Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Société > Le mouvement social ne connaît pas la trêve électorale

Le mouvement social ne connaît pas la trêve électorale

Des manifestations pour le droit au logement et contre les expulsions locatives ont eu lieu le samedi 10 mars 2012 dans plusieurs régions et à Paris.

Le mouvement social ne désarme, il poursuit son combat contre la vie chère, contre la misère et contre la politique anti sociale que mène ce gouvernement.

Un toit c'est un droit !

Encore une fois les associations qui se mobilisent contre les expulsions locatives et pour que chacun ou chacune ait un toit ont montré leur capacité de mobilisation.

Plusieurs milliers de personnes ont défilé à partir de la Bastille, lieu hautement symbolique le samedi 10 mars 2012. Cette manifestation a été largement portée par les associations et par les dizaines de collectifs unitaires qui se sont constitués sur Paris et sur toute l'Ile de France.

Quelques dizaines de militants du Front de gauche, du NPA et de LO ont fermé le cortège.

Cette présence à minima montre deux choses :

  • la première c'est que la mobilisation s'appuie sur des militants et militantes engagés dans le cadre de collectifs totalement indépendant des partis ;

  • la deuxième c'est que les partis politiques cités sont prioritairement mobilisés sur le terrain électoral, ce qui ne présage pas un avenir sans nuage : le terrain social n'est-il pas un terrain prioritaire ?

Les associations moteurs sont sans contestation possible Droit au Logement et la CNL, la première s'appuyant sur des collectifs unitaires et des actions exemplaires, la deuxième, aussi dynamique très implantée dans les cités.

La CNL ( Confédération Nationale du Logement) fondée comme beaucoup d'autres associations historiques par le PCF mais qui fixe elle-même ses orientations a su, malgré la crise maintenir une présence et une action dans les banlieues.

Aujourd'hui, ce mouvement unitaire qui regroupe 26 organisations différentes se fixe un certain nombre d'objectifs contenu dans sa plateforme :

« ARRÊT DES EXPULSIONS ! Application et amélioration de la loi DALO, de la loi de réquisition, de l’obligation d’accueil inconditionnel des sans-logis, jusqu’au relogement. !

BAISSE DES LOYERS ET DE L’ÉNERGIE ! Encadrement et baisse de 10 à 20% des loyers privés, des charges, hausse des allocations logement, taxation de la spéculation, suppression des cadeaux fiscaux aux riches !

RÉALISATION MASSIVE DE HLM ! 150 à 200 000 par an (PLUS, PLAI) aux normes environnementales, renforcement du Livret A et du 1% logement, gel des loyers HLM et des charges, abrogation des mesures de marchandisation des HLM (CUS, ventes, démolition, privatisation...), un service public du logement ! UN LOGEMENT C’EST UN DROIT ! Abrogation des Lois qui précarisent les locataires ( loi Boutin, congé vente … ), relogement des habitants de taudis, toxiques (saturnisme), de bidonville ; des droits pour les habitants de camping, de foyers, d’habitat hors norme et/ou choisi ; soutien à l’habitat coopératif … »

Cette bataille pour le droit au logement se mène à plusieurs niveaux :

  • en s'opposant concrètement aux expulsions ;

  • en demandant que des décisions législatives et réglementaires soient prises ;

  • en apportant les appuis nécessaires aux familles expulsables :

    C'est ainsi que le CDAFAL 77, conseil départemental des associations familiales laïques rappelle la loi souvent ignorée ou non appliquée :

    Quand une personne ou une famille dépose un dossier de surendettement à la Banque de France, elle peut demander et obtenir l'arrêt des mesures d'exécution notamment pour les expulsions.

Jean-François Chalot


Moyenne des avis sur cet article :  4.29/5   (17 votes)




Réagissez à l'article

6 réactions à cet article    


  • jaja jaja 12 mars 2012 11:01

    "La deuxième c’est que les partis politiques cités sont prioritairement mobilisés sur le terrain électoral, ce qui ne présage pas un avenir sans nuage : le terrain social n’est-il pas un terrain prioritaire  ?"

    C’est vrai Chalot que les partis sont mobilisés sur le terrain électoral. Pour ce qui est du NPA ce week-end plusieurs centaines de militants sont repartis en chasse aux signatures... D’autre part 3 militants ont été arrêtés et placés en GAV ce qui a moblisé des camarades... en plus il y avait une manif antifasciste dans le XIIème arrondissement contre le Bloc Identitaire.

    Pour ma part j’étais à cette manif anti expulsions et j’avoue avoir cherché un visage qui aurait pu ressembler à ton avatar. Si je l’avais trouvé je serais venu te saluer...Mais ce qui est hélas une réalité c’est qu’il y avait bien peu de monde mobilisé samedi....


    • Robert GIL ROBERT GIL 12 mars 2012 11:19

      Tout est lié et vouloir attribuer aux uns la contestation et aux autres les échéances électorales est absolument mortifère pour l’ensemble de la population et des salariés. Le patronat et la droite avancent unis, et les salariés devraient répondre de manière isolée ? Les syndicats devraient également donner une conscience politique à leurs adhérents, car quand un délégué CGT se présente sur une liste FN, cela pose problème ! On ne peut représenter des travailleurs et défendre des valeurs capitalistes et libérales ..........
      http://2ccr.unblog.fr/2011/07/15/social-politique-parti-syndicat/


      • jpm jpm 12 mars 2012 12:46

        Bonjour Chalot,

        à propos d´un article de la semaine passée, j´ai développé ce matin ma vision d´une de Garantie des Revenus Locatifs (GRL) universelle qui pourrait lutter contre le mal logement et les expulsions injustifiées. Je me permets donc de remettre mes deux commentaires ci-dessous puisqu´ils s´appliquent également à votre sujet :

        http://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/grl-le-systeme-mal-compris-112044#forum3255566

        Mon idée c´est que cette GRL universelle soit gérée par l´Etat, qui exercerait ainsi plus ou moins son devoir de logement pour les plus démunis.

        Je ne stigmatise pas du tout les propriétaires vénaux car je pense que ces derniers ne sont pas la pour faire du social. Il est donc normal qu´aujourd´hui compte tenu des lois qui protègent « à bon compte » les locataires (c´est à dire sans rien couter à l´Etat ou aux organismes sociaux), ces derniers tentent de protéger leur investissement en sélectionnant les personnes qui leur semblent les plus à même de pouvoir payer longtemps leur loyers. Du coup cela exclue toutes les personnes fragiles, qui sont sans travail ou en CDI… et malheureusement le logement social n´est pas encore suffisant pour faire face à la demande.

        Ce n´est donc pas normal que le risque locatif lié à la pauvreté et à l´exclusion soient uniquement portés par les propriétaires, car au bout du compte par un mécanisme de sélection à l´entrée, cela se retourne contre les locataires les plus fragiles qui étaient sensés être protégés.

        Pour revenir à cette idée de GRL universelle, je pense que ce serait une bonne idée avant tout pour les locataires les plus faibles mais aussi pour les petits propriétaires, qui certes perdraient un peu de rentabilité (4% sur le montant du loyer qui représente environ 5% du bien, soit une baisse de rentabilité hors impôts de 0,2% de leur placement immobilier) mais obtiendraient la garantie d´être payés quoiqu´il arrive. Ainsi, ils ne risqueraient plus d´être bloqués pendant des années dans des procédures sans fins… qui découragent plus d´un investisseur de se lancer dans l´immobilier.

        Au contraire, on peut imaginer que des gros promoteurs, de par leur taille, et leur capacité à « bien sélectionner » leurs locataires, peuvent très bien être leur propre assureur et se passer de cette garantie. Au bout du compte ce sont donc les locataires les plus fragiles qui ont le plus de mal à se loger car les petits propriétaires les fuient, et les grandes agences aussi.

        C´est pour cela qu´il faudrait que cette garantie universelle soit obligatoire et assurée par l´Etat, et non pas par des compagnies privées, qui elles aussi vont imposer des critères de choix du locataire. Chaque bailleur payerait un pourcentage de son loyer total (librement fixé) et serait garanti uniquement sur une base locative qui correspond à la zone géographique, sur le modèle des loyers Scellier. Ainsi, un propriétaire qui voudrait louer son bien plus cher que le marché, payerait sur l´intégralité du loyer demandé sans être garanti au delà du plafond fixé. Cela pourrait permettre de prendre en compte les biens d´exception et encourager les bailleurs à rester raisonnables car ils n´aurait plus de recours en cas de loyers excessifs.

        Les locataires impécunieux ou indélicats deviendraient donc débiteur de l´Etat qui rembourserait immédiatement le bailleur et prendrait en charge le relogement ou le recouvrement des impayés via les services fiscaux. Ces derniers sont très forts pour se faire rembourser une dette fiscale.

        L´Etat exercerait ainsi vraiment son devoir de logement, opposable aux fameux droit au logement et les propriétaires accepteraient volontiers une baisse de leur rendement en contrepartie d´une assurance d´être toujours payés car il est probable que même avec des plafonds locatifs bas, le rendement restent supérieurs au livret A. Grâce à cette GRL universel, le risque pour le bailleur deviendrait beaucoup plus faible. Ainsi, on verrait plus de petits investisseurs s´intéresser à nouveau à l´immobilier et l´offre locative pourrait se développer librement sans devoir passer pas des niches fiscales tout à fait injustes, puisqu´elles ne profitent qu´aux plus riches.


        • CHALOT CHALOT 12 mars 2012 13:27

          Jpm ! merci pour votre contribution qui alimente notre réflexion

          Jaja ! J’aurais bien aimé qu’on se rencontre, vous m’apercevez sur la deuxième photo, derrière la responsable du syndicat de la magistrature, je discute, moustache au vent


          • Bulgroz 12 mars 2012 13:41

            En Algérie, il ne s’emmerdent pas, pour accéder à un logement du secteur aidé, il faut avoir la nationalité Algérienne.

            En France, il est difficile pour un immigré (ce sont bien eux qui sont mal logés, hein  ?), à la fois de payer un loyer et les charges qui vont avec et envoyer l’argent au bled.

            A votre avis, Chalot, combien d’argent envoient au bled les immigrés mal logés en France ?

            http://www.algerie-dz.com/forums/archive/index.php/t-190169.html


            • CHALOT CHALOT 12 mars 2012 17:46

              Il ne faut pas trop lire minute ou national hebdo !
              C’est curieux mais je connais beaucoup d’immigrés et peu envoient de l’argent au bled
              Et même !?

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON







Palmarès