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Accueil du site > Actualités > Société > Le gâchis Patrick Henry

Le gâchis Patrick Henry

Christian RANUCCI, Lucien LEGER, Patrick HENRY, tous trois incarnent chacun une facette du traitement judiciaire du tueur d’enfant. 3 facettes d’un même échec pourrait-on dire, aucun d’entre eux n’ayant une fin heureuse, ou du moins synonyme d’espoir et de réinsertion. Christian RANUCCI incarne aux yeux du grand public l’erreur judiciaire, avec un arrière fond d’injustice qu’on adhère ou non à la thèse de l’innocence, puisque lui-seul sur les trois a été guillotiné, à 22 ans. Lucien LEGER incarne la folie meurtrière, le meurtre sans la moindre raison si ce n’est l’espoir de devenir un criminel célèbre, et fut sanctionné de la peine de mise à l’écart de la société, 40 ans de détention. Patrick HENRY incarne lui la crapulerie et la médiocrité d’un homme lancé dans un enlèvement mal ficelé, tuant l’enfant sans état d’âme lorsqu’il devient gênant, le seul à avoir eu de la chance et qui l’a systématiquement gâchée. Tous trois sur une période de dix ans, entre 1966 et 1976, auront déchaîné les passions et les haines, puis auront ressurgi à leur façon à la fin des années 90.

Le 30 janvier 1976 à TROYES, Patrick HENRY kidnappe le fils des époux BERTRAND, le petit Philippe. Le mobile est crapuleux, il veut extorquer de l’argent et appelle aussitôt les parents pour leur demander un million de francs. Patrick Henry est déjà connu des services de police pour quelques vols ainsi qu’un homicide involontaire. Il est jeune et rêve à l’évidence d’une vie facile et sans contrainte. Patrick Henry est un jeune homme sans qualités et sans qualification. Il s’est laissé orienter vers un CAP de cuisinier. Il a été représentant, il a vendu des ficelles et des grillages aux paysans champenois. Et puis il a voulu ouvrir un magasin dont il attend la fortune. Mais il confond chiffre d’affaires et bénéfice. Il est vite dans le rouge.

A-t-il voulu imiter quelque enlèvement d’enfant de riche industriel comme il s’en est produit dans les années 70 ? Sur l’année 1975, on recense Maxime Cathalan, 20 mois, fille du PDG des laboratoires Roussel, libérée contre 2 millions de francs, et Christophe Mérieux, libéré contre 20 millions de francs. Toujours est-il qu’il s’est bien trop surestimé.

Philippe BERTRAND le connaît, et le suit tout naturellement lorsqu’il vient le chercher à la sortie de l’école. Les parents reçoivent vite une demande de rançon, destinée au grand-père, le seul à avoir une petite fortune, toute relative puisqu’il dirige un cabinet d’assurance. Mais on ne s’improvise pas kidnappeur d’enfant et Patrick HENRY est très vite pris à son propre piège. Agissant seul, il ne peut risquer d’approcher l’enfant d’une grande fortune et entreprendre un rapt violent. Il est obligé de s’en prendre à un enfant de son entourage, pour pouvoir partir avec lui après l’école sans éveiller les soupçons. Effectivement, personne à l’école n’a rien remarqué, mais Patrick HENRY se retrouve vite face à un dilemme, puisque l’enfant pourra le dénoncer. Pour la planque, là encore, les moyens ne sont pas au rendez-vous. Il a loué une petite chambre pour y rester avec Philippe, ce qui n’est guère discret, au niveau du voisinage ou des cloisons, au travers desquelles les pleurs vont s’entendre et attireront les soupçons lorsque les médias relaieront l’affaire.

 

Par ailleurs, concernant la rançon, les parents ayant fait appel à la police, Patrick HENRY ne parvient pas à organiser sa remise, les policiers n’étant jamais loin. Il balade ainsi sur de longs kilomètres le père du petit Philippe, le promenant en de multiples points de rendez-vous où le père y trouve des habits de son fils, et manque ainsi à deux reprises de se faire attraper par la police. Car Patrick HENRY a trouvé malin d’utiliser de petites routes de campagne, pratiques certes pour semer des poursuivants mais sur lesquelles il est impossible de se fondre dans la foule, parce qu’elles sont désertes.

Par deux fois, il est donc poursuivi par la police et s’échappe de justesse. Les jours passent sans nouvelles du ravisseur pour les parents du petit Philippe. C’est comme si Patrick HENRY avait abandonné l’idée de récupérer l’argent. Durant cette période, il part au ski et vaque à ses occupations. Repéré cependant par des gérants de bar, il est arrêté et interrogé par la police, qui doit le relâcher. L’affaire Patrick HENRY est aussi célèbre pour le dérapage assumé des policiers lors de la garde à vue puisque le commissaire a avoué, après que la culpabilité d’HENRY ait éclaté au grand jour bien sûr, l’avoir emmené en forêt. Le commissaire lui a tiré juste au dessus de la tête sans que Patrick HENRY ne craque. Cette bavure incroyable ne sera évidemment jamais reprochée au commissaire dans l’atmosphère de lynchage qui a suivi.

Libéré de sa garde à vue, Patrick HENRY se livre à quelques interviews qui lui seront grandement reprochés à son procès, dont la fameuse interview télévisée où il milite pour la peine de mort pour le responsable. Même relâché, Patrick HENRY reste surveillé, et avec une confondante bêtise, mène tout droit les policiers dans sa planque, où le cadavre de l’enfant est resté, depuis l’enlèvement, sous le lit, enroulé dans un tapis. Patrick HENRY l’a vraisemblablement tué le soir-même de son enlèvement, les voisins du dessous n’ayant jamais entendu des pas ou bruits d’enfant. Il n’a pas fait disparaître le corps. C’est la fin de ce pitoyable enlèvement et meurtre d’enfant.

 

Patrick HENRY risque alors la peine capitale et aucun avocat de Troyes ne veut le défendre. Même son père réclame le châtiment suprême. Dans des cas comme celui-là, c’est le Bâtonnier, Robert BOCQUILLON, représentant de l’ordre des avocats, qui doit accomplir cette besogne, besogne qui lui ôtera certainement de nombreux clients. La chance sourit alors à Patrick HENRY, qui bénéficie d’un appui décisif dans sa défense puisque Robert BADINTER accepte de venir plaider uniquement sur la peine de mort. Cela ajouté à une stratégie de défense en retrait, où Patrick HENRY reconnaît les faits, permettra aux deux avocats de lui sauver sa tête, malgré l’ambiance de lynchage durant le procès. En janvier 1977, à la stupeur générale, Patrick HENRY est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité.

En prison, Patrick HENRY semble se réinsérer de façon encourageante par le biais de l’informatique qu’il a étudié et qu’il enseigne à son tour aux autres détenus. Il obtient son BEPC, son bac, une licence de mathématiques et un DUT en informatique. Il s’occupe de l’imprimerie de la détention et la transforme en entreprise florissante. Il gagnera ainsi environ 1.100 € par mois avec cette activité quand la plupart des détenus doivent se contenter des maigres salaires des ateliers. Et pourtant, l’appât du gain reprend le dessus. Patrick HENRY est en effet condamné en prison pour trafic de drogue, organisé donc au sein de la prison, en 1989. Cette affaire est lointaine quand il obtient une libération conditionnelle avec promesse d’embauche chez un employeur caennais le 15 mai 2001. La famille du petit Philippe n’a manifestement pas fait opposition. On se souvient en effet que Lucien LEGER n’avait pu pendant longtemps être libéré en raison du père de sa petite victime qui avait juré de le tuer à sa sortie. La sortie de Patrick HENRY se déroule mieux et passer la tourmente médiatique, on pense qu’il va mener une vie tranquille avec son nouveau travail.

 

Les surveillants de la prison en tout cas sont peu enclins à le voir sortir, et certains disent qu’il n’avait rien perdu de son côté manipulateur en détention . Patrick HENRY les étonnait par ses provocations, nullement impressionné par les menaces des autres détenus qui ne sont pas tendres avec les tueurs d’enfants. Des surveillants disent également que son goût et sa recherche de l’argent ne l’ont jamais quitté et qu’il choisissait ses amis par intérêt .

 

Et de fait, Patrick HENRY recommence à faire n’importe quoi. Alors que la libération conditionnelle lui a été accordée difficilement, il recommence ses larcins, est pris pour vol à l’étalage et se fourvoie dans un trafic de stupéfiants en se faisant arrêter avec plusieurs kilos de haschich en Espagne. Il a acheté la drogue au Maroc et est sorti du territoire français en violation de ses obligations auprès du juge d’application des peines. Rien que cette faute déclenche la délivrance d’un mandat d’arrêt par son juge d’application des peines. Il se serait fait cueillir en France dès sa rentrée sur le territoire. Comme si l’incarcération durant 25 années n’était qu’une parenthèse et qu’à peine sorti, il voulait de nouveau mener à bien son projet de vie facile. Là encore, il n’a aucune expérience du genre de délinquance où il sévit et met toutes les chances de son côté pour se faire attraper. La police espagnole a en effet installé, comme souvent,un barrage sur un axe bien fréquenté des trafiquants ramenant du cannabis du Maroc vers la France. Patrick HENRY essaie d’échapper au contrôle mais se fait arrêter avec 10 kilos de pollen de cannabis d’une valeur de 30,000 €. Incompréhensible faux pas lorsqu’on sait que Patrick HENRY est sorti de prison avec un pécule de 110.000 francs grâce à son travail à l’imprimerie et n’avait pas besoin d’argent !

 

La sortie de son livre intitulé "vous n’aurez pas à le regretter" était prévu quelques mois plus tard mais ne verra sans doute jamais le jour. Cette phrase, Patrick HENRY l’avait prononcée à l’énoncé du verdict de la Cour d’Assises. Déjà, on pressentait la recherche des médias, et nul doute que sans son retour en prison, Patrick HENRY aurait fait le tour des plateaux télé. Il avait alors commencé à monnayer des interviews.

 

Le 22 juillet 2003, il est condamné par le Tribunal Correctionnel de CAEN à quatre ans de prison et 20000 € d’amende. Sa conditionnelle est évidemment annulée et il est donc de nouveau condamné à perpétuité. Dans le cadre de l’enquête en FRANCE, la police retrouve des images pédophiles sur son ordinateur. Patrick HENRY s’est aussi connecté sur des sites d’achat d’armes et de faux documents....Patrick HENRY censé être un exemple de réinsertion termine donc en mouton noir de la réinsertion. Au vu de sa personnalité, nous n’avons peut-être pas fini d’entendre parler de lui.

 

Voici une interview donnée au journal L’EXPRESS après cette affaire en février 2003 dans laquelle Patrick HENRY ne manque guère d’excuses pour se justifier. A la lire, on s’étonne vraiment qu’une libération conditionnelle ait pu lui être accordée. Patrick HENRY y apparaît comme quelqu’un d’égocentrique, justifiant sans le moindre mal ses délits :

Vous avez été arrêté, début octobre, avec 10 kilos de haschisch en Espagne. Pourquoi avoir pris le risque de retourner en prison, alors que vous sortiez à peine de vingt-cinq ans de réclusion ?

C’est un long enchaînement de circonstances. En fait, lorsque je suis sorti de prison, en mai 2001, j’ai commencé à travailler chez un imprimeur. Très vite, je me suis senti mal dans cette entreprise, même si j’étais reconnaissant à son patron de m’avoir offert une chance. J’avais l’impression de faire en liberté exactement ce que je faisais dans les ateliers en prison. J’ai commencé à chercher un autre boulot. Mais ce n’est pas facile quand on s’appelle Patrick Henry… Un jour, j’ai voulu louer un garage dans une agence immobilière de Caen. Quand j’ai donné mon nom, l’employé m’a hurlé de sortir. A ce moment-là, j’en suis arrivé à la conclusion que je n’avais pas d’autre solution que de quitter la France. Je me suis dit que j’allais monter une entreprise de programmation informatique en Tunisie. Là-bas, personne ne connaît mon nom, mon visage. Le problème, c’est qu’il me manquait encore un peu d’argent pour financer ce départ.

Votre éditeur vous avait pourtant versé une importante avance. Pourquoi aller acheter du haschisch ?

J’allais mal. La seule chose que je savais, c’est que, depuis mon crime, il était évidemment hors de question que je m’attaque à une personne ou commette une agression. J’avais entendu parler du shit, du Maroc. Dans mon esprit, je faisais un seul aller-retour. Je ne savais même pas comment revendre la drogue, ni combien cela allait me rapporter…

La police espagnole ne vous en a pas laissé le temps...

Au péage de Sagunto, au sud de Valence, la Guardia civil me contrôle. Je tremblais, mais, dans ces cas-là, on garde toujours un petit espoir d’y échapper. Pendant que les policiers tournaient autour de la voiture, j’ai réussi à prendre discrètement mes papiers à l’intérieur et à récupérer mon passeport, qui avait été placé sous un képi, sur le toit du véhicule. Quand ils ont découvert les 10 kilos, ils ont vu que j’étais nerveux et m’ont passé les menottes. J’ai quand même essayé de m’échapper, mais je ne suis pas allé bien loin…

Vous avez déçu la confiance de ceux qui vous ont aidé et risquez de porter atteinte à la réinsertion des prisonniers. Comment expliquez-vous votre attitude ?

Depuis mon procès, j’ai l’impression d’être un phénomène de foire. On m’a présenté comme le symbole de la lutte pour l’abolition de la peine de mort. Pourtant, après mon procès, alors que j’étais incarcéré, il y a eu plusieurs condamnations à mort et même deux exécutions. On n’en parle pas. Plus tard, j’étais censé incarner le problème de la réinsertion, après vingt-cinq ans passés en détention. On a voulu faire de moi un surhomme, alors qu’en fait je ne suis qu’un pauvre type. Et maintenant que je suis en Espagne, on lance des procédures d’urgence pour me faire revenir le plus vite possible en France. Je suis prêt à rendre des comptes à la justice, mais pas à être récupéré par le débat politique.

On a parfois l’impression que vous avez totalement refoulé le meurtre du petit Philippe Bertrand...

Depuis mon acte de 1976, je suis habité par un mal-être. J’ai dans la tête en permanence la mort d’un enfant. Comment est-il possible, si vous êtes normal, d’intégrer une chose pareille, de l’admettre, de l’oublier ?

Avant l’épisode du haschisch, il y avait déjà eu le vol à l’étalage chez Leroy-Merlin, en juin 2002...

Rien ne justifiait ce geste stupide. J’ai risqué ma liberté parce que j’ai eu la flemme d’aller chercher de l’argent dans ma voiture, qui était garée à 300 mètres sur un parking ! Cette histoire ridicule a eu des conséquences gigantesques. Lorsque la nouvelle a été rendue publique dans les médias, le 18 juillet, le ciel m’est tombé sur la tête. J’étais affolé. J’ai jeté toutes mes affaires dans ma voiture et j’ai pris l’autoroute Caen-Paris sans savoir où aller. Je voulais me cacher. Je me suis finalement arrêté sur une aire de repos, je me suis allongé dans l’herbe et j’ai pleuré pendant vingt minutes. J’ai appelé mon avocat, Me Thierry Lévy, qui m’a demandé de le rejoindre à son cabinet parisien. Là, il m’a expliqué qu’il fallait faire face. Pourtant, le jour du procès, je n’étais pas fier. Le parquet n’a pas voulu que j’entre au tribunal par une porte discrète. Pourquoi m’obliger à affronter les objectifs des photographes ? Et pourquoi me condamner à une amende démentielle de 2 000 euros pour un vol de 80 euros que j’avais remboursés ?

Votre ancien employeur a déclaré qu’il avait trouvé des photos à caractère pédophile sur l’un de vos ordinateurs...

Je ne sais pas qui a entré ces photos sur mon ordinateur. Je n’ai jamais stocké la moindre photo pédophile. A l’époque de mon crime, il n’y a eu aucun soupçon de cette nature. Je considère que la pédophilie est une maladie. Je ne l’ai pas attrapée en prison.

Compte tenu de votre crime, ne deviez-vous pas être plus irréprochable encore que les autres citoyens ?

J’ai du mal à accepter cette idée. J’ai quand même fait vingt-cinq ans de prison. C’est très long. Je ne suis pas sûr que m’y remettre servira à grand-chose. Un an après ma remise en liberté, dans ma tête, j’étais encore en prison. Après l’épisode Leroy-Merlin, j’ai offert ma démission à mon employeur, qui la gardait sous le coude. Je ne savais plus où j’allais, je ne sortais plus de chez moi, je vivais volets clos. J’avais passé dix-sept ans en prison à Caen et je ne connaissais personne dans cette ville. Mon grand regret, c’est de n’avoir pas été capable de parler de mes problèmes avec les quelques personnes qui auraient su m’écouter. J’ai le sentiment d’un immense gâchis.

Vous allez avoir 50 ans dans quelques jours. Comment voyez-vous votre avenir ?

Je ne vois pas grand-chose. En France, ma liberté conditionnelle va tomber automatiquement. Je vais sans doute être condamné, peut-être à sept ans de détention. Au bout d’un certain temps, je pourrai toujours essayer de demander une liberté conditionnelle. Mais quel employeur va s’engager à me donner du travail ? Or, sans travail, pas de conditionnelle… Et après, quand je sortirai, il faudra tout recommencer à zéro. Je ne sais pas si j’en aurai le courage

 

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7 réactions à cet article    


  • norbert gabriel norbert gabriel 23 mai 2009 13:06

    je comprends mal, à qui s’adresse ce message ? j’ai l’impression qu’il parle d’un autre article, quel rapport entre l’affaire Outreau et Patrick Henry ?


  • docdory docdory 22 mai 2009 11:55

    @ Ikky


    On ne voit pas vraiment ce que vient faire Ranucci dans votre article, puisque étant mort , il n’a par définition pas pu se réinsérer . 
    Lucien Léger n’a pas fait reparler de lui entre le moment de sa sortie de prison et de son décès , dans son cas il y a donc eu une forme de réinsertion .
    Le comportement de Patrick Henry a sa sortie de prison, ainsi que ses piètres tentatives d’auto-justification, montre qu’il s’agit d’un psychopathe au sens psychiatrique du terme , c’est à dire quelqu’un de manipulateur incapable structurellement de se soumettre aux règlements et aux lois. A mon sens , il ne pourra sortir de prison que lorsque l’affaiblissement lié au très grand âge ou la maladie l’auront rendu à peu près inoffensif. Actuellement , il s’agit de quelqu’un de totalement dangereux . Toute sortie avant l’âge de 80 ans entraînera inéluctablement un comportement délictueux ou criminel . Il est totalement non-réinsérable dans la société , car la psychopathie n’a aucun traitement . Le seul intérêt de la prison dans son cas est de l’empêcher de nuire.

    • jakback jakback 22 mai 2009 12:57

      On se souvient en effet que Lucien LEGER n’avait pu pendant longtemps être libéré en raison du père de sa petite victime qui avait juré de le tuer à sa sortie.

      C’est le moins que l’on puisse faire a l’assassin de son enfant.
       Quand a la réinsertion de ces crapules, autant imaginer que la terre est plate.
      Les assassins d’enfants ne devraient jamais recouvrer la liberté .

      > perpétuité
      (nom féminin)
      Durée perpétuelle.
      A perpétuité : pour toujours.


      • Hieronymus Hieronymus 22 mai 2009 15:11

        Bonjour
        il faut arreter d’ecrire que Ranucci etait innocent ou probablement innocent ou certainement innocent, cette opinion ne tient que par l’ouvrage de Gilles Perrault « le pull over rouge »
        en fait il y a tout un faisceau d’elements a charge contre lui et vraiment accablants
        apres la contre enquete, a ete effectuee la contre contre enquete et un livre de Gerard Bouladou (qui est passe completement inapercu) denonce les nombreuses inexactitudes du « pull over rouge » et conclut a la culpabilite de Ranucci
        je n’en sais pas plus, mais vu le caractere partial du livre de Perrault, je suis assez dubitatif
        n’importe comment je demeure oppose a la peine de mort et encore plus a l’execution
        mais le role de Ranucci et sa presence ce jour la demeure tres trouble


        • Reinette Reinette 22 mai 2009 15:46


          on peut dire également dire :

          il faut arrêter d’ecrire que Ranucci etait coupable ou probablement coupable ou certainement coupable

          Ranucci est mort... et GISCARD-la-vieille-France ne l’a pas gracié ! point barre


          • Hieronymus Hieronymus 22 mai 2009 21:15

            rebonjour
            bah oui il est mort .. et c’est fort triste
            j’ai toujours trouve epouvantable que ds la France des annees 70 on execute des condamnes !
            mais il ne faut pas oublier les victimes, ainsi le frere de Maria Dolores (morte elle aussi) qui est en prison pour meurtre, le malheur n’en finit pas de s’abattre sur ces gens, ce frere doit etre plus que serieusement perturbe ..


          • norbert gabriel norbert gabriel 23 mai 2009 12:59

            Patrick Henry est un exemple de plus de personnes qui avaient des capacités (témoin son parcours en prison sur le plan études) mais qui les a dévoyées presque systématiquement.

            C’est toujours effrayant de voir des malfaiteurs récidivistes, mais il serait bon de savoir le taux de résinsertions réussies, c’est comme les trains, on parle plus ce ceux n’arrivent pas que de ceux qui arrivent à l’heure

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