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Accueil du site > Actualités > Société > Le « plus vieux métier du monde » est aussi l’un des plus dangereux (...)

Le « plus vieux métier du monde » est aussi l’un des plus dangereux !

Le monde médiatique nous sort de son chapeau des victimes à la mode qui ne font la une qu’un temps, celui d’une émotion collective, d’un engouement éphémère avant de retomber dans l’oubli. Loin de l’écran, loin du cœur ! Hier, il s’agissait des suicidés de France Télécom, avant-hier, des bébés congelés, des victimes de Marc Dutroux ou des noyés du tsunami. Certaines catégories, par contre, reviennent de façon récurrente au fil des faits divers, l’espace d’une émotion limitée dans le temps, comme les naufragés clandestins sur les côtes méditerranéennes, les civils irakiens ou palestiniens, les policiers ou les incarcérés suicidaires, juste l’instant de la diffusion d’un reportage, d’un débat à la télévision, d’une intervention ciblée sur un forum. Ensuite, la catégorie brièvement surmédiatisée retombe dans l’anonymat et l’indifférence. La prostitution entre dans ce critère qui autorise le sensationnel et l’apitoiement scénarisé avant de retourner dans l’oubli et la routine quotidienne. La mort d’une prostituée, qu’elle se soit suicidée, ou qu’elle ait été assassinée ne mobilise les médias que s’il y a crime en série, fait divers sordide ou croustillant avec mutilation, implication de personnalité politique ou du show-business. Bref, quand il a matière à une belle affaire du genre Patrice Alègre, la presse et l’opinion s’enflamme, mais en dehors de cela, la prostitution n’intéresse les médias que dans une optique d’audience, donc de sensationnel. En dehors amateurs de faits divers, qui se soucie de la mort d’une « petite pute » ?

Sauf à prendre en considération les membres des gangs latinos, d’Europe de l’Est ou du Caucase, les civils irakiens lambdas ou les mineurs de fond ukrainiens, russes, chinois ou sud-africains, aucune catégorie d’individus n’est autant touchée et exposée à la violence et la surmortalité que la prostitution. Car, si les militaires en opération, les pompiers, les démineurs et de plus en plus rarement les pilotes de Formule 1 et quelques autres prennent des risques et essuient des pertes, ils n’en sont pas moins entourés d’une logistique et de précautions qui les protègent et réduisent considérablement les dangers. La prostitution, sans mauvais jeu de mots, évolue par contre dans un milieu non protégé, souvent violent et hostile et n’attire que peu de compassion. Les prostituées ne sont pas toutes des call-girls à 1000 euros la nuit, avec garde robe, maquillage et esthéticiennes, loin de là. La majorité évolue dans un milieu plus banal et moins glamour fait d’insécurité, de violence, de cruauté, de drogue et de misère sociale et affective. La fille de joie par contre est tristement seule face à la délinquance, la drogue, la police, les clients, les proxénètes et les fous.

En dehors d’associations spécialisées dans l’assistance et le soutien moral des prostituées, la société réprime, pénalise, dénonce, mais ne fait pas grand-chose pour les filles de la rue. Certains pays sont plus répressifs que d’autres, mais en fin de course, la prostituée est gênante, elle ne doit pas être trop visible, ni trop protester. Au plus, elle fait ricaner les bien pensants, est sujette à des blagues graveleuses, au mieux elle sert d’alibi à des pseudo-féministes qui se servent de leur misère et de leurs problèmes pour assouvir leur haine contre les hommes, sans réellement se soucier du sort des filles. La condamnation anti sexiste a remplacé progressivement la condamnation morale et religieuse.

La compassion est sélective et à géométrie variable. Elle suit des modes et répond à des schémas émotionnels. Tout est orchestré pour faire pleurer Margot à condition que cela fasse du chiffre, du fric et de l’audience. Avant d’aller plus loin sur la prostitution, elle aussi fort concernée par le suicide, revenons sur le traitement des autres catégories s’adonnant elles aussi à l’autolyse. Salariés menacés de licenciement, de délocalisation ou de harcèlement, cadres surmenés, détenus, policiers, petits commerçants acculés à la faillite ou adolescents passant des « pactes suicidaires » sut Internet, ils ont tous été un jour, une semaine en haut de l’affiche, le temps d’une émotion et d’un gros titre, avant de retomber dans l’indifférence générale. Reste le cas troublant des paysans qui amènent pourtant un fort contingent de suicidaires.

Le paysan est à plaindre quand il est considéré comme une victime immolée sur l’autel du profit par les multinationales, les banques et les règlementations de Bruxelles. S’il s’agit d’un petit producteur bio, qui a chanté les louanges de l’altermondialisme et de la production sans pesticides, tout le monde s’insurge et proteste avec véhémence, même s’il n’a fait que prendre 3 Valium.

Par contre, comment réagir à la mort par pendaison, fusil de chasse ou ingestion de mort-aux-rats d’un vague péquenaud surendetté auprès du Crédit Agricole et qui utilise quelques herbicides ou de la bouillie bordelaise. Comment réagir quand feu l’exploitant agricole est un être humain, un bras de la communauté paysanne, mais en même temps un sale pollueur qui veut du mal à la planète et qui ne chante pas le crédo bio ! Or, les paysans qui se suicident ne sont ni les grands céréaliers inondés de subventions, ni les membres d’une secte qui parlent aux radis en trayant les chèvres. La plupart des cas désespérés sont des hommes vivant sur une exploitation de taille moyenne, souvent célibataires, endettés jusqu’au désespoir, quelquefois grands buveurs, mal préparés aux mutations de la société. Ils subissent les restrictions, l’isolement affectif et culturel et sentent lucidement la fin d’une époque. Mais comme de nos jours, il existe de bonnes victimes et de moins bonnes, l’opinion ne s’attarde pas trop sur leurs problèmes. Qui oserait plaindre un suicidé qui aurait eu l’outrecuidance de planter une parcelle de maïs OGM ?

Les prostituées sont elles aussi des incomprises qui servent d’alibi à la compassion, à l’indignation sans que l’on fasse réellement quelque chose pour elles. Et pourtant, ce qu’elles endurent dépasse largement ce que l’on peut subir comme humiliation, contrainte et harcèlement à La Poste ou à EDF et rares sont dans le privé les petits chefs qui se comportent avec la cruauté d’un maquereau albanais.

Violence des souteneurs, aliénation aux drogues dures fournies par les dealers, mépris du citoyen de base et de nombreux clients, harcèlement policier et fiscal, agression par des loubards de banlieue qui les rançonnent, pervers et malades mentaux qui les cognent ou les injurient, tout est réuni pour que cela finisse mal. Sans parler du sida, des hépatites et autres pathologies gynécologiques.

Compassion à géométrie variable donc, bonnes et mauvaises victimes dans notre univers dichotomisé. Comparaison possible avec les malades du sida de la première heure, à l’époque où la presse parlait des 4 H, Haïtiens, Homosexuels, Héroïnomanes et Hémophiles. La dernière catégorie étant celle des victimes innocentes, celle du sang contaminé. Les trois autres, c’était « les nègres, les pédés et les drogués », donc des individus qui attiraient moins la pitié et la charité organisée. L’opinion publique a modifié heureusement son jugement et son comportement au fil du temps, on ne peut que s’en réjouir, mais l’ostracisme persiste, l’échelle de valeur qui classifie les victimes continue dans d’autres domaines dont celui de la prostitution. La société dans son immense majorité est routinière, réagit à des modes et des enthousiasmes médiatiques à la limite de la frénésie et de la suractivité quasi hystérique aux phénomènes et événements et ne va hélas guère plus loin.


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64 réactions à cet article    


  • rocla (haddock) rocla (haddock) 23 septembre 2009 10:13

    Compassion à géométrie variable donc ,

    très bonne conclusion Georges la vie vaut la même chose pour tous , que l’ on soit pute , employé FT , président , noir , blanc , jaune , PD , lesbienne , cammionneur , inuit , photographe , taxiwoman ou tenacier de débit de lait ,

     C ’est quel jour qu’ on deviendra moins con ?

    Bisou à touts les p’ tites nanas qui arpentent les rues .


    • Yohan Yohan 23 septembre 2009 10:23

      Comprends pas les votes négatifs sur cet article


      • Georges Yang 23 septembre 2009 10:26

        Je les comprends, ils viennent justement de ceux qui ont une compassion à géométrie variable !


      • Fergus Fergus 23 septembre 2009 10:59

        Bonjour, Yohan et Georges.

        Moi non plus, je ne comprends pas très bien ces votes négatifs. A moins qu’ils n’illustrent une fois de plus le rejet de toute compassion envers une marginalité que l’on veut bien plaindre, mais uniquement après que tout ait été entrepris pour aider les « honnêtes gens » en difficulté sociale. C’est, hélas, humain ! Cela dit, je crois que cet article, très intéressant, a un peu tendu la perche aux critiques en semblant établir un parallèle entre le travail et la marginalité.

        Ce constat fait, tout ce qui peut contribuer à dénoncer le sort fait aux prostituées est à saluer et à encourager car ces filles, notamment les plus jeunes, sont en danger constant tant il existe de pervers et d’individus sous l’emprise des drogues et de l’alcool. Sans compter les exigences et les méthodes radicales de soumission mises en oeuvre par les réseaux de proxénétisme.


      • Georges Yang 23 septembre 2009 11:09

        Je ne fais pas de parallèle entre travail et prostitution, car la prostitution est un métier, pas toujours choisi de son plein gré certes, mais devient-on ouvrier de son plein gré quand on est non qualifié et né pauvre ?
        Par contre, je fais le parallèle avec les paysans qui, quand ils ne répondent pas à la mode écolo actuelle, sont considérés comme des ennemis de la société et peuvent donc crever dans l’indifférence et le mépris.


      • LE CHAT LE CHAT 23 septembre 2009 11:21

        @GEORGES YANG

        la prostitution est également un revenu d’appoint pour certaines mères de famille qui n’arrivent plus à faire face à la chéreté de la vie , mais aussi à des étudiantes pour qui sans cela les études seraient impossibles à financer ( tout le monde n’a pas la chance d’être né fils ou fille d’énarque ou de patron du CAC40 )


      • Fergus Fergus 23 septembre 2009 11:40

        Je n’ai pas laissé entendre que l’article faisait le parallèle entre le travail et la prostitution, mais « semblait » le faire dans sa construction, ce qui est très différent.

        Pour ce qui est des paysans modestes (il y en a dans ma famille), c’est très rarement en raison d’une pression de nature écologique qu’ils se suicident, mais poussés par un étranglement financier qui met en péril leur exploitation.

        En outre, comme vous l’avez dit vous-même dans un précédent article, il n’y a, en général, pas de cause unique au suicide, l’isolement affectif, les problèmes de santé, oui le refus des enfants de pérenniser l’exploitation pouvant jouer un rôle déterminant dans le passage à l’acte.


      • rocla (haddock) rocla (haddock) 23 septembre 2009 10:32

        Elle et pas variable Georges elle est à sens unique ...


        • LE CHAT LE CHAT 23 septembre 2009 10:39

          excellent article , pour moi la prostitution ne devrait pas être répréhensible si elle est volontaire et librement consentie , chacun étant après tout libre de son corps , seuls les proxénètes par contrainte devraient être poursuivis .

          il est scandaleux que l’état français qui ne reconnait pas la profession , et encore moins la dangerosité de la profession , n’oublie par contre pas les prostituées au niveau du fisc !!!


          • Paradisial Paradisial 23 septembre 2009 17:26

            Le Chat,

            T’imaginerais-tu plus jeûne, inscrivant sur un formulaire administratif quelconque :

            Profession de la Mère : prostituée

            Profession du Père : __________ (j’en ai pas)

            Et aimerais-tu voir tes filles évoluer en prostituées ?!!

            Non Monsieur, au lieu d’inciter à la professionnalisation de la prostitution, ou à condamner celle-ci comme fait social, il serait plus judicieux de condamner nos sociétés qui jettent au banc de la société et La Femme et L’Homme, menant de plus en plus d’humains à la misère économique et sexuelle (qui n’en est d’ailleurs qu’une des conséquences, entre autres).

            La femme c’est ma mère, c’est ma soeur, c’est mon épouse et c’est ma fille. Salir La Femme c’est salir ces femmes là. Délaisser La Femme à la misère c’est délaisser ces femmes là, et c’est avilir la société entière, La Femme en est la moitié constitutive, voire en est l’Ecole et le Ventre Fécond.

            Aucune mère n’aimerait être réduite à se prostituer pour nourrir ses enfants, et aucun enfant n’aimerait voir sa mère réduite à cette misère là.

            Tout père aspire à ce que sa petite fille puisse s’émanciper pleinement dans la vie.

            Aucun père n’aimerait imaginer que la jolie petite fille qu’il a mise au monde, et qui est la prunelle de ses yeux, puisse être réduite à une chose sexuelle à travers laquelle la salissure humaine assouvit sa misère.

            La misère est l’ennemie premier de La Femme esseulée.


          • Paradisial Paradisial 23 septembre 2009 17:41

            L’homme misérable et miséreux est le second.

            [cette fois-ci c’est pas d’argent que je parle]


          • Yvance77 23 septembre 2009 18:21

            Chaton salut,

            Mais c’est le cas. Pour les nantis ou les ministres c’est Champagne, pince-fesses au rez-de-chaussée et chambre à l’étage. Le syndrome Berlusconi quoi !

            Pour les manants moi et surtout toi smiley c’est trottoir, police, mitard si rébellion aux forces du désordre.

            Beau post sinon

            A peluche


          • fouadraiden fouadraiden 23 septembre 2009 22:30

            très drôle Léon mais vs savez que les pères musulmans n’y sont pour rien. telle est la volonté de Dieu.

            aha ha ha ha


          • Paradisial Paradisial 24 septembre 2009 00:24

            Léon,

            Que je vous trouve naïf avec vos clichés et éxagérations.

            L’Islam preserve la femme et l’élève.

            Si vous en doutez sérieusement je vous invite à visionner ces quatre portions du documentaire The Signs relatives à ce sujet et à cette idée là :

            La vérité sur l’islam - 2

            Le système du dajjal - 1

            Le système du dajjal - 2

            La vérité sur l’Islam - 1

            J’ose espérer que vous soyez un tant soit peu curieux, car vous risquerez d’être fort étonné.


          • LE CHAT LE CHAT 24 septembre 2009 09:52

            @paradisial

            je ne décide pas ce que mes enfants majeurs font ensuite de leur vie , on est en France et ils sont LIBRES ! être politicien ne vaut guère mieux que prostituée par ailleurs ....

            @fouadraiden

            Dieu ne dicte rien car il n’est rien qu’une création de l’homme à fin de domination sur les masses !


          • Annie 23 septembre 2009 11:25

            Plutôt que de compassion à géométrie variable, je préfère parler de victimes plus ou moins méritantes, un concept largement développé à l’époque victorienne et entouré d’hypocrisie. Un autre exemple, la différence de traitement entre les sans-abris qui acceptent l’aumone d’une nuit dans un refuge chaque soir différent et ceux qui refusent de se faire institutionnaliser. L’anathème jeté sur le chômeur qui ne recherche pas « activement » un travail. L’absence de compassion pour ces sans-papiers que l’on vient de disperser à Calais, pourtant originaires d’Irak, d’Afghanistan, ou encore d’Iran.
            Les prostituées elles payent pour avoir refusé de jouer le jeu en prétendant que la prostitution était une exploitation. En revendiquant leur droit à se prostituer et en refusant le rôle de victimes, elles ont poussé la société et celles qui auraient dû être leurs alliées naturelles, les féministes, à s’en désolidariser et à les condamner à la marginalité avec tous les dangers que cela comporte. 


            • Georges Yang 23 septembre 2009 11:32

              Je suis assez d’accord avec vous, mais avec un bémol tout de même ; Il suffira d’un nouveau fait divers, et si le filon est bon, c’est à dire qu’il fait de l’audimat, alors le compassionnel reviendra un temps pour les prostituées.
              L’opinion est manipulable.


            • Lisa SION 2 Lisa SION 2 23 septembre 2009 12:18

              Bohjour à tous,

              c’est bien d’exposer un thème pour le remettre sur le tapis et ainsi analyser la compassion ambiante, mais il n’y a que les vierges dans ce domaine qui peuvent comprendre. Ceux qui vont aux putes ne plusseront pas cet article. Ceux qui mangent ou tripotent la viande n’y voient aucun mal, et le manque de statut de cette profession fait qu’elles ne peuvent pas s’appuyer sur l’épaule de la justice ni se retourner contre leurs maquereaux notables.

              Il faut faire savoir aux jeunes filles qui arpentent les castings que toutes celles qui ne finissent pas en couverture de elle ou autre chiffons pipoles, seront orientées vers une sorte discrète de prostitution camouflée où elles auront des brillants au cou, mais seront prisonnières de cages dorées. Et à votre avis, pourquoi ne se plaignent elles jamais sur aucun support libre des déconvenues qu’elles ont subies à genoux ? Parce que pour être formées à ces métiers, elles subissent une soumission de conscience que la drogue permet de noyer dans un flot d’horreurs dont on ne se remet pas.

              Et le système ouvre la porte à cette échéance quand on voit que la plus grande de toutes les prostituées va finir star de la télé avec son copain champion de kerpo...C’est ces conditions qui ont coulé la civilisation romaine. 


              • Traroth Traroth 23 septembre 2009 13:47

                Vous ne vous en rendez pas compte, n’est-ce pas ? Vous êtes en train de reprocher à Clara Morgane d’avoir réussi à en sortir. Ce que vous dites, ce n’est rien d’autre que : elle a été actrice porno (donc pute, si on vous suit), donc elle n’a pas le droit de présenter une émission de télé. Je pense que c’est précisément ce type de raisonnement que dénonce l’auteur de l’article (merci à lui de rectifier si je me trompe).


              • Fergus Fergus 23 septembre 2009 16:15

                Exact, Chantecler.
                Et entre une escort-girl volontaire et une jolie femme qui choisit de se marier par pure vénalité avec un type plein aux as (ou « pété de tunes » comme disent les jeunes), il n’y a parfois qu’une infime différence. La différence étant que la seconde n’a qu’un seul client !


              • Georges Yang 23 septembre 2009 16:37

                Pas tout à fait d’accord avec votre analyse de la Rome antique.
                A l’époque des bordels du Satyricon, des extravagances de Caligula, Héliogabale et quelques autres on forniquait sans retenue. Cela n’a pas empêché Rome de produire des sculpteurs, des poêtes, des penseurs et des conquérants de qualité encore reconnus de nos jours.
                La débauche aide à penser. La chute de Rome vient plutôt du christianisme. 


              • Paradisial Paradisial 23 septembre 2009 20:29

                Georges Yang,

                Concernant Rome, il est commun de savoir que nul empire n’est éternel, et ce n’est pas dans la morale qu’il faudrait voir sa chute.

                Souvent les sociétés chutent quand elle s’éloignent de toute morale au summum même du luxe et du progrès.

                « La débauche aide à penser », ce n’est pas ce que dirait quelqu’un atteint de syphilis.


              • Paradisial Paradisial 23 septembre 2009 20:38

                Erratum :

                Ce n’est pas dans la morale chrétienne qu’il faudrait voir sa chute.


              • Georges Yang 24 septembre 2009 10:07

                Au temps de Maupassant et de Musset ainsi que de tant d’autres génies, la syphilis était l’aboutissement d’une carrière littéraire . La fin était sordide, faute de pénicilline, mais la création avait lieu avec la crainte mortifère de la maladie. Il en fût de même au début du sida, quand tant d’intellectuels et de créatifs furent balayés dans les années 80.


              • Lisa SION 2 Lisa SION 2 25 septembre 2009 14:46

                Je vous remercie pour vos réaction et vous invite à lire ce sujet bien traité dès le lendemain par Raymond Viger : http://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/les-filles-dans-les-gangs-de-rue-62118?debut_forums=0#forum2244720 bien plus efficace par son témoignage sur le terrain.


              • Gazi BORAT 23 septembre 2009 13:00

                @ GEORGES YANG

                « VICTIMES à la MODE »

                Dès le début, l’aeticle donne le ton.. Ces « victimes à la mode » dont la compassion à leur égard ne relèverait que d’un engouement futile se trouvent, comme par hasard, dans deux catégories honnies par la « doctrine » sarkozyste.

                A savoir :

                1/ des salariés refusant par des moyens extrèmes leur intégration dans la libre concurrence.

                2/ Des créatures qu’une bourgeoisie pudique ne saurait voir en ses centre-villes et sur lesquelles s’acharna un ridicule arsenal juridique concocté par le Petit Nicolas et un obscur conseiller pris plus tard sur le fait en train de consommer les services tarifés d’une prostituée mineure..

                Par contre, les « victimes » comme celles d’agression (plus tard révélées relevant de la mythomanie) dans les transports parisiens et toutes celles dont le chemin de croix des plus suspects fut gonflés par des journaux télévisés complaisant au discours sécuritaire d’un perpétuel agité ne doivent pas figurer dans cette catégorie des « victimes à la mode »..

                Je me trompe ?

                gAZi bORAt


                • Georges Yang 23 septembre 2009 15:16

                  Je n’arrive à voir où vous voulez en venir.
                  Car les fausses victimes d’agression supposées racistes n’ont pu exister que par le fait d’une télé et d’une presse complaisante.


                • Gazi BORAT 23 septembre 2009 17:45

                  @GEORGES YANG

                  Ouff ! Vous me rassurez..

                  Pendant une seconde, j’ai eu presque peur...

                  gAZi bORAt


                • L'enfoiré L’enfoiré 23 septembre 2009 13:02

                  Georges,

                  Je viens de parler du Bois de Boulogne avec ses gentilles dames et de leurs clients potentiels.

                  Dans mon Bois, y en a-t-il ? Je ne suis pas à la recherche donc je répondrai « je n’en sais rien ».

                  En fait, elles peuvent se trouver partout.

                  Oui, c’est le plus vieux métier et il est nécessaire et d’utilité publique.

                  Il n’y a pas que le sexe d’ailleurs. Il faut être psychologue pour comprendre et appréhender le « client ». Comprendre l’autre sexe, ce n’est pas si simple. Alors, l’abordage peut être difficile ou raté. Évidement, il y a le vice pur et dur. Là, cela se corse.

                  Fermer les maisons dites closes ou au contraire, les ouvrir ?

                  Dans notre période difficile, il y a la femme bon BCBG qui veut aussi « adoucir » ses fins de mois.

                  Catherine Deneuve a joué aussi ce rôle dans Belle de Jour de Luis Buñuel, elle interprète aux côtés de Michel Piccoli et de Francis Blanche le rôle de l’épouse d’un interne en médecine, qui malgré sa richesse, se livre à la prostitution occasionnelle. Putes mais pas soumises, c’est toujours d’actu.


                  • Fergus Fergus 23 septembre 2009 13:15

                    Il y a malheureusement aussi des étudiantes des milieux populaires contraintes de faire des passes pour payer un logement au loyer devenu exorbitant.


                  • saint_sebastien saint_sebastien 23 septembre 2009 13:29

                    ouais , m’enfin , elles peuvent aussi aller bosser au mac do , ou faire caissière ...


                    dans ce cas , c’est surtout pour une histoire d’argent facile , la prostitution n’est pas une fatalité , quand j’était étudiant j’ai fait des boulots de merde sans pour autant vendre mon cul sous les ponts de la seine ou dans les bois ...

                    le plus problématique , c’est les putes chinoises , qui doivent payer la mafia qui leur a permis d’émigrer. Il n’y a plus de taf dans les ateliers donc on voit des femmes de 40/50 ans se prostituer pour payer des esclavagistes , mais elles sont relativement « libre » , elle doivent juste regler leur dette/

                    Par contre quand elles disparaissent la clairement , tout le monde s’en fout ...

                  • L'enfoiré L’enfoiré 23 septembre 2009 13:51

                    Fergus,
                     Il y a pire. Il y a l’arriviste qui joue la pute, pour gagner un place.
                     Le droit de cuissage, cela fait partie aussi du jeu surtout en période où les places sont chères.
                     Bizarre, ce cas n’existe que pour les femmes.


                  • Annie 23 septembre 2009 14:12

                    @L’Enfoiré,
                    Je ne suis pas sure que vous ayez raison. Les femmes ont plus tendance à se plaindre et à être écoutées et comprises que les hommes, et elles sont donc plus vocales à ce sujet, sans parler du fait qu’elles sont aussi moins nombreuses à occuper des emplois haut placés. Mais la nature humaine étant ce qu’elle est, je serai étonnée que le droit de cuissage ne s’applique qu’aux femmes.


                  • L'enfoiré L’enfoiré 23 septembre 2009 15:26

                    Annie,
                     Je ne sais pourquoi mais votre commentaire me fait penser au film « L’Aile ou la Cuisse ».


                  • Fergus Fergus 23 septembre 2009 16:26

                    @ L’Enfoiré.

                    Exact, il y a aussi les arrivistes prêtes à tout pour avancer en entreprise. Je me souviens de quelques cas remarquables.
                    Dont une fille qui l’a payé très cher dans un service de relations publiques où elle avait réussi à mettre le grappin sur le chef de service et à lui imposer ses propres choix en matière d’avancement pour les collaborateurs.
                    Manque de chance pour elle, le type est mort d’un infarctus moins de deux ans plus tard. La fille, insultée et vilipendée de tous les côtés, a dû démissionner pour échapper à la vindicte organisée par ceux-là mêmes qui fermaient leur gueule auparavant, quand ils ne lui léchaient pas le cul dans l’espoir de faire partie de la cour.


                  • Paradisial Paradisial 23 septembre 2009 17:37

                    L’Enfoiré,

                    « c’est le plus vieux métier et il est nécessaire et d’utilité publique »

                    Que je vous verrais une femme béatement le pratiquant. Vous mesurerez dès lors l’allégresse et la dignité de répondre à une utilité publique.


                  • Paradisial Paradisial 23 septembre 2009 17:38

                    L’Enfoiré,

                    « c’est le plus vieux métier et il est nécessaire et d’utilité publique »

                    Que je vous verrais une femme béatement le pratiquant. Vous mesurerez dès lors l’allégresse et la dignité de répondre à une telle utilité publique.


                  • L'enfoiré L’enfoiré 23 septembre 2009 18:53

                    Paradisial,
                     Même en le répétant deux fois, votre commentaire reste toujours aussi sibyllin.
                     Merci de le remettre en chantier.
                     


                  • Paradisial Paradisial 23 septembre 2009 19:41

                    Comprenne qui comprendra.


                  • L'enfoiré L’enfoiré 23 septembre 2009 19:44

                    Paridisial,
                     Une pensée sidérale ou céleste probablement.
                     Donc, elle restera incomprise comme d’habitude. 

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