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Accueil du site > Actualités > Société > Le monde ne change pas car nous « nous ne changeons pas »

Le monde ne change pas car nous « nous ne changeons pas »

Dans les articles en général, il y a un manque essentiel et une omission cruciale : ce sont d’une part ce à quoi aspirent plus ou moins les êtres humains et d’autre part la cause profonde de l’état de délabrement de notre société.

Le manque explique nos comportements dans le sens du mal et du bien. Il est lié à notre nature véritable que nous ignorons et/ou que nous étouffons : le fondamental, qui est présent dans l’ensemble de l’Univers. Il est actif dans un processus de création continue, facile à observer autour de soi, notamment dans l’extraordinaire diversité de la vie et sa propension à être partout, certains astronomes et physiciens le contemplent également dans l’exercice de leur discipline. Le fondamental n’interfère pas dans notre existence, nous avons une extrême liberté d’agir à notre guise, ce qui est la condition sine qua none pour découvrir le sens de la vie, et le mal ou désordre est l’absence du bien qui est de vivre conformément à notre nature véritable et fondamentale. Le fondamental EST, toutes autres affirmations sont sujettes à caution.

Nous comblons le manque comme nous le pouvons, par la recherche de dieu, du plaisir, de la richesse, de la notoriété, de la respectabilité, de la puissance, par des activités incessantes telles qu’une activité professionnelle addictive, le bricolage, le jardinage, le sport, les loisirs, l’art, l’écriture, la religion, nos combats, nos fuites, etc., etc., toutes ces choses ne sont généralement que des palliatifs.

Actuellement nos faits et gestes ne sont pas, c’est le moins que l’on puisse dire, naturels et le résultat – moi, nous, la société, le monde - est le désordre, les souffrances que nous constatons tous ensembles, tout autour de nous ; nos analyses toutes aussi réactives que nos comportements, nos solutions et remèdes dans la continuité de ce qui existent n’y changeront rien, nous nageons à contre-courant, nous sommes continuellement à côté de la cible, nos agissements sont pratiquement tous délétères, générateurs de désordres ; notre monde extérieur et intérieur se dégrade inéluctablement et vouloir changer tout cela participe du même mouvement.

Nous sommes le monde, le monde est à notre image et celui qui en a le mieux parlé est Jiddu Krishnamurti :
« Le monde est ce que nous sommes. Le monde n’est autre que vous et moi. Ce petit monde de nos problèmes, une fois élargi, devient le monde avec ses problèmes.
Nous désespérons de comprendre les vastes problèmes du monde. Nous ne voyons pas qu’il ne s’agit pas d’un problème de masse, mais d’un problème d’éveil de l’individu au monde dans lequel il vit, et de la résolution des problèmes de son univers, aussi limité soit-il. La masse est une abstraction qu’exploitent les hommes politiques, ceux qui ont une idéologie. En vérité, la masse c’est vous, c’est moi, c’est l’autre. Lorsque vous et moi et l’autre sommes hypnotisés par une idéologie, nous devenons la masse, qui demeure une abstraction, car le mot est une abstraction. L’action de masse est une illusion. Cette action est en réalité l’idée que nous nous faisons de l’action de quelques-uns, et que nous acceptons dans notre confusion et notre désespoir. C’est à partir de notre confusion, de notre désespoir, que nous choisissons nos guides, qu’ils soient politiques ou religieux. Ils seront inévitablement, par suite de notre choix, la proie à la confusion et du désespoir. Ils peuvent paraître sûr d’eux et omniscients, mais en vérité, comme ce sont des guides de ceux qui sont désorientés, ils doivent l’être tout autant, sous peine de ne plus être leurs guides. Dans le monde où dirigeants et dirigés sont désorientés, on ne fait, en suivant un modèle ou une idéologie, consciemment ou inconsciemment que faire naître d’autres conflits et d’autres détresses. »

Un amour, une simplicité et une véracité extraordinaires jaillissent de ces paroles, si la citation de Krishnamurti trouve un écho en vous, vous vous posez ou poserez sûrement la question : que faire pour changer tout ce cirque ? Et il nous reste à percevoir que la question elle-même fait partie du problème.

Pour ceux que cela intéresse, les causeries en public ou en petit comité de K ont été reproduites dans des livres dont notamment :
* Commentaires sur la vie (en 3 tomes) - Éd. Buchet /Chastel.
* Le sens du bonheur - Éd. Stock.
* L’éveil de l’intelligence - Éd. Stock/Monde ouvert.
* Le temps abolis dialogues (J. Krishnamurti et David Bohm) - Éd. Le Rocher.
Ce dernier ouvrage paru qq. années avant la mort de K en février 1986 est un enquête sur (je cite une partie du résumé de l’ouvrage imprimé au verso de sa couverture) « La source du conflit de l’humanité qui est dans l’incapacité que nous avons à affronter la réalité de ce que nous « sommes » psychologiquement avec pour corollaire la quête chimérique de ce qu’il faut ‘’ devenir ‘’. Cette incapacité à sa source dans les divisions profondes introduites dans la psyché par la pensée, et plus particulièrement par la pensée qui suscite l’expérience du temps, et le ‘’ moi ‘’. »
Il existe également de nombreuses vidéo de K sur internet, la plupart sont en anglais souvent sous-titrée en français et dans qq. vidéos K s’exprime parfaitement en français.

Ce que nous enseigne K, ce que j’ai retenu d’essentiel dans son enseignement, est la nature de la pensée et l’illusion qu’elle entretient que nous pensons que nous sommes un penseur qui pense. Notre personnalité est ce que cette illusion imprime en nous tout au long de notre existence ; très tôt, dans la toute petite enfance, l’entourage conditionne l’enfant en l’incitant à se construire un ego illusoire « moi, je » et cette image chimérique va se renforcer avec les expériences de la vie et le savoir qui en découle. Avec de l’attention il est possible de percevoir que la pensée vient avant le penseur ; la pensée est un processus qui, sur un stimulus, un évènement quelconque, extirpe de la mémoire suivant des automatismes idiosyncrasiques semblables à des programmes informatiques, reflet de nos innombrables conditionnements, des réponses correspondant à notre savoir. Et c’est ce même processus dans le même déroulement qui fabrique un artefact : le moi, le soi, l’ego, la personnalité, le penseur comme il vous plaira de le nommer. La pensée et le penseur sont une seule et même chose, le penseur EST la pensée, la pensée engendre le penseur, la pensée n’est qu’un contenu, un savoir auquel nous nous identifions.

La pensée ne peut évoluer que dans le champ du connu et toute réponse formulée est le produit de l’ancien. La pensée a toujours une longueur de retard. la pensée est le produit du temps, la pensée est le temps.

Le processus de la pensée fait des merveilles dans son domaine de pertinence, la science et la technologie nous le prouvent quotidiennement pour le meilleur et pour le pire ; ce processus est pertinent pour répondre à des problèmes pratiques, comme conduire une voiture, concevoir une nouvelle machine ou monter le meuble que nous venons d’acheter, mais il est boiteux voire inadapté face à des défis, des états ou des questionnements psychologiques et/ou existentiels. La pensée par définition n’a pas accès à l’altérité, à l’inconnu et en conséquence notre nature fondamentale lui est inaccessible.

Percevoir cela ne peut que changer notre rapport aux autres et au monde (c’est la même identité), et nul changement profond ne peut exister dans la société sans cette prise de conscience individuelle. L’éveil d’une conscience saine (le saint esprit de Jésus ?) ne peut s’opérer sans la compréhension du rôle de la pensée en nous et sur le monde.

Il y a toujours un point qui reste en suspend : la cause profonde de l’état de délabrement de notre société, elle est facile à voir, c’est le point commun fâcheux qui caractérise et relie chaque membre de la communauté humaine, quelque soit son origine et sa culture, c’est la pensée, qui plus que l’imagination, est la folle du logis, et qui oblitère la réalité par son bavardage incessant, qui fait écran entre nous et les autres. Nous pouvons d’ailleurs percevoir que le manque et la pensée ne sont qu'une seule et même manifestation du psychisme.

Le fondamental n’est pas dans le champ du connu, le fondamental est inaccessible à la pensée mais si nous ne sommes pas à sa recherche, alors nos activités et nos quêtes ne sont que vaines chimères, notre vie aussi riche et brillante soit-elle est inutile car vide de sens et fait de nous des névrosés.

Une ultime question inévitable, pourquoi les êtres humains à un moment donné se sont-ils engagés dans une impasse mentale ? Je n’ai personnellement pas de réponse précise satisfaisante, c’est évidemment le résultat étonnement rapide, dans l’échelle de temps géologique de la vie, du développement du volume du cerveau qui nous permet d’appréhender le monde en l’explorant avec nos nouvelles et récentes facultés cognitives, cependant quelque chose a dérapé dans cette évolution, la pensée a remplacé cela qui " est " par cela qui " pourrait être " et nous fait prendre des vessies pour des lanternes.

Peut être que l’anomalie psychique est inéluctable et que la liberté ne peut être pleinement appréciée qu’après une période de privation, de contrainte et de dépendance. La pensée nous limite, il nous faut découvrir l’issue vers les larges horizons, encore faut-il en ressentir l’appel.

L’homme est le point médian, le point de rencontre entre la matière et l’esprit, il n’est pas question dans cette proposition de notre petit esprit étriqué par notre mentalisation mais de l’Esprit illimité.

A la question « Pourquoi le monde ne change t-il pas ? », il nous faut également répondre honnêtement à une autre question « Pourquoi voulons-nous que le monde change ? ».


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45 réactions à cet article    


  • marauder 8 juillet 2014 13:11

    Quelqu’un que peu de gens connaissent veritablement, quelqu’un qui a cherche simple et qui a trouve.... normal il ne tournait pas autour du pot, il avait conscience du pot.

    Je desesperais de ne voir poindre des articles de ce ’’niveau’’. Merci a toi, ca fait du bien.

    D’autres choses simple et profondes sont dans le Tao et le Dzogchen, mais aussi chez nous, avec Seneque dans ses lettres a lucilius, epicure, heraclite ...
    au plaisir de te relire


    • marauder 8 juillet 2014 13:14

      mais aussi

      ’’liberte amour action’’
      ’’se liberer du connu’’

      deux ouvrage de retranscription de Krishnamurti fort interessant.
      Son parcours l’est tout autant et en dit long sur sa sagesse, et je pense, sa profonde melancolie (c’est l’impression qu’il me donne)


      • christophe nicolas christophe nicolas 8 juillet 2014 13:34

        Seuls les veaux et les truands ne désirent pas un monde éclairé par la vérité surtout que les tièdes seront vomis.

        Prenons un exemple, Tchernobyl a créé 1 million de décès dont une grande partie par des maladies dégénératives. Le nucléaire est nécessaire pour pas mal de chose car le bois n’est plus une source d’énergie suffisante.

        Mais regardez, le nucléaire peut prendre des formes inattendues ainsi la poule mais également le Homard fond de la fusion basse énergie...

        Question ? Que doit-on faire ? Attention, tous les patrons du Cern, du Cea, de l’industrie vont vous jeter car cela menace leur fond de commerce immédiat.... Le prochain Fukushima pourrait être en France, qui sait ? En fait, oui, Iter sera un Fukushima 

        L’autre raison est qu’on ne peut sauver son âme sans le désir de sauver celles des autres, c’est à dire de faire triompher la vérité. Si, la vérité règne tout va bien... Est-ce la cas ? Le homard dit le contraire... mais ceux qui ont le réel pouvoir ne voient pas l’intérêt de faire triompher la vérité.

        Renversons le problème, pourquoi vouloir vivre dans l’erreur ou le mensonge sachant que nous sommes fait pour la vérité de façon naturelle ?


        • marauder 8 juillet 2014 14:54

          Sincerement, j’ose dire que tu n’as pas compris.
          Tu es autour du pot et c’est dommage, car je t’ ai deja lu et je te sais sensible.

          ’’C’est au plus pres de la verite que les pires erreurs naissent’’
          Moi :)


        • alinea alinea 8 juillet 2014 13:58

          Nous y voilà !! Bravo !
          Comme je suis têtue comme une mule et con comme un balai, je persiste à appeler « mental » ce que vous nommez « pensée ». Que maître K, me pardonne !
          Néanmoins, je ne doute pas du rôle néfaste de la pensée, c’est juste qu’il n’y a que peu de gens qui pensent !


          • Jean Keim Jean Keim 8 juillet 2014 19:57

            Bonsoir alinea,

            Une réponse dans le contexte pourrait être un balai ce n’est pas c.., un balai EST un balai.
            K n’était pas un maître dans le sens de l’autorité, du savant ou du propriétaire, il l’était dans le sens de vivre la vie en toute indépendance.
            Il y a des vocables qui désignent tout et finalement rien ou si peu, ’’ mental ’’ en fait partie, quand on en cherche une définition précise dans un dictionnaire, souvent il utilise des termes abscons.
            Mental : 
            - Relatif aux fonctions intellectuelles, au fonctionnement psychique.
            - Qui s’effectue dans l’esprit, sans être verbalisé.
            Psychique :
            - Relatif à la pensée.
            Esprit :
            - Intelligence ; facultés intellectuelles.
            Intelligence :
            - Faculté de saisir par la pensée (entres autres définitions).
            Pensée :
            Former des idées par la réflexion ; concevoir des notions par l’activité intellectuelle. 

            Bon arrêtons là ! On tourne en rond, un dico est écrit par des individus lettrés mais qui comme tout le monde ne savent pas (moi non plus) ce que sont clairement tous ces concepts, néanmoins ... on constate dans les définitions que la pensée joue quand même un rôle central. 
            Le processus de la pensée peut remonter de nos mémoires, quand il est titillé dans ce sens, des notions comme celles développées ci-dessus mais la seule réalité tangible que nous pouvons constater, c’est la pensée qui turbine plein pot, elle adore en général le flou inhérent au romantisme, à l’abstrait, etc..
            Votre remarque ’’ il n’y a que peu de gens qui pensent ! ’’ est curieuse, mais tout le monde pense ! C’est la chose la mieux partagée au monde, je pense que vous voulez dire que peu de gens ont une pensée utile voire élevée, mais si vous percevez le mécanisme de la pensée, elle ne peut produire que ce que contient un contenant dans lequel elle puise, comme chaque individu a un parcours qui lui est propre, ses pensées le sont tout autant, ce qui ne veut pas dire qu’elles sont originales sauf pour quelques êtres humains singuliers.

            Ce que j’ai essayé d’exprimer dans cet article est l’irréalité d’un penseur qui pense, l’impossibilité pour la pensée d’être créative, son rôle déformant qui nous fait exister dans l’affabulation jusqu’à nous leurrer nous-même et son rôle dominant dans la pétaudière ambiante.

          • alinea alinea 8 juillet 2014 21:24

            Jean,
            Vous savez bien que nous sommes d’accord, au moins globalement ! C’est juste que je continuais le jeu de mon vocabulaire qui, à défaut d’être plus juste ou meilleur, me convient mieux !!
            J’ai eu aussi des conversations intéressantes sur le mental avec Luc Laurent Salvador !
            Pour moi, le mental abrite toutes les idées reçues, du consensus aux peurs, des buts aux mensonges assénés, du formatage à la névrose ; tandis que la pensée est créative !
            mais je sais bien que la méditation est là pour taire... le mental !! et les pensées, mais les pensées sont, dans ma définition, maîtrisables non seulement, mais volontaires !! smiley


          • Jean Keim Jean Keim 8 juillet 2014 23:45

            La pensée classe la pensée en différentes pensées et de ce découpage naît de nouvelles pensées qui de classements en découpage nous fait perdre le fil du processus, mais tout cela ne revient qu’à penser. Et donc la pensée invente le mental, l’âme, l’esprit, la conscience, l’inconscient, le subconscient, le supra conscient, l’intelligence, le ça, le moi, le surmoi, les dieux, Dieu, le diable et je dois en oublier encore qq. uns. 

            Peut être que certains de ces concepts ou même tous existent mais les admettre et les intégrer comme des vérités ne sont que des croyances, de la pensées qui reproduit un savoir.

            Admettre que la pensée est cela est très frustrant, qu’à cela ne tienne, il suffit de créer le nouveau concept qu’il y a la pensée et aussi ce qui la transcende, en oubliant que c’est toujours le processus de la pensée qui est en œuvre.

            Je ne prétends pas qu’il n’y a rien au delà de la pensée mais je vois clairement que la pensée n’y a pas accès, voilà c´est tout simple et cela fait de la place dans la caboche.

            Quand un être humain vit un événement au delà de la pensée, cela lui appartient en propre mais il peut pour des raisons impérieuses devoir le partager, le rappel de l’événement s’appelle une expérience et nous qui écoutons l’enseignement qui en découle et l’intégrons dans notre mémoire en faisons un savoir, si ce nouveau savoir peut s’intégrer avec qq. aménagements dans l’ancien et c’est généralement le cas, une religion peut prendre naissance. Cela aussi est tout simple et les problèmes (re)commencent.

          • Neymare Neymare 8 juillet 2014 16:01

             Très bon article. Le mental, ou la pensée, n’est, au départ, qu’un outil qui nous permet d’évoluer dans ce monde. Mais l’homme en a fait un moi je tout puissant, dans lequel il s’identifie, alors que ce moi je n’est que rarement construit avec nos propres idées, mais plutot avec la pensée commune qui a servi a nous éduquer.
            Quand on arrive a se débarrasser de cette pensée qui tourne en boucle, a la faire redevenir l’outil de l’Esprit, on se rend compte qu’il y a quelque chose derrière, quelque chose qui n’est pas limité a notre petit moi, quelque chose qui n’a pas de peur, pas de point d’ombre, pas de stress, pas de haine car ce quelque chose est le tout.
            Au début on ne s’en rend pas compte, des fois on se pose une question et la réponse est là : ce n’est pas la connaissance qui vient à nous, c’est que nous sommes cette connaissance (celà étant pas la peine d’essayer d’avoir les numéros du loto, ce qui vous est donné comme connaissance est limité a ce qui vous permet d’avancer spirituellement.
            Après on se rend compte que ce quelque chose inclut tout : par exemple vous vous promenez dans la foret, et vous etes la foret, la frontière en notre individualité et le reste a disparue, la frontière entre les différents sens disparait aussi : une couleur peut etre un son, un gout, une pensée, une odeur, ou tout celà ensemble.
            Tout devient une nouvelle facette de vous meme, et vous commencez a tout aimer, car vous en comprenez le sens
            A partir de ce moment là, tous vos problemes personnels disparaissent, qu’ils soient psychiques, relationnels ou pratiques, votre vision du monde, le reve que vous créez dans ce monde s’aligne sur ce que vous etes devenu et non plus sur votre mental limité.
            Il fallait néanmoins que l’humanité connaisse ce pouvoir du mental, le pouvoir de l’illusion pour que nous apprenions a en sortir, a nous individualiser vraiment, c’est à dire a penser par nous meme et non plus en fonction de ce que l’on veut nous mettre dans le crane.


            • Neymare Neymare 8 juillet 2014 16:05

              L’auteur a raison quand il dit que pour changer le monde, il faut d’abord changer nous meme. Et c’est pas la peine de se faire hermite ou de passer sa vie dans un monastère, par les temps qui courent, le changement est facilité car l’humanité doit évoluer.
              Il m’a fallu a peu près 3 ans pour ressentir un changement significatif a partir du moment ou j’ai compris le truc


            • Neymare Neymare 8 juillet 2014 16:15

              Le processus est relativement simple :
              - introspection complète : pourquoi je pense ça ? pourquoi je réagis comme ça ? La nature va vous aider en vous mettant spécifiquement des évènements qui mettront en évidence vos points de blocage psychique, ces points de blocage sont matérialisés par la différence qu’il y a entre un état ou vous vous sentez parfaitement bien et l’état dans lequel vous vous trouvez (peur, stress, irritation, gène etc..
              - pour désactiver le mental, il faut méditer quotidiennement, 20 à 30 minutes
              - pour réactiver votre les perceptions de l’âme, le plus efficace est le Yoga tantrique, des techniques très efficaces (et très agréables) sont décrites sur http://www.aypsite.ch/, en particulier la respiration spinale, qui vous permet de réactiver tout le système de perception et de sensation, et vous conduit a l’extase cosmique


              • marauder 8 juillet 2014 18:34

                Justement, je ne pense pas qu’il ai dit que c’etait relativement simple, en fait, il disait qu’on pouvait passer sa vie a travailler la dessus sans jamais rien percevoir et, au contraire, a n’importe quel age et moment de sa vie, on pouvait y acceder sans avoir cherche. Rien de vraiment absolument etablit. Cela etant dit, ca n’empeche absolument pas de bien entretenir sa conscience du present, garder son acuite comme on entretien son corps, bien au contraire.


              • Neymare Neymare 8 juillet 2014 19:27

                Bonjour Marauder
                Je voulais parler de la méthode qui est relativement simple. Après effectivement, tout dépend ou vous en etes dans votre processus personnel. Quelque soit le degré d’évolution celà ne peut de toute façon qu’apporter du bénéfice dans sa vie. En général, il n’y a pas de hasard ceux qui partiront sur ce genre de méthodes (et qui persévèreront) sont souvent aussi ceux a qui elles s’adressent (vous connaissez l’expression ; ’que celui qui peut entendre, entende’)


              • Frabri 8 juillet 2014 20:33

                « le monde ne change pas » ! ! !

                 Il n’arrête pas de changer depuis qu’il existe. L’auteur est retraité. Quand la retraité a été créée en 45 la retraite était a 65 ans et l’espérance de vie était de 65 ans.
                De nos jours l’espérance de vie est autour de 80 ans et dans le « monde de la retraite » il y a 15 millions de retraité-e-s. Quel changement de monde ! ! !

                Krishnamurti était contre l’égocentrisme. C’est pas un cas isolé, tous les mystiques de toutes les religions sont contre,comme Ramakrisna
                 
                ou Saint jean de la croix
                Prends-moi,seigneur
                dans la richesse divine de ton silence,
                plénitude capable
                de tout combler en mon âme.

                Fais taire en moi
                ce qui n’est pas Toi,
                ce qui n’est pas ta Présence
                toute pure,
                toute solitaire,
                toute paisible.

                Impose silence a mes désirs,
                à mes caprices
                à mes rêves d’évasion,
                à la violence de mes passions.

                Imprègne de ton silence
                ma nature trop impatiente de parler
                trop portée à l’action extérieure et bruyante.

                Impose même silence à ma prière,
                pour qu’elle soit élan vers Toi.

                Fais descendre ton silence jusqu’au fond de mon être
                et dais remonter ce silence vers Toi
                en hommage d’amour
                Saint jean de la croix 1542-1591

                Parmi d’innombrables autres mystiques


                • Jean Keim Jean Keim 8 juillet 2014 22:30

                  Être contre l’égocentrisme ne veut rien dire en soi, c’est également une réaction égocentrique.

                  Krishnamurti n’était contre rien du tout et il n’était pas un mystique. 



                • marauder 9 juillet 2014 15:36

                  Le forme evolue, les apparences semblent evoluer, changer, seulement le fond reste le meme, ces souffrances autoalimentes par cet ego justement... Penser que les choses changent c’est cette projection de l’ego, ce desir que la realite soit en accord avec les turpitudes de ce mental... Cette eternelle insatsfaction...
                  A la rigueur, au moins une chose me semble differente, ce serait l’ampleur des consequences de notre ego sur le monde.

                  Sinon oui, suivant notre evolution personnelle, ca semble plus ou moins facile, mais choisir cette ’’voie’’ semble etre ce qu’il y a de plus harmonieux ;)


                • Vipère Vipère 8 juillet 2014 21:53


                  « L’HUMANITE DISPARAITRA, BON DEBARRAS 

                  J’ai cru en l’homme, je n’y crois plus, j’ai eu foi dans l’humanité : c’est fini

                  J’ai pensé, dit et écrit que mon espèce avait un avenir, j’ai tenté de m’en persuader, je suis maintenant sûre du contraire.

                  L’humanité n’a nul destin. Ni demain qui chante ni surlendemain qui fredonne. No futur.

                  Elle est comme une droguée -avide et déjantée, esclave des biens matériels. En soufrance de biens matériels, asservie à ce qu’elle imagine être la croissance ou le progrès, et qui sera sa perte. Si elle ne s’autodétruit pas dans une guerre atomique... Une épave. »

                  Ces mots sont d’Yves PACALLET, Je les partage avec lui, totalement.



                  • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 8 juillet 2014 22:00

                    Mordez vous la queue Vipère .


                  • Jean Keim Jean Keim 8 juillet 2014 23:53

                    Vipère, l’homme c’est vous, tout ce que vous espériez des hommes et toutes vos déceptions c’est vous qui les avez pensés, c’est là un bon point de départ, ne pouvez-vous commencer par le commencement : que sont les autres, qu’êtes-vous en dehors de l’idée que vous en avez. 


                  • prolog 9 juillet 2014 08:26

                    Bonjour,
                    merci pour l’article bien agréable.
                    Bon, la pensée appliquée au domaine psychologique ne donne pas de super résultats, c’est sensé. Par contre, je ne sais faire que ca, penser. Méditer (ou autre), dans le but d’arrêter de penser semble une belle impasse.
                    K dit : la conscience est commune à tous les humains, nous sommes tous un...
                    Si l’auteur maitrise tout ca, je pense qu’on doit être un certain nombre à avoir besoin d’éclaircissement parce que le point de vue général trouve selon moi son origine dans une réalité : mon corps (il semble que le voisin ne puisse contrôler mes bras), ma mémoire (je n’ai pas accès à celle du voisin), mes « habitudes » de penser, mes analyses (en fonction du contenu de la mémoire mais aussi en fonction du point de vue adopté et peut être même de l’organe « cerveau »), ma vie/ma mort.
                    Qu’est-ce qui est commun alors ?
                    Quel est votre point de vue sur ces différences et ces similarités ?
                    merci d’avance


                    • Neymare Neymare 9 juillet 2014 10:52

                      "dans une réalité : mon corps (il semble que le voisin ne puisse contrôler mes bras), ma mémoire (je n’ai pas accès à celle du voisin), mes « habitudes » de penser, mes analyses (en fonction du contenu de la mémoire mais aussi en fonction du point de vue adopté et peut être même de l’organe « cerveau »), ma vie/ma mort."

                      Ce n’est pas la réalité : c’est l’illusion qu’on a voulu que vous expérimentiez. Vous pensez que votre corps est vous, que votre pensée est vous, que vous n’avez accès à rien en dehors de vous. Vous pensez celà parce qu’on vous a éduqué comme ça, parc e que les adultes voient le monde comme ça, ce qui n’est pas le cas des petits enfants.
                      N’utilisant pas vos facultés de perception extra sensorielles, elles se sont atrophiées et ne sont plus actives, du moins vous n’en avez plus conscience. C’est votre mental qui vous tient séparé du reste parce qu’il s’est construit selon cette éducation qu’on vous a donné
                      Ca c’est l’illusion de ce monde. La réalité c’est que vous n’etes en rien séparé du tout, vous etes le monde, l’univers et la totalité de ce qui existe.
                      Calmer votre pensée, et apparaitra ce qu’il y a derrière, c’est quelque chose de subtil, qui est masqué par vos perceptions sensorielles et votre pensée, mais c’est infiniment plus puissant que la pensée, car comme c’est tout, ça sait tout, et ça perçoit tout.
                      Alors on est tous attaché a notre pensée car on pense que c’est ce qui fait que nous sommes nous, mais ce n’est pas le cas (vous étiez vous aussi étant enfant, pourtant votre pensée a changée depuis mais vous etes encore vous)
                      Tout celà car il n’existe qu’un seul Esprit dans tout ce qui existe, et cet Esprit est capable de créer l’illusion du multiple, simplement en vous cachant une partie de votre psychisme (votre subconscient), a vous de retrouver cette partie


                    • prolog 9 juillet 2014 14:33

                      merci pour la réponse Neymare.
                      « Calmez votre mental... » aucune idée de comment faire, jamais eu la moindre « expérience » allant dans ce sens.

                      « apparaitra ce qu’il y a derrière » : je vois bien que vous pensez ca, sans doute le percevez vous aussi mais moi rien du tout :). Du coup, vous croire sur parole n’apporte rien. Méditer en espérant trouver un truc derrière rend l’exercice stérile.

                      Mon corps ne serait pas moi... je n’ai que mon point de vue atrophié (selon vous) pour en parler mais le voisin ne ressent à priori pas la douleur physique quand elle concerne mon corps, il y a bien une division quelque part entre les gens non ?
                      Qu’elle soit déformée par ma pensée, soit, mais les phrases parlant d’illusion n’aident pas les gens illusionnés à comprendre :). Donc je répète, pour vous, la mémoire par exemple n’est pas en propre à chaque personne ? idem pour la douleur physique ?
                      je pige peu de choses à ce que vous racontez mais le fait que je suis d’accord avec tout ce que j’en comprends me pousse à venir vous ennuyer sur ce forum. :)


                    • Neymare Neymare 9 juillet 2014 15:08

                      Bonjour Prolog
                      ça ne m’ennuie pas
                      comment faire : méditation, quand vous méditez, vous apprenez a prendre le controle du mental pensant, au lieu d’en etre le jouet, vous en devenez le maitre
                      L’exercice n’est pas stérile, évidemment au début il ne se passe rien, après vous allez vous rendre compte du bien que ça apporte dans votre vie : si parfois on est mal dans sa peau, stressé, déprimé etc... tout celà est du au mental. Quand vous méditez vous faites un reset, et vous repartez de 0 avec un mental tout frais, vous n’etes plus la victime du mental vous en devenez le maitre.
                      « il y a bien une division quelque part entre les gens non » oui, la séparation avec les autres intervient au niveau du mental : vous limitez votre accès a votre subconscient parce qu’on vous a éduqué comme ça (par exemple le « toi c’est toi et moi c’est moi » de votre maman), vous voyez les choses comme vous les voyez parce qu’on vous a appris a les voir comme ça
                      Ce qui fait la différence entre nous est uniquement l’information liée a votre conscience (celle ci est la meme pour tous, mais pas l’information qui y est liée dans ce monde) : ce que vous croyez etre (fait de votre éducation, de vos expériences, de vos gouts, de vos parti pris, votre corps, vos sensations etc..) est ce qui vous singularise, c’est de l’information, mais cette information n’est pas vous : si un jour vous devenez amnésique, vous vous rendrez compte, que malgré la perte de cette information, vous etes toujours vous (vous aurez peut etre changer mais ce qui vous fait dire « je » sera toujours là). Il faut donc chercher ce « je » en dehors de l’information qui vous est inhérente. Quand vous le trouvez vous vous rendez compte que ce « je » est partout en toute chose et chez tout le monde, il est unique
                      Pour vous donner une image, nous sommes un peu comme un joueur dans un jeu video en immersion totale, ce joueur joue tous les personnages du jeu, mais dans le jeu les personnages croient que c’est la réalité et qu’ils sont eux memes avec leurs caractéristiques propres. J’espère que j’ai éclairé un peu votre lanterne


                    • prolog 9 juillet 2014 17:19

                      à priori j’ai mieux compris ton point de vue. au delà du contenu du cerveau me parait déjà plus tangible qu’au delà du cerveau :).
                      pour ce qui est de la méditation, reprendre le contrôle du mental, avec le mental donc sinon jamais je ne méditerais, me parait suspect... mais je suppose que je rate un truc ou que l’angle n’est pas le bon.
                      je vais regarder le site dont tu as envoyé le lien.
                      merci


                    • Neymare Neymare 10 juillet 2014 09:19

                      Bonjour Prolog
                      Tu reprends le controle du mental (la pensée habituelle) avec l’Esprit, l’Esprit c’est ce qui te faire dire « Je » et qui est resté inchangé chez toi depuis que tu es né (et meme avant), quand tu l’auras atteint, tu le reconnaitras (c’est la meme sensation que quand on est un enfant)
                      Le mieux est de pratiquer, tout se fera, pas la peine de se poser trop de questions, c’est quelque chose d’aussi naturel que le fait de grandir quand on est un enfant, il suffit d’enclencher le processus par la méditation


                    • howahkan howahkan Hotah 9 juillet 2014 08:45

                      Salut Jean

                      merci de ce « mot »

                      Je viens juste de voir cet article, je ne passe plus souvent ici....j’ai découvert k il y a 40 ans....

                      je n’ai pas le temps de développer , ni la place..pour faire court...mes propres experiences directes, kundalini et plus, etc donc il ne s’agit pas de théories ou d’intellect donc pas de pensée non plus disent ceci : globalement l’humain fonctionne sur une seule fonction alors qu’il en a au moins deux, voir plus....nous ne fonctionnons plus que sur la fonction pensée, que j’appelle la fonction analytique, une fonction de choix binaire oui/non, avec des objectif genre la quête du « meilleur »....la quête d’un pseudo plaisir imaginaire absolu et continuel....c’est tres simpliste..cette fonction est divisive, moi contre le monde, comme moi qui étudie un plan pour la maison ;
                       pour étudier le particulier je dois scinder le global en plusieurs éléments avec « moi » qui décide...oui mais par rapport à quoi ? ben à moi tiens !!! « moi » devient celui qui sait tout sur tout !!....comme il ne nous reste plus que cette fonction dans nos cerveaux on fait ça tout le temps, c’est sans fin, on en arrive a être hyper spécialisé dans un champs de + en + limités et restreint par rapport au Grand Tout ...qui donne des machines faite par des machines humaines...car la partie du cerveau pensée est avant toute chose une machine qui se prends pour en être humain intelligent...
                      alors que .aujourd’hui comme il y a un moment déjà c’est plus que tu tues plus que tu gagnes, ou est l’intelligence ? nulle part, il n’y en a pas, il n’y a que des fonctions mécaniques ,automatiques aléatoires au travail, le tout basé sur la mémoire de chacun, pompeusement baptisé conscience, mais aussi basé sur le fonctionnement lui même de la fonction analytique qui dit « je »....

                      cette fonction est donc divisive, hiérarchique, choisit donc rejette etc...la guerre est sure d’arriver à cause de cela avant d’avoir commencé...

                      L’ayant vécu je le sais que il y a une autre fonction éteinte du cerveau, elle est là donc existe donc a fonctionné donc nous régressons à cause de la perte de cette fonction « étrange » qui elle ne fonctionne pas sur la mémoire mais peut l’utiliser, « je ne peut utiliser cette autre »fonction« , c’est absolument impossible..
                      cette autre fonction a accès à l’inconscient du cerveau ; en soi il n’y a pas d’inconscient mais la fonction d’analyse limité qui dit »je« du fait de sa limitation et de son auto positionnement comme leader du cerveau fait que ne voyant pas le tout, de facto elle crée des zones inconscientes pour elle même.....or je l’ai bien vu, ces zones inconscientes sont beaucoup plus »puissantes" que notre malheureux conscient et ce sont elles qui dirigent en fait nos vies, sans que même pas une seconde dans toute une vie on en soit conscient...on peut faire un parallèle limité certes mais parlant avec le monde extérieur ou ce sont des événements, des désirs, des personnes cachées qui dirigent cette planète...

                      cette autre fonction ne donne pas de valeurs, ne hiérarchise pas et va au delà de la vision des yeux, de plus elle est un récepteur émetteur, un lien avec le Tout , en perdant cette fonction , on a perdu le lien avec l’univers..et on en devient fou ,car le sens n’y sera jamais certes ,mais en plus cela crée une souffrance énorme que l’on fait payer aux autres..........sans aller plus loin dans ce sujet de toute une vie, les problems humains cruciaux sont déjà réglés ....pour le moment par moment.....à voir ...sur le moment.... smiley

                      il s’agit bien d’éveil, d’éveil à ce que l’on est....le pire ne nous quittera pas tant que cet éveil à sa nature n’aura pas eu lieu..et ceci à titre personnel et global..
                      De ce que je sais par expérience ,la souffrance mentale est un des catalyseurs d’éveil, a condition de ne pas la toucher du tout....or nous on ne fait que fuir cela des l’enfance....le catalyseur ne se retrouvant pas dans le résultat de l’expérience..il s’agit de vivre la souffrance crée par l’absence de l’autre fonction, d’être cela sans aucun objectif en tête , ouvre petit à petit la fonction manquante...
                      ceci ne peut être une méthode,car toute methode implique un but , or ici si il y a un but, d’ouverture du 3eme œil il n’y aura jamais.....il s’agit en clair d’accepter de s’abandonner à ....rien...accepter d’être vaincu par cette vie de total non sens....

                      on s’éloigne de tout cela de + en + bien sur...le pire est donc une valeur sure sur laquelle parier....sauf ???????????

                      tres amicalement..


                      • howahkan howahkan Hotah 9 juillet 2014 09:17

                        l’absence de notre ou de nos autres fonctions, fait de nous des « isolés », perdus, non reliés au Tout ; nous ne sommes plus dans le mouvement présent permanent au delà du temps global de l’Univers,mais coincés dans les couloirs du temps, tout en refusant l’inévitable de la mort du corps, ce qui est comme refuser de vivre, c’est une tragédie de notre entière responsabilité....et lorsque ces autres « fonctions » marchent même un peu, il n’y a rien que « je » puisse faire en fait, « autre chose prends alors le relais, si je puis dire.......L’Univers semble être Unitaire..........avec une exception connue de nous même , les humains de la planete terre..pour le reste comment saurais je !!!

                         »l’effet produit sur le « mental » lorsque l’autre fonction marche est impossible à décrire............l’angoisse , la peur , la question du sens ne se posent plus ,mais les mots n’ont plus court pour décrire, ...le mot qui n’est déjà que un symbole est en plus limité bien sur...donner des livres de cuisines remplis de mots à des gens mourant de faim ne va pas les sauver...


                      • howahkan howahkan Hotah 9 juillet 2014 09:31

                        pour finir sur krishnamurti : discusion avec pupul jayakar, une de ses biographes..

                        3RD SEMINAR MADRAS 16TH JANUARY 1981

                        In Listening is Transformation

                        K :  That Intelligence acts in life. When the ’self’ is not, the ’other’ is. The ’other’ is compassion, love and this enormous, boundless energy. That Intelligence acts. And that Intelligence is naturally not ’yours’ or ’mine’.

                        cette Intelligence agit dans la vie. Quand le « moi je » n’est pas , l’autre( la fonction manquante) est. L’ autre (fonction) est compassion, « amour » et cette énorme énergie sans limites. Cette intelligence agit. Et cette Intelligence n’est naturellement pas la votre ou la mienne...


                      • Jean Keim Jean Keim 9 juillet 2014 10:05

                        Bonjour prolog,

                        Je ne maîtrise dans ce domaine rien du tout et ne le désire pas, effectivement vouloir pas la volonté ou un procédé quelconque maîtriser ses pensées ou même sa vie est une impasse et une absurdité. 
                        En dehors de nos spécificités physiques et physiologiques, il est clair que le point commun de chaque membre de la communauté humaine est le psychisme et notamment une de ses manifestations, le désir de vouloir tout contrôler. Nos vies sont sous contrôle et l’organisation du monde l’est tout autant. Il est évident que quand des gens décident de vivre ensemble, il faut un minimum d’organisation et de mise en commun de compétences et de moyens, une société qui fonctionnerait sur les principes de la coopération, du partage et de l’entraide me semblerait saine et viable, la pensée en cela est pertinente mais quand commence à se mettre en place des idéologies en lieu et place de la réalité, la pensée devient néfaste, le seul moyen d’éviter cet écueil plurimillénaire est de comprendre son fonctionnement mais ici dans la réalité du monde sensible. 
                        Nous ne pouvons parler (et partager) que de ce qui se passe dans notre monde, avoir des points communs et parler de l’unité ne veut pas dire que nous devons nous fondre les uns dans les autres, nous avons une individualité dans notre monde tout au moins et au delà nous ne sommes plus dans la réalité de l’ici-bas. 
                        Se faire un point de vue après une analyse qui recourt à notre savoir et éventuellement faire appel à un savoir extérieur est une démarche saine dans le pragmatisme de la vie, pour le reste la circonspection est de mise.
                        Tout le monde pense, la fonction est commune mais le contenu comme les empreintes digitales est unique. La pensée est un outil, tout le monde ou peu s’en faut s’en sert de travers, on peut percer un mur avec un tournevis mais le travail sera mal fait et l’outil à la longue s’abime, l’outil c’est le cerveau.
                        La mort nous accompagne à chaque pas et nous invite à utiliser ses compétences, une pensée menée à son terme ne laisse pas de trace psychologique et la grande mort arrivera toujours un jour avec le dernier pas ici-bas et le suivant ... on verra bien.

                        • prolog 9 juillet 2014 14:56

                          merci pour la réponse.
                          D’un point de vue personnel, je sais qu’on a un gros travail pour « nettoyer » son mental, surtout si on a été élevé en petit champion (des maths en l’occurrence) car on trouve du réconfort psychologique dans nos « réussites » et la souffrance induite n’est pas très évidente. Mais cette souffrance ne me semble pas aussi insupportable que le décrit l’indien. Je vis la méditation (ou du moins les piètres essais que j’en ai fais) comme des échecs cuisants... et je ne suis là que parce que je suis jaloux de ce que vous vous racontez entre gens qui percevraient autre chose...
                          faut peut être simplement rester sur son ménage.


                        • Jean Keim Jean Keim 9 juillet 2014 19:07
                          Bonsoir prolog, 
                          Vous avez un atout précieux, vous dites sans détour ce que vous êtes, ce que vous ressentez. 
                          Personnellement, je ne suis pas un mystique mais j’ai toujours été attiré par « le religieux » bien que la religion ne me convienne pas. Il y a environ 35 ans j’ai pris une claque magistrale en découvrant K, grâce à un ami lourdement handicapé qui passait son temps à lire des ouvrages de « spiritualité ». Ensuite happé par la vie, j’ai lu épisodiquement dans ce domaine surtout du K, toutes les autres sources me paraissant fades, du copier-coller, de la seconde main. Et qq. années avant mon départ en retraite, le besoin impérieux de renouer avec K m’a pris. K a une intelligence hors des sentiers battus et la faculté extraordinaire de prendre un problème psychologique quel qu’il soit, de le dépouiller et de le recentrer vers l’essentiel. Dans toutes les interventions de K, la pensée joue un rôle crucial, je ne percevais pas lequel tout en comprenant très bien que nous pensons le monde mais voilà comment faire autrement ? La clef de l’enseignement est dans cet aphorisme maintes fois lu mais sans le déclic de la perception « le penseur et la pensée sont une seule et même chose, la pensée crée le penseur, le penseur vient après la pensée, le penseur est une création, un artefact de la pensée. » c’est simple et lumineux, c’est fort et beau comme un arc-en-ciel. 
                          C’est la clef de toute la destinée humaine et du monde qu’elle engendre, cela explique l’ego dont tout le monde parle mais que bien peu comprenne, il n’a de réalité que celle que nous lui accordons, c’est une illusion, un mirage.
                          Il n’y a pas de gros travail à faire, la volonté n’a rien à faire là-dedans, vouloir nettoyer son mental n’aboutira qu’à enlever un contenu pour le remplacer par un autre et comme rien ne s’oublie, tout va se tasser comme il le pourra. Le cerveau s’abime, s’use. La souffrance n’est pas forcément au rendez-vous, notre vie peut être satisfaisante, mais le mal vivre oui, c’est indéniable et nous participons au désordre généralisé, encore faut-il le ressentir ...
                          ... Il n’y a rien à faire de particulier, je rajoute « de particulier » pour que ces mots ne soient pas interprétés comme de la désespérance, bien au contraire, mais réellement il n’y a effectivement rien à faire.

                        • Jean Keim Jean Keim 9 juillet 2014 10:16

                          Bonjour howahkan Hotah,

                          Merci pour votre témoignage, vous parlez souvent de votre (vos) expérience(s) d’éveil et avec le temps « relatif » qui passe, ceci dit sans aucune malice de ma part, qu’en reste-t-il ? L’avez-vous déjà retranscrit dans un article ou avez-vous le projet de le faire ? 
                          Je vous souhaite une bonne journée.

                          • howahkan howahkan Hotah 9 juillet 2014 10:49

                            Salut Jean..oui j’avais fait un article sur cette « kundalini » il y a 3 ou 4 ans, , article depuis effacé de la mémoire d’agoravox au moment ou j’ai essayé de proposer un deuxième article sur une expérience encore plus étrange que la première, et sur ce que cela pouvait signifier pour le mental humain...je fus donc censuré par agoravox, enfin le sujet fut censuré....car la disparition de ce premier article se fit le jour même ou je proposais le deuxième sur la partie « en panne » de nos cerveau lui même refusé car pas dans l’actualité...ce qui m’a en fait fait sourire,car le cœur du probleme humain pas dans l’actualité en dit suffisamment long sur notre époque.....

                            qu’en reste t’il.....demandes tu ? le fait que je n’imagine pas un autre état mental humain comme une possibilité mais comme un fait vécu plusieurs fois profondément et plusieurs fois peu profondément ce qui n’a pas en soi d’importance car peu ou plus, il y a cette présence étrange à chaque fois, que la vie ordinaire et « çà » n’ont rien en commun, mais que « çà » peut influer sur la vie ordinaire profondément, que « je » ne maitrise rien dans ce domaine, que il y a bien un état d’éveil total étrange en paix et beau rempli d’énergie elle aussi étrange, que ceci correspond bien a des fonctions endormies chez nous et que donc on regresse. Ceci est une vie sur la corde raide tout le temps......ça le fait !

                            Ceci m’ayant amené à totalement perdre pied , comme tout le monde même ceux qui ne le savent pas, dans ce monde « normal » dément, moi même inclus dans cette démence bien sur, et à un moment donné de basculement me resta alors une seule solution qui n’était pas le suicide physique mais le suicide mental, un moment privilégié ou « moi je » du renoncer à sa position de leader du cerveau quoiqu’il arrivât comme seule solution restante, et le quoiqu’il arrivât est la phrase clé ici.....la souffrance de vivre présente disparu alors de suite, des zones non conscientes se revelerent, tantot il s’agit de desirs enfouis jamais aboutis, de peurs de ceci, de refus de cela etc etc..chaque vision détruit la racine de chaque problème perçu, tantôt il s’agit de vision sur le fonctionnement même du cerveau qui se montrent d’elles même.......etc etc..à ce stade tout désir, envie, est un empechement à cette sorte d’éveil indirect, passif.....pour faire trop court , c’est l’Univers qui est le guide, ou mere nature, vila pourquoi le nom indien qui veut dire de la voie intérieure et la photo-avatar de archie fire lame deer, shaman sioux Lakota du Dakota que j’ai rencontré avec d’autres en France par deux fois ...« Mère Nature » ,tatanka et toute la "mystique amérindienne et autres me parlent beaucoup .....

                            j’ai découvert la fonction catalyseur de la souffrance pour moi même de ce fait..bien sur en soi ça n’est pas du tout une découverte,, d’ailleurs pour moi aucun humain ne découvre jamais rien du tout,c’est Mère Nature qui dans certaines conditions se révèle.....

                            que dire, il n’y a rien à atteindre ni a réaliser pour nous, notre action se limite à la survie...point barre....

                            salutations...et merci du mot....


                          • zygzornifle zygzornifle 9 juillet 2014 17:18

                            Si tu veux changer le vieux monde dans lequel tu vis il faut changer le vieil homme qu’il y a en toi .....


                            • marauder 9 juillet 2014 18:21

                              Il est necessaire d’arriver a decrire les experiences, les ressentis, d’attendre la fin de l’histoire personnelle telle que le raconte howahkan Hotah (entre autres) car aucun mot n’existe.

                              Dans le Tao, un passage raconte comment un viel homme, dans son metier manuel, declare avoir eu toute les peines du monde a transmettre la justesse de son geste. Il n’a pu que decrire ce qui, en apparence, ne pouvait, selon lui, qu’amener a la comprehension de son art. Il n’etait que lui seul a ressentir, dans l’incapacite de donner le terme JUSTE.
                              A un certain moment, le maitre SAIT/SENT quand son apprentit atteint un ’’seuil’’, celui dans lequel ses actes seront toujours suffisement ’’justes’’ pour que ses semblables le reconnaissent comme ’’artisan’’...

                              Malheureusement ou heureusement, pour la meditation, c’est un peu pareil. Je n’ai pas eu a mediter pour cela, j’ai juste eu la chance de comprendre ce qu’il y avait a comprendre au moment opportun, ca ne m’epargne pas les aleas de la vie, certes, mais ca la rend entiere, vivante et consciente. c’est deja enorme.


                              • marauder 9 juillet 2014 18:26

                                J’ajouterais que finalement, j’avais sombre, ACCEPTE de sombrer, je rejoin encore une fois howahkan Hotah

                                J’insiste sur le fait que meme si la meditation est la voie royale, y passer son existance peut nous en faire sortir... La quete de cet absolu est une face de l’ego des plus pernicieuse....

                                Savoir s’observer, prendre acte, encore et toujours, dans le ’’non agir’’

                                Accepter la notion de paradoxe, si chere aux orientaux et si absente chez nous, blanc occidentaux...


                                • Jean Keim Jean Keim 9 juillet 2014 21:00

                                  Il y a une constante dans le recherche spirituelle (dieu que je n’aime pas ce mot dans son sens excessif) c’est de viser une destination et de chercher les moyens d’y parvenir. Une méthode suivie avec persévérance donne forcément des résultats, pratiquer une méditation suivant les préceptes de tel maître ou telle tradition procède du même mouvement. Une méthode donc conduit à son objectif, l’objectif est le reflet de la méthode, il n’y a pas de liberté en cela. 


                                  • howahkan howahkan Hotah 10 juillet 2014 10:13

                                    Salut marauder et jean, il semble qu’il y ai alors une sorte d’abandon volontaire comme première marche vers ce qui n’est alors plus connu , donc plus moi, car moi sans le connu de sa mémoire n’est plus ???


                                    • marauder 10 juillet 2014 23:52

                                      Oui ...

                                      ... ET non :)

                                      Pour ma part, je ne peux en dire plus, sinon je reviens dans le mental...

                                      Une autre fois, un autre moment, d’autre questionnement viendront avec des ressentis, et la, une idee me viendra, te viendra .. J’en sais rien, laissont ce bonheur de l’instant futur a sa juste place !


                                    • Jean Keim Jean Keim 10 juillet 2014 13:50

                                      L’abandon est une chose singulière, la volonté de lâcher prise donne un effet contraire.

                                      Beaucoup de manifestations intérieures sont similaires comme effectivement le lâcher prise, l’aperception du rôle de la pensée, l’omniprésence bienveillante de la mort, l’inutilité de la croyance, l’unité de l’espèce humaine, la conscience de la solitude, tout cela est dans le même mouvement.

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