Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Société > Le monde : terre de Djihad ?

Le monde : terre de Djihad ?

Les problèmes liés à l’islam se multiplient dans le monde actuel. Comment l’Occident doit-il réagir ? Doit-il réagir ?

L’actuel Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdoğan, se présenterait aux élections présidentielles. Crise politique en Turquie, ce pays laïc fermement attaché à la séparation stricte et intransigeante entre l’islam et l’Etat, séparation dont l’armée turque est garante. Erdogan a un passé d’islamiste et est chef de l’AKP, parti musulman démocrate, dans l’ordre des mots.

La crainte de la perte des valeurs de laïcité a fait descendre 300.000 Turcs dans la rue, aujourd’hui, pour manifester leur attachement à la République d’Atatürk et à la laïcité rigoureuse qu’il avait imposée, sur des principes bien français que nous connaissons.

On peut faire un constat aujourd’hui, évident. Partout où l’islam est implanté, même l’islam modéré, il existe des problèmes, qui touchent à la remise en cause du sécularisme et de la laïcité : au Royaume-Uni, où le multiculturalisme est critiqué ; en France, pays qui a su partiellement manifester son attachement à la séparation de l’Egliseset de l’Etat, et l’appliquer ; au Maghreb, où les mouvements se font de plus en plus violents, et l’islam "modéré" s’éteint au profit d’un islam radical, fondamental.

Au Royaume-Uni, Minette Marrin, éditorialiste du Times, écrit le 4 février 2007 ("We’re far too nice to Muslims extremists") : "Parmi les musulmans britanniques âgés entre 16 et 24 ans, 37% préféreraient vivre sous la charria en Grande-Bretagne, 37% voudraient envoyer leurs enfants dans une école publique islamique et - plus incroyable encore - 36% pensent que les musulmans se convertissant à une autre religion devraient être punis de mort. Le nombre de jeunes musulmans britanniques qui disent "admirer des organisations telles Al-Qaïda, qui sont préparés à combattre l’Occident" s’élève à 13%. Pour les musulmans britanniques âgés de plus de 55 ans, les chiffres sont beaucoup plus bas, à 17%, 19%, 19% et 3% respectivement"." Des personnages soi-disant modérés du Royaume-Uni, tel le Docteur Mohammed Naseem, docteur à l’université de Birmingham, ayant une chaire à la mosquée centrale de Birmingham, qui a dit que le gouvernement poursuivait une politique de maintien d’une perception de menace terroriste pour justifier des lois antiterroristes. Il a comparé le Royaume-Uni de Blair à l’Allemagne nazie et à l’Union soviétique stalinienne. Il a sur ce sujet fait preuve d’une modération exemplaire, en comparaison de ses collègues, qui ont donné l’exemple d’une grande ingéniosité lors des attentats de Londres, et surtout d’excellence en terme de cruauté.

En France, le camp antilaïc de l’affaire des caricatures de Mahomet (à la dimension largement européenne) s’est vu représenté par le très modéré Boubakeur, alors que le professeur de philosophie Robert Redeker s’est vu condamné à mort par des extrémistes musulmans, presque excusés à l’origine par les pouvoirs publics. En Allemagne, l’Idoménée de Mozart s’est vue autocensurée par l’Opéra de Berlin, puisque représentant la tête coupée de Mahomet : peur des représailles... Une affaire judiciaire concernant une femme marocaine battue a porté à croire - dans ce même pays - que le Coran a pu peser plus lourd que le Code civil : naturellement, la quatrième sourate du Coran impose une loi explicite : "Vous réprimanderez celles dont vous aurez à craindre la désobéissance (...) vous les battrez". De quel droit le Codecivil peut-il interdire à un homme de battre sa femme ? C’est marqué dans le Coran !

Partout dans le monde, y compris dans le monde musulman, on assiste à une convergence de méthodes entre l’islam modéré et l’islam radical, qui tend de plus en plus à s’imposer comme branche forte du camp antimondialiste, opposé à la mondialisation libérale. Même combat : le grand Satan capitaliste américain. Rien d’étonnant qu’en son temps, l’Union soviétique se fût employée à utiliser l’antiaméricanisme musulman - commun au communisme et à l’islam - pour trouver ses alliés dans le camp du Tiers-monde arabo-musulman. La méthode : la prise du pouvoir (symbolique ou réel) par la force.

En ce sens, l’analyse de Robert Redeker à propos du camp socialiste remplacé par le camp intégriste musulman, la thèse du déplacement de la capitale de l’antidémocratie de Moscou à La Mecque, s’avère ne pas être parfaitement inexacte.

Ma critique va aux Chirac et autres mous qui veulent fuir "le choc des civilisations", qui souhaiteraient qu’en plein vieillissement démographique occidental - alors que le boom démographique est enclenché dans les pays musulmans - nous restions de parfaits mollusques, en relativisant la violence du conflit qui a déjà largement commencé. Faut-il rappeler que pour certains, les guerres se déclenchent dans les pays où la proportion de célibataires de moins de 25 ans augmente ? L’immigration n’est qu’un constat de comptable, quand le vrai problème est l’intégration. Faut-il rappeler qu’en Irak nous avons envoyé des soldats français faire le Djihad contre les Américains ? En effet, on sait que des jeunes dans les banlieues sont embrigadés par des imams respectueux du Coran, s’entraînent au Djihad après avoir quitté les lycées de la République.

Mon autre critique va aux De Villiers, qui souhaiteraient répondre à l’absence de liberté par la privation de liberté, profiter de la part de marché de la peur qui est offerte à ces politiciens peu sérieux et peu scrupuleux. Ce n’est pas en niant nos valeurs les plus fondamentales de l’Occident - la liberté inhérente aux bases chrétiennes - que nous gagnerons cette guerre d’un autre âge, à laquelle nous sommes condamnés de nous abaisser. Il nous faut conserver ce qui nous a fait gagner la guerre froide : notre liberté et notre confiance, notre fermeté et notre souplesse, notre intransigeance à l’égard des totalitarismes et des violences. Il ne faut pas stigmatiser les musulmans de France, qui sont bien souvent d’honnêtes gens, respectueux de la loi républicaine, et sont convaincus qu’ils peuvent pratiquer leur foi sans heurt. Ce, même si l’on n’est pas sûr de sauver de parfaits soldats de la liberté... Il me semble bon de méditer le précepte voltairien : "Il vaut mieux hasarder de libérer un coupable que de condamner un innocent". La liberté et la tolérance ne sauraient être sacrifiées au nom de la sécurité.

Nous entrons vraisemblablement dans une ère douloureuse après le tampon de paix qui suivit la guerre froide. Ce n’est pas maintenant qu’il faut réagir en Munichois devant le danger qui menace et qui gronde dans la zone qui va de la péninsule arabique jusqu’au Maroc et qui descend jusqu’au centre de l’Afrique, terre en voie d’islamisation. Contrairement aux phantasmes de certains hommes éclairés, l’histoire ne se termine jamais. Elle est en perpétuel recommencement. L’ère de la guerre froide s’achève, une autre commence.


Moyenne des avis sur cet article :  3.71/5   (59 votes)




Réagissez à l'article

114 réactions à cet article


  • docdory docdory 20 avril 2007 13:46

    @ à l’auteur

    Oui une nouvelle guerre froide semble commencer , et un nouveau rideau de fer s’élève . Actuellement , pour un non-musulman , il est pour le moins imprudent de voyager dans la moitié des pays musulmans ( Afghanistan , Pakistan , Iran , Irak , Algérie , Arabie Saoudite , Palestine et j’en passe ). Dans 10 ans , au train ou vont les choses , ce sera aussi problématique que de se rendre en Russie dans les années 50 ... et ce sera probablement le même phénomène pour un musulman voulant voyager dans un pays non-musulman ...


    • docdory docdory 20 avril 2007 13:50

      Il ne s’agit d’ailleurs pas d’un problème entre l’occident et le monde musulman , mais entre l’ensemble du monde non musulman ( soit 4/5 èmes de l’humanité ) et le monde musulman ( la Thaïlande , le Sri Lanka , l’Inde , la Chine , Bali etc ... ne font pas partie de « l’occident » )


    • wrisya 20 avril 2007 14:04

      Apoca Arrive, comme d’hab.


      • Gazi BORAT 20 avril 2007 15:30

        « Replaçons les faits dans leur contexte »

        Article au contenu explicitement islamophobe, par le lien qu’il induit entre islam et islamisme et son soutien sans faille à la théorie officielle des Etats Unis, celle d’Huntington et son « choc des civilisations ».

        En oubliant cependant un fait important : c’est le camp atlantiste qui fait prospérer, comme stratégie hasardeuse lors de la guerre froide, l’islam politique en réponse à l’athéisme soviétique qui séduisait nombre de pays du Tiers Monde.

        Qu’on se rappelle l’acte de naissance de l’islam politique : 1979 et la république islamique d’Iran.

        Le régime du Shah, dont la chute était inéluctable, était prêt à tomber entre les mains d’une gauche iranienne alors très organisée.

        C’est à un président français atlantiste (VGE) qu’échut la tâche d’accueillir comme réfugié politique, à Neauphle le Château, l’ayatollah Khomeyni, carte maîtresse du camp américain pour contrebalancer l’influence de l’opposition marxiste iranienne au Shah.

        Khomeyni sitôt revenu en Iran, prendra les rênes du pays et, aidé par ses gardiens de la révolution, liquidera la gauche iranienne dont les très structurés « Moudjahidines du peuple ». Il se retournera alors contre ses mentors imprudents. Ironie de l’histoire, les Etats Unis, pour le contrer, ne trouvèrent rien de mieux que de soutenir un dictateur voisin, Saddam Hussein, qui ne trouvera rien de mieux que de répéter la même ingratitude.

        La même erreur se répétera avec :

        Les moudjahidines afghans, équipés par les Etats-Unis et financés par les Saoudiens contre les envahisseurs soviétiques et le régime collaborateur (et athée) du général Najibullah. Parmi les volontaires étrangers de cette résistance religieuse se trouvera un plus tard célèbre Bin Laden.

        Idem avec le Hamas, groupuscule dans les années 70 et monté artificiellemnt contre les « islamo-progressistes » palestiniens comme le Fatah.

        Ce choc des civilisations est plutôt à mon sens, le résultatde manœuvres hasardeuses d’apprentis sorciers qui ont joué avec le feu islamiste et ne savent plus arrêter l’incendie qu’ils ont allumé.

        gAZi bORAt


        • Kosmalib 20 avril 2007 20:46

          Je suis relativement d’accord avec vous sur les dates des évènements, et notamment le rôle des Américains dans le placement des talibans en Afghanistan contre l’occupation soviétique ou le rôle de VGE - au moins partiellement. Je suis bien loin de me placer diplomatiquement aux côtés des Etats-Unis. Je n’ai pas de religion en matière diplomatique. Le fait que Ben Laden soit un pur produit de l’Amérique ne change rien au conflit : mais il s’agit bien d’un retour de flamme, auquel les Américains ne s’attendaient pas.

          La question se pose ici de ce « retour de flamme ». Il me semble que les évènements historiques sont produits les uns à la suite des autres selon un processus causal, dans lequel les individus forment l’histoire : selon les recoupements, on peut établir des périodes, structurellement établies par les évènements historiques. Il peut en découler que des hommes paraissent pris dans les vents de l’histoire, dans ces systèmes complexes partiellement définis, ou qu’ils engendrent eux-mêmes ces mouvements. Ben Laden est-il une cause de l’islamisme montant, ou participe-t-il d’un mouvement plus vaste de réaction à la mondialisation libérale ? Pour ma part, je considère qu’il n’a fait qu’accélérer qu’un processus entamé depuis longtemps, bien avant la guerre froide, et qui refait surface aujourd’hui après le dégel du monde, et en réaction à la mondialisation libérale, à l’expansion sans limite de ce modèle matérialiste, déjà canalisé par la colonisation. Le rôle des Américains - puissance qui compte vraiment depuis la sortie de son isolement pour la seconde guerre mondiale - a été un catalyseur conjoncturel, mais vraisemblablement la guerre froide a contribué à installer des structures idéologiques déjà présentes dans l’islam, et qui ont commencé à germer pendant la colonisation.

          Je constate simplement que l’anti-impérialisme américain actuel (qui existait au temps de la guerre froide sous une forme plus « centralisée » à Moscou) est bien souvent - dans les pays musulmans - associé à la critique du Grand Satan, critique que les soviétiques ont tôt fait d’associer au terme « capitaliste ». Les propos de Zinoviev, dignitaire bolchevik, à la conférence de Bakou en septembre 1920 peuvent aider à comprendre : « Frères, nous vous appelons à la guerre sainte et d’abord contre l’impérialisme britannique. » Les Soviétiques se sont donc empressés d’instrumentaliser l’Islam à des fins purement « révolutionnaires », trois ans seulement après le coup d’Etat bolchevik. Il y aurait convergence de deux idéologies (expansives par nature), à savoir la Révolution Rouge et l’Islam, structurées autour d’un ennemi antagonique commun, nous parlons de l’idéologie matérialiste occidentale, associé secondairement à la spiritualité chrétienne. Vous parlez de Khomeiny comme d’un produit américain contre une soit disant Révolution socialiste, si j’ai bien compris votre sous-entendu, susceptible de rattacher l’Iran au bloc de l’Est. Mais justement, Khomeiny constitue un double produit de l’islam et de l’idéologie révolutionnaire communiste : « la Révolution Islamique. » Le modèle de prise de pouvoir par Khomeiny s’apparente volontiers à la prise de pouvoir par Lénine en 1917. Lénine-Khomeiny : même combat contre les capitalistes. Et en réalité, l’Islam politique aurait « absorbé » certains principes de l’idéologie révolutionnaire marxiste-léniniste.

          C’est d’ailleurs une raison qui fait s’écrouler votre raisonnement sur le rôle des Etats-Unis dans le renouveau religieux musulman. « En oubliant cependant un fait important : c’est le camp atlantiste qui fait prospérer, comme stratégie hasardeuse lors de la guerre froide, l’islam politique en réponse à l’athéisme soviétique qui séduisait nombre de pays du Tiers Monde. » Deux erreurs : D’abord, c’est en premier lieu le régime soviétique qui a fait progressé l’islam politique antiaméricain (cf. Zinoviev). Le reste n’est que le pur produit de la décolonisation et des réactions à la mondialisation libérale. Seconde erreur, vous vous contredisez. Si les Américains ont soutenu la dictature Baasiste en Irak (fondée sur une idéologie relativement athée, un panarabisme nationaliste nostalgique et une forme avancée d’acceptation du matérialisme occidental, sans l’occident et sans démocratie politique), c’est qu’ils n’ont pas soutenu - sinon involontairement - la montée du pouvoir religieux, mais bien d’un pouvoir politique. Le parti Baas est un parti politique, et non religieux. Les Américains ont soutenu des points stratégiques sur une carte : des nations ; selon un principe clair de raison d’Etat, de poids et de contrepoids : l’Amérique doit sauver le monde libre, et surtout ses intérêts. Les « manœuvres d’apprentis sorciers » que vous dénoncez avaient pour vocation, pour fin, de sauvegarder les intérêts de la nation Américaine contre l’expansionnisme soviétique. Quoi de plus logique ? (Je n’ai pas écrit « quoi de mieux » !)

          Quant à votre accusation d’islamophobie, je me permets de vous renvoyer à une analyse que vous trouverez sur le site Internet de Robert Redeker. On accusera d’islamophobe qui constate que - dans la religion musulmane - il existe des aspects guerriers et violents, indéniables. Si l’on choisit cette définition, n’oubliez pas que je n’ai peur ni des curés ni des imams. Je suis chrétien catholique, mais surtout laïc et républicain, mon meilleur ami est musulman, et partage un certain nombre d’analyses que j’ai développées. Un autre de mes amis - homosexuel Marocain - subit de lourdes pressions de son pays et ne retournera pas là-bas : trop d’intolérance. N’empêche que j’ai de nombreux amis qui aspiraient à une spiritualité musulmane sereine. Et voyez que je ne suis pas pris d’effroi à l’idée de voir un Musulman en France, si je compte beaucoup d’amis musulmans.

          Il existe, pour de nombreux spécialistes, deux conceptions de l’Islam, deux moyens d’être musulman : une conception pacifique qui consiste à étendre l’idéologie de l’Oumma partout où faire se pourra, par la voix pacifique. L’autre conception s’emploie naturellement à exploiter les passages les plus violents du Coran pour en faire instrument de violence, à les traduire de manière à faire comprendre les choses... d’une manière assez spécieuse. « Combattez ceux qui ne croient ni en Allah ni au Jour dernier, qui n’interdisent pas ce qu’Allah et Son prophète ont interdit et qui ne professent pas la religion de la vérité, parmi ceux qui ont reçu le Livre, jusqu’à ce qu’ils versent la capitation par leurs propres mains, après s’être humiliés. » (IX. 29). On trouve des centaines d’autres phrases comme celles-ci dans le Coran. Alors, combat moral ou combat physique ? A voir... quoi qu’il en soit, il s’agit de combattre pour s’étendre.

          Si la plupart des Musulmans sont de très honnêtes gens, parfaitement innocentes, la montée en puissance des vocations intégristes dans tous les pays du monde musulman, les attaques répétées au sécularisme et à la laïcité, la substitution progressive des Codes de types napoléoniens en Afrique du Nord par la charia, et de nombreux indices qui ne trompent personne sont des témoins d’une structure impériale en cours d’uniformisation en son cœur, et d’expansion vers son Sud Africain. Au Nord (en Europe), à l’Est (en Asie), l’expansion de l’Islam se heurte à la réalité laïque, chrétienne et occidentale.

          Il ne s’agit pas de suivre la méthodologie de Huntington, même si elle a l’avantage de penser le concept de civilisation. D’ailleurs, ce n’est pas parce que le monde était divisé en deux blocs lors de la guerre froide, que deux civilisations - l’une soviétique, l’autre libérale et démocrate - s’affrontaient. Nous parlons ici d’antagonisme entre deux idéologies toutes deux en expansion, condamnées à s’affronter. La démocratie et le libéralisme ne sont pas les composantes intrinsèques de la civilisation occidentale, même si leur apparition est consubstantielle au christianisme. La démocratie libérale n’empêche pas - en réalité -l’épanouissement d’autres civilisations, comme la civilisation « asiatique » (le Japon est démocrate et libéral, par exemple, mais fait parti d’un ensemble appelé monde libre qui transcende les civilisations, sans être exclu de la civilisation sino-japonaise). C’est pourquoi on ne peut réellement parler de « choc des civilisations ». Le terme de civilisation était en ce cas abusif, sauf à substituer l’idée de civilisation à un ensemble politique et non linguistico-religieux.

          De nombreux indices témoignent d’un développement d’une expansion des thèses de violence partout où l’Islam creuse son terreau. Récemment, l’Iran a interdit le cartoon Tom et Jerry. Un chat qui court vainement après une souris (juive, naturellement) semblait choquer les autorités. La Turquie, pays laïc, a interdit Winnie l’Ourson, à cause de la présence choquante de Porcinet, animal impur à ne pas montrer aux enfants. La Chine (!), en cette année du Cochon, a pris des mesures de répression à l’encontre des images de cochon, pour respecter la religion de la minorité musulmane en Chine, et se faire des nations amies en terre d’Islam. Les exemples sont multiples, divers, nombreux.

          Je ne peux me résoudre à dire que nous ne sommes pas en guerre idéologique. En somme, une guerre entre deux blocs antagonistes, qui peut avaler certaines nations. Le manichéisme consiste à voir en telle personne le bien, en son opposant le mal. En appliquant ce principe aux structures idéologiques qui se développe en terre d’Islam, et à celles installées en occident, en considérant la violence comme négative et comme un moyen à éviter le plus possible, la démocratie et la laïcité (ou le sécularisme) comme une bonne chose, je n’ai aucune peine à considérer l’idéologie islamique intégriste comme le mal, et la doctrine libérale et démocratique comme le bien. En ce sens, je suis manichéen. Mais en considérant les personnes dans leur plus stricte humanité, je ne peux me résoudre à y voir la moindre trace de mauvaise volonté. Et je ne peux qu’aimer un musulman, même le pire des terroristes, me refuser à désirer sa mort. Il faut aimer ses ennemis. C’est comme ça que le christianisme se déploie et qu’il s’est toujours déployé, sauf à être en contradiction avec lui-même. En somme, je ne fais pas le lien entre les individus et les systèmes dans lesquels le scientifique les incorpore. Je me dois de les considérer dans leur plus stricte humanité, leur plus stricte individualité.


        • Forest Ent Forest Ent 20 avril 2007 15:37

          « Rien d’étonnant qu’en son temps, l’Union soviétique se fût employée à utiliser l’antiaméricanisme musulman - commun au communisme et à l’islam - pour trouver ses alliés dans le camp du Tiers-monde arabo-musulman. »

          Faut-il rappeler que les US ont encouragé contre l’URSS l’islamisme en Afghanistan, que les talibans étaient armés par les US via le Pakistan, que Ben Laden est un Saoudien qui a combattu l’URSS avec la CIA ?

          Cet article est simpliste, manichéen et manipulateur, à la Huttington.

          « Comment l’Occident doit-il réagir aux problèmes créés par l’Islam ? »

          Voui, ou le contraire. Il y a des soldats français en Afghanistan, au Tchad, en Côte d’Ivoire, à Brazaville, etc ... Je suppose que c’est dû à la chaleureuse invitation des populations locales.

          Il y a des soldats US en Irak. C’est un problème créé par l’Islam ? Le Baas, armé par les US, était le premier régime laïc de la région, contrairement à la monarchie saoudienne, intégriste wahabite, soutenue par les US depuis 1918.

          Proposition pour éviter le « choc des civilisations » : l’occident commence par retirer tous ses soldats de tous ces coins-là.


          • docdory docdory 20 avril 2007 16:30

            Salut , Forest

            D’accord à 100 % sur ton analyse concernant l’irak ! On peut dire ce qu’on veut de Saddam Hussein , mais une des grandes qualités de son régime avant la 1 ère guerre du Golfe , c’était la laïcité ! C’est là qu’on voit l’extraordinaire clairvoyance de Chevènement qui avait bien compris à l’époque que l’occident , en faisant cette guerre-là , se tirait une balle dans le pied ! On aurait laissé le Koweit à Saddam Hussein , c’en était fini de l’intégrisme islamique ! Il faut maintenant , comme tu le dis fort justement , que l’occident retire toutes ses troupes de l’Irak et de l’Afghanistan , et laisse ces pays régler entre eux leurs interminables conflits ...


          • fouadraiden fouadraiden 20 avril 2007 17:01

            @Auteur

            Excellent analyse qu’on aimerait plus souvent voir défendue sous la plume des intéressés eux-mêmes.Les arguments à la faveur de votre thèse sont irréfragables.Vous arrivez ,malgré la campagne de terreur que tentent de nous imposer ici ou là quelques musulmans fanatisés, à dire ce que la majorité des modérés de l’islam pense silencieusement.Comme vous je pense que les propos du philosophe français,lâchement abandonné par les pouvoirs publics de notre pays, permettent de reconsidérer la mencace golbale et nouvelle que l’islam est entrain de prendre partout sur la planète à la palce de l’ancienne bête immonde.

            Il est grand temps à tous les hommes et les femmes de bonne volonté de ce pays que nous aimons,libres et laÏcs, de dénoncer avec courage le mal tel qu’il se manifeste au grand jour.Trop longtemps nous avons eu peur de critiquer l’islam et son potentiel de haine sous prétexte de je ne sais quelles valeurs de gauche.Qu’y avons-nous gagné ?Rien.

            Il faut rappeler à juste titre que les premières victimes de l’islam radical sont les musulmans eux-mêmes et qu’il serait plus qu’urgent de sortir les musulmans de leur topeur.C’est dans leur intérêts de le faire.

            Merci pour cet article pénétrant qui distingue clairement les choses sans jamais tomber ni dans la facilité académique ni l’amalgame intellectuel.


            • Gazi BORAT 20 avril 2007 17:35

              @ l’auteur

              « de Moscou à la Mecque »

              Les Etats Unis, depuis 1941, ont pris l’habitude, grâce à un état de guerre perpétuel qu’ils entretiennent à dessein, de soutenir leur économie en pratiquant (de façon complêtement antilibérale) l’injection massive de fonds publics dans le privé grâce à leurs dépense d’armement.

              1948-1962 C’est ainsi qu’en 1948, leur économie ayant du mal à se remettre de la fin de la deuxième guerre mondiale et face à la crainte d’une montée du chômage, ils trouvèrent à point l’aubaine de la guerre froide.

              1964-1975. Lorsque disparut Kennedy, l’apôtre de la co-existence pacifique, c’était reparti avec le sud-est asiatique (4 fois et demi le tonnage de bombes total du 2° conflit mondial.. Pour quel résultat ?

              Le calme revint puis en 1980, c’était reparti avec les gros budgets militaires de l’ère Reagan (souvenez-vous du projet « Guerre des Etoiles »).

              Puis arriva Mr Bush pêre, avec l’attaque contre l’ancien allié irakien puis son fils, toujours contre le même auquel on ajouta l’ex-allié Ben Laden.

              Tout ceci pour la plus grande joie du complexe militaro-industriel et de ses actionnaires..

              Les doctrines stratégiques actuelles se basent sur la définition d’un ennemei parfaitement cadré pour des dépenses militaires diversifiées.. Il s’agit de l’Islamo-confuscianisme« qui menace le »mode de vie américain".

              Astucieux : Islamo = nécessité d’armements conventionnels auquel s’ajoute « Confucianisme » (comprenez : la Chine Populaire) = nécessité de poursuivre un programme nucléaire.

              Moralité : on crée l’ennemi, la peur.. et on fait du business en s’en protégeant !

              gAZi bORAt


              • Kosmalib 20 avril 2007 21:06

                Anti-impérialisme américain... Théorie du complot...

                On a fait mieux en terme de pensée du monde contemporain. J’exige des faits.

                La simple considération économique ne suffit pas. Elle est réductrice et sincèrement bancale. Le peuple américain n’aspire pas à autre chose qu’à la paix. La dette américaine est colossale, et la Chambre des Représentants démocrates vise à la réduire, notamment en réduisant les crédits de guerre. C’est vrai... quoi de mieux pour le complexe militaro-industriel.

                Le retrait conséquent des troupes partout dans le monde va conduire inévitablement à une explosion des conflits mondiaux. Nous serons les premiers à appeler l’Oncle Sam au secours, comme en l’an 16, comme en l’an 40, comme pour l’Indochine, comme toujours. Et à chaque fois, cette belle poire Américaine (allusion à la grosse pomme New Yorkaise) se fait avoir et sauve le monde. Cette fois-ci, je crains qu’il ne faille se débrouiller seules.

                N’oubliez pas non plus que l’Amérique a peur et a droit à l’erreur, comme cette guerre en Irak. Il aurait fallu commencer par l’Iran, selon moi. Mais je comprends que cela n’engage que moi, de vouloir empêcher la guerre nucléaire.


              • Gazi BORAT 23 avril 2007 12:29

                @ Kosmalib

                « le peuple américain n’aspire qu’à la paix.. »

                Je n’en doute pas, ne confondant pas celui-ci avec ses dirigeants.

                « Appeler l’Oncle Sam au secours, comme en l’an 40.. »

                Ah bon ? Ce n’est donc pas l’agression japonaise qui a fait sortir les Etats-Unis de leur politique isolationniste pour entrer dans la deuxième guerre mondiale ? Profitons-en donc pour rappeler que les Etats-Unis n’ont jamais déclaré à l’Allemagne mais que celle-ci l’a fait en raison de ses accords avec le Japon. Rappelons aussi la doctrine isolationniste en vigueur juste avant et le positionnement de personnalités américaines de premier plan en faveur de l’Allemagne nazie, qu’il s’agisse du cas bien connu de l’aviateur-vedette Charles Lindberg mais aussi de l’industriel Henry Ford, reçu plusieurs fois et décoré par Hitler, de Walt Disney et son antisémitisme décomplexé.

                Doit-on aussi arguer du fait que l’ouverture d’un second front en Europe fut mainte et mainte fois repoussée mais que celle-ci se mit en place lorsque l’URSS commença à reprendre l’avantage et à se rapprocher de l’Europe ? occidentale.

                Et l’Indochine alors ? Oubliera-t-on la politique hasardeuse des Etats-Unis qui les fit soutenir Mao Tse Toung en 1944 contre Tchang Kaï Tchek mais aussi Ho Chi Minh contre la France de 1944 à 1952 ? La Maison Blanche ne réalisa son erreur que tard et son soutien logistique au moment de Dien Bien Phu ne réussit pas à rattraper la donne.

                « Les Américains ont le droit de se tromper.. »

                je vous le concède, mais les conséquences de ces erreurs répétées sont gigantesques. Doit ici rappeler comment la décision de bombardement du Cambodge fit éclater le fragile équilibre que maintenait Norodom Sihanouk et précipita l’arrivée au pouvoir des Khmers rouges ?

                Je pense réellement que, face aux calculs souvent à court terme de la politique étrangère américaine, face aux motivations parfois légères qui la sous-tende (la guerre comme moyen de réelection de présidents en difficulté), cette prétention à jouer le rôle de « gendarme du monde » est tout sauf justifiée et doit être laissée aux institutions internationales (l’ONU) dont c’est la charge..

                gAZi bORAt


              • lyago2003 lyago2003 20 avril 2007 17:36

                Et en Turquie l’assassinat des chrétiens c’est aussi de l’islamophobie ?


                • Gazi BORAT 24 avril 2007 07:32

                  « violences religieuses en Turquie »

                  Les récents assassinats des missionnaires protestants et les circonstances dans lesquelles ils se sont déroulés sont particulièrement horribles.. Les violences à caractères religieux et plus particulièrement à l’intolérance sont détestables mais ne sont pas le monopole de la Turquie.

                  Ponctuellement dans nos démocraties européennes surgissent des faits divers semblables, peut-être plus à caractères racistes ou antisémites et causant morts d’hommes. Ces faits, l’oeuvre en général de déséquilibrés ou de marginaux, nous interpellent quand ils surviennent dans notre actualité, , mais ne nous font pas remettre en cause notre aptitude à la démocratie.

                  Leur réprobation, quand il s’agit de faits survenus à l’étranger, est toujours plus catégoriques et sélectives et il faut se rappeler que le massacre d’alevis à Kahramanmaras au début des années 80 (plusieurs centaines de morts en trois jours) ne suscita pas en Europe beaucoup d’émois.

                  gAZi bORAt


                • Paradisial Paradisial 20 avril 2007 22:22

                  Islamophobes & Fanatiques Islamistes ne sont en fait que :

                   deux Complices ;

                   deux Frères Intégristes ;

                   deux Contrefacteurs de l’Islam.

                  De par et d’autre les compréhensions l’Islam suscite nombre de mal-interprétations.

                  D’un côté il y a les islamophobes, de l’autre les intégristes pseudo-musulmans, et entre les deux se situent les gens qui ont compris ou qui tentent de comprendre bonnement l’Islam.

                  Les intégristes qui se réclament de l’Islam ne peuvent être que des pseudo-musulmans,

                  car l’Islam est par défaut une religion de paix et de modération, une religion de lumière et non des ténèbres, une religion de tolérance et non d’intolérance, une religion d’esprit et non d’obscurantisme, une religion de raison, non de déraison et de fous de dieu, une religion du juste milieu et non pas celle des extrêmes, une religion équilibrée et non une religion de déséquilibrés.

                  Les islamophobes de leur côté sont trois catégories :

                • ceux qui exècrent, alors qu’ils ignorent TOUT de l’Islam ; ils exècrent par méfiance, par défiance face à tout ce qui est étranger et différent ; ils exècrent par défaut, par mimétisme, juste pour rester dans la tendance ;
                • ceux qui exècrent, parce qu’ils croient connaître SUFFISAMMENT l’Islam, alors qu’ils se suffisent de juger TOUT l’Islam à partir du seul cliché de l’intégrisme pseudo-musulman ; ils exècrent par oisiveté intellectuelle, à défaut de pouvoir examiner plus profondément l’Islam ; ils exècrent en récupérant les contrevérités des seuls auteurs islamophobes qui se jouent de leur ignorance, au lieu de chercher à élargir leurs connaissances via des sources alternatives ; dans leurs illusions, ces auteurs islamophobes - drapés de la cape de l’orientalisme - seraient plus à même d’expliquer l’Islam que les auteurs et intellectuels musulmans, comme si l’Islam était un poussiéreux dinosaure que les paléontologues occidentaux devraient équarrir, et comme si les auteurs et intellectuels musulmans ne pourraient que mentir en présentant bonnement leur religion ;
                • et ceux qui exècrent, par cynisme, par fourberie et par hypocrisie ; alors qu’ils connaissent dans le fond de leurs coeurs toute la noblesse de l’Islam, ils vouent à celui-ci une haine plus que gratuite, une haine machiavélique ; ils se targuent de connaître l’Islam, mais s’évertuent à en déformer les sens et tiennent à en altérer l’authenticité ; ils prétendent critiquer l’Islam alors qu’ils ne s’efforcent qu’à le déformer ; ils promettent de démystifier l’Islam, au lieu de cela ils le mystifient dans la fin de le désacraliser ; ils affirment vouloir expliquer l’Islam, mais ne font que reprendre le discours des extrémistes ; leur démarche est de genre simpliste
                • Au lieu de s’attaquer à l’Islam dans ces questions centrales, ils se réfugient dans les questions accessoires, qui peuvent susciter nombre de polémiques chez le genre d’audiences qui se font aisément subjuguées par les raisonnements simplistes ; ils n’osent pas s’aventurer dans l’étude transposée des religions - à travers les mêmes questions dites centrales - craignant profondément de dévoiler par eux-mêmes la pertinence de l’Islam, de laquelle il tire sa force, et que celui-ci ressorte au sommet du podium, comparé aux deux autres monothéismes ;

                  Ils s’écartent alors des questions centrales, atténuent avec force les apports méritoires et louables de l’Islam, ou s’en détournent, et ne s’acharnent à accentuer les débats que sur lesdites questions accessoires sujettes à polémique, abusant de raccourcis maquillés d’intellectualisme.

                  * - * - * - * - * - *

                  Finalement, les gens au lieu d’investir activement leurs intelligences à tenter de comprendre profondément l’Islam, ils passent leur temps à assister passivement aux dites polémiques, croyant enrichir par ce leur culture générale, alors qu’ils ne font que se complaire d’à prioris !

                  Leurs deux seules références sont les islamophobes et les intégristes !

                  Normal alors qu’ils ne puissent pas comprendre l’Islam.

                  * - * - * - * - * - *

                  Jugez par vous-mêmes la connaissance que vous avez de l’Islam :

                • Que connaissez-vous de l’Islam ?
                • Cela vous permet-il de comprendre parfaitement ce qu’est l’Islam ?
                • Via quels supports avez-vous pris connaissance desdits éléments ?
                • Ces supports sont-ils suffisamment nombreux, riches et alternatifs, voire divergents, au point de vous permettre une réelle prise de recul ? de telle sorte à ce que vous tireriez vos conclusions par voie de comparaison ?
                • Leur contenu est-il assez exhaustif pour répondre à toutes vos interrogations ?
                • Traitent-ils des questions centrales de l’Islam, ou ne focalisent-ils - leurs débats, et votre attention - que sur celles sujettes à polémique au lieu de faire le tour général ?
                • Y fait-on une quelconque transposition entre religions lorsqu’on traite desdites questions ?
                • Vous présentent-ils l’Islam via d’autres prismes autres que ceux de l’intégrisme ?
                • Si intégrisme ne rime pas avec intégrité, auriez-vous déjà douté que l’intégrisme ne puisse se confondre avec Islam Réel, comme on tente de systématiquement vous y habituer ?!
                • Outre la télévision, qui accentue la sensiblerie des gens, avez-vous jamais lu des auteurs musulmans anonymes, alternatifs aux vendeurs de livres (orientalistes ou musulmans) qui passent par la même télé (qui par ce fait sont les seuls présents à la Fnac, et qui souvent ne font que du mystic-Marketing), qui eux tentent (contrairement aux deuxièmes) d’expliquer vraiment ce qu’est l’Islam ?
                • Votre conclusion ne vous surprend-t-elle pas ?!!

                  La compréhension de l’Islam est aisée, toutefois elle n’admet pas les approches simplistes.

                  Le savoir s’acquiert par la quête du savoir.

                  L’Islam est innocent des intégristes qui s’en réclament.

                  L’Islam est innocent des islamophobes qui font de la désinformation, qui tentent de lui faire endosser l’intégrisme des pseudo-musulmans.

                  Les islamophobes sont les amis des intégristes pseudo-musulmans, chacun est le complice de l’autre :

                • tous les deux sont aux extrêmes de l’Islam, au lieu d’être dans le juste milieu,
                • tous les deux sont des intégristes de la pensée, au lieu d’être des supporters de la vérité,
                • tous les deux partagent une lecture littérale du Coran, au lieu d’en adopter une lecture plus profonde,
                • L’intégriste pseudo-musulman est souvent une personne illettrée ou une personne de petite culture et de petite intelligence, qui tente de camoufler son inculture générale et notamment son inculture religieuse par un excès de zèle dont l’Islam est innocent. Pour ce genre d’individus la lecture profonde du Coran est chose difficile, voire impossible. Ils ne peuvent se réconforter dans leur tentative de compréhension du texte du Coran que par une lecture superficielle, littérale, sans avoir aucune aptitude à procéder à une Analyse Linguistique et Etymologique, puis Historique et Circonstanciée, qui puisse les aider à discerner les vraies valeurs de ses Versets, et de distinguer surtout entre Versets temporels et versets atemporels. Les islamophobes reprennent bêtement, voire sciemment, la même lecture littérale du texte du Coran, pour manipuler - eux aussi de leur côté - les esprits.

                • tous les deux jouent sur le même terrain, celui de l’ignorance, de l’inculture, de la peur, et du rejet de l’autre, au lieu de chercher le rapprochement entre les cultures, les sociétés et les hommes,
                • L’islamophobe ne démystifie pas l’Islam comme il le prétend, au contraire, il en fait un mythe par lequel il tente d’effrayer davantage l’esprit des gens qui ignorent tout de cette religion, et qui n’en ont aucune image alternative, que celle difforme relayée par les médias, celle des intégristes qui ne sont que les faux ambassadeurs du Vrai Islam.

                  Si l’Islam a de nombreux faux ambassadeurs dans les rangs de certaines sociétés, il n’en est pas pour autant responsable. Cette responsabilité est de nature politique, et est strictement liée aux forts taux d’analphabétisme et au retard culturel et éducationnel qui sévissent dans nombre de pays musulmans, qui sont les arcanes structurelles des régimes non démocrates, dont les dirigeants tirent tous leurs pouvoirs et bénéfices matériels. Pour combattre l’intégrisme, il faut privilégier la démocratie, combattre l’analphabétisme en promouvant l’enseignement, l’éducation et la culture.

                • tous les deux cherchent à alimenter les conflits, et trouvent leurs intérêts dans le choc des cultures, au lieu de prôner la mutuelle entente et un apaisement des esprits,
                • tous les deux sont les premiers grands hooligans de la guerre des religions, au lieu d’être les fervents supporters d’un dialogue paisible entre religions,
                • tous les deux tirent leurs forces et leurs virulences chacun de l’autre, les intégristes justifiant leur virulence de la virulence des islamophobes, et les islamophobes justifiant leur virulence contre l’Islam Entier à partir de la virulence des intégristes,
                • tous les deux sont les plus présents dans les différents supports des médias...
                • Les intégristes déshonorent l’Islam par leur mauvaise compréhension de celui-ci, par leur incivisme, par leur inculture, et par leur barbarisme, et s’offrent sans aucune gêne - consentants, manipulés ou manipulateurs - comme des bêtes de cirque aux zooms des caméras, tandis, qu’au même moment, les islamophobes, présentés toujours comme des intellectuels, sont adulés par les médias friands de l’exagération, qui leur ouvrent largement toutes leurs estrades pour soi-disant critiquer l’Islam, et ce, à partir de l’unique cliché d’un intégrisme dont cette religion est innocente, sans se soucier d’offrir l’opportunité à de vrais intellectuels musulmans de donner une explication alternative sur ce qu’est le Vrai Islam.

                  Les rares fois où ces médias tentent de simuler un vrai débat sur cette religion, ils n’invitent que des pseudo-intellectuels musulmans, des marchands et vendeurs de livres, qui ne se soucient pas de démystifier réellement l’Islam, mais plutôt font du Marketing appliqué à l’Islam, mystifiant davantage celui-ci, en se jouant de l’Exotisme de l’Orient dont certains occidentaux - peu soucieux de la vérité - sont si friands. L’exemple de l’auteur nommé dérisoirement « Sexologue de l’Islam » est le plus atypique de la démarche desdits intellectuels.

                  Toutes ces similitudes font des islamophobes et des intégristes pseudo-musulmans des complices plutôt que des adversaires.

                • Complices dans l’altération du sens authentique de l’Islam,
                • complices dans la transgression de la noblesse de son message,
                • et complices dans la pollution de son image initialement pure et immaculée.

Auteur de l'article

Croquette67

Anonyme


Voir ses articles

ECRIVEZ UN ARTICLE !

Derniers articles de l'auteur

Tous les articles de cet auteur


A lire dans la même rubrique

Société
Voir tous les articles de la rubrique


Les thématiques de l'article


Palmarès



3 derniers jours

Articles les plus lus

  1. Ce que dit le soutien de Cohn-Bendit à Tsipras
  2. Yanis Varoufakis appelle les Français à s’attaquer aux banques
  3. Hollande repart en guerre ?
  4. La mécanique quantique est en crise
  5. De l’argent facile... sur le dos des pauvres gens !
  6. Vrais chiffres chômage Juillet 2015, 22200 chômeurs de plus, malgré 303100 radiés ce mois
  7. De Claude Guéant, du délit de « sale gueule », et de la délinquance en col blanc !
  8. Aujourd’hui, en France, pendant que 500 personnes se gavent, 6 millions de personnes sous le seuil de pauvreté ! #injustice #capitalisme #misère
  9. Décès d’Emmanuel Ratier, figure controversée de l’ultra-droite française
  10. Privatisons France Télévisions et supprimons la redevance télé !


Derniers commentaires