Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Société > Le peer to peer, une culture ?

Le peer to peer, une culture ?

Les développeurs de programme de Peer to Peer sont toujours plus innovants contre les outils de répression qu’ils dénoncent et combattent à la fois. En un mot, la culture subversive du Peer to Peer n’est pas près de s’éteindre. Au point que législateurs et fraudeurs se snobent ou se méprisent ouvertement.

Au cœur de la polémique : la culture du sample. Depuis des années les djs house remixent et samplent des morceaux de funk en accélérant les beats. Cela fait plus de 20 ans également que la tradition du rap revisite des mélodies anciennes tirées de morceaux pop. En un mot, le problème c’est que depuis trente ans, toute la culture de la musique va dans le sens de la réappropriation. Et appliquer les lois du droit d’auteur vient parfois à rendre hors la loi de vrais artistes.

Ce n’est ni un phénomène nouveau, ni proprement occidental (loin de là) mais pour évoluer, la culture a besoin de revisiter ses propres objets de consommation. Elle réinvente le flot incessant d’images et de musique. On retrouve ça dans l’art trop peu connu du Video disc jockey. Et sur Internet, cette pratique populaire passe par le lip dub. Disons franchement qu’en privatisant ses contenus, Youtube légitime les grands groupes de musique et censure une culture qui s’apparentait à une démocratisation de l’art contemporain. Même si on comprend bien qu’il faut légiférer et mettre un terme à cette règle tacite du net : tout est permis, le meilleur comme le pire. Aussi, le Web 2.0 est-il tiraillé entre gratuité des contenus et survie économique. Claude LeBlanc, rédacteur en chef de Courrier International, nous explique d’ailleurs que selon lui, la gratuité ne pourra plus durer, car cela limitera forcément la production.

Une chose est sûre, la réponse répressive du gouvernement ne semble pas être au point. Au point qu’il dirigent la culture internet vers une impasse. Pour faire plaisir à Christine Albanel, on peut aussi revenir au minitel. On est vraiment très loin des Etats-Unis de Barack Obama et l’outil internet reste encore un mystère pour les politiques traditionnels français.

Une jeune femme de 21 ans comme Lily Allen comprend mieux le sujet que ceux qui sont chargés de définir l’avenir du Web. On a envie d’utiliser l’argument un peu facile de la différence de générations. Mais si la différence générationnelle peut être une fausse excuse, le clivage ne se situe pas, pour autant, entre hommes de culture et politiques. C’est Luc Besson qui a poussé la provocation jusqu’à utiliser de son autorité pour faire fermer le site Bee motion, temporairement on l’espère.


Le web est il un truc de snob
par STREETREPORTERS_NET


Thomas paperback-writer

 


Moyenne des avis sur cet article :  4.65/5   (23 votes)




Réagissez à l'article

8 réactions à cet article    


  • E-fred E-fred 6 mars 2009 11:07

    bien vu.
    Il n’y a qu’à prendre des droits d’auteur sur un petit pourcentage de ma facture de connection Internet (genre 0.1%) et la redistibuer, par un savant moyen, à ceux qui amènent l’info et qui la font suivre. Ou alors prendre en charge une partie des frais d’hébergement de site etc... les solutions sont multiples...mais ce qui est certain, comme le dit le mon,sieur dans la vidéo, c’est que si on laisse les choses en l’état, l’info sera "uniforme" et on aura une déclinaison de 3 000x le même article...comme il n’y aura plus qu’une seule source...le village...


    • Céline Ertalif Céline Ertalif 6 mars 2009 11:34

      "Le droit d’auteur, c’est aussi quelque part maintenir une diversité de contenu" dit Claude Leblanc dans la vidéo. Je pense que c’est une illusion qui ne tiendra pas.

      Son constat est juste : le tri de l’information est un problème essentiel sur internet et les outils ne sont pas aboutis en la matière. Mais attention ça vient, on est en train de faire des sites immobiliers par exemple qui trient toutes les données, éliminent les redondances et classent les données utiles, textes et images.

      Et on en revient toujours à la question de la nécessité de financer l’auteur. Ce regard reste bloqué sur deux points essentiels :


      - l’auteur est perçu exclusivement comme un individu créateur. Or la création est de moins en moins individuelle. Depuis le XVIème siècle, l’Occident a libéré les individus des autorités tutélaires (en commençant par celles des interprètes de la Bible). Mais aujourd’hui, la création est souvent dans l’insertion d’oeuvres collectives : que ce soit pour la recherche scientifique, pour la rédaction de wikipédia, et dans bien d’autres domaines encore... Au moment où le discours libéral triomphe, le mouvement d’individuation continu depuis plusieurs siècles est peut être en train de se tarir ou même de se renverser.


      - l’argent est un médiateur en panne parce que l’information va plus vite que lui. La force de l’économie occidentale moderne, là aussi depuis la fin du moyen-âge, c’est d’avoir favorisé la liquidité monétaire beaucoup plus fluide que les marchandises. Or avec les techniques de l’information, la monnaie est soit réduite aux signes informationnels monétaires, mais cela pose un problème de confiance (la crise interbancaire mondiale actuelle porte largement là-dessus), soit elle est plus lente et donc moins liquide que l’information. Une marchandise plus rapide que l’argent, ça ne marche pas : ce n’est plus une marchandise, ou ça casse le rôle d’intermédiaire de l’argent.

      Les droits d’auteur et la propriété intellectuelle ne tiendront pas. C’est ça la crise. En plus, les asiatiques y sont hostiles.



      • Lisa SION 2 Lisa SION 2 6 mars 2009 11:36

        " Depuis des années les djs house remixent et samplent des morceaux de funk en accélérant les beats. Cela fait plus de 20 ans également que la tradition du rap revisite des mélodies anciennes tirées de morceaux pop "

        Si vous y regardez de plus près, il n’y a plus besoin d’être musicien pour produire ces types de " musiques " , dont certaines, d’ailleurs ne sont précisément plus qu’un beat qui couvre tout autre instrument alors que le soutien rythmique, qui n’est là que pour donner le battement, disparait derrière tous les autres acteurs tellement ils se sufisent à eux même. Si vous usez d’un jamman, cet appareil qui boucle, vous pouvez reprendre n’importe quelle seconde des Beatles et la reproduire derrière un tchi boum, et chanter par dessus. Comment faites vous pour déclarer à la sacem votre seconde de Beatles. C’est le moyen dont usent la mafia des bêatbox, je veux dire poites de nuit, pour faire leur propre musique sans payer de taxe. La mode est passée et les fêtes privées peuvent elles-même faire leur propre musique sans jamais payer de taxes. J’ai même trouvé un DJ’s qui passe ma musique en boite et me paye l’entrée. 



        • HELIOS HELIOS 6 mars 2009 12:21

          Premier extrait, au debut :

          "imaginons que nous syons dans le meilleur des monde et que tout devienne gratuit, comment voulez vous qu’on arrive a produire quelque chose... il faut bien payer les gens qui produisent..../ /... s’ils savent qu’au bout du compte ils ne vont rien toucher... / /.... on va se retrouver dans une situation ou on ne paiera....(noter ici le silence, important).. on aura plus rien, en terme de production on aura plus rien !

          Le personnage est en train de repeter a la maniere d’un perroquet ce que les industriels et tous ceux qui veulent marchandiser l’ensemble des activités humaines preconisent aujourd’hui. mais il n’a même pas vraiment compris le discours de fond, la preuve, il est incapable, dans sa phrase de terminer le raisonnement que son esprit rejete en fait !... ecoutez, c’est là où il y a le silence et le changement dans la phrase. il se reprends pour raccrocher le discours commun en affirmant la litote : "on aura plus rien"

          Ensuite, il tente maladroitement de demontrer, comme support a l’idée qu’il defend, mais a laquelle son esprit refuse toujours de donner son aval, qu’il en est de même pour la presse.
          L’exemple choisi est tres, tres mauvais.

          Second extrait...

          "...Google, vous avez tous les articles gratuitement. mais si vous regardez bien... / / vous allez avoir 3000 articles... / / 3000 sources differentes sauf que dans les 3000 articles vous avez 2800 fois la même dépêche"

          Ce monsieur est en train de demontrer que le monopole des agences officielles de presse est detestable, que ce n’est pas la gratuité mais la main-mise sur l’information qui est a remettre en cause.
          Cette ouverture qui serait souhaitable peut se faire par l’assouplissement des "cartes de presses" et des "habilitations" qui sont délivrées. Que ce soit, pour l’exemple choisi (la palestine) ou le festival de Cannes, seul une poignée d’habitués ont le droit de "temoigner" au prix fort, car ils payent... à propos de paiement savez vous que Maradona a demandé 30 000€ pour son intervention devant la presse a Marseille lors du match France/Argentine ? Nous sommes encore dans un contexte de marchandisation.

          troisieme extrait :

          Il enchaine ensuite sur les producteurs, en faisant un retour dans le domaine des contenus (c’est l’objet de la lutte contre le "piratage") :

          ".La gratuité va emener les gens sur l’homogeneité, sur l’unicité d’une source quelle qu’elle soit ... ce sera le plus fort qui aura gagné, ce sera .../ / ..Ce sont les maisons de disque... Sony ou Universal qui aura le plus de magot et qui aura reussi a survivre a la bataille qui nous fournira qu’un seul contenu on en aura plus d’autre et là, la diversité n’existera plus..../ /... le droit d’auteur c’est aussi l’avantage de maintenir quelque part une certaine diversité des contenus."

          Il demontre exactement l’inverse de ce qu’il souhaite... il nous explique que la gratuité entraine l’unicité des sources, alors que justement l’unicité provient du monopole de l’emergeance de la creation. tout le monde sait tres bien que les boites qu’il cite ne sont la que pour faire du fric et donc ne sont pas pretes à faire emmerger des talents non rentables au debut, ce que la liberté d’internet sait tres bien faire éclore.

          Il en conclut que le droit d’auteur permet une "certaine" diversité des contenus... phrase a laquelle j’adhère en enlevant le mot "certaine" que je ne souhaite pas interpreter de peur de lui preter des arrieres pensées qu’il ne peut ni ne doit avoir.

          Le vrai sujet est donc evoqué a la fin, c’est le droit d’auteur. Il faut effectivement revenir aux fondamentaux du droit d’auteur, dans le contexxte non marchand.
          Or, cette revision est a faire sur le fond et non pas sur le mode de communication de l’oeuvre audiovisuelle.
          Il faut revoir clairement ce droit et le deconnecter de secteur marchand qui vient s’y frotter. l’auteur d’une oeuvre en garde les droits légitimes c’est clair, personne ne doit pouvoir le deposseder car on ne marchande pas l’esprit. Les droits ne sont donc pas cessible, ni deleguable. c’est la un des nouveaux fondement qu’ils faut prendre en compte pour que les "majors" cessent leur cris d’orfraies.

          Par contre les modalités de ces droits sont a discuter, adapter et valoriser. je n’ai pas de solution toute faite, mais ce dont je suis sur c’est que le modèle actuel est mauvais et même nefaste a la creation et aux auteurs en général.

          Le Peer to Peer n’est qu’un avatar sur le chemin. On s’y attaque non pas pour defendre les auteurs, mais les boites à magot comme le dit l’interview, qui servent elles même de cache misère a des volontés largement plus douteuse comme le contrôle d’internet.




          Tout le monde sait que le cas de la presse est totalement different


          • HELIOS HELIOS 6 mars 2009 12:23

            la derniere phrase est un malheureux avatar de la composition du texte... elle etait en dehors de la fenetre lorsque j’ai cliqué sur "envoyer"


          • HELIOS HELIOS 6 mars 2009 16:35

            Et je ne vous dis pas les fautes... j’aurais du relire.....


          • nounoue david samadhi 6 mars 2009 17:05

            venez creer vos blogger (blogspot) et ouvrez d’abord une adrzesse email google ( gmail )
            puis vous deviendrez un adepte de la syndication ... pour savoir ce qu’est la syndication
            rendez vous sur les blogspot de passionné de vinyls ...
            http://klogfr.blogspot.com/2004/07/vocabulaire-agregation-de-contenu.html

            qu’elle est l


            • Canine Canine 7 mars 2009 18:31

              Je viens de faire la recherche "situation en Palestine" dans google.

              Les cinq premiers liens avaient tous pour sources des dépèches différentes. Quand on illustre son propos avec une illustration qui le contredit, on perd toujours une belle occasion de se taire.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès