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Accueil du site > Actualités > Société > Le grand voyage

Le grand voyage

Phase I : La claque.

Lundi 01 mai 2010. Lorsque Evan apprit la nouvelle de sa maladie, ce fut comme une méga claque en pleine tête. Une sensation de vide, de flottement dans un espace inconnu.

- Putain ! Ce n’est pas vrai !

Cinquante trois ans, chef d’entreprise, énorme compte en banque, sportif à fond, magnifique baraque, une ex femme, deux enfants, ce n’est pas possible ! Et ce connard de toubib qui lui donnait maximum six à huit mois !

Il sortit de l’immeuble maudit, tituba jusqu’à la terrasse du premier bar venu, s’écroula sur la première chaise d’où, les yeux dans le vague, il commanda un triple whisky. Son esprit se perdit vingt bonnes minutes dans le liquide ambré côtoyant les glaçons. Bizarrement, il pensa à la fonte des glaces aux pôles et intérieurement se marra, qu’est que ça pouvait bien lui foutre le devenir de l’ours blanc et des pingouins.

Il avait l’impression que tout cela arrivait à un autre, comme déconnecté de son corps, de sa propre identité, observateur extérieur, pas concerné le mec. Mais les faits sont têtus et la vérité, déplaisante ou non, est la vérité.

Phase II : La colère, le déni.

 Insidieusement une vague de terreur s’empara de lui, il gerba son whisky sur l’asphalte avec en prime une super brûlure à l’estomac. La peur ne le quitta plus de la journée et les semaines suivantes cette peur se mua en colère. Refusant cet état fait qui ne pouvait être qu’une grossière erreur, une énorme injustice. Evan consulta pas moins de sept oncologues différents et, après 2 mois de cette quête effrénée tout les résultats affichaient la même sentence : « Six mois maximum avec dégradation progressive de son potentiel physique… ». Crispé sur le volant de son Audi Q7, il roula trois heures sans s’arrêter, insultant tour à tour les docteurs, le gouvernement, ses employés, ses amis enfin la terre entière…

Phase III : Le combat.

 Ses traitements commencèrent début août. Deux jours d’hospitalisation par décade plus une boite pleine d’une quarantaine de pilules à la con à descendre dans la semaine. Ces saloperies de médocs lui bousillaient le foie, les traitements hospitaliers le mettaient à genoux et pompaient toute son énergie. Les lendemains de chimio il ne pouvait rien avaler et passait sa journée à gerber et pour finir, il commençait sérieusement à se dégarnir côté crinière. Les résultats à fin septembre n’étaient guère encourageants et le sablier temporel s’emballa jusqu’à octobre en traînant lamentablement sur les heures de souffrances. Pas de doute, Saturne était un pervers. Suite à une violente crise, il entra en hospitalisation à mi novembre.

 Phase IV : Le bilan.

Croyez moi, lorsque l’on est à l’hôpital sous perfusion de drogues limites hallucinogènes, on a le temps de ressasser son passé, dépoussiérer les placards de sa mémoire afin d’y classer ses actes manqués.

J’ai passé ma vie à parfaire mon ego oubliant ceux qui m’entouraient pensant que tout s’achetait, la reconnaissance, la gloire cette salope illusoire et même l’amour. La dernière fois j’ai voté pour un type qui magnait le verbe en expert, me convaincant que c’est seul que l’on s’en sort. Maintenant, je m’aperçois que ses hypnotiques paroles ne prenaient pas source dans son cœur. Dix millions de pauvres, en guerre dans trois pays, une économie exsangue, le milieu hospitalier en déconfiture et je suis bien placé pour le savoir ! Les médias sont chronophages et ils ont monopolisé une partie non négligeable de mon temps, ils étaient souvent la sources de mes références lorsqu’elles allaient dons mon sens, mon intérêts. A l’époque, je passais mon temps dans les discussions à asséner mes vérités, ce que je croyais être la vérité, non mais quelle blague ! Lorsque l’on sait que celle-ci n’est jamais figée et danse au grée du temps, des lieux et des évènements.

 Mes certitudes mon conduit aujourd’hui à ce doute final qui est le seul compagnon auquel j’adhère avant de tirer ma référence. Certes on me dira que cela est bien tard et que ce discours est celui d’un rêveur guidé par la peur de l’échéance qui se pointe. Permettez-moi de répondre qu’à ce stade, bien que l’ayant côtoyé de très près durant ces derniers mois, la peur m’a quitté laissant place à une clairvoyance sur mon parcours pas toujours reluisant. Cette vision claire me fut accessible qu’une seule fois dans le passé grâce à la lucidité d’une cuite apocalyptique un soir d’anniversaire ou il me fut donné d’entrevoir l’ultime vérité que sitôt par lâcheté, le lendemain dessaoulé, je me suis empressé d’effacer. 

Oui, maintenant que le temps m’est compté, je crois aux utopistes et aux rêveurs car sans eux nous n’aurions pas aboli l’esclavage, sans eux les enfants trimeraient comme des bêtes de sommes dés l’âge de huit ans, sans eux nous n‘aurions jamais rédigé les droits de l’homme à l’humanité. Alors oui, quitte à passer pour ridicule dans ma dernière ligne droite je crois aux rêves, aux mains tendues plutôt qu’aux points fermés, au partage plutôt qu’à un individualisme sans cesse prôné, au vivre ensemble plutôt qu’au communautarisme accusant l’autre et ses différences et qu’elle soit nazi ou économique, une dictature s’alimente toujours de cadavre.

Je regrette ces instants amères ou j’ai faillit et qui ne laissent que des cicatrices façonnant l’humain que je suis. Je regrette le temps que je n’ai pas accordé à mes voisins, mes amis, aux autres. Mon attitude à rassembler autour de moi pour moi et non pour la communauté. Je pars en demandons pardon aux hommes d’avoir vécu comme l’un d’entre eux, avec ironie tout de même car je sais qu’à partir de maintenant mon avenir n’est rien qu’une sorte de passé qui n’aura jamais lieu. J’avais des défauts mais je me suis tenu éloigné du pire qu’est l’excès de vertu.

Phase IV : Le départ.

 Les derniers temps une femme passait lui rendre visite, Ludivine qu’elle se nomme.

- Pourquoi êtes vous là, lui demanda t-il à sa troisième venue ? 

- Parce que Lorsque l’on ne peut plus rajouter des jours à la vie, il faut rajouter de la vie aux jours.

Sa réponse provoqua en lui un séisme qui fit chuter l’édifice de ses dernières certitudes. Un éclair lumineux gifla sa cécité. Il comprit qu’il avait vécu, courant après des chimères qui, une fois acquises, le poussaient vers d’autres illusions vivant comme si il ne devait jamais mourir. Oubliant cette simple et terrible vérité : « Rien n’est plus sur que la mort, rien n’est moins sur que son heure. »

        Transféré en soins palliatifs cinq jours avant, Evan c’est éteint le 23 décembre 2010 à 3H15 du matin. Un sourire au coin de ses lèvres et sa main gauche dans la main droite de Lulu. 

The show must go on !

Où se cache ce dernier port dans lequel nous ne lèverons plus l’ancre pour partir ? Dans quel éther ravive vogue ce monde ou les plus las des plus las ne se lasseront jamais ? Où se cache le père de l’enfant trouvé ? Nos âmes sont comme ces orphelins dans le sein des filles mères qui meurent en les mettant au monde, le secret de notre paternité est enfoui au plus profond de la tombe et c’est là, que tous ils nous faudra aller pour l’apprendre …


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55 réactions à cet article    


  • devphil30 devphil30 8 juin 2011 12:04


    Quel bel article qui reflete bien l’aberration de notre vie , de nos sociétés qui nous poussent à la consommation , au crédit ....

    Courir après des chimères d’argent , de pouvoir , de statut pour arriver comme tous à finir sous terre.

    Et oui il est bien dommage que nous ne comprenions pas cela avant d’arriver à la fin du chemin.

    Certains ne comprendront jamais le sens profond de la vie , aujourd’hui la vie semble sans risque donc nous ne pensons pas à la mort mais comme cela est dis dans l’article 
    « Rien n’est plus sur que la mort, rien n’est moins sur que son heure. »

    Une étape importante dans la vie est la quarantaine que nous ne passons pas tous de la même façon mais les enfants sont grands et nous commençons à connaitre des déès de parents alors vient le moment de commencer à s’interroger pour envisager une route différente mais il faut continuer pour pouvoir toujours la fameuse retraite dont l’age d’obtention augmente avec notre espérance de vie.... qui elle semble devoir augmenter statistiquement mais nous ne sommes pas tous égaux devant la maladie et les statistiques.


    « Parce que Lorsque l’on ne peut plus rajouter des jours à la vie, il faut rajouter de la vie aux jours. »
    Cette phrase issue de l’article mérite reflexion car on peux l’appliquer à chaque jour de notre vie ne connaissant pas ce qui peut arriver le lendemain.

    Vraiment un super article , merci pour la qualité et


    • Gabriel Gabriel 8 juin 2011 13:45

      Le souci principal n’est-il pas l’ordre des priorités ? Qu’est ce qui a réellement de l’importance dans un vie d’homme ou de femme ? Merci de vos réflexions.


    • Gabriel Gabriel 9 juin 2011 13:57
      @Musima,
      Elisabeth Kübler Ross est à l’origine des soins palliatifs, quelques associations comme JALMALV (J’accompagne La Mort Jusqu’à La Vie) oeuvrent en silence chaque jour et chaque nuit dans les hôpitaux par le biais de bénévoles. Ces hommes et ces femmes (Dont Ludivine  qui n’est autre que ma compagne de voyage) sont au regard de ma petite vie des héros de compassion et d’amour. Merci de votre très riche intervention. Bonne journée à vous.

    • Clojea Clojea 8 juin 2011 12:05

      Beau texte Gabriel, poignant. C’est malheureusement le sort de pas mal de gens atteints de maladies incurables, et qui au bout du compte passent de l’autre côté. Revoir sa vie et méditer dans ses moments là est bien, mais il vaut mieux le faire tout le temps, à chaque instant de sa vie. C’est mieux de se remettre en cause sans arrêt que de le faire quand on a pas le choix. D’une part c’est plus gratifiant, et d’autre part cela évite de la culpabilité mal placée.
      Pour le reste, il est grand temps que les gens s’ouvrent sur le spirituel. Le matériel est bien mais en l’absence du spirituel, cela ne vaut pas grand chose.


      • Gabriel Gabriel 8 juin 2011 13:46

        Vivre l’instant présent avec tout son cœur et toute son âme voilà le challenge perpétuel de la vie ici bas. Le passé n’est qu’une lanterne accrochée dans notre dos et qui n’éclaire que le chemin parcouru quant à l’avenir elle ne doit pas cannibaliser l’instant présent. Merci de ton passage. 


      • JL JL 8 juin 2011 12:09

        Bel hommage.


        • Gabriel Gabriel 8 juin 2011 13:46

          Merci de votre lecture


        • jako jako 8 juin 2011 12:20

          Beau texte , à la couleur de la vie qu’il ne faut pas laisser filer entre nos doigts comme l’eau en attendant toujours demain, vivre l’instant, demain n’existe pas , hier n’existe plus,
          Merci Gabriel


          • Gabriel Gabriel 8 juin 2011 13:47

            Vivre l’instant présent en harmonie avec le plus grand nombre, vaste et merveilleux programme. Cordialement


          • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 8 juin 2011 12:32

            Beau texte édifiant, à rebours de l’artificialité ambiante.
            La mort, ça calme.


            • Gabriel Gabriel 8 juin 2011 13:48

              Ne pas craindre la mort, rester sur terre le plus longtemps possible du moins le mieux possible. Merci 


            • SATURNE SATURNE 8 juin 2011 12:36

              Yes, Monsieur Gabriel, yes.
              Vrai sujet. (En réfléchissant un peu, il n’y en a pas d’autres)

              Me fait penser à Desproges :

              « Agacé par un point de côté, je vaticcinais de stétoscope ordinaire en radiologue côuteux. Ce n’était pas un point de côté, c’était un cancer de biais. Il y avait, squatterisant mes bronches, comme un crabe affamé qui me broutait le poumon.
              En sortant de chez le pneumologue, je suis allé chez l’écailler du coin, et j’ai bouffé un tourteau. Ca nous fait un partout. »
              (textes de scène)

              A vous relire.


              • Gabriel Gabriel 8 juin 2011 13:50

                Disons que c’est son principal après la vie et son aboutissement. Merci pour les citation de Desproges, je suis fan.


              • Georges Yang 8 juin 2011 12:49

                Mourir, la belle affaire mais vieillir aurait dit Brel
                A 53 ans on part sans avoir subi de degradation c’est deja mieux que de finir plus tard senile et grabataire
                La mort est une fin du monde individuelle pour chacun d’entre nous 


                • Gabriel Gabriel 8 juin 2011 13:54

                  Georges, Brel torturé vivant et se riant de la mort est un bon choix de citations. Je vais faire de même : « Aimer à sans écarteler pour atteindre l’inaccessible étoile.. » Merci de votre visite.


                • Gabriel Gabriel 8 juin 2011 13:55

                  S’en et non pas sans. Mes excuses. 


                • Georges Yang 8 juin 2011 16:52

                  Le seul interet de la mort , c’est que cela n’arrive qu’une fois sauf pour Lazare et James Bond


                • jymb 8 juin 2011 13:08

                  Votre « héros » n’était sans aucun doute pas un parfait salaud.

                  Car les ordures qui nous pourrissent la vie au quotidien ne tombent hélas jamais malades, leur bonne santé se nourrit de l’épuisement des autres


                  • Gabriel Gabriel 8 juin 2011 14:01

                    Je crois en une justice universelle car comme le disait Kafka sur ce qui pensait du passage de vie à trépas : « Et ce sera un avant goût de l’enfer que de revoir sa vie défiler devant soi et,  non seulement mes mauvaises actions passées évidentes mais le pire, sera de revoir celles que j’ai cru bonnes à un instant donné et qui ne l’étaient pas … » Cordialement


                    • Gabriel Gabriel 8 juin 2011 15:43

                      Pareil que vous  .....


                    • Gabriel Gabriel 8 juin 2011 15:45

                      Absolument pareil que vous, la même chose ! Que dire de plus (............................................)     


                    • ddt99 ddt99 9 juin 2011 06:13

                      Merci d’avoir compris mon message, il n’y avait rien dire ou à ajouter. 


                    • ddt99 ddt99 9 juin 2011 06:16

                      Et félicitation, c’est un très beau texte plein de compassion.


                    • ykpaiha ykpaiha 8 juin 2011 14:04

                      Merci pour ce très beau texte.

                      «  Lorsque l’on ne peut plus rajouter des jours à la vie, il faut rajouter de la vie aux jours »

                      Essayez de faire en sorte que autour de vous, cette phrase soit entendue faute d’etre comprise.
                      Vous aurez vite des quolibets, avant le vide.
                      Entre temps vous aurez essuyé la totalité des axiomes
                      Jaloux, aigri, et autres joyeusetés aptes a vous faire enfermer, ou de vous exclure.
                      Alors pour tenter de survivre on fait comme tout le monde ... on fait semblant.
                      Se développe en vous une enveloppe sensible au simulacre ambiant d’ou on peu percevoir la fatuité environnante, ne laissant derriere elle qu’un lancinant :
                      « qu’est ce que je fout encore la ? »...


                      • Gabriel Gabriel 8 juin 2011 14:41

                        Je sais, c’est dur ykpaiha mais n’oubliez pas qu’il faut d’abord vivre selon sa conscience et  que de cela dépendent votre développement et votre épanouissement. Ceux qui profèrent moqueries et quolibets sont avant tout mal dans leur peau. Nous tendons tous vers l’évolution, elle est incontournable, mais s’acquière à des rythmes différents suivant les individus et leurs ouvertures d’esprit. Se protéger dans le monde actuel est une nécessité, aussi essayons de le faire par le dialogue, l’humour ou le silence suivant les cas qui nous agressent. Quant à votre question qui, à un moment donné de la vie est dans toutes les têtes et dans tous les cœurs : « qu’est ce que je fout encore la ? »  La réponse est : »Parce que vous avez encore le courage de vivre et que c’est la seule solution ». Merci de vos commentaires.


                      • ykpaiha ykpaiha 8 juin 2011 16:58

                        Le
                        « qu’est ce que je fout encore la ? »
                        est comme pour votre phrase a prendre a divers tiroirs, mais lequel ?
                        Une forte envie de fuir l’instant ;
                        Quitter définitivement mais tout c’a pour rien ?
                        Que dois je faire de ce qui reste ?
                        Quel sens prendre maintenant
                        Pour quoi faire ?
                        ...
                        Un « tu quoque mi fillii » permanent qui infuence le quotidien a le rendre immobile.


                      • Gabriel Gabriel 8 juin 2011 15:42

                        Hello Orion,

                        Merci à la constellation du chasseur (de rêves…) d’avoir fait étape sur ce post ! Vous avez raison peu importe le temps seule la vie compte. Cela me rappel une phrase du Daila Lama : « Tout le monde deviendra Bouddha, même les pires des pires, ce n’est qu’une question de temps ».


                      • gaijin gaijin 8 juin 2011 16:48

                        orion
                        on dirais du moi smiley
                        comme j’ai pas mieux a dire j’ajoute du brel
                        « la folie c’est de voir la vie telle qu’elle est et non pas telle qu’elle devrait être »
                        je ne sais pas si c’était de lui mais c’était dans une vieille interview


                      • Lisa SION 2 Lisa SION 2 8 juin 2011 17:38

                        Bonjour Gabriel, j’ai passé un merveilleux instant d’une réelle profondeur et du titre à la fin du fil.
                         


                        • Gabriel Gabriel 8 juin 2011 18:07

                          Le fait que vous passiez un agréable instant de lecture sur ce texte est le plus beau présent que vous puissiez faire à l’auteur qui vous en remercie.


                        • SANDRO FERRETTI SANDRO 8 juin 2011 18:17

                          Porc-chistes en Porsche, traders impayables, frigides hères, marlous de gare-tes-gonesses, voisine de palier déjà fichue sous son fichu, tous finissent dans le peuple gris de la salle d’attente du Pâques au scaner, Noel au cimetiere.
                          Les oiseaux pas rares ne se cachent pas pour mourir, parce que tout le monde s’en fout.

                          Sauf vous. Merci pour ça.

                          « La mort n’est rien, elle se traverse comme un pré » écrivait Christian Bobin dans son dernier livre. Faut voir. On verra, c’est sûr.


                          • Gabriel Gabriel 8 juin 2011 18:50

                            Merci Sandros,, à mon tour je te citerai ces quelques vers de Baudelaire : 

                            C’est la mort qui console, hélas ! Et qui fait vivre ; 

                            C’est le but de la vie, et c’est le seul espoir

                            Qui, comme un élixir, nous monte et nous enivre,

                            Et nous donne le cœur de marcher jusqu’au soir ;

                            A travers la tempête, et la neige, et le givre,

                            C’est la clarté vibrante à notre horizon noir ;

                            C’est l’auberge fameuse inscrite sur le livre,

                            Ou l’on pourra manger, et dormir, et s’asseoir….


                          • Georges Yang 8 juin 2011 19:12

                            Erreur Fergus, quand on traverse un pré on marche dans la bouse, la vie aussi certes !


                          • SANDRO FERRETTI SANDRO 8 juin 2011 22:32

                            Eh, Doc, vous sucrez un peu les fraises.
                            Moi, c’est Sandro.
                            Merci de ne pas confondre.


                          • Georges Yang 8 juin 2011 22:52

                            Mille excuses et bonsoir ça fait si longtemps !


                          • barbouse, KECK Mickaël barbouse, KECK Mickaël 8 juin 2011 19:11

                            hello gabriel, 


                            tu sais déjà que je ne peu que dire du bien de ton article, pertinent, bien amené, salutaire, mais je te l’écris quand même. 

                            « vivre, vivre, mourir, et vivre encore »

                            amicalement. 

                            • Gabriel Gabriel 8 juin 2011 19:47

                              Barbouse, heureux de tes apparitions sur ce site qui sont devenues, malheureusement, de plus en plus rares. Amicalement


                            • Pierre de Vienne Pierre de Vienne 9 juin 2011 10:08

                               La bienveillance de nos morts qui nous accompagnent , nous améliore, rend notre vie intéressante, vivable. beau texte. Bonne journée. 


                              • Gabriel Gabriel 9 juin 2011 10:48

                                On m’a posé cette question un jour : « Comment aimeriez vous que l’on se souvienne de vous ? » Ce à quoi j’ai répondu : « Le plus beau des cadeaux serait que lorsque l’on repense à moi, cela déclenche juste un sourire ... » Bonne journée à vous.

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