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Accueil du site > Actualités > Société > Le monde du travail est-il soluble dans la gauchitude ?

Le monde du travail est-il soluble dans la gauchitude ?

Peut-on être dans la communication et de gauche ?

Toro LocoC'est la question que m'a posée un de mes lecteurs par mail.
Il attend toujours la réponse.

Je ne compte plus le nombre considérable de fois où j'ai dû justifier de la neutralité politique de mon travail. D'expliquer que dans mon boulot, je fais la part des choses et ceci, cela. Que oui, il est possible de travailler avec moi dans la sérénité, que non, je ne me rends pas au boulot chaque matin avec un couteau entre les dents.

Sauf que cette fois-ci, j'ai décidé de ne pas me retrouver immédiatement sur la défensive, mais plutôt de prendre le temps de réfléchir tranquillement à la question. Longuement. Très longuement. À cette question et à ce qu'elle signifie. Au fait que je l'ai toujours trouvée tellement normale et évidente comme question que je ne me suis même jamais étonnée de la régularité avec laquelle elle m'est infligée. Au fait même que je la considère comme inéluctable, et qu'il m'arrive tout aussi régulièrement de m'interroger sur ma légitimité politique —et non pas professionnelle— à m'engager dans tel ou tel projet avec tels ou tels partenaire, client ou collaborateur.

Prenons le problème sous un autre angle. C'est toujours une bonne idée de que changer de point de vue sur une question. D'inverser les perspectives. De plonger dans la dystopie concrète.
Imaginons donc que je sois de droite.
Là, comme ça.
Froidement.

C'est tout de même une chose suffisamment commune, d'être de droite dans ce pays, pour qu'on se tape plus souvent un gouvernement de ce bord que de l'autre. On ne va même pas discuter de ce que signifie réellement, aujourd'hui, être de droite. Mis à part quelques mal câblés du ciboulot, je pense qu'il y a une belle unanimité à me qualifier spontanément de femme de gauche.

Donc, inversons la proposition.

Mon lecteur m'aurait-il posé la même question si j'étais identifiée de manière aussi évidente et récurrente comme personnalité intrinsèquement de droite ? La question n'est alors pas de se demander si la communication est une activité de droite, mais plutôt, est-ce que les gens de droite ont à rendre des comptes sur leur activité professionnelle ?
Ou, encore plus simplement, est-ce que les gens de droite se posent des questions quant à leur compatibilité professionnelle ?

Ce qui reviendrait à dire qu'être de gauche implique une éthique, une déontologie de chaque instant, un engagement, non seulement politique, mais aussi dans chaque acte de notre vie quotidienne, probablement jusqu'au fond des chiottes ou dans l'intimité feutrée de la chambre à coucher.

L'opinion politique est-elle une cosmologie ?

Dans l'absolu, oui, puisqu'il s'agit concrètement d'une vision du monde, d'un modèle de société. En réalité, non, puisque l'acte politique pour beaucoup de mes concitoyens, se limite à choisir de temps à autre entre la peste et le choléra, à glisser un nom dans l'urne et à râler quotidiennement devant son poste de télé, son journal, ses collègues, contre les impôts, la voirie, l'école, la Sécu, les fonctionnaires, les parasites, les rentiers, les vendus et les pourris tout en soulignant abondamment tous ces propos par de sempiternels :

Non, mais moi, je ne fais pas de politique. D'ailleurs ça ne m'intéresse pas.

Pourtant, plus un gars ne fait pas de politique et plus il a tendance à avoir un discours de droite. À croire qu'être de droite consiste essentiellement à ne pas se sentir concerné par la chose politique. Sauf que si c'était vraiment le cas, les gens de droite n'iraient pas jusqu'aux urnes et que nous passerions des temps forts intéressants à être exclusivement gouvernés par des gens vraiment intrinsèquement de gauche.
Ce qui n'est —vous en conviendrez aisément— absolument pas le cas.

À moins d'admettre que le simple acte de voter soit la quintessence de la démission démocratique, celui qui consiste à dire à la face du monde :

Vous m'avez déjà fait perdre assez de temps comme cela : maintenant gérez le merdier et ne venez surtout plus me casser les couilles avant la prochaine grande messe électorale, celle-là même qui me permet de jouer à la démocratie tout en n’en ayant absolument rien à secouer.

Ce qui nous éloigne terriblement de la question initiale qui est de savoir si je suis gaucho-compatible avec mon gagne-pain.

Ce que je trouve assez remarquable, en creusant quelque peu dans mes souvenirs professionnels, c'est que, oui, généralement, les gens de droite ont plutôt tendance à se trouver légitimes, quelle que soit leur fonction dans le système. Ils se trouvent d'autant plus légitimes qu'ils sont hauts dans la hiérarchie et dans la fourchette des salaires. En fait, l'aisance des gens de droite dans le monde professionnel contemporain aurait tendance à conforter l'idée que le système socioéconomique actuel leur convient parfaitement et qu'ils y sont comme des poissons dans l'eau.
Le gars de droite trouve ses convictions renforcées par ses réussites concomitantes matérielles et professionnelles quand le gauchiste éprouve toujours une certaine culpabilité à l'amélioration sensible de ses conditions de vie, un peu comme s'il lui avait fallu pactiser avec l'ennemi ou transiger avec ses convictions pour se couler dans un moule bien inconfortable pour ses idées.

Un peu comme si le système lui-même était profondément de droite.

Mais si nous transplantons le gars de droite dans un secteur socioéconomique profondément de gauche —des trucs improbables comme l'économie sociale et solidaire ou le milieu associatif— il est toujours étonnant de voir à quel point le gars de droite ne se pose jamais la question de sa légitimité professionnelle. Il arrive un peu comme un New-Yorkais de Manahattan tombant en panne au cœur des vertes collines bouseuses de Gascogne. Il observe ce qui est un évident décalage entre les pratiques concrètes de son nouveau milieu et les modèles implantés de longue date par la certitude de faire partie de ceux qui ont toujours raison. Et il arrive très rapidement à la conclusion que s'il y a bien dissonance entre lui et son boulot, cela vient forcément des autres. Et il met en œuvre ce qu'il appelle son esprit réformateur, son sens de la modernité et des réalités en bousillant absolument tout ce qui ne répond pas à des impératifs de rentabilité immédiate et de profitabilité maximum, à sa propre vision du monde du travail.

Autrement dit, le gars de droite n'est jamais dans une posture de remise en cause professionnelle, c'est le reste du monde qui doit s'adapter à sa cosmologie personnelle.
Et c'est probablement ce qui fait tout sa force, pendant les gauchistes continuent de s'autoflageller de n'être pas vraiment à la hauteur de leurs utopies.

Le gars de droite, c'est le Midas des temps modernes qui transforme en merde capitaliste absolument tout ce qu'il touche pendant que le gars de gauche se perd en circonvolutions métaphysiques ineptes, du genre :

Mais est-ce que je peux être dans la communication et de gauche ?

Un gars de droite dans une association à caractère social ou culturel ne va jamais se dire qu'il n'est pas du tout à sa place (ce qui est pourtant le cas). Non, il va juste peser de toute la force de sa conviction intime qu'il est le meilleur et qu'il a toujours raison pour faire d'une structure démocratique, fondée sur la coopération, l'échange et la solidarité, une bonne grosse machine de guerre économique, qui élimine les activités non rentables, compresse les couts (à commencer par les personnes) et augmente les profits en se focalisant sur les prestations à haute valeur ajoutée. Si, en plus, les politiques et gouvernants marchent dans la combine en étranglant financièrement tout ce qui est de l'ordre du non marchand, on voit alors avec quelle efficacité une pensée politique n'a absolument pas besoin de passer par le cirque médiatique et électoral pour s'imposer brutalement à tous.

Tout est politique, y compris et surtout, le champ professionnel !

Si l'on s'intéresse quelque peu au monde de la communication contemporaine, on y trouve effectivement une belle brochette d'affabulateurs dont le talent se résume souvent à prendre le reste du monde pour un ramassis de crétins auquel il convient de s'adresser en beuglant des insanités grotesques avec toute la puissance de conviction que seule la médiocrité d'esprit la plus profonde peut conférer aux fumistes flamboyants. La communication, coco, c'est l'univers de l'esbroufe, du clinquant, du mépris social et du mensonge institutionnalisé. C'est bien évidemment un repaire de tout ce qui pense à droite, vit à droite, respire à droite et n'a toujours pas compris la profonde différence entre l'information et la propagande.
A priori, c'est tout, sauf une profession compatible avec des idées de gauche.

Sauf que si on retourne la proposition, la communication, c'est avant tout ce que l'on en fait. On peut bien sûr laisser les coudées franches à toute cette mentalité réductrice et vaine que l'on combat chaque jour dans ses effets les plus pernicieux tout en se plaignant de perdre bataille sur bataille dans le domaine des représentations sociales que les médias aux ordres pondent chaque jour un peu plus dans la tête de nos concitoyens. En gros, on peut faire nos dégoutés, n'y toucher qu'avec des gants et une pince à linge plantée sur le nez, mais on peut aussi décider, à l'instar des petits Midas de l'entreprise, que la communication gagnerait beaucoup à évoluer vers une configuration déontologique plus conforme à notre confort intellectuel.

On peut juste estimer que communiquer, c'est rendre des informations visibles et intelligibles au plus grand nombre, c'est porter le message, l'amplifier, l'adapter sans jamais le faire mentir, sans jamais tenter de tromper le chaland, c'est participer à la petite musique des mots et à la symphonie des images, c'est créer du lien, bâtir des passerelles, construire des émulations, des coopérations là où il n'y avait que du vide, de l'incompréhension et des rodomontades.

Finalement chacun de nous porte la possibilité de ses choix, même les plus contraints, en ce qu'il peut toujours décider de tendre à vivre conformément à ce qu'il croit juste et nécessaire. Pourquoi seules les outres à vents réactionnaires et imbéciles pourraient-elles choisir de transformer le monde dans lequel elles évoluent ? Pourquoi devrait-on toujours jouer selon leurs règles, réécrites au fil de l'eau afin de toujours rester en leur faveur ? Pourquoi ne seraient-ce que leurs idées moisies qui ont le droit de citer dans cet implacable monde du travail qu'elles ont façonné à leur sinistre image étriquée du bulbe depuis tant d'années et avec le triste résultat que nous ne pouvons plus feindre d'ignorer ?

Nous avons depuis toujours la force du nombre avec nous. Il nous reste à remporter la bataille des convictions et la guerre des idées et cela commence ici et maintenant, au cœur même de la bête, dans chacune des activités dans lesquelles nous passons tant de notre temps de vie.

 


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13 réactions à cet article    


  • Constant danslayreur 23 novembre 2013 12:32

    Bonjour le Monolecte
    Très bon article comme d’habitude merci - Aujourd’hui il y a du Taiké éilée également au menu, ça n’était pas arrivé depuis des lustres une pareille une et évidemment pour fêter l’évènement, AV la passe un Samedi ... histoire que trois pelés et un tondu en profitent... -

    Sinon heu... pas sur la tête siouplait, si par travailler dans la communication vous entendez concevoir des campagnes de publicité pour des produits marchants bref contribuer à embellir la machine consumériste, alors heu... oui, j’ai du mal à vous voir à gauche. Sauf si vous ne vendez que du bonnet rouge et - très à contre cœur - des havanes pour soutenir l’économie cubaine...


    • Jason Jason 23 novembre 2013 16:18

      Il est naturel que les dominants dominent, et ils ne se posent pas la question. Vous semblez constater que les tigres ne sont pas végétariens. Ils sont en place et n’ont pas à se battre sinon pour avoir plus et râler contre ce qui, à leurs yeux, leur enlève ce plus dont ils n’ont jamais assez.

      La droite crée l’envie, la gauche génère le combat. C’est l’éternelle rivalité des « have and the have not » (les nantis et les autres), de ceux qui possèdent une position sociale et économique, les deux étant indissolublement liés. Et de ceux que le poids d’une économie insatiable écrase.

      Mais il y a aussi les indécis, les laissés pour compte, les las, les fatigués, qui ne voient aucune possibilité de changer quoi que ce soit. Ceux que les médias endorment avec leurs chiens écrasés, les procès, les silences honteux, les tempêtes dans un verre d’eau ou les détournements d’attention en se focalisant sur le politiquement correct, càd. l’état des choses comme elles sont.

       Oh, il y a bien l’indignation vertueuse, et les médias sont champions en indignation, sentiment qui constitue leur fond de commerce (moral et pécuniaire). Les médias formattent l’opinion publique, c’est bien connu. Et c’est dans ce magma de gens résignés que se font ou défont les majorités, au gré de ce petit bout de papier qu’on jette dans une urne, par bonne conscience ou comme on achète un billet de loterie. L’espérance est la fontaine du bonheur, ce côté doré de nos démocraties.

      Croyez-vous que le manifestant, le résistant, le soldat, l’écrivain qui dénonce, se posent tant de questions de connaître les arcanes de la géopolitique ou de la finance mondiale ? Ils ont choisi leur camp et ne se soucient pas de l’Histoire avec un grand H. Celle-ci venant plus tard avec, trop souvent, les masques et les lâchetés qui l’accompagnent.

      Je préfère ceux qui agissent par la parole, par la plume et qui révèlent ce qu’ils sont vraiment dans la Cité, à ceux qui attendent que l’on tire les marrons du feu pour eux.

      Vous avez vos convictions, tant mieux et foin des états d’âme.


      • Piotrek Piotrek 23 novembre 2013 19:15

        La démarche dans votre article est très intéressante, cependant, prendre pour cadre la dualité gauche-droite c’est tenter de simplifier un niveau qui est déjà une synthèse.

        C’est donc à mon avis un début de raisonnement que vous faites là, mais il faut aller jusqu’au bout, car la gauche et la droite sont des ensembles très hétérogènes de personnes différentes avec des objetctifs pas toujours identiques : Factorisez l’esprit de homme à l’échelle la plus primitive possible, et ce, sans même faire la distinction Homme-Femme.

        Pour vous faire gagner un peut de temps, cette démarche je l’ai déjà tentée. Toutes nos décisions se basent sur un système de valeur interne que l’on construit tout au long de sa vie en fonction de ses experiences.

        Exemple simple, je prends 3 valeurs qui dans un ordre différent, ordre construit tout au long de la vie d’un individu, vont filtrer chanque information qu’il capte dans cet ordre précis et qui donc influenceront les décision qu’il va prendre.

        Egalité, Fraternité, Liberté : tendance Communiste
        Liberté, Fraternité, Egalité : tendance Libéral
        Fraternité, Egalité, Liberté : tendance Socialiste
        Fraternité, Liberté, Egalité : tendance Front National

        Donc si une personne regarde la télé et un reportage fait part d’un meurtre :
        - la personne du tendance FN testera dans sa tête en premier lieu l’argument Fraternité-Fratrie en réagissant en premier lieu sur le patronyme de l’assassin et de la vicrime.
        - La personne tendance socialiste testera en premier lieu l’argument Fraternité-Fraternité et s’identifira à la victime en premier lieu.

        C’est un peu grossier comme exemple mais au final, le FN, le Socialisme et tout le reste ne seront que des émanations des ordres de valeurs personnelles.

        Le fait de faire de la politique ou non s’explique de la même façon avec la même démarche
        Pour le libéral, la liberté est le premiere valeur qui filtre l’information, l’Etat étant de fait quelque chose qui s’oppose de prime abord à la liberté (car l’Etat régit la liberté), l’implication politique n’est donc pas quelque chose d’important...


        • Monolecte Monolecte 23 novembre 2013 19:53

          Effectivement, ce n’est pas très abouti, c’est juste un début de réflexion sur des questions qu’on se pose rarement.


        • Piotrek Piotrek 24 novembre 2013 00:20

          c’est juste un début de réflexion sur des questions qu’on se pose rarement.

          Mais c’est le plus imporant, bravo encore pour la démarche


        • mmbbb 24 novembre 2013 08:29

          « Un gars de droite dans une association à caractère social ou culturel ne va jamais se dire qu’il n’est pas du tout à sa place (ce qui est pourtant le cas » l’auteur devrait eviter ce genre de poncif Je connais des gens catho de droite qui sont certaienement plus genereux que certaines personnes de gauche qui ne le sont que par les paroles et vivent plutot comme des bourgeois et ne veulent pas etre derangees dans leurs conforts quotidiens Le terme gauche a vraiement perdu de son sens Il sert a ratisser large et cela ne trompe guere 


          • rocla+ rocla+ 24 novembre 2013 08:43

            Moi non plus je sais rien . 


            Mais d’ après l’ opinion la plue répandue les patrons c’ est des salauds .
            Et les fonctionnaires c’ est ça qu’ est bien .



             smiley

            • Constant danslayreur 24 novembre 2013 12:34

              Ajoutez « de police » à fonctionnaires et là, il y a atteinte à corps constitué, insulte à autorité fiduciaire, menace à l’ordre biblique, voie de fait sur fée du képilogis, outrage à magistratosphère, délit de fuite félicienne et circonstances aggravantessijeveux.  


            • rocla+ rocla+ 24 novembre 2013 08:44

              Et il y a de plus en plus d’ étrangers dans le monde .


              • Constant danslayreur 24 novembre 2013 12:40

                Attention, il y a aussi de plus en plus de monde à l’étranger...
                en Inde notamment


              • claude-michel claude-michel 24 novembre 2013 09:20

                (Nous avons depuis toujours la force du nombre avec nous...)

                Le nombre est variable...de dix à l’infini..ou a rien ça dépend..mais on est toujours quelque part...sinon on existe pas..Le tout est de savoir ou vous êtes..en cherchant bien.. !


                • tf1Groupie 24 novembre 2013 15:48

                  Faut aussi reconnaitre que les gens de Gauche ont beaucoup plus tendance à donner des leçons de morale que les gens de Droite.

                  Ce sont les gens se déclarant « de Gauche » qui sur ce site nous assènent régulièrement des phrases du genre « il ne faut pas avoir honte pour être de droite » ou qui parlent de droite « décomplexée » parce que par principe on doit avoir des complexes si on est de droite.

                  Donc il est normal qu’on attende de distributeurs de morale qu’ils aient un comportement particulièrement éthique.

                  Et communication et éthique ne font pas toujours bon ménage.


                  • Jason Jason 24 novembre 2013 16:24

                    Pas du tout d’accord. Il y a des moralisateurs de droite, de gauche et d’ailleurs. Chacun y va de ses arguments pour convaincre.

                    C’est Montesquieu (Lettres persanes ?) qui exprime ce besoin d’appeler le soutien de l’émotion pour toute morale qui veut convaincre. « En morale, il n’est pas suffisant de montrer une vérité. Il faut la faire sentir », cité à peu près.

                    Pour ma part j’ai entendu des moralisateurs de tous bords. Et les tribuns de toutes appartenance ne se privent pas de moraliser.

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