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Accueil du site > Actualités > Société > Le retour à la féodalité !

Le retour à la féodalité !

Il y a bien longtemps les potentats locaux pouvaient obtenir le déplacement d’un instituteur récalcitrant ou n’entrant pas dans le moule...
Il y a plus de 100 ans les instituteurs s’organisaient pour préserver leur indépendance dans le cadre du respect des programmes nationaux.
En 2011, un syndicat qui se réclame de l’héritage des premiers pionniers du syndicalisme enseignant accepte le salaire au « mérite » !?

Autrefois les instituteurs étaient corvéables à merci et devaient allégeance à Mr le Curé et à Monsieur le Maire.

Il y a plus d'un siècle les instituteurs et institutrices se sont syndiqués malgré l'interdiction qui leur était faite, ils ont voulu adhérer aux bourses du travail.

Leurs premières revendications consistaient à ne plus dépendre des potentats locaux et à disposer d'un traitement unique pour tous.

Pendant toute la période qui s'est déroulée depuis cet acte de naissance, les instituteurs puis tout le personnel enseignant ont obtenu des garanties statutaires et l'abandon de tous les projets instituant le salaire aux mérites.

Aujourd'hui, le projet de la bourgeoisie et de certains féodaux locaux est en passe d'être mis en oeuvre.

Il s'agit d'individualiser les salaires et de les faire évoluer en fonction du « mérite » ou du niveau d'obéissance.

Un premier pas est franchi avec l'annonce faite par Luc Chatel, ministre de l'ex Education Nationale : les proviseurs des lycées et les principaux de collèges pourront disposer d'une rémunération supplémentaire pouvant aller jusqu'à 6000 € sur trois ans.

Cette prime ne sera délivrée au chef d'établissement « méritant » que si le résultat est bon....

Nous voici là revenu au temps de la rétribution à la tête du client.

« C'est une prime qui peut aller jusqu'à 6 000 euros tous les trois ans, il s'agit d'une prime de fonction et de résultats qui se développe partout dans la fonction publique, explique sur RTL Philippe Tournier, responsable du SNPDEN. »

Comment un syndicat aussi éclairé que cette puissante organisation affiliée à l'UNSA

peut signer un accord remettant en cause les principes même que les dirigeants syndicaux, toutes tendances confondues ont défenduq pendant des décennies.

C'est un banc d'essai qui doit permettre pour le pouvoir de tester la résistance syndicale avant d'aller plus loin et de casser le statut général des fonctionnaires.

Daniel Robin, dirigeant du SNES (FSU) explique clairement que cette prime, qui ressemble à celle que viennent de reçevoir les recteurs d'académie, encourage les chefs d'établissement à mieux faire passer les suppressions d'emplois dans leurs établissement : « On est dans une logique de perte de pouvoir d'achat des fonctionnaires, c'est une rémunération à la servilité. »

Les parents et les élèves n'ont rien à gagner par cette mesure...

D'un côté le ministre distribue des récompenses et de l'autre supprime 16 000 postes dans l'éducation nationale.

Jean-François Chalot


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29 réactions à cet article    


  • JL JL 26 janvier 2011 10:34

    « Quand l’Etat est à la baisse les féodalités sont à la hausse ». (Régis Debray)


    • JL JL 26 janvier 2011 10:36

      La misère c’est la pauvreté sans les moyens de subsistance.
      La féodalité c’est la pauvreté et le servage.
      Le capitalisme c’est l’asservissement des peuples par la misère.

      C’est pourquoi dans ses phases de récession, les pertes de capital lui sont un moindre mal : ce qu’il craint par dessus tout c’est l’émancipation des peuples. La fabrication de la misère est un processus rédhibitoire et qui est inhérent au capitalisme qui prospère en promettant la richesse ... et aboutit au féodalisme, car il ny a pas d’alternative.


    • ZEN ZEN 26 janvier 2011 10:49

      Le démantèlement de l’EN ne peut se faire frontalement, lit-on à peu près dans un rapport déjà ancien sur la libéralisation des service, mais petit à petit et indirectement, par la bande
      Un pas de plus est franchi


      • ZEN ZEN 26 janvier 2011 10:52

        A consulter ICI


        • FRIDA FRIDA 26 janvier 2011 11:10

          Le salaire au mérite, en voilà un slogan publicitaire. On touche les instincts les plus primaires de l’homme : la cupidité et la jalousie.
          De ce sogan on en comprends deux choses :

          1 Le salaire (traitement) des fonctionniare n’est pas mérité. Alors que le recrutement s’est fait (comme dans le privé) sur l’accord d’une fonction et d’une rémunération. Le fonctionnaire remplit sa fonction et l’Etat lui verse sa rémunération. En elle est devenue d’un coup non méritée ??

          2 Ceux qui pensent qu’ils sont meiux que les autres, travailleront plus et feront mieux, donc l’occasion de se distinguer par une prime au mérite. Mais, c’est un leurre, et un moyen de division.

          Une nouvelle politique qui parle de tous ce qui est en défaveur des citoyen avec des mots positifs : la réforme, le mérite, la sécurité, travailler plus pour gagner plus, compétitivité, croissance etc.


          • french_car 26 janvier 2011 21:26

            Et donc moi pauvre cadre du privé je vais donc me sentir cupide et jaloux lorsque mon directeur va m’annoncer ma rallonge annuelle ?
            Et pourquoi ne serait-on pas tous payés la même chose, de l’ouvrier au cadre en passant par l’instituteur ?
            Travaille-t-on vraiment tous pour la patrie et sans arrière pensée « cupide » ?


          • bernard29 bernard29 26 janvier 2011 13:27

            Mais si les syndicats laissent passer cette réforme ce sera bien la preuve supplémentaire et définitive de la collusion des syndicats avec les pouvoirs en place. 

            Les syndicats sont avant tout corporatistes, non ?? C’est peut être fait pour ça d’ailleurs.


            • srobyl srobyl 26 janvier 2011 15:38

              Bonjour, Chalot
              Un gouvernement aux abois, qui n’a pas d’autres projet que de rogner, rogner encore..Rien de positif, que du restritctif,du répressif...Ah, (milles sabords)on va te les faire retrousser leurs manches, tous ces salauds de fonctionnaires qui ne connaissent pas « la vraie vie » et qui nous coûtent la peau des fesses ! De quoi satisfaire tous les gogos qui croient qu’en économisant sur l’éducation, en pressant le citron, les choses iront mieux. Des rats ! voilà ce qu’ils sont des rats à rolex, mais des rats quand même ! Mais p...qu’ils quittent le navire, il va couler !
              Vous avez bien mis les objectifs réels en évidence : miner cet édifice pour peu à peu provoquer sa privatisation. De beaux jours en perspectives pour les profs qui ne fileront pas doux...


              • BOBW BOBW 26 janvier 2011 18:03

                @ CHALOT : Ce gouvernement réédite en pire les méthodes de VICHY à l’encontre des Instits et tous les fonctionnaires.
                Ce principe du salaire au mérite devrait être appliqué réciproquement pour le monarque et ses ministres en fonction de leur audience de popularité : smiley
                Actuellement avec sa côte en dessous de 30% : ??...  :->


                • Salade75 26 janvier 2011 18:48

                  Bonjour,
                  Un jour, un ancien président de la SNCF a dit (à peu près) : il faudrait que les cheminots admettent que l’objectif de la SNCF n’est pas en premier lieu de rendre heureux les cheminots, mais de satisfaire le besoin de transport des usagers.
                  Je me fais un peu la même remarque en lisant votre article.
                  Vous avez raison de critiquer le népotisme qui prévalait avant que le statut des fonctionnaires soit adopté.
                  Mais votre réponse ne correspond pas à la question à laquelle est officiellement supposé répondre ce projet de prime : l’inégalité de la qualité de l’enseignement et des enseignants, et l’impact que cela peut avoir sur les chances des enfants de réussir leur scolarité.
                  Peut être cette la prime n’est-elle pas la bonne réponse à ce problème ?

                  Mais il ne faut pas nier que ce problème existe.

                  La preuve était donnée par les enseignants eux-mêmes qui pour leurs propres enfants étaient les premiers « détourneurs » de la carte scolaire.
                  Se contenter de répondre que l’idée est mauvaise parce que les syndicats s’y sont toujours opposés est une argumentation bien légère.
                  Vous êtes du métier ? Au lieu de pleurer, construisez. Proposez une réponse correcte au problème des usagers de l’enseignement (autre que le sempiternel « augmentez les effectifs » qui ne permet pas de gérer la qualité individuelle) ! Vous deviendrez crédible et faire passer une telle loi sera beaucoup plus dur !

                  Faites le sur tous les sujets réels des usagers du service public !

                  Alors, les subterfuges ne suffiront plus pour casser le statut.

                  Il faudra l’afficher clairement, ce qui passera moins bien !

                  Par contre, avec ce type de critique, vous faites juste le jeu des casseurs.
                  Peut être retarderez-vous quelque peu le texte, mais il finira par passer. Une nouvelle brèche sera ouverte !

                  Les parents ne se souviendront que du fait qu’encore une fois, les fonctionnaires et les syndicats ont refusé de bouger sans rien proposer.
                  …Et tout le monde y perdra !


                  • Dolores 27 janvier 2011 18:01


                    Je suis retraitée, mais j’ai été enseignante jusqu’en 2006.
                    Ce n’est pas la première fois qu’on essaie de faire passer la rétribution au mérite des enseignants. Cette prise de position date des années 80 pendant la cohabitation.

                    Je me pose la question depuis lors, où va-t-on trouver du mérite aux enseignants ?

                    Votre histoire de trains n’est pas un bon exemple : le cheminot ,heureux ou non, travaille sur des machines. Son travail consiste à partir à l’heure et à arriver à l ’heure en respectant la réglementation.

                    Les enseignants travaillent sur de l’humain et les petits humains ne sont pas tous prêts à partir au même moment et l’arrivée risque d’être dispersée quelque soit l’enseignant !

                    Vous semblez faire partie de cette catégorie de personnes qui pense que la réussite scolaire d’un enfant ne dépend que de l’enseignant, mais qui d’un autre côté, pense aussi que si l’enfant réussi c’est uniquement grâce à son intelligence, mais que si il échoue la faute en revient à l’enseignant qui n’est pas à la hauteur.
                    Vu ainsi, dans les 2 cas l’enseignant n’a aucun mérite.

                    Le seul mérite de l’enseignant est de transmettre un savoir. Vous ignorez ce qu’est une classe où 30 enfants ne sont pas 30 machines semblables et réceptives.

                    Le problème des « usagers » de l’enseignement est que le dit « usager voit dans l’école un produit de consommation, ou une garderie gratuite.
                    Quand on vient en classe en »usager", il est évident qu’on attend un service clé en main et sans avoir d’effort à faire par soi-même, comme l’usager de la SNCF !
                    En tant qu’usager vous ne poussez pas le train, vous vous asseyez et attendez l’arrivée à destination, mais un élève doit faire des efforts pour comprendre et assimiler et il n’y arrive pas en attendant que ça passe.

                    La réussite scolaire ne dépend pas que de l’enseignant, les enfants y sont pour beaucoup à condition qu’ils en aient l’envie et la possibilité.

                    Va-t-on donner une prime à un enseignant parce qu’il aura la chance d’avoir une classe d’enfants doués ou lui sucrer une partie de son salaire parce qu’une année il aura une classe d’enfants en difficultés ?

                    Le monde y perdra certainement si on raisonne comme vous !

                     


                  • CHALOT CHALOT 26 janvier 2011 19:16

                    J’ai enseigné et formé des enseignants pendant 34 ans et je n’ignore pas la réalité du terrain.
                    J’ai formulé des proposition dans le corps de mon article et assayé de montrer que l’essentiel pour le gouvernement c’est de casser les statuts.


                    • Salade75 26 janvier 2011 19:55

                      Je suis d’accord avec vous sur l’objectif (à moitié) caché du gouvernement.
                      Mais je ne vois pas de réponse à la question à laquelle « officiellement » cette prime répond dans votre article.
                      Les politiques gagnent toujours à ce jeu là.
                      Répondez à la question officiellement posée, et vous éviterez la réussite de leur objectif caché.
                      ... ou pour le moins, il ne pourront pas se servir d’un alibi pour le faire.
                      Mais là, ils sont pertinents pour dire : « vous voyez, nous on essaye des choses, et il n’y a que ceux qui font rien qui ne font pas d’erreurs, alors que eux ne veulent que bloquer le système ! ».
                      J’ai l’impression que le sarko voit une branche à peu près en bonne santé, mais qui le gène. Il dit : « cette branche est pourrie, je vais la couper sinon vos enfants vont la prendre sur la tête ». Et votre réponse est : « il ne faut pas couper cette branche car elle n’a jamais été coupée. Le gouvernement veut embéter les fonctionnaires. »
                      Vous êtes parent, votre enfant est sous la branche. Vous pensez quoi ? Principe de précaution ?


                    • CHALOT CHALOT 26 janvier 2011 20:03

                      Sarko veut tenir sous sa coupe les chefs d’établissement et arriver à termes un système à l’américaine où les rémunérations d’une même profession varient en fonction du territoire.
                      Là il rajoute : et en fonction des capacités de servilté.
                      Les élèves n’y gagnent rien


                      • Salade75 26 janvier 2011 20:29

                        C’est vous qui parlez de servilité. D’entrez, vous dites que le système sera dévoyé pour flatter les carpettes.
                        Mais en disant cela, vous dites aussi qu’il y a bien un problème (vous vous attaquez à la solution, pas à la question), mais vous ne proposez rien.
                        Lui prétend qu’ainsi il payera plus un bon prof qu’un mauvais et que cela encouragera les profs à devenir meilleurs pour le bien être des enfants.
                        En face, vous répondez : « Ca ne marchera jamais et tout le monde va tricher ».
                        Je ne suis pas contre vous ; mais sincèrement, à une idée vous opposez des principes datant de Maurice Thorez et un parti pris que tous les chefs d’établissement sont des despotes pourris.
                        Pourquoi à une idée ne répondez-vous pas plus constructivement par une autre idée ?


                      • french_car 26 janvier 2011 21:23

                        Il y a déjà bien d’autres moyens de récompenser la servilité :
                        - visite de ministre
                        - légion d’honneur
                        - invitations diverses


                      • viva 26 janvier 2011 20:21

                        Nos dirigeants sont tellement corrompus qu’ils pensent le plus sérieusement du monde que seul l’argent est la solution a tout.

                        Ils généralisent la corruption en rendant dépendant les fonctionnaires du pouvoir politique, ils font ainsi une pierre deux coups, ils font jouir les haineux et les jaloux et ils vont pouvoir faire gagner de l’argent a leur pote et recevoir des dépots sur leur comptes offshores.

                        Derrière le salaire au mérite chez les enseignants, ce qui se cache réellement c’est l’école payante offerte sur un plateau a de grands groupes internationaux .........

                        De l’intérêt des jeunes, et des populations ils se fichent royalement, les politiques au pouvoir n’ont été mis en place pour cela ........... Ils ont là pour faire gagner un maximun d’argent a un minimun d’individus


                        • french_car 26 janvier 2011 21:16

                          Cher Mr Chalot, j’aime bien en général vous lire et je partage pas mal de vos idées - contrairement à votre compère Villach suant haine, rancoeur et complexe d’infériorité au coin de chaque virgule.
                          Je suis un peu surpris de cette subite villachitude : il est fort naturel de se voir évalué - comme les élèves le sont - et rémunéré à la hauteur de ses efforts. Ne trouvez-vous pas déprimant de savoir que vous-vous crevez la patate tandis que votre collègue se les roule et que pas un centime ne vous départage en fin de mois ?
                          Il me semble qu’une partie du découragement qui touche la profession vient de la linéarité de la carrière, vous savez à 25 ans ce que vous gagnerez à 50 ans.
                          Bien-sûr comme pour toutes les professions il faut un référentiel qui permette une évaluation impartiale.
                          Bien-sûr comme pour toutes les professions il y aura sans-doute une part d’arbitraire.
                          Mais comme Churchill l’a dit jadis à propos de la démocratie, ne serait-ce pas la moins mauvaise des solutions ?


                          • viva 26 janvier 2011 21:33

                            Le problème n’est pas l’évaluation, mais les critères d’évaluations, un bonus financier sera offert à ceux qui orientent les gosses dans les filières ou le medef demande du personnel ?

                            Vous pensez sérieusement que cela est fait pour que tout les élèves deviennent médecins ou ingénieurs ??? C’est le vœux de tout les parents pourtant ... ou pour que n’accèdent au bac et aux études supérieurs qu’une minorité afin de faire des économies ???

                            Si une évaluation est liés au résultats, moins d’élèves auront accès à l’examen du bac c’est le seul moyen d’améliorer les résultats sans augmenter les budgets ???
                            Vous verrez qu’a terme il y a aura plus de sélection. La France à besoin de main d’œuvre pas chers donc de gens suffisamment formé mais pas trop sinon ils refusent de faire la sale boulot pour un salaire de misère .


                          • french_car 26 janvier 2011 22:28

                            Tout dépend des critères d’appréciation nous n’en savons rien, pourquoi imaginer qu’il s’agirait de réussite dans les filières d’excellence ? Il peut s’agir d’objectifs relatifs : augmenter de 10 % le taux de succès de telle option, créer une nouvelle filière, obtenir la certification « classe européenne » etc ... Réduire l’absentéisme des élèves ou des profs ...


                          • CHALOT CHALOT 26 janvier 2011 23:01

                            French-car !
                            Le travail d’équipe dans les écoles permet une émulation et un soutien.
                            Ceux et celles qui font pas grand chose-ils sont très rares abandonnent peu à peu ou très vite le métier car les enfants ne les ménagent pas.
                            Chez les proviseurs et principaux, il y a très très souvent une envie de réussir et j’ai rencontré des chefs d’établissements très moteurs ( c’est un peu en contradiction avec les mots d’ordre que j’ai criés il y a encore 20 ans : « la hiérarchie c’est comme les étagères, plus c’est haut et moins ça sert » )
                            L’objectif du gouvernement est double :
                            - casser l’unité de cette profession où le taux de syndicalisation est rester fort ;
                            - disposer de fonctionnaires d’autorité ( ce qu’ils sont) corvéables à merci et devenant totalement les rouages du pouvoir.


                            • eric 27 janvier 2011 06:28

                              Casser les nouvelles féodalités !

                              Sous l’ancien régime, le fonctionnaire est propriétaire de son poste. Tous ses efforts jusqu’à la révolution française, viseront a échapper au contrôle du pouvoir politique,a être aussi indépendant que possible voir a prendre le pouvoir lui même ( fronde parlementaire, révolution française etc.... A l’époque, le pouvoir se divise en deux, le temporel avec le Roi, le social, avec l’église. Tres naturel que ces pouvoirs cherchent a contrôler leurs agents.

                              L’élu ’est pas un potentat local, c’est le représentant « civil civique citoyen du peuple ». Refuser le contrôle du politique sur la fonction publique c’est mettre en cause les droits de l’homme et la république.C’est une revendication corporatiste et anti démocratique qui nous ramène a l’ancien régime. Les fonctionnaires sont,par définition, dans une démocratie,les rouages du pouvoir. C’est dans une bureaucratie qu’ils sont un pouvoir en soi.

                              D’autre part, puisque vous avez été dans le secteur, vous savez bien qu’en l’absence a peu prêt totale d’outil de gestion positif, les directeur de lycée en sont réduit a des pratiques plus négatives ( mauvais emploi du temps, heures sup a la gueule du client ) etc.

                              Maintenant, pour vous rassurer, les pratiques de prime sont en général efficace pendant peu de temps, comme tous les outils de gestion. Les gens s’adaptent aux critères et au bout de quelque temps, la part variable devient presque un droit et il faut trouver autre chose pour faire bouger les gens.


                            • Sergeant Pepper Sergeant Pepper 27 janvier 2011 07:49

                              Si être payé au mérite était la panacée, il y a belle lurette que les types qui nous gouvernent auraient adopté le principe pour eux-mêmes.


                              • CHALOT CHALOT 27 janvier 2011 08:23

                                Eric oublie que les potentats locaux ce sont aussi et parfois une forme de monarchie municipale et non toujours une démocratie municipale
                                transformer les enseignants en agents municipaux c’est les mettre sous la coupe du prince de ces lieux et refuser cette politique ne relève pas du corporatisme mais de l’indépendance


                                • eric 27 janvier 2011 10:12

                                  Ben voyons ! Quand ce sont des associatifs qui ne représentent qu’eux même, sans sanction du vote citoyen, on appelle cela les forces vives, la société civile, les acteurs citoyens. Quand c’est un élu du peuple, un prince. Quand ce sont des syndicalistes, c’est a dire des gens qui défendent avant tout leurs intérêts propres, de façon du reste parfaitement légitime, on fait mine de croire qu’ils seraient désintéressés et indépendant et n’aurait pas besoin du contrôle du peuple. Les mêmes qui voudraient que les travailleurs aient des moyens de contrôle au sein de l’entreprise ou ils travaillent, et qui ne leur appartient pas, les consommateurs un droit de regard sur les produits sont très exigeant sur l’indépendance nécessaire des agents publics, pourtant dépositaires de notre argent commun. Vous ne voyez pas comme une légère contradiction ?


                                • srobyl srobyl 27 janvier 2011 11:29

                                  Evidemment, on peut toujours se demander quels critères seront retenus pour évaluer les chefs d’établissements, donc leur « politique » éducative, mais il y a fort à parier que, quel que soient ces critères, ce sera toujours, pour des raisons de simplicité, une évaluation « en aval », c’est-à-dire une prise en compte exclusive du RESULTAT, (% de ceci ou de cela, taux de redoublements, d’affectation dans les différentes filières ...) et non des méthodes utilisées ni des potentialités des élèves. Ca conduira immanquablement à une répercussion de ces pressions sur les profs, et sur les élèves, et donc à un climat délétère dans les établissements. J’oserais dire « encore plus qu’avant », car sous d’autres formes, notamment celles de l’attribution de petits susucres financiers , les boîtes (et non directement les personnes) étaient d’éjà « évaluées », mais ...selon leurs propres déclarations, avec toutes les dérives de tricheries sur le nombre d’« activités » qui s’y pratiquent. Pour en avoir été témoin, je peux dire qu’entre la réalité et ce qui se passait réellement, il y avait une marge ! Ce sera pire si on implique le portefeuille des personnels. Je peux comprendre le point de vue des gens du privé, qui comme toujours, scandent : "on est bien rémunéré au mérite, pourquoi pas eux ?...Le problème, c’est que les élèves n’auront absolument rien à y gagner


                                  • CHALOT CHALOT 27 janvier 2011 12:27

                                    Eric !
                                    Les associations n’ont pas de pouvoir
                                    Quant aux syndicats, prenez un peu le temps et vous verrez que je ne fais par partie des naïfs et si je défends la forme syndicale j’ai toujours critiqué la bureaucratie.


                                      • COVADONGA722 COVADONGA722 27 janvier 2011 18:45

                                        @zany

                                        plutot ; Enfin !





                                        hé hé le Dormeur c’est éveillé

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