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Le nouvel esprit du capitalisme

Le nouvel esprit du capitalisme est un bouquin qui, comme bien d'autres, n'a pas connu le succès à a hauteur du coup de poing dans les neurones qu'il donne. Alors que les Marc Lévy se vendent par millions, les livres portant sur les raisons de notre misère, nous les petits mangeurs de mensonges, ceux dont on se moque constamment, peinent à percer dans l'espace public du débat. De toute manière, aujourd'hui il est inscrit au fer sur la chair du débat que l'on préfère la polémique à la réflexion.

Les auteurs, Luc Boltanski et Ève Chiapello, tous deux sociologues, proposent une analyse des changements dans l'idéologie du capitalisme, qui lui ont permis de survivre, par exemple, pour rester dans une fourchette temporelle réduite, aux protestations nationales de mai 68. D'ailleurs c'est bien là une question qui démange le menton ; comment se fait-il que certains porteurs d'une critique, parfois virulente, se retrouvent maintenant installés confortablement dans le système capitaliste ? Pour n'évoquer que celui dont tout le monde rêve de traîner la tignasse blonde dans la boue, Dany le rouge est passé du communisme et de l'anarchie à l'aristocratie élective du parlement européen. En fait, Luc-Adam et Ève justifient ce retournement de veste, qui n'en est pas uniquement un, par la capacité du capitalisme à se saisir de la critique pour l'intégrer ; le capitalisme est un serpent monstrueux qui avale les protestataires et, une fois digérés, ils sont soit éjectés, soit intégrés au système suite à la nouvelle mue.

Remarque liminaire : les différents passages et mots en italique sont tirés de l'ouvrage, Le nouvel esprit du capitalisme écrits par Luc Boltanski et Ève Chiapello (1).

Les différents esprits du capitalisme (EC)

Le capitalisme a connu trois esprits qui l'ont accompagné durant son existence. Les auteurs sur ce point ne sont pas très précis, et l'on peut certainement daté l'apparition du capitalisme avant la fin du XIXe siècle, probablement, à vue de nez attiré par l'odeur du sang et de l'or (1), dès les conquêtes des Amériques pour l'accumulation de richesse. D'ailleurs ici, l'Histoire ne donne pas raison aux auteurs quand ils définissent le capitalisme comme « une exigence d'accumulation illimitée du capital par des moyens formellement pacifiques  ». Cette définition est certes minimale, comme le soulignent Lucky Luke et Chieveu (jeux de mot que seuls les italophones comprendront), mais peut être directement contredite par les USA et leur relance économique grâce à la deuxième guerre mondiale. En bref, la violence n'a jamais empêché le capital de croître, au contraire ajouteront les cyniques, le cynisme n'étant que la vérité dépouillée du politiquement correct et de la politesse prudente des gens trop bien élevés et effrayés par le cambouis de l'opposition par la pensée.

Le premier EC est marqué par la figure de l'entrepreneur et des valeurs de la bourgeoisie du XIXe siècle. Il s'agit de s'émanciper des institutions traditionnelles, comme le village, pour chercher à alourdir sa bourse. Le deuxième EC surgit dans les années 30 avec la figure cette fois du directeur et s'appuie sur un mode d'organisation du travail, que je qualifierais volontairement d'infernal, c'est-à-dire le taylorisme. Sont associées à cet EC la production de masse et la consommation de masse, censées libérer le besoin et combler les désirs de ces masses.

Le nouvel esprit du capitalise (NEC) apparaît dans les années 70, en réponse aux jets de pavés et aux usines transformés en dortoirs. Nous sommes actuellement en train de le vivre, là, à l'instant où vous gonflez vos poumons, vous vous grattez le nez, vous vous mangez les doigts, vous vous touchez le coude, etc. Ce NEC s'enracine dans un monde connexionniste, à qui la métaphore du réseau convient tout à fait. Plus qu'une métaphore, c'est à vrai dire son mode de déploiement et son mode de fonctionnement. À titre d'exemple, les entreprises sont passées d'un gros tas posé localement, dans lequel papi, papa et petit étaient destinés à passer leur vie de salariés dans la sécurité de l'emploi et dans la sûreté de l'ennui, à une multiplicité d'entreprises de taille réduite toutes rattachées à un groupe industriel ou autre. C'est ce principe connexionniste que la sous-traitance illustre parfaitement ; vous avez un grand groupe qui sous-traite à une petite entreprise la fabrication d'une partie de leur produit. Qu'est-ce que cela implique pour le quotidien ? Il est attendu de vous, salariés, plus d'autonomie, au contraire des usines tayloriennes où même vos pauses-pipi étaient chronométrés par un contremaître torturés par la vue des aiguilles qui bougent. En même temps, il est attendu aussi plus d'auto-contrôle, puisque le zinzin au cadrant a fait place au manager, qui vous confie une tâche et vous délègue une part de responsabilité et, aussi minime soit-elle, de pouvoir ; cela s'appelle la confiance, notion indispensable dans ce monde en réseau.
 

Leurs utilités

Bien maintenant à quoi servent ces EC, si ce n'est qu'à faire se caresser l’appareil reproducteur des penseurs hurleront les précoces de la réflexion ? Il n'est pas là question d'onanisme intellectuel, non, on entre vraiment dans le sujet, autant dans l'ensemble des individus qui composent la société capitaliste, que dans le zeitgeist (j'ai toujours eu du mal à le placer celui-là tient !) de cette même société. À la différence de certaines idéologies, telles que le libéralisme (Liberté ! Liberté ! Liberté !), le capitalisme ne présente qu'une finalité sans moyens clairement définis ; il n'y pas milles façon d'être libre, il y en a des millions d'être riche.

Il faut alors motiver le manant – le salarié qui vend sa force de travail – à s'engager dans le capitalisme, sachant qu'il ne sera pas celui qui bénéficiera pas le plus de cette structure particulière de la société. En effet, ils perdent la jouissance et la propriété du fruit de leur travail, un peu comme si après avoir mis au monde un marmot, on vous l'enlevait contre une petite partie du profit tiré de la vente du nourrisson, mais demeurent indispensables au processus d'accumulation des richesses, surtout dans une société où le travail connaît une division en série de plus en plus fines et précises (3). Les EC auront pour utilité de pousser les individus à s'engager dans le capitalisme, car aussi vénaux soient-ils, les petites gens ne bougent à la seule vue des « dollar dollar bill » (4) !

L'EC apporte une justification par une légitimation éthique, en termes de bien commun. C'est à cela qu'ont servi les théories classiques de l'économie, notamment Adam Smith et sa main invisible. Que personne ne s'inquiète, les capitalistes ont bien plus de pognons mais au final cela bénéficiera à l'ensemble de la société. Et si cette science économique se targue d'avoir identifié les lois naturelles de l'économie et, même mieux (ou pire), s'est laissé aller à faire un peu d'ontologie, l'Homme devenant homo economicus, les incertitudes n'existent plus : l'accumulateur est un être fondamentalement rationnel dont les actions auront des impacts positifs pour tous... Il existe également une justification d'ordre plus personnel, avec l'éthique protestante du travail, où l'Homme s'accomplit dans celui-ci. Pour les non-protestants, et pour être plus actuel, la société de consommation motive ses membres par l'achat de biens matériels (un téléphone) ou immatériels (un massage). Ces petits plaisirs pour soi et ses grandes joies pour les autres sont autant de justifications d'ordre personnel et collectif permettant au capitalisme de se développer sans entraves.

Et maintenant ?

Bah oui, et maintenant ? Une fois ces EC et leurs utilités pointés de l'index, qu'en est-il de l'avenir des miséreux ? Malgré ces différentes évolutions, le capitalisme continue inlassablement de créer malheur, désespoir et bonheur de plus en plus réduit en accessibilité. Il se dit que les classes sociales ne sont plus de ce monde, en partie parce qu'avec les Trente Glorieuses s'est formée une gigantesque classe moyenne mais il semblerait que cette classe moyenne perd de plus en plus pied. N'existera t-il plus qu'une gigantesque basse classe (5) ?

Ce qu'il faut retenir c'est que le capitalisme, en tant qu'idéologie et que force gouvernante, est un processus et non un projet soigneusement construit. C'est peut être ici la faiblesse de ceux qui voient dans le capitalisme des élites omniscientes qui, depuis plusieurs siècles, se donnent une recette du contrôle de l'Homme pour leurs propres intérêts. Bolbol Et Chiachia l'expliquent très bien, le capitalisme se nourrit des conflits entre ses critiques et ses défenseurs. Quand les acteurs capitalistes refusent de céder à la critique, mais ne peuvent s'y opposer explicitement, ils ont recours à des déplacements, soit des actions localement situées, qui ne se font pas forcément en coordination avec d'autres, mais plutôt sur une initiative personnelle pour conserver un intérêt particulier.

La critique permet, à son insu, au capitalisme de saisir les raisons qui font que ses obligés ont envie de fouler les rues en beuglant dans des microphones voire, pire, qui pourrait entraîner un refus de prendre part au processus d'accumulation des richesses. Après mai 68, le capitalisme a écouté les critiques portant sur l'inauthenticité – une production standardisée et une vie prédéterminée – et l'oppression – des contraintes de la part des institutions (famille, État, entreprise) trop fortes – en prônant la flexibilité. Cette dernière permit de réduire la répétitivité des tâches au travail et de donner de l'autonomie aux individus. Au niveau de la consommation, les entreprises commencèrent à faire des séries de production plus réduite avec différents changements dans chaque produit (c'est l'explosion des modèles pour les voitures par exemple, une rouge, une bleue, une avec plus de chevaux, une avec les vitres qui se baissent toutes seules, etc.). Toutefois, cette prise en compte de ce que Ève et Luc appellent la critique artiste est faite au dépend de la critique sociale, qui elle réclamait un plus grand partage des bénéfices et dénonçait une exploitation des ouvriers par une oligarchie.

Alors le capitalisme s'est montré brillant en prétendant se sacrifier sur un plan alors qu'il gagnait sur un autre. En fait, il semblerait bien qu'il ait gagné sur toute la ligne puisque le contrôle, ayant un coût, a été remplacé par une forme d'auto-contrôle, entraînée par l'autonomie des salariés. Une chute imminente de ce système n'est pas envisageable car il a une capacité à la résilience admirable. Ce n'est que menacé que le capitalisme est en mesure de faire sa mue et de pondre de nouveaux modes d'organisation, dans lesquels le pouvoir et la richesse restent concentrés. Alors, comment envisager la chute de cette immonde bête qui, à chaque renouvellement de sa peau, apparaît toujours aussi solide et menaçante pour une immense partie de la population ? Les auteurs, dans un livre écrit à la fin des années 90, considèrent que la critique est inoffensive car en retard (elle a en effet été digéré par le serpent je le rappelle). Le capitalisme a changé et a même cédé sur certains points mais la misère demeure et malheureusement ne cesse de croître à cause de l'entêtement de nos gouvernements. Les protestataires ne peuvent plus prétendre pourtant que les tâches sont monotones ou qu'on les prend pour des enfants.

Pourtant quinze après la publication du nouvel esprit du capitalisme, les critiques semblent avoir émergées, avec notamment internet, constituant un espace public de débat (bien sûr imparfait mais quand même). Nous noterons que ces critiques se portent principalement sur le libéralisme, et en particulier, le libéralisme financier, le capitalisme (à part financier) demeurant assez pépère, dans son fauteuil en cuir de daim, des charentaises au pied et un verre whisky à la main (voilà pour le cliché). Personnellement, je pense que le capitalisme pourrait disparaître de trois manières ; 1° en s'entêtant sur la voie de la paupérisation du monde, lentement mais sûrement, ils sapent ses fondations, mais cela peut durer des siècles et il ne reste plus qu'aux eschatologues à deviner la suite ; 2° une révolution populaire, non-guidée par un groupe dans son intérêt (révolution française), où les têtes tomberont, autant littéralement que figurativement, instituant le meurtre, dans la violence et les symboles, du serpent ; 3° une remise en cause dans les têtes pensantes et dirigeantes du capitalisme, honnête ou opportuniste, aboutissant à la destruction par étapes de leur bébé et de leur mère (paradoxal hein...), cette solution étant très peu envisageable.

Notes

1 : je mets un lien vers Amazon pour faire chier au gouvernement, mais vous pouvez acheter où vous voulez ; http://www.amazon.fr/Le-nouvel-esprit-du-capitalisme/dp/2070749959

2 : http://www.arte.tv/guide/fr/044979-001/capitalisme-1-6

3 : c'est entre autres pour cette raison que les grèves interminables étaient dérangeantes en mai 68, parce que qui emballe les fromages en attendant ?

4 : Nate Dogg ; http://www.youtube.com/watch?v=FzTehoYfDNo

5 : ce que les puissants oublient c'est qu'ils ne pourront jamais seuls produire et consommer, ce qui est l'origine de leur richesse. Ils pourront bien se contenter de spéculer sur du vide.


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27 réactions à cet article    


  • diogène diogène 23 octobre 2014 17:35

    vous écrivez :


    «  cette solution étant très peu envisageable. »

    parce que vous pensez que les deux premières solutions proposées sont envisageables ?

    La première, peut-être...

    • Singe conscient Singe conscient 23 octobre 2014 18:02

      À mon avis, c’est la moins envisageable des trois (la dernière), sachant que je n’ai pas proposé une liste exhaustive.
      Le deuxième me paraît pas très envisageable également mais cela pourrait peut être arriver, sachant les tensions,
      notamment géopolitiques, une guerre pourrait par exemple faire accroître le sentiment de danger, la misère sociale et
      entraîner une révolution.


      • trevize trevize 23 octobre 2014 18:47

        La troisième est absolument impensable et exclue pour des raisons historiques.

        Je veux dire, on a la haine contre l’élite, depuis très, très longtemps. C’est un instinct animal : les dominés (prolétaires) n’aiment pas les dominants (capitalistes).
        Alors vous penseriez quoi si demain matin comme ça, Hollande fait une série d’annonces, genre :
        -on met tous les ministres députés, et la clique au régime sec
        -on triple le smic
        -on nationalise toutes les entreprises du cac 40, et tous les services publics indûment privatisés.
        Et puis après, il y aurait les patrons des dites entreprises qui défileraient à la tribune, pour dire qu’ils ont été très méchants, et qu’ils ont compris maintenant, et qu’ils acceptent de tout nous rendre, comme ça.

        Personne n’y croirait, et c’est bien normal, parce qu’on a la haine. Depuis longtemps.
        J’ai poussé l’exemple un peu à l’extrême, mais n’importe quelle bonne idée que les politiques peuvent nous sortir, on n’y croirait pas, on chercherait la petite bête, la faille, où on va se faire encore enfler. On est programmés pour ça, c’est au fond de nous, dans l’inconscient collectif. Le capitaliste qui voudrait se montrer vraiment altruiste, au sens où les prolétaires l’entendent, se ferait automatiquement ostraciser par sa classe d’origine, aussi bien que par celle à laquelle il veut venir en aide.

        ############

        Nos deux amis écrivent :
        "Ce qu’il faut retenir c’est que le capitalisme, en tant qu’idéologie et que force gouvernante, est un processus et non un projet soigneusement construit."

        Je pense que ce n’est pas le capitalisme qui est le processus dans l’affaire. La lutte des classes est le processus, celui qui vise à mélanger peu à peu deux groupes très hétérogènes d’individus, prolétaires (dominés) et capitalistes (dominants), pour qu’ils n’en fassent plus qu’un, avec des règles différentes, une vision différente du monde, dans un autre système. Comme le disent eux-même les auteurs, ce n’est pas le capitalisme qui gagne, puisqu’il mute à chaque crise ; il se transforme, il meurt et renaît sous une autre forme.

        Si ça ne se passe pas sans heurts, et si ça se prolonge indéfiniment, c’est tout simplement parce que prolétaires et capitalistes ne veulent pas se retrouver dissous dans autre chose, et ils pensent que ce processus est un combat dans lequel un des deux camps sera vainqueur, et l’autre terrassé, et espèrent de toutes leurs forces que c’est leur camp qui va gagner. La victoire ou la mort !

        Alors qu’en fait aucun des deux systèmes ne prendra le dessus, c’est autre chose qui gagnera , et cette idée fait horreur aux deux groupes, puisqu’elle sonne leur défaite propre, elle est perçue symboliquement comme une mort.

        Pour faire une image : les gens croient que et agissent comme si la lutte des classes était un processus de phagocytose, dans lequel un groupe absorbe l’autre pour s’en nourrir et pérenniser son système d’organisation, alors qu’elle est beaucoup plus proche d’un processus de fusion.


        • JL JL 24 octobre 2014 08:21

          ’’les dominés (prolétaires) n’aiment pas les dominants (capitalistes).’’ (trevise)

          ’’Nous ne blâmons pas le capitalisme parce qu’il fomente l’inégalité, mais pour ce qu’il favorise l’ascension de types humains inférieurs.’’ (Nicolas Gomez Davila)

          Il convient donc de dire : les spoliés n’aiment pas les spoliateurs. Et je modère mon propos.


        • trevize trevize 24 octobre 2014 11:54

          dominant/dominé, spoliateur/spolié, capitaliste/prolétaire, riche/pauvre, à peu de choses près, c’est pareil ; au niveau de ce que je raconte, ces termes sont synonymes.

          "ascension de types humains inférieurs." Je ne connais pas ce Nicolas Gomez Davila, mais je ne l’aime déjà pas. Je ne veux pas gagner le point godwin dans un fil si court, alors je dirais juste que j’ai horreur de voir ces deux mots accolés, même si c’est pour désigner mon pire ennemi. En utilisant des modes de pensée ignobles, on finit par devenir soi-même ignoble, on finit par ressembler à son adversaire.


        • JL JL 24 octobre 2014 12:38

          Vous n’avez pas tort sur ce point,

          mais convenez que dominants et dominés ce n’est guère moins ignoble. Et j’oserai dire que ceux qui les emploient dans ce contexte ici ne me paraissent guère plus nobles que ceux que vous dénoncez ici.

          A bon entendeur ...

          Ceci dit, moi non plus d’ailleurs, je n’aime guère ce Nicolás Gómez Dávila


        • Dwaabala Dwaabala 23 octobre 2014 19:22

          Merci à l’auteur pour ce compte-rendu de lecture.


          • taktak 24 octobre 2014 17:25

            oui merci pour ce compte rendu de lecture.
            Car il est a peu pres sur de ne jamais tomber sur ce livre dans une librairie physique ou électronique...

            Car les livres dominants sont ceux propageant les idéologies de la classe dominante


          • Singe conscient Singe conscient 24 octobre 2014 17:33

            Je pense qu’il doit être disponible dans toutes bibliothèques universitaires dignes de ce nom, maintenant ça peut être un peu galère pour les lecteurs extérieurs.


          • christophe nicolas christophe nicolas 23 octobre 2014 19:31

            L’homo économicus qui se voit au dessus de l’être humain, tel est le piège. L’économie est une science qui s’occupe des marchandises. Elle doit le faire encadrée par des sciences supérieures.

            D’abord la révélation confirmée par les apparitions mariales normalement représentée par un Roi.
            Ensuite les sciences naturelles qui doivent être cohérentes avec l’état d’esprit de la révélation.

            Après, l’économie. S’ils veulent théoriser le monde, il faut les arrêter sinon on va au désastre de la cupidité..

            C’est quoi un économiste ? C’est un « épicier », c’est un métier noble mais comme Jésus ne s’est pas fait épicier, il s’est fait saint, évitons de mélanger les genres. Je rappelle que c’est Judas qui s’occupait de collecter et redistribuer l’argent pour le groupe qui suivait Jésus. Il a piqué dans la caisse... c’était comme un ministre du budget...

            • Singe conscient Singe conscient 23 octobre 2014 19:47

              Je ne suis pas tout à fait d’accord, il y a tout un pan de la théorie économique qui reconnaît l’Homme en tant qu’être d’incertitude et de passions. Du coup pas tous les économistes sont à mettre dans le sac de l’entretien d’un dogme dangereux qui bride la pensée.

              Par contre je me demande bien ce que vous entendez par sciences supérieures ; un peu plus de précisions serait le bienvenu car je suis curieux là.

              Sans oublier ; « Ensuite les sciences naturelles qui doivent être cohérentes avec l’état d’esprit de la révélation » ; ce qui veut dire ?

              Merci d’avance pour les réponses



            • filo... 23 octobre 2014 23:43

              @l’auteur

              Votre article transpire un idéalisme pro capitaliste. Fait par un esprit bien formaté, par quelqu’un qui est né et qui a vécu dans le capitalisme.

              Cela vous empêche d’avoir le recul nécessaire qui vous aurait permis d’avoir une vision globale. De voir capitalisme comme concept idéologique donc politique et économique.

              Capitalisme est naît dans la violence, a grandi par des mensonges et violence, se nourri par des conquêtes, en exploitant les autre êtres humains qui ne font pas partie de cette masse agglomérée qui aime s’appeler : « Le monde occidental » et organisé dans des cercles concentriques. Les premiers cercles proches du centre sont le noyau, la classe dominante de ce monde. Les autres sont les pays amis et associés, ensuite viennent les cercles des pays conquis et soumis.

              Capitalisme est un système parasitaire qui par des ruses et violences vole des richesses naturelles des autres peuples et pays ne faisant pas ou pas directement partie de ce monde occidental.

              Le but final de cette accumulation des richesses et après sa transformation en produits finis c’est le pognon ; la seule vraie valeur occidentale.
              Pognon par tous les moyens.

              Mais capitalisme par définition par son essence même est condamné à ne pas réussir.

              Il va mourir par et dans la violence car c’est le système le plus stupide que le cerveau humain a pu l’inventé.
              Un système bête et méchant qui fera tout pour ne pas mourir tout seul.
              Dangereux donc !


              • howahkan howahkan Hotah 24 octobre 2014 07:31

                + 10000000000000000 smiley


              • Singe conscient Singe conscient 24 octobre 2014 10:34

                Idéalisme pro capitaliste. Y a des humoristes sur ce site quand même.

                Point par point (je me cite entre guillemets) :
                1° Capitalisme est la violence = « En bref, la violence n’a jamais empêché le capital de croître, au contraire »
                2° Le capitalisme comme concept = Le capitalisme n’est pas qu’un concept, justement vous vous limitez en pensant cela, le capitalisme c’est aussi une pragmatique.
                3° Conquis et soumis = "C’est peut être ici la faiblesse de ceux qui voient dans le capitalisme des élites omniscientes qui, depuis plusieurs siècles, se donnent une recette du contrôle de l’Homme pour leurs propres intérêts. Bolbol Et Chiachia l’expliquent très bien, le capitalisme se nourrit des conflits entre ses critiques et ses défenseurs". C’est peut-être une erreur, je ne sais pas, mais j’avoue avoir du mal avec les théories trop déterministes. La naïveté de la jeunesse, peut-être. En tous cas, le capitalisme, en tant que serpent, se nourrit de ses adversaires, il ne les manipule pas de A à Z.
                4° Accumulation des richesses = "le capitalisme ne présente qu’une finalité sans moyens clairement définis ; il n’y pas milles façon d’être libre, il y en a des millions d’être riche" => j’ai peut être manqué de clarté mais la finalité est bien l’accumulation de richesses.

                Voilà en gros, j’ai la sensation que vous avez lu en diagonal car certains points qui vous hérissent sont traités et il y en a certains qui nous opposent ; cela fait-il de moi un apôtre du capitalisme ?


              • trevize trevize 24 octobre 2014 11:59

                Cherchez pas trop, monsieur le singe. Si vous ne clouez pas le capitalisme au pilori pour lui cracher dessus, c’est que vous en êtes ; soit parce que vous en êtes un, soit parce que vous êtes un de leurs adorateurs, soit parce que le système vous a hypnotisé.


              • Trelawney Trelawney 24 octobre 2014 18:13

                A monsieur filo,

                 

                Vous dites : « Votre article … fait par un esprit bien formaté, par quelqu’un qui est né et qui a vécu dans le capitalisme. » je vais peut-être vous étonner, mais il existe dans ce monde des personnes qui, tout en étant contre les injustices,  ont une bonne opinion du capitalisme. Et il existe dans ce monde et je les connais personnellement des personnes issues d’une famille dont le papa était docker CGT et la maman secrétaire dans une mairie communiste, qui dès qu’on leur parle d’économie de marché cherche par terre en criant : « Pouah vilain pas beau tout ça dégueulasse ». Vous avouerez que comme « esprit formaté », ceux-là sont gratinés. Je n’ai pas la prétention d’être jeune, mais je peux vous dire que je suis né, ainsi que mes parents et aussi mes grands-parents dans un pays, dont l’économie était basée sur le capitalisme. Peut-être que vous avez vécu dans un pays communiste. Si c’est le cas, j’aimerai beaucoup que vous vous fendiez d’un article que je lirais avec plaisir, ayant comme beaucoup de personnes ici, soif de connaissances.

                 

                Vous écrivez ensuite « De voir capitalisme comme concept idéologique donc politique et économique  ». Je suis désolé de vous contredire, mais le capitalisme n’est pas un concept et c’est bien là le problème. Le capitalisme est un système naturel et sans règle basé sur ce qui fait la nature profonde de l’être humain : son égoïsme.

                 

                « Capitalisme est naît dans la violence, a grandi par des mensonges et violence, se nourri par des conquêtes, en exploitant les autre êtres humains qui ne font pas partie de cette masse agglomérée qui aime s’appeler : « Le monde occidental » et organisé dans des cercles concentriques. Les premiers cercles proches du centre sont le noyau, la classe dominante de ce monde. Les autres sont les pays amis et associés, ensuite viennent les cercles des pays conquis et soumis. » Ce que vous dites là s’applique au capitalisme, comme il aurait pu s’appliquer aux civilisations Incas, pharaoniques ou romaines et cela me fait furieusement penser à la définition d’un monde communiste. Vous remplacez le premier mot « capitalisme » par Chine ou URSS et personne ne vous contredira.

                 

                Tout le reste : « Capitalisme est un système parasitaire …. vole des richesses naturelles des autres peuples et pays …. accumulation des richesses ….Pognon par tous les moyens…. condamné à ne pas réussir….. le plus stupide que le cerveau humain a pu l’inventé…..Dangereux donc ! » cerveau formaté vous dites ? on est dedans à 100%.

                 

                Le capitalisme, comme notre civilisation va mourir d’un excès de fond propre et d’avoir. Quelle sera la nouvelle civilisation après cela ? Nous n’en savons rien. Pouvons-nous apporter des modifications à ce système pour le rendre plus juste ? Oui mais ça ne fera que reculer l’échéance. Pouvons-nous changer ce système par un système plus juste et plus équitable ? A par une dictature qui supprime tout libre arbitre aux personnes, je ne vois pas.

                 

                Cet article fort intéressant tente de démontrer que si le système capitaliste évoluera vers une version plus idyllique où, grâce au savoir et à la connaissance,  tout le monde serait son propre patron. « Ces petits plaisirs pour soi et ses grandes joies pour les autres sont autant de justifications d’ordre personnel et collectif permettant au capitalisme de se développer sans entraves. ». Ce même système qui se nourrit de nos révoltes et tente vainement de subsister par un processus d’accumulation de richesses pour une minorité (satisfaction de nos égoïsmes) et de développement de misère pour l’immense majorité (on ne peut avoir le beurre et… de la crémière). Il disparaitra avec l’humanité.


              • filo... 24 octobre 2014 22:53

                @Trelawney

                Oui j’ai eu de la chance de naître dans un pays non capitaliste. Avec recul, le temps que j’ai passé ici en Occident je peux vous affirmer que c’est un sacré avantage par rapport à vous les autres (vous affirmez être un occidental de plusieurs générations donc de souche).

                Mon premier contact avec se monde ici c’était presque un choc pour moi. De voir le degré de mensonges et de manipulations que vous subissiez ici.
                Mais aussi l’image déformée et des injustices que vos médias et vos politiciens utilisaient pour décrir l’autre monde de l’autre côté (de ce que appeliez à l’époque « le rideau de fer »)

                A mon tour aussi d’être désolé mais quand vous écrivez :« Le capitalisme est un système naturel... » je ne comprend absolument pas de ce que vous trouvez du « naturel » dans le capitalisme !?

                « ...penser à la définition d’un monde communiste... » Votre définition de communisme est biaisée. Communisme est un système à venir, ce qui était avant c’était du stalinisme, maoisme, titisme etc,.

                "Le capitalisme, comme notre civilisation va mourir...« 
                Depuis plus de vingt ans il n’arrête pas de mourir !

                 »Pouvons-nous apporter des modifications à ce système pour le rendre plus juste ?« 
                Aucune modification possible, l’essence même de ce système la veut ainsi.
                J’ai l’impression que vous partagez des idée avec votre ex président Sarkozy qui voulait »moraliser le capitalisme« 
                Une fumisterie oui.

                 »...le système capitaliste évoluera vers une version plus idyllique...« 
                Voici un exemple concret de ce qui est un esprit formaté, du prêt à penser. Cette forme de pensée aboutit inévitablement à l’aberration mentale.

                Ce système occidental, capitaliste non seulement qu’il n’est pas capable d’évoluer mai il nous donne plutôt des signes du déclin et de la mort prochaine. Et ceci depuis 1989, depuis la chute du mur de Berlin. Mais comme c’est un système bête et méchant il refuse de mourir tout seul. Il cherche à tirer, si possible, le monde entier avec lui.

                 » ..j’aimerai beaucoup que vous vous fendiez d’un article que je lirais avec plaisir, ayant comme beaucoup de personnes ici, soif de connaissances"

                http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/1989-l-annee-ou-l-occident-a-tout-154118


              • Kakapo Kakapo 24 octobre 2014 03:38

                Je suis personnellement très pessimiste. Les idéologies, les systèmes, les organisations ne sont que des moyens qu’ont les dominants de monopoliser l’argent, le pouvoir, la gloire, de posséder les partenaires sexuels les plus convoités, et de pouvoir en jouir avec le moins de contraintes possibles (en réalité, ils sont tout autant aliénés que nous). C’est la nature animale de l’humain, la culture ne peut que très modestement en modérer les effets.
                La forme que ces moyens prennent n’a pas d’importance, seul compte de trouver le moyen le plus efficace : le capitalisme, depuis un moment déjà. S’ils venaient à trouver mieux, ils s’en débarrasseraient sans aucun regret. Ce sont ces dominants (ou d’autres) qui décideront quand l’heure du capitalisme aura sonné et très probablement pour le remplacer par quel que chose de pire : encore plus aliénant et d’autant plus inhumain que son vernis d’humanité sera éclatant. Le progrès, quoi.
                 Bref, vous l’avez compris, j’ai baissé les bras, je n’y crois plus, mais en même temps quelques infimes raisons d’espérer (là est toute la perversité du système). Ce que je peux en penser tout le monde s’en fout, mais j’avais le besoin de l’exprimer, peut-être quelqu’un me montrera que je me trompe.
                Que l’on soit d’accord avec l’article ou pas (je ne suis plutôt pas en désaccord), sujet intéressant et qui invite à la réflexion. Merci à l’auteur.


                • Kakapo Kakapo 24 octobre 2014 12:34

                  Oui, nos maitres disposent d’un formidable instrument qui est en même temps un moteur et un gouvernail. L’argent et le pouvoir leur permet d’être très très réactifs. Ils en tirent une puissante motivation et ont un but clairement défini. Ils ne sont pas seulement dans l’analyse ou la critique, ils agissent concrètement. Le capitalisme est une religion, leur dieu est l’argent. Ce pas seulement une formule, c’est beaucoup plus profond que cela. Nous ne disposons de rien de tout ça, juste le nombre et ce n’est pas suffisant. La philosophie et le monde des idées ne sont que des laboratoires ou puiser quelques idées mais cela ne suffit pas (cf : les 2 intellectuels assis et le con qui marche). Il faut un but clair et précis, des moyens d’agir et une énorme détermination, comme dans une guerre (l’utilisation de la force et de la violence primaire, ne mène qu’à l’échec, pour nous).
                  La liberté nous fait peur, suppose de se responsabiliser. Elle exige un travail de chaque instant. C’est tellement plus simple de se décharger de ce fardeau.
                  Il ne reste qu’à essayer de résister au quotidien à petite échelle, ne plus entrer dans leur jeu autant que faire se peut.


                • Kakapo Kakapo 24 octobre 2014 14:58

                  Bonjour Hervépasgrav,
                  Je suis bien conscient que s’il n’y avait que des gens comme moi, jamais rien ne changerait. La vie est une perpétuelle lutte, il ne faut jamais rien lâcher, mais ça use, ça use...
                  En tout cas, merci de vos réponses.


                • escoe 24 octobre 2014 12:00

                  J’ai lu le Boltansky et Chiapello il y a quinze ans. Ca reste très actuel à beaucoup d’égards.


                  • tf1Groupie 24 octobre 2014 12:47

                    Quel rapport entre le parlement européen et le capitalisme ?

                    Donc Merluchon serait capitaliste ? Faut que je me mette à jour


                    • tf1Groupie 24 octobre 2014 15:00

                      Je ne vois toujours par le rapport .

                      L’auteur a lui-même pris l’exemple de Cohn-Bendit qui se serait « installé dans le système capitaliste » sous pretexte qu’il est devenu parlementaire européen.
                      Mais peut-être n’avez-vous pas lu l’article.

                      Et je veux bien que tu m’expliques quelle soi-disant « ligne » est sensée représenter mon commentaire.
                      Interpréter des coms à tort et à travers c’est très mode sur Avox.
                      c’est ce qu’on appelle le procès d’intentions.


                    • Zip_N Zip_N 25 octobre 2014 11:50

                      A l’auteur,

                      Avec toutes ces solutions et tout ce savoir, cela promet des grands changements smiley


                      • Zip_N Zip_N 25 octobre 2014 20:18


                        Avec ces as de la finance, l’avenir s’annonce meilleur, les autres livres vous en parlez aussi ?l’impressario vous donne combien par livre ? vous vendez bien ! smiley


                        • Zip_N Zip_N 27 octobre 2014 00:56

                          Bah ! cela remplace l’ancien esprit 2 et 3 quelque temps, a quand le prochain esprit...il en parle à la fin du livre ? avec un livre qui sort chaque jour et qui dit autre chose c’est plus probable


                          • Xenozoid Xenozoid 27 octobre 2014 01:11

                            surtout que le capitalism n’est pas nouveau, mais bon qui s’ ;en fout ?

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