomie ont considérablement évolués, seulement les médecins et autres spécialistes, ne voulant plus s’engager, ne vous donnent ces résultats que sous forme statistique, jamais sans certitude, et quoi qu’il en soit vous devez signer une décharge vous engageant à ne pas poursuivre les praticiens experts.

           

          Lorsque l’on vous dit que le bébé que votre femme porte à 95% de ne pas souffrir de trisomie,

          ou alors on vous dit il y a un risque, maintenant c’est à vous de décider, vous le voyez le dilemme.

           

          Nous avons eu connaissance d’un cas où la maman a appris au 7ème  mois de grossesse qu’il y avait un risque de trisomie important, on lui a proposé l’avortement médical, sachant qu’elle sentait le bébé bouger.

           

          Verdict elle a été jusqu’au bout de sa grossesse, dans une angoisse folle, pour au final accoucher d’un bébé absolument normal.

          Les contres exemples doivent aussi exister, mais je n’en connais pas.

           

          Conclusion :

          Les informations surabondantes, au niveau du suivi de la grossesse, si elles ne sont pas bien maîtrisées, peuvent provoquer des drames psychologiques sans précédent car quoi qu’il arrive dans un cas comme dans l’autre, vous vous poserez toujours la question que se serait-il passé si j’avais pris l’autre solution. Des fois rester ignorant, permet de vivre en paix avec soit même.

           


        • plume 12 février 2008 15:21

          Tout ce que peut dire la science sur le statut humain ou pas de l’embryon, c’est qu’un être humain est défini pas son ADN et son patrimoine génétique. Donc dès la première cellule. Le reste est affaire de politique.

          "L’avortement, un progrès social indéniable"

           ??? Pouvez-vous le prouver ?

          En réalité, il est de plus en plus difficile de cacher la vérité sur le coût humain de l’avortement, notamment concernant les effets secondaires sur les femmes qui le subisse. En effet, nous continuons à vivre sur des contre-vérités de 30 ans... Rappelez-vous Simone Veil en 1975 à la tribune de l’Assemblée : "nous ne pouvons plus fermer les yeux sur les 300 000 avortements qui, chaque année mutilent les femmes de ce pays".

          C’est ce chiffre de 300 000 avortements clandestins qui a "fait passer" la loi.

          Or  le chiffre de 300 000 avortements clandestins en 1975 est faux, et provoque un raisonnement faussé sur les 220 000 avortements annuels officiellement comptabilisés dans la France de 2007. Explication.

          1) L’INED avait estimé l’avortement clandestin en 1974 à partir d’un calcul faussé :

          - Partant du dernier nombre de décès maternels connus attribués à l’avortement (56 en 1963) et estimés à 1 pour 1000 des avortements (l’asepsie et l’antibiothérapie avaient déjà fait d’énormes progrès), l’INED avait, en 1974 abouti au chiffre de 56 000, mais n’avait pas osé publier cette estimation face au million d’avortements clandestins avancé par les promoteurs de la dépénalisation.

          - L’INED avait ensuite décidé d’appliquer ce taux de 1 pour 1000 à l’ensemble des décès d’origine obstétricale, aboutissant à 400 000 accidents de grossesse dont il avait retranché 150 000 fausses-couches spontanées (chiffre connu). D’où le chiffre de 250 000 officiellement produit, que Madame Veil et les médias ont vite arrondi à 300 000.

          - Ce tour de passe-passe énorme est effectué comme si les 850 000 naissances de l’époque n’avaient eu aucune conséquence en termes de mortalité maternelle, entièrement attribué à l’avortement (volontaire ou spontané).

          2) En 1987, l’INED a commencé une timide rectification en estimant « un taux de 10 avortements pour 100 naissances semble un minimum incompressible ». Cela ferait 85 000 avortements par an en 1975… Il est difficile de dépasser une évaluation de 100 000 avortements clandestins.

          3) Aujourd’hui il y a 220 000 IVG répertoriées pour 800 000 naissances (sans compter les avortements précoces par « contragestion »). Ce chiffre est en forte hausse (+3,6% entre 2003 et 2004, dernières données connues).

          La citation de Madame Veil renvoie à la préhistoire militante, et conduit à fausser, étouffer voire interdire le débat puisqu’elle fait croire que la dépénalisation a fait baisser le nombre d’avortements, tout en limitant le nombre de morts maternelles (c’est votre fameuse "efficacité de santé publique" ?). En réalité – et c’est logique – la dépénalisation a accru le recours à l’avortement, devenu légal.

          Le rétablissement de la vérité statistique ne devrait-il pas servir de préalable à tout débat enfin sérieux sur les causes et les conséquences de l’avortement dans notre pays, et son mode de prévention aujourd’hui en échec ?


          • Mjolnir Mjolnir 12 février 2008 15:42

            "Tout ce que peut dire la science sur le statut humain ou pas de l’embryon, c’est qu’un être humain est défini pas son ADN et son patrimoine génétique. Donc dès la première cellule. Le reste est affaire de politique."

            Un être humain ne se limite pas à son ADN (que faîtes vous de l’acquis ?) qui est d’ailleurs présent dans les chromosomes de chaque cellule, il ne suffit donc pas de posséder un code ADN pour pouvoir être défini comme un individu.


          • 5A3N5D 12 février 2008 15:57

            "" on pourrait aussi considérer les spermatozoïdes et les ovules comme des individus.""

            Je prends la liberté de recadrer le sujet, pour prévenir toute "foire d’empoigne". La décision de la chambre de cassassion civile est une décision concernant le droit du foetus, c’est-à dire de l’enfant en devenir ayant dépassé le stade des 16 semaines in utero. Avant ces 16 semaines, nous n’avons affaire qu’à un embryon.

            Le débat porte donc sur le "vide juridique" qui entoure le foetus âgé de 16 à 22 semaines, et non toute forme de conception, quelle que soit sa durée. L’article 79-1 du code civil ne fait aucune mention d’âge ou de poids qui permettrait de déclarer ipso facto le foetus à l’état civil. En revanche, il insiste bien sur le fait que seul l’enfant né vivant et viable donne droit à enregistrement sur les registres de naissances et sur les registres des décès.


          • Mjolnir Mjolnir 12 février 2008 16:02


            5A3N5D

            Je crois qu’il est nécessaire de préciser la différence un embryon et un foetus.

            Un embryon n’a pas d’organe finalisé (donc pas de système nerveux) il me semble ?

             

             


          • 5A3N5D 12 février 2008 16:42

            @ Actias,

            Toute loi qui pose des limites est forcément "arbitraire". Mais il faut faire avec.

            Je ne souhaite pas entrer dans ce débat, qui n’est pas le sujet de l’article, mais qui va inévitablement venir sur le tapis.

            La seule chose qui mérite d’être retenue est que l’enfant mort-né ou non susceptible d’être réanimé et maintenu en vie ne peut avoir d’état civil  : ce n’est pas une personne, au sens juridique du terme. 

            Pour déterminer l’âge d’un embryon, comme d’un foetus, choisir un nombre X de semaines est bien sûr discutable : même la date de conception est discutable. Tout est discutable, y compris la détermination d’une limitation de vitesse sur la route. 


          • claude claude 12 février 2008 18:38

            @ plume,

            en tant que femme, et mère de famille, votre post m’indigne. car vous ôtez au femme la liberté de désirer devenir mère ou non.

            l’avortement n’est pas un moyen de contraception, mais est engendré par l’échec d’une contraception bien menée.

            je ne sais pas quel âge vous avez, mais de mon côté, j’ai dépassé la cinquantaine, et suis 2 fois maman.

            j’ai donc entendu, jeune fille, les récits des femmes qui avortaient clandestinement sur une table de cuisine, car trop peu fortunées pour se payer un voyage en suisse ou en angleterre.

            une de mes grandes- tantes, mère de 6 enfants, a avorté 6 fois, avec l’aide d’une voisine, qui la "travaillait" avec des aiguilles à tricoter. et les médecins, pour la "punir", faisaient le curetage à "vif". en revanche, son mari, n’a jamais eu à souffrir de son refus de prendre des "précautions", sauf la dernière fois, où un médecin l’obligea à assister au curetage... ce fut la dernière fois que ma tante tomba enceinte.

            les avortements clandestins à l’aide d’instruments perforants, détergents, eau de javel, persil... rendaient stériles des milliers de femmes (je ne parle même pas de la souffrance) quand elles ne mourraient pas de septicemie ou de tétanos, à l’image de ce qui se passe aujourd’hui en afrique...

            je me rappelle du procès de bobigny et du manifeste des 343

            L’avortement d’une mineure [modifier]

            "Violée par un garçon de son lycée, Marie-Claire est enceinte à 16 ans. Elle refuse de garder l’enfant et demande à sa mère Michèle de l’aider. Michèle C. est une modeste employée de la RATP. Elle élève seule ses trois filles de 16,15 et 14 ans, après avoir été quittée par leur père qui ne les avait pas reconnues. Elle gagne alors 1500 francs par mois.
            (...
            )

            Quelques semaines plus tard, Daniel P., le violeur de la jeune fille, soupçonné d’avoir participé à un vol de voitures, est arrêté. Et il dénonce Marie-Claire dans l’espoir que les policiers le laissent tranquille. Plusieurs policiers se rendent alors au domicile de Michèle C. et la menacent de prison pour elle et sa fille si elle n’avoue pas, ce qu’elle fait alors immédiatement.

            "Procès de Bobigny

            Dans ce contexte particulier, choisir prend en charge le retentissant procès de Bobigny en 1972. Une jeune fille de 16 ans, Marie-Claire C… s’est fait avorter avec la complicité de sa mère ; celle-ci, défendue par Gisèle Halimi, est jugée en compagnie de 3 autres femmes. A la barre se succèdent nombre de personnalités scientifiques et littéraires (Michel Rocard, Françoise Fabian, Simone de Beauvoir, Professeur Paul Milliez, etc.) cités par la défense pour dénoncer ce « procès d’un autre âge ». Il apparaît que dans les faits la loi ne touche que les pauvres : chaque année, des milliers de femmes, majoritairement mal informées au sujet de la contraception, ont recours à des avortements clandestins. Ceci, au péril de leur vie ou au risque de mutilations irréversibles.(...).

            Manifeste des 343 Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre.

            Également appelé manifeste des 343 salopes, le manifeste des 343 est une pétition parue dans le magazinefrançaisLe Nouvel Observateur le 5 avril1971 et signée par 343 femmes affirmant avoir subi un avortement, et s’exposant ainsi à des poursuites pénales pouvant aller jusqu’à l’emprisonnement.

            Le manifeste commence par ces phrases :

            « Un million de femmes se font avorter chaque année en France.Elles le font dans des conditions dangereuses en raison de la clandestinité à laquelle elles sont condamnées, alors que cette opération, pratiquée sous contrôle médical, est des plus simples.On fait le silence sur ces millions de femmes.Je déclare que je suis l’une d’elles. Je déclare avoir avorté.De même que nous réclamons le libre accès aux moyens anticonceptionnels, nous réclamons l’avortement libre. »

            Suivent les 343 signatures, notamment celles de personnalités telles que Françoise d’Eaubonne, Simone de Beauvoir, Christine Delphy, Catherine Deneuve, Marguerite Duras, Brigitte Fontaine, Gisèle Halimi, Bernadette Lafont, Violette Leduc, Ariane Mnouchkine, Jeanne Moreau, Marie Pillet (mère de Julie Delpy), Marie-France Pisier, Yvette Roudy, Françoise Sagan, Delphine Seyrig, Nadine Trintignant, Agnès Varda, Marina Vlady, Monique Wittig etc.

             

             

             

            cette hypocrisie des "pro-life" devant l’avortement est écoeurante, car ils ne prennent pas en compte ni la souffrance de la mère, ni celle de l’enfant à naître.

            dans l’idéal, un bébé nait que s’il est désiré et accueilli dans un environnement familial aimant et équilibré.

            dans la pratique, il y a la violence, les guerres, les viols, la famine, la misère, les pathologies mentales, les familles à risque, la maladie...

            de quel droit doit-on imposer à une jeune femme violée de mettre au monde un enfant ? de même pour une gamine, dont on sait que la grossesse risque de de perturber son état de santé et celui de son enfant ? n’est-il pas cruel d’imposer cette épreuve à une femme démunie, sans ressource abandonnée par le père biologique de son enfant ?

            en dehors de ces cas, il y a celles qui rejettent l’idée d’être mère et qui maltraitent leurs enfants ?

            je ne vais pas faire un morbide inventaire à la prévert, mais il existe des centaines d’exemples, où la contraception, à défaut l’interruption volontaire de grossesse sont mille fois préférables à la mise au monde d’enfants condamnés à vivre dans les bas-fonds de l’humanité.

            la société s’en fout ! elle ne veut pas prendre en charge la détresse de ces femmes et de leurs enfants. et ce n’est certainement pas les "pro-life", confits de bigoterie stérile, pratiquant la cumpabilisation à outrance, qui vont offrir gîte, couvert ,protection et sutout compassion, à ces millions de femmes desespérées.

            voici la situation dans les pays où l’avortement est prohibé ou criminalisé :

            "L’avortement clandestin en Afrique
            Un drame silencieux qui tue 300 000 femmes tous les ans


            Selon l’Organisation mondiale de la Santé, 44% des femmes qui meurent chaque année dans le monde, suite à un avortement clandestin non médicalisé, sont africaines(...)

            Des femmes qui n’ont pas d’autres solutions que l’avortement clandestin

            Les femmes qui tiennent absolument à mettre fin à des grossesses non désirées se tournent souvent vers des « avorteurs » clandestins dans les cliniques de rue. Beaucoup d’entre eux utilisent des techniques rudimentaires et extrêmement dangereuses. Ainsi, elles acceptent de « s’enfoncer des cintres dans le vagin, un tesson de bouteille ou un mélange de verre pilé », ou alors, elles demandent à leur compagnon de « piétiner leur ventre », ont rapporté à la presse certains gynécologues présents à la première conférence africaine sur l’avortement, qui s’est déroulée à Addis Abeba, en Ethiopie (20-23 mars 2005). Ce faisant, ces femmes risquent d’avoir leurs utérus perforés, subir une importante hémorragie, ou être victimes d’infections pouvant conduire à la mort. Selon l’Organisation mondiale de la santé, 4,2 millions d’avortement à risque se produisent tous les ans en Afrique, entraînant près de 300 000 décès. Au niveau mondial, 44% des femmes qui meurent suite à des complications dues à un avortement non médicalisé, sont africaines. Il représente même en Ouganda et au Ghana, l’une des premières causes de mortalité."(...)

             

            "Pourquoi y a t-il encore tant de femmes qui meurent pendant la grossesse ou l’accouchement ?

            Q : Pourquoi y a t-il encore tant de femmes qui meurent pendant la grossesse ou l’accouchement ?


            Archivedes questons et des réponses

            Posez une question en ligne

            R : Toutes les minutes, au moins une femme meurt dans le monde des complications de la grossesse ou de l’accouchement - soit un total de 529 000 décès par an. En outre, le nombre de femmes souffrant de lésions, d’infections ou de maladies liées à une grossesse ou à un accouchement est vingt fois supérieur - environ 10 millions de femmes par an.

            Cinq complications directes sont responsables de plus de 70% des décès maternels : hémorragie (25%), infections (15%), avortements à risque (13%), éclampsie (forte tension susceptible d’entraîner des convulsions - 12%) et dystocie (8%). Ce sont là les principales causes de décès maternels, toutefois, l’inaccessibilité, le coût excessif et la piètre qualité des soins sont aussi des éléments déterminants. Ces décès sont préjudiciables au développement et au bien-être social puisque environ un million d’enfants se retrouvent orphelins chaque année et qu’ils ont dix fois plus de chances de mourir dans les deux années qui suivent le décès de leur mère.

            . La grande majorité des décès maternels pourraient être évités si les femmes avaient accès à des services de planification familiale de qualité, à des soins qualifiés pendant la grossesse, l’accouchement et le premier mois qui suit la naissance ou à des services ad hoc après un avortement ainsi qu’à la possibilité d’avorter dans conditions de sécurité lorsque cette intervention est autorisée par la loi. 15% des grossesses et des accouchements nécessitent des soins d’obstétrique d’urgence car les risques ne sont pas prévisibles. Un système de soins de santé fonctionnel et un personnel de santé qualifié sont indispensables pour sauver la vie de ces femmes. (...)

             


          • ka 12 février 2008 18:52

            @ Claude

            D’accord avec vous sur le point qu’on peut difficilement reprocher à une femme ou jeune fille victime d’un viol le choix d’avorter, idem pour les désespérées qui n’ont d’autres choix parce que personne autour d’elles ne peut prendre en charge l’enfant après sa naissance. Mais avorter parce que l’on a pas les moyens matériels pour élever correctement le futur enfant, alors que l’enfant peut être pris en charge après la naissance c’est pour moi plus difficile à comprendre même si je ne sais pas moi-même comment je réagirais dans cette situation. Mais il vaut mieux c’est sûr offrir la possibilité aux femmes et jeunes filles d’avorter dans des conditions décentes plutôt que de les pousser à mettre en danger leur santé et/ou leur vie.


          • claude claude 12 février 2008 20:53

            @ ka,

             

            je ne sais pas si vous êtes une femme ou un homme, si vous avez déjà été enceinte et accouché...

            au cas où vous ne le sauriez pas, il faut être 2 pour faire un enfant : le père est aussi responsable que la mère, comment l’obliger à faire face à ses conneries ? jusqu’à présent, on n’a pas trouvé le moyen de pratiquer des grossesses partagées...

            de quel droit peut-on disposer du corps d’une femme pour l’obliger à poursuivre sa grossesse, et à accoucher ? ( ce qui dit en passant, n’est pas toujours une partie de plaisir)

            l’abandon d’enfant cause des traumatismes profonds à la fois chez la mère et chez l’enfant abandonné

            un enfant n’est pas un jouet dont le sort se joue à pile ou face, ou que l’on impose en punition à "l’inconduite" ou la "légèreté" des jeunes femmes...

            le mieux serait de prévenir les grossesses, mais l’ivg offre un recourt ultime avant de boulverser définitivement plusieurs vies...


          • ka 12 février 2008 21:29

            @ Claude

            Je suis une femme et non je n’ai pas encore vécu la grossesse et l’accouchement ça ne m’empêche pas de me poser des questions et d’essayer de comprendre certaines choses, j’ai beaucoup plus de mal avec d’autres. N’ayant pas vécu de grossesse, de fausses couche ou d’avortement je ne sais pas ce que ressentent les femmes et jeunes filles qui vivent ces moments et j’imagine que ce n’ai pas toujours très gai (surtout pour ce qui est des fausses couches et de l’avortement).

            "au cas où vous ne le sauriez pas, il faut être 2 pour faire un enfant : le père est aussi responsable que la mère, comment l’obliger à faire face à ses conneries ? jusqu’à présent, on n’a pas trouvé le moyen de pratiquer des grossesses partagées..."

            J’aime bien votre côté sarcastique sympa . Mais je sais qu’il faut être deux pour concevoir un enfant seulement la plupart du temps c’est la mère seule qui prend la décision de garder ou pas l’enfant et le père puisqu’il ne porte pas l’enfant est souvent mis à l’écart dans les cas où le père et la mère du futur bébé sont en conflit. Faire face à ses conneries ce n’est pas seulement endurer les 9 mois de grossesse et l’accouchement c’est aussi assurer l’avenir du bébé quitte à le confier à quelqu’un de plus responsable.

            Vous parlez de responsabilité du père mais que faîtes-vous par exemple de la responsabilité d’une mère qui fait un bébé dans le dos de son compagnon, il y a parfois des deux côtés de l’irresponsabilité et de l’égoïsme. Peut-on obliger la mère à avorter parce que le père ne veut pas de l’enfant ? Non bien sûr parce que c’est la mère qui décide puisque c’est elle qui le porte, ça peut-être ressenti comme une injustice, une trahison par certains hommes. 

             "le mieux serait de prévenir les grossesses, mais l’ivg offre un recourt ultime avant de boulverser définitivement plusieurs vies... "

            S’agit-il dans tous les cas d’un ultime recours ? J’en doute.

             


          • claude claude 13 février 2008 00:51

            @ ka,

            malgré parfois quelques petits désagréments de parcours, la grossesse c’est génial ! et l’accouchement, si on pouvait juste ôter le côté désagrable de la douleur (tout le monde ne peut pas faire une péridurrale), est un moment ma-gn-fi-que...

            je vous invite à lire le post de mango, ci dessous par Mango (IP:xxx.x33.191.4) le 12 février 2008 à 20H46

            mais sachez que :

            1/ - on avorte pas par plaisir ou confort, ou alors c’est l’exception qui confirme la règle (un faut avoir un très gros problème mental pour utiliser l’avortement comme moyen contraceptif... car cela laisse des traces sur la psychée)

            2/ - quand une nana fait un petit dans le dos d’un mec, elle le garde, car elle fait de son enfant un moyen de pression envers le père.

            3/ - quand une nana tombe enceinte par accident, le garçon prend très souvent la poudre d’escampette, ou met en doute sa paternité, et en rejette toute la responsabilité sur elle : "debrouille -toi, tu n’avais qu’à faire attention...".

            à notre époque, être mère célibataire n’est plus une tare. il y A 25-30 ans on les appelait encore "filles-mères" . elles étaient alors, la honte de leur famille et devaient se débrouiller toutes seules pour élever leur enfant. dans le cas contraire, on mariait les fautifs en 4° vitesse, et c’est ainsi que de beaux "prématurés" de "7 mois" pouvaient peser 4kg à la naissance !!!

            4/ - quand je parlais d’endosser les conneries, c’est évidemment les 9 mois de préparations, et les 20 ans qui suivent...

            un enfant qoiqu’on en dise, ça se fait à 2 et cela s’élève à deux, car il a tellement besoin d’amour et d’attentions, qu’on n’est pas de trop.

            pour le reste, laissons aux femmes la liberté de savoir si elles veulent devenir mères ou non., si elles veulent poursuivre ou non leur grossesse. quelques soient leurs raisons, elle sont toujours à respecter.


          • faxtronic faxtronic 13 février 2008 11:15

            "2/ - quand une nana fait un petit dans le dos d’un mec, elle le garde, car elle fait de son enfant un moyen de pression envers le père." superbe cette phrase... Je ne sais pas quel age vous avez Claude, mais nous sommes surement d’une epoque differente.

            Je suisun homme. Avorter n’est jamais une partie de plaisir, et quand il y a un couple, avorter est dur pour la mere ET le pere ( le sentiment de paternité n’est pas une illusion je vous l’assure, les enfants sont aussi la chair de la chair des peres). Savoir qu’un enfant est dans le ventre de sa femme, c’est immense comme sentiment, on prend doucement le statut de pere, protecteur et pourvoyeur. Le sentiment paternel croit de la meme facon que le sentiment maternel, il est inné et croit doucement. Perdre un espoir d’enfant, pour n’importe quelle raison, est douloureux. 

            Mais il y a des cas ou il est irrresponsable d’avoir un enfant ( trop tot dans la vue du couple, periode de chomage, etude) irresponsable pour les parents qui se mettent en difficulte pour le futur, et donc irresponsable pour l’enfant.

            Avorter n’est un plaisir pour personne qui soit sensé, neanmoins le droit et la possibilité de l’avortement est essentielle.


          • claude claude 13 février 2008 17:07

            bonjour faxtronic,

            je ne peux parler à la place des garçons car je n’en suis pas, et donc je ne peux savoir ce qu’ils ressente.

            j’ai eu 2 enfants, de 2 compagnons différents. à chaque fois, les grossesses étaient désirées, donc, les futurs papas étaient au 7° ciel et l’accouchement fut un moment très fort pour eux.

            l’expérience de votre frère est boulversante, et je compatis. je lui souhaite le plus beau bb de la terre...

            je répondais à ka, sur ces femmes qui se servent des bébés comme moyen de pression, pour faire main-mise sur un homme : je n’ai pas vu le problème du côté des futurs pères, qui de toutes façons, dans ces cas là,prennent leurs responsabiltés et accueuillent l’enfant ( de toutes façons, cette méthode ne marche pas chez les salauds...)

            de toutes façons, je trouve dégueu de faire un bb dans le dos d’un homme, car on lui ôte la liberté d’être père lorqu’il le désire vraiment... le principe marche dans les 2 sens.

            mon âge ? un peu plus de 50 ans, de la "love-génération" qui a pu faire l’amour sans contrainte, parce que la pilule et pas de mst !!!


          • claude claude 13 février 2008 18:29

            @ par 5A3N5D et @par Mjolnir 

            les 2 premiers mois, il s’appelle embryon, puis après foetus.

            pendant les 8 premières semaines, en partant d’une seule cellule issue de la fusion de l’ovule et du spermatoïde, l’organisme se met en place : membres, systèmes nerveux, organes internes, circulation sanguine, tête...www.doctissimo.fr/html/sante/encyclopedie/sa_579_embryon_foetus.htm ;

            ensuite, il devient foetus, et il peaufine son corps pendant les 7 mois restants :

            dans 20 à 30% des cas, selon l’âge et le pays, lors du 1° trimestre se produit une fausse couche, ce qui explique le pourquoi du délai pour pratiquer une ivg :

            pour le développement du système nerveux :

            "Le développement du cerveau

            Au début de la 4ème semaine après la fécondation, le tube neural (ébauche rudimentaire du système nerveux) se ferme, étape préliminaire du développement du cerveau et de la moelle épinière. Les premiers neurones (cellules du cerveau) se forment à la fin de la 4ème semaine. Dès le 33ème jour, on constate un développement différencié de la moelle épinière et du cerveau.

            C’est entre le 2ème et le 5ème mois que la formation de neurones atteint son maximum ; elle s’achève quelques mois après la naissance. Après leur apparition, certains neurones cheminent pendant des semaines jusqu’à leur point de destination. La formation et le cheminement des neurones provoque la croissance rapide du cerveau pendant les premiers mois de la grossesse.

            La première ébauche du cortex (future matière grise recouvrant le cerveau) apparaît après six semaines. Peu à peu se développe le système nerveux. Autour de la 10ème semaine, les neurones commencent à former des synapses, c.à.d. un réseau de communication entre les cellules du cerveau. Sans cette liaison, le cerveau ne peut transmettre aucune information.

            FAUX : "Des ondes cérébrales sont mesurables dès la 6ème semaine"

            Chaque cellule vivante, par exemple les cellules hépatiques, produisent des oscillations électriques qui ne sont toutefois pas comparables aux ondes régulières du cerveau. Celles-ci ne font leur apparition qu’au 6ème mois de grossesse.

            Le développement de la sensibilité à la douleur

            FAUX : "Dès la 7e semaine, l’embryon peut ressentir la douleur"

            Dès la 8ème semaine après la fécondation, des irritations peuvent provoquer des mouvements réflexes de l’embryon. Les réactions ou les perceptions conscientes (perception de la douleur par exemple) sont toutefois impossibles avant la 22ème semaine, l’écorce du cerveau foetal n’étant pas fonctionnelle avant. Il n’existe pas non plus d’ondes cérébrales régulières avant ce stade du développement.

            Pour qu’il y ait potentialité d’une perception quelconque, il faut qu’il existe un minimum de cellules du cerveau dans le cortex, que ces cellules aient atteint un certain stade de développement et qu’un certain nombre de synapses se soient formées. Entre la 24ème et la 30ème semaine, on observe un développement très rapide des synapses.

            "Le cervelet n’atteint sa configuration finale qu’au 7ème mois. L’enveloppe (myélinisation) de la moelle épinière et du cerveau ne commence à se former qu’entre la 20ème et la 40ème semaine de grossesse. Ces développements du système nerveux doivent exister pour que le foetus perçoive la douleur" (Déclaration de la société de gynécologie américaine). "L’écorce du cerveau n’est pas fonctionnelle avant la 26ème semaine. En tout cas, il est inexact de parler d’une « perception » ou d’une « réaction consciente » du foetus." (Maria Fitzgerald, prof. de neurobiologie, Londres).

            Sources
            Blechschmidt E. "Wie beginnt das menschliche Leben". Christiana Verlag, 1984
            Derbyshire SWG. "Fetal pain - a look at the evidence". American Pain Society Bulletin, 13:1-12, 2003
            Derbyshire SWG. "Can fetuses feel pain ?". Brit.Med.Journal, 332:909-912, 2006
            Fitzgerald M. "Foetal pain : an update of current scientific knowledge. A paper for the Department of Health". London, Mai 1995
            Gardner C. "Is an Embryo a Person ?". The Nation 249:557-559, 1989
            Grobstein C. "Science and the Unborn : Choosing Human Futures". New York : Basic, 1988
            Hall E. "When Does Life Begin ? An Embryologist Looks at the Abortion Debate". Psychology Today 23:42-46, 1989
            Jaworski Prod."Thinking about the ’Silent Scream’ ". Radiodokument mit Aussagen von amerikanischen Wissenschaftern. New York 1986
            Lee S.J. et al. "Fetal Pain - A Systematic Mulidisciplinary Review of the Evidence". JAMA 294:947-954, 2005
            Lloyd-Thomas AR., Fitzgerald M. "Reflex responses do not necessarily signify pain". British Medical Journal 313:797-798, 1996
            MacLaren A. "Prelude to embryogenesis". In : Human embryo research : yes or no ? The Ciba Foundation, Tavistock Publ., 1986
            Mellor DJ., Tamara J. et al. "The importance of ’awareness’ for understanding fetal pain". Brain Research Review (publication imminente en 2005)
            Report of the Royal College of Obstetricians and Gynaecologists, London, 1997
            Sagan C., Druyan A. "Is it Possible to be Pro-Life and Pro-Choice ?". Parade 22.4.1990
            Sass H.-M. "Wann beginnt das Leben ?" Die Zeit, 30.11.90, S. 1044
            Zimmermann M. "Schmerz beim Kind und Fetus : Neurophysiologie, Psychophysiologie und Ontogenese". In : Schmerz im Kindesalter. Hrsg. F. Petermann, S. Wiedebusch und T. Kroll. S. 25-45. Hogrefe-Verlag Göttingen 1994"

             

             


          • 5A3N5D 13 février 2008 18:42

            @ claude,

            "les 2 premiers mois, il s’appelle embryon, puis après foetus."

            Absolument, mais peut-on dire qu’un foetus de 3 cm de longueur est un être viable ? Peut -on faire abstraction des souffrances qu’un foetus de 500grammes va subir (intubations de partout, monitoring, absence de contact maternel) jusqu’à son 9° mois ? Là-dessus, certains faiseurs de morale ne se prononcent jamais.

             


          • bersace bersace 14 février 2008 16:04

            Ave,

             

            À 12 semaine, l’embryon se débat pendant l’avortement, il souffre.

            http://www.google.fr/search?q=%22le+cri+silencieux%22

             http://abimopectore.over-blog.com/article-3053435.html

             

            Étienne.


          • 5A3N5D 16 février 2008 14:11

            Choisissez mieux vos liens  (mort de rire !)


          • plume 12 février 2008 16:29

            "A lumière de ces éléments et de ce que l’on sait aujourd’hui... non, un foetus n’est pas une personne."

            Première nouvelle !

            Attention à ce que vous écrivez : vous relativisez la réalité du foetus selon la situation dans laquelle il se trouve : dans le ventre d’une adolesente de 12 ans ou dans celui d’une "bobo". Il n’y a pas deux poids deux mesures...

            Je sais bien que c’est dans l’air du temps ("tout est relatif", "un foetus n’a d’existence que s’il est porté par un projet parental, etc.). Il faut impérativement sortir de ce relativisme à tout crin, car il en va de notre humanité même : suis-je encore une personne lorsque je suis handicapé ? (et à partir de quel degré de handicap ne le suis-je plus ?)

            Petit à petit, nous en arriverons à des questions qui nous font bondir aujourd’hui (du moins je l’espère encore), et que la plupart de nos enfants trouveront sans intérêt arrivés à l’âge adulte : les enfants non désirés sont-ils encore des personnes humaines ? Pourquoi s’intéresser aux malades du tiers-monde ? Et finalement, pourquoi pas l’euthanasie active pour les inutiles et ceux qui n’intéressent plus personne ?


          • Mjolnir Mjolnir 12 février 2008 16:37

            Plume

            Sur quoi vous basez vous pour affirmer qu’un foetus est une "personne" ? Parce qu’il a un code ADN ?

            Affirmez vous qu’à l’instant même où le spermatozoïde pénètre dans l’ovule, nous sommes en présence d’un individu ? Alors même que la division cellulaire n’a pas encore commencé ?

            Je n’affirme pas que vous avez tord mais vous semblez passer très vite sur la définition d’un individu.


          • ka 12 février 2008 18:34

            "Les interets d’un foetus ont moins d’importance que ceux d’être humain finis et en bonne santé mais cela ne signifie pas qu’il n’en aient aucun. "

            Moins d’importance pour qui ? Une mère qui avorte peut le faire par pur égoïsme pour diverses raisons mais elle peut aussi le faire en pensant à l’avenir du futur bébé, à sa vie, à ses éventuelles souffrances et ça peut être une véritable trégédie pour la mère. Le problème c’est quand par pur égoïsme on décide en invoquant la liberté de faire ce que l’on veut de SON CORPS, de ne pas prolonger la vie d’un être qui même s’il ne peut se développer sans sa mère est un être à part il n’est pas confondu avec sa mère, donc il ne s’agit pas du corps de la mère mais de celui du futur bébé.

            "L’avortement peut donc se justifier si il satisfait plus d’interêts qu’’il n’en deserre. Autrement dis, une tres jeune fille qui est tombé enceinte par accident et n’aura pas les moyens d’elever son enfants dans de bonnes condition peut avorter. Une bobo qui se fait avorter parce que sa grossesse coincide pas avec ses vacandes au ski est une petasse."

            Je peux comprendre qu’une mère qui refuserait de mettre au monde un enfant qui sera dépendant ou malade à vie, puisse décider d’interrompre sa grossesse mais je ne comprends pas qu’on puisse accepter qu’une jeune fille qui a été irresponsable ou qui a eu "un accident" comme on dit puisse faire ce choix sachant que le futur bébé est en bonne santé et qu’il pourrait faire le bonheur d’une famille qui pourrait l’accueillir. La véritable raison qui pousse ces jeunes filles à avorter plutôt que de porter l’enfant et le confier ensuite à des personnes qui pourront s’en occuper c’est qu’elles ne veulent pas être confrontées un jour à leur irresponsabilité et inconscience, le jour où l’enfant qu’elles ont porté décide de rentrer en contact avec sa mère biologique, c’est une forme de lâcheté que l’on peut comprendre (les erreurs de jeunesse) mais parfois difficilement accepter. 

             

             


          • ka 12 février 2008 19:33

            Ok mais qui décide à quel stade on considère qu’il s’agit d’une vie, d’un être humain et pas seulement d’un amas de cellules ? Comment décider qu’on ne peut ôter le vie d’un foetus viable en dehors du corps de sa mère alors qu’on peut interrompre la vie de celui qui n’est pas encore viable en dehors du corps de sa mère ? Considère-t-on que parce que la mère porte le foetus (enfant en devenir) elle a le droit de vie et de mort sur ce foetus alors qu’il ne s’agit pas de sa propre vie c’est celle de quelqu’un d’autre même s’il n’est pas complètement abouti ?


          • ka 12 février 2008 19:36

            A partir de quel moment du développement du foetus peut-on dire que celui-ci ressent la souffrance ?


          • Mjolnir Mjolnir 12 février 2008 20:14

            "A partir de quel moment du développement du foetus peut-on dire que celui-ci ressent la souffrance"

            Il faut déjà un système nerveux, ça me semble être le minimum nécessaire.


          • ka 12 février 2008 20:55

            @ Mjolnir

            J’ai trouvé ce petit texte sur internet mais bon n’étant pas médecin je ne peux confirmer ce qui y est dit, il n’y a pas de certitude :

            "Selon la dernière étude en date (en 2005, dans le prestigieux Journal of Americain Medical Association), le bébé ne ressent la douleur qu’à partir de 29 semaines de grossesse. Cette interprétation s’appuie sur le fait que circuits neuronaux permettant de ressentir la douleur se mettent en place uniquement à partir de ce moment.

            Cette information scientifique a des enjeux politiques aux Etats-Unis : si la douleur est ressentie par le foetus avant la 29ème semaine, comme le pensent les adversaires de l’avortement, il faut, en cas d’IVG, pratiquer son anesthésie, alors que celle-ci présente des risques pour la mère.

            Ces données sont toutefois à prendre avec prudence : on se rappelle que, dans les années 50, on opérait des bébés sans anesthésie, sous couvert qu’ils seraient incapables de ressentir la douleur !"

             Désolée c’est écrit en tout petit, je ne sais pas comment faire pour changer la taille des caractères.


          • ka 12 février 2008 21:00

            Finalement les petits caractères ce sont transformés en caractères plus gros.


          • claude claude 13 février 2008 02:16

            dans beaucoup de posts ci-dessus, vous parlez de taille, de maturation du foetus, d’adn, de multiplication des cellules...

            mais pas d’amour... or c’est ce qui détermine l"humanisation " du foetus. c’est la charge d’émotion qui y est placée qui fait qu’il devient inestimable aux yeux de ses parents.

            de la merveille biologique qu’il est, il devient le miracle produit par l’amour que 2 personnes se portent. et ceci quelque soit sa taille ou son degré de développement.

            pour le reste, la nature fait les choses de manière extraorinaire. l’embryologie est une discipline fantasique et passionnante : c’est l’étude de la plus formidable aventure que l’homme puisse vivre : fabriquer la vie !

            quelques sites :

             

             

            Citation :



            Dès la 8ème semaine après la fécondation, des irritations peuvent provoquer des mouvements réflexes de l’embryon. Les réactions ou les perceptions conscientes (perception de la douleur par exemple) sont toutefois impossibles avant la 22ème semaine, l’écorce du cerveau foetal n’étant pas fonctionnelle avant. Il n’existe pas non plus d’ondes cérébrales régulières avant ce stade du développement.

            Pour qu’il y ait potentialité d’une perception quelconque, il faut qu’il existe un minimum de cellules du cerveau dans le cortex, que ces cellules aient atteint un certain stade de développement et qu’un certain nombre de synapses se soient formées. Entre la 24ème et la 30ème semaine, on observe un développement très rapide des synapses.

            "Le cervelet n’atteint sa configuration finale qu’au 7ème mois. L’enveloppe (myélinisation) de la moelle épinière et du cerveau ne commence à se former qu’entre la 20ème et la 40ème semaine de grossesse. Ces développements du système nerveux doivent exister pour que le foetus perçoive la douleur" (Déclaration de la société de gynécologie américaine). "L’écorce du cerveau n’est pas fonctionnelle avant la 26ème semaine. En tout cas, il est inexact de parler d’une « perception » ou d’une « réaction consciente » du foetus." (Maria Fitzgerald, prof. de neurobiologie, Londres).

            Sources
            Blechschmidt E. "Wie beginnt das menschliche Leben". Christiana Verlag, 1984
            Derbyshire SWG. "Fetal pain - a look at the evidence". American Pain Society Bulletin, 13:1-12, 2003
            Derbyshire SWG. "Can fetuses feel pain ?". Brit.Med.Journal, 332:909-912, 2006
            Fitzgerald M. "Foetal pain : an update of current scientific knowledge. A paper for the Department of Health". London, Mai 1995
            Gardner C. "Is an Embryo a Person ?". The Nation 249:557-559, 1989
            Grobstein C. "Science and the Unborn : Choosing Human Futures". New York : Basic, 1988
            Hall E. "When Does Life Begin ? An Embryologist Looks at the Abortion Debate". Psychology Today 23:42-46, 1989
            Jaworski Prod."Thinking about the ’Silent Scream’ ". Radiodokument mit Aussagen von amerikanischen Wissenschaftern. New York 1986
            Lee S.J. et al. "Fetal Pain - A Systematic Mulidisciplinary Review of the Evidence". JAMA 294:947-954, 2005
            Lloyd-Thomas AR., Fitzgerald M. "Reflex responses do not necessarily signify pain". British Medical Journal 313:797-798, 1996
            MacLaren A. "Prelude to embryogenesis". In : Human embryo research : yes or no ? The Ciba Foundation, Tavistock Publ., 1986
            Mellor DJ., Tamara J. et al. "The importance of ’awareness’ for understanding fetal pain". Brain Research Review (publication imminente en 2005)
            Report of the Royal College of Obstetricians and Gynaecologists, London, 1997
            Sagan C., Druyan A. "Is it Possible to be Pro-Life and Pro-Choice ?". Parade 22.4.1990
            Sass H.-M. "Wann beginnt das Leben ?" Die Zeit, 30.11.90, S. 1044
            Zimmermann M. "Schmerz beim Kind und Fetus : Neurophysiologie, Psychophysiologie und Ontogenese". In : Schmerz im Kindesalter. Hrsg. F. Petermann, S. Wiedebusch und T. Kroll. S. 25-45. Hogrefe-Verlag Göttingen 1994

             


          • oncle archibald 13 février 2008 12:52

            Vous écrivez : « dans beaucoup de posts ci-dessus, vous parlez de taille, de maturation du foetus, d’adn, de multiplication des cellules...mais pas d’amour... or c’est ce qui détermine l »humanisation « du foetus. c’est la charge d’émotion qui y est placée qui fait qu’il devient inestimable aux yeux de ses parents. de la merveille biologique qu’il est, il devient le miracle produit par l’amour que 2 personnes se portent. et ceci quelque soit sa taille ou son degré de développement. »

            Et je partage votre point de vue.... mais souvent la réalité est tout autre, et pourtant cet enfant que ses parents n’ont pas aimé est adopté et chéri par un couple ou une femme qui n’en a pas, ou qui en a déjà et qui l’ajoute aux siens et pour qui il est tout autant la merveille des merveilles que s’il était biologiquement le leur...

            Et souvent je mets en balance ces parents qui n’arrivent pas à adopter d’un coté et tous ces bébés qui ne sot jamais nés et qui auraient très bien pu les combler...

            Je comprends très bien que l’avortement soit autorisé, dépénalisé, mais tout ce qui touche à l’essentiel, que je cite dans l’ordre chronologique incontournable : la vie, l’amour, la mort, ne me parait pas pouvoir être« réglé » au sens premier par des lois. Les lois sur ces sujets devraient n’être là que « a minima » et pour nous éviter le pire, en tenant compte des sensibilités très différentes de chacun, et en empêchant les abus.


          • claude claude 13 février 2008 15:32

            bonjour archibald,

             

            la question posée par l’auteur est la suivante : " le foetus est-il une personne à part entière ?" dans l’optique de l’inscription sur le livret de famille, cas de fausse couche...

            la réponse est "oui et non" : un embryon devient un "enfant" à partir du moment où il est ionvesti émotionnellement par sa mère et son père. sinon, la biologie nous dit que le foetus ne peut-être viable en deça d’un certain nombre de semaines de gestations. de plus, si on sauve de plus en plus de grands prématurés, cela ne se fait pas sans séquelles, parfois bien lourdes pour l’enfant.

            en temps que femme, je ne me vois pas imposer à une autre de poursuivre sa grossesse et à mettre au monde un enfant , et ensuite l’abandonner. c’est d’une barbarie sans nom : pendant la grossesse, il y a des millions de choses qui se passent entre la mère et l’enfant, et ces liens,s’ils sont coupés par la séparation, causent un traumatisme aux mères comme aux enfants.

            on ne peut abandonner des enfants dans la perspective de les faire adopter. les femmes qui peuvent accoucher sans avoir de sentiment envers l’être qu’elles ont porté 9 mois, sont extrèmement rares. en général, cel s’appelle un déni de grossesse et cela se termine par un infanticide...

            rien n’est simple quand il s’agit de faire des enfants.

            et sans être méchante, malgré toute votre bonne volonté, ceux qui n’ont pas porté d’enfants ne peuvent savoir ce qui se passe au plus intime des femmes pendant 9 mois.


          • claude claude 12 février 2008 17:22

            @ l’auteur et aux autres,

            le sujet est délicat : il y a la loi et la biologie.

            il y a les pro et les anti- avortement., les religieux et les non religieux

            on s’appuie sur des chiffres, une mesure du temps, on compte, on additionne, on soustrait ? quand -est-ce que l’embryon devient une personne ? à la conception ? à la nidation ? à la formation du coeur et la mise en place du tube neural ? aux premiers spasmes ??? à la limite de viabilité ?

            à vrai dire, personne ne sait vraiment avec certitude...

            moi y compris.

            alors je vais tenter d’y répondre sous un autre angle.

            je suis partisanne de la liberté de conception et d’avorter, car chaque femme a le droit fondamental d’être maîtresse de son corps et de sa capacité à devenir mère. ceci dit, je voudrais juste apporter mon témoignage de petite terrienne bien ordinaire.

            j’ai 2 enfants, magnifiques, merveilleux (enfin quand ils dorment smiley ), dont je suis très fière. grâce à la contraception, je les ai désirés, attendus et mis au monde quand la période me semblait optimale : un foyer, un compagnon aimant, et des conditions matérielles de vie agréables.

            ces 2 fois 9 mois de grossesses, furent des moments éblouissants, où je me sentais comblée, et même au dessus de la notion de bonheur : j’aimais cette idée de créer la vie.

            en plus de ces 2 enfants, j’en ai perdu un en cours de route, à 3 mois de grossesse. ce fut un trou immense qui ne s’est jamais refermé : même aujourd’hui, 28 ans après, je pense à lui et me demande quel adulte il ou elle serait devenu(e)...

            je comprends ces parents en deuil d’un devenir d’enfant, qui veulent que celui-ci appartienne physiquement à leur famille en apparaissant sur le livret de famille.c’est je dirais, de l’intime intimité d’une famille dont on parle, et dela manière dont chacun vit son deuil . mais cela doit rester du domaine du privé sans être récupéré par les "pro-life"

            l’enfant que j’ai perdu, n’est devenu "enfant" que parce que je l’ai voulu, désiré et qu’au fond de moi, tout mon être l’aimait dès la conception. 

            s’il avait fallu que les circonstances de la vie m’obligent à avorter, parce que je n’était pas prête à devenir mère, je l’aurais fais sans état d’âme, car en deçà d’un certain nombre de semaines de maturation, l’embryon n’est pas humain, ne pouvant survivre ni se développer de manière autonome.

            l’embyon, puis le foetus ne devient enfant que si on l’aime. c’est pourquoi, le législateur fait preuve d’humanité en permettant son inscription dans les livrets de famille, mais en aucun cas cela ne doit influer sur la liberté d’avoir des enfants.

             

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès