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Le monde d’après arrive en 2014, avec les divisions, le déclin et la terreur

Si Stefan Zweig était des nôtres, il écrirait sans doute un remake du « monde d’hier » en évoquant cette fois non pas l’Europe d’avant 1914 mais un monde devenu maintenant lointain, celui des années 1960 et des early seventies. Un monde qui commence avec les Beatles et qui s’achève avec les Sex Pistols, 14 ans, de 1962 à 1976, quatorze années enchantée ou du moins très innocentes, quelques peu naïves mais généreuses et ouvertes aux innovations, aux expérimentations, à la liberté de pensé et d’expression. Le monde avait ses guerres mais il était sans doute plus sûr. On pouvait voyager sans risque au Liban ou en Afghanistan alors qu’à Kaboul, on pouvait voir des jeunes femmes en mini jupe. Impensable à notre époque. Rien que cette image fige notre conscience en émanant un saisissant contraste entre le monde d’hier et de maintenant. L’écrivain du temps a le choix entre se projeter dans le passé, comme le fit Zweig, ou dépeindre un présent en mettant l’accent sur les caractères récemment apparus et dont on pressent qu’ils vont être déterminants dans l’avenir. C’est ce choix qui me paraît le plus utile car c’est au présent que se détermine le devenir de notre monde et fait que nos actions seront déterminantes selon leur éclairage par la raison. Ou du moins ce qu’il en reste. Nicolas Sarkozy ne dit pas que des âneries. Accordons-lui deux neurones et du crédit pour son constat d’un peuple qui abandonne les canons de la raison pour s’abandonner aux prêcheurs d’irrationnel.

L’idée du monde d’après ne date pas d’hier. Elle ressurgit actuellement et c’est en jetant un œil attentif à un billet paru dans « The independent » et traduit dans courrier international que la prise de conscience d’un monde soumis à des irréversibilités s’est jouée. Après le référendum sur l’indépendance de l’Ecosse le monde ne sera plus comme avant. Certes, le non l’a emporté mais la passion mise dans cette élection a comme on dit imprimé les esprits. Cet épisode politique marque trente ans d’une défiance réciproque entre le centralisme de Londres et le régionalisme de Glasgow, capitale de l’Ecosse. Le non a été acquis à la faveur de promesses lancées au dernier moment par un Cameron inquiet des sondages mais quelles que soient les réformes accomplies, plus rien ne sera comme avant car la poussée de l’élan séparatiste a inscrit l’indépendance dans la législation des consciences écossaises. Il est aussi question d’une réappropriation du pouvoir par le peuple démocratique. Un mouvement comparable s’est dessinée en France en 2005 pour rejeter le pouvoir européen abstrait et servant le marché.

Des élans séparatistes aux ressorts distincts se manifestent depuis des années dans d’autres lieux, que ce soit au Soudan, en Centrafrique, en Irak, dans l’Est ukrainien ou plus près de nous, en Catalogne. Défiances, séparatismes et divisions constituent des dénominateurs communs présents dans le monde. L’ont-il été à d’autres époques ? Sans doute mais l’on peut penser que ces ressorts se sont nettement amplifiés, épousant divers contours, que ce soit en politique, en économie ou dans les villes. L’autre est de moins en moins considéré comme une curiosité et un sujet d’intérêt porteur d’enrichissement, impliqué dans l’échange ou le partage. L’autre inquiète, fait peur, devenant parfois une source de nuisance dont il faut se prémunir. Les riches dans les quartiers cossus. Les classes moyennes et la nouvelle bourgeoisie dans les centres-villes, les nouveaux quartiers et les banlieues convenables. Les prolétaires et les pauvres dans les cités.

Les mouvances séparatistes, individualistes, communautaristes, prennent du temps mais comme l’indique la fable de la grenouille plongée dans l’eau qu’on chauffe, ce n’est qu’au dernier moment qu’on s’aperçoit de la situation et bien souvent, le processus est devenu irréversible. Il est trop tard. Les choses déclinent, s’effondre, les institutions s’effritent et parfois ça pète dans tous les sens. Conflits généralisés. Dans les sociétés, entre nations, ou groupuscules plus ou moins organisés et localisés.

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I. Premier volet du monde d’après, les nouveaux conflits politiques. Un accent mérite d’être placé sur le cas très spécial de l’Etat islamique en Irak et au levant. Un monstre a été créé consécutivement à des décisions d’une maladresse et d’une irresponsabilité flagrante. En vouloir abattre le dictateur Bachar al Assad et rééditer le « bon coup » joué à Kadhafi, les puissances intervenantes ont permis l’émergence d’un monstre politique dix fois pire que le chef de la Syrie. Pendant longtemps, l’opinion publique occidentale n’a pas été informée des responsabilités. Maintenant, on connaît les cinq principaux responsables. La Turquie où ont transité des armes, le Qatar et l’Arabie saoudite pour les financement, la France et les Etats-Unis pour avoir exercé une pression diplomatique non sans avoir aussi fourni des armes assez sophistiquées qui se sont trouvée entre les mains des djihadistes du levant. Maintenant, les protagonistes sont effrayés par le monstre et tentent de l’abattre en pilonnant quelques positions. Mais cette guerre est amenée à durer et coûtera très cher. N’importe quel expert militaire sait qu’il faut une intervention terrestre pour éliminer ce pseudo Etat islamique. Une troisième guerre mondiale est en cours. Pas une guerre comme en 1914 mais une sorte de guerre mondialisée, fluide, avec souvent des groupuscules délocalisés, mobiles, comme peuvent l’être les combattants se réclamant de l’Islam qui n’inventent rien puisque cette spécialité fut déjà employé, en Colombie par exemple.

(II) L’Etat-nation a fait place à l’Etat-marché dans le « monde d’après ». Le volet économique est déterminant dans le monde d’après 2014 qui a vu apparaître le pacte de stabilité adossé à la doctrine de la politique de l’offre. Cette option se place dans la logique de l’Etat-marché. Comme l’a brillamment exposé Wolfgang Streeck, penseur germanique, le peuple nation s’est défait au profit du peuple marché, sans vision collective, sans ancrage historique. Les dirigeants européens veulent une Europe servant le marché et considèrent l’opposition démocratique comme un ver dans le fruit du profit. Cette année 2014 a vu une prise de conscience sur une croissance qui ne reviendra pas d’ici des années, avec la réduction des déficits et du chômage comme horizon inaccessible. C’est exactement le scénario à la japonaise mais peut-être en pire. Le scénario était en vue il y a quatre ans déjà comme l’indiquent quelques billets écrits à cette époque (dont le mien). Maintenant, il est en vue dans l’opinion publique. L’économie ne peut pas aller dans le bon sens. La politique accommodante de la BCE favorise les banques. Les déficits s’accumulent. Les pays européens sont dans une impasse. La seule solution, injecter de la monnaie périphérique.

(III) Le déclin des Etats. Le monde d’après se dessine sous le signe d’une Modernité finissante, achevée dans les tendances hypermodernes. Les analyses de Lyotard ou Touraine sur la post-modernité et l’ère post-industrielle sont limitées. Le court 20ème siècle, selon l’expression consacrée par Hobsbawm, a vu la démocratie triompher face aux totalitarismes, notamment le nazisme et le communisme. Il n’est pas certain que la démocratie triomphe face au Marché. Les intellectuels ont propagé l’idée d’une co-substantialité entre démocratie et économie de marché. Ils ont oublié que sans Etat bien constitué, il n’y a pas de démocratie possible. L’Etat-nation, qui fonctionnait avec le peuple nation qui est aussi le peuple démocratie, s’est effacé peu à peu pour se transformer en Etat-marché. La crise de l’Etat est présente dans le monde, avec des pays qui manquent d’Etat et d’autres pays qui réforment l’Etat pour servir le marché. La fin de l’Etat-démocratie sonne la fin des idéaux modernistes. 

(IV) La classe politique irresponsable. Etrange répétition de l’Histoire. Les désastres de 1914 et 1939 ont été causés par l’irresponsabilité d’une partie des classes dirigeantes. Quelques livres importants ont dépeint le processus. On pensera à la trilogie des Somnambules d’Hermann Broch. On dirait que depuis une décennie, voire plus, les irresponsables n’ont cessé de gouverner l’Occident. Le résultat, c’est le monde d’après 2014 qui arrive et qui soumettra les peuples à des conditions moins appréciables que ce qui fut vécu auparavant. Les partis de gouvernement se sont pliés aux exigences du marché. Ils sont les acteurs du monde d’après. Propulsant les peuples vers le mur. Les partis « frondeurs » se réclament d’idéologies vieilles d’un siècle. C’est le cas chez nous de Mélenchon, Le Pen ou Asselineau. Aucune vision d’avenir. Quant aux citoyens, ils n’ont plus confiance alors qu’ils manifestent des peurs irrationnelles.


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16 réactions à cet article    


  • rhea 1481971 30 septembre 2014 09:02

    Le fait d’avoir casser l’atome bloque l’émergence d’autres paradigmes, nous sommes dans l’obligation d’entretenir les outils de cette technique sous peine d’une possible disparition de l"espèce. Tout les moyens sont utilisés pour maintenir ce système , comme la mise sous perfusion de la finance, ce qui est reconnu par les acteurs de ce secteur. En fait ce n’est pas un manque d’idées qui cause notre situation actuelle, c’est une pratique technologique décidées dans le passé.


    • howahkan howahkan Hotah 30 septembre 2014 09:23

      Respect et robustesse Bernard, on se fait son petit Dugué comme certains acteurs se faisaient un petit Mocky...ceci est un compliment...enfin non, une marque de.sympathie..

      Pour faire trop raccourci, n’existerait il plus que un humain sur terre il serait lui meme divisé entre un centre qui se croit être « je » une personne alors qu’il est un programme d’analyse fait de chair et de sang........et finirait par être totalement dément ou se suicider ..il préfigure nos sociétés qui ne sont que la déclinaison de ce qui se passe dans un seul cerveau..

      il y a ce que je prends pour le réel et qui est une représentation mentale d’une partie du cerveau, et dans ce que je prends pour le réel il y a de plus ma vision de ce que veux et que mon imaginaire que je prends pour le réel soit...je ne prends aucun exemple exprès....

      je ne parle ici que de une personne..je veux et la réalité doit être ce que je veux...

      ce souvent arrogant programme qui se prends pour un dieu grâce à qui L’ univers enfin le con aurait un sens car nous le regardons,...arrogant donc déjà déments parce que en souffrance, que sont certains humains qui veulent que les autres, les pays , la terre, la galaxie, L’ Univers tourne autour de eux seuls....

      il y a ainsi 7 milliards de vision toutes différentes de ce que le monde doit être..7 milliards de conflit entre soi et soi puis entre soi et TOUT ce qui est...qui font travailler a ce que le monde veut que « moi » je veux.......la nature n’existe pas, les autres non plus, ni les choses, ni les animaux ,rien n’a d’intérêt sauf si « je peux en tirer profit pour accéder à mes désirs, eux meme qui sont le produit du fonctionnement automatique de ce cerveau analytique dont j’ignore meme totalement l’existence, »je« ne sait pas qu’il est une machine..il se prends pour un humain..

      la politique,l’économie sont des sujets très superficiels...ils ne parlent que des effets d’une cause originelle qui a produit des effets,qui sont eux aussi devenus des causes créant d’autres effets etc etc etc etc etc etc

      une des tares de ce qui nous reste de cerveau est d’être absolument sur de lui. Comme de temps en temps le fonctionnement de cette partie du cerveau se révèle à moi comme elle le ferait pour n’importe qui allant sur un certain chemin, rien d’extra ordinaire du tout en soi donc, je vois donc ceci..la seule partie du cerveau que nous utilisons que j’appelle cerveau analytique ne peut fonctionner sur une proposition que si elle est bonne, qui juge de cela ? lui meme ! par rapport a quoi ? ses désirs ! c’est quoi un désir ? un mélange de mémoire personnelle et d’envie personnelles totalement aléatoires pompeusement appelées conscience : but ? le bonheur , ah ?

      mais à ce stade pour saisir soi meme il faut que cette fonction se révèle de + en +..oui mais pourquoi ?parce que ce que je fis à des origines, or de ces origines »je« n’en suis pas conscient..pourquoi ? parce que ce qui nous reste de cerveau passe son temps a essayer de faire coïncider ce que lui veut avec ce que la vie est, ainsi la mort par exemple est refusé alors que la naissance non...
      Pour faire court, pour une raison, pour le moment X ,je cherche une sorte de nourriture ultime et absolue pour la vie ou il y aurait une perfection absolu, constante, permanente de ce que »moi" je veux...cela n’arrive JAMAIS....l’espoir de grandeur ultime absolu se terminant par un aller simple au cimetière ou à la crémation ou sous une bombe démocratique ,pulvérisé donc..

      avant la mort il y a la souffrance, pas terrible pour un être de lumière non ??

      la souffrance est a la fois le symptôme d’erreur, un signal qui dit : non non non pas çà !!! smiley..et aussi un catalyseur qui doit être laissé totalement libre.......

      la difficulté réside là...je ne peux ni la laisser libre, ni lui faire face, ni l’oublier, ni l’apprivoiser, ni essayer d’en tirer quelque chose, ni la sublimer , toute pensée analytique envers la souffrance augmente encore celle ci...

      mais alors que reste t’ il ?

      moi je dis faudrait peut être commencer à grandir........

       je et la souffrance sont une seule chose.....il y a unité...

      Alors le pire c’est moi aussi ? bien sur..........vivre était le miracle or en perdant l’usage d’une partie du cerveau il ne nous reste que ma partie qui calcule et qui vit l’univers entier eu travers de son prisme déformant, on ne voit jamais ce qui est mais ce que l’on veut voir................

      notre démence est notre faute..il n’y a rien a atteindre qui ne soit déjà, pensez donc une origine hors du temps sans début et sans fin........et dans cette direction l’inconnu est ce qui prime, l’autre partie du cerveau qui ne mache plus sait vivre cela, comme elle sait voir ce qui n’est plus conscient pour nous ,car en soi d’inconscient il n’y a pas.

      enfin ceci étant une approche vague,fluctuante et incertaine, de certitudes il n’y a plus.....le sens est dans l’incertitude, le non permanent, le non moi je etc etc


      • howahkan howahkan Hotah 30 septembre 2014 09:30

        il y a des fautes et des lettres qui manquent..mais écrire me demande temps et énergie alors quand c’est fini je ne relie pas de suite...je poste.....

        dit Monsieur Agoravox en 2014 serait il possible d’intégrer une fonction éditer voir meme supprimer , meme pour genre 20 minutes...pour ceusses comme moi qui ne relisent pas de suite pour certaines raisons..

        merci d’avance...


      • julius 1ER 30 septembre 2014 09:25

         early seventies. Un monde qui commence avec les Beatles et qui s’achève avec les Sex Pistols, 14 ans, de 1962 à 1976, quatorze années enchantée ou du moins très innocentes, quelques peu naïves mais généreuses et ouvertes aux innovations, aux expérimentations, à la liberté de pensé et d’expression. Le monde avait ses guerres mais il était sans doute plus sûr.

        @Dugué,
        ce passage résume assez bien la situation du monde, pourquoi ces années là s’inscrivent-elles comme une parenthèse dans l’histoire ?????
        je pense que la 2ie guerre ayant assommé les vélléités des capitalistes et plus riches qui avaient furieusement collaboré sous le Reich, ont été pendant un court instant un peu moins « greedy » donc le Capitalisme a partagé un peu plus avec le travail et un peu moins avec les actionnaires mais aussi la peur du communisme à l’est et aussi dans la classe ouvrière, ce cocktail unique dans l’histoire a donné un monde plus généreux et plus ouvert..... à méditer....

         Propulsant les peuples vers le mur. Les partis « frondeurs » se réclament d’idéologies vieilles d’un siècle. C’est le cas chez nous de Mélenchon, Le Pen ou Asselineau. Aucune vision d’avenir. 

        lorsque vous assénez cela Dugué, je me demande « pour qui vous roulez »
        car vous pourriez mettre tous le monde dans le même panier !!!!!
        à la fin cela devient « un jeu à somme nulle » donc on en revient au négativisme et à la désespérance....
         donc pour vous situer quelles seraient les 5 propositions économiques et sociales que vous feriez pour ne pas aller dans le mur comme vous dîtes et pour embrayer sur un autre monde ??????
        j’attends avec impatience vos propositions !!!!!!!!!!!


        • howahkan howahkan Hotah 30 septembre 2014 09:43

          Salut julius 1er...
          je trouve que tes questions sont intéressantes..et en meme temps,avant de proposer quoique ce soit, ce que on fait tous ,tout le temps ne faudrait il pas savoir la nature du problème dans son entier ou assez proche de cela..or on ne sait pas du tout quel est l’origine de ce bordel humain..chacun pensant que c’est tout sauf moi...

          je suis d’accord avec toi sur la critique du texte de Dugué ..aucune vision d’avenir n’est pas non plus une solution mais au pire encore et encore une échappatoire parce que en fait, que faire ,que comprendre on est quand meme avant tout et surtout paumés non ? la vérité est : on se sait pas quoi faire..

          si le plombier faisait comme nous pour résoudre un problème ,sans connaître quel est le problème ,si il se jette sur des solutions comme on essaye de faire, la fuite va continuer non ?

          salutations


        • howahkan howahkan Hotah 30 septembre 2014 10:25

          quand à la terreur la aussi ,seul , un être humain est déjà terrorisé par ses propres refus de ce que la vie est...je crée ma propre terreur ...
           seule notre fonctionnalité binaire restant en place dans ce cerveau, elle aussi affublée d’un nom pompeux et appelée « libre arbitre » ,mais quelle bêtise !! cette fonctionnalité ne connaîtra jamais l’unité, le partage, le non hiérarchique, la compassion dans le sens non pas de pleurer avec ou sur les autres mais dans le sens Grecque de la Tragédie de « la passion d’être avec ....tout y compris ce que soi meme est.. cette fonction  »moi je« est par nature dans le conflit car dans le choix...le manque de l’autre fonction crée ce déséquilibre....l’analyse prends le dessus et l’analyse s’en tape de tout détruire..pour des raisons que je vois mais si cela est vrai, ceci ne peut qu’être vu par chacun,supposons que je dise des chose vraies...on peut trouver ça débile ou intéressant,mais de toute si vérité il y a elle ne peut qu’être la vision de chacun...la religion dit »lisez mes mots ,ça va aller« ..moi je dis meme si je ne dis pas de conneries de toutes façon ce chemin est celui de chacun, il est personnel,mais étrangement c’est un personnel qui inclus le global, l’exact contraire ici de notre vie....pourquoi parler et écrire..parce que cela m’a déjà amené bien des chose étranges ou la question du sens n’existe plus, alors forcement j’essaye de dire, il me semble que Dugué essaye de faire cela avec quelque chose qu’il aurait vu dans des domaines auxquels je ne connais rien., car donner pour le partage est dans l’ordre des choses ,voler ,diviser tuer ne l’est pas et la noirceur a besoin de se cacher pour exister car la lumière la détruit...voila pourquoi le pseudo NWO ou NOM qui est le meme désordre vieux de 2 millénaires au moins voir plus, se cache..car il est noir ,mauvais , démoniaque, démocratique, un effet secondaire de la souffrance non vécue mais fuie.....

          La paix n’est pas l’opposé de la guerre. le partage n’est pas l’opposé du vol du collectif, l’égalité relative entre personne n’est pas l’opposé de l’injustice flagrante car la vie n’est pas l’opposé de la mort.....et je crois que pour moi le buddha na pas parlé de la voie du milieu mais d’une autre voie n’ayant rien a voir avec les deux autres...il ne sagit plus de thèse antithèse et synthèse mais d’autre chose..

          ce que nous sommes actuellement n’a pas la solution à ses propres problèmes parce que il en ignore totalement la ou les cause en chacun mais de plus il ignore meme quel est le problème...

          Je me suis rendu compte de cela parce que je suis allé malgré moi au fond de la souffrance mentale, qui donne alors meme une douleur presque physique et que c’est seulement arrivé a ce stade ,sans atteindre l’idée de suicide,quoique des fois, il ne resta plus que la souffrance, »moi« était ratatiné, battu, vaincu, miserable, alors là et seulement là a commencé à se produire des événements non maîtrisables ou les »chose« profondes et cachées » commence alors à se montrer d’elle meme, et qui jusque là était inconscientes, commencent à se montrer à la lumière...résolvant immédiatement chaque problème ainsi perçu....en pensant, en analysant je n’ai JAMAIS trouvé aucune solutions à mes problèmes que de toutes façons je ne connaissais pas...nous avons perdu une capacité...elle est là latente...c’st cela qui peut se passer pour l’humain....

          Alors la fonction manquante de notre cerveau se met en route petit à petit,pas mal de gens ont vécu de tel moment sans savoir que c’est ça qu se met en marche......tout imaginaire ici vous fait de suite retomber dans le noir de la souffrance, ici c’est le monde de ce qui est....

          changing yourself,changing the world as k often put it...but I am not parroting, I have seen it for myself..


          • epicure 30 septembre 2014 20:11

            "
            seule notre fonctionnalité binaire restant en place dans ce cerveau, elle aussi affublée d’un nom pompeux et appelée « libre arbitre » ,mais quelle bêtise !! cette fonctionnalité ne connaîtra jamais l’unité, le partage, le non hiérarchique, la compassion
            "

            Ce qui est de l’ordre du binaire qui ne connait pas la non hiérarchie ce n’est pas le libre arbitre, mais la soumission à certaines émotions négatives : peur et dégout.
            Bien au contraire le libre arbitre c’est ce qui permet de s’opposer au hiérarchique, de faire appel à son propre ressenti pour ne pas se faire imposer les volonté arbitraires des autres, leurs rapports de force.
            Le libre arbitre c’est le refus de la soumission.
            Pour exercer son libre arbitre il ne faut pas avoir peur.

            Tous les systèmes hiérarchiques comportent un élément de peur, de crainte, et refusent le libre arbitre.
            Et tu oublies les philosophies qui défendent le libre arbitre de tous les individus, et qui sont celles qui se préoccupent aussi du sort des autres.

            Et sinon il n’y a pas qu’une partie du cerveau qui fonctionne, tu es encore à des notions dépassées au niveau du fonctionnement du cerveau. Mais il y a des fonctions qui sont plus stimulées que d’autres selon les cultures, idéologies etc...
            Et c’est surtout pas la partie analytique qui est caractéristique de l’époque post moderne, bien au contraire.

            A chaque culture, idéologie son système de règles d’émotions et sentiments, et à chaque règle correspond des rapports sociaux et humains différents.

            La société néolibérale perverti de plus en plus l’individualisme ( c’est le post modernisme ), non seulement elle le travestit en égoïsme, mais en plus grâce à la pub, la pression sociale etc... Elle crée des attentes artificielles au cerveau devenu égoïste, qui va prendre ces attentes pour siennes. Attentes basées sur les rapports de force symboliques avec les autres (être le meilleur, posséder des marques gratifiantes etc... )
             Pour cela elle entretient la peur, la crainte dans une société devenue instable, pour trouver un apaisement dans ces représentations artificeilles.

            Petit à petit l’égoïste anti-soumission, se laisse soumettre par la gratification de son égo survalorisé par rapport aux autres. Puis bascule sans le savoir dans un autre mode de pensée, fait de domination et de soumission, où ce n’est plus l’égo qui compte, mais uniquement les rapports hiérarchiques des représentations sociales, où le faible est soumis au plus fort.


          • Baasiste 2 30 septembre 2014 20:24

            l’individualisme est bien l’égoïsme, l’individu ne dépend plus des autres, 0 pression des autres sur chaque individu, l’individu est livré qu’à lui même : indépendance totale-autonomie individualiste causant nombre de malheurs.


            sinon le libre arbitre absolu c’est 0 éducation, 0 relations sociales, 0 discours politique à écouter, 0 internet, 0 médias, 0 lecture, 0 visionnage, 0 contact, 0 enseignement, 0 relations... en effet 0 influences dans ces cas précis.

            le libre arbitre c’est se soumettre, avoir peur et craindre ou être égoïste car ça dérive de sa propre réflexion ou logique, de sa propre pensée, de sa propre volonté, tous cela.

            être le meilleur être le plus beau le plus performant est lié à l’individualisme, moi individu je concurrence les autres individus pour les surpasser, aucun groupe ou collectif relie (solidarité, entraide...) les un aux autres.

          • Baasiste 2 30 septembre 2014 20:25

            « sinon le libre arbitre absolu c’est 0 éducation, 0 relations sociales, 0 discours politique à écouter, 0 internet, 0 médias, 0 lecture, 0 visionnage, 0 contact, 0 enseignement, 0 relations...  »

            preuve que le libre arbitre n’existe pas, c’est un fantasme comme quand on prétend défendre l’individualité ou l’universalisme qui n’est que quelque chose de particulier-particulariste qu’on veut imposer à tous sans vouloir l’avouer.

          • howahkan howahkan Hotah 1er octobre 2014 09:00

            Épicure je ne parle pas de manière intello ,analytique, mais a partir de faits vécus qui ont amené une expérience dite de ce mot stupide de kundalini et bien plus encore..une unité avec « quelque chose »......L’ Univers !!! je parlerais d’illumination, qui veut juste dire éclairer ce qui est sombre, connaître , ne plus être ignorant ,voir ce qui ne se voit pas avec la pensée ordinaire, ne se comprends pas....on a fait de la vie une torture point barre

            là ou la souffrance n’est plus..mais seulement une sort de paix étrange....

            ça n’est pas la société qui perverti l’homme mais l’homme lui meme genre qui crée une société pervers car il est pervers lui meme..oui mais ,c’est pas moi c’est les autres...

            je parlais du libre arbitre mais pour moi c’est un mythe total.......il y a le choix, je t’aime tu es ma chose , je te hais je te tue....

            nous sommes mentalement dément et refusons de l’accepter donc empêchons tout changement ..

            c’est ce que je vois et je le partage.

            tu dis : Et sinon il n’y a pas qu’une partie du cerveau qui fonctionne, tu es encore à des notions dépassées au niveau du fonctionnement du cerveau. Mais il y a des fonctions qui sont plus stimulées que d’autres selon les cultures, idéologies etc...

            pas du tout mais je te laisse a tes croyances


          • howahkan howahkan Hotah 1er octobre 2014 09:12

            car il y a une partie du cerveau qui ne marche plus du tout depuis 5 à 10 000 ans et qui s’est réveillé des fois pour moi comme pour d’autres et qui n’a strictement rien a voir du tout avec ce que nous connaissons ,elle n’a aucun des attributs de la pensée..ceci n’est pas une théorie je le sais car je l’ai vécu comme d’autre..et cette fonction manquante n’est pas la du tout pour faire encore pire mais autre chose de totalement différent qui n’a rien a voir avec l’éducation les outils , la survie, les pseudo arts, la pseudo science , la compétition, l’écriture etc ad libitum..c’est notre connection avec le grand tout, mère nature....

            l’occident et ceux qui suivent le meme chemin donc quasiment tout le monde n’a aucune notion de cela..et si i continue sur la meme route ce qu’il va faire il n’en saura jamais rien ,se contentant de dire : je sais et vous ne savez pas..sans preuves, sans expérience rien que des mots vides de sens..une illusion du vent ...


          • howahkan howahkan Hotah 1er octobre 2014 09:35

            je te rejoins la dessus baasiste..en gros

            salutations..


          • Bovinus Bovinus 30 septembre 2014 18:13

            @ B. Dugué
            -
            I. Premier volet du monde d’après, les nouveaux conflits politiques. Un accent mérite d’être placé sur le cas très spécial de l’Etat islamique en Irak et au levant. Un monstre a été créé consécutivement à des décisions d’une maladresse et d’une irresponsabilité flagrante.
            -
            Êtes-vous bien sûr de votre appréciation de la situation ? Parce que il se pourrait bien, justement, que ce « monstre » ait bien été créé dans un but bien précis. La stratégie du « chaos contrôlé » (joli oxymore, au passage...), ça ne vous a jamais effleuré l’oreille ?
            -
            II. L’Etat-nation a fait place à l’Etat-marché dans le « monde d’après ».

            -
            Ah, parce qu’il y avait une différence, dans « le monde d’avant » ? Faut pas insulter l’intelligence du lecteur comme ça, la ficelle est un peu grosse là. Les curieux peuvent toujours relire le bon vieux A. Smith (Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations), qui explique très bien (quand on le lit attentivement) que :
            - la richesse des nations, c’est la productivité ;
            - la productivité dépend du degré de division du travail ;
            - le degré de division du travail dépend de la taille du marché : plus ce dernier est important, et plus la division du W est poussée ;
            - donc, pour être puissante, une nation doit contrôler le marché le plus grand possible.
            -
            La boucle est bouclée. État et Marché ont en fait toujours été plus ou moins la même chose, un peu comme une médaille avec ses deux faces.
            -
            III. Le déclin des Etats. Le monde d’après se dessine sous le signe d’une Modernité finissante, achevée dans les tendances hypermodernes. Les analyses de Lyotard ou Touraine sur la post-modernité et l’ère post-industrielle sont limitées. Le court 20ème siècle, selon l’expression consacrée par Hobsbawm, a vu la démocratie triompher face aux totalitarismes, notamment le nazisme et le communisme.
            -
            Chapeau bas. J’ai rarement vu autant de poncifs, de concepts creux et de mensonges éhontés enfilés les uns à la suite des autres. Quant au fait que vous mettiez le communisme russe, dont les réalisations sont inégalées par aucun autre peuple à ce jour, dans le même sac qu’une idéologie nihiliste telle que l’est sans aucun conteste possible le nazisme hitlérien, c’est le signe clair d’une appartenance idéologique trotsko-gauchiste, genre Le Monde (propriété de la Banque Lazare) ou Libération (propriété de la Banque Rotschild). Vous ne seriez pas un nègre de BHL, par hasard ?
            -
            IV. La classe politique irresponsable. Etrange répétition de l’Histoire. Les désastres de 1914 et 1939 ont été causés par l’irresponsabilité d’une partie des classes dirigeantes.
            -
            Certes, quand on pressent qu’on va se faire pendre à la lanterne par le populo furieux, le mieux à faire est de plaider l’ « irresponsabilité ».


            • Dany romantique 2 octobre 2014 10:01

              Parfait ; vous avez fait le développement (auquel je pensais) sur les points essentiels.

              De même je n’aime pas du tout l’équation américanophile nazisme=communisme sous couvert de « totalitarisme » le concept « tarte à la crème » des nouveaux philosophes réacs. D’ailleurs je ne savais pas que le nazisme était un concept, c’était juste une catastrophe. Une déviation de l’humanité, une phobie racialiste, une expansion du colonialisme esclavagiste avec extermination des identités définies comme « sous hommes ».


            • BA 30 septembre 2014 18:44

              Mardi 30 septembre 2014 :

              La dette publique de la France dépasse pour la première fois la barre symbolique des 2.000 milliards.

              Selon les chiffres publiés ce mercredi par l’Insee, elle s’est établie à 2.023,7 milliards d’euros à la fin du deuxième trimestre, contre 1.985,9 milliards fin mars, soit une hausse de 28,7 milliards d’euros.

              Au ministère des Finances, on souligne que la dette a doublé entre 2002 et 2012, passant de 930 milliards à 1.860 milliards d’euros, dont 600 milliards entre 2007 et 2012.

              http://www.leparisien.fr/economie/dette-publique-la-france-a-franchi-le-seuil-des-2-000-milliards-d-euros-30-09-2014-4175987.php

              Dans l’Union Européenne, neuf pays sont en faillite.

              La Grèce, l’Italie, le Portugal, l’Irlande, Chypre, la Belgique, l’Espagne, la France, et le Royaume-Uni sont en faillite.

              1- Médaille d’or : Grèce. Dette publique de 314,801 milliards d’euros, soit 174,1% du PIB.
              2- Médaille d’argent : Italie. Dette publique de 2120,143 milliards d’euros, soit 135,6 % du PIB.
              3- Médaille de bronze : Portugal. Dette publique de 220,696 milliards d’euros, soit 132,9 % du PIB.
              4- Irlande : dette publique de 202,920 milliards d’euros, soit 123,7 % du PIB.
              5- Chypre : dette publique de 18,206 milliards d’euros, soit 112,2 % du PIB.
              6- Belgique : dette publique de 404,248 milliards d’euros, soit 105,1 % du PIB.
              7- Espagne : dette publique de 989,925 milliards d’euros, soit 96,8 % du PIB.
              8- France : dette publique de 2023,7 milliards d’euros, soit 95,1 % du PIB.
              9- Royaume-Uni : dette publique de 1486,878 milliards de livres sterling, soit 91,1 % du PIB.

              La question est :

              “QUAND ces neuf pays vont-ils se déclarer en défaut de paiement ?”


              • 65beve 30 septembre 2014 22:10

                Bonsoir,

                Sûr que c’était mieux avant.
                un morceau qui décrit bien tout ça :
                Voyez les paroles qui suivent la vidéo.

                cdlt



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