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Accueil du site > Actualités > Société > Le français en entreprise : de plus en plus approximatif

Le français en entreprise : de plus en plus approximatif

Tous les chasseurs de tête vous diront que le français écrit se perd chez nos jeunes diplômés d’école d’ingénieurs ou de gestion, pourtant en principe une élite triée sur le volet.

De même dans l’entreprise, il n’est pas rare de voir dans des courriers officiels et encore bien plus dans des e-mails, des fautes d’orthographe et de français. Même les CV de candidats à des postes cadres, en principe soigneusement préparés, ou leur lettre de motivation, comptent parfois plusieurs fautes. Bref, la qualité du français dans l’expression journalière d’ingénieurs ou de diplômés en gestion a tendance à se dégrader.

Certains feront remonter cette lente dégradation à la fameuse méthode globale, dont il a toujours été dit qu’elle avait un impact très négatif sur l’apprentissage de l’orthographe. D’autres à la quasi-suppression de la dictée, trop scolaire sans doute, au profit d’activités d’éveil plus valorisantes.

L’utilisation des e-mails est aussi un facteur d’affaiblissement de notre maîtrise de la langue, car il est admis que c’est un moyen de communication rapide et informel, donc pour lequel les erreurs grammaticales et orthographiques sont tolérées. Et comme il faut en écrire entre 10 et 40 par jour parfois, un certain laisser-aller s’installe rapidement. Attention, néanmoins, par le jeu des copies multiples ou des renvois, un e-mail approximatif peut parfois remonter à des niveaux pour lesquels il n’a pas été vraiment préparé. Et donner une image de vous négative au grand patron qui le lira...

Le SMS est en revanche l’apprentissage du verbiage, des mots nouveaux grossièrement abrégés, de la destructuration de la langue et de l’oubli total de l’orthographe, de la grammaire et de la syntaxe. Nul doute que son emploi devenu permanent chez les jeunes contribuera encore plus à cet affaiblissement de la maîtrise de la langue dans les nouvelles générations.

Par contre, le parler, qui a été longtemps un des points faibles de notre enseignement et de notre culture, par rapport aux Anglo-Saxons, s’est nettement amélioré. Il n’est que de voir par exemple la qualité d’élocution des représentants des étudiants dans les manifestations anti-CPE pour s’apercevoir combien nous avons progressé collectivement dans le domaine de l’expression orale.

Un dernier commentaire sur ce sujet. N’oublions jamais que la maîtrise de la langue et de son orthographe est un facteur très discriminant entre ceux qui la possèdent et ceux qui sont approximatifs dans ce domaine.

NB : L’utilisation en parallèle du français et de l’anglais n’aide pas non plus. Par exemple, un ou deux f à traffic ? Et recommendation, un a ou un e ?

 


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120 réactions à cet article    


  • Fred (---.---.155.75) 30 juin 2006 10:09

    Au francais de plus en plus approximatif des cadres, nous pourrions oppose le salaire de plus en plus approximatif que les entreprises Francaises proposent a ces memes cadres.

    Cela dit je suis d’accord avec vous. Depuis que j’ai vecu aux Etats-Unis, mon francais a atteint des niveaux de bassesse inegales.


    • Marie Pierre (---.---.40.205) 30 juin 2006 10:21

      « nous avons progressé collectivement dans le domaine de l’expression orale. »

      Le développement des techniques de communication s’est fait pour une société de l’image, du paraître, au détriment de l’écrit.

      Je n’ai pas eu la même perception que vous dans les manifs étudiants : certes, les leaders avaient une qualité d’élocution, mais les discours de grand nombre était du niveau des SMS.

      Les leaders sont déjà « formatés », ont suivi des stages, et il se pourrait bien en effet, que la fluidité de leur discours, leur aisance, creuse le fossé entre ceux qui mani(pul)ent la langue et les autres.


      • Marsupilami (---.---.191.62) 30 juin 2006 10:21

        Ouaf !

        Quelques fautes d’orthographe ou de ponctuation, c’est pas grave. Mais il y a une limite au-delà de laquelle les textes deviennent quasi illisibles. C’est fréquemment le cas sur Agoravox.

        Houba houba !


        • Marc P (---.---.224.225) 30 juin 2006 10:33

          Le Français deviendrait il de plus en plus une langue parlée plus qu’écrite et donc vivante ?

          Quand annoncera t on que les immortels ne seront pas remplacés ou qu’à 50 % à leur départ ???

          L’académie française est un ca unique au monde...

          Enfin l’orthographe Française est une des plus « tordue » à apprendre, à cause des accords et des désinences muets....

          Désinences du latin maintenues dit on par les copistes payés à la ligne et donc ainsi mieux rémunérés...

          D’ailleurs, je répète souvent la phrase de Pivot annonçant le résultat de sa dictée il y a peut être 15 ans :

          « le champion du monde d’orthographe est un Français... ! »

          Tiens l’orthographe n’existe pas à l’étranger ?

          Si mais elle est presque toujours phonétique (sauf idéogrammes etc bien qu’on ait les pidgins...)... L’anglais est une autre exception rare mais leurs désinences sont prononcées...

          Marc P


          • Zamenhof (---.---.71.101) 1er juillet 2006 18:42

            Certes l’orthographe du français est très compliquée. Mais les fautes auxquelles on fait ici allusion, je pense, et celles qui me sidèrent et consterne, et me fait dresser à chaque fois les cheveux sur la tête ce sont celles qui témoignent que le scripteur non seulement ne maitrise pas toutes les subtilités d’une orthographe (dont le pourquoi n’est connu qu’aux érudits spécialites de l’histoire de la langue !) ce qui est pardonnable ! (le fait quon fasse de l’orthographe l’objet d’un championnat en est la preuve !) mais qu’ils ne connaissent même pas les concepts de base de la grammaire ! qu’ils ne savent apparemment même pas ce qu’ils sont en train de dire ! Je pense par exemple à ceux qui en particulier confondent l’infinitif avec le participe passé et vice versa, souvent dans la même phrase ! (oui parfois ça peut arriver par inadvertance comme une faute de frappe, mais alors on corrige après, et ça n’arrive pas tout le temps, non là c’est par ignorance crasse visiblement) Un grand coupable (entre autres, bien sûr il y a Internet et la culture de clavier, il y a un laisser-aller général, il y a une baisse dans l’enseignement de la grammaire et de la logique, etc) est la fameuse « méthode globale » Bien sûr si on apprend un français purement « fonétik » qu’on essaye d’écrire comme on le parle, et ce sans jamais réfléchir à ce dont il est composé, ça ne peut donner que ça, avec la multiplicité de terminaisons homonymes qui elles aussi sont une particularité typique du français !

            Bref le français pas plus que l’anglais n’est la langue rêvée pour servir de langue de communication internationale, essayez l’Esperanto ! Là pas de fotes d’orthographe (ou alors il faut vraiment être très nul !) et c’est excellent pour apprendre à s’y retrouver simplement dans les catégories gramaticales (on lui a même reconnu une valeur propédeutique dans l’apprentissage des langues)


          • faxtronic (---.---.127.82) 30 juin 2006 11:07

            Franchement, si un grand patron s’accroche au detail de l’orthographe pour juger son personnel, il n’a qu’a recruter chez Pivot. Desole pour les accents, dans mon pays d’accueil il n’y en a pas. De toute facon (pas de cedille non plus tiens). J’ai toujours considerer qu’une societe qui me jugeait sur de telle criteres (orthographe, alors que je bosse principalement en anglais depuis toujours, psycho-cartomancie, ligne de la main, numerologie et graphologie) ne me meritait pas.

            Mais entre nous, je me suis pris 2 en francais a cause de l’orthographe au concours des mines et 18 en physique. Mais bon. De surcroit je parle et comprends 4 langues et en apprend une cinquieme. Mais mon orthographe est toujours aussi mauvaise.


            • Sylene (---.---.127.211) 3 juillet 2006 09:49

              Sans vouloir me montrer désagréable, l’orthographe et la grammaire française sont certes complexes mais elles sont logique et reflètent le sens du mot ou de la phrase. Pourtant, combien de fois ai-je vu le subjonctif du verbe « avoir » (ait) remplacé par le présent du verbe « être » (est), non seulement dans des e-mail et des forums, mais jusque dans des bandes dessinées. Pour moi, quelqu’un qui fait de nombreuses fautes ne comprend pas ce qu’il écrit ou se fiche complètement de celui qui le lit. Dans les deux cas, ça me semblerait rédhibitoire si j’étais recruteur et que le métier implique une bonne part d’écrit.


            • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 30 juin 2006 11:56

              Il n’ y a rien de nouveau ; ce prétendu relachement est un biais statistique : on compare des courriers recorrigés par des secrétaires (avant) avec des courriers envoyés sans correction(s) (aujourd’hui) par des cadres surchargés de rapports et de réponses à faire en temps dit réel.

              Quant aux écrivains professionnel, il suffit de mettre son nez dans les manuscrits des plus célèbres d’entre eux pour savoir qu’il n’est pas rare de découvrir + de 5 fautes par page.

              Le « courriel » aggrave encore les choses par de fait des coquilles et autres fautes de frappe.

              Il faut démystifier cet argument et relativiser le critère de l’orthographe : Les embaucheurs qui prétendent utiliser ce critère discriminant sont de très mauvaise foi : ils ne sont pas plus à l’abri de ce genre d’erreurs que leur employés ; mais ils ont l’avantage de pouvoir faire rédiger leur oeuvres par des professionnel(le)s qui veillent au grain...


              • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 30 juin 2006 12:00

                Si l’orthographe se porte mal en apparence, l’hypocrisie de porte très bien en réalité...


              • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 30 juin 2006 12:07

                Tiens j’ai fait une grave erreur : il fallait écrire professionnels et non professionnel ; heureusement que je suis le premier à me corriger et, de ce fait, à éviter la transformation de cette erreur en faute...

                Décidément, même sur ce thème, c’est difficile d’être l’artisan du « zéro défaut » !


              • agnès (---.---.77.187) 30 juin 2006 12:36

                D’accord avec vous : Alors que les supports écrits que nous avions encore il y a quelques années étaient le plus souvent soigneusement corrigés pas des spécialistes, le développement et la démocratisation de la publication d’information écrite ces dernières années entraînent nécessairement l’apparition d’erreurs supplémentaires.

                Doit-on pour autant restreindre sa communication écrite pour être sûr de ne pas faire d’erreur, respectivement qu’elles ne soient pas lues ?


              • leon (---.---.130.93) 30 juin 2006 22:41

                Oh on peut pardonner beaucoup de fautes d’orthographe. Comme déjà évoqué plus haut cela conduit cependant à une lecture moins aisée, donc moins rapide et, surtout, prêtant parfois à confusion.

                Mais faut-il pour autant accepter toutes les fautes d’orthographe commises par des cadres « surchargés de rapports » et déchargés de secrétaires ? Faut-il se résoudre aux fautes continuelles rendant la lecture des e-mails (courriels, exception française) plus laborieuse ?

                Je ne le crois pas, tant est aujourd’hui devenue simple la mise en oeuvre des correcteurs d’orthographe. Ce qui me conduit naturellement à qualifier de passablement incapables à maîtriser un simple ordinateur des cadres qui ne l’utiliseraient que comme machine à écrire. Paradoxalement, puisque la maîtrise de l’orthographe serait plus que jamais « la science des... », ne peut-on donc pas attendre malgré cette dévalorisation une meilleure moyenne en orthographe aussi bien dans les « rapports » que dans les courriels ?

                Les SMS (messages courts, « textos » ?) professionnels, pour la rédaction desquels les téléphones portables offrent aussi une petite base de mots usuels, pourraient même faire l’objet de la même amicale intransigeance.

                Je ne conteste pas bien entendu qu’il demeure que tout article publié mérite toute l’attention de son auteur quant à sa forme.

                Maintenant que ce sujet de fond a été abordé, netiquette oblige, nous allons pouvoir nous concentrer encore mieux et plus lisiblement aux maux de notre société démocratique libérale contemporaine.


              • fredericKH (---.---.102.41) 30 juin 2006 11:57

                Constat pertinent et bien résumé.

                Méthode globale ou méthode analytique, les deux couplées donnent des bons résultats comme le constatent certains instituteurs qui avaient refusé d’appliquer uniquement la première.

                Il est certain que les sms, e-mail, notes rédigées à la hâte en entreprise...ne font qu’accentuer ce phénomène. Dans la langue française, Il n’y a pas que l’orthographe qui est tordu, il y a aussi la grammaire et la conjugaison. On ne peut maîtriser l’ensemble sans un acquis solide de base et la lecture assidue des écrits, livres, revues, journaux...

                Lecture qui a tendance à céder, petit à petit, la place au visuel rapide, parce que, peut-être, plus facile à capter ou parce que, tout simplement, c’est devenu nécessaire vu le flux grandissant et ininterrompu des informations que l’on a à digérer de plus en plus rapidement. Beaucoup des jeunes du niveau terminal ont du mal à lire, cela est plus grave.

                Du moment que l’on puisse encore être capable de rédiger un texte lisible dans le sens du compréhensible, c’est déjà pas mal !

                Quant aux patrons qui jugent leur employer sur leur capacité rédactionnelle, je trouve qu’ils exagèrent un peu, étant eux-mêmes souvent sérieusement handicapés dans ce domaine !

                Bref, ce n’est pas encore si catastrophique que cela en a l’air, ni irréversible, heureusement. Cela dépendra des bonnes volontés du système éducatif, entre autres.


                • (---.---.5.58) 30 juin 2006 12:25

                  > Lecture qui a tendance à céder, petit à petit, la place au visuel rapide, parce que, peut-être, plus facile à capter ou parce que, tout simplement, c’est devenu nécessaire vu le flux grandissant et ininterrompu des informations que l’on a à digérer de plus en plus rapidement.

                  Pourtant, en moyenne, il est trois fois plus efficace de lire que de parler et d’ecouter. Ainsi donc pour s’adapter au « flux grandissant et ininterrompu des informations » il faudrait plutot passer a l’ecrit !

                  J’en deduis que c’est surtout la facilite d’acces a l’information orale, et la passivite qu’elle autorise qui conduit a cette tendance.


                • Zermikus (---.---.203.217) 4 juillet 2006 13:50

                  La bonne volonté du pouvoir éducatif... C’est à peine une plaisanterie ! Mon épouse a enseigné toute sa vie (de travail), elle n’a jamais adopté telle ou telle méthode, elle a simplement essayé de faire en sorte que ses élèves sachent lire ! Mais il est des cas absolument désespérés.... Maintenant, il faut dire que parfois, il faut lire à haute voix pour comprendre un texte ! Oui, on en est arrivé là ! Alors, dire que les gens n’ont pas le temps, c’est certainement vrai, ils ont des tas de rapports à écrire qui ne seront jamais lus par quiconque, donc, si fautes il y a dans ce cas, ce ne sera pas trop grave. Par contre, quand on s’adresse à d’autres - comme je le fais ici, le premier respect envers ceux qui vont vous lire, c’est de faire le maximum pour s’exprimer correctement dans la langue utilisée (le français en l’occurence). C’est vrai, le français est un peu délicat, c’est aussi un de ses charmes, et quiconque aime le français et le respecte, trouvera normal d’y consacrer un peu de temps... Et si il aime vraiment, il y consacrera même beaucoup de temps... Après tout, prendre plaisir à mieux connaître le français n’est pas plus méprisable que de regarder un jeu débile à la télévision... Par contre, il est indiéniable que les fautes à l’écran se repèrent moins vite que sur papier, je ne suis pas le seul à l’avoir constaté. Désolé de ne pas abonder dans le sens de certaines personnes, mais si j’avais un cadre à choisir, je prendrais plutôt celui qui montre un français plus soigné. Pour deux raisons : la première est que celui qui prend la peine de soigner et de respecter l’écrit risque d’agir de même dans son travail, la seconde serait que quelqu’un qui aime ma langue m’apparaîtra comme plus en accord avec ma philosophie, nos rapports risquent donc d’être meilleurs... Car il n’y a pas que la logique qui décide, elle est même un agent relativement mineur...


                • cyberthi (---.---.74.201) 30 juin 2006 12:09

                  extrait d’un Compte-rendu de la journée de l’ONL (Observatoire National de la Lecture) Enseigner la langue : orthographe et grammaire Paris, BNF, 8 mars

                  « L’après-midi, devant traiter des difficultés rencontrées sur le terrain, commença par une douche glaciale avec la présentation des résultats d’une étude menée par Danièle Manesse sur 30 000 élèves de 25 secteurs de collèges : en 20 ans, les erreurs que les élèves font face à une dictée » classique « de 83 mots ont considérablement augmenté. Les CM2 qui faisaient 12 fautes en 1987 en font 18 aujourd’hui, les élèves de 3e qui faisaient 8 fautes en font 13 aujourd’hui. Facteur préoccupant, la part des erreurs de conjugaison et d’accords dépasse la moitié, et les élèves de ZEP semblent ne plus progresser en 6e et 5e. Tentant d’interpréter ces résultats, D. Manesse avança plusieurs facteurs : le temps consacré à l’étude de la langue, le discrédit des pratiques de répétition ou de mémoire, la baisse des normes symboliques dans la société en général (au sens énoncé par Erick Prairat), la baisse du rapport au texte écrit, mais aussi la difficulté des nouveaux enseignants à s’emparer des compétences grammaticales, et les injonctions contradictoires de la société à réclamer tout et son contraire à l’Ecole, la chargeant sans cesse de nouvelles missions en la sommant de n’en abandonner aucune... »

                  Il ne faut retenir que la dégradation de notre école qui tourne à la garderie. Les SMS ou les mails sont utilisés plus tard... Il faut surtout voir dans l’évolution de la qualité de la langue orale les effets de la progression du niveau d’étude des parents... pas sûr du tout qu’elle soit à mettre au crédit de l’école.


                  • Adolphos (---.---.59.170) 30 juin 2006 13:39

                    Les matheux sont nul en français, et en littérature, et en général pour tout ce qui concerne les sciences dites humaine.

                    Il est d’ailleur extrémement difficile de dialoguer avec eux, car il fonctionne en binaire, comme si le monde et ses problémes pouvait se résoudre en une simple équation..


                    • BarryAllen (---.---.17.100) 30 juin 2006 14:15

                      "Les matheux sont nul en français, et en littérature, et en général pour tout ce qui concerne les sciences dites humaine.

                      Il est d’ailleur extrémement difficile de dialoguer avec eux, car il fonctionne en binaire, comme si le monde et ses problémes pouvait se résoudre en une simple équation.."

                      Et c’est Adolphos qui dit ça...

                      Je n’ai pas l’habitude de faire ça, mais là vous le méritez :

                      "Les matheux sont nuls en français, et en littérature, et en général pour tout ce qui concerne les sciences dites humaines.

                      Il est d’ailleurs extrêmement difficile de dialoguer avec eux, car ils fonctionnent en binaire, comme si le monde et ses problèmes pouvaient se résoudre en une simple équation.."

                      Voilà pour la maîtrise du français, et en ce qui concerne les raisonnements binaires, et la simplification des problèmes en une seule équation, là encore il faudrait voir à balayer devant sa porte, car quand on voit vos raisonnements économiques... D’ailleurs je devrais dire votre raisonnement économique : « fonctionnaires = argent public gaspillé = ruine de la France ».

                      Pour votre gouverne, je suis ingénieur informaticien, et ça ne m’empêche d’avoir une vision beaucoup moins binaire des problèmes de la société que la vôtre.


                    • ithildien (---.---.252.62) 30 juin 2006 14:30

                      Je vous remercie profondément, monsieur, de me traiter, ainsi que ma vénérée mère ingénieur qui m’a, au niveau de l’orthographe, de la grammaire et de la conjugaison, au moins autant appris que mes institutrices, de binaires. Je vous en prie, n’amalgamez pas le laxisme avec lequel est utilisée notre belle langue, d’autant plus belle qu’elle est compliquée, et l’esprit scientifique. J’ai suivi jusqu’au bac (et même une année en faculté) une formation scientifique, et bien que je m’en sois détournée au profit de la traduction, ces racines n’en demeurent pas moins ancrées dans ma personnalité... et pourtant, c’est à la faculté de maths de Tours que j’ai rencontré l’un de mes professeurs qui maîtrisait le mieux notre langue, et il était roumain (et professeur d’algèbre).

                      Ne croyez donc point, monsieur, que le fait de se tourner vers les mathématiques détourne des lettres, qu’elles soient belles ou modernes.

                      Non, le désintérêt du bien écrire autant que celui du bien parler n’a d’autre cause que l’apologie que fait notre époque et notre société de l’à-peu-près et du vite (partant, souvent mal) dit...


                    • Marsupilami (---.---.176.12) 30 juin 2006 15:49

                      Ouaf !

                      @ Barryallen

                      Excellente, ta réponse à Adolphos. J’allais faire à peu près la même, bien que je sache qu’Adolphos n’est que le pseudo d’un spambot économiste.

                      Houba houba !


                    • BarryAllen (---.---.17.100) 30 juin 2006 16:01

                      Merci, Marsu

                      J’étais conscient que j’allais couper l’herbe sous le pied de pas mal de monde, mais impossible de résister.


                    • Marsupilami (---.---.176.12) 30 juin 2006 16:16

                      Ouaf !

                      Adolfossons :

                      T’as réagi le premier. Or les premiers, c’est les meilleurs, tous les suivants sont des fonctionnaires inutiles qu’on devrait délocaliser et payer comme des mineurs chinois.

                      Houba houba !


                    • zen (---.---.218.190) 30 juin 2006 21:51

                      Hé ! Detective Marsu, peux-tu nous en dire plus sur le spambot. ?je n’ai pas compris ou je suis fatigué...


                    • Marsupilami (---.---.49.88) 2 juillet 2006 11:09

                      Ouaf !

                      @ Zen,

                      Pour savoir ce qu’est un spambot, il suffit de cliquer sur le lien joint à pon précédent commentaire. Au cas où ta souris rechignerait à le faire, voici la définition :

                      Les spambots (contraction de « spam » et « robot ») sont des programmes qui postent automatiquement de grandes quantités d’informations souvent sans intérêt et de manière récurrente à des forums ou à des boîtes électroniques.

                      Houba houba !


                    • vince (---.---.51.103) 2 juillet 2006 23:48

                      Au risque de passer pour un fonctionnaire inutile, je ne puis m’empêcher d’ajouter ma petite contribution : j’ai suivi un cursus scientifique (bac S et 5 années de mathématiques/informatique à l’université), et j’ai toujours été plutôt doué pour l’orthographe et la grammaire françaises (j’étais d’ailleurs souvent chargé de corriger les fautes dans les rapports de mes camarades)

                      J’ajouterai, pour Adolfos : en terme de raisonnement binaire, vous êtes assez mal placé pour donner des leçons ; lorsque vous dites : « les matheux sont nuls en (...) sciences humaines », vous n’avez pas l’impression de faire du binaire, de l’amalgame de bas-étage (matheux nuls en français = 0 binaire, pas matheux bon en français = 1 binaire ) ? J’ai bien envie de vous décerner le grand prix du « boulet d’or ».


                    • Zermikus (---.---.203.217) 4 juillet 2006 13:57

                      Bien joué pour votre réponse pertinente à alolfo je crois...

                      Encore qu’à des âneries pareilles, il n’est pas vraiment utile de répondre. J’ai passé ma vie comme technicien, ce qui ne m’empêche de tenter de m’exprimer de mon mieux en français...


                    • pingouin perplexe (---.---.29.228) 30 juin 2006 16:21

                      L’article ne manque pas d’intérêt, mais l’impact d’un novlangue managérial n’est pas non plus à négliger.


                      • pingouin (---.---.14.42) 30 juin 2006 17:29

                        Je crois qu’il y a pire que les « fotes d’ortografes », ce sont les contresens dans les phrases par manque de vocabulaire ou utilisation d’un mot à la place d’un autre, ce qui les rendent incompréhensibles ou dévoyées de leur sens initial.

                        Ce qui se conçoit clairement s’exprime simplement.


                        • citact (---.---.21.84) 30 juin 2006 23:20

                          Vous avez raison Pingouin. Par ailleurs, n’est-il pas symptômatique de ne pas voir intervenir ici l’inénarrable Demain W. ? Nous n’aurons pas eu à subir sa prose verbeuse et absconse... Un vrai pensum !


                        • Zermikus (---.---.203.217) 4 juillet 2006 14:01

                          Pitié, pas de dw...

                          Ne poussez pas au crime quand même !...


                        • docdory (---.---.180.136) 30 juin 2006 19:05

                          Lorsque moi et mes associés avons eu besoin d’une nouvelle secrétaire , la procédure de choix parmi la vingtaine de candidatures spontanées a été très simple :

                          1°) Nous avons commencé par écarter tous les CV comportant une ou plusieurs fautes d’orthographe ( c’est d’ailleurs la seule utilité du CV : le dépistage de l’incompétence linguistique ! )

                          2°) Nous avons ensuite écarté toutes les candidates dont la photo d’identité montrait un piercing ( une femme déjantée au point de s’infliger de pareilles automutilations est probablement capable de faire n’importe quoi à son travail , et en plus ferait fuire les usagers ... )

                          3°) Il restait trois candidates que nous avons soumises à un test de classement par ordre alphabétique de vingt noms de famille . Ce test a fait office d’entretien d’embauche . Celle qui a pu les classer sans erreur a eu le poste en CDI, c’est aussi simple que ça ! ( Et d’ailleurs , elle a parfaitement fait l’affaire . )

                          Autrement dit , le français en entreprise , c’est capital , du moins si on veut du travail !


                          • Gnole (---.---.192.187) 30 juin 2006 21:33

                            Vous qualifiez vos employés sur un classement alphabétique de noms de famille ? et rejetez les personnes avec des percing ?

                            Avez-vous au moins vérifier si elles ne se teignaient pas les cheveux ou si elles avaient de faux ongles les bougresses ?

                            Avec des critères de sélections aussi débiles, j’espère que votre « entreprise » (cherchez une définition de son étymologie ça pourrait vous éclairer) à des bases anciennes et solides, parce que pour ce qui est de l’innovation et des nouvelles idées c’est certainement le niveau zéro...

                            « Autrement dit , le français en entreprise , c’est capital , du moins si on veut du travail ! »

                            Et dire que j’étais persuadé que la compétance et l’esprit d’initiative, l’investissement et la bonne collaboration étaient des critères de choix ^^


                          • faxtronic (---.---.183.158) 30 juin 2006 22:03

                            Euf c’est quoi ta boite pour que j’evite d’y faire appel. Une boite qui choisit ses employés a amstramgram pique et pique et collegram degagerait plus de serieux que vous....


                          • citact (---.---.21.84) 30 juin 2006 23:29

                            Mon cher Gnole, vous apportez vous-même la preuve que le manque de maîtrise du français est un handicap ! Il ne s’agissait pas de classer les candidates par ordre alphabétique mais de leur faire subir un test consistant à classer des fiches par ordre alphabétique afin de juger de leur compétence. Avant de foncer bille en tête, essayez si possible de vous accorder un temps de réflexion. Vous y serez gagnant...


                          • Kanute (---.---.241.159) 1er juillet 2006 13:35

                            @Gnole et faxtronic

                            Il fallait donc que docdory prenne comme secrétaire une candidate :

                            - avec piercing
                            - au CV bourré de fautes d’orthographe
                            - ne sachant pas classer vingt mots dans l’ordre alphabétique

                             ???????


                          • faxtronic (---.---.183.158) 1er juillet 2006 20:14

                            C’est vrai... Mais bon ce n’est pas des criteres de selection. Mais c’est quoi comme boulot demandant si peu de qualification : poteau électrique, potiche, DRH . Franchement je ne vois pas quel boulot. Ou alors cela doit etre moi, mais tout boulot necessite une qualification ! Non ???? Aidez-moi je ne vois pas.


                          • Plus Robert que Redford (---.---.146.223) 3 juillet 2006 00:06

                            Salut Docdory !

                            Panique pas devant ces commentaires négatifs ! J’ai moi-même pratiqué de façon comparable (sauf pour le perçage automutilatoire)

                            Logique : petite entreprise sans DRH, il faut bien que ce soit le (ou les )patron(s) qui s’appuient les entretiens d’embauche !

                            Et alors là : tout pareil ! 1 proposition de poste = 78 candidates ! Faut bien sélectionner hélas

                            Alors tout CV ou Lettre de motivation mal ficelé ou bourré de fautes, c’est poubelle direct.

                            Dernier détail : c’est moi qui corrige les lettres tapées par les secrétaires : pas question de mettre ma signature au bas d’un truc approximatif.


                          • Zermikus (---.---.203.217) 4 juillet 2006 14:20

                            Il est clair que les gens qui vous dénigrent n’ont jamais eu de (petite ? ) entreprise à gérer... Il s’imaginent que leur savoir est suffisant, et que tout employeur qui ne partage pas cette suffisance est à passer à la guillotine ! Bien entendu, j’aurais réagi comme vous, et il existe des milliers de PME qui travaillent ainsi, heureusement !

                            Bon, laissez-les avec leurs illusions....


                          • zen (---.---.70.60) 1er juillet 2006 07:48

                            " L’après-midi, devant traiter des difficultés rencontrées sur le terrain, commença par une douche glaciale avec la présentation des résultats d’une étude menée par Danièle Manesse sur 30 000 élèves de 25 secteurs de collèges : en 20 ans, les erreurs que les élèves font face à une dictée « classique » de 83 mots ont considérablement augmenté. Les CM2 qui faisaient 12 fautes en 1987 en font 18 aujourd’hui, les élèves de 3e qui faisaient 8 fautes en font 13 aujourd’hui. Facteur préoccupant, la part des erreurs de conjugaison et d’accords dépasse la moitié, et les élèves de ZEP semblent ne plus progresser en 6e et 5e. Tentant d’interpréter ces résultats, D. Manesse avança plusieurs facteurs : le temps consacré à l’étude de la langue, le discrédit des pratiques de répétition ou de mémoire, la baisse des normes symboliques dans la société en général (au sens énoncé par Erick Prairat), la baisse du rapport au texte écrit, mais aussi la difficulté des nouveaux enseignants à s’emparer des compétences grammaticales, et les injonctions contradictoires de la société à réclamer tout et son contraire à l’Ecole, la chargeant sans cesse de nouvelles missions en la sommant de n’en abandonner aucune..."

                            Oui, cyberthi, là est, à mon avis, l’essentiel du problème.« La baisse des normes symboliques »:l’affaissement du principe d’autorité au nom de la toute puissance du sujet,la liberté sans règles,la négligence dans la tenue sans égard pour autrui,la perte de l’attention,les sollicitations multiples,la valorisation de la « culture » du fugace,du n’importe quoi imposé par la dictature des média,le décrochage inimaginable par rapport à un passé disqualifié en tant que passé,etc...La correction de la langue est aussi une « attitude » , une forme de respect de soi et des autres, une politesse .Se relire, par ex. est une forme de contrôle de soi...Je ne suis pas un défenseur acharné de Finkelkraut, mais sur ce diagnostic,il est clairevoyant.


                            • Marsupilami (---.---.188.238) 1er juillet 2006 20:26

                              Ouaf !

                              Ben oui... Sans être un intégriste en orthographe et grammaire, il y a quand même un minimum de respect des règles communes nécessaire, hors desquelles il devient très difficile de se comprendre, d’échanger et de communiquer. C’est déjà assez compliqué comme ça en respectant les règles, même en sachant que ce ne sont que des conventions sociales. Mais si on s’en évade totalement, où va-t’on ?

                              Houba houba !

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