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Accueil du site > Actualités > Société > Le Mariage pour Tous ?

Le Mariage pour Tous ?

Aujourd’hui, il est grand temps d’énoncer une vérité qui dérange : que personne n’a raison dans ce débat qui préoccupe tout le monde à l’heure actuelle. Je parle bien entendu de la question du Mariage pour Tous.

D’un côté, nous avons, à gauche, des défenseurs de l’Egalité Républicaine qui défendent un certain projet de loi envers et contre tout. De l’autre, à droite, nous avons des conservateurs qui, s’ils trouvent des arguments justes pour le critiquer, doivent bien admettre – d’une part – que nous n’en serions pas là où nous en sommes aujourd’hui s’ils n’avaient pas toujours refusé d’aborder la question, entre autres, des personnes homosexuelles du point de vue de la société, et – d’autre part – que critiquer sans proposer d’alternative valable ne sert à rien (mais encore faudrait-il pour cela avoir envie de chercher).

Pourquoi ce projet de loi n’est-il pas valable ? Dans les détails, on pourrait trouver de nombreuses raisons, mais la principale, celle qui écrase toutes les autres, est que cette extension du mariage n’est en rien synonyme d’égalité.

Nous sommes dans une société où les normes ont été conçues sur mesure pour le point de référence de la société patriarcale : l’homme hétérosexuel (de préférence blanc et de genre masculin). Toutes les normes, les droits, les habitudes et les modes de vie se sont construits de la façon la plus adaptée à l’homme hétérosexuel. Et aujourd’hui, à quoi assistons-nous ?

Nous voyons, depuis plus de quarante ans, les féministes tout faire pour calquer le mode de vie des femmes sur celui de ces hommes, sans même exiger de ces derniers une modification de leur propre mode de vie pour le rendre plus neutre et donc plus accessible – ce qui serait déjà une démarche plus juste, bien qu’erronée malgré tout, nous y reviendrons plus tard. « La libération sexuelle », pour ne citer qu’un exemple, ne pourra jamais être égalitaire puisque c’est toujours la femme qui, pour des raisons biologiques, prend tous les risques, et parce que la sexualité des uns n’est pas celle des autres. Le préservatif masculin, de par la perte d’intensité qu’il provoque et sa fiabilité limitée, n’est pas et ne sera jamais capable de rétablir l’égalité.

Nous voyons donc, depuis plus de quarante ans, que cette suprématie de l’homme hétérosexuel dans l’établissement des normes n’a jamais été remise en cause. Les féministes n’ont fait que permettre aux femmes de rentrer dans ces normes inadaptées* – et, plus ou moins, les y obliger – provocant d’ailleurs une recrudescence des misogynies.

Aujourd’hui, c’est au tour des homosexuels - et bientôt des transsexuels - de faire les frais de ce combat perdu d’avance – car on sait très bien que la LGBT est le produit direct des mouvements féministes. On donne aux personnes homosexuelles un mariage au même format que celui des hétérosexuels, et à elles de s’adapter avec les aménagements qu’on leur donnera pour que leur famille ressemble le plus possible à la famille hétérosexuelle, avec tous les problèmes que l’on sait que cela pose dans les autres pays ayant déjà fait le même choix que la France.

Mais dans cette affaire, il y a une différence dans la démarche. En effet, par ce projet de loi, le mariage se voit neutralisé : la notion de parent efface partiellement celle de père et mère, et tant d’autres modifications vont, par voie de fait, faire du mariage une institution plus neutre, à mi-chemin – ou presque – entre hétérosexualité et homosexualité. Alors où est le problème ?

Le problème est que l’on assiste ainsi à la conservation d’une norme unique, qui va de plus être élargie. Or, plus une norme est générale, moins elle est flexible aux besoins de chacun. Ce mi-chemin – ou presque – entre hétérosexualité et homosexualité, correspond-il a quelqu’un ? Quelqu’un est-il à mi-chemin entre homosexualité et hétérosexualité ? La réponse est non. (Et que l’on ne me parle pas de la bisexualité, qui n’est pas le milieu mais les deux côtés à la fois.) Les homosexuels se retrouvent donc avec un mariage qui n’est pas encore satisfaisant pour eux, et, avec le déplacement de la norme, les hétérosexuels se retrouvent avec un mariage qui ne l’est plus – ne venez pas dire qu’il n’y aura pas d’incidence sur leurs familles, car une réforme obéissant à une idéologie transforme tout ce qu’elle touche par son but de modifier la pensée plus encore que la loi. Et au final, la société s’en est appauvrie.

« N’est-ce pas le but ? » diront les mauvaises langues ? Pour Eric Zemmour, ce projet de loi vise plus à nuire à cette norme de l’homme hétérosexuel qu’à véritablement réparer les injustices. Vous vous souvenez de la petite étoile un peu plus haut ? (Celle-ci : *) Relisez le paragraphe qui la précède. J’ai bien entendu les féministes récalcitrer en disant : « Nous ne sommes pas stupides, nous connaissons bien ce problème de normes, et nous faisons tout pour le combattre ! » Je ne crois pas que le but premier de ce projet de loi soit – pour ses vrais défenseurs, pas pour les politiciens – la nuisance, je pense plutôt que le déplacement de la norme fait réellement partie des moyens que se donnent les féministes et les LGBT pour rétablir l’égalité, et que les dommages collatéraux ne les émeuvent pas.

Sur la page de Wikipédia consacrée au féminisme, on lit que, depuis 1968, les féministes ont acquis la ferme conviction que le patriarcat ne sera vaincu que par la destruction et la reconstruction de la société. Mais c’est une illusion. Les manigances politiques sont claires depuis un moment. Chaque évolution en faveur de l’égalité s’ensuit d’une régression. Des réticences apparaissent toujours au pire moment, comme « suscitées ». Le but recherché par les hautes sphères du pouvoir a été, depuis tout ce temps, celui d’énerver les militants de l’égalité afin de les pousser à croire que la société actuelle devait être détruite. Mais à qui profite le plus la déconstruction de la société ? Qui empêche chaque démantèlement d’une norme caduque d’être suivi par la mise en place réelle et efficace de la norme plus récente qui est censée la remplacer, approfondissant ainsi chaque fois davantage le gouffre de l’anomie généralisée qui est en train de dévorer l’Occident ? N’oublions pas que les années succédant à mai 68 ont vu passer toutes les lois formant la base du néo-capitalisme qui est aujourd’hui devenu quasiment invincible. Coïncidence ? Impossible. Pas quand le mot « libéral » sert à la fois aux défenseurs du peuple et à ses persécuteurs. Pas quand les réformes de sociétés entreprises – et ratées – par les soixante-huitards ont abouti à une explosion de la consommation (pour reprendre l’exemple cité plus haut, pensez au marché du sexe), fer de lance de l’oppression capitaliste.

Ne faisons pas pour autant de déduction farfelue, selon laquelle les libertaires auraient volontairement œuvré en faveur des intérêts capitalistes. Ce serait un non-sens absolu. Le même que celui qui a prétendu que les religions servent à opprimer le peuple et défendre le pouvoir en place – une idée toutefois très efficace, en en faisant l’apanage exclusif des croyances religieuses, pour dissuader quiconque de s’imaginer que les valeurs républicaines pourraient mener au même résultat. Mais il faut voir les choses en face : les ploutocrates ont eu plus de deux cents ans pour se préparer à ne pas subir le même sort que leurs prédécesseurs aristocrates, qui étaient en outre bien moins cultivés qu’eux. Et cela fait deux cents ans qu’ils exploitent tous les moyens de dresser le peuple contre lui-même, pour qu’il soit incapable de se dresser contre eux. Deux cents ans qu’ils refont l’Histoire, déforment les mots démocratie, liberté, égalité, tolérance, laïcité, et jouent un double jeu pour constituer des camps qui s’affrontent. Deux cents ans que sous couvert d’éducation et de culture, ils répandent l’ignorance et la désinformation. Et aujourd’hui, la politique et les médias leur appartiennent, et s’ils ont envie de vous faire croire que le Mariage pour Tous est une avancée sociale inestimable, ils le feront. Et la preuve que ce n’en est pas une, c’est qu’ils ne s’en privent pas.

Non, ce qu’il faut, c’est la diversification des normes. L’unicité n’est pas égalitaire, car l’unicité nie les spécificités de chacun. Dès l’école, nous avons été conditionnés pour croire que le même traitement pour tout le monde, c’est cela l’égalité. Et bien c’est faux.

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Pour autant, on ne peut pas mettre chacun dans une case. On ne peut pas dire : les homosexuels vivront comme ceci, et les hétérosexuels comme cela. Non, ce qu’il faut, c’est diversifier les normes, diversifier les modes de vie et les faire coexister, en orientant chacun vers celui qui lui correspond le mieux, mais en laissant à tous la possibilité de choisir n’importe lequel. Et pas de faire de chaque nouvel acquis une norme unique remplaçant la précédente - Aujourd’hui, tout droit acquis devient une obligation, et n’est donc plus un droit.

Et la société changera progressivement. La société ne doit pas être démantelée. Car une cohésion sociale faible, c’est une mine d’or pour le capitalisme. Si la dictature d’un homme se fonde sur l’ordre, la dictature d’une classe se fonde sur le chaos. A l’heure actuelle, les combats progressistes nuisent à la société et renforcent le capitalisme, simplement parce qu’il a le pouvoir de les détourner à son avantage et ne s’en prive pas. A l’heure actuelle, la désinformation est telle qu’il est même impossible de savoir ce qui est bon pour l’homme et ce qui ne l’est pas. A l’heure actuelle, les démarches pour l’égalité sont inutiles, car elles sont systématiquement récupérées et dévoyées par le pouvoir. La ploutocratie est devenue si puissante et égoïste que tant qu’elle n’aura pas été vaincue, aucune amélioration ne sera possible pour le monde. Par conséquent, toute initiative doit être tournée directement - et uniquement - contre elle. C’est triste, mais les autres problèmes devront attendre, car ils resteront insolubles tant que les maîtres de la division seront aux commandes.

Mais n’oubliez pas : le point de rencontre entre liberté et égalité, c’est le choix.


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70 réactions à cet article    


  • easy easy 27 décembre 2012 11:23

    Enfin de l’intelligence !


    • COLRE COLRE 27 décembre 2012 12:55

      easy, c’est de l’ironie ?! ou alors vous avez lu l’article en grande diagonale, ce n’est pas possible…

      Ce papier est sans queue ni tête, écrit avec les pieds et à la limite du compréhensible. Surnagent quelques intentions sous-jacentes, fort claires, si on veut bien les regarder flotter dans un potage plus que trouble.

      En gros : confusion entre norme et droit, entre unicité et égalité, entre liberté et obligation… et au final, le voili le voilà : « A l’heure actuelle, les combats progressistes nuisent à la société »… ben voyons ! 

      On se croirait dans une constitution théocratique… où l’on vante la complémentarité des hommes et des femmes en lieu et place de l’égalité / liberté !


    • Spitoven Spitoven 27 décembre 2012 13:10

      J’avais prévenu : une vérité qui dérange...

      Et oui, c’est un fait : Lorsque le droit acquis devient la norme, la liberté disparaît.
       - Avons-nous le droit de vote ? Non, car sans voter, nous renonçons à notre pouvoir décisionnel : le vote est donc une obligation sociale.
       - Avons-nous le droit au travail ? Non, car sans travailler, nous n’avons pas assez d’argent pour vivre : le travail est donc une obligation sociale.
       - Avons-nous le droit au logement ? Non, car la société est organisée autour de ceux qui ont des « domiciles fixes » et ceux qui veulent vivre autrement s’en excluent : le logement est donc une obligation sociale.

      Je ne suis pas contre le progressisme. Je dis juste qu’il est à mettre en veille sur certains points le temps de renverser le capitalisme. Au contraire, je suis pour le progrès, mais pas pour le progrès aveugle dévoyé par les profiteurs de tout poil.


    • Romain Desbois 27 décembre 2012 13:15

      spitoven

      Un droit n’est pas une obligation. vous confondez.

      La vrais liberté est la liberté de choix.

      Vous inversez les valeurs, les causes et les conséquences, seriez orwellien ?


    • Spitoven Spitoven 27 décembre 2012 13:22

      C’est bien ce que je dis. Si ne pas exercer un droit revient à s’exclure de la société, c’est qu’il ne s’agit pas d’un droit mais d’un devoir. La spécificité du droit est de laisser le choix entre son exercice et son non-exercice.

      Et c’est précisément là que la norme outrepasse la loi, qui ne mentionne jamais la possibilité de telles dérives.


    • COLRE COLRE 27 décembre 2012 13:34

      warf ! « une vérité qui dérange »… mais vous vous prenez pour qui à imaginer deux secondes que vous dérangez quiconque avec vos pseudo-vérités mais vos vraies confusions rhétoriques ? faut atterrir…

      Alors comme ça, vous êtes contre le progressisme, mais pas contre, enfin si un peu, ça dépend, je suis pour le progrès, mais pas complètement, pas celui que je n’aime pas, enfin, vous voyez ce que je veux dire ?… 
      Malheureusement oui, on voit… smiley 

      Et puis ce n’est pas parce que vous saupoudrez votre phraséologie de « capitalisme » ou de « profiteur », de « droits acquis », que vous maîtrisez quoi que ce soit d’une réflexion complexe sur les valeurs républicaines et progressistes. Relisez vos cours.


    • Spitoven Spitoven 27 décembre 2012 17:25

      Les cours de l’Éducation Nationale ? Ceux où l’on apprend ce que le pouvoir en place a envie de nous faire croire ? Non merci. Je préfère observer le monde, lire et écouter ce que chacun a à dire. Cela pousse à des conclusions singulièrement différentes.

      Et non, je ne suis pas du tout contre le progrès, je reconnais simplement à contrecœur que l’heure actuelle n’est pas à le défendre lui, mais à combattre la ploutocratie. Contrairement à d’autres, les conclusions que je fais miennes ne sont pas forcément celles qui me plaisent le plus, mais celles qui me semble les plus justes.

      De votre part, j’attends toujours autre chose que le déni gratuit et les attaques personnelles, sans vouloir vous offenser.


    • L’Ankou 28 décembre 2012 12:13

      Oui, je confirme : il y a de l’intelligence, surtout quand vous, Spitoven, déclarez votre attachement aux diversités, au pluralisme, à la multiplicité des cases, des modèles et des représentations. Ce que vous définissez comme une « égalité », qui uniformise et contraint à un modèle unique est typique d’un « égalitarisme », contre lequel je combat à vos côtés.

      Je vous approuve et vous suis totalement sur ce point, mais pas sur le fait qu’il faille une norme pour chacun. Du moins pas un norme légale. Ce serait contraire à l’esprit des lois : elles doivent par définition être impersonnelles, générales, et aussi universalistes qu’elles peuvent l’être. Ce sont des garanties que la loi s’applique à tous, est la même pour tous, et n’autorise pas que chacun se fasse sa loi de son côté, à son gré, où se considère au dessus des lois.

      Comment donc concilier l’unicité de la loi avec la diversité que vous appelez de vos vœux ? Il me semble que les libertés sont un bon moyen.

      Il faut d’ailleurs rappeler que les gens sont libres de se marier ou non. Le mariage n’a rien d’une norme obligatoire. Il reste les unions « libres », toujours disponibles pour les hétéros comme pour les homosexuels, les communautés, les échangistes, les triolistes, etc. Le mariage est une option officielle : une façon de rendre l’union opposable aux tiers et de lui faire porter quelques effets juridiques précis à l’égard des tiers (cette opposabilité caractérise la différence entre un contrat et une institution, ce que reste le mariage).

      Certaines minorités étaient, certes, privées de cette option. On leur donne cette liberté de choix.

      J’insiste sur la distinction entre droit et liberté. La liberté préexiste à la loi. Quand deux libertés se gênent mutuellement, la loi intervient pour les délimiter. Au sein de cette délimitation, chacun a des droits, qui ne sont plus des libertés, et qui nécessitent au besoin l’intervention d’un tiers pour les faire respecter. La Liberté, elle, se passe des tiers.

       Il y a donc une contradiction importante à revendiquer plus de lois pour plus de diversité. Il faut au contraire moins de loi, des lois plus générales, plus impersonnelles, le moins discriminantes possibles.

      Il se trouve que c’est bien dans cet esprit que travaille, pour une fois, le législateur à propos du mariage pour tous. C’est un recul de l’arbitraire étatique qui se permettait une inquisition dans des questions de sexe, et, pire, des discriminations fondées sur celui-ci. En gommant ces distinctions de sexe dans les codes, la loi nous rend plus libre, non pas d’être du sexe qu’on veut, mais de se présenter avec le partenaire du sexe qu’on veut devant l’officier d’état civil. C’est bien un loi favorable à la diversification des mariages, alors même qu’elle unifie un modèle. L’unifiant, d’ailleurs, et à l’inverse du PACS, elle le renforce bien plus qu’elle ne l’affaiblit, tout en ne l’imposant à personne.

      Ainsi, en application des justes remarques que vous faites sur la diversification des comportements et sur la variété des modèles, vous pouvez vous opposer peut-être à tout ce qui sera voté au cours de ce mandat, sauf la loi sur le mariage « pour tous ».

      Après, tout ce qui est « déstructuration », « déconstruction », « démantèlement », et autres prophéties apocalyptiques, j’attends toujours le premier argument rationnel qui me permettrait d’en craindre les effets plus que la fin du calendrier Maya...

      Bien à vous,
      L’Ankoù


    • Spitoven Spitoven 1er janvier 2013 21:46

      "Il faut d’ailleurs rappeler que les gens sont libres de se marier ou non. Le mariage n’a rien d’une norme obligatoire. Il reste les unions « libres », toujours disponibles pour les hétéros comme pour les homosexuels, les communautés, les échangistes, les triolistes, etc. Le mariage est une option officielle : une façon de rendre l’union opposable aux tiers et de lui faire porter quelques effets juridiques précis à l’égard des tiers (cette opposabilité caractérise la différence entre un contrat et une institution, ce que reste le mariage).

      Certaines minorités étaient, certes, privées de cette option. On leur donne cette liberté de choix.« 

      Pour répondre à cela, il faut savoir ce que les demandeurs homosexuels ont voulu en réclamant le droit au mariage entre deux personnes de même sexe. Ce n’est pas pour une quelconque reconnaissance sociale, car après avoir milité si longtemps pour le droit à la différence, pensez bien que rentrer dans une norme préexistante pour une question d’image n’est pas du tout leur souhait. Si c’était à cause des avantages juridique, il suffirait d’améliorer le PACS. Non, il s’agit de pouvoir fonder une famille, espoir confirmé par les demandes de PMA et de GPA.
      Or, le mariage est à l’heure actuelle la seule possibilité de fonder une famille de façon régulière. Donc non, dans cette optique, le fait de se marier ou pas n’est pas laissé au bon vouloir des personnes concernées, en tant que condition nécessaire.
      Par analogie : Il faut le permis pour conduire, on n’a donc pas le choix entre conduire avec permis ou conduire sans permis. On a le choix entre conduire avec permis ou ne pas conduire, donc qui veut conduire n’a pas le choix de la méthode.
      Ce que je propose, ce sont des alternatives réelles au mariage, qui d’ailleurs n’est plus une institution depuis qu’il est devenu contractuel.

       »J’insiste sur la distinction entre droit et liberté. La liberté préexiste à la loi. Quand deux libertés se gênent mutuellement, la loi intervient pour les délimiter. Au sein de cette délimitation, chacun a des droits, qui ne sont plus des libertés, et qui nécessitent au besoin l’intervention d’un tiers pour les faire respecter. La Liberté, elle, se passe des tiers.

       Il y a donc une contradiction importante à revendiquer plus de lois pour plus de diversité. Il faut au contraire moins de loi, des lois plus générales, plus impersonnelles, le moins discriminantes possibles.« 

      Je préconise non pas la multiplication des lois mais leur assouplissement. Malheureusement, elles ne se feront pas par la neutralisation. Dans tous les cas, le contrat de mariage est ce qu’il est, il est le même pour tout le monde, il n’y a pas de case à cocher pour le personnaliser, et il n’est donc pas facteur de diversification. La neutralisation ne fait que déplacer la norme vers un centre fictif. Il y a ceux qui s’en accommoderont, et les autres. Et parmi ces autres, il y aura beaucoup d’homosexuels.

      Cela dit, étant donné que, s’il y avait, comme dit ci-dessus, des »cases à cocher« pour le mariage, chacun aurait une version différente de ce qui porte le même nom et on ne sortirait plus de ce brouillamini infâme. C’est pour cette raison que je pense davantage à une pluralisation des modèles, qui resteraient bien distincts, mais nombreux. Et chacun de faire son choix.

       »Il se trouve que c’est bien dans cet esprit que travaille, pour une fois, le législateur à propos du mariage pour tous. C’est un recul de l’arbitraire étatique qui se permettait une inquisition dans des questions de sexe, et, pire, des discriminations fondées sur celui-ci. En gommant ces distinctions de sexe dans les codes, la loi nous rend plus libre, non pas d’être du sexe qu’on veut, mais de se présenter avec le partenaire du sexe qu’on veut devant l’officier d’état civil. C’est bien un loi favorable à la diversification des mariages, alors même qu’elle unifie un modèle. L’unifiant, d’ailleurs, et à l’inverse du PACS, elle le renforce bien plus qu’elle ne l’affaiblit, tout en ne l’imposant à personne.« 

      Comme je le dis, l’heure n’est plus à l’unification du modèle, car un modèle uni induit un standard et des périphéries. Or il n’y aura pas, du point de vue de la conscience populaire, égalité entre le standard et les périphéries, car le standard fait loi de normalité. On ne peut pas, en même temps, valoriser la diversité et un standard.

      Par exemple : A la télévision, dans les publicités, ou dans le cinéma français, on ne voit quasiment que des blancs. Si on voit un noir ou un basané, c’est parce que l’on VEUT montrer, spécifiquement, un noir ou un basané. Il n’y a donc pas égalité, puisqu’être noir ou basané ramène l’individu à cette caractéristique dans l’esprit collectif. Pourquoi ? Parce que la couleur blanche est le standard.

      Autre exemple : Au théâtre, il y a plus de rôles masculins que de rôles féminins, pourquoi ? Parce que l’homme peut jouer un avare, un lâche, un génie, un intrigant... Tandis que la femme jouera pratiquement toujours...la femme. Parce qu’être une femme c’est déjà une spécificité, tandis qu’être un homme, c’est le standard, auquel on peut donc ajouter d’autres caractéristiques si l’on souhaite les montrer isolément. Avec une femme, on ne montrerait pas, par exemple, une avare, mais une femme avare.

      Tout ceci pour dire que les normes culturelles sont bien plus tenaces que les lois, bien plus déterminantes dans les discriminations et les non-discriminations, et que des lois qui ne visent pas à casser ces normes culturelles inégalitaires auront toujours tendance à les renforcer...particulièrement celles qui chercheront à contraindre tout le monde au même mode de vie, car dans ce cas, le modèle majoritaire constituera le standard. En ce qui concerne les homosexuels, vu qu’ils ne seront jamais majoritaires, dans une telle configuration, ils seront toujours »à part« . Donc pas réellement intégrés à la société.

       »Après, tout ce qui est « déstructuration », « déconstruction », « démantèlement », et autres prophéties apocalyptiques, j’attends toujours le premier argument rationnel qui me permettrait d’en craindre les effets plus que la fin du calendrier Maya...« 

      Je ne saisis pas bien cette dernière question. Pensez-vous qu’une déstructuration de la société n’aurait rien de nuisible ? Ou voulez-vous plutôt dire que, d’après moi, le »Mariage pour Tous" participe à cette déstructuration et serait donc nuisible pour la société ? Car tel n’est pas mon propos. Mon propos au sujet de la déstructuration de la société, c’est qu’elle est l’objectif intermédiaire des féministes depuis la seconde vague, et des mouvements qu’elle ont engendré, ce qui est vrai, elles-mêmes en conviendront.


    • Romain Desbois 27 décembre 2012 11:32

      Constitue une discrimination toute distinction opérée entre les personnes physiques à raison de leur origine, de leur sexe, de leur situation de famille, de leur grossesse, de leur apparence physique, de leur patronyme, de leur état de santé, de leur handicap, de leurs caractéristiques génétiques, de leurs moeurs, de leur orientation ou identité sexuelle, de leur âge, de leurs opinions politiques, de leurs activités syndicales, de leur appartenance ou de leur non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée.

      Constitue également une discrimination toute distinction opérée entre les personnes morales à raison de l’origine, du sexe, de la situation de famille, de l’apparence physique, du patronyme, de l’état de santé, du handicap, des caractéristiques génétiques, des moeurs, de l’orientation ou identité sexuelle, de l’âge, des opinions politiques, des activités syndicales, de l’appartenance ou de la non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée des membres ou de certains membres de ces personnes morales.

      Le reste est de la littérature homophobe.


      • Senatus populusque (Courouve) Senatus populusque (Courouve) 27 décembre 2012 11:46
        Article 225-2  :

        La discrimination définie aux articles 225-1 et 225-1-1 [harcèlement sexuel], commise à l’égard d’une personne physique ou morale, est punie de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 Euros d’amende lorsqu’elle consiste :

        1° A refuser la fourniture d’un bien ou d’un service ;

        2° A entraver l’exercice normal d’une activité économique quelconque ;

        3° A refuser d’embaucher, à sanctionner ou à licencier une personne ;

        4° A subordonner la fourniture d’un bien ou d’un service à une condition fondée sur l’un des éléments visés à l’article 225-1 ou prévue à l’article 225-1-1 ;

        5° A subordonner une offre d’emploi, une demande de stage ou une période de formation en entreprise à une condition fondée sur l’un des éléments visés à l’article 225-1 ou prévue à l’article 225-1-1 ;

        6° A refuser d’accepter une personne à l’un des stages visés par le 2° de l’article L. 412-8 du code de la sécurité sociale.

        Lorsque le refus discriminatoire prévu au 1° est commis dans un lieu accueillant du public ou aux fins d’en interdire l’accès, les peines sont portées à cinq ans d’emprisonnement et à 75 000 Euros d’amende.


      • Spitoven Spitoven 27 décembre 2012 12:18

        C’est bien ce que je dis : la discrimination est devenu un argument en faveur de l’unicité. Il ne doit pas y avoir de distinction de droit, ni de traitement de la part du système, c’est bien pour cela que j’ai précisé que tout le monde devait avoir accès à la totalité du prisme des possibilités, mais il faut varier les accès à l’intégration sociale, et que chacun choisisse le sien. Le problème du Mariage pour Tous, c’est qu’après lui on considèrera que l’égalité est effective, alors qu’il n’en sera rien. Et on accusera la société et les conservateurs.

        Merci, par votre conclusion, de mettre en évidence le fait que le terme d’homophobie est devenu un simple argument politique contre quiconque est en désaccord avec le projet de loi évoqué. Je pense que cela clarifiera la situation pour tout le monde.


      • Romain Desbois 27 décembre 2012 12:21

        il n’est pas devenu , ca fait un peu plus de 200 ans que l’égalité des droits est la norme morale !

        Les droits de l’homme ? vous avez entendu parlé ?


      • Spitoven Spitoven 27 décembre 2012 12:23

        Si je peux étayer ma pensée par un exemple : Considérez-vous qu’il est discriminatoire de fournir un fauteuil roulant et des allocations à un handicapé moteur ? ...Et pourtant il s’agit bien d’une distinction en rapport direct avec la personne.


      • bernard29 bernard29 27 décembre 2012 12:56

        je ne connaissais pas le texte exact de l’article du Code pénal « Article 225-1 », mais à sa lecture, il n’est guère contestable que notre société « humaine » est vraiment malade.
        Il faudrait faire une étude sur les effets de la juridiciarisation de notre société sur le moral du peuple. Il n’est pas étonnant que les français soient les plus pessismistes et les plus gros consommateurs d’antidépresseurs..


      • Spitoven Spitoven 27 décembre 2012 12:59

        ...A propos des droits de l’homme :

        Article premier

        Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune.

        Sans prendre en considération cette notion d’« utilité commune » qui pourrait elle aussi devenir un fourre-tout effroyable, je vous rappelle une dernière fois qu’il s’agit non pas de distinction de la société à l’égard de l’individu, mais de la multiplication des possibilités pour chaque individu de se distinguer lui-même. Ceci afin de ne pas contraindre tous ceux qui veulent vivre différemment à s’exclure de la société.


      • lulupipistrelle 27 décembre 2012 13:19

        Pas de panique, dans la vie privée la discrimination est la règle.


        Autrement dit, ne pas s’étonner si ceux qui en ont les moyens se replient sur leur vie privée... Evidemment , c’est encore une question de moyens... 

      • lulupipistrelle 27 décembre 2012 13:21

        Sans compter le libre-choix de dépenser comme on veut, où on veut, en boycottant qui on veut. 


      • Mmarvinbear Mmarvinbear 27 décembre 2012 13:54

        « Si je peux étayer ma pensée par un exemple : Considérez-vous qu’il est discriminatoire de fournir un fauteuil roulant et des allocations à un handicapé moteur ? ...Et pourtant il s’agit bien d’une distinction en rapport direct avec la personne. »


        Cet exemple, c’est n’importe quoi. On ne « fournit » pas un fauteuil. Soit il est prêté pour une courte période, soit l’handicapé ( ou sa famille ) l’achète !

        L’allocation non plus ne constitue pas une discrimination, car discriminer implique de PRIVER, pas de compenser.

      • lulupipistrelle 27 décembre 2012 14:49

        Malheureusement on ne fournit pas de fauteuil adapté (électriqiue, léger etc...) aux handicapés... les familles payent ou lancent des souscriptions... pour les enfants, ça marche. 

        C’est en Angleterre que tous les petits vieux sont appareillés des fautei)uils dernier cris, et gratuitement. 

      • Spitoven Spitoven 27 décembre 2012 17:33

        « On ne « fournit » pas un fauteuil. Soit il est prêté pour une courte période, soit l’handicapé ( ou sa famille ) l’achète ! »

        Et vous ne seriez pas favorable à ce que la société le lui fournisse ? Je n’aurais jamais imaginé que vous soyez du genre à penser que ce qui n’est pas encore fait n’est pas à faire...

        Quoi qu’il en soit, de la discrimination positive resterait de la discrimination. D’ailleurs, au final, la réservation du mariage aux couples hétérosexuels n’est-elle pas davantage de la discrimination positive à l’égard des hétérosexuels que de la discrimination négative à l’égard des homosexuels. Après tout, jusqu’à présent, seul le mariage hétérosexuel était autorisé, et non pas tous les mariages à l’exception du mariage homosexuel.

        Mais au final, cet exemple ne sert qu’à montrer qu’il faut prendre en compte les spécificités de chacun, sans l’y enfermer pour autant. L’égalité ne doit pas supprimer le droit à la différence, et pour cela, il faut multiplier les possibilités. Que croyez-vous donner aux couples homosexuels désireux de fonder une famille, en leur donnant pour seule possibilité celle de se soumettre au diktat de la famille hétérosexuelle traditionnelle ?


      • Mmarvinbear Mmarvinbear 28 décembre 2012 00:26

        Et vous ne seriez pas favorable à ce que la société le lui fournisse ? Je n’aurais jamais imaginé que vous soyez du genre à penser que ce qui n’est pas encore fait n’est pas à faire...  : En fait, non. Je n’y suis pas favorable car on a une tendance naturelle à prendre plus soin de ce que l’on a gagné ou acheté que ce que l’on nous a donné. Ce ne serait pas un service à rendre que de faire cela.


        Quoi qu’il en soit, de la discrimination positive resterait de la discrimination. D’ailleurs, au final, la réservation du mariage aux couples hétérosexuels n’est-elle pas davantage de la discrimination positive  : Quelle en serait la raison morale et valable ? Aux USA, la discrimination positive a permis à la population noire de faire ses preuves plus rapidement que si on avait laissé les choses se faire de façon naturelle après la ségrégation raciale. Mais maintenant, même les plus farouches sont d’avis de mettre fin à ces pratiques car elles n’ont plus de raison d’être.

        Je ne vois pas en quoi les couples hétéros auraient eu besoin d’une telle mesure au fil des siècles...


        Que croyez-vous donner aux couples homosexuels désireux de fonder une famille, en leur donnant pour seule possibilité celle de se soumettre au diktat de la famille hétérosexuelle traditionnelle ?  : la possibilité de la refuser...


      • Spitoven Spitoven 1er janvier 2013 20:55

        « La possibilité de refuser »... Donc du « c’est ça ou rien ». Très démocratique en effet... A ce compte-là, pourquoi ne pas avoir dit : « Mariez-vous avec une personne de sexe opposé, c’est ça ou rien ! » Vous voyez donc bien qu’on ne peut pas intellectuellement trouver cette alternative suffisante lorsqu’on veut le progrès social...

        Qui plus est, il est extrêmement dérangeant que tout le monde prenne réellement cette loi pour la panacée ! Quand on verra que le problème de l’égalité n’aura pas été résolu (puisque de cette manière, il ne le sera pas), dira-t-on que la loi était inadaptée, ou tout du moins insuffisante ? Non, on pointera du doigt « la société », « les réacs » et autres « conservateurs », qui soit-disant maintiendront une pression sociale homophobe quand ce sera tout simplement un problème de législation, invisible dans la théorie déconnectée de la réalité...

        En somme, le plus gênant n’est pas le fait d’opter pour une solution qui ne fonctionnera pas, mais celui de rester persuadé par la suite que la solution était la bonne et de chercher les raisons de son insuffisance ailleurs, et ainsi de ne jamais pouvoir corriger son erreur. Ce phénomène devient d’un tel systématisme ces dernières années qu’il y a vraiment de quoi prendre chaque loi avec des pincettes... Surtout une loi de gauche, quand on sait que la modifier par la suite est idéologiquement quasi-impossible car assimilable à une « réaction ».


      • Spitoven Spitoven 3 janvier 2013 23:50

        "Et vous ne seriez pas favorable à ce que la société le lui fournisse ? Je n’aurais jamais imaginé que vous soyez du genre à penser que ce qui n’est pas encore fait n’est pas à faire...  : En fait, non. Je n’y suis pas favorable car on a une tendance naturelle à prendre plus soin de ce que l’on a gagné ou acheté que ce que l’on nous a donné. Ce ne serait pas un service à rendre que de faire cela."


        Je pense que la responsabilisation ne passe pas que par l’argent. Le capitalisme a simplement œuvré pour détruire toutes les autres possibilité, ce qui nous pousse naturellement à croire qu’elles n’existent pas.


        "Quoi qu’il en soit, de la discrimination positive resterait de la discrimination. D’ailleurs, au final, la réservation du mariage aux couples hétérosexuels n’est-elle pas davantage de la discrimination positive  : Quelle en serait la raison morale et valable ? Aux USA, la discrimination positive a permis à la population noire de faire ses preuves plus rapidement que si on avait laissé les choses se faire de façon naturelle après la ségrégation raciale. Mais maintenant, même les plus farouches sont d’avis de mettre fin à ces pratiques car elles n’ont plus de raison d’être.

        Je ne vois pas en quoi les couples hétéros auraient eu besoin d’une telle mesure au fil des siècles..."


        Sans vouloir vous offenser, il me semble qu’il serait naïf de croire qu’une discrimination, même positive, se fonde toujours sur l’utilité commune... Et c’est bien pour cela qu’on l’appelle ainsi, et qu’il faut la combattre.


      • Spitoven Spitoven 10 septembre 2013 19:16

        Au fait, je tenais à revenir sur cet exemple. Vous vous trompiez. J’ai une amie handicapée qui m’assure que son fauteuil -motorisé qui plus est - lui a été fourni gratuitement par le servie public. C’est bien ce qui me semblait.

        Bien à vous.


      • soi même 27 décembre 2012 11:45

        Avec c’est argument,« Nous sommes dans une société où les normes ont été conçues sur mesure pour le point de référence de la société patriarcale : l’homme hétérosexuel (de préférence blanc et de genre masculin). Toutes les normes, les droits, les habitudes et les modes de vie se sont construits de la façon la plus adaptée à l’homme hétérosexuel » il ne faut pas s’étomer que vottre article soit voté nul.

        Vous ne pouvez pas soutenir votre thèse, si vous utilisez une caricature comme étant un argument sérieux.« (de préférence blanc et de genre masculin) » je pense que tous apprécierons votre exemple caricatural.


        • Spitoven Spitoven 27 décembre 2012 12:10

          Je n’ai pas mis cette précision en guise de caricature, mais par égards pour les adeptes du Gender.

          Si pour vous le Gender est ridicule, cela vous regarde, j’avoue que je le prends moi-même avec des pincettes, mais je tâche de respecter les opinions de tout le monde.


          • soi même 27 décembre 2012 13:51

            @ Spitoven, l’utilisation de cette réflexion tue en réalité la crédibilité de vos propos, car en aucun cas le couple hétérosexuelle qui soit dans un système matriarcale où patriarcale change, c’est juste dans le système matriacale qui peut avoir des variantes plus souples dans la relation de formé un couple par rapport à une structure patriarcale.

            L’autre fait en aucun moment c’est liée à notre civilisation Occidental indo-européene, c’est valeur se retrouve aussi bien dans des peuple dit primitif qui on été étudier par les Ethnologues.

            C’est à cela que je réagi et non pas sur le fond de l’article que je partage.


          • Spitoven Spitoven 27 décembre 2012 17:53

            J’essaie de toucher un public le plus large possible et de m’ouvrir à toutes les idées, je ne m’en cache pas.

            Ce n’est pas de la démagogie, simplement la crainte que les sensibilités de certaines personnes (exacerbées artificiellement et volontairement par les médias) ne puissent les empêcher d’ouvrir leur esprit si on les brusque trop dans leurs convictions personnelles.


          • soi même 27 décembre 2012 19:00

            Et bien c’est une erreur, tu dis ce que tu as dire, sans chercher à vouloir t’adresse à tous le monde, car à ce qui tu t’adresses, même si le texte peut leurs poser des difficultés, ils en seront stimulés pour le comprendre et non pas l’inverse avec des idées bâtardes parsemer comme des pépites.


          • Spitoven Spitoven 27 décembre 2012 19:06

            C’est votre avis, et je le respecte. Ce qui est fait est fait, restons-en là.


          • Aldous Aldous 28 décembre 2012 10:37

            je suis d’accord avec lui meme, ce passage brouille le discours et rend l’analyse confuse.


            J’ai cru au depart à une desambiguisation du terme homme (au sens humain et non masculin)

            D’autre langues sont plus claires (anthropos et different d’andros)

            Mais puisque vous y faites une references au gender alors c’est que vous faites votre l’idee selon laquelle etre un homme blanc heterosexuel constitue EN SOI une forme d’opression par nature envers les femmes, les gens de couleurs et les gays.

            C’est une position tout autant raciste, sexiste et discriminatoire du point de vue de l’orientation sexuelle que les prejugés contre les noirs, les femmes ou les homos.

            Etre blanc hétéro et masculin n’est pas un choix ne peut evidemment pas etre consideré comme une opinion. Et encore moins comme une tare.


          • L’Ankou 28 décembre 2012 13:24

            Spitoven, vous dites avoir des égards pour les "adeptes du Gender", et prendre néanmoins leurs études avec des pincettes.

            Je vous invite à vous y intéresser plus avant, sans vous laisser distraire par l’étrangeté de leurs porte-parole Femen et des LGBT. Cet intérêt peut vous amener à nuancer votre propos sur plusieurs points :

            L’évolution du genre est bien un phénomène sociétal de fond, qui remonte probablement aux premières suffragettes... et qui nous a fait déjà sortir depuis quelques temps des modèles patriarcaux.

            Au passage, ces modèles ne sont pas ceux de nos ancêtres. Avis aux défenseurs des traditions immémoriales : informez-vous un peu sur le statut de la femme dans les sociétés celtes que nous étions avant la colonisation romaine ! Les fêtes à la fécondité tenaient tellement de la partouze que toute tentative de lignage paternel était illusoire. Donc, le chef de famille c’était la mère, point. Le père, c’était l’accessoire pour faire les travaux de force et la guerre.

            C’est dans les rêves de certains que la société reste patriarcale, conçue pour le mâle hétérosexuel et, sous sa tutelle, les gosses, la femme, le patrimoine. C’est un modèle qui a probablement connu son apogée entre Louis XIV et Napoléon, et qui perd sans cesse sa pertinence depuis.

            Le modèle a éclaté principalement sous la pression des guerres, qui ont laissé de nombreuses mères sans ressources et sans mari. De ces périodes où elles furent plus héroïques dans la survie que leurs poilus de maris dans la mort au front, elles ont conquis un respect et une égalité de droits parfaitement légitime.

            Même dans une vision bornée aux quarante dernières années, l’égalité a progressé encore sans perdre de sa légitimité. Il faut dire aussi que la mécanisation a fini par limiter les travaux de force et les travaux dangereux (nous les délocalisons). Les raisons d’une différence de statut s’étiolent ainsi avec le progrès technique (chariots transporteurs, direction assistée, tout ça...).

            La libération sexuelle, que vous dites non égalitaire, a permis à la femme de revendiquer son plaisir, de s’approprier son corps et sa fécondité, et de choisir librement si elle veut ou non un enfant. On passe d’une maternité subie à une maternité choisie. L’essentiel de la révolution sexuelle est là. Le reste, le plaisir, les communautés, l’affranchissement des contraintes conjugales, n’en sont que les conséquences.

            C’est un bien, auquel s’opposent évidemment ceux qui peinent à faire jouir leur partenaire et qui ont de quoi s’inquiéter de ses découvertes extraconjugales, ainsi que les vieux cons nostalgique de cette survivance du servage où l’acte de mariage valait acte de propriété sur la femme. Je croyais leurs cadavres pourrissant dans les poubelles de l’histoire mais leurs zombies semblent avoir appris à poster sur Agoravox (je ne dis pas ça pour vous, Spitoven).

            Il faudrait dire un mot également de l’accroissement de l’espérance de vie et du poids croissant qu’elle a pesé sur la conception de la fidélité conjugale, de l’adultère, finalement dépénalisé, et du divorce, admis enfin par consentement mutuel depuis  1974.

            Vous semblez ne pas avoir conscience des changements induits aussi au bénéfice du mâle : toute la législation du travail, notamment, toutes les normes, tout ce qui éradique la dangerosité a été inspiré au législateur avec l’idée que les travailleurs à protéger étaient en partie des femmes. Or, ces normes nous profitent abondamment.

            Dans ce courant de modernité, les misogynes s’aveuglent sur combien les normes sociales ont évolué et se sont adaptées, bien avant qu’il ne faille que la loi en tire les conséquences en se réformant enfin.

            Là encore, ne confondons pas les causes et les effets : le mouvement de fond est que de plus en plus de gens se sentent humain avant d’être humain sexué. La plupart des situations rencontrées (et cela s’accentue avec les relations dématérialisées, y compris de travail) ne nécessitent pas un comportement sexué. Le sexe a finalement de moins en moins d’importance hormis dans les relations intimes et l’on finit justement par s’offusquer qu’en dehors de ce cadre, des gens vous traitent différemment selon le genre que vous arborez.

            Voilà pour le causes, lointaines, profondes, lourdes. Les gender studies en sont juste le témoignage. Ce n’est pas en les supprimant et en les censurant, ni même en les critiquant que l’on changerait le phénomène de société décrit.

            Ces études passionnantes ne visent par à nier toute différenciation sexuée, mais à dénoncer le détournement identitaire et communautariste qui prenait jadis le sexe pour alibi, dans des domaines où rien ne justifie plus les discriminations.

            Et au sein de ce courant, il est naturel que certaines minorités prennent conscience qu’elles peuvent surfer sur cette lame de fond sociétale pour obtenir une reconnaissance. Mais elles ne viennent qu’alimenter la diversité des représentations sexuées, qui, bien avant, se morcelaient en une multitude de modèles, du plus neutre, presque asexué, au plus sexué : ultra-viril d’un côté et hyper-féminin de l’autre. Il y a longtemps que la pluralité de modèle de genre est actée, sauf peut-être par des gens qui ne se socialisent que dans les églises traditionalistes ou sur les fora identitaires. Les homophobes jettent ces études sans les lire, au seul motif que c’est des tafioles et des gouines qui les soumettent à leur attention.

            Faute d’avoir cet éclairage dynamique et historique, on reste dans les ténèbres et l’obscurité : on trace un trait entre « neutre » et « hypersexué », ou pire, entre hétérosexualité et homosexualité… et l’on se demande où l’égalité nous fait placer le curseur. Vision restrictive et obtuse. Posez le problème non pas en terme d’égalité mais en terme de libertés (voir ma participation ci-avant) et il n’y a plus de problème : on laisse aux gens la liberté de mettre leur curseur personnel où ils veulent. Le droit ne reconnait plus de curseur. Et la norme, c’est toute la ligne. Ça ne correspond pas à quelqu’un en particulier, mais ça correspond au plus grand nombre, pour ne pas dire à « tous ».

            La réforme n’obéit pas à une idéologie mais à l’évolution progressive d’un état de conscience collective, qui résulte elle-même d’évolutions sociétales totalement objectives et indépendantes du pouvoir politique. La loi ne fit que valider une évolution déjà accomplie, et n’annonce donc aucun cataclysme qui n’ait déjà eu lieu.

             Bien à vous,
            L’Ankoù


          • Spitoven Spitoven 3 janvier 2013 22:32

            Totalement d’accord avec le début. Vient ensuite :

            "Même dans une vision bornée aux quarante dernières années, l’égalité a progressé encore sans perdre de sa légitimité. Il faut dire aussi que la mécanisation a fini par limiter les travaux de force et les travaux dangereux (nous les délocalisons). Les raisons d’une différence de statut s’étiolent ainsi avec le progrès technique (chariots transporteurs, direction assistée, tout ça...).

            La libération sexuelle, que vous dites non égalitaire, a permis à la femme de revendiquer son plaisir, de s’approprier son corps et sa fécondité, et de choisir librement si elle veut ou non un enfant. On passe d’une maternité subie à une maternité choisie. L’essentiel de la révolution sexuelle est là. Le reste, le plaisir, les communautés, l’affranchissement des contraintes conjugales, n’en sont que les conséquences.

            C’est un bien, auquel s’opposent évidemment ceux qui peinent à faire jouir leur partenaire et qui ont de quoi s’inquiéter de ses découvertes extraconjugales, ainsi que les vieux cons nostalgique de cette survivance du servage où l’acte de mariage valait acte de propriété sur la femme. Je croyais leurs cadavres pourrissant dans les poubelles de l’histoire mais leurs zombies semblent avoir appris à poster sur Agoravox (je ne dis pas ça pour vous, Spitoven).

            Il faudrait dire un mot également de l’accroissement de l’espérance de vie et du poids croissant qu’elle a pesé sur la conception de la fidélité conjugale, de l’adultère, finalement dépénalisé, et du divorce, admis enfin par consentement mutuel depuis  1974.

            Vous semblez ne pas avoir conscience des changements induits aussi au bénéfice du mâle : toute la législation du travail, notamment, toutes les normes, tout ce qui éradique la dangerosité a été inspiré au législateur avec l’idée que les travailleurs à protéger étaient en partie des femmes. Or, ces normes nous profitent abondamment.

            Dans ce courant de modernité, les misogynes s’aveuglent sur combien les normes sociales ont évolué et se sont adaptées, bien avant qu’il ne faille que la loi en tire les conséquences en se réformant enfin."

            Cela, ce ne sont que les effets positifs. Qui, normalement, auraient dû être les seuls. C’est sans compter sur la récupération du phénomène par la ploutocratie, ce qui a fait l’objet de la fin de l’article. Le libéralisme comportemental dans la société, qui est en soi un progrès indéniable, a été dévoyé principalement de deux manières :

             - Reprise de l’argumentation pour justifier l’extension continue du libéralisme en matière d’économie, ce qui a donné naissance à l’ultra-capitalisme, selon la doctrine : chacun a le droit de faire tout ce qu’il veut s’il ne nuit pas directement à autrui - ce qui, en matière d’économie moderne, est particulièrement pernicieux puisque les nuisances sont généralement indirectes et vastes, surtout avec le système spéculatif, et a donné lieu à d’innombrables excès dont les pires sont encore à venir.

             - Encouragement exclusif et systématique auprès des citoyens des pratiques augmentant la consommation (hyperactivité sexuelle, hédonisme, impulsivité, individualité forte, irresponsabilité sociale), en les poussant jusqu’à l’excès inverse du point de départ (ascèse, restrictions et soumission autoritaires) pour créer des individus tout aussi abîmés que les précédents, voire même plus encore à cause du choc de la nouvelle idéologie avec les anciennes (en opposition radicale), ainsi que de la perversion de la notion de liberté (puisque ce mouvement promeut de façon excessive un seul type de comportement et dévalorise les choix de vie différents, neutralisant ainsi la liberté mentale de l’individu sous l’effet de la pression sociale - comme c’était le cas auparavant -, tout en présentant le type de comportement encouragé comme la définition même de l’exercice de la liberté individuelle, qui reviendrait donc à céder à tous ses désirs et pulsions plutôt que d’effecteur un choix raisonné).

            Non seulement aucun de ces deux points n’est généralement admis par les initiateurs et les héritiers des changements sociaux que vous avez soulignés, mais en plus le second est souvent lui-même considéré en tant que progrès social... Bien entendu, il ne s’agit pas de les rendre coupables d’avoir initié de ces dérives, puisqu’elles sont du fait de l’action ploutocratique, mais il faudrait au moins qu’ils cessent de les ignorer - ou pire, de s’en féliciter -, et qu’ils contribuent à redresser la barre.


          • Spitoven Spitoven 3 janvier 2013 23:35

            Pour la suite, en ce qui concerne le Gender à proprement dit :

            "Là encore, ne confondons pas les causes et les effets : le mouvement de fond est que de plus en plus de gens se sentent humain avant d’être humain sexué. La plupart des situations rencontrées (et cela s’accentue avec les relations dématérialisées, y compris de travail) ne nécessitent pas un comportement sexué. Le sexe a finalement de moins en moins d’importance hormis dans les relations intimes et l’on finit justement par s’offusquer qu’en dehors de ce cadre, des gens vous traitent différemment selon le genre que vous arborez.

            Voilà pour le causes, lointaines, profondes, lourdes. Les gender studies en sont juste le témoignage. Ce n’est pas en les supprimant et en les censurant, ni même en les critiquant que l’on changerait le phénomène de société décrit.

            Ces études passionnantes ne visent par à nier toute différenciation sexuée, mais à dénoncer le détournement identitaire et communautariste qui prenait jadis le sexe pour alibi, dans des domaines où rien ne justifie plus les discriminations."

            Je suis totalement d’accord avec ces principes. Mais ils ne sont en rien l’apanage du Gender, et, personnellement, je ne m’étais rien figuré d’autre que tout cela avant d’avoir jamais entendu parler de cette thèse. La spécificité du Gender, et son acception populaire, réside avant tout dans on aspect scientifique, l’aspect sociologique n’en étant qu’une conséquence et relevant également d’autres mouvements de pensée.

            Scientifiquement, qu’avons-nous donc ?

             - Ce que l’état actuel de la science nous dit, en synthèse :
            Les différences biologiques et psychologiques entre hommes et femmes ne permettent pas de les cantonner à un rôle social prédéfini. [Pour autant, ces différences restent importantes.]
            Si le cerveau est majoritairement vierge à la naissance de l’individu, [certaines différences physiologiques y sont déjà visibles en fonction du sexe]. De plus, à partir de l’adolescence, les hormones « sexuées » et les différences physiologico-morphologiques entre les deux sexes, bien que n’ayant qu’un impact biologique direct extrêmement faible sur le développement cérébral, [ont d’un point de vue psychologique une influence directe non négligeable sur l’individu tout au long de sa vie - car comme le soulignent les philosophes et épistémologues Merleau-Ponty et Michel Henry, « Je n’ai pas un corps, je suis mon corps ».]
            [Dans ces marges, on remarque que différents facteurs scientifiquement établis orientent globalement les individus vers une identité psychologique conforme à leur sexe biologique de façon plus ou moins marquée, même si ces facteurs ne sont pas absolus et que] l’on trouve aussi de façon naturelle des personnes dont l’identité psychologique s’oppose à leur sexe biologique de façon plus ou moins marquée également, mais pas réellement de personnes ayant une identité psychologique asexuée.
            Pour ce qui est de la question de l’orientation sexuelle, la science ne sait pas encore grand-chose aux dernières nouvelles, [quoi que l’on pourrait supposer - avec d’infinies précautions - qu’elle se rattacherait au même système de causalité relative, mais que les facteurs décisifs ne se situeraient pas aux mêmes endroits.]

             - Ce que les scientifiques acquis à la cause LGBT nous disent :
            La même chose, mais en passant sous silence les informations placées ci-dessus entre crochets. En clair, c’est la négation antiscientifique de toute influence biologique dans la construction psychologique de l’identité de l’individu, ce qui permet à divers sociologues, en se basant sur ces conclusions erronées, d’imaginer que les différences psychologiques liées au sexe de l’individu auraient des origines exclusivement sociales - même s’il est indéniable que la société joue indéniablement un rôle important, dès le plus jeune âge. Et c’est cette version qui est généralement présentée sous le terme de « Gender ». Remarquons toutefois que même parmi ces personnalités, extrêmement rares sont celles à affirmer que la société ne doit pas maintenir un minimum de différence normative entre les sexes pour le bien individuel et collectif, la plupart maintiennent même le contraire.

             - Ce que les militants de l’ultragauche nous disent, en synthèse :
            Il n’y a aucune différence psychologique d’origine biologique entre homme et femme ; l’orientation sexuelle est plus importante que le sexe biologique ; le « genre », c’est-à-dire le sexe psychologique des personnes, est ce qui définit l’état d’homme ou de femme, et non le sexe biologique.
            C’est ainsi que l’on voit apparaître dans les manuels scolaires de SVT des assertions totalement politisées telles que : "Ce n’est pas parce qu’un individu est de sexe masculin ou féminin qu’il est pour autant un homme ou une femme."...Le summum du contresens scientifique.
            Le jour où la science considèrera que la psychologie est première sur la biologie, la Terre sera certainement à nouveau plate.

            Voilà pourquoi je me méfie de ce que l’on appelle le « Gender », qui peut passer, selon l’interlocuteur, de données scientifiques réelles et d’idées sociologiques fondées à une monstrueuse idéologie conquérante basée sur l’escamotage, la déformation et les déductions absconses.

            En ce qui concerne « les causes et les revendications des minorités », à vrai dire, je ne suis pas encore très informé et n’ai aucun avis là-dessus pour le moment (chaque chose en son temps). Ce sont des questions qui n’ont aucune influence sur la vérité scientifique, bien qu’elles semblent en avoir sur ce qui en est retourné au grand public.


          • jymb 27 décembre 2012 12:54

            Interdire aux hommes la grossesse est une des pires discriminations, ce droit est indissociable du mariage pour tous !
            J’exige que la grossesse soit désormais interdite en France tant que la loi n’aura pas changé !


            • King Al Batar King Al Batar 27 décembre 2012 13:20

              Bonjour à l’auteur, et merci pour cet article.
              Effectivement, j’ai a peu près le meme ressenti que vous... Plutot que de faire en sorte que tout le monde se ressemble, il serait preferable que tout le monde puisse vivre sa ou ses différence sans en être pénalisé.
              En fait, on a determiné, à juste titre que l’être le plus avantagé dans notre passé était l’homme de sexe masculin, et hétéro. Alors finalement toutes les communautées se sont dit plutot que d’être nous meme et assumer, et d’avoir les memes avantages, singeons tous l’homme hétéro..
              C’est vrai que c’est génant.
              Bientot tous les êtres finiront par être assexués.

              Moi ce qui me fait flipper, c’est quand j’entends parler de procréation médicalement assisté.
              En fait, si on regarde bien depuis 35 ans :
              - les femmes peuvent travailler et peuvent être totalement autonome (ce qui me parait être tout a fait normal)
              - Bientot, elles pourront se marrier entre elle
              - Bientot, elles pourrons adopter
              - Bientot, elles pourrons avoit des enfants sans qu’un homme n’intervienne dans le processus de reproduction...

              La question qu’il sera légitime de se poser alors sera... Mais à quoi bon servent les hommes ????

              Moi ca me fait froid dans le dos.
              Les transformations que subissent nos sociétés ne sont pas minime comme on aurait tendance à le faire croire, et ne concerne pas 1% de la population. J’entends dire « On n’a pas d’autre problème plus urgent à regler que de s’occuper du mariage homo ». Moi j’ai plutot l’impression que parce qu’il y a de bien plus grave problème à regler, on nous fait passer le mariage, l’adoption et bientot la PMA en douce... Par derrière et vaseliné... en douceur comme la calvicie !

              Il srait bon que de sérieux historien, scientifique et sociologue nous pondent un rapport sérieux, sur les possibles conséquences que ces loies sociétales pourraient avoir sur nos vies, et celle de nos enfants. Plutot que de nous dire, c’est le progrès donc c’est bien.
              Tout progrès n’est pas bon à prendre, l’eugénisme en est un bon exemple.
              Merci


              • Mmarvinbear Mmarvinbear 27 décembre 2012 13:57

                « La question qu’il sera légitime de se poser alors sera... Mais à quoi bon servent les hommes ???? »


                Lisez « Y, le dernier homme » pour en savoir plus.

                Soit dit en passant, le jour ou les Hommes maitriseront l’utérus artificiel, les femmes auront 24 heures à vivre et on risque de passer à une économie basée sur la production de chips, de bières et de championnats de foot...

              • Furax Furax 27 décembre 2012 14:02

                KIng,
                « Moi ça me fait froid dans le dos »
                http://fn28.files.wordpress.com/2012/09/mariage-homo2.jpg
                 smiley


              • King Al Batar King Al Batar 27 décembre 2012 14:19

                A mmarvin,
                Bonjour
                Je ne pense pas du tout ce que vous dites.
                Socialement, la femme n’a pas beaucoup existé pendant 2000 ans et pourtant elles sont toujours la.
                Le jour ou on aura médicalisé le controle des naissances, et rapporter le sexe uniquement au plaisir, ben on sera bien emmerdé. Ce n’est pas le mode de vie que je veux pour mes enfants, et les recettes passées, ne sont pas forcément les pires.
                Mais bon c’est peut etre ce que vous voulez, limiter le sexe au plaisir, et controler les reproductions de manière étatique... Finalement, ceux qu’on penses comme de grans libéraux, et progressistes sont ceux qui nous font le plus regresser.
                N’existe t il pas un juste milieu entre tradition et progrès. Ne peut on pas essayer de reflechir ensemble sur le vivre ensemble, plutot que de se regrouper entre communauté pour se regarder le nombryl (ou le trou du cul) ?
                Peut être avons nous beaucoup à apprendre des Japonais, qui me paraissent être la société qui a su le mieux mélanger tradition et modernisme... Et encore tout n’est pas bon.

                Moi les pures progressistes, ils me font vraiment flipper.

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