Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox Mobile
  • Agoravox TV

Accueil du site > Actualités > Société > Le monde : terre de Djihad ?

Le monde : terre de Djihad ?

Les problèmes liés à l’islam se multiplient dans le monde actuel. Comment l’Occident doit-il réagir ? Doit-il réagir ?

L’actuel Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdoğan, se présenterait aux élections présidentielles. Crise politique en Turquie, ce pays laïc fermement attaché à la séparation stricte et intransigeante entre l’islam et l’Etat, séparation dont l’armée turque est garante. Erdogan a un passé d’islamiste et est chef de l’AKP, parti musulman démocrate, dans l’ordre des mots.

La crainte de la perte des valeurs de laïcité a fait descendre 300.000 Turcs dans la rue, aujourd’hui, pour manifester leur attachement à la République d’Atatürk et à la laïcité rigoureuse qu’il avait imposée, sur des principes bien français que nous connaissons.

On peut faire un constat aujourd’hui, évident. Partout où l’islam est implanté, même l’islam modéré, il existe des problèmes, qui touchent à la remise en cause du sécularisme et de la laïcité : au Royaume-Uni, où le multiculturalisme est critiqué ; en France, pays qui a su partiellement manifester son attachement à la séparation de l’Egliseset de l’Etat, et l’appliquer ; au Maghreb, où les mouvements se font de plus en plus violents, et l’islam "modéré" s’éteint au profit d’un islam radical, fondamental.

Au Royaume-Uni, Minette Marrin, éditorialiste du Times, écrit le 4 février 2007 ("We’re far too nice to Muslims extremists") : "Parmi les musulmans britanniques âgés entre 16 et 24 ans, 37% préféreraient vivre sous la charria en Grande-Bretagne, 37% voudraient envoyer leurs enfants dans une école publique islamique et - plus incroyable encore - 36% pensent que les musulmans se convertissant à une autre religion devraient être punis de mort. Le nombre de jeunes musulmans britanniques qui disent "admirer des organisations telles Al-Qaïda, qui sont préparés à combattre l’Occident" s’élève à 13%. Pour les musulmans britanniques âgés de plus de 55 ans, les chiffres sont beaucoup plus bas, à 17%, 19%, 19% et 3% respectivement"." Des personnages soi-disant modérés du Royaume-Uni, tel le Docteur Mohammed Naseem, docteur à l’université de Birmingham, ayant une chaire à la mosquée centrale de Birmingham, qui a dit que le gouvernement poursuivait une politique de maintien d’une perception de menace terroriste pour justifier des lois antiterroristes. Il a comparé le Royaume-Uni de Blair à l’Allemagne nazie et à l’Union soviétique stalinienne. Il a sur ce sujet fait preuve d’une modération exemplaire, en comparaison de ses collègues, qui ont donné l’exemple d’une grande ingéniosité lors des attentats de Londres, et surtout d’excellence en terme de cruauté.

En France, le camp antilaïc de l’affaire des caricatures de Mahomet (à la dimension largement européenne) s’est vu représenté par le très modéré Boubakeur, alors que le professeur de philosophie Robert Redeker s’est vu condamné à mort par des extrémistes musulmans, presque excusés à l’origine par les pouvoirs publics. En Allemagne, l’Idoménée de Mozart s’est vue autocensurée par l’Opéra de Berlin, puisque représentant la tête coupée de Mahomet : peur des représailles... Une affaire judiciaire concernant une femme marocaine battue a porté à croire - dans ce même pays - que le Coran a pu peser plus lourd que le Code civil : naturellement, la quatrième sourate du Coran impose une loi explicite : "Vous réprimanderez celles dont vous aurez à craindre la désobéissance (...) vous les battrez". De quel droit le Codecivil peut-il interdire à un homme de battre sa femme ? C’est marqué dans le Coran !

Partout dans le monde, y compris dans le monde musulman, on assiste à une convergence de méthodes entre l’islam modéré et l’islam radical, qui tend de plus en plus à s’imposer comme branche forte du camp antimondialiste, opposé à la mondialisation libérale. Même combat : le grand Satan capitaliste américain. Rien d’étonnant qu’en son temps, l’Union soviétique se fût employée à utiliser l’antiaméricanisme musulman - commun au communisme et à l’islam - pour trouver ses alliés dans le camp du Tiers-monde arabo-musulman. La méthode : la prise du pouvoir (symbolique ou réel) par la force.

En ce sens, l’analyse de Robert Redeker à propos du camp socialiste remplacé par le camp intégriste musulman, la thèse du déplacement de la capitale de l’antidémocratie de Moscou à La Mecque, s’avère ne pas être parfaitement inexacte.

Ma critique va aux Chirac et autres mous qui veulent fuir "le choc des civilisations", qui souhaiteraient qu’en plein vieillissement démographique occidental - alors que le boom démographique est enclenché dans les pays musulmans - nous restions de parfaits mollusques, en relativisant la violence du conflit qui a déjà largement commencé. Faut-il rappeler que pour certains, les guerres se déclenchent dans les pays où la proportion de célibataires de moins de 25 ans augmente ? L’immigration n’est qu’un constat de comptable, quand le vrai problème est l’intégration. Faut-il rappeler qu’en Irak nous avons envoyé des soldats français faire le Djihad contre les Américains ? En effet, on sait que des jeunes dans les banlieues sont embrigadés par des imams respectueux du Coran, s’entraînent au Djihad après avoir quitté les lycées de la République.

Mon autre critique va aux De Villiers, qui souhaiteraient répondre à l’absence de liberté par la privation de liberté, profiter de la part de marché de la peur qui est offerte à ces politiciens peu sérieux et peu scrupuleux. Ce n’est pas en niant nos valeurs les plus fondamentales de l’Occident - la liberté inhérente aux bases chrétiennes - que nous gagnerons cette guerre d’un autre âge, à laquelle nous sommes condamnés de nous abaisser. Il nous faut conserver ce qui nous a fait gagner la guerre froide : notre liberté et notre confiance, notre fermeté et notre souplesse, notre intransigeance à l’égard des totalitarismes et des violences. Il ne faut pas stigmatiser les musulmans de France, qui sont bien souvent d’honnêtes gens, respectueux de la loi républicaine, et sont convaincus qu’ils peuvent pratiquer leur foi sans heurt. Ce, même si l’on n’est pas sûr de sauver de parfaits soldats de la liberté... Il me semble bon de méditer le précepte voltairien : "Il vaut mieux hasarder de libérer un coupable que de condamner un innocent". La liberté et la tolérance ne sauraient être sacrifiées au nom de la sécurité.

Nous entrons vraisemblablement dans une ère douloureuse après le tampon de paix qui suivit la guerre froide. Ce n’est pas maintenant qu’il faut réagir en Munichois devant le danger qui menace et qui gronde dans la zone qui va de la péninsule arabique jusqu’au Maroc et qui descend jusqu’au centre de l’Afrique, terre en voie d’islamisation. Contrairement aux phantasmes de certains hommes éclairés, l’histoire ne se termine jamais. Elle est en perpétuel recommencement. L’ère de la guerre froide s’achève, une autre commence.


Moyenne des avis sur cet article :  3.71/5   (59 votes)




Réagissez à l'article

114 réactions à cet article    


  • docdory docdory 20 avril 2007 13:46

    @ à l’auteur

    Oui une nouvelle guerre froide semble commencer , et un nouveau rideau de fer s’élève . Actuellement , pour un non-musulman , il est pour le moins imprudent de voyager dans la moitié des pays musulmans ( Afghanistan , Pakistan , Iran , Irak , Algérie , Arabie Saoudite , Palestine et j’en passe ). Dans 10 ans , au train ou vont les choses , ce sera aussi problématique que de se rendre en Russie dans les années 50 ... et ce sera probablement le même phénomène pour un musulman voulant voyager dans un pays non-musulman ...


    • docdory docdory 20 avril 2007 13:50

      Il ne s’agit d’ailleurs pas d’un problème entre l’occident et le monde musulman , mais entre l’ensemble du monde non musulman ( soit 4/5 èmes de l’humanité ) et le monde musulman ( la Thaïlande , le Sri Lanka , l’Inde , la Chine , Bali etc ... ne font pas partie de « l’occident » )


    • wrisya 20 avril 2007 14:04

      Apoca Arrive, comme d’hab.


      • Gazi BORAT 20 avril 2007 15:30

        « Replaçons les faits dans leur contexte »

        Article au contenu explicitement islamophobe, par le lien qu’il induit entre islam et islamisme et son soutien sans faille à la théorie officielle des Etats Unis, celle d’Huntington et son « choc des civilisations ».

        En oubliant cependant un fait important : c’est le camp atlantiste qui fait prospérer, comme stratégie hasardeuse lors de la guerre froide, l’islam politique en réponse à l’athéisme soviétique qui séduisait nombre de pays du Tiers Monde.

        Qu’on se rappelle l’acte de naissance de l’islam politique : 1979 et la république islamique d’Iran.

        Le régime du Shah, dont la chute était inéluctable, était prêt à tomber entre les mains d’une gauche iranienne alors très organisée.

        C’est à un président français atlantiste (VGE) qu’échut la tâche d’accueillir comme réfugié politique, à Neauphle le Château, l’ayatollah Khomeyni, carte maîtresse du camp américain pour contrebalancer l’influence de l’opposition marxiste iranienne au Shah.

        Khomeyni sitôt revenu en Iran, prendra les rênes du pays et, aidé par ses gardiens de la révolution, liquidera la gauche iranienne dont les très structurés « Moudjahidines du peuple ». Il se retournera alors contre ses mentors imprudents. Ironie de l’histoire, les Etats Unis, pour le contrer, ne trouvèrent rien de mieux que de soutenir un dictateur voisin, Saddam Hussein, qui ne trouvera rien de mieux que de répéter la même ingratitude.

        La même erreur se répétera avec :

        Les moudjahidines afghans, équipés par les Etats-Unis et financés par les Saoudiens contre les envahisseurs soviétiques et le régime collaborateur (et athée) du général Najibullah. Parmi les volontaires étrangers de cette résistance religieuse se trouvera un plus tard célèbre Bin Laden.

        Idem avec le Hamas, groupuscule dans les années 70 et monté artificiellemnt contre les « islamo-progressistes » palestiniens comme le Fatah.

        Ce choc des civilisations est plutôt à mon sens, le résultatde manœuvres hasardeuses d’apprentis sorciers qui ont joué avec le feu islamiste et ne savent plus arrêter l’incendie qu’ils ont allumé.

        gAZi bORAt


        • Kosmalib 20 avril 2007 20:46

          Je suis relativement d’accord avec vous sur les dates des évènements, et notamment le rôle des Américains dans le placement des talibans en Afghanistan contre l’occupation soviétique ou le rôle de VGE - au moins partiellement. Je suis bien loin de me placer diplomatiquement aux côtés des Etats-Unis. Je n’ai pas de religion en matière diplomatique. Le fait que Ben Laden soit un pur produit de l’Amérique ne change rien au conflit : mais il s’agit bien d’un retour de flamme, auquel les Américains ne s’attendaient pas.

          La question se pose ici de ce « retour de flamme ». Il me semble que les évènements historiques sont produits les uns à la suite des autres selon un processus causal, dans lequel les individus forment l’histoire : selon les recoupements, on peut établir des périodes, structurellement établies par les évènements historiques. Il peut en découler que des hommes paraissent pris dans les vents de l’histoire, dans ces systèmes complexes partiellement définis, ou qu’ils engendrent eux-mêmes ces mouvements. Ben Laden est-il une cause de l’islamisme montant, ou participe-t-il d’un mouvement plus vaste de réaction à la mondialisation libérale ? Pour ma part, je considère qu’il n’a fait qu’accélérer qu’un processus entamé depuis longtemps, bien avant la guerre froide, et qui refait surface aujourd’hui après le dégel du monde, et en réaction à la mondialisation libérale, à l’expansion sans limite de ce modèle matérialiste, déjà canalisé par la colonisation. Le rôle des Américains - puissance qui compte vraiment depuis la sortie de son isolement pour la seconde guerre mondiale - a été un catalyseur conjoncturel, mais vraisemblablement la guerre froide a contribué à installer des structures idéologiques déjà présentes dans l’islam, et qui ont commencé à germer pendant la colonisation.

          Je constate simplement que l’anti-impérialisme américain actuel (qui existait au temps de la guerre froide sous une forme plus « centralisée » à Moscou) est bien souvent - dans les pays musulmans - associé à la critique du Grand Satan, critique que les soviétiques ont tôt fait d’associer au terme « capitaliste ». Les propos de Zinoviev, dignitaire bolchevik, à la conférence de Bakou en septembre 1920 peuvent aider à comprendre : « Frères, nous vous appelons à la guerre sainte et d’abord contre l’impérialisme britannique. » Les Soviétiques se sont donc empressés d’instrumentaliser l’Islam à des fins purement « révolutionnaires », trois ans seulement après le coup d’Etat bolchevik. Il y aurait convergence de deux idéologies (expansives par nature), à savoir la Révolution Rouge et l’Islam, structurées autour d’un ennemi antagonique commun, nous parlons de l’idéologie matérialiste occidentale, associé secondairement à la spiritualité chrétienne. Vous parlez de Khomeiny comme d’un produit américain contre une soit disant Révolution socialiste, si j’ai bien compris votre sous-entendu, susceptible de rattacher l’Iran au bloc de l’Est. Mais justement, Khomeiny constitue un double produit de l’islam et de l’idéologie révolutionnaire communiste : « la Révolution Islamique. » Le modèle de prise de pouvoir par Khomeiny s’apparente volontiers à la prise de pouvoir par Lénine en 1917. Lénine-Khomeiny : même combat contre les capitalistes. Et en réalité, l’Islam politique aurait « absorbé » certains principes de l’idéologie révolutionnaire marxiste-léniniste.

          C’est d’ailleurs une raison qui fait s’écrouler votre raisonnement sur le rôle des Etats-Unis dans le renouveau religieux musulman. « En oubliant cependant un fait important : c’est le camp atlantiste qui fait prospérer, comme stratégie hasardeuse lors de la guerre froide, l’islam politique en réponse à l’athéisme soviétique qui séduisait nombre de pays du Tiers Monde. » Deux erreurs : D’abord, c’est en premier lieu le régime soviétique qui a fait progressé l’islam politique antiaméricain (cf. Zinoviev). Le reste n’est que le pur produit de la décolonisation et des réactions à la mondialisation libérale. Seconde erreur, vous vous contredisez. Si les Américains ont soutenu la dictature Baasiste en Irak (fondée sur une idéologie relativement athée, un panarabisme nationaliste nostalgique et une forme avancée d’acceptation du matérialisme occidental, sans l’occident et sans démocratie politique), c’est qu’ils n’ont pas soutenu - sinon involontairement - la montée du pouvoir religieux, mais bien d’un pouvoir politique. Le parti Baas est un parti politique, et non religieux. Les Américains ont soutenu des points stratégiques sur une carte : des nations ; selon un principe clair de raison d’Etat, de poids et de contrepoids : l’Amérique doit sauver le monde libre, et surtout ses intérêts. Les « manœuvres d’apprentis sorciers » que vous dénoncez avaient pour vocation, pour fin, de sauvegarder les intérêts de la nation Américaine contre l’expansionnisme soviétique. Quoi de plus logique ? (Je n’ai pas écrit « quoi de mieux » !)

          Quant à votre accusation d’islamophobie, je me permets de vous renvoyer à une analyse que vous trouverez sur le site Internet de Robert Redeker. On accusera d’islamophobe qui constate que - dans la religion musulmane - il existe des aspects guerriers et violents, indéniables. Si l’on choisit cette définition, n’oubliez pas que je n’ai peur ni des curés ni des imams. Je suis chrétien catholique, mais surtout laïc et républicain, mon meilleur ami est musulman, et partage un certain nombre d’analyses que j’ai développées. Un autre de mes amis - homosexuel Marocain - subit de lourdes pressions de son pays et ne retournera pas là-bas : trop d’intolérance. N’empêche que j’ai de nombreux amis qui aspiraient à une spiritualité musulmane sereine. Et voyez que je ne suis pas pris d’effroi à l’idée de voir un Musulman en France, si je compte beaucoup d’amis musulmans.

          Il existe, pour de nombreux spécialistes, deux conceptions de l’Islam, deux moyens d’être musulman : une conception pacifique qui consiste à étendre l’idéologie de l’Oumma partout où faire se pourra, par la voix pacifique. L’autre conception s’emploie naturellement à exploiter les passages les plus violents du Coran pour en faire instrument de violence, à les traduire de manière à faire comprendre les choses... d’une manière assez spécieuse. « Combattez ceux qui ne croient ni en Allah ni au Jour dernier, qui n’interdisent pas ce qu’Allah et Son prophète ont interdit et qui ne professent pas la religion de la vérité, parmi ceux qui ont reçu le Livre, jusqu’à ce qu’ils versent la capitation par leurs propres mains, après s’être humiliés. » (IX. 29). On trouve des centaines d’autres phrases comme celles-ci dans le Coran. Alors, combat moral ou combat physique ? A voir... quoi qu’il en soit, il s’agit de combattre pour s’étendre.

          Si la plupart des Musulmans sont de très honnêtes gens, parfaitement innocentes, la montée en puissance des vocations intégristes dans tous les pays du monde musulman, les attaques répétées au sécularisme et à la laïcité, la substitution progressive des Codes de types napoléoniens en Afrique du Nord par la charia, et de nombreux indices qui ne trompent personne sont des témoins d’une structure impériale en cours d’uniformisation en son cœur, et d’expansion vers son Sud Africain. Au Nord (en Europe), à l’Est (en Asie), l’expansion de l’Islam se heurte à la réalité laïque, chrétienne et occidentale.

          Il ne s’agit pas de suivre la méthodologie de Huntington, même si elle a l’avantage de penser le concept de civilisation. D’ailleurs, ce n’est pas parce que le monde était divisé en deux blocs lors de la guerre froide, que deux civilisations - l’une soviétique, l’autre libérale et démocrate - s’affrontaient. Nous parlons ici d’antagonisme entre deux idéologies toutes deux en expansion, condamnées à s’affronter. La démocratie et le libéralisme ne sont pas les composantes intrinsèques de la civilisation occidentale, même si leur apparition est consubstantielle au christianisme. La démocratie libérale n’empêche pas - en réalité -l’épanouissement d’autres civilisations, comme la civilisation « asiatique » (le Japon est démocrate et libéral, par exemple, mais fait parti d’un ensemble appelé monde libre qui transcende les civilisations, sans être exclu de la civilisation sino-japonaise). C’est pourquoi on ne peut réellement parler de « choc des civilisations ». Le terme de civilisation était en ce cas abusif, sauf à substituer l’idée de civilisation à un ensemble politique et non linguistico-religieux.

          De nombreux indices témoignent d’un développement d’une expansion des thèses de violence partout où l’Islam creuse son terreau. Récemment, l’Iran a interdit le cartoon Tom et Jerry. Un chat qui court vainement après une souris (juive, naturellement) semblait choquer les autorités. La Turquie, pays laïc, a interdit Winnie l’Ourson, à cause de la présence choquante de Porcinet, animal impur à ne pas montrer aux enfants. La Chine (!), en cette année du Cochon, a pris des mesures de répression à l’encontre des images de cochon, pour respecter la religion de la minorité musulmane en Chine, et se faire des nations amies en terre d’Islam. Les exemples sont multiples, divers, nombreux.

          Je ne peux me résoudre à dire que nous ne sommes pas en guerre idéologique. En somme, une guerre entre deux blocs antagonistes, qui peut avaler certaines nations. Le manichéisme consiste à voir en telle personne le bien, en son opposant le mal. En appliquant ce principe aux structures idéologiques qui se développe en terre d’Islam, et à celles installées en occident, en considérant la violence comme négative et comme un moyen à éviter le plus possible, la démocratie et la laïcité (ou le sécularisme) comme une bonne chose, je n’ai aucune peine à considérer l’idéologie islamique intégriste comme le mal, et la doctrine libérale et démocratique comme le bien. En ce sens, je suis manichéen. Mais en considérant les personnes dans leur plus stricte humanité, je ne peux me résoudre à y voir la moindre trace de mauvaise volonté. Et je ne peux qu’aimer un musulman, même le pire des terroristes, me refuser à désirer sa mort. Il faut aimer ses ennemis. C’est comme ça que le christianisme se déploie et qu’il s’est toujours déployé, sauf à être en contradiction avec lui-même. En somme, je ne fais pas le lien entre les individus et les systèmes dans lesquels le scientifique les incorpore. Je me dois de les considérer dans leur plus stricte humanité, leur plus stricte individualité.


        • Forest Ent Forest Ent 20 avril 2007 15:37

          « Rien d’étonnant qu’en son temps, l’Union soviétique se fût employée à utiliser l’antiaméricanisme musulman - commun au communisme et à l’islam - pour trouver ses alliés dans le camp du Tiers-monde arabo-musulman. »

          Faut-il rappeler que les US ont encouragé contre l’URSS l’islamisme en Afghanistan, que les talibans étaient armés par les US via le Pakistan, que Ben Laden est un Saoudien qui a combattu l’URSS avec la CIA ?

          Cet article est simpliste, manichéen et manipulateur, à la Huttington.

          « Comment l’Occident doit-il réagir aux problèmes créés par l’Islam ? »

          Voui, ou le contraire. Il y a des soldats français en Afghanistan, au Tchad, en Côte d’Ivoire, à Brazaville, etc ... Je suppose que c’est dû à la chaleureuse invitation des populations locales.

          Il y a des soldats US en Irak. C’est un problème créé par l’Islam ? Le Baas, armé par les US, était le premier régime laïc de la région, contrairement à la monarchie saoudienne, intégriste wahabite, soutenue par les US depuis 1918.

          Proposition pour éviter le « choc des civilisations » : l’occident commence par retirer tous ses soldats de tous ces coins-là.


          • docdory docdory 20 avril 2007 16:30

            Salut , Forest

            D’accord à 100 % sur ton analyse concernant l’irak ! On peut dire ce qu’on veut de Saddam Hussein , mais une des grandes qualités de son régime avant la 1 ère guerre du Golfe , c’était la laïcité ! C’est là qu’on voit l’extraordinaire clairvoyance de Chevènement qui avait bien compris à l’époque que l’occident , en faisant cette guerre-là , se tirait une balle dans le pied ! On aurait laissé le Koweit à Saddam Hussein , c’en était fini de l’intégrisme islamique ! Il faut maintenant , comme tu le dis fort justement , que l’occident retire toutes ses troupes de l’Irak et de l’Afghanistan , et laisse ces pays régler entre eux leurs interminables conflits ...


          • fouadraiden fouadraiden 20 avril 2007 17:01

            @Auteur

            Excellent analyse qu’on aimerait plus souvent voir défendue sous la plume des intéressés eux-mêmes.Les arguments à la faveur de votre thèse sont irréfragables.Vous arrivez ,malgré la campagne de terreur que tentent de nous imposer ici ou là quelques musulmans fanatisés, à dire ce que la majorité des modérés de l’islam pense silencieusement.Comme vous je pense que les propos du philosophe français,lâchement abandonné par les pouvoirs publics de notre pays, permettent de reconsidérer la mencace golbale et nouvelle que l’islam est entrain de prendre partout sur la planète à la palce de l’ancienne bête immonde.

            Il est grand temps à tous les hommes et les femmes de bonne volonté de ce pays que nous aimons,libres et laÏcs, de dénoncer avec courage le mal tel qu’il se manifeste au grand jour.Trop longtemps nous avons eu peur de critiquer l’islam et son potentiel de haine sous prétexte de je ne sais quelles valeurs de gauche.Qu’y avons-nous gagné ?Rien.

            Il faut rappeler à juste titre que les premières victimes de l’islam radical sont les musulmans eux-mêmes et qu’il serait plus qu’urgent de sortir les musulmans de leur topeur.C’est dans leur intérêts de le faire.

            Merci pour cet article pénétrant qui distingue clairement les choses sans jamais tomber ni dans la facilité académique ni l’amalgame intellectuel.


            • Gazi BORAT 20 avril 2007 17:35

              @ l’auteur

              « de Moscou à la Mecque »

              Les Etats Unis, depuis 1941, ont pris l’habitude, grâce à un état de guerre perpétuel qu’ils entretiennent à dessein, de soutenir leur économie en pratiquant (de façon complêtement antilibérale) l’injection massive de fonds publics dans le privé grâce à leurs dépense d’armement.

              1948-1962 C’est ainsi qu’en 1948, leur économie ayant du mal à se remettre de la fin de la deuxième guerre mondiale et face à la crainte d’une montée du chômage, ils trouvèrent à point l’aubaine de la guerre froide.

              1964-1975. Lorsque disparut Kennedy, l’apôtre de la co-existence pacifique, c’était reparti avec le sud-est asiatique (4 fois et demi le tonnage de bombes total du 2° conflit mondial.. Pour quel résultat ?

              Le calme revint puis en 1980, c’était reparti avec les gros budgets militaires de l’ère Reagan (souvenez-vous du projet « Guerre des Etoiles »).

              Puis arriva Mr Bush pêre, avec l’attaque contre l’ancien allié irakien puis son fils, toujours contre le même auquel on ajouta l’ex-allié Ben Laden.

              Tout ceci pour la plus grande joie du complexe militaro-industriel et de ses actionnaires..

              Les doctrines stratégiques actuelles se basent sur la définition d’un ennemei parfaitement cadré pour des dépenses militaires diversifiées.. Il s’agit de l’Islamo-confuscianisme« qui menace le »mode de vie américain".

              Astucieux : Islamo = nécessité d’armements conventionnels auquel s’ajoute « Confucianisme » (comprenez : la Chine Populaire) = nécessité de poursuivre un programme nucléaire.

              Moralité : on crée l’ennemi, la peur.. et on fait du business en s’en protégeant !

              gAZi bORAt


              • Kosmalib 20 avril 2007 21:06

                Anti-impérialisme américain... Théorie du complot...

                On a fait mieux en terme de pensée du monde contemporain. J’exige des faits.

                La simple considération économique ne suffit pas. Elle est réductrice et sincèrement bancale. Le peuple américain n’aspire pas à autre chose qu’à la paix. La dette américaine est colossale, et la Chambre des Représentants démocrates vise à la réduire, notamment en réduisant les crédits de guerre. C’est vrai... quoi de mieux pour le complexe militaro-industriel.

                Le retrait conséquent des troupes partout dans le monde va conduire inévitablement à une explosion des conflits mondiaux. Nous serons les premiers à appeler l’Oncle Sam au secours, comme en l’an 16, comme en l’an 40, comme pour l’Indochine, comme toujours. Et à chaque fois, cette belle poire Américaine (allusion à la grosse pomme New Yorkaise) se fait avoir et sauve le monde. Cette fois-ci, je crains qu’il ne faille se débrouiller seules.

                N’oubliez pas non plus que l’Amérique a peur et a droit à l’erreur, comme cette guerre en Irak. Il aurait fallu commencer par l’Iran, selon moi. Mais je comprends que cela n’engage que moi, de vouloir empêcher la guerre nucléaire.


              • Gazi BORAT 23 avril 2007 12:29

                @ Kosmalib

                « le peuple américain n’aspire qu’à la paix.. »

                Je n’en doute pas, ne confondant pas celui-ci avec ses dirigeants.

                « Appeler l’Oncle Sam au secours, comme en l’an 40.. »

                Ah bon ? Ce n’est donc pas l’agression japonaise qui a fait sortir les Etats-Unis de leur politique isolationniste pour entrer dans la deuxième guerre mondiale ? Profitons-en donc pour rappeler que les Etats-Unis n’ont jamais déclaré à l’Allemagne mais que celle-ci l’a fait en raison de ses accords avec le Japon. Rappelons aussi la doctrine isolationniste en vigueur juste avant et le positionnement de personnalités américaines de premier plan en faveur de l’Allemagne nazie, qu’il s’agisse du cas bien connu de l’aviateur-vedette Charles Lindberg mais aussi de l’industriel Henry Ford, reçu plusieurs fois et décoré par Hitler, de Walt Disney et son antisémitisme décomplexé.

                Doit-on aussi arguer du fait que l’ouverture d’un second front en Europe fut mainte et mainte fois repoussée mais que celle-ci se mit en place lorsque l’URSS commença à reprendre l’avantage et à se rapprocher de l’Europe ? occidentale.

                Et l’Indochine alors ? Oubliera-t-on la politique hasardeuse des Etats-Unis qui les fit soutenir Mao Tse Toung en 1944 contre Tchang Kaï Tchek mais aussi Ho Chi Minh contre la France de 1944 à 1952 ? La Maison Blanche ne réalisa son erreur que tard et son soutien logistique au moment de Dien Bien Phu ne réussit pas à rattraper la donne.

                « Les Américains ont le droit de se tromper.. »

                je vous le concède, mais les conséquences de ces erreurs répétées sont gigantesques. Doit ici rappeler comment la décision de bombardement du Cambodge fit éclater le fragile équilibre que maintenait Norodom Sihanouk et précipita l’arrivée au pouvoir des Khmers rouges ?

                Je pense réellement que, face aux calculs souvent à court terme de la politique étrangère américaine, face aux motivations parfois légères qui la sous-tende (la guerre comme moyen de réelection de présidents en difficulté), cette prétention à jouer le rôle de « gendarme du monde » est tout sauf justifiée et doit être laissée aux institutions internationales (l’ONU) dont c’est la charge..

                gAZi bORAt


              • lyago2003 lyago2003 20 avril 2007 17:36

                Et en Turquie l’assassinat des chrétiens c’est aussi de l’islamophobie ?


                • Gazi BORAT 24 avril 2007 07:32

                  « violences religieuses en Turquie »

                  Les récents assassinats des missionnaires protestants et les circonstances dans lesquelles ils se sont déroulés sont particulièrement horribles.. Les violences à caractères religieux et plus particulièrement à l’intolérance sont détestables mais ne sont pas le monopole de la Turquie.

                  Ponctuellement dans nos démocraties européennes surgissent des faits divers semblables, peut-être plus à caractères racistes ou antisémites et causant morts d’hommes. Ces faits, l’oeuvre en général de déséquilibrés ou de marginaux, nous interpellent quand ils surviennent dans notre actualité, , mais ne nous font pas remettre en cause notre aptitude à la démocratie.

                  Leur réprobation, quand il s’agit de faits survenus à l’étranger, est toujours plus catégoriques et sélectives et il faut se rappeler que le massacre d’alevis à Kahramanmaras au début des années 80 (plusieurs centaines de morts en trois jours) ne suscita pas en Europe beaucoup d’émois.

                  gAZi bORAt


                • Paradisial Paradisial 20 avril 2007 22:22

                  Islamophobes & Fanatiques Islamistes ne sont en fait que :

                  - deux Complices ;

                  - deux Frères Intégristes ;

                  - deux Contrefacteurs de l’Islam.

                  De par et d’autre les compréhensions l’Islam suscite nombre de mal-interprétations.

                  D’un côté il y a les islamophobes, de l’autre les intégristes pseudo-musulmans, et entre les deux se situent les gens qui ont compris ou qui tentent de comprendre bonnement l’Islam.

                  Les intégristes qui se réclament de l’Islam ne peuvent être que des pseudo-musulmans,

                  car l’Islam est par défaut une religion de paix et de modération, une religion de lumière et non des ténèbres, une religion de tolérance et non d’intolérance, une religion d’esprit et non d’obscurantisme, une religion de raison, non de déraison et de fous de dieu, une religion du juste milieu et non pas celle des extrêmes, une religion équilibrée et non une religion de déséquilibrés.

                  Les islamophobes de leur côté sont trois catégories :

                • ceux qui exècrent, alors qu’ils ignorent TOUT de l’Islam ; ils exècrent par méfiance, par défiance face à tout ce qui est étranger et différent ; ils exècrent par défaut, par mimétisme, juste pour rester dans la tendance ;
                • ceux qui exècrent, parce qu’ils croient connaître SUFFISAMMENT l’Islam, alors qu’ils se suffisent de juger TOUT l’Islam à partir du seul cliché de l’intégrisme pseudo-musulman ; ils exècrent par oisiveté intellectuelle, à défaut de pouvoir examiner plus profondément l’Islam ; ils exècrent en récupérant les contrevérités des seuls auteurs islamophobes qui se jouent de leur ignorance, au lieu de chercher à élargir leurs connaissances via des sources alternatives ; dans leurs illusions, ces auteurs islamophobes - drapés de la cape de l’orientalisme - seraient plus à même d’expliquer l’Islam que les auteurs et intellectuels musulmans, comme si l’Islam était un poussiéreux dinosaure que les paléontologues occidentaux devraient équarrir, et comme si les auteurs et intellectuels musulmans ne pourraient que mentir en présentant bonnement leur religion ;
                • et ceux qui exècrent, par cynisme, par fourberie et par hypocrisie ; alors qu’ils connaissent dans le fond de leurs coeurs toute la noblesse de l’Islam, ils vouent à celui-ci une haine plus que gratuite, une haine machiavélique ; ils se targuent de connaître l’Islam, mais s’évertuent à en déformer les sens et tiennent à en altérer l’authenticité ; ils prétendent critiquer l’Islam alors qu’ils ne s’efforcent qu’à le déformer ; ils promettent de démystifier l’Islam, au lieu de cela ils le mystifient dans la fin de le désacraliser ; ils affirment vouloir expliquer l’Islam, mais ne font que reprendre le discours des extrémistes ; leur démarche est de genre simpliste
                • Au lieu de s’attaquer à l’Islam dans ces questions centrales, ils se réfugient dans les questions accessoires, qui peuvent susciter nombre de polémiques chez le genre d’audiences qui se font aisément subjuguées par les raisonnements simplistes ; ils n’osent pas s’aventurer dans l’étude transposée des religions - à travers les mêmes questions dites centrales - craignant profondément de dévoiler par eux-mêmes la pertinence de l’Islam, de laquelle il tire sa force, et que celui-ci ressorte au sommet du podium, comparé aux deux autres monothéismes ;

                  Ils s’écartent alors des questions centrales, atténuent avec force les apports méritoires et louables de l’Islam, ou s’en détournent, et ne s’acharnent à accentuer les débats que sur lesdites questions accessoires sujettes à polémique, abusant de raccourcis maquillés d’intellectualisme.

                  * - * - * - * - * - *

                  Finalement, les gens au lieu d’investir activement leurs intelligences à tenter de comprendre profondément l’Islam, ils passent leur temps à assister passivement aux dites polémiques, croyant enrichir par ce leur culture générale, alors qu’ils ne font que se complaire d’à prioris !

                  Leurs deux seules références sont les islamophobes et les intégristes !

                  Normal alors qu’ils ne puissent pas comprendre l’Islam.

                  * - * - * - * - * - *

                  Jugez par vous-mêmes la connaissance que vous avez de l’Islam :

                • Que connaissez-vous de l’Islam ?
                • Cela vous permet-il de comprendre parfaitement ce qu’est l’Islam ?
                • Via quels supports avez-vous pris connaissance desdits éléments ?
                • Ces supports sont-ils suffisamment nombreux, riches et alternatifs, voire divergents, au point de vous permettre une réelle prise de recul ? de telle sorte à ce que vous tireriez vos conclusions par voie de comparaison ?
                • Leur contenu est-il assez exhaustif pour répondre à toutes vos interrogations ?
                • Traitent-ils des questions centrales de l’Islam, ou ne focalisent-ils - leurs débats, et votre attention - que sur celles sujettes à polémique au lieu de faire le tour général ?
                • Y fait-on une quelconque transposition entre religions lorsqu’on traite desdites questions ?
                • Vous présentent-ils l’Islam via d’autres prismes autres que ceux de l’intégrisme ?
                • Si intégrisme ne rime pas avec intégrité, auriez-vous déjà douté que l’intégrisme ne puisse se confondre avec Islam Réel, comme on tente de systématiquement vous y habituer ?!
                • Outre la télévision, qui accentue la sensiblerie des gens, avez-vous jamais lu des auteurs musulmans anonymes, alternatifs aux vendeurs de livres (orientalistes ou musulmans) qui passent par la même télé (qui par ce fait sont les seuls présents à la Fnac, et qui souvent ne font que du mystic-Marketing), qui eux tentent (contrairement aux deuxièmes) d’expliquer vraiment ce qu’est l’Islam ?
                • Votre conclusion ne vous surprend-t-elle pas ?!!

                  La compréhension de l’Islam est aisée, toutefois elle n’admet pas les approches simplistes.

                  Le savoir s’acquiert par la quête du savoir.

                  L’Islam est innocent des intégristes qui s’en réclament.

                  L’Islam est innocent des islamophobes qui font de la désinformation, qui tentent de lui faire endosser l’intégrisme des pseudo-musulmans.

                  Les islamophobes sont les amis des intégristes pseudo-musulmans, chacun est le complice de l’autre :

                • tous les deux sont aux extrêmes de l’Islam, au lieu d’être dans le juste milieu,
                • tous les deux sont des intégristes de la pensée, au lieu d’être des supporters de la vérité,
                • tous les deux partagent une lecture littérale du Coran, au lieu d’en adopter une lecture plus profonde,
                • L’intégriste pseudo-musulman est souvent une personne illettrée ou une personne de petite culture et de petite intelligence, qui tente de camoufler son inculture générale et notamment son inculture religieuse par un excès de zèle dont l’Islam est innocent. Pour ce genre d’individus la lecture profonde du Coran est chose difficile, voire impossible. Ils ne peuvent se réconforter dans leur tentative de compréhension du texte du Coran que par une lecture superficielle, littérale, sans avoir aucune aptitude à procéder à une Analyse Linguistique et Etymologique, puis Historique et Circonstanciée, qui puisse les aider à discerner les vraies valeurs de ses Versets, et de distinguer surtout entre Versets temporels et versets atemporels. Les islamophobes reprennent bêtement, voire sciemment, la même lecture littérale du texte du Coran, pour manipuler - eux aussi de leur côté - les esprits.

                • tous les deux jouent sur le même terrain, celui de l’ignorance, de l’inculture, de la peur, et du rejet de l’autre, au lieu de chercher le rapprochement entre les cultures, les sociétés et les hommes,
                • L’islamophobe ne démystifie pas l’Islam comme il le prétend, au contraire, il en fait un mythe par lequel il tente d’effrayer davantage l’esprit des gens qui ignorent tout de cette religion, et qui n’en ont aucune image alternative, que celle difforme relayée par les médias, celle des intégristes qui ne sont que les faux ambassadeurs du Vrai Islam.

                  Si l’Islam a de nombreux faux ambassadeurs dans les rangs de certaines sociétés, il n’en est pas pour autant responsable. Cette responsabilité est de nature politique, et est strictement liée aux forts taux d’analphabétisme et au retard culturel et éducationnel qui sévissent dans nombre de pays musulmans, qui sont les arcanes structurelles des régimes non démocrates, dont les dirigeants tirent tous leurs pouvoirs et bénéfices matériels. Pour combattre l’intégrisme, il faut privilégier la démocratie, combattre l’analphabétisme en promouvant l’enseignement, l’éducation et la culture.

                • tous les deux cherchent à alimenter les conflits, et trouvent leurs intérêts dans le choc des cultures, au lieu de prôner la mutuelle entente et un apaisement des esprits,
                • tous les deux sont les premiers grands hooligans de la guerre des religions, au lieu d’être les fervents supporters d’un dialogue paisible entre religions,
                • tous les deux tirent leurs forces et leurs virulences chacun de l’autre, les intégristes justifiant leur virulence de la virulence des islamophobes, et les islamophobes justifiant leur virulence contre l’Islam Entier à partir de la virulence des intégristes,
                • tous les deux sont les plus présents dans les différents supports des médias...
                • Les intégristes déshonorent l’Islam par leur mauvaise compréhension de celui-ci, par leur incivisme, par leur inculture, et par leur barbarisme, et s’offrent sans aucune gêne - consentants, manipulés ou manipulateurs - comme des bêtes de cirque aux zooms des caméras, tandis, qu’au même moment, les islamophobes, présentés toujours comme des intellectuels, sont adulés par les médias friands de l’exagération, qui leur ouvrent largement toutes leurs estrades pour soi-disant critiquer l’Islam, et ce, à partir de l’unique cliché d’un intégrisme dont cette religion est innocente, sans se soucier d’offrir l’opportunité à de vrais intellectuels musulmans de donner une explication alternative sur ce qu’est le Vrai Islam.

                  Les rares fois où ces médias tentent de simuler un vrai débat sur cette religion, ils n’invitent que des pseudo-intellectuels musulmans, des marchands et vendeurs de livres, qui ne se soucient pas de démystifier réellement l’Islam, mais plutôt font du Marketing appliqué à l’Islam, mystifiant davantage celui-ci, en se jouant de l’Exotisme de l’Orient dont certains occidentaux - peu soucieux de la vérité - sont si friands. L’exemple de l’auteur nommé dérisoirement « Sexologue de l’Islam » est le plus atypique de la démarche desdits intellectuels.

                  Toutes ces similitudes font des islamophobes et des intégristes pseudo-musulmans des complices plutôt que des adversaires.

                • Complices dans l’altération du sens authentique de l’Islam,
                • complices dans la transgression de la noblesse de son message,
                • et complices dans la pollution de son image initialement pure et immaculée.

  • HELIOS HELIOS 23 avril 2007 23:50

    bien dit que tout cela, mais, dites-moi :

    quand est-ce que les musulmans courants, ceux qui ne sont ni des pseudo-musulmans, ni intégristes, ceux qui pratiquent ou ne pratiquent pas leur religions, ceux qui ne sont pas prêts à mener une guerre sainte contre tous ceux qui ne pensent pas comme eux, ceux qui veulent vivre en paix leur spiritualité.... etc, donc, quand est-ce que ces musulmans là seront ils prêts à dénoncer tous les terroristes qui font tant de mal à l’islam, au nom de l’islam ???

    Personnellement, j’ai lu le Coran, une traduction quelconque en livre de poche... et ce que j’y ai lu ne me semble pas vraiment representer tout ce que vous nous dites. Evidement, j’ai envie de vous croire.. parce que ma culture chretienne veut que je vous considère comme raisonnable, mais... Tant que je serais la cible de tous les « bons » musulmans auquel le prophète Mahomet conseille de m’éliminer pour que ma terre devienne terre d’Islam, tant que l’islam lui même n’aura pas fait sa révolution spirituelle qui lui permettra de vivre en bonne intelligence avec les « mécréants », permettez moi de douter, de me protéger et d’être à priori méfiant, prudent au minimum envers votre religion.

    Actuellement de par le monde, il n’existe pas de zone de conflit où ne soit impliqué d’une manière ou d’une autre la communauté musulmane. Je veux bien croire que le monde occidental soit impérialiste, envahissant etc... mais libre au populations de faire leur choix n’est-ce pas. Si je suis bien l’actualité, partout où ces conflits interviennent, il ne s’agit pas de problèmes spirituels, mais de problèmes temporels, c’est a dire d’une ingérance, même éclairée, de la religion au sein de la société au delà du raisonnable.

    Et je ne préfère pas vous parler se l’éthnie dominante de l’islam, qui cumule, en plus de sa religion, des particularismes coutumiers pour le moins discutables vis à vis du respect de la dignité de l’Homme...

    Dommage que ne se soit révélé un homme qui puisse reformer l’Islam pour le faire rentrer dans l’ère du modernisme. Le roi du Maroc aurait pu jouer ce rôle, mais j’ai peur qu’il soit loin d’en avoir les capacités, le charisme et encore moins l’envie... c’est vrai que dans le domaine du dogmatisme, la reforme n’est pas tolérable.

    Dommage, dommage...


  • fouadraiden fouadraiden 20 avril 2007 22:32

    Trêve de bavardage Monsieur Paradisal, et écoutez les lumineuses analyses de l’auteur de ce billet.Nous les hommes qui défendont le bien contre le péril vert et son fascisme potentiel aurions dû commencer par attaquer l’Iran.

    Arrêtez de vouloir intimider la critique sous prétexte que vous seul seriez détenteur de la vraie lecture de l’islam.Cette imposture intellectuelle doit cesser, Monsieur .


    • Paradisial Paradisial 20 avril 2007 22:49

      Point d’imposture intellectuelle.

      J’aimerais parvenir un jour à créer un site web traitant de façon académique de l’Islam : où celui-ci sera intellectuellement expliqué, de A à Z (sans tabous), selon un esprit purement rationnel.

      J’essaies de finaliser la plaquette PHP d’un tel site. Il viendra un jour.


    • Kosmalib 20 avril 2007 23:16

      Je vous fais confiance.


    • Kosmalib 20 avril 2007 23:25

      "Trêve de bavardage Monsieur Paradisal, et écoutez les lumineuses analyses de l’auteur de ce billet.Nous les hommes qui défendont le bien contre le péril vert et son fascisme potentiel aurions dû commencer par attaquer l’Iran. Arrêtez de vouloir intimider la critique sous prétexte que vous seul seriez détenteur de la vraie lecture de l’islam.Cette imposture intellectuelle doit cesser, Monsieur . "

      N’exagérez rien. Mes analyses n’ont rien de lumineux, elles ne font que refléter une certaine réalité qui me semble fondée. Quant à Paradisial, je suis convaincu de sa bonne foi, de sa sincérité profonde, et qu’il doit se sentir blessé par mon article, duquel je ne retire pas un caractère. Cela ne m’intimide pas, sinon, je deviendrais effectivement islamophobe. Au contraire, la foi - même déraisonnable ou violente - ne peut exister que s’il y a un coeur pour la vivre.

      Le péril vert est un slogan que je n’aime pas. Car il stigmatise des Musulmans, auxquels je réitère mon respect le plus sincère. Nous ne sommes pas les hommes qui combattrons un pseudo néofascisme islamique. Nous sommes tous dans le même camp : celui de l’humanité. Alors je n’ai pas peur.


    • fouadraiden fouadraiden 20 avril 2007 23:25

      je deconnais Paradisial,tu m’as cru ou quoi ?

      je signifiais par là que les gens ne cherchent jamais à comprendre vu que quoi que disent les arabes ou les musulmans des faits,dont les occidentaux détiennent l’interprétaion grâce à leur force idéologique et militaire, ceux-ci seront de toute façon contre eux.

      il nous faudra plus qu’une réforme pour sortir les arabes de leur long hiver froid.

      ce genre de billet c’est du kaka pour chien errant.


    • fouadraiden fouadraiden 20 avril 2007 23:34

      je rigolais.

      je ne pense pas que les musulmans(je ne parle que des arabes) demandent le respect, ils demandent d’abord que l’Occident democratique arrete de les massacrer(pour aller vite) .

      oui,Paradi est un homme de foi cherchant à defendre la verité de sa religion.j’ai appris ,en observant les sociétés arabes et notre sort ici, que cette attitude est vaine et emprunte d’une certaine nostalgie mythifiée en dogme.

      cela aide til les arabes laà-bas chez eux ?non

      cela aide til les arabes d’ici ? non aussi.

      le problème de paradi est d’ordre psychologique,et c’est une étape difficle à depasser pour n’omporte quel musulman ,je l’admets.


    • Kosmalib 20 avril 2007 23:15

      Oui, il faut que des écoles s’ouvrent un peu partout dans le monde musulman pour lutter contre l’obscurantisme religieux.

      Pour le reste, l’interprétation de l’islam, sur la pureté de cette religion (présentée de manière un peu tarte à la crème), j’espère que vous avez raison et que j’ai tort. Je doute que - même à nous deux - nous puissions mesurer la totalité de l’islam. Mais disons une chose : les intégristes ne s’appuient pas sur l’Islam pour rien, et le manque d’éducation ne suffit pas à expliquer que des imams - qui savent lire - puissent ainsi interpréter des textes. Alors, pour mettre fin à cela, je vais sur Yabiladi.com, puisque je ne suis pas à la bibliothèque pour ouvrir le Coran, et je cite la sourate 4.15 : « Celles de vos femmes qui forniquent, faites témoigner à leur encontre quatre d’entre vous. S’ils témoignent, alors confinez ces femmes dans vos maisons jusqu’à ce que la mort les rappelle ou qu’Allah décrète un autre ordre à leur égard . » J’ajoute 4.34 : « Les hommes ont autorité sur les femmes, en raison des faveurs qu’Allah accorde à ceux-là sur celles-ci, et aussi à cause des dépenses qu’ils font de leurs bien. Les femmes vertueuses sont obéissantes (à leurs maris), et protègent ce qui doit être protégé, pendant l’absence de leurs époux, avec la protection d’Allah. Et quant à celles dont vous craignez la désobéissance, exhortez-les, éloignez-vous d’elles dans leurs lits et frappez-les. Si elles arrivent à vous obéir, alors ne cherchez plus de voie contre elles, car Allah est certes, Haut et Grand ! »

      Interprétez-vous cela comme des propos parfaitement purs et non-violents ? Comprenez que j’admire votre geste de foi, vraiment. C’est vrai, je ne lis pas l’Arabe. Mais la plupart des traductions - y compris en Anglais - convergent dans ce sens.

      J’aimerais sincèrement que la spiritualité musulmane soit dénuée de violence. Mais la raison parle, et vous ne faites que vous enfoncer dans vos retranchements. Je vous comprends, et je sais que cela vous blesse terriblement, dans votre chair et dans votre justification métaphysique. Mais l’Islam a de nombreux aspects très violents. Vous ne pouvez pas défendre cet idéal de paix que j’admire chez vous, sans être incontournablement en opposition avec l’Islam. Je termine :

      5.73. « Ce sont certes des mécréants, ceux qui disent : “En vérité, Allah est le troisième de trois.” Alors qu’il n’y a de divinité qu’Une Divinité Unique ! Et s’ils ne cessent de le dire, certes, un châtiment douloureux touchera les mécréants d’entre eux. » 8.12. « Et ton Seigneur révéla aux Anges : “Je suis avec vous : affermissez donc les croyants. Je vais jeter l’effroi dans les cœurs des mécréants. Frappez donc au-dessus des cous et frappez-les sur tous les bouts des doigts. »

      Désolé. Mais j’ai de sérieux doute sur la pureté de l’Islam. J’accepte qu’il puisse être orienté vers la paix, que vous ayez la foi... mais les arguments fondés sur l’accusation de l’islamophobie sont de bien maigres arguments. Ceux fondés sur des slogans lénifiants sur la tolérance religieuse... sont insidieux, car ils vous empêchent de parler. Que répondre à un homme qui vous accuse d’être nazillon ? Rien, vous êtes immédiatement classé du côté du mal. Cela s’appelle de la perversion inellectuelle.

      J’emets une hypothèse fondée que l’Islam est violent. Je n’ai pas dit que j’avais peur de l’Islam. Pour être franc, je n’ai pas peur de la violence. Il suffit d’y répondre par l’amour. (5.45. « Les blessures tombent sous la loi du talion . Après, quiconque y renonce par charité, cela lui vaudra une expiation. Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, ceux-là sont des injustes. »)


      • Paradisial Paradisial 21 avril 2007 00:09

        Rassurez-vous. Une interface d’exégèse académique des versets pouvant poser problème aux néophites y sera incluse : d’un côté les gens pourront soumettre les références des versets leur paraissants ambigus, de l’autre il y aura un « concours de relecture académique (personnelle) du texte » où ne seront admis que les meilleurs candidats (maîtrisant avec excellence l’arabe et le français, et ayant une culture religieuse avérée, lesquels niveaux seront d’ailleurs testés via un filtre très difficile, que les néophytes ne sauraient passer outre)...

        Je n’ai pas pour le moment le temps d’expliquer en détails le sens de la démarche, et la nature des différentes interfaces qui seront implémentées dans le futur site.

        Il y aura des interfaces avec des concepts assez novateurs en matière d’étude et de comparaison des religions.

        L’ensemble sera interactif.

        (ps : l’approche littéraliste que vous avez du texte du Coran je ne la partage pas ; c’est trop facile, et c’est faire simplet)


      • mike57 20 avril 2007 23:26

        L’Islam d’aujourd’hui n’est pas seulement un intégrisme, c’est un totalitarisme, il prend le relais des deux totalitarismes qui ont marqué le 20ème siècle, le communisme et le nazisme. Après le fascisme brun et le fascisme rouge, on est en présence du fascisme vert. L’intégrisme religieux doit être analysé sous le prisme du totalitarisme, système auquel il conduit inéluctablement dès que son triomphe est proclamé.

        Le totalitarisme implique la négation de l’individu, seul le groupe, (religieux, politique, racial) existe ; l’individu est nié, ravalé, il est entièrement subordonné à l’intérêt supérieur du groupe. On notera, incidemment que le « libéralisme », qu’il soit radical ou modéré, est exactement le contraire. On sait, en effet, que pour Adam Smith, le père du libéralisme économique, l’individu est au centre de sa réflexion ; après Locke, Montesquieu et bien d’autres, il montre, ce qui est toujours vrai aujourd’hui, que sans liberté économique, il n’y a pas de véritable liberté politique. La France est aujourd’hui, le seul pays européen, où le mot, « libéralisme » est un gros mot.

        La règle d’or de l’intégrisme religieux et du totalitarisme est la certitude de détenir la vérité, une vérité univoque, intangible, éternelle, que l’on ne saurait renier sans encourir une punition extrême. L’emprisonnement, la torture, l’extermination, la terreur, sont les instruments habituels du totalitarisme. La coercition ne s’intéresse pas seulement aux corps mais surtout aux esprits : « il est interdit de penser ».

        La religion se situe, de manière évidente, dans la sphère du privé, et non pas dans celle du public. Toute autre est la conception des théoriciens islamiques contemporains : L’Islam, écrit Hani Ramadan, dans le Bulletin du centre islamique de Genève, « est religion et État, foi et loi, doctrine et mode de vie... il nous enseigne un monothéisme authentique, évident, et aussi une loi qui constitue désormais un système complet reposant sur des sources authentiques applicables en tout lieu et en tout temps ».

        Un article paru dans un périodique algérien illustre bien ce qu’il en est de la laïcité dans le monde arabe (le mot laïcité étant à peu près intraduisible en arabe) : « L’adage occidental « rendre à César ce qui appartient à César et à Dieu ce qui appartient à Dieu » n’a pas sa place dans la conception islamique de la société. Tout appartient à Dieu et César lui-même appartient à Dieu ». L’Islam, comme le rappelait si bien ce folliculaire, « signifie étymologiquement soumission, celle-ci doit être totale et inconditionnelle à Dieu et à sa foi révélée », c’est bien pourquoi « ne peut rester musulman celui qui s’est converti à la laïcité, cette nouvelle religion qui prône la séparation de la Foi et de la Loi ».

        Jacques Pietri (mars 2007).


        • miaou miaou 20 avril 2007 23:40

          Article (et commentaires) tout à fait pertinent et bien construit.

          Son auteur ne se laisse pas impressionné ni par le relativisme ambiant (selon lequel tout se vaut), ni par la tolérance obligatoire (qui n’est souvent que l’expression d’un désintérêt hautain de l’autre) ; enfin, la notion (douteuse) d’islam modéré est écartée, il a le courage de s’informer aux sources (citations du Coran) et de dresser un tableau clinique assez complet et sans concessions des conséquences de la présence de l’Islam dans différents pays.

          Bravo !


          • laurent m 21 avril 2007 04:25

            Ce ne sont pas les religions qui font les hommes, mais les hommes qui font les religions. Le débat autour du degrés de dangerosité ou d’adéquation à un système de pensée d’une religion n’a pas de sens, car c’est vers çà que vire ce débat. Il ne faut pas écouter ceux qui veulent le choc des civilisations. Toutes les religions ont connu de longues périodes de déclin et d’intolérance. N’oublions pas les croisés et les inquisitions. Peut être un jour les musulmans nous rappelleront une nouvelle fois l’existence d’un truc qui s’appelle la démocratie ? Et cette fois ci on ne manquera pas de les remercier.


            • miaou miaou 21 avril 2007 09:32

              Approche relativiste (tout se vaut), refusant de comprendre que les religions (comme les systèmes de pensée politiques) ne véhiculent pas le même message et qu’elles ont un corps de doctrine propre : il y a dans certains cas compatibilité au moins avec la démocratie, dans d’autres cas, non (comme le nazisme, parmi les idéolgies politiques). Si la démocratie n’est pas née et même n’a pas pu se développé en terre d’Islam, ce n’est pas, comme vous l’insinuez, par hasard.

              Rappelons au passage même que les croisades sont les conséquences de l’invasion préalable par l’Islam des terres chrétiennes, et que le concept a de fortes chances d’avoir été inspiré sur celui du djihad, de la même façon que la traite des Noirs par les occidentaux s’est inspirée de l’esclavagisme de masse arabo-musulman. Contrairement à ce qu’énonce la multiculturalisme obligatoire, la rencontre des cultures ne produit pas toujours des effets heureux.


            • fouadraiden fouadraiden 21 avril 2007 20:12

              MIAOU

              c’est tout à fait exact,et Massignon l’avait déjà dit ;c’est l’islam et son prophète guerrier qui inspira toutes les guerres saintes posterieures à la conquète arabe.

              sans l’islam il est probable que le christianisme eut été unifié à jamais ,l’islam introduit une coupure definitive entre l’orient chrétien et son occident.

              au fond,le prophète arabe est le permier à justifier ses massacres depuis la verité divine,ce qui ,ironiqument ,font des américains les dignes hétitiers du prophète de l’islam car ils pensent mener leurs guerres actuelles au nom de leurs valeurs, qui,à leurs yeux,sont la justice et la vérité meme.

              nous sommes les héritiers de ce prophète guerrier,tous sans exception sinon les asiatiques.


            • Paradisial Paradisial 22 avril 2007 11:04

              Fouad,

              Je croirais lire mohamed sifaoui smiley

              pffff

              Louis Massignon fut un orientaliste et un islamologue d’une grande sagesse, qui prit le choix de se convertir à l’Islam.

              Les propos que tu lui impute me semblent étranges pour un type ayant fait un tel choix, sauf s’ils auraient émanés de sa part avant qu’il n’ait compris bonnement l’islam, et décide de l’embrasser.

              Les pensées et l’attitude d’un tel sage philosophe ne devraient pas être antinomiques.


            • Bulgroz 21 avril 2007 12:57

              L’ère de la guerre froide s’achève, une autre commence. dites vous,

              Les Russes étaient chez eux en Russie, les musulmans sont chez nous....


              • Kosmalib 21 avril 2007 18:31

                Au milieu du septennat de Mitterrand, il y avait certainement plus d’agents du KGB sur le territoire que d’homosexuels.

                Et les musulmans n’ont pas encore l’arme nucléaire, sans compter que la plupart des Musulmans sur le territoire ne sont pas prêts de passer à l’attaque... La menace de l’islamisme est d’une autre nature que le danger rouge. Son degré de dangerosité me paraît inconcevable ; immesurable.


              • laurent m 21 avril 2007 18:06

                Approche relativiste (tout se vaut), refusant de comprendre que les religions (comme les systèmes de pensée politiques) ne véhiculent pas le même message et qu’elles ont un corps de doctrine propre : il y a dans certains cas compatibilité au moins avec la démocratie, dans d’autres cas, non (comme le nazisme, parmi les idéolgies politiques). Si la démocratie n’est pas née et même n’a pas pu se développé en terre d’Islam, ce n’est pas, comme vous l’insinuez, par hasard.

                C’est amusant, vous continuez à nager dans vos propre contradictions par rigidité intellectuelle et ignorance. Dans l’islam, puisque c’est ce dont il s’agit, il y a des lectures complètement opposées des écrits. Les chiites de Turquie les alévis par exemple sont à des années lumières du chiisme iranien. Les premiers sont des laïcs convaincus et ont une approche très libertaire et démocratique de la religion(prières mixtes, port du voile banni, jeûn non obligatoire etc...Les seconds ont une lecture littérale et conservatrice de l’islam. Ces populations n’ayant pas vécu la même histoire. Et je ne parle même pas des islams syncrétiques d’Asie centrale et de Russie-Caucase fortement inspirés de croyances antérieurs au livre saint. Ces peuples sont même plus proche dans leurs croyances et conceptions de la société du christianisme orthodoxe que de l’islam pratiqué dans le monde arabe. Les sahoudiens n’ont pas eu beaucoup de succès en Bosnie en multipliant l’ouverture d’écoles coraniques conservatrices, ceux-ci se sentant plus proche des valeurs de société européenne. Et ces différences de vision du monde vont en s’accentuant. L’islam a souvent une image d’unité dans le monde occidental, il n’y a rien de plus faut.


                • laurent m 21 avril 2007 19:24

                  Rappelons au passage même que les croisades sont les conséquences de l’invasion préalable par l’Islam des terres chrétiennes, et que le concept a de fortes chances d’avoir été inspiré sur celui du djihad, de la même façon que la traite des Noirs par les occidentaux s’est inspirée de l’esclavagisme de masse arabo-musulman. Contrairement à ce qu’énonce la multiculturalisme obligatoire, la rencontre des cultures ne produit pas toujours des effets heureux.

                  Vous vous rendez compte de ce que vous dites ? Votre vision manichéenne de l’histoire laisse perplexe. Vous allez attribuer aussi la disparition des populations d’Amérique au musulmans ? Les massacres perpétrés par les régimes athées du 20ème siècle sont aussi d’inspiration islamique ? Les croisés n’ont ils pas pillé et massacré aussi les populations chrétiennes à Constantinople ? Le schisme dans la chrétienté qui a abouti aux premières exterminations massives de l’histoire a été aussi copié sur les musulman ?


                • Kosmalib 21 avril 2007 19:52

                  Merci de cette analyse, mais vous auriez pu vous passer d’un certain nombre de remarques inutiles, puisque votre commentaire me paraît relativement pertinent, au moins dans la seconde partie. Tout cela me permettra de radicaliser le problème.

                  Vous critiquez mon relativisme, mais pardonnez-moi... L’analyse objective nécessite la prise en compte des valeurs et normes de culture, indépendemment de pseudo-considérations universalistes. Je constate effectivement la relativité des valeurs entre les cultures. Le refus de la peine de mort est par exemple loin d’être une valeur universelle. Votre critique n’est pas valable, surtout si j’ai opté pour une démarche sensiblement culturelle, sinon culturaliste.

                  Je vais m’employer à utiliser un vocabulaire marxiste dans cette réponse. A savoir la superstructure (valeur et idéologie, la luute des classes par exemple) et l’infrastructure (le système capitaliste) qui en est l’application réelle. La démocratie (libérale) est une structure complexe. Elle est la réalisation de la superstructure de l’individualisme (qui tire ses racines du christianisme) en infrastructure démocratique telle qu’on la connaît.

                  Il convient de remarquer que la superstructure individualistique est en effet un double-concept issu du christianisme, qui préconise la liberté individuelle d’une part, et d’autre part la séparation du pouvoir politique et celui du religieux (« Il faut rendre à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. ») C’est de là que se déduit la démocratie (le raisonnement est rapide, il faudrait écrire une thèse là-dessus). Selon moi, le système chrétien contient des valeurs à l’origine de la démocratie, structure applicable en fonction de la compatibilité à la valeur individualiste. Si la démocratie n’existe pas en terre d’Islam, c’est que ce critère individualiste est effacé par l’idéologie de l’Oumma, à savoir la communauté théologiquement gouvernée.

                  L’exemple Turc est ici applicable. La démocratie y est possible tant que l’idéologie kémaliste (laïcité et nationalisme républicain) est présente et maintenue par le rôle de l’armée et le nationalisme qui contrebalance l’effet de l’Islam. Il y a en Turquie démocratie possible, parce que le kémalisme (à travers l’armée conservatrice) est conservé. Cela explique d’ailleurs le problème Turc actuel. Il y a autant de différence entre la démocratie libérale et la République islamique qu’avec la démocratie populaire.

                  Votre seconde critique se porte sur la multiplicité culturelle de l’islam, qui ne permettrait pas d’en décerner l’unité. C’est vrai, le monde musulman n’est pas un tout, mais un ensemble complexe et désorganisé de tendances socio-culturelles associées à l’idéologie de l’Oumma, différemment interprêtée. Vous distinguez deux groupes de pratiquants : les pratiquants « libéraux » (démocratiques) et les pratiquants « conservateurs ». Or, il s’avère que la pratique libérée de l’Islam est issue d’une assimilation partielle par la culture occidentale. Les Turcs ont une vision ouverte de l’islam, qui a eu tendance à se libérer, précisément parce qu’Atatürk a modernisé le pays selon des valeurs occidentales, laïques, qui ont favorisé l’individualisme religieux. L’Iran a connu le même mouvement après la deuxième guerre mondiale. Précisément l’existence de chiites Iraniens de tendance conservatrice a trouvé son origine dans la réaction à cette occidentalisation, à une modernisation dans les années 60-70 de l’économie Iranienne, modernisation trop rapide pour ne pas engendrer de réaction. Ma thèse se retrouve instruite de votre critique : c’est la mondialisation expansive qui a engendré une brusque réaction islamiste. La Turquie résiste grâce à sa tradition républicaine aujourd’hui menacée par un affaiblissement de la République laïque d’une part, et une réaction islamo-nationalisme d’autre part.

                  Il faut prendre en compte les influences qui marquent clairement les pratiques de l’Islam (en Bosnie comme vous dites, ou en Chine chez les Hui). Si les pratiques divergent, il existe néanmoins une unité idéologique de l’Islam pur, organisée autour du Coran et de l’Oumma. L’accéleration de la mondialisation entraîne à l’heure actuelle une réaction forte, de type viscérale (réaction des agents de l’Islam) et c’est précisément ce que je décris. Car les infrastructures démocratiques tombent une à une dans le monde musulman.

                  Pour être plus clair, le conflit provient se situe entre deux structures : la démocratie libérale et individualiste d’une part, l’Islam d’autre part. Il me semble que ma démarche est rationnelle. Non pas parfaite, mais logique, dialectique il est vrai. Je n’ai pas le temps d’écrire une thèse là-dessus.


                • Kosmalib 21 avril 2007 20:10

                  Le principe de la croisade et du dhijad diffère. Le Djihad est une réalité pensée par le Coran de deux manières. La première, qui s’apparente à un « Djihad intérieur », une guerre sainte contre tout ce qui ne serait pas d’Allah. Le Djihad intérieur est ce que je préfère dans cette religion : il correspondrait à une forme de baptême permanent, la recherche de la purification de soi. Mais la deuxième est un « Djihad extérieur », qui vise à combattre les infidèles, dans cette optique de purification. Dans l’aventure expansionniste de l’islam, on répond à deux choses qui empêche tout empire de tenir : l’ennemi de l’intérieur, issu de déviance d’un membre de l’Oumma, déviance évitée par l’action de soi sur soi, par la grâce de Dieu. L’ennemi de l’extérieur est combattu grâce à la foi des membres de la communauté.

                  La croisade, en revanche, n’a pas d’équivalent biblique. Il y a un combat intérieur libre, certes, mais la Bible ne justifie pas la guerre. C’est l’amour qui étend le christianisme, c’est le Djihad qui étend l’islam. Dans la réalité, toute guerre sainte par un chrétien s’avère en opposition avec la doctrine de l’Eglise.

                  Quant à une prétendue vision manichéenne, je réponds que je n’ai pas qualifié de bonnes les pratiques d’esclavage, ou le déchaînement de forces athées au XXe siècle, qui résultent de phénomènes bien plus complexes que ce dont nous parlons. Les régimes totalitaires et les guerres entre nations laïques sont de le fait de conflits issus de l’aboutissement du politique à son comble (je vous conseille Marcel Gauchet, dans la Condition Politique, qui traite très bien du sujet).

                  Néanmoins, constatons que l’Eglise a reconnu les Noirs comme des êtres humains (relisez la controverse de Valladolid). Dans tous les cas où les chrétiens ont fait la guerre, ils étaient en opposition avec les préceptes chrétiens d’amour et de paix.

                  Vous slogantez sans discriminer les principes.


                • Gazi BORAT 23 avril 2007 15:09

                  @ Kosmalib

                  « Djihad »

                  Ce que vous nommez « Djihad intérieur » est en fait l« ijtihad », que l’on retrouve dans toutes les religions, et qui est une voie mystique de recherche de la perfection individuelle.

                  En ce qui concerne la croisade, l’idée semble peut être incompatible avec l’idéal chrétien mais les appareils religieux, ici en l’occurrence l’Eglise catholique, ont toujours à leur service des bataillons de théologiens prêts à faire dire aux textes ce que les nécessités de l’heure commandent.

                  Ainsi, à l’époque de la lutte contre les hérétiques albigeois, 2 phrases :

                  « Celui qui n’est pas avec moi est contre moi » et « il faut chasser les renards qui infestenyt les vignes du Seigneur »

                  ... remplirent cet office de justification à l’intolérance et au massacre.

                  On trouve même des exemples, comme la sixième croisade où la lutte contre les Infidèles mahometans servit de prétexte au pillage de Byzance. Ce qui fit dire plus tard au Patriarche orthodoxe :

                  « Plutôt le turban turc que la mitre papale »

                  gAZi bORAt


                • laurent m 21 avril 2007 22:03

                  Merci pour cette pertinente réponse, ma remarque était adressée à Miaou.

                  Les idées démocratiques dans l’islam tirent leurs origines dans l’héritage historique de la civilisation judéo-chrétienne, c’est juste. L’islam est un « christianisme et un judaisme réappropriés et réinterprétés par les peuples de la péninsule arabique » à ses origines, la base du monothéisme islamique est donc une continuité des préceptes enseignés par la chrétienté de l’époque, puisque les personnages de la bible y sont intégrés. Sans entrer dans un débat purement théologique, on pourrait donc être amenés à penser que l’islam s’est construit en négatif du christianisme comme vous le décrivez en opposant djihad et amour pour ce qui est du prosélytisme propre à chaque religion. Affirmer que la démocratie serait intrinsèque ou en puissance à une religion particulière, est une idée qui mérite débat et recherche. Gardons dans l’esprit un fait important : le développement de la démocratie en Europe va de paire avec l’élevation du niveau de vie des peuples et s’est faite suite à l’esclavagisme et au pillage du reste du monde. Les religions se « corrodent » et s’enrichissent mutuellement au gré des multiples bouleversements dans le monde entier. Plus que jamais, aujourd’hui, elle sont amenés à évoluer vers des sphères de plus en plus insoupçonnées. Il suffit de voir ce que sont devenus bon nombre de branches protestantes aux Etats unis.


                  • Kosmalib 21 avril 2007 22:15

                    "

                    Merci pour cette pertinente réponse, ma remarque était adressée à Miaou. "

                    Désolé. Méprise de ma part. Je suis d’accord avec ce que vous dites. Normal, puisque je suis d’accord avec moi-même smiley


                  • laurent m 21 avril 2007 23:34

                    Pas de problème Kosmalib, je suis entièrement en accord aussi avec le triste constat de votre article. C’est pour celà qu’il faut absolument intégrer la Turquie dans l’UE, et ceci dans des délais raisonnables. Tous les crimes récents dans ce pays à l’encontre des chrétiens est l’oeuvre d’ultranationalistes religieux en réponse à la frustration générale suite au refus d’intégration de l’Europe. Ce pays n’a jamais connu ce genre d’agression auparavant.Le véritable projet de l’UE est la préservation et promotion de la démocratie et non une certaine forme nouvelle de « nationalisme européen » à mon sens, les turcs ont la capacité de la semer dans le reste du monde musulman.


                  • miaou miaou 22 avril 2007 01:49

                    @laurent m

                    Il devient très compliqué de vous répondre, d’autant plus que Kosmalib l’a fait de magistrale façon et qu’il me semble que ayez légèrement évolué . Je vous reprends donc uniquement sur vos derniers passages.

                    « Les idées démocratiques dans l’islam tirent leurs origines dans l’héritage historique de la civilisation judéo-chrétienne.... »

                    OK

                    « Gardons dans l’esprit un fait important : le développement de la démocratie en Europe va de paire avec l’élevation du niveau de vie des peuples et s’est faite suite à l’esclavagisme et au pillage du reste du monde »

                    oui et non, car toutes les régions du monde (notamment celle où s’est implanté l’Islam) ont pratiqué l’esclavagisme et procédé aux pillages des ressources et à la colonisation. Je n’y vois là nul particularisme européen.

                    «  Les religions se »corrodent« et s’enrichissent mutuellement au gré des multiples bouleversements dans le monde entier. Plus que jamais, aujourd’hui, elle sont amenés à évoluer vers des sphères de plus en plus insoupçonnées. Il suffit de voir ce que sont devenus bon nombre de branches protestantes aux Etats unis. »

                    OK (c’est ce que j’avais exprimé au sujet du lien entre djihad et croisade). C’est pourquoi il importe, si on veut juger un système de pensée religieux (mais cela vaut égalemnt pour les idéologies séculières), de se ramener aux textes de référence, et d’apprécier la nature du lien des textes avec tels et et tels actes des croyants. S’intéresser de trop près aux réalités sociologiques ou aux syncrétismes permet de donner du poids à des phénomènes périphériques, dont le système de pensée religieux en question n’est pas forcément directement responsable (dans un sens ou dans l’autre). Ou alors, il faut argumenter au cas par cas pour rétablir la chaîne de causalité.

                    « Tous les crimes récents dans ce pays à l’encontre des chrétiens est l’oeuvre d’ultranationalistes religieux en réponse à la frustration générale suite au refus d’intégration de l’Europe. »

                    Vous rendez-vous compte de ce que vous écrivez ? C’est tellement gros que cela appelle plusieurs remarques :

                    * en vous lisant, on a l’impression que les chrétiens semblent quelque part être les coupables des actes commis à leur encontre

                    * pour autant que je sache, les ultra-nationalistes ne rêvent pas d’intégration européenne, bien au contraire !!! On peut donc légitiment procéder à l’analyse inverse, pour laquelle, au contraire, il existe une frange de la population qui veut marquer son refus de l’UE.

                    * les crimes musulmans à l’égard des chrétiens ne se limitent pas à la Turquie (Irak, Nigéria, Pakistan, Soudan...). Faut-il donc également intégrer ces pays dans l’UE ?

                    « Ce pays n’a jamais connu ce genre d’agression auparavant »

                     ????????

                     »Qui se souvient encore de l’extermination des Arméniens ? » (Hitler)

                    « Le véritable projet de l’UE est la préservation et promotion de la démocratie »

                    Oui, entre autres, mais, cela a déjà été écrit plusieurs fois, l’UE n’a pas vocation à se substituer à l’ONU

                    « les turcs ont la capacité de la semer dans le reste du monde musulman. »

                    Le monde arabo-musulman n’a pas de tendresse particulière pour son ancien colonisateur. Il serait particulièrement étonnant qu’il se sente concerné Au contraire, je fonde bien davantage d’espoir sur le Liban, à terme, pour incarner un modèle au sein des pays arabes (d’autant qu’une large partie, qui malheureusement se rétrécit, de la population est encore chrétienne)

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON

Auteur de l'article

Croquette67

Anonyme


Voir ses articles

Inscrivez-vous pour participer à AgoraVox

Derniers articles de l'auteur

Tous les articles de cet auteur


A lire dans la même rubrique

Société
Voir tous les articles de la rubrique


Les thématiques de l'article


Palmarès

3 derniers jours

Articles les plus lus

  1. C’est quoi l’Arabie Saoudite ?
  2. La démocratie est malade
  3. Le grand scandale des Duty free
  4. Linky = dictature = flicage = fichage = surveillance électronique avec les compteurs électriques intelligents
  5. Quand les lobbyistes pro-armes réécrivent « l’histoire » !
  6. Programme FBI : mille femmes contre mille chevaux
  7. Quand la gendarmerie enquête sur les cours d’un professeur (Auray, Morbihan)
  8. Les décérébrés de la place de la république
  9. Les implants à micropuces arrivent dans un corps près de chez vous…
  10. Déflation, le dernier tourment avant la Grande dépression


Derniers commentaires