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Le monde en 2035 - le début d’un nouveau paradigme

Il m'a semblé pertinent de dresser une liste minimaliste des paramètres solides, peu contestables à l'heure actuelle, de la prospective, et d'aller parfois un peu plus loin en proposant des liens entre ces paramètres. L'évolution humaine de ces vingt-trois prochaines années sera aussi notre évolution.

1. Longévité et réjuvénation des populations : 10 milliards d'êtres humains 2. Imprimantes 3D, robots, amplification cognitive, espace, "le monde de l'abondance" 3. Etats endettés, soulèvements sociaux et exil maritime 4. L'avènement d'autres pouvoirs, l'horizon des évènements

1. Longévité et réjuvénation des populations : 10 milliards d'êtres humains

Si, pour 2029, des spécialistes de la biogérontologie et de la physiologie humaine, tels Aubrey de Grey (1), prédisent le début du contrôle sur le "point de non-retour biologique" d'un individu via des stratégies type SENS ("Strategies for Engineered Negligible Senescence") (2), et cela de manière accessible aux classes moyennes des pays industrialisés, les années suivantes verront les technologies de la réjuvénation (de l'anti-âge radical) se populariser de manière mondiale, avec des coûts infimes - voir "le monde de l'abondance" ci-après, à peut-être 75% des habitants de la planète. Lorsque les gens ne vieillissent plus, ou du moins, ne meurent plus de vieillesse, et redeviennent même capables de travailler, avec des espérances de vie en bonne santé qui dépasseront, après ingestion de quelques gélules quotidiennes, plusieurs siècles, la population mondiale augmente.

C'est ainsi que les prévisions des démographes sont fausses. Par exemple, dans un premier temps, les baisses de natalité, les non-renouvellements de la population européenne, avec des chiffres critiquement inquiétants pour l'Allemagne ou la Russie, seront compensés par le phénomène du "papy boom". Un "papy boom d'immortels" pour être plus précis. Par la suite, la réjuvénation permettra à des millions de personnes précédemment invalidées par l'âge, de retrouver de jeunes et frais corps d'athlètes. Le risque "d'accidents mortels" sera toujours une réalité, mais ne sera pas un enjeu potentiel avant plusieurs siècles (3).

Ces phénomènes sont intéressants car ils rendent obsolètes les craintes d'une disparition à moyen-long terme de la "population européenne" dans ces cadres. Et si l'on se place dans un cadre mondial, les conséquences de la réjuvénation biologique, en 2030-2035, seront une forte augmentation de la population. Il convient de répondre à ces questions : si, de 2030 à 2035, 75% de la population mondiale ne vieillit plus, quels sont les chiffres en 2035 ? Et, au-delà, quelles seront les nouvelles données ? 10 milliards d'habitants en 2035 ? 12 milliards en 2040 ? 30 milliards en 2100 ? On est loin des prévisions classiques de 9 milliards "stables" à horizon 2100...

2. Imprimantes 3D, robots, amplification cognitive, espace, "le monde de l'abondance"

"Où va-t-on mettre tous ces gens ? Comment vont-ils se nourrir ? Quelles seront les sources d'énergie adaptées ?" Où sont les ressources ? De nombreux enjeux vont surgir avec l'accroissement de la population. Nous verrons également ci-après les conséquences du "papy boom valide" sur l'économie du travail.

Les ressources sont dans l'espace, et l'énergie vient du soleil. A l'heure actuelle, déjà, les fondateurs du Google, ainsi que Peter Diamandis ou encore James Cameron (en mode investisseur), ont décidé de créer la société "Planetary Ressources" (4), dont l'objectif est tout simplement de miner (à moyen terme, justement, dès 2035) les millions d'astéroïdes que recèlent notre système solaire. Car, s'il n'y a que 8 planètes (+Pluton) autour de notre soleil, il y a des quantités considérables, à vrai dire illimitées à l'échelle du temps et des besoins humains, de matériaux "rares" ou "recherchés" . Cela est quelque peu comparable à l'exploitation du nouveau monde (5) par les Espagnols au XVIème siècle, avec un déversement de matières premières et de métaux rares sur l'Europe : l'inflation a eu raison du cours de l'or, et lorsqu'une entreprise telle que "Planetary Ressources" déversera, à nouveau, des milliers de tonnes d'or stellaire sur l'économie - cette fois-ci de manière illimitée, alors il pourra être massivement utilisé dans les industries de pointe.

Les ressources viendront de l'espace, quand elles ne viendront pas des réserves terrestres, réserves connues ou à découvrir, permettant - au demeurant, de "tenir" jusqu'en 2100 pour tous les types d'extraction (énergies fossiles comprises et je vais l'expliquer maintenant). Quant à l'énergie, le coût en kilowatts/heure des cellules photovoltaïques chutera en-dessous d'un seuil de prix par rapport à tous les autres types d'énergie (voir image ci-dessous), même en imaginant un prix fixe de ces autres types d'énergie (sans fonction de ressource) et une absence d'inflation. Quant aux voitures et autres systèmes, ce sont les technologies de batteries qui permettront une rentabilité très au-delà des réservoirs et moteurs actuels. En 2030, cela est une certitude - à moins que les technologies de fusion ou encore d'anti-matière soient déjà disponibles, l'énergie sera fournie par le Soleil (et l'Allemagne, en abandonnant le nucléaire à fission, en est également convaincue). Conséquence anecdotique : la disparition des énergies fossiles ne se produira donc jamais au cours de ce siècle ni même de ce millénaire, les besoins pour l'industrie du plastique, au niveau mondial, ne dépassant pas les 10% des produits du pétrole.

Les conséquences de l'avènement de l'imprimerie 3D (dès 2015) dans tous les foyers, seront étonnantes. Il sera possible, année après année, d'imprimer de plus en plus d'objets de la vie courante, avec une résolution de plus en plus fine des matériaux toujours plus variés. Besoin d'une brosse à dent ? Je me rends sur un site Internet proposant des modèles à imprimer en 3D. "50centimes le modèle... ah, il y a aussi tous les modèles gratuits proposés par des sites coopératifs, tiens je vais plutôt imprimer la brosse à dent grande marque - dernière licence - que je vais télécharger illégalement..." Ensuite, l'imprimante 3D se charge du reste, et voilà ! une brosse à dent toute neuve. Relativement aux capacités actuelles (voir vidéo ci-dessous), des imprimantes 3D de "bureau", on peut imaginer, en 2035, des imprimantes capables de créer véritablement la quasi totalité des objets (et aliments) que l'on trouve en supermarché. Même de la viande (8). Même des chaussures, vêtements, vélos, pièces de rechange de voitures, de robots, et tous les objets de la vie courante. Des cliniques proposeront évidemment, l'impression d'organes ou de parties du corps, avec 0% de rejet de la greffe, à partir de cellules souches des clients.

Tout deviendra illimité, gratuit ou quasi gratuit, il n'y aura (presque) plus de supermarché (ce seront des boutiques-vitrines, pour présenter et essayer des objets, voire pour les imprimer ou encore pour vendre des imprimantes et des objets non imprimables, car trop évolués, comme les robots avancés ou trop lourds, comme les lave-vaisselles), le monde des ingénieurs sera bouleversé. C'est le "monde de l'abondance" envisagé par Peter Diamandis (9 - voir la vidéo ci-dessous), "Abundance", l'un des livres les plus vendus, cette année, aux Etats-Unis, et passé sous silence en France.

Cette révolution industrielle entraînera la faillite de nombreux pays dont l'économie est basée sur le secteur secondaire. La Chine va subir un choc considérable qui aura des répercussions dans le monde entier (10). De même, des pans entiers de l'économie occidentale vont disparaître. Seul le luxe, l'industrie de pointe et une partie des services survivront. La robotique sera l'un des nouveaux grands secteurs. Ces robots qui seront également très peu chers, remplaceront les humains pour un nombre toujours plus grand de fonctions.

Pour survivre à l'accélération de la "machine" dans un cadre de compétition économique, pour continuer à maîtriser la "création", alors il faudra évoluer soi-même, c'est-à-dire, augmenter, amplifier son intelligence de manière quasi exponentielle, d'abord au moyen de molécules, de médicaments, de stimulations électriques puis au moyen d'une évolution du système neural, ainsi que d'une connexion toujours plus multiple à l'Internet. L'augmentation cognitive, l'informatique, la robotique et l'intelligence artificielle seront progressivement un seul et même système, qui sera également l'un des domaines économiques les plus importants à partir de 2030.

Enfin, "l'empowerment" technologique individuel, supporté par une accélération technologique universelle, verra l'apparition d'une colonisation des océans, de l'orbite terrestre et des astres habitables du système solaire, comme Mars. Après des initiatives comme Mars One (11) dans les années 2020 et 2030, une vague de "conquête" de l'espace libre sera lancée à partir de 2035/2040, une nouvelle "conquête de l'Ouest" qui nécessitera le développement de vaisseaux dont le Skylon et ses moteurs SABRE (12) en sont une préfiguration pour la partie aérienne "décollage/plafond à 26km d'altitude/atterrissage", et les systèmes de propulsion électrique, ionique ou nucléaire pour la partie "voyage dans le vide spatial". Les 10 milliards d'êtres humains pourraient donc retrouver un espace large pour vivre. Cela arrivera très vite, car le progrès des technologies n'est pas linéaire, il est exponentiel.

3. Etats endettés, soulèvements sociaux et exil maritime

La plupart des Etats sont endettés, ils se sont principalement endettés auprès de personnes privées. Progressivement, cet endettement pourrait s'accroître, au-delà des limites permises par l'inflation. Aussi, les Etats en faillite se retrouveront dans le cas de la Grèce. Bien entendu, les Etats qui proposent un "welfare", c'est-à-dire des systèmes sociaux allocatifs et de remboursement, et dont une partie significative de la population, disons, à partir de 10% et jusqu'à 50% (enfants, fonctionnaires, marchés publics, sans compter les bénéficiaires indirects) dans le cas de la France et de la Belgique, sont dépendants de ces systèmes, ne pourront plus financer ces personnes.

S'ajoute à ce risque de faillite, des éléments plus systémiques liés aux différents points que nous avons abordés ici : d'abord le retour au travail des personnes qui sont ou qui devraient être "à la retraite", via les technologies de l'allongement de la durée de vie en bonne santé, puis de la réjuvénation. Les personnes ne meurent plus, ne vieillissent plus, elles continuent à travailler (ou à être "sans activité", ou "au chômage"). Ensuite, la disparition de pans entiers de l'économie qui ne laissent la place qu'à des secteurs dont la main-d'oeuvre demandée est hautement qualifiée. Enfin, l'avènement des robots, qui vont littéralement remplacer les humains pour de nombreuses tâches et travaux.

Dans les pays "développé et en-développement", le chômage va exploser. Prenons le cas de la France, un pays qui réunira la totalité de ces paramètres. Depuis les années 1980, le taux de chômage n'a cessé de tendre à la hausse malgré de timides baisses contextuelles, pour atteindre 10% environ à l'heure actuelle. Quant à la population (hors mineurs) "sans revenu hors allocations", ou "sous le seuil de pauvreté hors allocation", qui comprends ces chômeurs, elle doit s'établir à peut-être 45-50% de toute la population. En 2012, 45-50% de la population, sans compter les mineurs, est totalement dépendante du bon vouloir de l'Etat. Hors, en prenant en compte les éléments de prospectives, on peut admettre que le chômage va tripler ou quadrupler d'ici à 2030. Ce qui signifie que l'on peut aller jusqu'à 75-80% de la population qui sera fortement à complètement dépendante de l'Etat pour ses revenus. Des revenus minimums.

Mais une ambiguité demeure. Le "monde de l'abondance" décrit par Peter Diamandis implique que les objets du quotidien, et même l'alimentation, que tout cela ne coûtera plus que le prix des matières premières et de l'énergie (énergie abondante et quasi gratuite, là-encore grâce au Soleil). Donc, malgré un revenu très faible, ces 75% jouiraient d'un niveau de vie plus élevé qu'à l'heure actuelle. Et cependant, il n'y a là aucune certitude. En effet, si un pays comme la France continue de financer 75% de la population, cela ne sera aucunement le cas de la plupart des pays développés. Mais cela ne sera peut-être pas si problématique. Le "revenu moyen" sera donc, bas, beaucoup plus bas qu'aujourd'hui, mais en même temps, tous les produits courants seront soient gratuits, soient dématérialisés (services et informations). Les "ressources" (et les monnaies basées sur les ressources) seront la quasi seule valeur admise.

La difficulté ici est éthiquement la suivante : est-ce que 75% de la population (européenne, occidentale ou mondiale), doit être sous perfusion sociale constante sous prétexte qu'elle serait devenue obsolète mais qu'il "n'est pas acceptable de laisser ces gens à leur sort ?". De plus, n'y aura-t-il pas un soulèvement, une sorte de "ras-le-bol", qui pourrait prendre la forme de colère "sociale", de haine anti-transhumaniste, anti-robots (luddisme) (et anti-personnes âgées rajeunies, qui elles ne voudront pas mourir et auront cette posture transhumaniste...). Y aura-t-il un clivage entre les humains et les transhumains ? Ce clivage pourrait-il également avoir un fond religieux ? - Certaines religions vont en effet se développer assez largement durant les vingt prochaines années si l'on prend le cas de l'Europe de l'Ouest. Y aura-t-il des murs ? Des revendications territoriales ? Des subversions "de fait" ?

Le seasteading (13) propose une émancipation de ce genre de situation, grâce aux technologies. Il s'agit de coloniser les océans, avec des villes flottantes par exemple. Cela est rendu possible grâce à l'imprimerie 3D du futur, qui permettra d'imprimer, donc, tout les objets nécessaires, même des éléments médicaux et, à long terme, des médicaments via "matrice moléculaire" (système avancé d'imprimante permettant à partir de cartouches de matières premières de réaliser de multiples réactions chimiques pour obtenir les molécules voulues). Plus besoin, donc, de rentrer au port, lorsque tout sera réparable en direct, avec une connexion constante à Internet également, donc l'accès aux informations cruciales pour la vie en mer mais aussi pour la mise à jour des systèmes. De nouvelles technologies du monde de la mer et de l'architecture (ainsi que l'énergie solaire et les batteries) pourront rendre possible la création de villes flottantes, non plus de paquebots classiques, mais par exemple de vaisseaux individuels résistants pouvant s'insérer dans ces villes, dans ces futures "régions flottantes", ou presque tout sera permis puisqu'il s'agit des eaux internationales, donc, une absence d'impôts et de réglementation Deux éléments qui attireront énormément d'investisseurs. Cette idée peut être transférée à l'orbite terrestre par exemple, ou à l'espace. Hôtels et casinos spatiaux russes sont déjà en projet. Quant au sea-steading, deux tankers-villes géants seront proposés au large de San Francisco dès 2014 par la société Blueseed (14 -voir photo ci-dessous).

4. L'avènement d'autres pouvoirs, l'horizon des évènements, le début d'un nouveau paradigme

Ce ne sont pas les Etats, mais bien les sociétés privées et les "empowered" individus, qui permettrons l'émergence de colonies maritimes, orbitales, martiennes, ou encore le développement de l'imprimante 3D et de la robotique. Les armées elles-mêmes ne serviront plus à grand'chose face aux robots-soldats de "multinationales", robots-soldats et drones conçus par ces mêmes multinationales. Comme, autrefois, l'URSS avait pris un trop grand retard par rapport aux Etats-Unis, à présent ce sont les Etats qui sont pris de vitesse par les entreprises privées. C'est la capsule Dragon, totalement privée, qui s'est amarrée pour la deuxième fois à l'ISS en 2012 récemment. C'est RedBull qui a entièrement créé et financé le très récent exploit de Felix Baumgartner. Les chinois poseront peut-être le pied sur la Lune, symboliquement... mais ce sont les robots de sociétés privées qui construiront des installations sur Mars pour accueillir des scientifiques et des touristes.

Les nouveaux pouvoirs seront individuels et entrepreneuriaux, rendus possibles par les technologies et les nouveaux horizons spatiaux qui ne sont pas régis par les lois des Etats, ou bien où ces souverainetés ne pourront jamais concrètement s'appliquer. Il y a fort à parier que les Etats se querelleront sur le découpage de Mars, alors que concrètement ce sont les entreprises spatiales qui négocieront leurs zones d'activité et de re-vente de territoire. De même les eaux internationales sont immenses, et un endroit propice aux expérimentations de sociétés nouvelles. Quelles seront les conséquences sur les Etats de ces états de fait ? De cette concurrence impitoyable et imbattable ?

Le concept de "singularité technologique", forgé par Raymond Kurzweil, est inspiré du phénomène astrophysique des trous noirs. Il s'agit en effet d'une accélération gravitationnelle de toute matière et même des photons, qui est "invisible", mais que l'on peut réperer grâce à "l'horizon des évènements", où tout semble déformé. A partir de 2035, le monde entrera dans l'horizon des évènements tel qu'on le voit aujourd'hui : vague, insondable, accéléré. Entre 2035 et 2045, durant ces dix années, se produira une accélération technologique extrême aboutissant à la singularité technologique. Il est strictement impossible de savoir ce qu'est la singularité technologique ou ce qu'il y a après. Dès 2035, le sujet médiatique principal sera la singularité technologique, et Ray Kurzweil sera considéré comme l'homme le plus important du XXIème siècle. La fin d'un monde, le début d'un autre.

Auteur : Adrien Von Sc. Première publication sur Horizon2050 le 18 octobre 2012 : http://horizon2050.fr/2012/10/18/le-monde-en-2035-le-debut-dun-nouveau-paradigme/ Références : (1) http://www.sens.org/ (2) http://en.wikipedia.org/wiki/Aubrey... (3) http://horizon2050.fr/2011/01/01/po... (4) http://www.planetaryresources.com/team/ (5) http://fr.wikipedia.org/wiki/Empire... (6) http://bigthink.com/think-tank/ray-... (7) Massachusetts Institute of Technology (MIT). Etats-Unis. http://www.digitaltonto.com/wp-cont... (8) http://www.wired.co.uk/news/archive... (9) http://www.ted.com/talks/peter_diam... (10) http://www.kurzweilai.net/3d-printi... (11) http://en.wikipedia.org/wiki/Mars_One (12) http://fr.wikipedia.org/wiki/Skylon (13) http://www.seasteading.org/ (14) http://blueseed.co/



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Les réactions les plus appréciées

Réactions à cet article

  • Par jocelyne (---.---.---.5) 19 octobre 2012 17:03

    Cela me rapelle les petits films publicitaires qui nous présentaient en 1965 l’an 2000, si on les repassaient ce serait une bonne rigolade...

  • Par Montagnais (---.---.---.213) 19 octobre 2012 17:40
    Montagnais

    Pas besoin d’attendre 30 ans pour la poilade..


    Inepte total, si les mots ont encore un sens..

    Pas certain pour certains.

    Tiens, je renvoye l’auteur si benêt à Adbuster : http://www.adbusters.org/

    ..ca lui donnera des idées.

    Quant à redbazar.. quelle horreur
  • Par Gaetan de Passage (---.---.---.22) 19 octobre 2012 17:57
    Gaetan de Passage

    Il y a aussi le slip 3D qui, connecté au web, va permettre d’avoir toutes les sensations de la copulation réelle avec une partenaire éloignée.

    Attention cependant de bien brancher le pare-feu afin de ne pas se faire sodomiser par mégarde par un hacker gay.
  • Par Gollum (---.---.---.42) 19 octobre 2012 18:51
    Gollum

    Oh le joli texte de propagande pro-science, pro-indusrtie nous promettant un monde meilleur...


    Désolé on a déjà donné, ça ne prend plus.. smiley
  • Par HELIOS (---.---.---.73) 19 octobre 2012 19:04
    HELIOS

    ... c’est particulierement con pour ceux qui vont mourir avant d’avoir pu prendre la pilulle du rajeunissement !!!

  • Par Aristoto (---.---.---.175) 19 octobre 2012 19:10
    Aristoto

    Hé ben je vois que agoravox est plein d’esprit éclairé ...par la foie divine venue du ciel !!

    Mais que n’est ce donc le monde qu’un qu’une voie(x) de lumière surgissant du néant !

  • Par Soi même (---.---.---.146) 19 octobre 2012 20:26
    Soi même

    Cela ma toujours amuser, gamin on annonçait en l’an 2000, on allait voir ce que l’on allait voir, entre autre , le voyage sur la lune devenait du tourisme de masse.
    En attendant, il y a des perceptives bien plus graves, prés de 25% de la populations mondiales vivent près des cotes maritimes.
     Au vue des déchaient de plus en plus violent des dérèglement climatiques, on est pas prêt à atteindre les 10 milliards d’habitants.
    Il se pourrait bien que le Qatar ce trouve un jour les pieds dans l’eau !

    Dur climat pour les pauvres
    • Par Horizon2050 (---.---.---.238) 19 octobre 2012 23:23

      Je précise bien qu’il est « impossible de prévoir le futur au-delà de 2035-2045 ».

    • Par HELIOS (---.---.---.22) 22 octobre 2012 19:43
      HELIOS

      Vous etes bien optimiste... prevoir le futur a plus de 4 ou 5 ans, c’est pas simple du tout ! alors, pour 2035 (+23 ans, c’est vraiment « optimiste »)

      Vous ne me croyez pas ?.... rappelez vous en 2007, qui aurait pensé voir la Grece en faillite et hollande a l’Elysée ?

      La seule chose dont je suis sûr, si je suis encore vivant, c’est que ce ne sera pas mieux que maintenant. Je regretterai toujours les années 90, qui même sans Iphone, TNT ou diesel HDI on vivait vraiment mieux.

    • Par Soi même (---.---.---.146) 22 octobre 2012 20:43
      Soi même

      @ Horizon2050, voit tu j’ai lue un article dernièrement qui est à l’antithèse de ton optimisme.
      http://www.brunocolombari.fr/Nauru-...

       

    • Par Pierre Régnier (---.---.---.221) 23 octobre 2012 10:35
      Pierre Régnier


      Merci, Soi même, d’avoir attiré notre attention sur cette île symbolique de la stupidité mondialement dominante mais « brillante ».

       

      Les dégâts du technicisme fou ont été très bien décrits, il y a déjà un demi-siècle, par Jacques Ellul.

       

      Mais les technophiles béats ont les solutions : nos enfants vont, dès demain, coloniser l’univers !

       

      Alors pourquoi, aujourd’hui, regarder intelligemment ce que nous avons sous les yeux ?

       

      Intelligemment et avec humanité, solidarité, générosité, honnêtété, moralité, spiritualité… ?

       

      Des vieilleries à oublier au plus vite ?


  • Par Hubu (---.---.---.63) 19 octobre 2012 21:28

    Etre immortel pourquoi pas mais si c’est pour être inscrit à Pôle emploie at vitam aeternam ca risque d’être terriblement déprimant !!!

    • Par Aristoto (---.---.---.40) 19 octobre 2012 21:59
      Aristoto

      Plutot crever de faim et de froid avachi sous un pont dans l’hiver glacial que de TRAVAILLER ( beurk beurk )

      Pour ma part je suis persuader que les E.T viendrons un jour à ma rencontre car je l’ultime élément de leur aboutissement civilisation !

  • Par Le Bordelleur (---.---.---.62) 19 octobre 2012 22:01
    Le Bordelleur

    Etre immortel pourquoi pas mais si c’est pour être inscrit à Pôle emploie at vitam aeternam ca risque d’être terriblement déprimant !!!
    « C’est ça l’enfer ! »

  • Par Crevette (---.---.---.18) 19 octobre 2012 22:09
    Crevette

    @ l’auteur.

    Comment allons nous alimenter les imprimantes 3D ?

    De l’élec, ok pour le fonctionnement, mais quid des cartouches (des matières 1ères) ?

    • Par Horizon2050 (---.---.---.46) 19 octobre 2012 22:41

      @Crevette : polymères (plastiques), verre (des types de sables raffinés), métaux, fibres synthétiques, végétales ou même bois. Puis cellules souches, cellules programmables, etc. Les progrès des nanotechnologies devraient par la suite permettre d’imprimer à peu près tout. C’est une question de combinaisons d’éléments, ainsi que de la résolution, à l’heure actuelle on se situe facilement au niveau du centième de millimètre pour des machines de laboratoires, puis ce sera l’échelle cellulaire (pour les impressions organiques), puis l’échelle moléculaire - avec, comme indiqué dans l’article, « l’impression » de médicaments à la demande, par exemple en fonction de votre profil génétique, de votre poids, de vos besoins médicaux ponctuels... dès maintenant ou dans 20 ans, les machines d’impression seront également assez diversifiées, une « imprimante universelle » verra peut-être le jour vers 2040. Voici comment imprimer des organes : http://youtu.be/7SfRgg9botI

    • Par Duke77 (---.---.---.227) 20 octobre 2012 16:10
      Duke77

      Le problème, c’est que le vivant ne fonctionne pas comme un lego. C’est ce qu’à mis en exergue la dernière étude sur les OGM. Regarde le documentaire d’Arte qui est passé la semaine dernière. Tu comprendras que Monsanto a cru qu’il suffisait de modifier un gène du maïs pour le rendre résistant aux pesticides, mais qu’en fait, ce gêne interagissait certainement avec d’autres. En le modifiant, ce Maïs est devenu cancérigène. En plus, du coup, on l’arrose copieusement de pesticides eux-mêmes cancérigènes... Hélas, même avec des imprimantes 3D, on est loin de pouvoir créer des organes de synthèse. Ce genre de projection date de l’époque où on cherchait à trouver le génome entier de l’humain (genethon) et où on croyait que lorsqu’on les aurait tous identifié, il ne suffirait plus qu’à trouver le rôle de chacun. Depuis, quelques temps, on commence à comprendre qu’il va falloir tout reprendre à zéro. Que nos découvertes empiriques nous ont trompé. Pour que notre civilisation survive, il faut un changement de pardigme, un saut quantique dans notre vision des choses, de l’univers et même de l’existence. Tant que l’économie est notre juge de paix pour savoir quelles sont les recherches qu’il faut mener, notre course à la technologie sera vaine voire néfaste.

  • Par ROBERT GIL (---.---.---.140) 19 octobre 2012 23:00
    ROBERT GIL

    plutôt que nous projeter dans le futur, je vous propose un retour en arrière, non dénué de charme d’ailleurs :

    http://2ccr.unblog.fr/2012/04/02/en-ce-temps-la/

  • Par Mmarvinbear (---.---.---.155) 20 octobre 2012 02:15
    Mmarvinbear

    Imaginer le futur est toujours casse-gueule, car on ne maitrise pas tous les éléments. On le voit avec les représentations du futur telles qu’imaginées dans le passé.


    En général, une simple extrapolation et un prolongement de ce qui est connu à l’époque. Inutile de dire que niveau design, c’est totalement à coté de la plaque.
  • Par Karash (---.---.---.88) 20 octobre 2012 02:39

    "quand elles ne viendront pas des réserves terrestres, réserves connues ou à découvrir, permettant - au demeurant, de « tenir » jusqu’en 2100 pour tous les types d’extraction (énergies fossiles comprises et je vais l’expliquer maintenant). Quant à l’énergie, le coût en kilowatts/heure des cellules photovoltaïques chutera en-dessous d’un seuil de prix par rapport à tous les autres types d’énergie (voir image ci-dessous), même en imaginant un prix fixe de ces autres types d’énergie (sans fonction de ressource) et une absence d’inflation"

    Le chiffre de l’année 2100 pour toutes les énergies fait sourire, quand on sait que la production de pétrole par tête de pipe au niveau mondial a déjà commencé à chuter.

    Ensuite, les prévisions obtenues par prolongement d’une exponentielle, c’est mignon, mais dans ce contexte aucun résultat scientifique ne vient appuyer la démarche. C’est du travail de mauvais économiste.

    De toute façon, une prédiction sans marge d’erreur annoncée, c’est une prédiction qui ne vaut pas un clou.

  • Par Jean-Paul Foscarvel (---.---.---.60) 20 octobre 2012 10:12
    Jean-Paul Foscarvel

    Cela me fait penser à l’an 2000 vu en 1970 !

    L’espace serait conquis, nous vivrions dans des cités-bulles, les voitures remplacées par des véhicules ascensionnels, tout serait contrôlé par un ordinateur central, occupant un bâtiment entier capable de calculer nos vies, etc.

    Ou bien nous serions tous nucléarisés et vivrions dans un monde d’après Hiroshima sur une terre inhabitable et désertifiée.

    La plupart de ces prévisions ont échoué, par contre, ni le portable, ni Internet n’avaient été prévus. Encore moins l’effondrement du mur ! Ou la montée de l’Islamisme (impensable en 1970)

    Par essence, il est impossible de prévoir les innovations, les découvertes, et les avancées technologiques. Encore moins les accidents, les événements, de l’histoire.

    Pour s’en convaincre, il suffit de regarder un film de science fiction. On sait toujours quand il a été produit, quelle que soit la date fictive du film.

    Aujourd’hui, nous sommes dans le même schéma. Nous prévoyons à partir de ce que nous sentons pointer .Nous pouvons sentir des tendances, prévoir des menaces, mais les réponses des générations futures seront surprenantes, vers le pire, ou vers le meilleur. En tout état de cause vers le différent.

    Ceci dit, rien n’empêche que nous rêvions, ou cauchemardions, à ce futur en devenir. Mais c’est une fiction.

    Sinon, nous pouvons, de façon modeste, essayer de comprendre le développement d’une société, son parcours, mais les événements troubleront toujours cette prévision.

    C’est comme le chaos en physique. Les lois sont déterministes, mais le moindre écart rend la prévision impossible. Il y a dans ce cas des espaces de probabilité qui s’accroissent avec le temps.

    • Par Pierre Régnier (---.---.---.221) 22 octobre 2012 14:01
      Pierre Régnier

       

      « Ou la montée de l’Islamisme (impensable en 1970) »

      Oh Jean-Paul, que vous êtes méchant !

      Pourquoi vouloir faire de la peine à un scientiste béat en lui montrant autour de lui la réalité la plus manifeste…

      avec la montée du chômage ?


  • Par Hervé Hum (---.---.---.166) 20 octobre 2012 11:08
    Hervé Hum

    Article très impressionnant !

    Une remarque toutefois, avant d’arriver à la singularité technologique je crois qu’on arrivera à la singularité sociologique. Et celle ci fait qu’à mon humble avis tout le scénario que vous décrivez s’écroulera avant... Pas sur l’aspect technologique donc, mais celui où le privé domine et écrase totalement la sphère publique. L’humain est avant tout un animal social qui à besoin d’un socle social basé sur la coopération et non sur la concurrence. Cette dernière devant être soumise à des règles et limites de la société civile et non de groupes sociaux privés. Bref, avant que ce monde n’impose définitivement sa doxa libérale totalitaire, la révolution sociale sera passé par là.

  • Par Benoît RIVILLON (---.---.---.21) 20 octobre 2012 11:23
    Benoît RIVILLON

    L’auteur de cet article, béat d’admiration pour ce que peut représenter un futur proche, passe par-desus la jambe de façon allègre l’état d’une société où dit-il 50 à 75% des gens n’auraient plus les moyens de s’accomplir, promis à un chômage structurel démentiel.Je veux parler de l’état moral. Tout le monde ne prendra pas son super-Prozac... On ne sait guère si ce tableau est optimiste ou pessimste selon qu’on se place de tel ou tel point de vue.

    Du point de vue de l’entrepreneur, on est dans le rêve ultra-libéral tel que décrit pas Jacques Généreux et d’autres dans leurs récents ouvrages. Une entreprise omnipotente, sans salarié.

    Du point de vue du citoyen lambda, s’il existe, on est dans l’horreur d’une monde hétéro-dirigé, où l’Etat redevenu totalitaire, ou censitaire, ne gérera plus que la pénurie de travail, de services, de places, de logements... et c’est déjà un peu le cas.

    J’aimerais demander à l’auteur le détail de sa pharmacopée ; ça doit être costaud pour avoir un tel optimisme ! L’auteur part du principe que le réacteur 4 de Fukushima n’a pas bougé entraînant avec lui les 5 autres, et que les réserves halieutiques sont demeurées abondantes, que la pollution des mers n’a pas d’impact, que l’asthme n’a pas fini par nous tuer de Mexico à Séoul.

    La seule nuance apportée au tableau est remarquablement allusive : " Certaines religions vont en effet se développer assez largement durant les vingt prochaines années si l’on prend le cas de l’Europe de l’Ouest". Certaines... le catholicisme apostolique romain sûrement.... Chef d’œuvre d’insidiosité ou de non-dit.

  • Par Innsa (---.---.---.11) 20 octobre 2012 11:25
    Personnellement pour 2035, moi je vois bien un monde à la Mad Max ou à la 1984 ... En tout cas on fait tout pour.
  • Par Duke77 (---.---.---.227) 20 octobre 2012 15:57
    Duke77

    C’est beau de rêver auteur de cet article ! Tu dois pas être bien vieux, alors je m’abstiendrai de rire de tes illusions. 2040 sera très différent de ce que tu crois (hélas). Moi aussi, j’ai rêver en lisant Sciences et Avenir étant gosse. Regarde ce qu’a donné nos découvertes récentes en génétique : affectation de la santé publique (liens avérés entre cancer et pesticides, ainsi qu’entre la consommation d’OGM et l’apparition de tumeurs dans la dernière étude du Dr Seralini), déséquilibre des biotopes sur les terrains agricoles, pollution de l’environnement (PCB etc.) etc etc. On est loin d’avoir compris qu’un gène a de multiples rôles combiné avec d’autres, on croyait qu’il s’agissait juste de briques qu’il suffisait d’échanger comme des legos. Toute notre science officielle est de même accabi car on ne forme pas des scientifiques curieux mais des scientifiques qui produisent de nouveaux marchés pour notre économie. Les choses changeront quand l’humanité acceptera les réalités qui se cachent derrière les NDE et les OVNIS. D’ici là, notre matérialisme nous fera toujours voir que la surface des choses.

  • Par Pi@h (---.---.---.45) 20 octobre 2012 16:20

    Merci pour votre article qui nous éloigne le temps d’une lecture de la triste réalité. Je me suis surpris à révasser comme lorsque j’étais gosse devant les véhicules volants et autres villes futuristes aquatiques etc....

    Soyons naif de temps en temps, ça fait pas de mal.

  • Par ddacoudre (---.---.---.81) 20 octobre 2012 17:01
    ddacoudre

    bonjour horizon 2050

    je ne comprend pas pourquoi tant de vote négatif, ou plutôt si je sais pourquoi, c’est l’exemple type de ce que j’appelle la fracture intellectuelle, l’abime qui sépare ceux qui possèdent le savoir, et ceux qui en dépendent. j’ai écrit ceci en 1999.

    A ce sujet les scientifiques devraient se soucier que leurs découvertes soient vulgarisées car ils encourent le risque qu’elles soient rejetées par les populations à cause du différentiel de connaissance et de savoir croissant entre elles et eux. Cela, parce que l’usage commercial ou politique qui est fait de leurs découvertes ne sert pas toujours l’intérêt de notre espèce.

    Il nous faudra donc dans l’avenir avoir une idée du futur lointain, celui où nos ressources minières se raréfieront. C‘est là que je voulais en venir, quand il ne restera que notre psychique pour faire face au nouvel âge glaciaire.

    Alors, nous faudra-t-il de nouveau avoir peur de souffrir, pour faire la redécouverte de nos capacités psychiques, et revenir à la rhétorique et à l’art de l’apaisement ?

    Ces capacités psychiques que les scientifiques cernent de mieux en mieux, qui nous permettrons de réparer les « cellules » et peut-être de comprendre les mécanismes qui nous permettrons de réaliser des prouesses égales à celles des yogis, si nous savons utiliser les mots qui apaisent.

     

    D’ici là notre espèce ne bénéficiera que de ce que nous aurons su bâtir, que ce soit dans le monde physique ou dans le monde psychique. Mais c’est là une tâche qui demande d’autres perspectives que celles à court terme que nous véhiculons. Il y a les hommes pour le faire, sauf que le monde médiatique ne leur laisse guère de temps d’écoute ; et puis cela nous arrange tellement de ne pas regarder au-delà de notre propre vie.

     

    Pour l’instant l’Occident parie sur le monde physique grâce à la puissance de la recherche scientifique qui nous permet d’envisager d’aller coloniser la planète Mars si nous parvenons à y diriger une comète (les comètes qui sont de gigantesques icebergs), afin d’y créer un monde viable pour notre espèce, ou d’autres formules. Il y a tout de même une difficulté dans ce schéma, non pas qu’il ne soit pas réalisable, mais pour arriver à une végétation identique à celle de notre planète permettant de faire vivre une population de plus de dix milliards d’habitants, les scientifiques n’ont pas indiqué de temps. Mais, nous pouvons en avoir une idée avec celui qu’il a fallu à notre planète pour développer la sienne qui se chiffre en milliard d’années. Si bien que si la prévision des scientifiques se réalise, nous ne disposons que de 10 000 ans. Exit l’espérance générale dans ce domaine. Reste celle dans la découverte de planètes telluriques à l’extérieur de notre système solaire, avec la difficulté non résolue de les atteindre. Dans le même temps ces scientifiques se questionnent pour savoir sur quel astre ou astéroïde trouver des ressources minières.

    Cette vision de notre futur est tout à fait respectable et n’est en rien utopiste, nous disposons de 10 000 ans pour trouver une solution. Mais nous disposons également de ce temps pour explorer notre monde psychique.

    Encore faut-il être convaincu qu’un enseignement permanent pour adulte, accroissant le nombre gens instruits, créera en conséquence plus d’intelligence pour relever le défi. Tout en prenant soin d’éviter que l’utilisation de cette intelligence ne soit pas réservée seulement à l’endoctrinement culturel, à « l’art de la confrontation ».

    Peut-être que ceux qui savent que notre monde est malade pour être sorti de son biotope originel, oserons s’organiser pour, malgré l’incertitude expliquer qu’être sain c’est connaître ses maux, et vulgariser leur savoir plutôt que de rester des docteurs de la « loi », car l’avenir est toujours traumatisant.

     

    Si notre existence dépend de l’univers, notre vie dépend aussi des mots avec lesquels nous la définissons, et les mots sont un univers, ils sont devenus notre univers à eux tout seul.

     Dans le monde d’après 2020, les scientifiques espèrent voir la véritable intelligence artificielle commencer à pénétrer Internet. L’étape suivante celle des agent intelligents concerne une branche de l’intelligence artificielle que l’on nomme heuristique, qui essaye de codifier la logique et l’intelligence au moyen d’une série de règles. Dans l’idéal l’heuristique devrait nous permettre de parler à un spécialiste informatisé, médecin, avocat ou technicien, qui répondrait à des questions détaillées, techniques, concernant le diagnostic ou le traitement…. L’une des toutes premières branches de l’heuristique à avoir de fait surpassé les capacités humaines est la machine à jouer aux échecs…. Parce que ‘ces machines intelligentes) elles sont fondées sur des règles simples, bien définies ; des millions d’informations peuvent ainsi être analysés à la vitesse de la lumière ,

    Actuellement, l’enseignement dispensé couvre tout le savoir disponible, à l’exception de celui issu du travail des découvreurs qui ne viendra s’y rajouter que plus tard. Le temps qui est imparti à cet apprentissage est législativement fixé, pour une période estimée suffisante à l’assimilation d’un niveau de « culture générale » minimale obligatoire. Il est suivi des filières, techniques, universitaires et spécifiques de grandes écoles, ENA etc.

    La scolarité terminée, une fois, que chacun a réalisé ou subi sa sélection, le solde restant à apprendre est immense, et inaccessible dans sa totalité.

    Par exemple, si l’on voulait avoir le niveau de doctorat dans dix disciplines différentes, il faudrait au minimum étudier durant soixante-dix ans.

     

    Ainsi, pour l’accès au savoir le temps demeure un déterminant, dont la disponibilité s’est accrue puisque nous vivons plus longtemps, et que nous le consacrons moins au labeur.

     

    Rien ne nous empêche aujourd’hui d’imaginer une nourriture moléculaire, parce que nos connaissances biologiques et autres le permettent, et demain entrer dans un appareil de « nano fréquences nucléaires » pour nous revitaliser.

    Cela peut nous effrayer, car nous sommes toujours tournés vers notre passé. Nous ne connaissons partiellement que lui et nous voulons le maintenir parce qu’il est rassurant.

    Néanmoins il est indispensable de se doter d’une éthique d’existence, la recherche de l’immédiateté du gain serait un sérieux handicap, l’exemple de Futura ou la réduction des crédits de la NASA le démontre, Ce serait une erreur gigantesque d’aligner notre existence sur sa comptabilisation, comme nous le faisons. Aujourd’hui nous savons les dangers qui découlent des technologies qui sont appliqués sans contrôle autre qu’une recherche de rentabilité, La gouvernance par de grands groupes en est un, sauf si ses dirigeants n’ont plus comme crédo le capitalisme.

    J’en écrivais ceci : «  Aujourd’hui il nous serait possible de dresser une carte géographie avec des frontières de marchés commerciaux dépendant de divers groupes financiers. Il nous apparaîtrait alors une stratification d’espace qui se recouvrent au-delà des limites des États qui exige que les États abandonnent leurs prérogatives spécifiques (qui apparaît alors comme de l’auto résistance) pour satisfaire aux règles des groupes financiers. Avec un peu d’imagination nous pouvons spéculer que s’opéreraient des échanges territoriaux d’influence mercantile, comme le faisaient avant les seigneurs et les rois par alliances ou mariages, qui dessinerait les frontières d’États financiers sous l’autorité d’un conseil d’administration ou autres, dont le président serait celui qui détient la majorité. Est-ce illusoire ?

    « La société ne peut se désintégrer sans que, dans la même mesure, l’individu ne soit dégagé de la vie sociale, sans que ses fins propres ne deviennent prépondérantes sur les fins communes, sans que sa personnalité en un mot ne tende à se mettre au-dessus de la personnalité collective. Plus les groupes auxquels il appartient sont affaiblis, moins il en dépend, plus par la suite, il ne relève de lui-même pour reconnaître d’autres règles de conduite que celles qui sont fondées dans ses intérêts privés. Si donc on convient d’appeler égoïsme cet état où le moi individuel s’affirme avec excès en face du moi social et au dépens de ce dernier, nous pourrons donner le nom d’égoïsme au type particulier de suicide qui résulte d’une individuation démesurée » Durkheim,

    Demain avec l’usage des machines intelligentes la société basé sur le seul travail comme valeur d’existence implosera ou se suicidera, avec le monde qui se dessine, alors je ne sais pas si ce sera en 2050 ou100, (l’équation de Bayes pourrait nous le dire approximativement), mais le savoir sera la pierre philosophale, c’est pour cela que j’avais intitulé mon essai, « rémunérer les hommes pour apprendre », afin que l’intelligence dont chacun dispose devienne un creuset d’élaboration de ce qu’il nous est permis de comprendre et qui croît de manière exponentielle ces dernier 50 ans, alors qu’une pour la plus par les citoyens sont a la traine, il n’y a qu’a suivre les infos pour s’en rendre compte. Alors que tous les jours il y a une innovation, ce qui intéresse la majorité des populations ce sont les affaires de cul et les faits divers.

    cordialement, ddacoudre.over-blog.com.

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