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Accueil du site > Actualités > Société > Le piège de l’étalement urbain

Le piège de l’étalement urbain

Plusieurs géographes ont soulignés une forte corrélation entre les votes d'extrémes droite et le lieu d'habitation. Les habitants des zones périurbaines lointaines seraient ainsi beaucoup plus tentés par l'extrémisme. Bien avant ces élections, le think tank Terra Nova (proche du PS) signalait lui aussi que les situations de précarité semblaient de plus en plus corrélées au lieu d'habitation. Retour sur des années d'erreurs urbanistiques.

Le constat

Avoir sa maison et son jardin pour soi : Le rêve de beaucoup de français des classes moyennes. Un rêve qui s'est petit transformé en cauchemar pour des millions de français des classes populaires.

L'histoire commence dans les années 90. L'exode rural a fait baisser fortement les prix des terrains en zone rural. Inversement, les villes sont de plus en plus chères (et ceci est d'autant plus vrai qu'elles sont attractives). Et les gens des classes populaires ont donc souvent le choix entre habiter en appartement en zone parfois un peu sensible ou fuir pour le bon air de la campagne, avoir sa maison et son jardin. Dans les années 90, le pétrole ne coute rien et cela parait pour beaucoup un excellent choix. Faire 80 kilométres par jour, avoir sa maison et profiter de la vie. Beaucoup sont de plus heureux de quitter des banlieues qui au fil des années se sont dégradées. Et cerise sur le gateau, ils peuvent accéder à la propriété. Une couronne située entre 30 et 60 kilométres des grands centres urbains va se repeupler. Mais ce fut un funeste et mauvais calcul.

Un mauvais calcul car d'une part le prix des terrains en ville et à la campagne ne vont pas du tout augmenter au même rythme. En clair, au bout de quelques années, faire le chemin inverse devient très difficile (à moins de redevenir locataire ce qui serait vu comme une régression sociale). Un mauvais calcul car dans le même temps, l'état va se désengager progressivement des zones rurales et semi-rurales. Le maintient des services publics dans des zones peu denses coute très cher par habitant. Et ces zones vues comme étrant en voie de dépeuplement sont sacrifiées en premier.

Pour les entreprises, ces zones ne font pas vraiment réver les cadres. Et à une époque ou l'économie est basée sur la connaissance, peu de nouveaux emplois vont s'y installer. En clair, soit les habitants de ces zones "commutent" et vont travailler en ville soit ils occupent encore des emplois industriels locaux. Or, en 20 ans, ces zones vont se désindustrialiser comme le reste de la France. Le chomage et la précarité vont y exploser.

Ajoutons à cela le prix des carburants. Très bas dans les années 90, il augmente de façon exponentielle dans les années 2000. Le piége vient de se refermer. Commuter devient très cher. Clairement l'appartement en ville eut été un meilleur choix pour des gens à petit budget. Mais la vente de la maison ne permettrait plus de se loger en ville. Revenir en ville signifierait redevenir locataire et aller vivre dans une de ces zones que TF1 présente comme une zone de non droit remplis de délinquants d'origine étrangére. En clair, ce que présente TF1 devient petit à petit une peur très réelle. Celle d'être déclassé et de devoir aller vivre dans ces quartiers de non droit. Le Front National dont les scores en ville sont faibles peut jouer à fond sur la peur. On a en balance d'un coté un rêve chérement acquis et de l'autre le cauchemar du déclassement.

Le déclassement n'est pas qu'une peur dans ces endroits, il est concrêt. La hausse des prix des carburants grêve le budget des ménages de parfois plusieurs centaines d'euros. Le salaire qui permettait de vivre confortablement devient largement insuffisant. Les services publics ferment ce qui oblige à rouler toujours plus. Quand aux commerces locaux, ils ferment aussi, faute de capitaux dans ces zones. Quand un commercant par en retraite, personne ne veut payer pour reprendre son fonds de commerce. Ceux qui en auraient les moyens ne vivent plus la.

A l'inverse, la situation dans certaines banlieues s'améliore. L'état y a investit de l'argent, conscient du coté "explosif" de ces poudriéres urbaines. Et puis, surtout avec le temps passent les générations. On remarquera ainsi que près de Paris, les quartiers les plus célébres (Saint Denis, Aubervilliers) ont été relativement calmes pendant les émeutes. Les quartiers qui se sont soulevés sont des quartiers récents. Ils sont loin du centre. A l'inverse beaucoup de quartiers anciens commencent à se structurer via des associations de quartier. Une partie de leur jeunesse y a pas trop mal réussi et parfois elle habite toujours le quartier. L'ambiance dans des villes comme Ivry sur Seine ou Vitry a ainsi beaucoup changée. A la décharge de l'état, y investir est plus simple car la densité importante fais que pour un euro investi beaucoup plus de monde en profite. Ces quartiers étant toujours à majorité étrangére, les gens ont l'impression que l'état investit pour ces "étrangers" que TF1 leur présente comme étant tous des délinquants. Souvent ces classes populaires ont cotoyées ces étrangers dans les années 80 et 90. Ils vivaient dans les mêmes quartiers en ville. Ils ont l'impression d'avoir travaillés pour se payer ce qu'ils ont et ont l'impression d'une injustice quand ils voient que la situation de leurs anciens voisins s'est plus améliorée que la leur.

Cette situation est purement explosive car la situation dans ces zones périurbaines lointaine a très peu de chances de s'améliorer. Peu attractives pour des gens bien formés, elles n'attirent plus les entreprises sauf subventions exceptionelles. Et lorsqu'elle les attirent, celles ci peinent à recruter des cadres de haut niveau. L'indispensable désendettement de l'état fait aussi qu'il est plus rentable de se désinvestir de ces zones que d'autres. Le coût par habitant y est en effet très élevé. Entre investir dans une LGV qui transportera des millions de personnes et investir dans le rail des zones périrubaines, le choix politique est vite fait. En clair, le ressentiement dans ces zones va aller croissant et cela est assez dangereux pour la cohésion nationale.

Quelles solutions ? 

Comme indiqué plus haut, redynamiser ces zones est extrémement difficile. Faute de densité suffisante, la majorité des villages sont amenés à se dégrader rapidement. Y installer des services publics ne réglera rien et sera très couteux. Construire des logements sociaux en ville pour rapatrier cette population est finalement bien plus économique.

La seule solution est donc de parvenir à ramener une partie de cette population à une distance raisonable des villes. Cela implique de densifier leur premiére couronne. Traduire en clair : transformer des zones pavillonaires en immeubles dans la couronne proche afin de loger plus de monde. Afin que cela puisse fonctionner, une partie importante de ces nouvelles constructions doivent être de type social. Afin d'éviter le délcassement on peut imaginer une "accession sociale à la propriété". Le deal étant, troquez votre maison à la campagne contre un appartement en ville. Les nouveaux quartiers devront être correctement reliés aux transports en communs. Les maisons récupérées par ce biais devront être rendues inhabitables afin que le phénoméne de la périrubanisation ne soit pas perpétué. Dans l'idéal, des terres agricoles prendront leur place.

Cette solution peut paraitre très onéreuse, mais elle ne l'est pas tant que cela :

  • La diminution de la consommation de pétrole va améliorer la balance commerciale. Au final, cet argent pourra alimenter la consommation.
  • Certains services publics pourront progressivement être retirés des zones en question, dégageant ainsi des économies pour l'état.
  • Le chomage et la précarité pourront diminuer ce qui est bon pour les comptes sociaux.
  • Si le déménagement sera potentiellement difficile, un meilleur bien être social s'ensuivra rapidement.

L'alternative probable qui sera choisie par le gouvernement sera de densifier sans offrir de programme de relogement pour les gens de la périurbanité lointaine. En clair, cette nouvelle offre de logement sera utilisée en priorité par les jeunes urbains. C'est une erreur car si cela évitera des départs, cela va renforcer les inégalités géographiques et pourrait conduire à des situations difficiles à gérer à l'avenir. Ce qui s'est passé dans nos banlieues pourrait demain se passer dans nos campagnes. Une telle situation serait extrémement difficile à gérer et il y a urgence à réfléchir à comment reconcentrer la population autour des centres urbains.


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17 réactions à cet article    


  • interscope 1er juin 2012 11:02

    Et oui malheureusement prévisible...

    La volonté de devenir propriétaire à tout prix a fait perdre le sens des réalités à beaucoup.

    On rajoute là dessus des banques (dont une en particulier) qui ont prếtés fin des années 90 et 2000 à tire larigot genre « mais non chez nous c’est pas 30% d’endettement qu’il ne faut pas dépasser, mais c’est le reste à vivre qu’il faut garder », bilan un collègue en a prit pour 25 ans avec un taux d’endettement à 37 % au final !

    Le tout pour une maison à 30 km de son lieu de travail et un bien actuellement inrevendable car le marché de l’immobilier s’est complètement écroulé dans mon département depuis 3 ans.

    Des biens estimés (ou qui ont coûtés, car construit depuis peu) à plus de 200 000 €, que l’on baisse à 180 000 puis 160 000 € et qui ne trouvent toujours pas preneur... En cas de gros soucis (perte d’emploi, divorce) bonjour l’angoisse.

    Surtout les emmerdes arrivent généralement au bout de 2 ans, après la fin de l’exonération du foncier bâtit...

    Pas que le foncier à la campagne soit excessif, mais les 500 / 600 € que l’on ne sort pas pendant cette période permettent de mettre un peu de beurre dans les épinards (genre payer le chauffage, partir en vacances), et puis lorsque cela s’arrête le moindre imprévu financier (de la simple amende au soins dentaires genre pose d’une couronne) devient catastrophique.

    Pour info : je suis propriétaire en ville mais je bosse en milieu rural depuis près de 20 ans, alors je me permet quelques conseils.

    La vie à la campagne c’est génial ? Oui au printemps et en été, le reste de l’année c’est un peu terne. C’est génial aussi tant que les enfants sont à l’école primaire, une fois au collège
    vous passerez votre mercredi et vos week end sur les routes pour les amener voir leurs copains / faire du sport....

    En hiver c’est froid : ne pas oublier que même à surface égale une maison coutera bien plus cher à chauffer qu’un appartement. On va me rétorquer que l’on peut se chauffer au bois, cela tombe bien je le fais depuis 10 ans, c’est sympa, c’est sportif aussi la tronçonneuse et le merlin... manque de bol c’est aussi une discipline de vie, et devoir se lever à 2 h du matin pour recharger le poêle parcequ’il fait -15 dehors est moins marrant... Pareil si vous partez en week end, même bien isolé, au bout de 48 h sans chauffage il fait 14° !

    Services Publics en tout genre (et je prends en compte la poste comme l’épicerie ou la pharmacie ou le docteur) : préferer le chef lieu de canton qui -généralement- est bien pourvu... par contre ne pas s’attendre à ce que vous aviez en centre ville....

    Internet : 8 méga c’est du luxe, et pour le dégroupage...

    Bilan : il vaut mieux rester un bon locataire en ville qu’un mauvais propriétaire en milieur rural. A moins d’avoir hérité, j’estime que pour garder une vie sociale normale, ne pas avoir le couteau sous la gorge le 20 de chaque mois, ne pas s’engueuler avec son conjoint, pouvoir partir en vacances de temps à autre il faut :
     
    - ne pas emprunter sur plus de 15 ans,
    - avoir un apport suffisant pour rester en dessous de 20 % de taux d’endettement,
    - gagner entre 3500 & 4000 € / mois (là je vais me faire tirer dessus)

    Alors on me dira que certains le font avec moins, mais mon travail (je bosse au Trésor Public) me fait rencontrer chaque jour des personnes qui se retrouvent dans la merde car elles sont hors des normes que je viens de citer, et quand je dis la merde il faut avoir vécu des crises de nerfs, de pleurs dans un bureau pendant 1 heure pour voir que le terme n’est pas galvaudé... dans le meilleur des cas c’est papa-maman qui payent chaque mois les fins de mois (justement) difficiles, puis les cantines puis les impôts et autres redevances, sinon les engueulades, les dossiers de surendettement puis divorces violents...

    Le prix des carburants ne baissera pas, comme celui de l’energie en général, les frais fixes et obligatoires (genre assurances, impôts) non plus. D’autres dépenses auquelles ont ne pense pas au moment de l’acquisition immobilière finissent par arriver : comme l’ obligation de payer une partie de la maison de retraite de vos parents, frais d’études supérieures des enfants...

    Conclusion : bien réfléchir avant de signer, pour une construction majorez votre budget de 12 à 14 % (même si vous passez par un constructeur il y a toujours des surprises), pour de la rénovation... prévoir très très large !

    A méditer !


    • Marc Bruxman 1er juin 2012 12:31

      Oui c’est une évidence, être propriétaire coute cher et il vaut mieux en avoir les moyens ! Sinon la location n’est pas un mauvais choix. Car parfois, il y a de gros travaux à faire (type étanchéité de toiture) et la ca fait très très mal !

      L’habitat en zone rurale n’est plus que très rarement adapté : si vous êtes riches, vous préférerez largement une maison très proche de la ville ou un appartement spacieux ! Mais certains issus de la campagne ont parfois le mal du pays : J’ai déja vu certains Parisiens qui auraient eu largement les moyens de loger correctement au centre ou en premiére couronne aller s’exiler au fin fond de la seine et marne. Résultat : galére de transport mais perte d’accès à la culture et à tout ce qui fait la vie parisienne. En clair, tous les inconvénients de Paris sans les avantages.

      Ce qui est certain c’est que la baisse des prix va être beaucoup plus violente dans ces zones périurbaines lointaines qu’elles ne vont l’être dans les centres. On voit d’ailleurs déja que les maisons (souvent lointaines donc) baissent plus vite que les appartements. Ce décrochage la va être de plus en plus visible.


    • foufouille foufouille 1er juin 2012 15:05

      « vous passerez votre mercredi et vos week end sur les routes pour les amener voir leurs copains / faire du sport.... »
      vehicule sans permis, ca existe

      « devoir se lever à 2 h du matin pour recharger le poêle parcequ’il fait -15 dehors est moins marrant.. »
      on est plus au moyen age
      tu isoles, te paye une chaudiere ou un insert avec bouilleur flamme verte

      "Services Publics en tout genre (et je prends en compte la poste comme l’épicerie ou la pharmacie ou le docteur) : préferer le chef lieu de canton qui -généralement- est bien pourvu...« 

      pas plus loin qu’en ville

       »il vaut mieux rester un bon locataire en ville qu’un mauvais propriétaire en milieur rural."
      et prendre un avocat pour que le bailleur fasse l’entretien
      le smic est en dessous de 1100


    • foufouille foufouille 1er juin 2012 15:20

      il y a aussi le poele ou chaudiere a granule

      moins chiant, le poele de masse


    • interscope 1er juin 2012 16:30

      Je confirme pour se lever la nuit en cas de grand froid genre température en dessous de -10° : j’ai un pôle johtul 14 kw (le plus gros), 24 cm d’isolation sous la toiture (2 cm de volige plancher bois + 20 cm de laine de bois + 2 cm de pavatex qui est un parepluie en bois reconstitué -donc isolant), les murs sont en pierres, font 85 cm d’épaisseur + isolation laine de bois et je dois me relever la nuit.

      Par contre pour des températures hivernales dans la norme (entre +10 et -5) c’est génial et économique.

      Pour ce qui est des pôeles a granuler oui c’est bien, sauf que le « pelé » n’est pas donné. que l’on n’en trouve pas à chaque coins de rue, et on retombe toujours dans les mêmes travers : prix de la matière première + le transport = un surcoût non négligeable.

      Pour la voiture : qu’elle soit sans permis ou pas ne change rien à ma démonstration car il faudra toujours du carburant pour la faire avancer..


    • foufouille foufouille 1er juin 2012 16:37

      ton bois brule donc trop vite ou tu veut 26°
      je me releves pas la nuit
      et isolation proche de zero

      pour le pellet, ca se democratise
      si tu as deux cheminees, tu peut aussi monter petit a petit une chaudiere ou un bouilleur pas cher


    • foufouille foufouille 1er juin 2012 17:35

      « ’ai un pôle johtul 14 kw »
      poele ou insert avec ventilation ?


    • Olivier 1er juin 2012 12:33

      Encore un nième texte de culpabilisation des électeurs FN, où on se garde bien d’analyser les véritables raisons de ce vote.
      Mais vous reconnaissez -involontairement bien sur- ce que sont ces raisons lorsque vous évoquez la peur « (....) d’être déclassé et de devoir aller vivre dans ces quartiers de non droit. »
      En fait tout s’est ligué contre les classes moyennes et populaires « de souche » : la spéculation immobilière rend impossible de se loger en ville et en proche banlieue (spécialement en région parisienne), avec la circonstance aggravante du chômage et de la faiblesse des salaires qui interdit en fait aux jeunes générations de pouvoir espérer un jour devenir propriétaires.
      D’autre part la dérive des quartiers de banlieue abandonnées à une immigration aggressive de colonisation, et qui comme vous le dites bénéficie de toutes les attentions des pouvoirs publics (les fameux milliards de la « politique de la ville », payés par les français bien sur, en récompense de la casse et de la délinquance), et qui les rend inhabitables du fait du communautarisme de plus en plus intolérant, et du fait aussi que les logements sociaux (payés par les français bien sur) sont de facto réservés aux nouveaux immigrés.

      Alors les gens ont le droit, ne vous en déplaise, d’émettre un vote de protestation, si tant est que leur sort vous intéresse...


      • Marc Bruxman 1er juin 2012 12:52

        Bonjour Olivier,

        Non je ne culpabilise pas ces gens. Si étalement urbain il y a eu, les politiques en sont grandement responsables. Dans beaucoup de grandes villes, les coefficients d’occupation des sols ont été gardés très bas dans la périphérie proche du centre ville. Beaucoup de tentatives de densification ont été bloquées pour diverses raisons fallacieuses : souvent l’écologie servait de prétexte pour garantir les intérêts des proprios.

        Concernant les véritables raisons du vote FN, vous me citez de façon incompléte, je vais donc rétablir la situation : Les gens craigne d’aller vivre dans des endroits que la télévision PRESENTE comme des zones de non droit. Ne vous méprenez pas, j’ai vécu dans des quartiers pas terribles de la proche banlieue parisienne et oui il y a des problèmes. Maintenant si la télé parlait de mon quartier, je ne le reconaissez pas pour autant. Le problème n’est pas le déclassement objectif mais une impression et une peur du déclassement, ce que toutes les enquêtes montrent. 

        "En fait tout s’est ligué contre les classes moyennes et populaires "de souche" : la spéculation immobilière rend impossible de se loger en ville et en proche banlieue (spécialement en région parisienne), avec la circonstance aggravante du chômage et de la faiblesse des salaires qui interdit en fait aux jeunes générations de pouvoir espérer un jour devenir propriétaires. "

        Se loger en région parisienne n’est pas impossible, mais cela revient effectivement cher. Maintenant prenez en compte que vous pouvez être autonome en RP sans posséder de voiture et tout de suite cela revient beaucoup moins cher. (Car le budget voiture a un coût certain).

        ’D’autre part la dérive des quartiers de banlieue abandonnées à une immigration aggressive de colonisation, et qui comme vous le dites bénéficie de toutes les attentions des pouvoirs publics, et qui les rend inhabitables du fait du communautarisme de plus en plus intolérant, ’

        Vous exagérez ou regardez trop la télévision. Tout n’est pas rose en banlieue (j’y ai vécu et j’ai même eu des enmerdes avec des racailles) mais ce n’est pas non plus invivables. D’ailleurs, une fois que vous êtes identifiés comme vivant dans le quartier, ils ne vous ennuient généralement plus beaucoup.

        "et du fait aussi que les logements sociaux (payés par les français bien sur) sont de facto réservés aux nouveaux immigrés."

        Faux, la plupart des nouveaux immigrés comme vous dites se logent dans le parc privé. Des anciens immigrés qui ont bien réussis ont achetés des appartements et ils les louent à pris d’or dans le communauté. D’autant plus à prix d’or que vous êtes sans papiers d’ailleurs. Les nouveaux habitants passeront plusieurs années dans ces logements, jusqu’à trouver une solution plus durable. Visitez un jour la zone des landis entre Saint Denis et Aubervilliers et vous verrez de quoi je parles. D’ailleurs ce sont rarement les derniers arrivés qui foutent la merde : ils sont venus pour bosser et savent ce que c’est que la vie dure. Leurs enfants (la deuxième génération) est celle qui souvnet pose problèmes et la troisiéme génération en général réussit beaucoup mieux. Ce n’est pas comme ca qu’en France, des études dans le reste de l’europe montrent sensiblement le même pattern.

        « Alors les gens ont le droit, ne vous en déplaise, d’émettre un vote de protestation, si tant est que leur sort vous intéresse... »

        Bien sur qu’ils ont le droit de protester, et même de voter en protestant s’ils veulent. Nous sommes en démocratie. Mais ce vote ne résoudra pas leurs problèmes.


      • lsga lsga 1er juin 2012 13:03

        excellente analyse !


        • non667 1er juin 2012 16:30

          l’élevage en batterie fait des émules comme horizon indépassable ! smiley smiley smiley smiley
           article politiquement correct et propagande du N.O.M. !


          • Soi Même 1er juin 2012 17:20

            Tous est dit, avec une dose de se que l’on appel l’opinion publique, là où l’on à une vie confortablement on à peur d’être volé, là où l’on vit dans taudis on rage de l’opprobre publique.

            En fait à ma connaissance il y a peut de partie qui ne fleurte pas sur la démagogie pour soutiré les voix !
            Et le comble celui qui dit la vérité est évincé du jeux politique !


            • c.d.g. 1er juin 2012 17:25

              Etant donné l etat des finance de l etat, je crois pas que ca soit possible d offrir des appartements en ville proche en echange de maison dans des coins paumés
              a mon avis, on devrait en priorite s occuper de ceux qui n ont pas encore fait l erreur d aller s installer loin

              Par contre on pourrait commencer par rendre le statut de proprietaire moins interessant. Apres tout la suisse et l allemagne ont un % de proprietaire inferieur au notre et s en sorte mieux que nous car ca permet plus de mobilite et de ne pas investir son argent dans des parpaings
              Jusqu a maintenant une grande partie de la population raison avec les schemas de pensée de ses parents : tu achete, tu fais une plus value, tu rachetes plus grand, tu gagnes encore plus et ainsi de suite
              Quand la machine va s inverser ca va faire mal (et c est en cours en france, c est deja fait en espagne), mais au moins ca devrait vacciner contre la propriete leurs enfants, qui vont devoir se serrer la ceinture et se geler dans une maison froide l hiver.

              PS : une bonne raison pour laquelle ses petits villages ne trouvent pas de medecins ou de cadre qui veulent s y installer c est le travail feminin.
              Maintenant les 2 conjoints travaillent. donc meme si l un d entre eux trouve du travail là, l autre n en trouvera jamais (C est vrai meme dans des villes moyennes. mon ex societe avait du mal a recruter a cause de ca).
              Donc au final habiter a la campagne ca coute plus cher que d habiter en ville acr 1 salaire au lieu de 2. Si on veut limiter le phenomene, il faut que les familles vivant sur 1 salaire soient avantagées par rapport a celle dont les 2 conjoints travaillent. et c est pas du tout la direction du gouvernement actuel


              • foufouille foufouille 1er juin 2012 17:41

                il y a moins de monde car les logements sont vetustes, voir de 1900
                en plus vendu tres cher pour ce que c’est
                les bailleurs preferent souvent laisser pourrir puis revendre
                comme il y a moins de monde, il y a donc moins de services « proches » mais pas de feu rouge
                le medecin qui veut gagner 5000 evites donc de s’installer


              • Marc Bruxman 1er juin 2012 18:22

                "Etant donné l etat des finance de l etat, je crois pas que ca soit possible d offrir des appartements en ville proche en echange de maison dans des coins paumés
                a mon avis, on devrait en priorite s occuper de ceux qui n ont pas encore fait l erreur d aller s installer loin"

                C’est probablement ce que va faire l’état en densifiant (déja annoncé) mais si cela va éviter d’aggraver les problèmes, cela va laisser une grosse part de la population de plus en plus frustrée. Ce n’est pas bon.

                "Par contre on pourrait commencer par rendre le statut de proprietaire moins interessant. Apres tout la suisse et l allemagne ont un % de proprietaire inferieur au notre et s en sorte mieux que nous car ca permet plus de mobilite et de ne pas investir son argent dans des parpaings « 

                Il suffit de supprimer les niches fiscales et exonérations diverses. Mais être proprio n’est déja pas si intéréssant que cela. C’est juste ancré dans nos mentalités. Et c’est surtout le seul placement avec effet de levier (comme dise les financiers) accessible à monsieur tout le monde. (Effectivement l’effet de levier, quand ca baisse, ca fait trèèèsss mal !).

                 »Quand la machine va s inverser ca va faire mal (et c est en cours en france, c est deja fait en espagne), mais au moins ca devrait vacciner contre la propriete leurs enfants, qui vont devoir se serrer la ceinture et se geler dans une maison froide l hiver."

                Ca ne vaccinera personne car quand ca va baisser vraiment, il y aura pléthore d’opportunités. Les vieux vont se faire tringler (la vie de travail va se volatiliser pour reprendre la diatribe sarkozyste), ceux qui habitent déja dans des endroits désirables et n’ont pas prévu de vendre s’en foutent et ceux qui n’ont pas achetés et auront du cash pourront faire des affaires.

                Par ailleurs, les marchés de la location et de la vente ne sont pas couplés. On peut s’attendre à ce que le prix de vente baisse beaucoup plus que le prix d’achat (en contrepartie d’un financement plus difificile). Socialement ce n’est pas top : Si j’ai 100K€ en cash sur mon compte j’achéte à pas cher, si je n’ai rien, je loue cher. (Sauf énorme efforts de constructions de logements).

                "PS : une bonne raison pour laquelle ses petits villages ne trouvent pas de medecins ou de cadre qui veulent s y installer c est le travail feminin. « 

                Votre point est juste, mais je ne crois pas que ca suffirait. Même si ma femme trouvait du travail, je doute qu’elle voudrait aller vivre la bas ;) Pas plus que moi d’ailleurs. La ville, c’est l’accès à la culture, aux spectacles, aux lieux de loisirs. A moins d’y être forcé, je n’abandonnerai cela pour rien au monde. 

                 »Donc au final habiter a la campagne ca coute plus cher que d habiter en ville acr 1 salaire au lieu de 2. Si on veut limiter le phenomene, il faut que les familles vivant sur 1 salaire soient avantagées par rapport a celle dont les 2 conjoints travaillent. et c est pas du tout la direction du gouvernement actuel"

                Mais au final, pourqoui payer pour sauver un mode de vie qui est dead ? Le problème avant tout c’est que l’on ne veut pas renoncer au mode de vie rurale : maison, jardin, chien, potager. Le problème c’est qu’il aurait été bien mieux de réguler la constructions en augmentant les COS proche de la ville très fortement et au contraire en les réduisant très fortement lorsque la distance augmente.


              • cancrela 2 juin 2012 00:27

                Bonjour l’Auteur,
                J’aimerai comprendre une chose, qui j’espère vous m’aiderez à le faire.
                La natalité des Français est aux environs de 2, donc la population française reste stable.
                En 2011 s’est construit 400 000 logements toutes zones confondues.
                Donc l’offre du logement devrait être supérieur à la demande ; si l’offre est supérieur à la demande, mécaniquement le prix des logements devraient baisser, non ?
                Hors ce n’est pas le cas.
                Je prends le cas d’un ami, fonctionnaire, qui dort dans sa Twingo, sa femme et ses enfants dorment dispersés dans la famille. C’est certes une situation étonnante mais bien réelle.

                Mais où donc est le problème ? Et surtout, que ce fonctionnaire issu d’une famille instituteurs ayant toujours voté à gauche, lui-même ayant jusqu’à présent voté à gauche s’est mis à donner sa voix, ainsi que sa femme pour la bête immonde ?

                J’ai beau lui expliquer que c’est impossible, qu’il n’a pas fait de demande de logement (il est prêt à habiter dans le quartiers dits de non-droits tels que les nomme l’extrême droite) ; rien n’y fait, il y a toujours des cas prioritaires dont les dossiers passent avant le sien prétend- il.
                Je pense pour ma part qu’il s’y est très mal pris, il n’a pas du bien les remplir ou oublier une pièce quelconque qui bloque son dossier.

                Si vous pouviez m’éclairer, ce serait vraiment sympa.
                Merci d’avance et cordialement


              • foufouille foufouille 2 juin 2012 10:44

                de nombreux logements sont vetustes par manque d’entretien

                certains sont pour les classes moyennes vu le loyer
                donc les grandes villes ont peu de logements disponible
                par contre il y a de la place dans les tres petites villes de province

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