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Accueil du site > Actualités > Société > Le mariage pour tous, parce qu’un débat ça s’argumente

Le mariage pour tous, parce qu’un débat ça s’argumente

Les médias parlent beaucoup de cela en ce moment, le mariage entre homosexuels pour ou contre ?
Et la plupart du temps les arguments se perdent aux milieux de sondages quotidiens donnés pour chaque tranche de population, de l'énumération des personnes pour ou contre, du nombre de personne dans chaque manifestation...
On ne cherche plus à confronter des idées, on fait le récit d'une guerre de tranchées.

Pourtant ce sujet là ne paraît pas si complexe qu'il faille se réfugier derrière des arguments d'autorités et non simplement se forger sa propre opinion.

Alors quels sont les arguments et contre arguments ?

L'argument pour me paraît simple : nous vivons dans un pays revendiquant la liberté et l'égalité. Si l'on admet cet égalité entre une personne homo et une personne hétéro, la revendication d'une personne homo de pouvoir se marier avec la personne qu'il aime tout comme le peut la personne hétéro semble naturel.

Et les arguments contre alors ?

Le principal argument qui me semble avancé est l'intérêt de l'enfant. Le mariage entre homosexuels va étendre le droit à l'adoption à des couples homosexuels. Jusqu'ici ils pouvaient adopter en tant que personne seul mais pas en tant que couple.
Selon un a priori partagé par beaucoup, cela nuirait au développement de l'enfant. Je dis a priori car c'est le terme qui me paraît adéquat pour un jugement qui ne repose que sur des suppositions. Cela ne signifie pas nécessairement qu'il est faut, mais l'on peut également avoir un a priori contraire et dire par exemple qu'un enfant sera plus heureux dans élevés par un couple lesbien et donc que dans son intérêt il faut faire évoluer la loi et autoriser l'adoption en priorité aux couples lesbiens et seulement après au couple hétéro. Si l'on veut pas juste se baser sur un apriori il faut des faits. Et si l'on regarde les études scientifiques qui existent pour le moment, elles estiment globalement qu'il n'y a pas de différence pour l'enfant qu'il soit élevé dans un couple hétéro ou homo.
Dans tous les cas refuser l'adoption à un coparent qui élève déjà l'enfant, ce qui offrirait justement une meilleure protection à l'enfant, ne me semble pas se justifier.
Et même s'il était montré qu'il est moins bon pour l'enfant d'être adopté par un couple homosexuel, cela ne justifierait pas l'interdiction du mariage entre homos. Cela justifierait simplement la prise en compte de ce critère comme un des critères étudiés dans le cadre des demandes d'adoption. Tout comme le sont déjà les revenus du foyer, la réputation, la santé et l'équilibre psychologique.

Et la procréation médicalement assistée alors  ? Commençons par revenir sur la réglementation actuelle. De ce que j'ai compris le couple doit être hétérosexuel, en âge de procréer, pas forcément mariés et justifier de 2 ans de vie commune. Donc déjà c'est une question différente de celle du mariage homo et elle en rejoint d'autres sur la PMA. Je ne vais pas creuser trop le sujet, je note juste un point : il me semble pas qu'il y ait d'enquête sur le couple comme pour une adoption, or certains couples hétéro précis sont sans doute moins favorable au développement de l'enfant que ne le peut être une personne seule précise ou un couple homo précis.

Donc que reste t-il ?

Il reste un mixte l'argument culturel, traditionnel. Essayons donc de faire un peu le tri la dedans.
L'argument pur du "cela a toujours été comme ça" est facile à écarter. C'est pas parce que cela a toujours été comme cela que c'est bien, on ne progresse pas en restant immobile. Il y a toujours eu des hommes qui exploitent d'autres hommes, il y a toujours eu des guerres. Il est encore des pays où cet argument peut servir à refuser le droit de vote aux femmes.
Cela étant je pense que le fait qu'une grande partie de la population ne veut pas que la société qu'elle connaît ne change, que ses traditions et sa culture soient conservées est un vrai argument qu'il ne faut pas balayer d'un revers de main.

Jusqu'où peut-il tenir face une revendication basée sur le principe fondateur de l'égalité ? je vous laisse juge.


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55 réactions à cet article    


  • Le chien qui danse 17 janvier 2013 12:59

    Qui n’avance pas recule...


  • Le chien qui danse 17 janvier 2013 16:37

    Je vois je vois,vous, vous voyez les choses par leur coté le plus pervers, hum hum...

    Ca doit être la sagesse suisse...

    Qui n’avance pas recule à déjà été mainte fois prouvée, mais qui « reste immobile avance quand même », je veux bien un développement.
    Vu que vous êtes en permanence dans l’affirmation ça ne devrait pas trop vous poser de problèmes.


  • Macaque 17 janvier 2013 19:08

    Vous avez raison, une évolution n’est pas forcément un progrès Mais visiblement vu vos commentaires je n’ai pas été assez clair. Mon argument n’était pas de dire qu’un changement est forcément pour le mieux, juste de dire que la situation actuelle ou le fait que cela a toujours été comme cela veut dire que c’est bien. Pour savoir si c’est mieux ou non il faut peser les arguments pour et les arguments contre. Les arguments pour me semble être que notre société sera plus égalitaire, les arguments contre que cela va heurter la sensibilité et les convictions de beaucoup. Notre culture commune est ce qui nous rassemble, ce qui fait que nous pouvons former un peuple. Donc l’argument contre a son importance je ne le nie pas. Maintenant notre culture est aussi basée sur une valeur fondamentale qui est l’égalité.


  • Macaque 18 janvier 2013 09:08

    Pour moi permettre le maximum d’égalité est un des objectifs que doit avoir la loi.
    Former un couple homo ou hétéro et élever des enfants à une utilité sociale.
    La loi doit chercher à ne pas créer d’inégalité sans raisons et elles doivent être solides.
    Refuser le droit de travail au femme parce que cela peut mettre en péril le modèle familiale a par exemple été jugé comme une raison insufisante.


  • Macaque 18 janvier 2013 12:19

    Encore une fois je pense que vous m’avez mal compris.
    Il me semble bien que mon article dit que le seul argument que j’ai jusqu’alors vu de valable pour refuser le mariage homosexuel est que cela heurte la culture d’une partie de la population.
    Peut être que cette population n’est pas encore prête à accepter cela, mais la culture d’une population évolue constamment et j’espère qu’un jour elle sera prête.
    Le vrai débat au fond ne porte pas sur le bien être des enfants, sur la capacité des homosexuels à élever des enfant ni sur la légitimé de leur revendication. Le débat est juste de savoir si la volonté de conserver la vision traditionnelle du mariage d’une grande partie de la population est suffisante pour justifier de ne pas accorder une égalité des couples devant le mariage.


  • Macaque 18 janvier 2013 23:27

    Il ne me semble pas essayer de rejeter d’arguments sans essayer de les comprendre et avant d’en avoir fait la critique.
    Je ne suis pas contre que vous présentiez des arguments nouveaux ou d’approfondir pour me permettre de saisir ce qui m’aurait échappé dans les autres arguments.
    Après certes si vous voyez « qui aurait conduit son promoteur à l’asile, il y a trente ans, je le rappelle » comme un argument intéressant alors oui nous n’avons pas le même point de vue et le débat risque de rester creux.


  • petrol 17 janvier 2013 13:28

    Évoluons !
    - les armes ont évolué, elles sont de plus en plus meurtrières
    - l’exploitation de l’énergie a évolué, elle est de plus en plus nucléaire, Tchernobyl et Fukushima vous saluent bien
    - la peine de mort a évolué, on ne peut peut plus condamner à mort un adulte criminel mais avorter un enfant innocent on peut

    Il y a plein d’autres exemples

     « C’est pas parce que cela a toujours été comme cela que c’est bien, on ne progresse pas en restant immobile. » n’est pas un argument valable.


    • petrol 17 janvier 2013 13:35

      oui évoluons, certain ont même essayé de faire évoluer, dont Bernard Kouchner et Jack Lang

      http://fr.wikipedia.org/wiki/P%C3%A9titions_fran%C3%A7aises_contre_la_majorit%C3%A9_sexuelle


      • petrol 18 janvier 2013 08:37

        « moinsser » wikipédia ..... mauvaise foi ?


      • RBEYEUR 17 janvier 2013 15:27

        Argumenter le débat c’est commencer par le commencement, à savoir la pérennité du genre humain !

        L’anthropologie nous dit qu’elle n’est concevable que par le concours de deux facteurs mutuellement indissociables : un facteur progéniteur et un facteur gestataire, c’est-à-dire, l’association incontournable d’un homme et d’une femme.

        Sans ce binôme pas de pérennité du genre humain !

        Mais il supporte des exceptions comme, par exemple, celle de l’escargot qui réunit en un seul individu les facteurs progéniteurs et gestataires.

        Nous pouvons les envier par le fait que leur société civile est ainsi placée hors du présent débat…

        Mais nous pouvons aussi les plaindre dès lors que leurs socialistes se voient ainsi privés des moyens de se faire une splendide banderole transcendantale pour masquer leurs profondes indigences.

        S’agissant de notre condition humaine nous avons, heureusement, la poésie et les poètes pour survoler tout ça…

        Georges Brassens dit que l’amour existe sans convention, sans contrat, sans loi, sans aucune connivence et  sans aucune nécessité de graver  nos noms au bas d’un parchemin  ni, cela va de soi, de graver nos sodomies dans le code civil


        • Macaque 17 janvier 2013 19:16

          Bonjour,
          En quoi la pérennité du genre humain est-elle remise en cause dans le débat présent ?
          Vos arguments seraient peut être valables s’il était ici question de créer un embryon à partir de deux ovules ou de deux spermatozoïdes.
          Chacun peut être libre de choisir de la façon de s’aimer, de choisir de le faire sans conventions ni contrats ou de vouloir faire reconnaître cet amour par le mariage.
          Il ne me semble pas que Georges Brassens dise que l’on doit décider pour les autres de la façon dont ils doivent s’aimer. Quand bien même quelqu’un le dirait, ça ne voudrait pas dire qu’il a raison.


        • Macaque 17 janvier 2013 19:26

          Il ne me semble pas avoir parler de zoophilie, d’inceste ou de polygamie.
          A vrai dire dans le cas de la polygamie, si une forte partie de la population désirait que l’on reconnaisse ce type d’union je ne serais pas contre, du moment que toutes les parties prenantes de cette union soient pleinement consentantes et que ce ne soit pas par pression sociale ou autres.
          Pour le cas de la zoophilie il sera difficile d’évaluer le consentement de l’animal et cet animal aura du mal à assumer les responsabilités de l’engagement ^^.
          Supprimer le mariage civil et le remplacer par une union libre accessible à tous pourquoi pas, mais je pense qu’il y aura des manifestations contre la suppression du mariage.


        • bel95 17 janvier 2013 15:32

          Texte Idiot, mais surtout hypocrite !!!

          le débat est sur la réfécence sociétal : Gender vs couple normal au sens ethymologique.


          • ffi ffi 17 janvier 2013 19:19

            Article idiot.
            Il part d’une conception raciste de l’homosexualité.
            Puis il déroule le concept d’égalité entre les races... (homo vs hétéro).

            Or l’homosexualité est une pratique, elle n’est pas une race...

            Avec ce genre d’argument, on peut légaliser tout et n’importe quoi.
             
            Par exemple, le voleur est celui qui pratique le vol.
            Or, la loi condamne le voleur...
            Il y a donc une inégalité de fait entre le voleur et l’honnête homme.
            C’est injuste, légalisons le vol pour ne plus discriminer les voleurs !

            Voilà le coté aberrant de considérer une pratique comme une race...

            Donc il faut comprendre que la législation actuelle du mariage n’a rien à voir une discrimination.
             
            La législation distingue parmi les pratiques sexuelles, sur le critère de la fécondité, celle en mesure de fonder une famille. C’est évidemment la pratique hétérosexuelle.
             
            Distinguer parmi des pratiques, ce n’est pas discriminer parmi des races.
            Donc le rhétorique de l’égalité des races ne s’appliquent pas aux pratiques sexuelles qui ne sont pas des races, mais des actes volontaires.


            • Macaque 17 janvier 2013 19:34

              Donc selon vous l’homosexualité est un acte volontaire ?
              Imaginons que vous aimiez les fraises mais que manger des framboises vous fassent vomir, il serait logique que la vente de fraise soit interdite et non celle des framboises sans autre argument que cela ?
              Je ne suis pas contre discriminer les pratiques si c’est justifié, mais je suis contre les discriminer sans raison valable.


            • ffi ffi 17 janvier 2013 19:45

              La raison valable est à l’égard de la procréation, où il est vrai et factuel, comme indiqué par les lois de la biologie, qu’une pratique homosexuelle n’est pas féconde, tandis qu’une pratique homosexuelle l’est.
               
              Par conséquent, il est logique de fonder l’institution sur la pratique sexuelle féconde.


            • Dwaabala Dwaabala 17 janvier 2013 20:00

              Mis à part le lapsus, c’est du simple bon sens : le mariage a été établi quelle que soit sa forme et la société, non pour donner un cadre à la sexualité qui s’en passerait sans problème ( sauf l’homosexualité marginale et activiste contemporaine), mais à la fécondité.


            • Macaque 17 janvier 2013 20:03

              Il faut donc refuser l’autorisation de se marier aux couples qui ne sont pas fertiles ?
              Et leur refuser également l’autorisation d’adopter ?


            • ffi ffi 18 janvier 2013 00:23

              La encore vous faîtes un sophisme, qui montre bien que les erreurs de raisonnement sont du coté des pro-mariages homo (car le but réel est d’imposer un marché de la reproduction artificielle - Procréation techniquement assistée ; Gestation pour autrui ; utérus artificiels ; clonage, etc : c’est le courant transhumaniste)
               
              Il y a deux modalités logiques la nécessité et la contingence (ou essence / accident)

              Une pratique homosexuelle est nécessairement non féconde : tout rapport homosexuel n’engendre pas.
              Une pratique hétérosexuel est contingentement non féconde : quelques rapports homosexuels n’engendre pas.

              La normes ne peut s’aligner que sur les universaux.
              Ce qui est contingent (comme l’infertilité de quelques couples hétérosexuels) ne peut être traité qu’au cas par cas.
              En revanche, c’est universel qu’un rapport homosexuel n’engendre pas.

              L’officier d’état civil qui marie les époux, quand il officie, ne peut pas savoir si le couple hétérosexuel qu’il marie est infertile, il n’est pas médecin, il n’a pas le matériel pour tester ceci. Il se dit seulement : c’est possible.

              En revanche, s’il voit arriver deux personnes du même sexe, il est certain qu’un tel couple ne peut pas procréer. Il se dit : c’est impossible...


            • Macaque 18 janvier 2013 08:56

              Je suis désolé mais vos arguments ne me convainquent pas du tout.
              D’abord vous données des intentions aux autres sous prétexte de défendre votre point de vue.
              Interdisons
              Vous dites que selon vous le mariage est basée sur la fertilité mais uniquement si elle est visible. Dans ce cas là il est étrange que l’adoption soit couplée au principe du mariage non ?
              Le mariage n’est il pas un contrat permettant de former un foyer plus solide pour élever un enfant ?
              Dans tous les cas ça me semble être exactement ce que je dis dans l’article, vous refusez le mariage homosexuel parce que cela est contraire à votre culture et non parce que vous démontrer que cela soit nuisible à la société.
              Vous interdisez les fraises non parce que leur consommation est dangereuse mais parce que l’on a toujours interdit les fraises et parce qu’une partie de la population pense qu’elles sont dangereuse mais ne montre pas en quoi elles le sont.


            • Macaque 18 janvier 2013 09:00

              Ce n’est pas parce que deux choses sont différentes qu’il est logique de faire une discrimination entre elles.
              Ce n’est pas parce que j’ai les yeux marrons et que d’autres ont les yeux bleus que l’on doit subir un traitement différent.
              Ce n’est pas parce qu’un couple est infécond qu’il n’est pas capable de former un foyer et élever des enfants.


            • ffi ffi 19 janvier 2013 01:10

              C’est parce qu’un couple est infécond qu’il est incapable d’avoir des enfants.
              Ne me faite pas dire ce que je n’ai pas dis...

              Rien n’interdit à quelqu’un qui pratique l’homosexualité de travailler dans l’éducation, et donc d’apporter des choses à des enfants.
               
              De plus, puisqu’un célibataire peut adopter, je ne vois pas le lien entre le mariage et l’adoption.
               
              Si le problème est juste qu’un concubin du parent ait quelque pouvoir de décision, une délégation d’autorité parentale suffit, il me semble. Encore faut-il considérer que ce pouvoir de décision ne se substitue pas au parent vrai. Je ne vois pas pourquoi il faudrait trafiquer les filiations.
               
              Votre analogie fraise/framboise n’est pas correcte : il faudrait un produit à l’union des deux (enfant = mélange fraise / framboise).

              Si vous ne mélangez que des fraises, vous n’obtiendrez un mélange fraises / framboises.
              Si vous ne mélangez que des framboise, vous n’obtiendrez un mélange fraises / framboises
              Il faut mélanger des fraises et des framboises pour obtenir un mélange fraises / framboises...

              Il me semble donc normal de distinguer, parmi les pratiques sexuelles, celles qui sont aptes à engendrer la vie avant de procéder au mariage, puisque le mariage a pour but la procréation.

              Cela n’a rien à voir avec une discrimination des personnes, puisque chacun est libre d’agir comme il le veut. L’État distingue parmi les pratiques sexuelles celles qui sont fécondes et celles qui ne le sont pas, en vue de fonder la famille.
               
              De même, l’État distinguent d’autres pratiques individuelles, par exemple en vue de fonder l’équité des rapports. Il distingue, le vol, l’escroquerie, le meurtre, le viol,..etc parmi les comportements inéquitables.

              Avec votre raisonnement, il faudrait dire que les voleurs, les escrocs, les meurtriers, les violeurs,..etc sont discriminés par l’État...
              Cela montre bien que ce type de raisonnement est aberrant, non ?


            • Macaque 20 janvier 2013 12:07

              Je n’essayais pas d’extrapoler, j’exprimais mon avis.
              Pour vous le mariage civil semble lié à la notion de fécondité, pour moi et il me semble que les textes vont plus tôt dans le sens de dire c’est la reconnaissance de l’engagement entre deux personnes pour fonder un foyer :

              Le mariage est un acte public, juridique et solennel par lequel un homme et une femme s’engagent l’un envers l’autre dans la durée, devant et envers la société, pour fonder ensemble un foyer. En se mariant, les époux font ensemble une double démarche.

              Ils acceptent et reconnaissent l’institution du mariage et la loi commune qui la régit, mais en retour, ils demandent à la société de reconnaître l’existence et la valeur de leur engagement mutuel et de leur assurer la protection de la loi. Le mariage civil, qui n’est pas une simple formalité administrative, ne commence et ne s’achève pas le jour de la cérémonie.

              Source : http://www.justice.gouv.fr/justice-civile-11861/mariage-civil-12133/

              Comme j’essayais de l’expliquer dans un autre commentaire, il est normal que la loi fasse de la discrimination envers des comportements quand ceux-ci sont néfastes à la société. Si vous montrez que le mariage entre homosexuel est néfaste pour la société, alors d’accord il est normal que la loi fasse des discriminations.
              Mais si vous ne pouvez montrer alors non, au non de l’égalité la loi devrait être changée.


            • ffi ffi 21 janvier 2013 01:17

              Fonder un foyer, c’est fonder une famille. Voir ici II.A.3)
              Or, on peut remarquer que la pratique homosexuelle n’étant jamais féconde, elle est dans l’incapacité de fonder une famille. Ce n’est donc pas une question de bien ou mal, c’est une question d’impossibilité biologique.


            • Macaque 25 janvier 2013 22:20

              Il existe pourtant déjà de nombreuses familles homoparentales. Tout comme il existe des familles recomposée.
              La famille ce n’est plus uniquement un couple formé un papa qui travaille et une maman au foyer qui resteront ensemble toute leur vie.
              Donc oui un couple homosexuel peut former une famille.
              Et ce n’est pas la une question d’avis personnelle ou de la façon dont on voudrait que la famille soit mais simplement une question de reconnaître ce que la famille d’aujourd’hui est.


            • Macaque 17 janvier 2013 20:06

              Accorder le mariage entre homosexuel ne permettrait il pas à la société de reconnaître que leur foyer est apte à élever un enfant et à lui fournir l’amour qu’il lui est nécessaire pour s’épanouir ?
              Ne permettrait-il pas de mieux protéger l’enfant qui est déjà élever par un couple homosexuel ?


              • Rémi Manso Manso 17 janvier 2013 20:16

                Dans PMA, il y a « médical » : à ma connaissance, les couples qui y ont accès ont un problème de stérilité. Dans le cas de homosexuelles, elles ne sont pas à priori stériles et je ne vois pas pour quelle raison la médecine devrait entrer en jeu.

                Quant à la GPA, elle n’est pas encore légalisée, mais de toute évidence elle sera réclamée plus tard par les couples homosexuels il sera difficile de leur refuser au nom du sacro-saint principe d’égalité.
                Il me semble que « nous » allons ouvrir une boite de Pandore...

                • Macaque 17 janvier 2013 20:44

                  Je ne sais pas exactement si vous parlez du mariage ou non en disant « Il me semble que « nous » allons ouvrir une boite de Pandore... ».
                  Si l’argument est « ne leur accordons pas quelque chose qui serait juste de peur qu’il demande plus » je pense que chacun comprends facilement le problème...

                  D’une certaine façon, mais c’est mon avis, je pense que la boîte de Pandore de la PMA est déjà ouverte. J’ai le sentiment que d’un point de vu génétique en acceptant d’aider deux personnes ayant des problèmes génétiques à avoir un enfant on empêche la sélection naturelle d’éliminer ces gênes. Est-ce que c’est pire de l’autoriser pour les homosexuels, je ne pense pas. Mais si on y réfléchit il en ait de même avec toute la médecine : en permettant à une personne plus fragile de vivre plus longtemps on lui laisse plus de chance d’avoir des enfants et voir ces gênes. Alors faut-il interdire la médecine ? Sans doute pas au vu de ce qu’elle apporte à la société. Où est la limite ? Aucune idée.


                • jacques lemiere 17 janvier 2013 23:53

                  Le premier argument ne tient pas...la liberté est individuelle... 

                  En fait le mariage gay sera accepté ou non...mais cela ne repose pas sur le fait d’être libre de se marier avec celui qu’on aime, c’est même le pire des arguments..Beaucoup de gens ont refusé le mariage car le mariage c’est d’abord une contrainte qui justement n’est pas liée à l’amour
                  Un mariage est un contrat...c’est un engagement moral ou légal à assumer la responsabilité d’un foyer et surtout de la progéniture.
                  Peut on prouver l’amour ? 
                   
                  Je trouve que nous ratons une excellente occasion de mettre de l’ordre et du sens dans les unions de personnes pour des raisons d’efficacité politicienne...
                  Pour d’excellentes et de pitoyables raisons les homosexuels veulent avoir le droit de se marier , pour pouvoir faire passer ce texte à l’assemblée plus aisément le choix a été fait de vouloir associer tout questionnement du mariage homo à l’homophobie...rien que pour ce choix navrant si on me demandais de voter je dirais non.

                  La question à se poser quand on parle du mariage homosexuel n’est pas forcement homosexuel mais mariage !

                  Et de grâce ne liez pas mariage et amour...c’est une erreur.
                  le mariage ce sont des droits et des devoirs, ça on peut en parler.

                   

                  • Macaque 18 janvier 2013 09:15

                    Très bien ne parlons pas d’amour alors si vous jugez que le mariage n’est pas d’obtenir une reconnaissance de celui-ci par la société.
                    Vous voyez le mariage comme un engagement moral ou légal à assumer la responsabilité d’un foyer et des enfants qui y grandissent. J’essaie justement de montrer qu’un couple homosexuel est tout aussi capable d’assumer cette responsabilité qu’un autre couple.


                    • petrol 18 janvier 2013 09:39

                      ah bon, vous avez des preuves ?


                    • Macaque 18 janvier 2013 10:44

                      Vous avez lu l’article ?
                      Présumez coupable jusqu’à preuve du contraire selon vous ?
                      http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/11/07/homoparentalite-aucune-etude-n-a-pu-demontrer-un-risque_1787295_3224.html


                    • Macaque 19 janvier 2013 00:14

                      J’ai donné un article du monde dans mes commentaires.
                      En voilà un autre du même journal :
                      http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/11/07/homoparentalite-aucune-etude-n-a-pu-demontrer-un-risque_1787295_3224.html
                      En voilà un du nouvelobs :
                      http://tempsreel.nouvelobs.com/mariage-gay-lesbienne/20130111.OBS5151/homoparentalite-et-bien-etre-des-enfants-ce-que-disent-les-etudes.html

                      Mais un des points que j’essaie de défendre ici c’est qu’il n’est pas nécessaire de présenter des études pour demander une égalité devant la loi. En revanche il est nécessaire de justifier d’une vraie différence significative pour justifier un refus de cette égalité.

                      Pourquoi je dit une vraie différence significative ? Imaginons que je fasse une étude sur le bien être des enfants en me basant sur un critère précis. Mettons sur le métier des parents. Si je trouve que les enfants dont un des parents fait le métier A sont très légèrement plus heureux en moyenne que les enfants dont un des parents fait le métier B, est-ce que cela veut dire que je dois interdire l’adoption à tous les couples dont l’un des membre exerce le métier B ?


                    • Magnon 18 janvier 2013 11:23

                      @Macaque

                      Il y a un vrai problème, avec les orphelins, c’est « les troubles de l’attachement » !

                      Dire à l’orphelin, fait le deuil de ta famille biologique, voici ton nouveau papa, voici ta nouvelle maman, c’est dur, ça ne se passe pas toujours très bien ! Hélas ! Surtout avec les orphelins âges.

                      Vous voulez rajouter, c’est tes nouveaux papas, et tu n’aura plus de maman, ou l’inverse ? Ce sera encore plus dur pour l’orphelin !

                      Mais, ce n’est pas important devant l’égalitarisme et le droit à l’enfant, l’orphelin ne sera plus un sujet de droit auquel la société devait trouver un père et une mère de remplacement, mais un objet d’affection auquel « on a droit » !

                      Et puis, il s’agit de payer pour service rendu une communauté riche, inflente, active et activiste, alors, quelques cas sociaux en plus... 

                      • Macaque 18 janvier 2013 12:25

                        Bonjour,
                        Est-ce que cela sera vraiment sensiblement plus dur pour l’enfant ne pas avoir un père et une mère plutôt que deux parents ? Sur quoi vous appuyez vous pour dire cela ?
                        Est-ce que le fait que la société ne reconnaisse pas les couples homo comme les couples hétéro n’est pas la raison principal du problème de ce que pourrais ressentir l’enfant ?


                      • Macaque 18 janvier 2013 12:32

                        D’une certaine façon je considère que c’est un peu comme interdire le mariage à des gens jugés « laids » par la société (non pas qu’ils soient laids intrinsèquement).
                        En effet s’ils adoptent les enfants pourront être choquées par leur laideur et ces enfants pourront subir les moqueries de leurs camarades à cause de la laideur de leur parent.

                        Ou d’interdire le mariage de ceux qui ont un métier socialement mal perçu.


                      • Macaque 18 janvier 2013 23:55

                        Justement vous avez presque compris mon argument. Les gens dits « laids » ne le sont que parce que la société les désignent majoritairement ainsi. A une autre époque ou à un autre endroit on pourrait trouver ces mêmes personnes belles. Cela ne les empêchent pas de souffrir du regard de la société. Cela n’empêche leurs enfants de souffrir du regard de la société sur leurs parents et cela serait encore pire si la société refusait spécifiquement à leurs parents le droits de se marier.
                        De la même façon un couple homosexuel ne me semble pas moins propice à élever un enfant. Mais les préjugés que peut avoir une partie de la société sur le couple qui les élèves peut sans doute nuire à ces enfants. Et l’inégalité de la protection offerte à ces enfants par la loi accentue cela.


                      • ffi ffi 19 janvier 2013 01:21

                        Dans ce cas,
                        pourquoi ne pas dire que le voleur est honni parce que la loi condamne le vol ?
                        pourquoi ne pas dire que le violeur est honni parce que la loi condamne le viol ?
                        pourquoi ne pas dire que le meurtrier est honni parce que la loi condamne le meurtre ?
                        pourquoi ne pas dire que l’escroc est honni parce que la loi condamne l’escroquerie ?

                        Le condamné a une peine, parce que l’état le condamne à une peine.
                        Donc dépénalisons tout, et les gens n’aurons plus de peine...
                         
                        Avec ce genre de raisonnement, vous pouvez plaider pour légaliser tout et n’importe quoi...
                        Ce n’est donc pas un raisonnement valide.


                      • Macaque 20 janvier 2013 12:54

                        Hein ?
                        Je me demande si vous vous rendez compte des comparaisons que vous faites.
                        J’ai déjà expliqué ce point mais ça ne dois pas faire de mal de se répéter :
                        Le voleur, le violeur, le meurtrier sont condamnés à des peines par la loi nous pas pour ce qu’ils sont, ce qu’ils pensent mais parce que ce qu’ils font nuit aux autres personnes, qu’ils attentent aux droits et aux libertés des autres.
                        Et si des choses comme le droit à l’oubli existe c’est justement parce que la loi cherche à ce que le voleur ne soit pas « honni » par la société pour ce qu’il a fait.
                        La loi prévoit ces peines pour leur faire comprendre que ce qu’ils ont fait est mal, éviter qu’il puisse le refaire et également pour énoncé que chacun sache que c’est mal et évite donc de le faire.
                        Il ne vous paraît pas logique que la loi dise « le vol, le viol, le meurtre c’est mal » et qu’elle ne dise pas « l’amour homosexuel » ou « le fait d’élever un enfant dans un foyer homosexuel » est mal ?


                      • ffi ffi 21 janvier 2013 01:06

                        C’est que vous manquez une nuance de l’analogie.
                         
                        Le comportement sexuel est distingué du point de vue de la fécondité.
                        Le comportement criminel est distingué du point de vue de l’équité.
                         
                        Il ne s’agit donc pas de discrimination, la pratique homosexuelle n’étant, de fait, jamais féconde.

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