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Le réformisme et l’opportunisme ont trahi les Cheminots ; le gouvernement et la SNCF prévoient 9000 suppressions de postes

Le gouvernement et la SNCF, prévoient la suppression d’au moins 9000 postes à la SNCF d’ici à 2019. Ces suppressions de postes sont liées au processus de destruction des Chemins De fers en France. En effet, ce processus destructeur, s’est matérialisé par les réformes ferroviaires, qui ont été votées au mois de juin 2014. Ces 9000 suppressions de postes dissolues les doutes des sceptiques : l’objectif de ces réformes ferroviaires avait été de détruire les Chemins De Fers en France, les Cheminots et le service public. 

Le syndicalisme et sa politique ; les causes du désastre ferroviaire.

Ce processus de destruction a été appuyé par la loi Macron, petite sœur du pacte de responsabilité d’Hollande, toutes deux des attaques de grandes envergures contre le monde du travail. Les travailleurs du secteur privé et du secteur public, tous, sans exceptions, subiront les attaques du capital et de ses multinationales : les Cheminots disparaissent en France. Mais, avec les Cheminots, disparait aussi ce service public, qui était une conséquence des luttes de classes intenses, qui ont été menées par nos ainés sur les barricades. C’est ainsi que ce présente, inévitablement, la question de la véritable nature du syndicalisme en France. C’est donc au mois de juin 2014, que la loi sur les réformes ferroviaires avait été votée au parlement. Une loi qui confirmait ainsi l’ouverture à la concurrence des Chemins De Fers en France.

Cette loi, avait été précédée par des paquets ferroviaires, qui avaient été présentés et validés par les différents gouvernements, qu’ils soient de droite comme de gauche. La loi sur les réformes ferroviaires, fut votée à l’Assemblé Nationale, par tous les partis politiques mains dans la main. Tous ces « représentants du peuple », noyés dans leurs égocentrismes de technocrates du capital, ont applaudis le vote sur la destruction de notre service public. Ces technocrates ont été détachés des masses, de par les sinécures, et ont ainsi démontré qu’ils sont des sbires du capital. Les députés ont accompagné ces réformes ferroviaires : il fallait abattre les cheminots, car le processus de destruction des Chemins De fers avait été amorcé, dans les années 1995, par Gayssot, le ministre des transports de l’époque. Ce « dossier » était dans les « tiroirs » depuis trop longtemps ! Le PS et L’UMP ont été fidèles à leurs véritables natures de classe : ils confirmaient ainsi qu’ils sont les partis du capital et sont subordonnés à la politique des multinationales.

Lors du vote sur les réformes ferroviaires, même le député PCF/FDG, M. Chassaigne, avait voté contre les Cheminots. Le processus d’accroissement des capitaux a commencé il y a longtemps à la SNCF. Dans la branche Infrastructure de la SNCF (qui effectue les travaux sur les voies par exemple), cela faisait déjà plusieurs années que, les multinationales et leurs sous-traitances y étaient intégrées. Bouygues ou Vinci, entres autres, effectuent à présent tous les travaux sur les voies ou dans les gares. En ce qui concerne les trains des voyageurs, le processus de privatisation est un peu plus complexe à mettre en place, mais on y arrivera d’ici à 2019. Ils compléteront ainsi les premiers trains voyageurs déjà présents sur le marché, comme, par exemple, la compagnie Italienne Thello.

La nouvelle SNCF :

1- L’établissement mère : elle regroupe la direction et les ressources humaines.

2- SNCF réseau : c’est une fusion de la branche Infrastructure de la SNCF et de RFF.

3- Transporteur : elle regroupe tout le service commercial et les roulants (conducteur de train).

La SNCF (le nom a été conservé, mais ils voulaient aussi changer le nom) devient donc trois entités, mais qui auront ensuite plus « d’autonomie » selon les réformes. Ces trois entités, seront toujours des EPIC (établissement public industriel et commercial), mais ce n’est qu’une phase transitoire jusqu’à la privatisation totale de 2019.

Pourquoi conserveraient-ils le statut d’EPIC, car, c’est justement ce statut qui est un obstacle pour les instances et directives Européennes dans le cadre du processus de privatisation des Chemins De Fers en France ?

Trois entités, mais qui seront soumises à trois réglementations différentes. Avant ces réformes, les travailleurs du rail, bénéficiaient du statut Cheminot : ce statut était lié à un régime spécial de retraite, un régime de protection pour la santé, mais aussi une réglementation du travail liée au statut Cheminot. Il fallait alors que les trois réglementations différentes, de ces trois entités différentes, se substituent à la réglementation unique liée au statut Cheminot. Cette casse du statut cheminot, leur permettrait ensuite de créer ces trois entités « autonomes », dotée chacune de sa propre réglementation du travail. Ces trois entités seront contrôlées, par une commission gouvernementale, qui s’assurerait alors du rendement de ces entreprises. D’ailleurs, depuis le 1 janvier 2015, c’est l’état d’urgence dans les pôles RH de la SNCF. En effet, toutes les procédures et réglementations ont été changées, car un logiciel informatique nouveau est apparu.

Avant ces réformes, RFF (réseau ferré de France) était alors le propriétaire du réseau ferré en France. La SNCF était le prestataire de service de RFF. Dorénavant, RFF (Réseau ferré de France) a été fusionnée avec la branche de production Infrastructure de la SNCF. Cette fusion a créée l’entité « SNCF réseau », mais RFF a fusionné avec une dette qui s’élevait à 40 milliards d’euros environ. Le statut EPIC de ces trois entités, n’est donc qu’une phase transitoire jusqu’à la libéralisation totale de 2019. C’est ainsi que, dans le cadre de cette libéralisation, le gouvernement et la SNCF prévoient entre 9000 et 11000 suppressions de postes d’ici à 2019. Sur quatre années, 9000 postes, au moins, seront supprimés. Le chiffre est effrayant, car ils ne « piocheront » pas sur les retraites simplement. En effet, sur quatre années, les retraites non remplacées ne suffiraient pas à couvrir 9000 à 11000 suppressions de postes. Il y a donc de forte probabilité que, la SNCF et le gouvernement, prévoient un plan de départ volontaire, ce qui avait été effectué chez Air France. Un reclassement à l’intérieur d’une sous-traitance ? Possible.

Les réformistes et opportunistes ont accompagné la destruction de la SNCF et des Cheminots.

Les amendements, qui avaient été apportés à la loi de juin 2014, ne remettaient pas en cause le contenue essentiel de la loi. En effet, ces amendements, n’apportaient rien de concret concernant sur le statut Cheminot et sa réglementation. En réalité, ces amendements, étaient un jeu sémantique de technocrate : l’objectif était de noyé le poisson dans l’eau. Noyé comme le PCF dans le FDG, qui fait croire à tous les travailleurs à un possible aménagement du capitalisme. Les véritables causes de toutes les difficultés des Cheminots, mais aussi de tous les travailleurs, de tous les secteurs de productions, ont pour cause réelle le mode de production capitaliste, mais aussi sa classe qui se nourrie de l’exploitation de l’homme par l’homme. Les capitaux des multinationales (Bouygues, Vinci, etc.), de par leurs processus d’accroissements, engendrent un phénomène de concentration.

C’est-à-dire qu’ils ont engendré tellement de profit, que la monopolisation de tous les secteurs de la production privée ne leurs suffisent plus. Dorénavant, ils veulent s’accaparer le secteur public. Nous pouvions alors constater, lors du passage en force des réformes ferroviaires, que la politique du PCF/FDG, était totalement intégrée au capital. Ils dénoncent les conséquences du capitalisme, mais, en réalité, ils espèrent leur réussite politique dans ce même système. Ils espèrent un bel avenir dans le capital, et peut-être même, atteindre le pouvoir comme Syriza en Grèce. Mais, ils n’appellent pas à la destruction des causes réelles de la misère qui s’accroisse : le mode de production capitaliste et sa classe. La politique du PCF/FDG, n’a donc plus aucune caractérisation de classe, de par sa dégénérescence idéologique. Ils disent aux travailleurs qu’un aménagement du mode de production capitaliste serait possible ; ce qui est une utopie.

Le PCF n’est plus un parti communiste depuis longtemps, et il usurpe le nom de Communiste. De ce fait, il empêche la reconstruction d’un véritable Parti Communiste révolutionnaire. Cette usurpation du PCF, a des conséquences très indigestes, à l’intérieur des entreprises. En effet, dans les entreprises, les travailleurs souffrent, subissent les désirs et humeurs du patronat, qui s’acharne sur les travailleurs. Le patronat est protégé par son gouvernement. La direction syndicale, a suivi cette dégénérescence idéologique et elle est devenue un outil du capital. Le syndicalisme, devrait être le prolongement nécessaire d’une politique menée à l’extérieur dans la Nation. Il s’ensuit que, la direction syndicale, est devenue le chien de garde du capital. Dorénavant, elle prône la conciliation des classes, conciliation s’articulant par un verbiage petit-bourgeois vide de sens : « démocratie sociale » ou « dialogue social ». Ces mots voilent la réalité des rapports de productions capitalistes, qui sont conditionnés par l’exploitation d’une classe sur une autre.

La direction syndicale, disent aux travailleurs qu’une entente, entre le patronat et les salariés, serait alors possible. Les Marxiste-Léniniste, passent alors pour des utopistes, la direction syndicale devenant ainsi presque scientifique, alors que se sont ces derniers les utopistes ! La contradiction capital/travail est une réalité objective, qui s’est articulée très violemment dans notre histoire :

1- Les communards n’avaient-ils pas essayé de discuter avec les sbires d’Adolphe Thiers ? Oui. Mais, ces derniers, répondaient alors à coup de tir au fusil, femmes enfants inclues. Il y a eu plusieurs milliers de morts.

2- Le prolétariat de 1848, en France, qui était alors organisé, rassemblé et conscientisé, n’avait-il pas voulu discuter lors des évènements de juin 1848 ? Oui.

Mais, de même, la classe capitaliste a tiré dans le tas, sans faire de distinction entre les femmes et les enfants ; il fallait éviter le risque de la chute du mode de production capitaliste, par tous les moyens possibles. C’est d’ailleurs pour cela que, la classe capitaliste, dans la France de 1848, faisait alliance avec l’ennemie qu’était la Prusse (qui avait envahie la France après la guerre) contre le prolétariat !

Quand la direction syndicale, quelques décennies plus tard, dit au prolétariat qu’il pourrait y avoir une entente avec le patronat, c’est alors une trahison de classe. On avait constaté l’ampleur de ces sinécures, qui dissolues la véritable nature de l’outil syndical, avec l’affaire Lepaon. Cette affaire, révélait ainsi ces sinécures qui sont des outils de corruptions, s’étendant ainsi à toute la sphère du syndicalisme en France. Les Cheminots à la base, sont connus pour leur esprit combattif, mais aussi pour leur unité dans les luttes, qui ont fait plier plusieurs fois le patronat. Leurs victoires, ont été les reflets, de la force de leur unité, mais aussi de la force de leur volonté. Pour atteindre l’unité de volonté, il faut d’abord la volonté d’unité. Si, toute cette volonté et cette unité possible, était additionnée à une force d’abnégation dans les luttes ; si elles étaient surtout orientées par une véritable force révolutionnaire, les Cheminots cristalliseraient ainsi des luttes, dans lesquelles, tous les travailleurs de tous les secteurs de productions convergeraient.

 

Tous les travailleurs de tous les secteurs de productions, décideraient alors de leurs avenirs. Les Cheminots peuvent s’organiser, car ils s’organisent déjà : il faut simplement que les cheminots suivent la bonne direction ! Après que leurs volontés et leurs unités, se consolideront dans les luttes, orientées par une véritable force révolutionnaire, alors, ils pourront exiger des assemblées générales, dans lesquelles se sont tous les travailleurs qui prendront toutes les décisions. Les patrons seront alors subordonnés aux travailleurs et non l’inverse. Force des masses sur les chemins de leurs émancipations, selon les classiques du Marxisme-Léninisme : Marx-Engels-Lénine-Staline. Cette réalité, a été possible en URSS ou à Cuba, par exemple. Mais, pour cela, il a fallu de longues et difficiles luttes. Après que la force révolutionnaire ait orienté et guidé tous les travailleurs, alors un véritable syndicalisme de classe deviendra la conséquence inévitable et nécessaire pour tous les travailleurs, une centrale unique des travailleurs.

Un syndicalisme, une classe ! A bas le capitalisme !


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105 réactions à cet article    


  • rocla+ rocla+ 7 avril 2015 09:06

    Si vous aimez le système Cubain allez-y là-bas .


    ON s’ en fout de votre vie comment vous l’ imaginez . 

    Le transport ferroviaire n’ a pas à être un truc politique . 

    Le transport ferroviaire c ’est des trains qui partent et qui arrivent à l’ heure .

    Vos grèves d’ imbéciles allez sur la lune avec .

    • gegemalaga 7 avril 2015 10:39

      @rocla+
      tout à fait d’accord ;

      c’est le corpratisme ( bien exploité par les syndicats cocos ) qui a tué la SNCF ; il y a des années de celà ; l’agonie a été lente car retardée à coup de fric des contribuables ;


    • BOSGIRAUD 7 avril 2015 12:18

      @rocla+
      Croyez-vous que seules les grèves soient imbéciles ???


    • rocla+ rocla+ 7 avril 2015 12:31

      @BOSGIRAUD


      non non , il y a même un chanteur qui a parlé des jours imbéciles 
      où il ne pleut pas .

    • cevennevive cevennevive 7 avril 2015 12:45

      @rocla+

      « Et l’avait emmenée vers des cieux toujours bleus,
      Des pays imbéciles où jamais il ne pleut
      Où l’on ne sait rien du tonnerre »

      Bonjour Capitaine, la SNCF ne dessert plus les campagnes. En Cévennes, il faut faire une cinquantaine de kilomètres et parfois plus pour prendre le train ! Et si,malgré tout, on le prend, il faut se casser la tête sur internet pour prendre un billet. les « malheurs » de cette société me laissent froide... Elle l’a bien cherché tout de même.

      Bonne journée.


    • rocla+ rocla+ 7 avril 2015 12:58

      Bonjour Danielle , 



      Ah les aléas ...


      Je me souviens aussi , dans les années 55 60 où on prenait l’ autobus 
      pour aller au fond des vallées . 

      Il y avait la gare routière , le chauffeur avec la casquette chef de gare 
      on partait de la ville vers la campagne , trente km plus tard ma grand-mère 
      donnait un pourboire au chauffeur et il s’ arrêtait devant sa maison .


      Sinon comme le relate Garance  à l’ époque du chemin de fer à vapeur 
      on faisait  Mulhouse Nice  , à chaque arrête il y avait un sncf qui tapait sur 
      le fer avec son gros marteau , on voyait de l’ eau s’ échapper , puis pour 
      repartir le tchu tchu si mélodieux . 

      La préhistoire , mais des magnifiques souvenirs d’ enfance . 

      Les gens fumaient dans les couloirs  et tout ça .


      Bonne journée à vous .

    • Indépendance des Chercheurs Indépendance des Chercheurs 7 avril 2015 13:07

      @cevennevive

      Précisément, c’est le résultat de la mondialisation du capitalisme et de la casse organisée des services publics que planifiait déjà l’Accord Général sur le Commerce des Services signé en 1994 ensemble avec l’Accord de Marrakech instituant l’Organisation Mondiale du Commerce.

      Les gens comme rocla+ ne veulent rien comprendre à ce qui se passe, ça les arrange sans doute. Mais la question des services publics est bien une affaire politique et un enjeu stratégique majeur.

      Et depuis longtemps, on cherche à nous en faire avaler de plus en plus grosses.
       

      Nos deux derniers articles :


      http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2015/04/06/manuel-valls-l-ifop-et-les-sondages-50795.html

      Manuel Valls, l’IFOP et les sondages


      Quelle crédibilité peut-on accorder aux sondages qui circulent en ce moment ? S’agissant des dernières élections départementales, leurs prédictions concernant le Front National ont été largement infirmées par les résultats. Doit-on s’en étonner ? D’emblée, quelle est la définition d’un « échantillon représentatif » de la population, et comment est-il choisi dans la pratique ? Combien de citoyens ont refusé de participer au sondage avant que cet «  échantillon représentatif » ait pu être réuni ? Quel a été exactement le contenu des entretiens téléphoniques, que l’on résume à des cases cochées ? En réalité, les sources de biais potentielles dans un sondage sont très nombreuses. Ce qui n’empêche pas des médias de monter en épingle certains sondages dans des moments « stratégiques ». Tel fut le cas à propos des résultats annoncés à tort pour le Front National, et c’est le cas actuellement avec un sondage IFOP publié par le Journal du Dimanche avec le titre « Les Français d’accord pour garder Manuel Valls ». Le titre même a de quoi surprendre, vu le résultat des élections départementales, la lourde défaite du Parti Socialiste, les divergences apparues au sein même de la « gauche » et du PS, le taux d’abstention, le peu de crédit accordé par les électeurs aux appels de Manuel Valls à la mobilisation électorale contre le « danger FN »... Malgré les questions évidentes que l’on peut se poser à son sujet, le sondage IFOP est repris par de nombreux médias : « 60% des Français veulent garder Manuel Valls » (TF1), « Les Français estiment que Manuel Valls ne doit pas changer de cap » (Le Monde), « Réformes : les Français veulent que Manuel Valls reste et garde le cap » (L’Express), « Réformes : les Français veulent garder le cap (et Manuel Valls) » (Le Point), « Valls invité à garder le cap plutôt qu’à rassembler la gauche » (Boursier.com), « Valls invité à garder le cap (sondage) » (Le Figaro), « Manuel Valls : les Français ne veulent pas changer de premier ministre » (RTL), « Les Français veulent garder Manuel Valls comme Premier ministre » (France TV Info), « 60% des Français ne veulent pas changer de cap économique, Valls conforté en tant que Premier ministre » (vidéo TF1), « Pour les Français, Manuel Valls ne doit pas changer de cap » (Europe 1), « Gouvernement : 62% des Français veulent garder Valls et 49% un remaniement, selon un sondage » (France Soir), « Réformes : les Français veulent que le gouvernement maintienne le rythme » (Atlantico), etc... Le 6 avril, se référant toujours au sondage IFOP, France Info va jusqu’à écrire « Plébiscite de Manuel Valls : quel cap économique ? ». De la débâcle électorale au prétendu «  plébiscite », donc... Pourtant, les derniers sondages accordent en même temps à François Hollande et Manuel Valls de faibles côtes de popularité. Quel sondage croire, et quel article des médias ? Vendredi dernier, Europe 1 écrivait même « La mauvaise semaine de Manuel Valls », avec un sous-titre qui commençait par «  A OUBLIER - Déroute aux départementales, popularité en berne...  ». Jeudi, Boursier.com soulignait « Sondages : nouvelle baisse des cotes de popularité de Valls et Hollande », et Le Parisien « Nouvelle baisse des cotes de confiance de Hollande et Valls (TNS-Sofres) ». Des sondages analogues avaient été diffusés entre les deux tours des élections départementales et repris par les médias. Les sondages passent donc allègrement d’un clair désaveu de François Hollande et Manuel Valls à un soutien ouvert à leur politique rejetée par les électeurs. Le 6 avril encore, avec le titre devenu récurrent «  Manuel Valls invité à garder le cap », La Dépêche commente à son tour « Après la claque des départementales, l’exécutif, et notamment le Premier ministre, a quelques motifs de satisfaction à la lecture d’un sondage de l’IFOP publié hier ». Mais justement, que penser d’une telle « logique » ?

      [la suite, sur le lien 
      http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2015/04/06/manuel-valls-l-ifop-et-les-sondages-50795.html ]
       

      http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2015/04/06/holland e-valls-et-la-mondialisation-du-capitalisme-i-50796.html

      Hollande, Valls et la mondialisation du capitalisme (I)


      Le 6 avril 2015, Le Quotidien de la Réunion publie un article intitulé « Mondialisation ou mise au pas ? ». L’essence de la mondialisation du capitalisme y est définie comme « la financiarisation de l’économie et surtout la suppression des processus institutionnels liés à la souveraineté nationale », l’objectif stratégique réel d’une telle mondialisation étant de « se débarrasser structurellement et sur le long terme de toute pression démocratique sur les choix économiques ». Au même moment, un article dans Slate porte le titre « Arrêtons de dire que nos politiques sont impuissants face à la situation » suivi d’un sous-titre catégorique affirmant d’emblée « Le discours consistant à constater (ou à dénoncer) l’affaiblissement de nos dirigeants en raison des contraintes extérieures encourage le populisme ». L’auteur plaide explicitement que les gouvernants disposent de « marges de manoeuvre, à condition de vraiment réformer » et s’en prend à ceux qui dénoncent un pouvoir mondial des grandes multinationales et des milieux financiers. En clair, alors que le premier article s’oppose à l’adaptation des gouvernements aux exigences du capitalisme mondialisé, le deuxième défend cette option et préconise un maximum de « réformes » de casse sociale. Le « populisme » se trouvant, de fait, défini comme l’opposition à ces « réformes ». Le lundi 6 avril également, Le Monde écrit « M. Valls à tâtons sur la réforme du marché du travail », se référant aux ambiguïtés et fluctuations des déclarations récentes de Manuel Valls alors que le MEDEF et l’OCDE réclament la fin des contrats à durée indéterminée (CDI). Mais s’agit-il de véritables hésitations ? La politique de François Hollande a été, depuis son élection, une exécution programmée de la mondialisation du capitalisme. A présent, une forte mobilisation médiatique diffuse un sondage de l’IFOP publié par le Journal du Dimanche avec le titre « Les Français d’accord pour garder Manuel Valls », d’après lequel une majorité des Français serait favorable à la poursuite des « réformes ». Notre article « Manuel Valls, l’IFOP et les sondages » a déjà analysé ce sondage, la diffusion qui en est faite et les fortes réserves qui nous semblent s’imposer en ce qui concerne la validité de ses conclusions. Force est de constater, d’ailleurs, que juste avant la diffusion de ce sondage Michel Sapin et le secrétaire général de l’OCDE Angel Gurría présentaient à Paris (le jeudi 2 avril) l’Étude économique de l’OCDE consacrée à la France de 2015. Un texte qui préconise une stratégie de « réformes » particulièrement corsée dans le cadre de la mondialisation du capitalisme. Peut-on vraiment douter en ce qui concerne les objectifs réels de la politique de François Hollande et Manuel Valls  ?

      [la suite, sur le lien http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2015/04/06/holland e-valls-et-la-mondialisation-du-capitalisme-i-50796.html ]
       
       
      Cordialement

      Le Collectif Indépendance des Chercheurs
      http://science21.blogs.courrierinternational.com/
      http://www.mediapart.fr/club/blog/Scientia


    • Gourmet 2012 7 avril 2015 13:55

      @Indépendance des Chercheurs

      La question que l’on peut se poser, c’est pour quelle raison les organisations syndicales n’ont-elles pas réagi dès les années 1980 à la mise en place du processus de mondialisation du capitalisme avec une participation directe de la « gauche » française.

      Une telle passivité a été suicidaire. Vous parlez de l’OMC, mais précisément, les négociations avaient commencé en 1986, sauf erreur de ma part.
       


    • Gourmet 2012 7 avril 2015 14:25

      @tonimarus45

      Justement, j’ai vécu les années 1980-90 dans un service public, et je n’ai pas vu les directions syndicales bouger lorsque Jacques Delors a fait adopter l’Acte Unique Européen en février 1986, et que les négociations en vue de la création de l’OMC ont commencé.

      Pareil pour l’Accord de Marrakech en 1994. C’est avec l’apparition de mouvements comme ATTAC, que ça a commencé à bouger vers 1997, mais la machine à broyer était déjà en marche.

      Je n’ai pas vu, non plus, les directions syndicales réagir vraiment à l’adoption de la stratégie de Lisbonne en mars 2000, ni à la loi de casse de la fonction publique qu’est la LOLF adoptée en 2001, ni encore aux accords de Barcelone signés par Jospin juste avant de se ramasser le grand coup de pied au c... qui a porté Le Pen au second tour des présidentielles de 2002. 

      Pire, le gouvernement Jospin était un gouvernement de « gauche plurielle », avec des ministres PC, Verts... et même Mélenchon depuis mars 2000.


    • cevennevive cevennevive 7 avril 2015 15:26

      Indépendance des Chercheurs ?


      Bonjour, vos arguments sont recevables et certainement vrais et plein de bon sens.

      Cependant, que ce soit la mondialisation du capitalisme, l’OMC ou les syndicats, la SNCF a été une entreprise mal gérée, toujours à quémander de l’argent de l’état et amoureuse d’un panache que personne ne lui demandait.

      Nous voulions que les trains arrivent à l’heure, nous ne désirions pas vraiment un TGV habillé par Cardin (ou je ne sais qui), nous aurions aimé pouvoir prendre un tortillard pour franchir les montagnes, et que ce fameux TGV (habillé par Cardin) ne détrône pas un beau jour la Société Air Inter de la plupart des grandes villes.

      Tout cela pour dire que la SNCF a vraiment mal agi en privilégiant les grandes lignes à grand coup de pub, d’aide de l’état et de paupérisation de ses employés.

      Mais si elle était la seule en cette pauvre France...


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 7 avril 2015 21:01

      @tonimarus45
      Exact, c’est l’ UE qui a ouvert les portes à la mondialisation, et à la mise en concurrence de chacun contre tous ! La mondialisation était évitable.


      Les Syndicats sont devenus « réformistes de l’ UE » en adhérant à la Confédération européenne des syndicats, financée par Bruxelles. Tous, sauf Sud.

      La privatisation de la SNCF est dans la liste des réformes structurelles imposées par la Commission européenne. Le but de l’ UE est d’en finir avec les acquis du CNR et des luttes qui ont menées au modèle social français.

      Le seul moyen d’y échapper, ainsi qu’ à TAFTA, c’est de sortir au plus vite de l’ UE.  !

    • philippe913 7 avril 2015 09:38

      waow, impressionnant de voir un article pareil....

      Juste 2 choses :
      —> sur la réforme : vous dites que c’est mal, que le grand capitalisme va jeter les cheminots à la rue, mais vous n’expliquez jamais pourquoi. Explicitez un minimum svp, car là, vous ne montrez absolument rien et ne faites qu’éructer...

      —> sur le communisme en général et votre vision du truc : si les patrons sont subordonnés aux travailleurs, ce ne sont plus des patrons, ils disparaissent donc, et une entreprise sans patron, c’est comme un homme sans tête... vous dites que ça fonctionnait bien en URSS ????? vous êtes aveugle ? de mauvaise foi ? complètement stupide ? les trois à la fois ?


      • gerard5567 7 avril 2015 10:19

        @philippe913
        Je plusse votre commentaire à ces réserves près. Disons que, dans les pays de l’Est, c’était la grisaille. Le communisme n’est qu’un avatar du capitalisme. Capitalisme d’Etat et capitalisme privé, c’est la même chose : l’exploitation de l’homme par l’homme, avec ses pauvre set ses castes. Et, question des droits de l’homme, le communisme, c’est ferme ta gueule et la démocratie, c’est cause toujours, surtout quand il s’agit de celle de l’Union européenne. Le communisme et le libéralisme ont autant de morts sur la conscience l’un que l’autre 


      • BOSGIRAUD 7 avril 2015 12:32

        @philippe913
        A bon, et une entreprise où les salariés auraient leurs mots à dire...ça ne vous conviendrait pas ???
        Car, je regrette de vous le dire, mais ils sont « eux aussi » concernés ...NON !!! Et bien si, car se sont toujours eux qui produisent et qui sont la « variable » d’ajustement...Comme il est souvent décrit pour ne pas employer le « vilain » mot de licenciement ....
        Et n’oubliez pas non plus que les patrons sont loin d’être les plus nombreux, qu’il existe aussi des Sociétés Coopératives Ouvrières et que bon nombre fonctionnent parfaitement !!!
        Mais OUI, il y a aussi de « bons patrons », honnêtes et justes, fiers de leur équipe de salariés, l’un en creuse a même choisi de céder son entreprise à SES salarié !!! OUI ça existe aussi, il a choisi ses derniers, même s’il a du refuser de plus juteuses offres d’achat, il ne voulait pas voir « son affaire », qu’il avait monté lui-même, vendue un jour par pur profit ....Bravo à ce dernier ...et Merci pour EUX !!!!


      • rocla+ rocla+ 7 avril 2015 12:41

        @BOSGIRAUD


        Un salarié c ’est comme un ministre , ça ferme ça gueule ou ça 
        démissionne .

      • Alex Alex 7 avril 2015 13:05

        @philippe913

        « car là, vous ne montrez absolument rien »

        Faux ! La preuve...

      • rocla+ rocla+ 7 avril 2015 13:25

         ici Indépendance des Rocla , 



        Cher Monsieur des Indépendances des Chercheurs , 

        à la prochaine grève SNCF je vous engage à aller vers les voyageurs 
        laissés sur  le quai  et de leur raconter  votre discours copié/collé .

        Vous aurez  un succès fou , comme dans votre asile .

        Les Indépendances Rocla .

      • Gourmet 2012 7 avril 2015 13:43

        @rocla+

        Vous êtes donc contre le droit de grève. La belle « société démocratique »...

        Les usagers qui se trouvent confrontés à une grève des services publics, dans la période actuelle de démolition générale de ces services, devraient avant tout se demander ce qu’ils peuvent faire eux-mêmes pour s’opposer à cette entreprise générale de démolition et de privatisation du patrimoine public.

        Et en la matière, on n’a pas encore vu le pire.


      • rocla+ rocla+ 7 avril 2015 13:54

        @Gourmet 2012


        J’ irai pisser sur la tombe de tous les salopards ayant laissé des mamans
        avec un bébé dans les bras , sur le quai un soir de novembre , au froid 
        à la pluie et à la noire nuit glacée .




         

      • Gourmet 2012 7 avril 2015 14:13

        @rocla+

        Et quoi encore ? Il faut arrêter ce cirque.

        Les « mamans avec un bébé dans le bras » prennent des précautions, et savent très bien qu’un train peut rencontrer un problème pour de nombreuses raisons.

        Il y a d’ailleurs un préavis de grève, et la SNCF est censée s’occuper de ce genre de situations si vraiment nécessaire. Mais une « maman avec un bébé dans le bras » a forcément un domicile ou de la famille, à l’aller comme au retour.

        Toutes les grèves présentent des inconvénients pour les usagers, consommateurs... Cela fait très longtemps que tout le monde le sait, mais le droit de grève est essentiel.


      • bourrico6 7 avril 2015 14:24

        @rocla+

        Je cite mon bouffon favoris :

        « C’ est absolument certains qu’ en ayant dans la tête que les autres sont des déchets que l’ on devient soi-même un genre de déchet de la société .

        C ’est très con à dire mais c ’est un genre de vérité . »

        Lui même étant, selon sa propre définition, un déchet !  smiley

        Le vieux schnok frustré de la vie a eu un sursaut de lucidité pour le coup.


      • rocla+ rocla+ 7 avril 2015 14:33

        @bourrico6


        sur ta tombe à toi  j’ irai pisser et  chier . 

        Les frustrés , les vrais , c ’est les connards qui se font embaucher dans une boite 
        pour faire grève , ces gens sont des ordures , la lie de la société . 

        S ’ils ont pas envie de travailler qu’ ils fassent chômeurs ou gigolos 
        pour femmes décaties .

      • Gasty Gasty 7 avril 2015 14:53


        Rocla l’artisan boulanger a pris sa retraite à 54 ans. Et je ne pense pas qu’il se gêne pour travailler sans être déclaré ...dans le cadre familial bien entendu, parce que ça coute moins cher. Ce qui ne l’empêche pas d’encaisser sa retraite en pissant sur ceux qui lui ont payés ses absences de cotisations.
        Et puis c’est un artiste Rocla, c’est un virtuose pour faire pleurer une scie sans dent.

        « Les artisans-commerçants paient moins de cotisations que les salariés. De plus, une partie de leur activité, dissimulée dans le « travail au noir », échappe à toute cotisation. La Cour des comptes tire la sonnette d’alarme, alors que ce sont les cotisants des autres régimes qui doivent payer pour eux.
        Leur régime social auxquels ils sont affiliés leur procure des « conditions de couverture vieillesse comparables à celles des salariés », alors même que « leur effort contributif demeure inférieur ». A cela deux raisons. D’une une part, les artisans-commerçants ont un taux de cotisation inférieur à celui des salariés. Et, d’autre part, certains sous-déclarent de façon récurrente leurs revenus.certains artisans-commerçants continuent à travailler au « black », faisant échapper tout ou partie de leur activité aux cotisations.
        Ainsi, les salariés sont dans l’obligation de payer pour les artisans-commerçants. »


      • bourrico6 7 avril 2015 14:57

        @rocla+

        Oh, oui, vas y, j’aime quand tu me parles mal, j’aime te voir tout teigneux, je t’imagine la bave aux lèvre en train d’éructer derrière ton clavier, et je suis plié de rire ! smiley


      • bourrico6 7 avril 2015 15:00

        @rocla+

        psst, une dernière chose, à t’exciter comme ça, tu vas te chopper un ulcère, et comme t’es déjà plus très jeune, y a des chances que ce soit moi qui t’enterre, et que tu ne puisses venir te recueillir la bite à la main sur ma tombe.


      • rocla+ rocla+ 7 avril 2015 15:05

        En France, les régimes spéciaux de retraite sont des régimes de retraite dont bénéficient des employés de certaines grandes entreprises publiques, (SNCFRATP), ou de branches entières comme celle des Industries Electriques et Gazières1 (EDFGDFEntreprises locales de distribution d’électricité et de gaz en France), les membres de certaines professions liées à la fonction publique (militairespolicier etc.) mais aussi d’autres professions (marinsclerc de notaire, salariés de l’opéra de Paris, etc.). Les différences de statut portent sur l’âge de cessation d’activité (généralement inférieur à 60 ans) et sur la durée de cotisation (en général moins que les 43 annuités exigées pour le régime général).

        Le Conseil d’orientation des retraites2, montre que les pensions sont servies beaucoup plus tôt et beaucoup plus longtemps ; les âges moyens au décès sont parfois un peu plus bas que dans le régime général, mais cela peut s’expliquer par les spécificités démographiques des populations concernés (la proportion d’hommes par rapport aux femmes, notamment). Ce même document assorti ses conclusions de plusieurs remarques :

        • Les régimes spéciaux jouent en général le rôle des dispositifs de préretraite des salariés du privé. Il est intéressant de rapprocher l’âge de cessation d’activité (57,5 ans dans le privé) et l’âge d’ouverture des droits à retraite (61,3 ans). La différence est pour l’instant prise en charge par l’État, via les dispositifs de préretraite ou de dispense de recherche d’emploi.
        • La comparaison est difficile lorsque l’on rapproche les montants des prestations, les taux de remplacement ou les taux d’effort contributif des différents régimes.
        • La retraite « a souvent été intégrée dans la négociation salariale, un certain niveau de retraite ayant pour contrepartie un niveau plus faible de rémunération à certaines étapes de la carrière ».

        Aucun de ces régimes ne calcule la future pension sur la moyenne des 25 meilleures années mais le plus souvent sur la moyenne des 6 derniers mois (ou parfois sur le dernier mois de salaire).

        Ces régimes présentent globalement des ratios démographiques entre actifs et pensionnés plus faibles que le régime général :

        • 500 000 actifs pour 1,1 million de pensionnés pour l’ensemble des régimes spéciaux.
        • 18 millions d’actifs pour 15 millions de pensionnés au régime général

        Vous avez bien lu 500 000 actifs pour plus que le double de pensionnés 

        un âge de départ beaucoup plus tôt et basé sur les 6 derniers mois de salaire  

        et ça vient donner des leçons de maintien , plus c’ est nous qu’ on paye leurs voyages en train eux , leur famille et etc …fais nous encore rire ...

      • rocla+ rocla+ 12 avril 2015 18:27

        @Gourmet 2012


        Très franchement les grèves incessantes de la SNCF  il faudrait 
        supprimer le droit de grève à la SNCF . 

        A l’ embauche il faudrait que les employés signent un contrat dans 
        lequel le principe d’ une entreprise de Transports vivant aux crochets de l’ Etat 
        est de transporter ceux qui achètent un billet pour être transportés .

        Et à côté monter une boite pour gréviste , une boite qui sert à rien et 
        qui emmerde personne quand des schtarbés du citrons voudraient faire leur loi .

        La SNGF  , Société Nationale des Grévistes Français .

        Pareil pour Radio France  , Socété  Nationale Des Boursoufflés du Citron 

      • oncle archibald 7 avril 2015 09:53

        Les syndicats de cheminots, le syndicat du livre, les dernières « niches sociales » confortables ou un parti communiste en voie de disparition pouvait encore dicter sa loi. Les aiguilleurs une fois, les contrôleurs une autre, et voila comment avec une poignée d’individus aux postes clefs on peut paralyser à peu de frais toute une entreprise. Ce que les grévistes perdent en retenus sur salaire le syndicat le leur redonne sous forme « d’aide aux syndicalistes en difficulté » et hop le tour est joué. Service public ?? Je me marre ! Il y a bien longtemps que ceux qui veulent arriver à l’heure choisissent d’autres moyens de transport. Et puis pourquoi service public rimerait-il nécessairement avec gaspillage ? Des trains presque vides en province il en circule à foison. Pour porter 30 personnes sur 100 km le bus est cent fois moins couteux que le TER au point que dans ma région ils ont du inventer le « train à 1 euro » pour les remplir … et vider les porte monnaie des contribuables.


        • gerard5567 7 avril 2015 10:29

          @oncle archibald
          Les dirigeants actuels de la SNCF n’ont jamais eu le sens du service public. Sinon, comment expliquer que, sur un même trajet, je doive payer plus cher un retour plus long en termes de temps passé dans le train qu’un aller plus court . Et je ne parle pas des propositions parfois abracadabrantes de leur service clientèle : pour aller de Bar-le-Duc à Strasbourg, la SNCF m’a proposé de faire Bar-le-Duc-Paris puis Paris-Strasbourg. Autre troupe de branquignols : Air-France, qui me propose, pour ’aller de Strasbourg à Lille, Strasbourg-Paris, puis Paris-Marseille ou Nice, puis Marseille ou Nice-Lille. Il est vrai que le contribuable doit payer s’il veut un service de qualité. C’est la cas en Alsace mais le transport régional par voie ferrée y est excellent. L’argent public me paraît bien employé. De nos jours, que nous soyons contribuables oui consommateurs, nous payons toujours de trop.


        • BOSGIRAUD 7 avril 2015 11:02

          @oncle archibald
          Et oui !Le train pour les plus aisés...Le car pour tous les autres !!! Qui a dit donne moi ta montre ...
          je te donnerais l’heure !!!!
          Et oui, ce capitalisme qui détruit l’homme et ce libéralisme qui nous entraine vers l’abime et détruit notre planète ...Mais pour ceux-ci jamais d’arrêt, quand vont ils détruire la France pour les gaz de schistes ??? Nul doute que cela ne saurait tarder ... Et tant pis si l’eau, l’air, et la terre sont pollué, les Vinci ou autres voleurs sauront les « traité et nous le faire payer !!!
          Jamais les trains n’auront été aussi à l’heure et aussi performant que durant le service Public, ensuite après les privatisations, ce n’est que racket et laisser aller...Voyez un peu l’Angleterre et bien d’autres !!!
          Mais voilà, il faut désormais protéger les actionnaires et permettre le versement de ces fameux dividendes, alors pour ça, les individus sont sacrifiés, et nul doute que dans cette société libérale, capitaliste,et  »profitable« mais qui se dit  »civilisée", avec toujours de plus en plus de cruauté et d’exploitation de l’homme par l’homme, elle a -encore- de beaux jours ..
          Voyez comme les hommes (au pouvoir ou proches du pouvoir) respectent les citoyens de ce pays : en 1995, référendum sur l’ europe, voulu par Chirac...Résultat, vote NEGATIF à plus de 54% donc majoritaire, vous en êtes d’accord ? Et bien où est -il passé ??? à la trappe, par Sarkosy, avec l’accord des socialistes alors minoritaires et donc dans l’opposition...Quand le PEUPLE ne vote pas conformément à ce que VEUT le pouvoir, il est nié par ce dernier : Ou est passée la démocratie et le soit-disant gouvernement du peuple par lui-même ??? Et aujourd’hui, quand est-il de la politique menée, es ce celle pour laquelle les électrices et les électeurs ont voté Hollande ?????? Pour ma part, je puis dire NON ... Et pourtant ce président fait SA politique, peu importe quelle n’ait pas été choisie par les citoyens de ce pays ...Alors tout s’enchaine, et Macron est là pour défendre SES amis !!! PAS les ouvriers, salariés, employés, agriculteurs, retraités...etc..etc... Alors QUI défend t-il ??? Au secours, les socialistes sont devenus fous !!!


        • oncle archibald 7 avril 2015 11:25

          @BOSGIRAUD


          Racket et laisser aller ne sont pas l’apanage des « affreux capitalistes », on trouve ça très bien dans des institutions nationalisées même si, enfin oserais-je dire, on a fini par comprendre qu’il fallait aussi travailler à peu près normalement quand on est employé à la DDE ….

          Moi je pense qu’on peut parler de racket et de prise d’otages quand une poignée de mecs manipulés par un syndicat paralysent leur entreprise « de service public » pendant trois semaines pour des revendications de corporatistes défendant leurs privilèges au mépris du service que les « usagers » sont en droit d’attendre vu le niveau des prélèvements fiscaux et sociaux sur leurs salaires.

          Ne vous étonnez pas dans ces conditions que les fameux « usagers » cherchent des solutions alternatives, et quand ils les ont trouvées ne reviennent pas vers le « service public » de peur que ça recommence. Ce fut le cas avec le fret SNCF. Les containers pris en otage, les marchandises livrées avec un mois de retard.

          Autre exemple extraordinaire de syndicats qui se tirent une balle dans le pied : le port de Fos en grève avec des pétroliers qui passent un mois à l’ancre en attendant de pouvoir décharger leur cargaison.

          Les allemands qui avaient pourtant financé un oléoduc depuis Fos jusqu’à leur pays ont abandonné cet investissement couteux et déchargent leurs navires à Rotterdam ou n’importe ou ailleurs mais certainement pas en France. Pourtant Fos est le seul port d’Europe qui dispose encore de réserves foncières pour se développer au moment ou le trafic maritime depuis l’Asie est en augmentation exponentielle. Mais que leur importe aux dockers Français. On dirait qu’ils s’en foutent !

          Idem pour desservir la Corse : les ferries partant de Gênes ont un succès fou ! Pourquoi ? parce que le passager qui a acheté un billet a de grandes chances de partir et d’arriver à l’heure contrairement à ceux qui prétendent embarquer à Marseille.

        • fred.foyn Le p’tit Charles 7 avril 2015 09:57

          Mais...les 

          suppressions de postes durent depuis des dizaines d’années..Tous les secteurs ont été touché...les syndicats regardant passer les trains ne servent plus à rien...Des bouffons payés avec notre argent pour ne rien faire...Les résultat sont là devant nos yeux...et ce n’est pas fini... !

          • BOSGIRAUD 7 avril 2015 11:49

            @Le p’tit Charles
            Eh oui, bien sûr !!! Facile la critique, mais au fait, êtes-vous syndiqué ???
            Et oui, ce n’est pas fini...si les salariés ne se défendent pas...Ils perdront « gros », très gros !!!
            Mais j’irai même plus loin, d’après vous, ces syndicats seraient inutiles....et couteux...« payés pour ne rien faire... » c’est vous qui le dites !!! Alors pourquoi ne pas les supprimer...les interdire ???
            Aujourd’hui, TOUT est possible, même un riche banquier à pu devenir ministre d’un gouvernement qui se dit de « gauche »... de quelle gauche peut-il bien s’agir ??? Pas celle que j’ai connu, ni même celle pour laquelle mes parents et grands parents se sont battus pour construire ce qu’a été le résultat du conseil de la résistance et de la charte qui a vu le jour....
            Mais QUI la défend aujourd’hui cette charte magnifique dans ses contenus ??? Qui ?pas ce gouvernement là, ça c’est certain, encore moins monsieur Macron, le « sous-marin » ce dernier est l’ami du patron de LVMH !!! le luxe dans toute sa splendeur...Encore moins Valls, l’arriviste de droite ...qui c’est camouflé à gauche...pour mieux tromper et parvenir à ses fins !!!!

            Alors demain...il ne faudra pas dire : « Nous ne savions pas... » car oui, vous savez !!! Mais allez-vous enfin Réagir ...ou laisserez-vous saccager TOUT ce qui a été gagné de haute lutte par nos/vos aïeux .... C’est bien là toute la question ??? Engagez-vous...Indignez-vous...etc...Disait Stéphane Hessel !!! Que ne dirait-il aujourd’hui s’il voyait que tout le code du travail est détricoté -par de « soit disant hommes et femmes de »gôche« - et saccagé,sous couvert de réformes- ..
            Et ce pour le patronat et les plus riches, oui c’est l’heure du grand saccage, mais pour les salariés, retraités modestes, ... RIEN, ...ho pardon, si ...les femmes pourront travailler le dimanche et de NUIT, mais ce sera du travail... »en soirée« .... Dixit Monsieur Macron ....à la trappe le travail de nuit !!! Et à quand ...le travail des enfants ???, Comme vous le savez, tout devient possible c’est là qu’est ...le changement !!!
             Sans oublier que pour les femmes, rien au niveau du salaire et des heures supp. dans la loi...Tout se fera dans les négociations !!!! Et oui, les salariés sont tellement puissants actuellement : !!!! Et les syndicats sont si forts..pardon si inutiles(dixit vos propos) .... Que pas de doute...les femmes vont obtenir des compensations »formidables« , un vrai plaisir ce travail de »soirée"...Nul doute !!! NON....Vous n’y croyez pas ??? Et bien moi non plus !!!!


          • fred.foyn Le p’tit Charles 7 avril 2015 12:01

            @BOSGIRAUD...mais au fait, êtes-vous syndiqué ??? 

            Bien sur que non...je ne fréquente pas les voyous... !
            Regardez 50 ans en arrière et vous aurez la réponse à votre question.. !


          • Gasty Gasty 7 avril 2015 15:34

            @Le p’tit Charles

            Quand vous dites :« Des bouffons payés avec notre argent pour ne rien faire... »

            De quel argent parlez-vous ? Vu que vous n’êtes pas syndiqué.


          • fred.foyn Le p’tit Charles 7 avril 2015 15:44

            @tonimarus45...Vous n’êtes qu’un esclave du système...un cocu en politique..genre décérébré par des années de lavage de cerveau (enfin ce qui devrait en être un)...Pitoyable...
            Le pays est vraiment foutu avec des gens comme vous... !


          • fred.foyn Le p’tit Charles 7 avril 2015 15:45

            @Gasty...celui de nos impôts qui est redistribué aux syndicats...faut un peu évoluer.. !


          • fred.foyn Le p’tit Charles 7 avril 2015 16:12

            @tonimarus45...Que des gens comme vous votent pour des jambons depuis 50 ans...pour couler le pays...des gens de l’UMPS...Vous n’avez toujours pas compris qu’il faut sortir de l’UE qui nous dévore.. ?
            Pour me poser la question vous êtes pour cette belle Europe des banquiers... !


          • fred.foyn Le p’tit Charles 7 avril 2015 16:33

            @Le p’tit Charles...Un exemple de notre mafia....

            La gauche, « bouleversée », rend hommage à Jean Germain

            LE SCAN POLITIQUE/VIDÉO - Le sénateur PS et ex-maire de Tours, qui devait comparaître ce mardi pour complicité de prise illégale d’intérêts, a été retrouvé mort près de son domicile....Ils font enter au Panthéon des canailles...A droite c’est la même chose...Un scandale.


          • Gasty Gasty 7 avril 2015 18:36

            @Le p’tit Charles

            Les adhérents versent une cotisation mensuelle à leur syndicat, selon un barème établi proportionnellement à leur salaire.

            Il y a aussi les entreprises qui contribuent financièrement à l’activité syndicale, ces subventions au titre de l’exercice du droit syndical sont distribuées de façon égalitaire entre syndicats représentatifs ou sont proportionnelles aux résultats électoraux.

            Vos impôt feraient-ils partis d’un financement occultes des organisations syndicales ?

            Sinon, vous avez depuis le 1er janvier 2015, une cotisation de 0,014 % du salaire brut prélevée sur la fiche de paie et reversée aux cinq syndicats de salariés (CFDT, CGT, CGC, FO et CFTC) et trois syndicats d’employeurs (MEDEF, CGPME et UPA).

            La raison est la baisse du taux de syndicalisation (part des salariés qui sont syndiqués) et qui fragilise  financièrement les organisations syndicales.

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