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Accueil du site > Actualités > Société > Le « melting pot » à la française

Le « melting pot » à la française

"Pourquoi n'arrive-t-on pas à discuter sereinement sur Agoravox de toutes les problématiques liées à l'immigration ?"

C'est une question qui revient souvent dans les forums ....

Aujourd'hui je relance le débat, non sur la régularisation des sans papier car c'est un sujet déjà traité, que nous reprendrons certainement mais sur l'intégration des français de toutes origines qui vivent ici dans leur pays.

Il nous faudra d'ailleurs bientôt et je le souhaite avec force que l'on ne parle plus des origines de tel ou tel français mais de notre volonté à tous de faire de ce pays un creuset démocratique et solidaire. Utopie ! me diraient certains !

LE « MELTING POT » A LA FRANCAISE

« 1ère, deuxième, troisième génération, nous sommes tous des enfants d'immigrés » ! C'est un slogan qui a été maintes et maintes fois scandé dans les manifestations...

C'est le reflet de la réalité d'aujourd'hui dans nos banlieues et même ailleurs.

Certains s'effraient devant cette évolution inéluctable, semblant ignorer que déjà l'immigration d'avant hier, polonaise, italienne, belge et portugaise avait permis de brasser la population....

« Oui mais aujourd'hui la population noire et arabe, ce n'est pas pareil, elle n'est pas pas intégrable » nous dit-on parfois !?

A voir ! Aujourd'hui de nombreux français issus d'une immigration datant de la période postérieure aux trente glorieuses vit dans ce pays, leur pays et partagent les valeurs communes et se réclament des principes républicains....

De nombreux écrivains français d'origine algérienne montrent d'ailleurs qu'aujourd'hui toute une génération, imprégnée des deux cultures rejette fortement l'intégrisme et tout repliement communautariste.

« Il était une fois... peut être pas » roman d'Akli Tadjer, Éditions JC Lattès, mars 2011


Des contes à la réalité...

Mohamed a élevé seul sa fille Myriam qui n'a pas connu sa mère...Mais qui est-elle ?

Il a bercé sa chère petite avec des contes qui ressemblent à s'y méprendre à un puzzle généalogique... Le passé n'est pas occulté, même si cet employé artificier de 42 ans s'installe dans la France d'aujourd'hui...

Mohamed est entré dans la modernité, certes mais accueillir chez lui un gaulois tout blanc ce n'est pas si facile que cela, d'autant plus que l'ami de sa fille doit être hébergé sans la présence de sa bien aimée, restée à Toulon pour poursuivre ses études !

Enfin le gus, comme il l'appelle, est là, il faut bien faire avec.

Au début la coexistence est difficile mais peu à peu, des liens se tissent.

Mohamed se rappelle les moment d'intense émotion quand il racontait la vie extraordinaire et dramatique d'une famille.

C'est toute l'histoire de l'Algérie qui nous est contée : la belle Awa qui confectionne des éventails magnifiques est la première de toute la filiation « héroïque ».

Remarquée par Hussein Dey, elle aura de cette union un fils Adam qu'elle élèvera seule....Aimée du Dey elle sera pourtant chassée car la situation s'est dégradée et il n'est plus temps de jouer à la gaudriole .

Ce père biologique est le chef de la milice turque assurant la Régence d'Alger. Après avoir frappé le consul de France Pierre Deval d'un coup de "chasse-Mouche", il refusa de présenter ses excuses ce qui déclencha la rupture des relations diplomatiques, le blocus des côtes et la conquête coloniale.

Le chasse -Mouche aurait été d'après Mohamed, un de ces éventails confectionnés par la merveilleuse Awa....

Il était une fois... peut-être pas comme dit Mohamed qui nous fera découvrir ensuite le décret Crémieux et ses conséquences, la construction de l'Algérie et la première guerre mondiale.

Cette avaleuse d'hommes « frappait désormais aux portes des indigènes. L'armée en raflait tous les jours pour le grand voyage sans retour. »

Tout n'est pas rose, loin de là pour la lignée d'Awa qui connaîtra les affres de la guerre d'Algérie et les évènements tragiques de la fin des années 80... C'est là que le présent rejoint le passé.

Si l'humour et l'humanisme d'Akli Tadjer sont comme dans ses autres romans au rendez vous, la question traitée est sérieuse et grave...

Mohamed ne sait pas comment raconter à sa fille le dernier conte de sa dernière nuit .

Pourvu qu'elle ne s'engage pas sur les sentiers menant à l'enfermement et à l'obscurantisme !

Jean-François Chalot


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38 réactions à cet article    


  • dupont dupont 21 avril 2011 10:18

    LA LICE ET SA COMPAGNE

    ...............Une Lice étant sur son terme ,
    Et ne sachant où mettre un fardeau si pressant,
    Fait si bien qu’à la fin sa Compagne consent
    De lui prêter sa hutte, où la Lice s’enferme.
    Au bout de quelque temps sa Compagne revient.
    La Lice lui demande encore une quinzaine.
    Ses petits ne marchaient, disait-elle, qu’à peine.
     Pour faire court , elle l’obtient.
    Ce second terme échu, l’autre lui redemande
     Sa maison, sa chambre, son lit.
    La Lice cette fois montre les dents, et dit :
    Je suis prête à sortir avec toute ma bande,
     Si vous pouvez nous mettre hors.
     Ses enfants étaient déjà forts.

    Ce qu’on donne aux méchants, toujours on le regrette.
     Pour tirer d’eux ce qu’on leur prête,
     Il faut que l’on en vienne aux coups ;
     Il faut plaider, il faut combattre :
     Laissez-leur prendre un pied chez vous,
     Ils en auront bientôt pris quatre.


    La Fontaine.

    • Robert GIL ROBERT GIL 21 avril 2011 10:33

      L’ identité nationale : c’est l’histoire de la France, la révolution française et des
      valeurs de solidarité et de fraternité. Ce sont plusieurs identités différentes qui
      constituent la mémoire de notre pays. Malheureusement nous avons laissé cette
      question là à des gens mal intentionnés qui l’on récupérée à des fins politiciennes.
      La question de l’identité nationale est apparue dans le discours de Nicolas
      Sarkozy le 14 janvier 2007. Ce n’était alors qu’une simple manoeuvre électorale
      destinée à flatter la partie la plus xénophobe de la population. Nicolas Sarkozy
      avait besoin de l’électorat de Jean Marie Le Pen. Il lui fallait faire croire que les
      problèmes de la France depuis 2002 étaient le fait des immigrés et non des
      gouvernements auxquels il avait participé. Il lui fallait travestir la vérité et surtout
      ne pas parler de son bilan catastrophique au ministère de l’intérieur !
      Lire ci-dessous :
      http://2ccr.unblog.fr/2010/11/04/lidentite-nationale/


      • tikhomir 21 avril 2011 11:37

        La Révolution Française ? Vous parlez de cette « glorieuse » époque où des Français massacraient des Français ? Ah elles sont belles la solidarité et la fraternité... La Révolution Française, c’est l’anti-France, c’est la France qui se déteste elle-même.

        De plus, la France existait largement avant le honteux bain de sang qu’a été la Révolution Française et heureusement.


      • Robert GIL ROBERT GIL 21 avril 2011 12:20

        la revolution française fait parti de notre histoire, comme le fascisme, l’extreme droite, les collabos et le regime de vichy,.c’est comme ça....


      • tikhomir 21 avril 2011 12:42

        J’attends donc que vous célébriez le fascisme, le régime de Vichy autant que la Révolution Française et qu’on en fasse des jours fériés, en tout cas, merci de faire cette comparaison entre Révolution, fascisme, régime de Vichy, nous sommes donc d’accord. Notre Histoire est notre Histoire et on doit l’assumer, mais tout n’est pas à célébrer et/ou glorifier.


      • Robert GIL ROBERT GIL 21 avril 2011 12:59

        oui donc la colonisation et l’immigration font parti de notre histoire, a nous de l’assumer...mais certain preferent surfer sur la vague sans poser les bonnes questions, voir cet article :

        http://2ccr.unblog.fr/2010/10/28/a-qui-profite-limmigration/


      • tikhomir 21 avril 2011 13:06

        Assumer la colonisation, ça ne veut pas dire accueillir tous les gens de tous les pays et de les rendre tous Français. C’est notre Histoire, des pays étrangers ont été colonisés, voilà c’est tout, ça reste des étrangers, pas des Français. Une fois encore : le monde entier ne peut pas être Français.


      • Robert GIL ROBERT GIL 21 avril 2011 13:19

        il faut revoir les rapports nord-sud,pour le
        capital le développement des pays du Sud ne doit pas supprimer l’exploitation
        d’une main d’oeuvre bon marché, et doit continuer à faire pression sur les salaires
        des pays du nord. L’arnaque est parfaite, surtout que le monde ouvrier est loin
        d’être aussi uni que le monde des affaires ! Voir cet article...

        http://2ccr.unblog.fr/2011/02/02/concurrence-et-mondialisation/


      • Cocasse Cocasse 21 avril 2011 10:38

        Certains s’effraient devant cette évolution inéluctable, semblant ignorer que déjà l’immigration d’avant hier, polonaise, italienne, belge et portugaise avait permis de brasser la population....

        De façon très lente et modérée, permettant une assimilation en douceur, et avec des cultures suffisamment proches de la notre, le permettant d’autant mieux.

        « Oui mais aujourd’hui la population noire et arabe, ce n’est pas pareil, elle n’est pas pas intégrable » nous dit-on parfois !?

        C’est normal, leur importation a été massive et insoutenable, donnant lieu à des enclaves. De plus leurs mœurs trop différents et leur religion ne leur permettent pas de se fondre, mais au contraire renforce les communautés. Si un jour il devait il y avoir conflit, ils seraient contre nous.

        Je ne généralise pas bien sur, puisque je connais tout de même quelques sub-sahariens fortement occidentalisés, n’ayant gardé certaines de leurs coutumes qu’à titre folklorique. Mais je doute que ce soit la majorité.

        A voir ! Aujourd’hui de nombreux français issus d’une immigration datant de la période postérieure aux trente glorieuses vit dans ce pays, leur pays et partagent les valeurs communes et se réclament des principes républicains....

        Il doit y en avoir un certain nombre se raccrochant obstinément aux principes républicains, et uniquement à cela. C’est une façon d’instrumentaliser la république à visées communautaires, de réclamer sans contrepartie. En réalité, il faudra des générations de métissages à ceux là, pour intégrer le peuple français de souche.

        Les immigrés parfaitement à l’aise en France n’ont pas besoin de se réclamer des principes républicains, ils se sentent profondément français à un niveau charnel, et ont cultivé l’amour de toutes les bonnes choses que nous a légué notre pays. Et je le dis très net, ces immigrés là sont plus français que certains français pourtant de sang. Je parle bien sur de tout ces bobo-gauchos qui renient leurs origines, souhaitent la préférence étrangère, et autres internationalistes.


        • zelectron zelectron 21 avril 2011 18:37

          Je me suis laissé dire que la majorité des tunisiens aux portes de nos frontières étaient les suppôts de Zine el-Abidine Ben Ali (زين العابدين بن علي) ?


        • tikhomir 21 avril 2011 11:12

          Bonjour,

          Le livre est certainement très bon. Je tenais juste à corriger deux phrases du début du texte. Tout d’abord celle-ci :

          « l’intégration des français de toutes origines qui vivent ici dans leur pays. »

          S’il faut les intégrer, c’est qu’ils ne sont pas français. S’ils ne sont pas Français, c’est qu’ils vivent dans un autre pays que le leur et en l’occurrence le nôtre. Il ne s’agit pas de rejeter leur intégration, il s’agit de dire ce qui est. Un Français, n’a pas besoin de s’intégrer à la France puisque c’est son pays.

          Ensuite pour celle-ci :

          « Certains s’effraient devant cette évolution inéluctable, semblant ignorer que déjà
          l’immigration d’avant hier, polonaise, italienne, belge et portugaise avait permis
          de brasser la population.... »

          Oui, des immigrés de culture proche de la nôtre et qui n’ont pas attendu la troisième génération pour s’intégrer, loin de là. La mentalité était différente aussi. La mentalité n’était pas la même non plus, ils venaient en France pour être Français et vivre en Français et ne débarquaient pas ici pour continuer à vivre comme chez eux en France et à dire « on est Français ! », alors qu’en fait... non. Ce sont deux vagues d’immigration tout à fait différentes que celle d’hier et celle d’aujourd’hui, les comparer sans faire de distinction est une erreur.

          Il n’y a donc pas de « melting pot » à la Française, il n’y a qu’un « melting pot » que nous imposent des étrangers et un Etat qui n’en a rien à cirer de son peuple, c’est ça le reflet de la réalité des banlieues et d’ailleurs.


          • Loatse Loatse 21 avril 2011 15:01

            @Tickomir,

            Le problème des banlieues est spécifique aux banlieues... Dans les petites villes (comme la mienne non loin de toulon), on ne rencontre pas du tout de genre de problèmes..

            Les voitures ne brûlent pas sur les parkings, les autoradios ne s’« évaporent pas », et l’on peut sortir le soir sans se faire agresser... Dans l’ensemble ou je vis (des immeubles à 3 ou 5 étages maximum) entre ville et forêt, les jeunes d’origine immigrée sont très sympas et la solidarité n’est pas un vain mot.. ceux ci sont très attentionnés et souvent me donnent un coup de main lorsque je reviens des courses chargées, ou que je dois porter un meuble aux poubelles (laissez, c’est trop lourd !)

            La municipalité nous a construit un stade de foot de toute beauté devant les immeubles et il est toujours plein, certains jouent, petits et grands sans bagare, d’autres regardent le match, assis dans l’herbe..

            Il y a bien eu il y a deux ans de cela des tags qui sont apparus sur les murs de l’immeuble, mais le gérant a appelé la police, laquelle a interpellé les coupables (qui ne vivaient pas ici) et les choses sont rentrées dans l’ordre..

            En ville, il y a un épicier arabe et une boucherie halal, pour ma part je vais souvent chez l’épicier, sa femme et lui sont adorables.. dois je préciser que cette dame porte le foulard...

            Je n’embellit pas la situation, et n’irai vivre ailleurs pour rien au monde...


          • tikhomir 21 avril 2011 16:14

            Si cela pouvait être partout comme ça.

            Non, ce n’est pas spécifique aux banlieues, j’habite en centre-ville (en province) et je n’ai pas du tout la même expérience que vous, idem pour mes parents (banlieue bourgeoise) ou dans mes précédents lieux d’habitations (est parisien, intra-muros, par exemple). Je ne m’attarderai pas sur ma réalité de quartier qui se résume surtout (en ce qui concerne « la diversité », avec ceux qui étaient déjà là, ça se passe très bien) à violence verbale, vols, bagarres, agressions, deal, prostitution, incendies, etc. dans des quartiers qui ne sont pas du tout la banlieue et qui étaient plutôt BCBG et très tranquilles (sauf est parisien que je n’ai pas connu avant) avant la « diversité ».

            La banlieue qui craint, j’y ai habité (les Mureaux), c’est seulement encore plus extrême.

            On pourra me répondre « c’est de la faute de la pauvreté ! »... OK, j’en déduis que ce seraient toujours les mêmes qui sont pauvres alors, ce qui contredit mon expérience et mon vécu avec des pauvres et mon vécu soit en banlieue soit ailleurs. Donc je ne crois pas à cette théorie de la pauvreté qui si elle peut expliquer des choses n’est qu’une petite partie de l’explication.

            Les histoires personnelles c’est donc très gentil et je ne nie pas que ça existe, mais cela ne peut faire une généralité, pas plus la vôtre que la mienne. C’est à étudier, sauf que ces études sont interdites en France.


          • Bulgroz 21 avril 2011 12:26
            L’intégration des étrangers dans la société française aujourd’hui Sondage Harris Interactive pour l’émission « Face aux idées » sondage du 8 au 10 avril 2011.

            1) A la question de savoir si l’intégration fonctionne bien ou mal, les personnes interrogées répondent « mal » à 66%.

            Ce constat est partagé par toutes les catégories de population : les sympathisants de Gauche sont ainsi 67% à estimer que l’intégration fonctionne mal, pour 69% des sympathisants de Droite et 75% des sympathisants du Front National. Ces derniers sont nettement plus nombreux à estimer qu’elle fonctionne « très mal » : 45%, pour 17% à Droite et 6% à Gauche.

            2) A qui la faute ? Aux étrangers eux-mêmes, qui « ne font pas suffisamment d’efforts », affirment 76% des Français.

            Ce sont les sympathisants du Front National et ceux de Gauche qui ont le plus l’impression que l’intégration s’est dégradée au cours des dernières années : ils sont respectivement 68% et 63% à porter ce jugement rétrospectif négatif, pour 46% des sympathisants de Droite.

            http://www.harrisinteractive.fr/news/2011/20042011.asp


            • ffi ffi 21 avril 2011 12:55

              A priori, l’intégration devrait se passer correctement, si les arrivant se reconnaissaient relever du même bien commun que ceux qui sont là depuis des lustres.

              Or, si l’on en juge par le vandalisme et les dégradations en tous genre, cela ne semble pas vraiment le cas. Un autre indice est la création d’un nouveau langage, la langue étant le bien commun le plus précieux du pays. Il faut aussi évoquer les agressions des pompiers ou des ambulanciers...

              Il ne faut pas trop idéaliser les aventuriers venus ici. S’ils convoitent les richesses du lieu, bien souvent ils en méprise les habitants. Et ce mépris se retrouve bien souvent dans leur descendance.


              • Bovinus Bovinus 21 avril 2011 14:40

                Vous savez que vous êtes taré ?


              • Bovinus Bovinus 21 avril 2011 19:15

                Votre analyse sur le NOUS et EUX est très pertinente (cf le post de easy ci-dessous, qui m’a devancé). Ce qui l’est moins, c’est de se baser sur le phénotype pour établir la frontière, la ligne de partage entre les amis et les ennemis. Voyez-vous, à flatter les instincts les plus vils et les plus bas de l’espèce humaine, on a vite fait de revenir au stade d’animal. Un Normand ou un Ch’ti, ça ressemble autant à un Arabe qu’à un Français du Midi-Pyrénées ou de Provence, c’est à dire, assez peu. En jouant sur ce genre de critères, qui sont, en effet, très visibles et en quelque sorte « logiques », on a tôt fait de déchaîner une guerre civile.

                À moins que ce ne soit ce que vous appelez de vos vœux ?


              • Bovinus Bovinus 22 avril 2011 13:01

                Marc Gelone :

                Quant à l’intervention d’easy, je la trouve excessive sur certains points et fallacieuse sur d’autres. Par exemple, lorsqu’il parle de « groupe à désigner comme ennemi », là où il y a une masse d’allogènes perçus comme des intrus, qu’on s’efforce d’ignorer tant qu’ils ne sont pas nombreux au point d’exaspérer.

                Divers indicateurs donnent à penser que la phase d’exaspération est atteinte comme par exemple la proportion croissante de Français estimant qu’il y a trop d’immigrés en France. 56 % en 2010, contre 47 % en 2009, selon le dernier rapport de la Commission nationae consultative des droits de l’homme.

                On en arrive au point où ça devient intéressant. La plupart du temps, ce qui exaspère, ce n’est pas tant les différences de phénotype auxquelles tout le monde est déjà largement accoutumé. Ce qui exaspère, ce sont des comportements sociaux et culturels différents, parois même carrément agressifs : des vêtements, des dialectes, une façon de se comporter, de parler, etc.

                Un exemple  ? Mettez 10 Roms dans un wagon, les mecs vont s’asseoir à 3 mètres l’un de l’autre, et vont se mettre à hurler dans leur langue pour se parler. En plus, comme ils sont habillés comme des clodos, qu’ils sont sales et qu’ils puent, qu’ils ont des gosses mal élevés et bruyants, ça arrange rien. Éventuellement, ils pourraient même se mettre à faire la manche. Ce qui exaspère, c’est tout cela. Il est en effet fort possible que la coupe soit pleine.

                Cependant, même si la réaction d’associer à partir de ce genre d’expérience le « phénotype » du Rom à quelque chose de négatif et de se laisser aller à une sorte de colère contre les Roms, est naturelle et logique, cette réaction est largement erronée et malsaine. Ils sont comme ça parce qu’ils sont issus d’une culture différente et qu’ils ne vivent pas dans les mêmes conditions que nous. Si on ne leur fait pas comprendre qu’en France, dans un wagon de tram, par exemple, on n’est pas censé se comporter de la sorte, ils n’ont aucune raison de changer. En se focalisant sur EUX, on se trompe de problème.

                En fait, on est dans la situation des Roms dans un wagon en présence d’un authentique fait social : une minorité dominante porteuse d’une culture allogène est confrontée à un milieu social différent, porteur d’une autre culture, ce qui produit une tension. Notre milieu social est censé être le milieu dominant ; si on se comporte comme si on était au contraire dominé, faut pas s’attendre à voir les choses évoluer.

                Là où nous devrions prendre nos responsabilités et faire front, nous adoptons une attitude lâche et désunie, en plus d’être stupide et contreproductive. Nous rejetons la faute sur l’élément allogène, alors que la faute nous incombe en premier lieu. Déposer incognito dans l’urne un bulletin estampillé FN, c’est céder à sa peur et à sa lâcheté, et se défausser sur un autre du soin de résoudre un problème qui concerne en premier lieu chacun de nous.

                Il convient d’examiner deux questions fondamentales : pourquoi des communautés allogènes pénètrent-elles de plus en plus notre société, et d’autre part, pourquoi notre société se comporte-t-elle comme si elle était elle-même une communauté minoritaire dans un milieu hostile. Il est même possible que les deux questions soient liées.

                La réponse à la première question est toute simple, elle est d’ordre économique. Pa rapport à nous, ils sont pauvres, ils viennent donc là pour maximiser leurs chances de survie. Nos décideurs les laissent rentrer parce qu’ils s’en servent comme esclaves pour leur faire faire des travaux à coût extrêmement réduit, ce qui est même moins cher que de délocaliser. De plus, ils exercent une pression sur les salaires locaux en nous faisant une concurrence déloyale (dumping social). Enfin, leur statut d’immigré (légal ou illégal, la différence n’est pas si grande) permet de les renvoyer là d’où ils viennent très facilement. Ce sont des employés idéaux, notamment pour les travaux peu qualifiés. On pourrait tirer là un parallèle très éloquent entre notre régime et le régime athénien du Ve siècle (av. JC, bien sûr) où on avait une société largement pyramidale : au sommet, les oligarques, juste en-dessous, les citoyens normaux, puis les métèques, et enfin, une quantité énorme d’esclaves. En schématisant, on en est là. Il y a cependant une différence de taille entre la cohérence de la société athénienne et la nôtre.

                Notre deuxième interrogation portait sur le fait qu’on se comporte comme si nous étions nous-mêmes minoritaires chez nous. Dans une société fortement cohérente et homogène, les éléments étrangers seraient soumis à une pression forte, et seraient contraints de s’adapter, ou du moins, à faire preuve d’une certaine discrétion. Est-ce que nous sommes une société fortement cohérente et homogène ? Bien au contraire, notre société manque de cohésion et de fermeté, et quelques manouches dans un wagon nous font peur. Nous en sommes arrivés au stade où nous ne sommes qu’un conglomérat d’individus désunis, isolés, dissociés les uns des autres. Nous ne sommes presque plus un peuple. Cela n’a rien à voir avec les phénotypes, c’est un fait totalement culturel et social. C’est un problème réel et fort grave, même si il n’est pas particulièrement visible (les faits sociaux sont par définition difficiles à voir). Quand un européen va dans un pays de culture islamique, par exemple, on lui fait vite comprendre comment il doit se comporter. Nous sommes bien forcés de constater qu’il n’en est rien quand c’est l’inverse. Est-ce la faute à l’Islam ? Est-ce l’Islam et la société arabe qui sont forts, ou bien, nous qui sommes faibles ?

                Nous sommes faibles parce que nous sommes isolés les uns des autres, parce qu’on est corrompu par un individualisme forcené et parce qu’on vit dans la peur. On ne se parle plus, on ne connaît même pas ses voisins. La façon dont les gens se comportent dans le métro est-elle normale ? On se fuit du regard, on s’ignore, on est transparents les uns pour les autres, on tâche de faire comme si on était isolé dans sa bulle, les oreilles dans l’Ipod et les yeux dans un roman de gare, même si à l’heure de pointe on est pressé comme des sardines et que dans ces conditions, s’obstiner à s’ignorer relève de la schizophrénie.

                La question qui se pose à ce stade est celle-ci : à qui cet état de fait profite-t-il ? La réponse est encore une fois, naturelle et logique : à ceux qui commandent. C’est à dire, aux forces économiques et politiques qui nous dirigent. Une société désunie peut être commandée et exploitée beaucoup plus facilement. Tout ce qui nous plonge un peu plus dans la peur, le désarroi et l’isolement est bon pour ceux qui décident à notre place et nous exploitent. L’Arabe, le musulman, le Noir, l’étranger n’y sont pour rien. Bien au contraire, ils sont dans la même galère que nous et sont nos meilleurs alliés pour renverser le rapport de force. En les considérant comme nos ennemis, nous faisons le jeu de ceux qui sont réellement nos ennemis. Nous n’avons pas besoin d’une société morcelée un peu plus chaque jour qui passe, mais au contraire, d’une société cohérente, forte et unie. C’est à dire, de nous rassembler autour de valeurs, d’une façon de vivre et d’un idéal communs.


              • Bovinus Bovinus 21 avril 2011 15:34

                Là il est carrément proche des idées d’un certain Adolf. À ma connaissance, même au FN, ils n’ont jamais été aussi loin dans l’absurdité.


              • CHALOT CHALOT 21 avril 2011 17:17

                L’intégration républicaine ne concerne pas que les français issus de l’immigration, loin de là : certains xénophobes qui ne réfléchissent pas et qui sortent des commentaires dénués de réflexion ont aussi besoin de notre attention.
                Je ne parle pas comme un donneur de leçon car moi aussi il a fallu que l’on me fasse partager les valeurs et principes républicains...J’ai connu la période où je disais que le drapeau bleu blanc rouge était le drapeau du capital...
                Tout n’est pas si simple...
                Quant aux remarques de certains sur les cités, je pourrais leur faire rencontrer de nombreux jeunes, citoyens consciencieux et par contre d’autres différents et des beaufs bien gaulois qui se comportent comme des goujats !
                Je veux ouivrir un vrai débat et comme l’a dit un forumeur : notre histoire c’est toute notre histoire ; les pages claires et l’obscurité !


                • easy easy 21 avril 2011 18:46

                  Le pire des dangers étant notre mort, il y a, en dessous d’elle, toute une hiérarchisation des autres dangers qui s’en approchent.

                  Il y a donc tout en haut le risque d’être tué en un quart de seconde et tout en bas, il y a par exemple le risque d’être affamé par des sauterelles. Sans en avoir trop conscience nous considérons toutes les choses en fonction de leur niveau de dangerosité.

                  Lorsqu’on n’en est pas à devoir se battre pour un grain de riz, on peut en être par exemple à se battre pour un emploi, pour une place à la crèche, pour un logement en HLM...

                  Chaque fois qu’on a à se battre, on considère les rapports de force et un gus seul n’attaquera pas 5 personnes de face. Chacun constitue et recompose en permanence ses réseaux d’amis en fonction des combats qu’il a à mener. Quand on sait qu’on va avoir un souci en Justice, on va fraterniser avec un avocat plutôt qu’avec un garagiste qui lui, sera approché quand on aura une panne de bagnole. Nous jouons de stratégie en fonction des risques et des gains

                  Lorsque dans une école française il y a un rital ou un négro, c’est trop marrant et parfaitement unificateur pour les autres élèves de jouer avec son isolement. Ils abusent de la faiblesse de l’isolé mais ils ne sont pas dans la peur, pas dans la haine car ils se sentent vraiment forts donc tranquilles. A partir de 2 ritals ou polaks ou chinetoques, ça devient dramatique et beaucoup plus violent.

                  Lorsque dans la même école déboulent soudain 30 gosses du village voisin c’est la catastrophe. 30 garçons du village de Cloches face à 30 garçons du village de Merles, que ce soit dans une école ou au bal du 14 juillet, ça vire à la grosse bagarre au couteau.
                   
                  Avant 1960, il était très mal vu d’aller à la messe dans une petite église autre que celle de son village. On était ennemi d’un village à l’autre.

                  Avant 1880, chaque village avait une particularité coutumière, vestimentaire, linguistique (Au Népal, parmi les marchands qui vont de vallée en vallée, il y a encore des dialectes volontairement confinés à 10 personnes afin de parler affaire sans être compris des oreilles indiscrètes). Chaque bled de France tenait à sa dignité et chaque villageois, parce qu’il ne pouvait habiter que son village natal, était tenu d’en défendre les marques identitaires. Il fallait parler son patois. Ne pas le faire valait trahison. Chaque villageois devait se montrer prêt à mourir non pour la nation qui n’existait pas encore clairement, mais pour son village (les jeux Interville avec Guy Lux se sont fondés sur le villagisme). Chaque villageois devait également tout faire pour valoriser le crédit et la parole de son village. Il fallait tenir sa parole quand on commerçait avec d’autres villages pour faire honneur à son village.

                  Rien ne s’est jamais passé selon ces idéaux, il y a tout le temps eu des accidents et travers, mais chacun s’efforçait de marquer son engagement identitaire par le corps de sa famille et de son village. Lorsque deux soldats papotaient entre deux coups de feu, la première question qu’ils se posaient c’était « T’es d’où ? »

                  Longtemps, longtemps avant les chamailleries autour des questions de couleur de peau, les Français comme tous les peuples du Monde, pratiquaient une hiérarchisation de valeurs de Cercles identitaires. Tant qu’on ne voyageait pas trop, les premiers Cercles (Famille, village, classe sociale, profession) suffisaient, mais plus on a voyagé et commercé loin, plus il a fallu considérer les Grands Cercles, les grands repères identitaires (Région, nation, continent, réligion, couleur de peau qu’on appelait race, drapeau, langue, technologie, références classiques, écriture...)

                  Les chamailleries actuelles ne peuvent plus être de villages puisqu’ils sont vides et que ça fait 3 générations que les gens habitent n’importe où. Nous ne pouvons plus nous prendre de bec entre Français de souche puisque nous sommes de moins en moins nombreux à être de souche. Et voilà que depuis 40 ans arrivent une masse de plus en plus significative et visible de gens ayant plein de traits et caractéristiques très différentes.
                  Et bin voilà une superbe occasion de recommencer nos chamailleries mais plus entre clochers. Cette fois c’est entre nationalités d’origines, entre grandes régions du Globe, entre grands blocs religieux.


                  Le principe consistant à coaguler entre semblables, à faire le fier et à dénigrer les autres, c’est vieux comme le Monde. Quoi qu’on dise, quoi qu’on légifère, on n’y changera rien ; il y aura toujours des cercles de coagulation relatifs aux différents niveaux de danger puisqu’il y aura toujours le risque d’être tué.

                  C’est de l’enfantillage que de s’en prendre au racisme ou à la xénophobie en s’efforçant de démontrer que c’est infondé. Car c’est fondé, archi fondé et très sauvagement fondé.

                  Il y a toujours, toujours, toujours un risque d’être assassiné par quelqu’un, très brutalement donc. Or, par raisonnement, certes simpliste, on en vient très vite à considérer que le pire ennemi est le très différent. Que le pire ennemi c’est celui qui ne rigole pas des blagues qui nous font tous rire entre potes. Que le pire ennemi est celui dont on ne parle pas la langue, qui ne boit pas la même bière que nous, qui connaît des ruses qu’on ne connaît pas, qui ne respecte pas les trèves qu’on respecte...
                  Bien que ça vaille des mauvaises surprises, chacun, dans le monde entier, se sera fié d’abord à ses semblables, à sa famille, à son village, à ses nationaux, à ceux qui ont la même couleur de peau, à ceux qui ont la même religion ou la même ferveur laïque.



                  Le danger immédiat, pour les Français, tourne autour du manque de travail et de logement. C’est important car il y a le vital et en tous cas la dignité au bout de ces deux points. Il est donc logique que chacun regarde comment il peut former ou rallier un coagulât de lutte et quel est le bloc rival le plus avantageux et le plus facile à éliminer.

                  D’échanges en échanges, de tests en tests, de sondages en sondages, d’élections en élections, chacun bouge, cherche et se place.
                  Là il y a notre ami Chalot qui s’entête à vouloir fraterniser parce qu’il croit qu’il y a plus de solution par l’Alliance Absolue, que par la continuation du clanisme et du protectionnisme. Mais une grosse proportion des Français croit avoir déjà trouvé qui est le meilleur groupe à désigner comme ennemi. Dans ce groupe, il n’y a pas de Gates, de Bettancourt, de Tapie, de Pinault ou de Dassault, il y a des Akim, des Saïd, des Aïcha, des Mouloud et des Bakari

                  Parce que dans cette solution de catharsis, l’ami et l’ennemi sont distinguables à l’oeil et à la seconde, on se retrouve dans le cas de figure idéal pour former un bloc identitaire de combat.

                  Les blonds ou Blancs d’un côté (peu importe alors qu’ils s’appellent Bellini, Brighton ou Sarkozy), les frisés ou Noirs de l’autre, c’est parfait, la bataille peut commencer. 

                  Et quand une bataille rangée commence, personne ne peut plus réclamer sa neutralité au risque de passer pour un ennemi voire un traître et être alors exécuté sans procès (Dans la guerre de Sécession, entre Blancs, aucun d’entre eux n’a pu rester neutre). Ce principe d’impossible neutralité lors des bagarres fait que l’on passe très vivement d’une situation où quelques gens se chamaillent parmi une masse de gens neutres ou indifférents à une conflagration généralisée avec du sang à tous les étages.

                  Et à la fin des combats, l’ubuesque Histoire le prouve, c’est toujours la désolation, l’incompréhension et les cauchemars pour tous.


                  • dupont dupont 21 avril 2011 20:43

                    Belle tirade humaniste et/ou chrétienne du genre « aimons-nous les uns les autres » ou encore « si l’on te frappe, tends l’autre joue ».
                    Quant à ces rivalité inter-villages, elles prenaient fin, quand la Patrie était en danger. Et le fameux « Tu es d’où » face à l’ennemi n’avait alors aucune connotation belliqueuse. Au contraire, l’adversaire d’hier du village d’à côté devenait l’ami au campement ou dans les tranchées boueuses.
                    Ce qui se passe aujourd’hui n’est pas comparable. Il s’agit d’une invasion. D’un regroupement, d’un resserrement grégaire autour d’une religion ; l’islam. Et plus l’invasion est importante, plus les « antérieurs » commencent (à noter leur patience exceptionnelle) à réagir et plus le groupe invasif se radicalise (entraînant dans son sillage tous les dits « modérés ») et tout va crescendo.
                    Il ne s’agit pas de travail ou de logement, il s’agit de choc culturel. D’autant plus accentué que les pays d’origine des envahisseurs sont des modèles d’intolérance et de fermeture.
                    Tout est excessif et provocateur dans cette invasion. Qu’il s’agisse d’expression religieuse, de modes alimentaire ou vestimentaire. Quel Français de passage à Ryad irait se plaindre aux autorité de ne pas trouver du saucisson pur porc ? En France, il est perçu comme « normal » que les habitudes alimentaires des musulmans soient respectées. Et eux d’en rajouter dans tous les domaines, ils auraient tort de s’en priver puisque toutes leurs revendications aboutissent avec l’aval de politiques douteux et faibles.
                    Sur un autre sujet, j’ai posté la fable de La Fontaine « La lice et sa compagne » : prémonitoire ou bis repetita tout simplement.


                  • easy easy 21 avril 2011 21:21

                    «  »«  »Quant à ces rivalité inter-villages, elles prenaient fin, quand la Patrie était en danger. Et le fameux « Tu es d’où » face à l’ennemi n’avait alors aucune connotation belliqueuse. Au contraire, l’adversaire d’hier du village d’à côté devenait l’ami au campement ou dans les tranchées boueuses«  »«  »

                    C’est ce que je me tue à dire et à redire
                    Nous hiérarchisons les dangers et les gains (et nous reconsidérons cette hiéraérchie toutes les secondes).

                    Quand les seuls dangers semblent nous venir du village voisin, l’ennemi est celui du village voisin ; Mais quand surviennent les Huns, soudain on remarque qu’on partage le même souci que celui du village voisin qui ne ressort alors plus comme un ennemi mais au contaire comme un allié.



                    «  »« Ce qui se passe aujourd’hui n’est pas comparable »«  »


                    La guerre de Crimée n’a rien de comparable avec la guerre de Sécession qui n’a rien de comparable avec le massacre de la Saint Barthélemy qui n’a rien à voir avec le massacre du Rwanda qui n’a rien à voir avec le massacre Khmers rouges, qui n’a rien à voir avec le massacre des Juifs par les Nazis.
                    Selon leurs auteurs.

                    Tu parles !

                    C’est toujours la même histoire : la hiérarchisation des dangers et des gains. Hiérarchisation et traitement qui peut se faire en solo dans bien des cas ordinaires, qui peut se traiter en bandes dans bien des cas mafieux, qui peut se traiter en masse dans tous les cas de massacres.








                  • CHALOT CHALOT 21 avril 2011 21:15

                    J’ai toujours préféré et de loin l’humanisme qu’il soit chrétien ou athée ou même musulman (! ?) à de la haine primaire fondée sur l’incompréhension et la bêtise


                    • Annie 21 avril 2011 21:32

                      Comme quoi le rejet de l’étranger a toujours été fédérateur :

                      « Tous les rebuts des cinq parties du monde peuvent acquérir la qualité de citoyen français. Bien mieux, le législateur de **** a imposé la qualité de français à des gens auxquels jusque là le hasard d’une natalité française accordait simplement la faculté d’une option. Le résultat inévitable de cette loi a été que les naturalisations ont décuplé. »

                      Après avoir aidé les leurs à conquérir sur nous le travail qui faisait vivre les nôtres, les **** naturalisés français marchent dès maintenant à la conquête de l’Hôtel de Ville de Marseille [...] La race française, fortement entamée dans cette ville, sera sûrement débordée avant peu, si l’on ne se décide à arrêter enfin la marée montante des naturalisations« 
                      1903 : tract édité par la Ligue de la patrie française pour stigmatiser »la barbarie italienne".

                      Le reste est ici : http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=17996


                      • CHALOT CHALOT 21 avril 2011 22:00

                        Merci Annie
                        Votre information me rappelle ce qui se passait à la fin des années 50 dans ce petit village de Seine et Marne quand mon père, instituteur reprenait certains de ses élèves qui traitaient des nouveaux de « sales polaks »
                        Je me rappelle avec émotion- veuillez m’en excuser- ses leçons de morale du matin où il expliquait que la venue d’italiens, de polonais et de portugais était une chance pour nous pour mieux connaître l’Europe...C’était un humaniste, certes mais au moins il a réussi à apaiser le climat et à éduquer plusieurs générations d’enfants.


                        • Annie 21 avril 2011 22:11

                          Ce qui est pertinent Chalot, est que les Italiens ont été « démonisés » parce qu’ils étaient en concurrence directe avec les ouvriers des ports de Marseille et de Toulon. Ils étaient accusés de travailler pour un moindre salaire, d’occuper des emplois que les Français auraient pu occuper. Une crise sociale est un terreau tellement fertile pour nourrir ces sentiments anti-étrangers. S’il y avait eu du travail pour tout le monde, ils n’auraient pas été singularisés.


                        • guylain chevrier guylain chevrier 21 avril 2011 23:50

                          Si la question sociale, qui va avec celle de l’exploitation, reste prédominante quant à l’intégration, il reste qu’elle n’épuise pas le problème, quant aux rapports entre islam et immigration qui dépassent largement le cadre franco-français. Le recul de l’intégration est une affaire sérieuse, et il est un fait que le repli communautaire que connaît l’islam non seulement en France mais partout où les musulmans sont présents, n’y est pas pour rien. Il faudra malheureusement bien plus que des bons sentiments pour faire que la laïcité qui porte au-dessus des différences l’intérêt général, la citoyenneté, le bien commun, joue pleinement son rôle pour tous, pour favoriser un mélange auquel le mouvement de revoilement auquel on assiste s’oppose avec un rejet de l’intégration qui va avec une radicalisation communautaire montante, qui est un fait à travers mille et unes revendications religieuses qui ne cessent de poser des problèmes de plus en plus grave à la République.

                          Il y a bien des problèmes à prendre en compte non résolus par delà les incantations et les mises en accusation pour islamophobie, pour que cette affaire ne se termine pas par un FN à 30%. Il faut lire le passage sur l’immigration dans le livre de la campagne des présidentielles de Martine Aubry, « Pour changer de civilisation », où, pour la première fois le PS semble prendre conscience de l’énorme problème qui est posé ici entre immigration et islam.

                          Le problème de l’intégration n’est pas franco-français mais est lié à l’histoire contemporaine du monde arabo-musulman dans ses rapports à l’occident. Le retour du religieux en force en terre d’islam est instrumentalisé, comme réponse erronée à un ressentiment lié à la façon dont ont tournées les indépendances, c’est-à-dire mal, après la décolonisation, dans un contexte d’hégémonie américaine et de difficulté à moderniser les sociétés en référence soumises à des dictatures et des monarchies pétrolières, comme le documentaire de Wagner « Au nom de l’islam » le décrit. C’est le début d’une réflexion nécessaire pour commencer à bien envisager le problème.

                          Ne rien lâcher sur la laïcité c’est maintenir un modèle de société qui est intégrateur et permet le mélange contre toutes les exclusions et les intégrismes religieux. Si les humanistes ne se posent pas les bonnes questions pour déminer ce terrain, nécessairement nous aurons affaire à un peuple qui se trompera de combat et de colère en prenant ceux avec lesquels nous rêvons de n’être que des égaux, pour bouc-émissaires.

                          Ceci étant, attention à la notion de « melting pot », qui nous vient directement d’un modèle anglo-saxon séparatiste, communautariste, qui organise le non-mélange et par certains aspects justifie une sorte d’apartheid consenti. Cet article a l’intérêt de poser la nécessité impérieuse d’un débat de fond à travers une démarche humaniste effectivement préférable à celle qui commence par exclure pour dire vouloir parler ensuite.
                          GC.


                          • COVADONGA722 COVADONGA722 22 avril 2011 07:04

                            bonjour , mr Chalot
                            depuis toujours la source de mon étonnement chez les « éduqués » c’est leur capacité a discourir de l ’utilité de l ’echelle quand le feu est dans la maison.C’est leur propension
                            a parler liberté et respect quands les barbares sont déja dans nos murs .Et oui nos intellectuels parlent accueils et intégration quand le programme de leurs invités en est déja à l’occupation du sol à la disloquation des lois communes et républicaines.L’étonnant discour de l’accueil de la main d’oeuvre a nous concurente de nos éclairés de gauche qui se font les alliés objectifs des banksters interloppes.Et pour terminer l’aveuglement volontaire de nos « intélligences » qui par conviction dans le cas de l auteur et par veulerie pour d’autre refusent d’admettre que la confrontation vient qu’ils leurs faudra choisir : combattre ou se soumettre !


                            • CHALOT CHALOT 22 avril 2011 08:47

                              On y revient à votre peur, votre panique quelque peu déraisonnée et en plus vous êtes hors sujet : il s’agit ici des français issus de l’immigration et non du débat sur l’accueil des sans papier !


                              • COVADONGA722 COVADONGA722 22 avril 2011 11:04

                                 etre français suppose en accepter les regles je vous invite « courtoisement » a venir vivre
                                dans nos Zus et nos cités je vous invite par exemple a vous rendre a toulouse ou une cinquantaine de « ces français » ont voulut manifester leur defiance des lois de la republique
                                en essayant l intimidation emeutiere pour un procés verbal pour port du niquab sur la voie publique , il ne s’agisait pas la de cailleras non éduqués mais de directeur d’institut privé musulman par exemple alors votre vision de « CES français » me semble la a la limite de l’aveuglement pour ne pas dire de la mauvaise foi !


                                Pour la peur elle est parfois le début de la compréhension et l histoire nous départageras sur qui as qui aurait du et qui aura peur .


                              • Clojea Clojea 22 avril 2011 08:54

                                Bonjour. Merci pour l’article. Pas mieux. Pour illustrer votre article, la chanson de Dutronc, Hymne à l’amour, Moi le n’oeud
                                http://www.justsomelyrics.com/1263359/Jacques-Dutronc-L’hymne-%C3%A0-l’amour-(moi-l’noeud)-Lyrics


                                • Guy BELLOY LOBLEY 22 avril 2011 20:07

                                  @ Chalot : Vous êtes sympa mais vous me semblez « planer » quelque peu. Je vous renvoie à certaines idées de bon sens :
                                  Nation:Groupe humain assez vaste qui se caractérise par la conscience de son unité (historique, sociale,culturelle) et la volonté de vivre en commun (Robert). Hors de cet « esprit », point de salut. Humaniste, ayant le sens des « valeurs », je n’en demeure pas moins réaliste quant à l’importance d’une société ayant comme socle un minimum de « valeurs communes ».


                                  • CHALOT CHALOT 22 avril 2011 20:22

                                    Rassurez vous ...Je ne plane pas
                                    Où l’on met des barbelés avec des chiens et des milices pour protéger des zones ou alors on fait partager des valeurs et on fait que la loi républicaine soit la même pour tous.
                                    Je n’aime ni les barbelés ni l’apartheid ! Vous non plus semble t-il !


                                    • Guy BELLOY LOBLEY 22 avril 2011 20:48

                                      « On fait partager des valeurs » et on « fait que la loi républicaine soit la même pour tous ». Tout à fait d’accord mais, permettez-moi, utopiste dans le contexte actuel. Je déteste effectivement barbelés et apartheid. Les milices et les chiens me donnent des hauts le coeur. Au lieu d’exploiter ces populations, l’évidence serait de leur laisser gèrer par eux mêmes leurs ressources naturelles (ben oui,on en revient toujours à ça), de leur foutre la paix et de leur laisser la responsabilité de la (re)construction de leur pays. 


                                      • CHALOT CHALOT 22 avril 2011 20:56

                                        Deux remarques

                                        - Il s’agit ici des personnes françaises
                                        - la venue des immigrés est une autre question, j’ai déjà expliqué dans un précédent article ce que j’en pensais en reprenant les écrits d’Omar Ba et je suis d’accord avec vous


                                        • Guy BELLOY LOBLEY 22 avril 2011 21:33

                                          Les personnes françaises ? ok Selon quels critères sont-elles devenues françaises ? Je suis allé en Algérie ily a trente ans et j’y ai rencontré des hommes d’une valeur et d’un bon sens hors du commun. Les boeurs de nos banlieux sont paumés car démission de l’autorité du père, les « grands frères » font, au mieux, ce qu’ils peuvent. Mais nous n’avons pas le choix : il faut des éducateurs pour« éclairer » ces jeunes des valeurs de la démocratie qui, hélas, commencent à se déliter dans nombre de nos sociétés européennes. Et l’avenir paraît de plus en plus sombre, la responsabilité citoyenne et la clairvoyance de nos contemporains se rétrécissant de plus en plus.


                                          • CHALOT CHALOT 22 avril 2011 23:32

                                            C’est beaucoup plus complexe que cela encore....
                                            Il n’y a pas que les beurs qui soient paumés, des beurs et des noirs s’en sortent très bien et ce sont intégrés ;
                                            Des politiques ont commis des erreurs énormes par lâcheté ou calculs politiciens comme ceux qui ont recruté des jeunes de quartiers, petits caïds comme animateurs jeunesse sans recul ni formation....Je pourrais écrire beaucoup là dessus pas parce que je l’ai lu mais parce que je l’ai vécu comme formateur d’animateurs de quartiers et comme accompagnateur-pas toujours écouté- de municipalités

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