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Accueil du site > Actualités > Société > Le revenu de base, un remède universel ?

Le revenu de base, un remède universel ?

Le Mouvement français pour un revenu de base (MFRB) publie son livre blanc, un ouvrage collectif en deux volumes, coordonné par Jean-Eric Hyafil et consacré à une idée qui balaie large, de droite à gauche - et déjà évoquée sur ce fil... Elle pourrait bien redessiner les contours d’une société plus vivable…

 

En juin dernier, les citoyens helvétiques s'étaient prononcés à près de 73% des votants contre l'instauration d'un revenu universel. Mais l'idée n'en finit pas de travailler l'opinion sur le continent. A l’approche des élections présidentielles françaises, elle refait débat, suscitant un tsunami éditorial après avoir agregé un mouvement social international qui rallie « rêveurs éveillés », décideurs et nouveaux « convertis »...

En France, le député socialiste Christophe Siruge, devenu depuis Secrétaire d’Etat à l’Industrie, remettait en avril un rapport sur les minima sociaux au Premier Ministre, recommandant la création d’une « couverture socle commune » remplaçant le dispositif actuel des aides sociales – une proposition assumée, semble-t-il, par son destinataire dans la perspective des prochaines échéances électorales… Mais la Secrétaire d'Etat aux handicapés et à la lutte contre l'exclusion, Colette Neuville, soulignait devant l'association des journalistes de l'information sociale (Ajis) les difficultés techniques de sa mise en oeuvre...

Cette idée a été formulée pour la première fois par l’humaniste chrétien Thomas Moore (1478-1535) : il imaginait dans L’Utopie (1516) une île où chacun serait assuré de sa subsistance sans dépendre de son travail. Plus de deux siècles plus tard, le révolutionnaire Thomas Paine (1737-1809) plaidait dans La Justice agraire (1796) plaidait pour une dotation inconditionnelle issue des ressources naturelles et de la terre : « Tout propriétaire de terre cultivée doit à la communauté une rente agricole du fait de la terre qu’il possède. »

Durant la Grande Dépression de l'entre-deux-guerres, l'ancien député radical et sous-secretaire d'Etat au Trésor Jacques Duboin (1878-1976) proposait un "revenu social pour tous" afin de sortir la France du marasme mais, en dépit de son fort pouvoir d'influence, ses propositions n'ont pas été retenues par le gouvernement du Front Populaire.

Le MFRB (800 militants et 50 groupes locaux), créé en mars 2013, précise ainsi ce principe : « Le revenu de base est un droit inaliénable, inconditionnel, cumulable avec d’autres revenus, distribué par une communauté politique à tous ses membres, de la naissance à la mort, sur base individuelle, sans contrôle des ressources ni exigence de contrepartie, dont le montant et le financement sont ajustés démocratiquement. »

 

Le revenu universel, une utopie réaliste pour le XXIe siècle ?

Ce principe d’un « droit à vivre » pourrait répondre tout à la fois à l’essoufflement de notre système de protection sociale fondée sur une norme de « plein-emploi » révolue alors que le loup numérique est entré dans la bergerie de la société du « travail », à la précarisation de la condition salariale et à l’incohérence d’un empilement pour le moins illisible de dispositifs inquisiteurs d’aides conditionnelles …

Un tel « bouclier social » épargnerait aussi au personnel politique d’avoir à se faire élire sur la sempiternelle promesse de « lutte contre le chômage », « d’inversion » de sa courbe voire de retour au plein emploi - quand il ne s’agit pas de « chercher la croissance avec les dents » comme si la dite croissance accroîtrait le bien-être… Il garantirait que « le progrès technique et l’automatisation ne conduisent pas à une explosion de la pauvreté ni à une détérioration du niveau de vie des travailleurs  ». 

Cette utopie somme toute réaliste pourrait faire fonction d’amortisseur pour absorber le « choc historique » frappant un nombre croissant de perdants de l’automatisation, lors du passage de la société industrielle à une économie numérique allègrement « ubérisée » dont les seules innovations avérées sont fiscales et financières pour se soustraite aux dépenses sociales et à l’impôt tout en épuisant les ressources communes…

Des millions de vies, rendues « inutiles » par « l’ubérisation » du monde, pourraient retrouver une marge de survie voire d’autonomie en apportant une contribution positive à la société par une activité librement choisie grâce à ce filet de sécurité – une autre manière de recréer sur des bases saines du consentement à travailler serait-ce gratuitement...

 

Car si le revenu de base est un droit, il ne dispense pas pour autant de « travailler » mais permettrait d’accéder à un travail choisi, porteur de sens et d’utilité sociale, plutôt que de s’étioler dans un job d'infortune et de mort-vivant subi pour des contraintes de survie. Ce que résume un de ses promoteurs, Götz Werner, créateur de la chaîne de magasins dm : plutôt que de demander à une personne de travailler pour un salaire, mieux vaut lui accorder un revenu inconditionnel afin qu’elle puisse travailler et devenir créatrice de richesse sociale en-dehors de l’emploi salarié… D’ailleurs, la « création d’emplois » peut-elle être considérée encore comme une fin en soi ?

Le MFRB tient le revenu de base pour un « nouveau pilier de notre système de protection sociale qui procure à chacun une autonomie accrue pour s’émanciper et se réaliser en tant que travailleur, citoyen et individu ».

Chacun touche un revenu de base et s’intègre dans la société par son travail, qu’il choisisse de se faire rémunérer ou non. Versé à tous, il n’est plus lié à une situation d’exclusion : c’est une « prestation universelle qui traduit une reconnaissance comme membre de la communauté » et un droit émancipateur qui permettrait d’en finir avec la stigmatisation des « sans-emploi », à la rhétorique de « l’assistanat » comme à la tragédie du non-recours au droit à certains minima sociaux.

 

Vers un revenu de base européen ?

Philippe Van Parijs prône l’instauration d’un revenu de base européen par la mise en place d’un eurodividende, financé par la TVA- mais son montant de 200 euros par résident de la zone euro, éventuellement ajusté suivant le PIB par tête de chaque pays ne permet pas de « changer la vie » - tout au plus constituerait-il un « supplément de pouvoir d’achat » permettant de soutenir la demande et l’activité locale… Ce n’est pas la promesse du paradis, mais une avancée qui ne pourra s’accomplir qu’à un niveau reconnu comme « finançable »…

Jusqu’alors, le « paradigme dominant » nous empêche de penser le monde qui vient comme il empêche de le créer. Le revenu de base pourrait justement être pensé comme un outil d’émancipation, conjuguant efficacité et équité, voire comme le « prochain modèle économique de l’humanité » (Jeremy Rifkin). Jusqu’alors, la protection sociale s’est construite autour du salariat, les droits sont attachés au statut de salarié, ouverts par la cotisation mais ce système s’essouffle avec la persistance d’un chômage de masse structurel dans une société exponentielle où le travail se fait intermittent, indépendant voire gratuit… Le revenu de base ne permettrait-il pas de passer d’une « société de précarité subie à une société de mobilité choisie  » ?

La véritable source de la « richesse des nations » ne reposerait-elle pas sur une « coopération productive située en amont des enceintes des firmes », au-delà de la sphère de « l’économie marchande » ?

 Le « droit au revenu » n’est pas incompatible avec le « droit au travail » mais permettrait de « garder la prospérité, même sans croissance », pour peu que l’on s’attache à ses finalités humaines et sociales sans les stériliser par des considérations comptables ou des théories économiques.

 

Mais comment ça se finance ?

Les pistes de financement de ce « nouveau modèle économique » vont des plus évidentes (par l’impôt sur le revenu) aux plus « radicales », comme celle qui le lie à un « revenu maximum autorisé »… 

Le financement d’un revenu de base au niveau de l’actuel revenu social d’activité (RSA) ne bouleverserait pas fondamentalement l’actuelle donne fiscale mais coûterait tout de même 180 milliards d’euros.

L’instauration d’un revenu de base au-dessus du seuil de pauvreté (950 euros) suppose une redistribution des ressources par un taux d’imposition sensiblement plus « progressif » pour les hauts revenus voire de rogner l’assurance chômage et les retraites.

Dans un monde idéal, elle supposerait aussi d’en finir avec « l’optimisation fiscale » permettant de se soustraire aux obligations de solidarité minimales - et avec « l’évasion fiscale » : sortir une population de la pauvreté exige une fiscalité plus « raisonnable » des revenus élevés et la pratique d’une solidarité effective élargie à ceux qui jusqu’alors se « distinguent » par une propension flagrante à s’en exonérer...

 

Plusieurs propositions de financement du revenu de base ont été recensées : 

 

  • Par l’impôt sur le revenu applicable dès le premier euro gagné en supprimant l’actuelle première tranche exonérée et en prélevant à la source.
  • Par la cotisation sociale pour alimenter une caisse du revenu de base, assise sur la masse salariale ou la valeur ajoutée .
  • Par la taxe sur la consommation : une hausse de la TVA aurait l’avantage d’être payée par les entreprises comptant peu voire pas de salariés et de ne pas peser sur le coût du travail.
  • Par la taxation du capital et du patrimoine : les gains de productivité réalisés par l’automatisation des tâches pourraient ainsi, grâce à l’impôt sur les revenus du capital (bénéfices des sociétés, dividendes…) et sur le patrimoine (son accumulation au fil des générations est un facteur aggravant d’inégalités), ne pas bénéficier qu’aux propriétaires des entreprises mais être redistribués à tous…
  • Par une redevance sur l’usage des biens communs et l’extraction des ressources, la rente ainsi collectée pouvant être redistribuée à tous les co-propriétaires de ces ressources c’est-à-dire les citoyens, ce qui permettrait de corriger ces facteurs aggravants d’inégalités que sont la propriété privée d’un capital foncier et l’accaparement des terres.
  • Par la redevance carbone : chaque entreprise et chaque ménage la paieraient proportionnellement à leur émission de gaz à effet de serre, les recettes étant redistribuées à tous, puisque tout le monde a les mêmes droits sur l’environnement.
  • Par la création monétaire, une partie ou la totalité du revenu de base pouvant être versée dans une monnaie locale, gérée collectivement par les habitants d’un territoire donné.
  • Par une réforme monétaire, de manière à réduire la capacité inégalitaire des banques privées à créer de la monnaie par le crédit (elles ne prêtent qu’aux riches, c’est bien connu…) et à donner aux banques centrales la capacité de distribuer à tous une part égale de la quantité de monnaie créée mensuellement sous la forme d’un revenu de base : ainsi, cette création monétaire distribuée directement aux citoyens éviterait les bulles spéculatives et l’instabilité du système actuel.
  • Par la taxation des entreprises qui exploitent les données personnelles des citoyens-internautes, une piste qui compléterait le financement du revenu de base.
  • Par la lutte contre l’évasion fiscale : interdiction des « paradis fiscaux », harmonisation fiscale, création d’un impôt européen pour dissuader de toute velléité d’ « optimisation fiscale ».
  • Par la taxe Tobin prélevée sur toutes les transactions effectuées sur les marchés financiers, ce qui réduirait l’emprise de la financiarisation de l’économie et dissuaderait les opérations spéculatives au profit d’investissements réels.
  • Par la fusion du système de chômage et de retraite.

     

La Fondation Jean-Jaurès étudie l’hypothèse d’un revenu de 750 euros, majoré de 1,5 pour les retraités (soit 1125 euros), financé par une « réorientation de l’ensemble de l’assiette de financement de la protection sociale » et par une partie des exonérations patronales (coût : 604 milliards d’euros).

Dans ce foisonnement de propositions, il s’agit de s’accorder sur le montant et les pistes de financement à privilégier pour reconstruire un modèle social. Ainsi, les membres d’une société sauront-ils ce qu’ils comptent affecter à sa pérennité voire à sa survie. Alors que se précise un grand tournant de notre histoire commune, il n'est plus possible de faire l'économie d'un débat sur le sens de l'injonction à "produire" toujours plus, sur la création et la répartition des richesses. Un autre avenir est non seulement possible mais désirable...

 

Jean-Eric Hyafil (dir.),

Revenu de base, un outil pour construire le XXIe siècle, 156 p., 11 €

Revenu de base, comment le financer ?, 186 p., 15 €

Aux éditions Yves Michel


Moyenne des avis sur cet article :  4.33/5   (9 votes)




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79 réactions à cet article    


  • Albert123 16 novembre 2016 16:46

    l’enfer est toujours pavée de bonne intentions,


    a propos du revenu de base tel que vous l’exprimer, le 4eme reich est pour et vous donne tout son soutien.

    • Verdi Verdi 16 novembre 2016 16:55

      Excellente démonstration. 


      • zygzornifle zygzornifle 16 novembre 2016 17:01

        nos politiques LRPS ont déjà un revenu universel entre 8000 et 25 000€ .....


        • jpm jpm 16 novembre 2016 17:22

          Excellent article qui donne un aperçu complet et plutôt objectif des discussions en cours sur le revenu de base inconditionnel... et surtout des propositions de financement de ce nouveau droit que constitue le droit au revenu... lorsque le droit au travail marchand (pour autrui et contre remunération) n´est plus garanti.

          Les discussions animées et les points de vue tranchés sur le sujet rappellent probablement les débats qui ont eu lieu lors de l´instauration de la sécurité sociale (voir l´excellent film La Sociale de par Gilles Perret). Malheureusement nous sommes encore loin de trouver un consensus sur la forme et le financement de ce revenu de base.

          Personnellement, je m´inquiète beaucoup de l´idée de remettre à plat la protection sociale des travailleurs (retraite, chômage, invalidité) pour financer ce revenu de base.

          Je préfère de loin la remise à plat de la fiscalité sur tous les revenus et la suppression des nombreuses niches fiscales qui évitent aux plus aisés de contribuer à leur juste part au bien être collectif.


          • Coriosolite 16 novembre 2016 18:46

            Le projet de verser quelques centaines d’euros chaque mois à Mme Bettencourt, M. Bolloré ou M. Arnaud et dans le même temps de baisser les allocations chômage ou certaines retraites, me parait être la plus gigantesque absurdité ou la plus belle escroquerie intellectuelle qui puisse sortir des cervelles d’oiseaux de certains économistes.


            • SamAgora95 SamAgora95 16 novembre 2016 20:14

              Je me demande qui va choisir volontairement de nettoyer la merdes des autres, a savoir :


              -Ramasser les poubelles à 4h du matin.
              -Balayer les rues
              -Nettoyer les cages d’escalier et les bureau
              -Magner le marteau piqueur sous 40° à l’ombre
              -Effectuer tous les travaux de maçonnerie
              -Faire la cuisine dans les fourneaux des restaurants.
              -Torcher les fesses des moins de 3 ans et des plus de 90.

              etc... etc...



              • lephénix lephénix 16 novembre 2016 21:07

                @zorg

                il s’agit d’un « bouclier social » ou « filet de sécurité » , rien moins qu’un nouveau pilier de protection sociale qui ne dispense pas d’apporter sa contribution à la communauté car le travail reste la principale création de richesse : simplement, cette dernière, à laquelle nous contribuons tous, est de plus en plus captée par un deep state bien placé près du robinet... s’il n’est de « richesse que d’hommes » pourquoi des centaines meurent-ils à la rue dans notre hexagone droitdelhommiste et donneur de leçons ? autant expérimenter ce qui peut marcher et a été pensé depuis des siècles...

                à condition de ne pas en faire un cheval de Troie pour démanteler toute la protection sociale et détricoter ce qui marche tant bien que mal et fait fonction encore d’amortisseur social.. ;


                • lephénix lephénix 16 novembre 2016 21:14

                  @jpm

                  merci pour votre commentaire et proposition : il s’agit bien de ça, d’arriver à une fiscalité véritablement « progressive » par l’instauration de ce filet de sécurité obligeant à une telle mise à plat avec suppression de ces niches qui nous aboient à la figure dès qu’il s’agit d’instiller un peu d’équité...mais il n’est pas question de renoncer à une protection sociale durement acquise...le tout est de savoir quel « revenu universel » l’on veut vraiment...


                  • lephénix lephénix 16 novembre 2016 21:19

                    @gogorat

                    merci pour la référence à Russel, contemporain de Duboin : il s’agit bien de s’assurer que le « progrès » bénéficie à tous et ne soit pas capté aux dépens du plus grand nombre... l’énergie disponible à bon marché pourrait bien se tarir, autant activer le « débat » vers un début de solution de la « question sociale » à laquelle certains demeurent obstinément sourds...


                    • lephénix lephénix 16 novembre 2016 21:25

                      samagora95

                      là où ce revenu a été expérimenté peu d’individus restaient dans l’oisivité, rares sont ceux qui s’en contentent : la majorité choisit toujours d’améliorer son minimum vital une fois qu’il est assuré... les défis à venir en matière énergétique notamment rendent nécessaire une telle mesure qui libèrerait les énergies et les créativités de ce qui les entrave - cf David Graeber sur les bullshit jobs d’infortune... Quant aux métiers indispensables que vous évoquez, ils seront bien payés, tout simplement, le salaire se rajoutant au revenu de base ce qui supposerait une société « conviviale » où ces tâches seraient consenties sur une base saine et non sous la contrainte d’une survie à 12 euros de l’heure....


                      • lephénix lephénix 16 novembre 2016 21:28

                        @coriosolite

                        précisément ces heureux bénéficiaires dorés sur tranche se retrouveraient dans une tranche d’imposition ainsi rendue vraiment « progressive » - il y faut de la volonté politique et de l’ingénierie sociale appropriée...


                        • lephénix lephénix 16 novembre 2016 21:31

                          @zygzornifle

                          « ils » auraient plutôt tendance à se complaire dans un « revenu maximum autorisé » de moins en moins soutenable... l’instauration d’un rma pourraient bien phynancer le rdb...


                          • lephénix lephénix 16 novembre 2016 21:34

                            @albert123

                            l’enfer est sous la plage si on se laisse anesthésier par les sirènes en appelant à la « mauvaise option » ou la pire possible pour les laissés pour compte ne parvenant plus à « s’employer »...


                            • lephénix lephénix 17 novembre 2016 00:06

                              @zorg

                              cette idée a déjà été pervertie lorsqu’elle a été mise en œuvre en 1795 à speenhamland dans le comté de... sandwich (uk) lorsque des notables ont décidé de verser aux indigents un revenu de subsistance indexé sur le prix du pain : les patrons des premières « fabriques » en ont profité pour baisser les salaires et le détourner en subvention pour eux... il a été aboli en conséquence en 1834

                              avec la vigilance qui s’impose depuis ce précédent, ça ne devrait pas se reproduire si les consciences ne désarment pas en se vautrant dans le techno-zombisme et autres gadgetophilies spongiformes : vœu pieux ?... au pied du mur il faudra bien se découvrir maçons - y compris les nématodes ontologiques du deep state...

                              étant universel il devrait être instauré dans chaque nation pour ne pas créer d’appel d’air vers nos rivages où il n’y ni emplois ni logements et un système d’aides si conditionnel que les « petits blancs » préfèrent ne pas les demander - l’état économise 530 millions par an grâce au « non recours » aux minima sociaux les « heureux bénéficiaires » y renonçant...


                              • lloreen 17 novembre 2016 08:41

                                "

                                Car si le revenu de base est un droit, il ne dispense pas pour autant de « travailler » mais permettrait d’accéder à un travail choisi, porteur de sens et d’utilité sociale, plutôt que de s’étioler dans un job d’infortune et de mort-vivant subi pour des contraintes de survie.« 

                                C’est exactement cela.C’ est la seule solution pour amorcer une société égalitaire et non pas égalitariste qui est un non-sens dans la mesure où chaque individu est différent avec des aptitudes différentes. Pour équilibrer cette société, le remède est l’éducation (et pas le formatage ou l’endoctrinement) et bien évidemment, en corollaire, le partage du savoir.

                                A ceux qui objectent que c’est une utopie, je réplique que c’est la normalité. Il faudrait déjà commencer par démontrer valablement qu’une société comme la nôtre, totalement déséquilibrée et à un mètre de l’abîme est ce qu’il y a de mieux...
                                Que penser d’une société où des individus sont livrés par millions à la stupidité d’une bande de racketteurs qui se prévalent de titres pompeux »d’actionnaires« ou d’ »investisseurs- que je qualifie pour ma part de parasites- qui ne font somme toute, que prolonger par des artifices plus creux les uns que les autres, une méga escroquerie (la dette) au détriment d’une majorité de victimes qui n’auront jamais rien à gagner dans un tel système.

                                Que penser-surtout-d’un système qui considère le chômage de masse comme une « variable d’ajustement- lui permettant de dicte, de mener par le nez une masse d’individus et de les balloter de crise en crise pour augmenter davantage leurs bénéfices et massacrer des régions entières au prétexte infondé et insensé de la »croissance« .
                                La croissance de quoi ? De la précarité, de la pauvreté, de l’ignorance, du chômage, de la pollution ?

                                Exploiter au détriment de l’ensemble ce n’est pas s’enrichir.C’est avancer à pas toujours plus grands vers la destruction inéluctable.Il est de notre responsabilité de stopper ce système consumériste et inhumain.

                                Michael Tellinger a remis au goût du jour le contributionisme-l’ordre naturel des choses-, une société sans argent qui était celle qui a permis à nos lointains ancêtres de vivre sur cette terre en connaissant l’époque du jardin d’ Eden (paradis terrestre).
                                Il ne tient qu’à tous ceux qui veulent créer l’alternative de s’allier à toutes ces bonnes volontés pour sortir de ce système de prédation basé sur une escroquerie et imaginé par un syndicat du crime international.Toutes les bases nécessaires à cette alternative sont déjà jetées.

                                http://www.alterinfo.net/UN-MONDE-SANS-ARGENT-le-Systeme-UBUNTU-de-Contribution-ou-l-Ordre-Naturel-des-Choses_a98383.html

                                La solution est là : rendre à Rothschild ce qui appartient à Rothschild : la dette et reprendre tout ce que cette dynastie d’escrocs et de criminels contre l’humanité lui a volé pour créer une société saine.
                                https://bestofactus.wordpress.com/2013/02/21/dette-rendons-a-rothschild-ce-qui-appartient-a-rothschild/

                                Le monde sur lequel nous vivons est un monde d’abondance où la nature donne gratuitement tout ce qui est essentiel à la vie.C’est de hérésie de penser qu’il est »normal" qu’une caste de déséquilibrés et d’esclavagistes puisse s’approprier ce qu’elle n’est pas capable de créer.


                                • Inquiet 17 novembre 2016 09:07

                                  Je suis informaticien et quand j’ai une pléthore de contraintes dans les outils que je développe je m’arrange pour contourner (porte dérobée) ou « surcharger » (terme désignant le fait d’ajouter des fonctionnalités à une procédure déjà existante).

                                  A ce que j’ai vu dans les suggestions de financements, en définitive seule la main mise sur la création monétaire serait nécessaire.
                                  Tout le reste n’est que conséquence de cette mainmise des organismes financiers privés qui ont l’autorisation exclusive de le faire.

                                  Pas la peine de leur reprendre cette création monétaire ex-nihilo, il faut juste « s’ajouter à la liste ».
                                  Pas la peine, d’autoriser, d’interdire toute chose existant aujourd’hui, il faut juste s’octroyer plus de pouvoir parce qu’on est « juste » le peuple, et qu’il n’est pas anormal de s’octroyer les moyens de ne pas dépendre exclusivement d’intérêts privés.


                                  • jpm jpm 17 novembre 2016 09:53

                                    @Inquiet

                                    A propos de la création monétaire pour financer un revenu de base conséquent, il ne faut pas trop rêver et surtout bien en réaliser les conséquences.

                                    La création de billets ne créent pas de richesses… car l´argent ne se mange pas et ne permet pas de se chauffer (en dehors de quelques chanteurs qui brulaient des billets). Donc si on déconnecte la création monétaire de la production de biens et services réelle, on va développer une inflation certaine… car il y a aura davantage de gens prêts à consommer et la rareté fera monter mécaniquement les prix.

                                    Du coup le pouvoir d´achat des travailleurs, qui n´ont que leur force de travail à vendre, se trouvera dilué dans cette masse monétaire, ce qui constitue une forme de prélèvement sur leur salaire.
                                    En contrepartie ceux qui possèdent déjà le capital, que ce soit des biens fonciers ou immobiliers et surtout des usines, s´accommoderont fort bien de cette inflation. En effet, grâce à l´augmentations des prix ils pourront récupérer une partie de cette manne financière. 

                                    C´est pourquoi, la création monétaire, qui reste de l´ordre de quelques pourcents du PNB par an devrait effectivement revenir au peuple mais elle ne pourrait au mieux financer qu´un Revenu de base d´une centaine d´euros par mois sans déséquilibrer complètement l´économie au profit des possédants.

                                    A l´inverse, un prélèvement équitable sur tous les revenus, y compris bien sur les revenus du capital, permet une meilleure redistribution des richesses produites et un revenu de base plus conséquent. Rien n´empêche de compléter ce financement par une taxation des richesses déjà acquises, c´est à dire un impôt progressif sur le patrimoine net (hors dettes) afin de compléter le revenu de base par une sorte d´allocation logement universelle.


                                  • Inquiet 17 novembre 2016 11:56

                                    @jpm

                                    1°) Dès lors qu’une masse importante d’individus « non milliardaires » se voient octroyer de l’argent, le fait que beaucoup de gens sont amenés à consommer simultanément beaucoup de chose, implique de facto une inflation « d’aubaine » de la part des commerçants.
                                    Le fait que la monnaie soit indexée sur « du concret » ou pas ne rentre pas en ligne de compte.

                                    2°) Une valeur nominale d’un bien ou d’un service est bien plus souvent qu’on ne le pense « décrétée », à charge du vendeur de négocier ses dépenses pour maximiser ses profits.
                                    La monnaie n’a pas plus de valeur qu’elle soit indexée ou non, la seule valeur concrète est l’énergie (active -> le travail, les énergies fossiles ou renouvelable, de transformation -> matières premières transformées).
                                    Ce qui fait la richesse, c’est l’addition de la population (potentiel de force de travail physique ou intellectuel) et les ressources naturelles.
                                    On pourrait carrément imaginer qu’un peuple est « riche » malgré le fait que la monnaie n’existe tout simplement pas par le fait qu’il puisse s’organiser autour de l’idée du service pour tous et du sous-sol pour tous (je sais c’est pas demain la veille)

                                    3°) Je n’ai pas voulu rentrer dans les détails techniques, mais il existe plusieurs réflexions pour aborder ce problème.
                                    Par exemple, cela est évoqué en partie par l’article, des monnaies locales ou spécifiques. On peut l’imaginer pour les besoins vitaux (alimentation, logement, santé ...).
                                    Ensuite, rien n’empêche un encadrement des prix.
                                    L’impôt dès le 1er euro (ou autre monnaie) permet de financer les infrastructures.

                                    Je ne vais pas faire une liste exhaustive, mais j’ai l’impression que c’est peur d’inflation est plus un contre-argument qui de toute façon ne l’empêcherait pas dès que le peuple obtient un revenu décent.


                                  • jpm jpm 17 novembre 2016 12:21

                                    @Inquiet

                                    je n´ai pas peur de l´inflation j´essaye seulement de montrer qu´a la fin c´est une forme de prelevement sur le pouvoir d´achat des travailleurs, qui exonere ceux qui possede deja des biens tangibles ou des moyens de productions.

                                    Je prefere donc un prelevement organisé sur la richesse produite... previsible et qui touche tout le monde. Car a la fin, à quoi bon distriburer un revenu de base si sa valeur relative en pouvoir d´achat n´est pas stable dans le temps.

                                    Je prefererais une regle qui disent on va distribuer 15, 20 ou 25% de la production sous forme d´un revenu de base... a charge pour la societe d´operer au mieux ce prelevement... sous negliger evidemment les impots et les cotisations necessaires au maintien des services publics et de la protection sociale.


                                  • jpm jpm 17 novembre 2016 12:36

                                    @Inquiet

                                    Sinon je suis pour le developpement des monnaies locales... fondantes dans le temps et non convertibles pour le versement du revenu de base inconditionnel. L´idée est d´eviter la capitalisation et les fuites de ce revenu social hors du territoire ou il est financé... et surtout de dynamiser l´economie de ce meme territoire qui pourra ainsi produire les richesses qui seront consommees localement.

                                    Apres tout, on peut tres bien imaginer un revenu de base francais en euro francs, complete localement au niveau d´une region ou d´une commune, par un revenu de base additionnel en monnaie locale finance entre autres par une taxe locale pour les habitants officiels du territoire.

                                    on peut meme imaginer un revenu europeen... voir mondial si on voulait vraiment parler de revenu universel.


                                  • gogoRat gogoRat 17 novembre 2016 12:57

                                    @jpm
                                    l’idée pieuse , d’un prélèvement équitable sur tous les revenus, part d’un bon sentiment
                                    ... mais au regard des faits, historiques, à qui ces bonnes intentions ont-elles jusqu’ici apporté le paradis, ou au contraire une idée de l’enfer ?!
                                     
                                     Alors que, dans les faits, le principe de l’impôt est cautionné par tout le monde (même les plus riches prétendant accepter un impôt progressif), ce sont les plus riches qui arrivent à s’arranger pour ne contribuer qu’avec un taux des plus plus faibles ! ...

                                     Je persiste à vouloir envisager un changement de paradigme bien plus osé, pour peu que nous sachions en dépasser le paradoxe.
                                     Faisons le sacrifice de la légitimité et de la réelle justice de la progressivité de l’impôt pour exiger avec d’autant plus de force, et de moyens (vu la simplification d’un principe de collecte bien plus difficile à biaiser et contourner) !
                                     Exiger alors quoi ?
                                     Vue la hauteur du sacrifice, nous n’aurions pas trop de scrupules à pouvoir exiger quasiment tout ce dont nous avons réellement besoin !
                                     - exiger d’abord que la ’flat tax’ (impôt à taux unique et/ou taxes) soit effectivement payée sans plus acun passe-droit
                                     - exiger le financement garanti du Revenu Minimum d’Existence
                                     - exiger l’accès pour tous nos compatriotes à une vie décente
                                     - exiger le respect ...
                                     etc ...


                                  • jpm jpm 17 novembre 2016 13:14

                                    @gogoRat

                                    Curieusement votre exigence de flat tax… accompagnée d´un revenu de base versé comme un crédit d´impôt inconditionnel permet déjà mathématiquement la progressivité effective du prélèvement… qui va d´un taux négatif pour les bas revenus… pour tendre vers le flat tax pour les très hauts revenus (théorie de l´impôt negatif). Cela aurait le merite de la transparence et de l´efficacité.

                                    Maintenant le problème c´est quel flax tax choisir… qui permette de financer le revenu de base… et l´ensemble des services publics, sans pour autant décourager l´effort. 

                                    Par ailleurs est il normal de taxer au même taux le smicard… ou le travailleur a temps partiel ou le super avocat ou la star qui gagnent des millions.

                                    Personnellement je ne pense pas qu´il faille réduire l´actuelle progressivité. Il faut juste s´assurer que tout le monde paye un impôt à taux unique, de l´ordre de 30%, prélevé à la source. Mais bon, rien n´empêche de compléter en fin d´année ce prélèvement libératoire par une imposition complementaire pour les plus hauts revenus afin de maintenir l´actuelle progressivité… voire même de l´augmenter.


                                  • gogoRat gogoRat 17 novembre 2016 13:36

                                    @jpm

                                    Je crains que nous n’ayons pas en tête la même progressivité mathématique :
                                     la progressivité des taux d’imposition, telle que tous font mine de l’accepter actuellement devrait conduire à un impôt exponentiel !! (cf mon unique article)
                                     
                                     Alors pourquoi se priver du plaisir de prendre au mot les plus ’méritants’ qui prétendent l’avoir mise en application.
                                     ( C’est peut-être leur jeu de vouloir cette fois encore, se mettre soudainement à jouer sur les mots dans un nouveau sens, en faisant valoir une progression asymptotique vers un taux fixe ...
                                    mais, trop tard ! Ils avaient déjà accepté !)


                                  • gogoRat gogoRat 17 novembre 2016 13:46

                                    @jpm

                                    @jpm ’sans pour autant décourager l´effort’ ?

                                    Hum ... cette expression sous-entend une définition de cet ’effort’, elle sous-entend une possibilité, une capacité, une légitimation des valeurs visant à cet effort, une prétention à juger de la hauteur de cet ’effort’.

                                    Il me semble que notre devise démocratique, pour peu qu’on évite de la mésinterpréter est beaucoup plus simple, lumineuse et humble en se contentant d’abord de viser à une égalité en dignité ! (indépendamment de toute considération d’ ’effort’ )


                                  • gogoRat gogoRat 17 novembre 2016 14:13

                                    @jpm

                                    @jpm ’Par ailleurs est il normal de taxer au même taux le smicard… ou le travailleur a temps partiel ou le super avocat ou la star qui gagnent des millions. Personnellement je ne pense pas qu´il faille réduire l´actuelle progressivité’

                                    ..... Décidément, on ne se comprend pas !
                                     Où avez-vous vu que j’aie pu laisser entendre qu’il faille réduire l’actuelle progressivité ?
                                     J’avais déjà répété que cette prétendue actuelle progressivité est faussée dans la pratique.


                                    Mais, si on parle bien de l’acceptation théorique de cette progressivité, j’ai aussi re-répété que j’y souscris !
                                     
                                     Le dépassement de paradigme auquel je vous invite à réfléchir ne consiste pas à renier cette exigence théorique !
                                     mais, au contraire, à la faire valoir théoriquement, pour mieux l’exploiter en pratique.

                                    Puisque cette théorie prétend déjà être appliquée. Puisque ce ne seraient que des difficultés pratiques de mise en application qui y feraient obstacle. Pourquoi ne pas chercher à surmonter autrement cette mise en application par ce challenge :
                                    - on concède une flat taxe ( ie un ’cadeau’ indu aux plus riches )
                                    - et, au lieu de récupérer le cadeau indu sous forme pécuniaire, on le récupère par une intransigeance exacerbée -sur le paiement effectif de cette flat taxe, - sur une garantie inconditionnelle assurée aux compatriotes en danger de vie ou d’exclusion, - sur tout autre point qui, non assuré, rendraient indignes les bénéficiaires de cet indu !


                                  • jpm jpm 17 novembre 2016 14:36

                                    @gogoRat

                                    En fait ce que vous décrivez c´est la théorie du Liber de Marc de Basquiat, qui propose de remplacer l´ensemble des tranches par un taux unique de prélèvement effectif.

                                    https://www.generationlibre.eu/dossiers/pour-un-revenu-universel/

                                    Evidemment cela marche très bien sur le plan économique… et cela supprime de fait la plupart des niches fiscales. Cependant, cela remet en cause le principe de la progressivité des prélèvements au delà d´un certain seuil. Donc sous prétexte d´efficacité et de lutte contre l´évasion ou l´évitement fiscal… on finit par baisser le taux des plus riches. Symboliquement cela me gène, même si je suis bien conscient qu´à cause du maquis fiscal savamment entretenu par la classe politique, l´actuelle progressivité est complètement dévoyée dans la pratique.

                                    Pour ce qui est de l´effort… je parle de ce qui fait qu´on se lève de bon matin pour travailler pour les autres. Si le taux de prélèvement semble trop important, et qu´au bout du compte l´effort ne paye pas, il est possible que beaucoup de gens fassent le choix légitime de se contenter du revenu de base… ce qui repose immédiatement le problème du financement. Si moins de gens produisent des richesses… il y aura moins à redistribuer.


                                  • gogoRat gogoRat 17 novembre 2016 15:09

                                    @jpm

                                     Pour ce qui est de l’effort ... je vous soupçonne d’être capable de me (re-)lire avec un tout petit peu plus d’attention !
                                    (avant de re-écrire "cela remet en cause le principe de la progressivité des prélèvements au delà d´un certain seuil" 

                                    >>> Non ! cela ne le remet pas nécessairement en cause , quand on le dit explicitement, en français dans le texte !! )


                                  • jpm jpm 17 novembre 2016 15:28

                                    @gogoRat

                                    Expliquez moi comment avec un taux unique de 20 ou 30%, meme appliqué sur tous les revenus... vous ne remettez pas en cause le principe republicain de la progressivite, qui etait pour l annee passee de 40% au dela de 72KE annuel et 45% au dela. Un taux inferieur serait necessairement une aubaine pour les tres hauts revenus. A l ´inverse, un taux unique de 45% pour tout le monde, decouragerait probablement bon nombre de gens de se lever le matin. L´equation n´est donc pas simple.

                                    Evidemment dans les faits il existe des moyens d´eviter ou de reduire l´impot... mais la progressivite est bien presente dans le bareme de base. Cela n´enpeche pas de donner un grand coup de balais dans les niches fiscales... et revenir au principe simple, je gagne tant, je paye tant.

                                    Par ailleurs, je pense aussi qu´on peut ameliorer cette progressivite et creer de nouvelles tranches plus elevees... avec des taux (effectifs) a 50 ou 60%,voire meme 75% sur les tres hauts revenus (en non pas seulement salaires). J´ai mis « effectifs » entre parenthese, car il ne faudrait surtout pas faire d´almagames avec l´escroquerie de la taxe a 75% sur les hauts salaires qui ne s´est jamais vraiment appliquee dans les faits.


                                  • gogoRat gogoRat 17 novembre 2016 17:58

                                    @jpm

                                     J’ai déjà essayé plusieurs re-formulations de mon propos, et là je crois que c’est à vous de faire quand même un minimum d’effort pour dépasser les rails figés de votre raisonnement.
                                     
                                     Comment comprenez-vous (ou bien comment réussissez-vous à ne pas comprendre ) la phrase suivante ? :
                                    " Faisons le sacrifice de la légitimité et de la réelle justice de la progressivité de l’impôt pour exiger avec d’autant plus de force, et de moyens (vu la simplification d’un principe de collecte bien plus difficile à biaiser et contourner) ! « 
                                     ou bien cette autre :
                                     »
                                    Mais, si on parle bien de l’acceptation théorique de cette progressivité, j’ai aussi re-répété que j’y souscris !« 
                                    et cette formulation :
                                     »
                                    Puisque cette théorie prétend déjà être appliquée. Puisque ce ne seraient que des difficultés pratiques de mise en application qui y feraient obstacle. Pourquoi ne pas chercher à surmonter autrement cette mise en application par ce challenge
                                    [..] au lieu de récupérer le cadeau indu sous forme pécuniaire, on le récupère par une intransigeance exacerbée [..]"
                                     
                                     Comment, dans votre esprit arrivez-vous à concevoir qu’on ’remet en cause’ un principe que l’on dit réellement juste mais dont on n’envisage le sacrifice que pour en améliorer paradoxalement la prise en compte !
                                     
                                     Comment croyez-vous défendre, sans jouer sur les mots, cette billevesée d’une honnête ’progressivité dans le barème de base’ mise à mal par, entre autres, un certain Piketty
                                    qui avance que ( cf http://www.revolution-fiscale.fr/le-systeme-actuel/un-systeme-regressif ) :

                                    • le système fiscal actuel est faiblement progressif jusqu’au niveau des « classes moyennes »,
                                    • puis devient franchement régressif au sein des 5% les plus riches (soit 2,5 millions de personnes sur 50,4 millions), et surtout à l’intérieur des 1% les plus riches (soit 0,5 million de personnes).
                                     Même le dernier des ’petits’ Français a entendu parler de niches fiscale, ou s’est rendu compte, par exemple, qu’un couple ou une subdivision artificielle de la même Entreprise n’ont aucun mal à diviser artificiellement la hauteur du plus gros revenu imposable ... et personne n’ignore la lourdeur et la difficulté rencontrée par le fisc pour contrôler et vérifier chaque revenu ; personne n’ignore non plus que la levée d’un impôt à taux unique ou d’une taxe, est beaucoup plus systématique et naturellement imparable ...

                                     

                                     


                                  • jpm jpm 17 novembre 2016 18:36

                                    @gogoRat

                                    mais pourquoi vouloir a tout prix jeter le bebe avec l´eau du bain, Vous pouvez tres bien introduire un prelevement liberatoire a la source a taux unique pour tout le monde (votre fameux flax tax). Disons un taux de 30% qui remplacerait les premieres tranches. Implacable ce prelevement supprimerait de fait les niches fiscales et autres exonerations en tout genre.

                                    Compense par un credit d´impot d´environ 500 euros par mois et par adulte et la moitie pour les enfants... cela ne changerait pas grand chose pour pres de 99% des contribuables qui ne sont de toutes facons pas imposables aux tranches de 40 et 45%. Maintenant je ne vois toujours pas la neccessite de ne pas conserver une taxation supplementaire pour les 1% restants qui gagnent plus de 100 000 euros par an.

                                    Je suis daccord c´est probablement symbolique tout comme l´ISF l´est actuellement tant il est mité par des exonerations en tout genre... mais je n´adhere pas au raisonnement qui consiste a supprimer les taux elevés pour les plus riches, sous pretexte que l´innaceptable est deja en place a notre insu et que les plus fortunés arrivent facilement a contourner les effets de la progressivite.


                                  • gogoRat gogoRat 17 novembre 2016 18:59

                                     @jpm
                                    Lorsqu’une ’solution’ (impôt progressif) mise en œuvre est inopérante, ou conduit à des échecs répétés durant des décennies, croyez-vous vraiment judicieux de la relancer encore et encore ?
                                     qui plus est avec un paramétrage accentuant les causes de l’échec insurmonté  !
                                     
                                     Ne serait-il pas logique de reposer le problème a partir du besoin premier ?
                                     
                                     Voulons d’abord un impôt juste pour avoir une civilisation qui paraisse digne ?
                                     Ou plutôt d’abord des compatriotes concrètement assurés de vivre dignement pour jouir ensemble d’une égale dignité ?
                                     
                                     N’est-il pas incohérent de rencontrer autant de bien-pensants qui croient dénoncer la dictature de la finance, mais qui ne savent pas imaginer autre chose que cette même finance pour surmonter les méfaits qu’elle génère !

                                     Si l’instruction et le ’travail’ à l’école ( Du latin schola « loisir studieux, leçon, lieu d’étude », lui-même issu du grec ancien σχολή skholế « arrêt du travail ») sont réellement des valeurs que nous prisons plus que les valeurs pécuniaires ...
                                     alors, pourquoi ne pas envisager d’arriver à remplacer les surplus recherchés (au-delà d’un indispensable assuré par le Revenu Minimum d’Existence) par une reconnaissance non pécuniaire entre celles et ceux qui ne recherchent pas qu’une dignité d’apparence ?!
                                     
                                     Si jamais nous sommes capables de remplacer implicitement par une dette morale (et non plus pécuniaire), la remise fiscale constituée par la différence entre impôt-juste(proportionnel) et impôt-pragmatique(flat tax) (qui pourrait, mais uniquement pour mémoire, rester chiffrée et calculée )
                                    alors nous arriverons peut-être à justifier les prétentions à différences de revenus ou statuts ?


                                  • jpm jpm 18 novembre 2016 09:35

                                    @gogoRat

                                    vous n´etes pas fromage et dessert visiblement. En gros et pour caricaturer votre proposition, ca serait comme si lorsque j´amene ma voiture au garage qui n´avance plus a cause des freins bloques et de divers reglages du moteur, le garagiste considere qu´il peut changer le moteur et mettre un moteur de 2cv... en me promettant que comme cela je n´aurais plus de problemes.

                                    Je suis evidemment a fond pour votre idee de prelevement a la source a taux unique... en echange d´un credit d´impot individuel et inconditionnel. Malgre tout, je suis oppose a l´idee de supprimer la progressivite (calculee a posterio comme aujourd´hui) pour les tres hauts revenus. Les deux formules sont parfaitement complementaires... et il n´y a pas de raisons (ni economiques ni morales) de faire un cadeau aux plus riches pour avoir le droit d´aider les plus pauvres. 


                                  • gogoRat gogoRat 18 novembre 2016 12:44

                                    @jpm
                                     Bon s’il vous faut des 2cv pour comprendre allons-y !
                                     Si le garagiste ne sait pas ou ne peut pas réparer votre Ferrari, (pièces de rechanges indisponibles , manque d’outillage ou incompétence dans votre région sinistrée par une Crise ou une guerre) ... préférerez-vous continuer à pied ou accepter le moteur de 2CV

                                     Encore que dans ce scénario fumeux, on suppose que vous ayez le chois de continuer à pied ! ...
                                     Mais, accepter votre ’image’ serait rester à côté de la plaque concernant toute cette proportion grandissante de Français que la fraternité intello de leur compatriotes préfère vouer aux joies de la mort lente par clochardisation plutôt que de se rendre compte que leurs belles théories n’ont encore jamais été réalisées !!

                                     Pourquoi voudriez-vous que l’usine à gaz inopérante du fisc arrive à mieux fonctionner lorsqu’elle voudra lever un impôt progressif dont vous acceptez qu’il ne soit plus que symbolique, alors qu’elle n’est encore jamais arrivée à atteindre son objectif (supposé ) avec un impôt censé au minimum lui permettre d’exister ? !!


                                  • JL JL 17 novembre 2016 10:55

                                    « Le travail éloigne de nous trois grands maux : l’ennui, le vice et le besoin. » 

                                     
                                     Si un RU nous préservait du besoin, il resterait encore les deux autres. Qu’en est-il du besoin ? Presque tout est payant : quand les capitalistes auront tout marchandisé il n’y aura plus que l’air de gratuit ; et encore, c’est pas sûr ! Restera pas grand chose à ceux qui n’auront que cette aumône, pour bouffer !
                                     
                                     Qui donc déjà, parlait de génocides comme solution à la surpopulation, autrement dit, à l’accroissement pléthorique de population ? Ah oui, Susan George dans cet excellent ouvrage de fiction qui traite de l’ultra libéralisme : « Le Rapport Lugano ».
                                     
                                     La misère c’est la pauvreté sans les moyens de subsistance. Pour se protéger contre les révoltes de miséreux, le Système a inventé le RU.

                                    • JL JL 17 novembre 2016 11:01

                                      Tiens, justement, il y a à coté cet article de moderatus qui résonne bien avec mon com ci-dessus :

                                       
                                       
                                      et ce post de soi-même sur lequel je suis tombé par hasard : ’’Le premier problème, avant les aspects économiques et géopolitiques, est l’explosion démographique non « soutenable », rendant inopérante l’aide au développement.’’

                                    • jpm jpm 17 novembre 2016 11:11

                                      Bonjour JL,

                                      Cette citation du Candide de Voltaire « Le travail éloigne de nous trois grands maux : l’ennui, le vice et le besoin. » commence à dater.

                                      C´etait avant la periode des conges payes, de la retraite ou des indemintes journalieres. Peut on dire que les retraités sont vicieux ou s´ennuient ? Peut etre certains... mais pas tous et surement pas davantage que ceux qui travaillent.

                                      Donc certes, l´instauration du revenu de base preserverait les travailleurs de la crainte de perdre leur emploi et leur unique chance de gagner leur vie... tout comme l´introduction de la securité sociale leur a permit de s´affranchir de la crainte de la maladie ou de l´accident.

                                      Cela serait egalement un moyen efficace de lutter contre la misere sans la stigmatisation. Mais de par son inconditionalite et sa possibilter de cumuler cette allocation individuelle avec d´autres revenus... cela permettrait aux gens de choisir librement leur forme d´engagement dans la societe marchande... et surtout cela mettrait fin au chantage a l´emploi.


                                    • JL JL 17 novembre 2016 11:31

                                      @jpm, bonjour,

                                       
                                      vos arguments aussi, commencent à dater.
                                       
                                      ’’Peut on dire que les retraités sont vicieux ou s´ennuient ?’’ Je peux en parler en connaissance de cause : Quand on a travaillé toute sa vie, on continue, en douceur. Mais quid des jeunes qui n’ont fait aucun effort à l’école ? 
                                       
                                       ’’un moyen efficace de lutter contre la misere sans la stigmatisation.’’
                                       
                                       On ne stigmatise que les pauvres, pas les miséreux ; ceux-là, on les assiste ou les craint. 
                                       
                                       Un RU c’est la fuite en avant : rien de nouveau sous le soleil ; c’est comme ça qu’a toujours fonctionné le capitalisme dont on dit à juste titre qu’il se nourrit de ses contradictions.

                                    • cevennevive cevennevive 17 novembre 2016 11:34

                                      Bonjour JL, JPM et tous,


                                      Vos remarques concernant la surpopulation me font penser à un ouvrage que je viens de lire et qui m’a fortement impressionné :

                                      « Le parfum d’Adam » de J-C Rufin.

                                      La solution n’est pas le RU ! C’est plutôt le contraire : faire disparaître tous les pauvres dans tous les pays, pour que le nombre des habitants de la terre diminue et que les ressources ne profitent qu’aux riches...

                                      Remarquez, ce n’est qu’une fiction.

                                      Quant à la remarque de JPM, les retraités que je connais dans le village sont tous très actifs tant qu’ils sont en bonne santé. Bien obligé ! Avec des retraites moyennes voisinant les 500 euros, ils sont bien obligés de faire leur bois, leur jardin et leurs petites réparations.

                                      Allez, plus de querelles autour de ce RU qui serait le bienvenu pour un grand nombre de pauvres, mais qui risquerait, selon JL, de pourrir les paresseux et les vauriens.

                                      Bien à vous tous.
                                       

                                    • jpm jpm 17 novembre 2016 11:43

                                      Bonjour Cevennevive,

                                      nous sommes tous bien daccord... et les retraites en sont la preuve vivante, on peut tres bien toucher un revenu inconditionnel et ne pas verser dans l´ennui et l´oisiveté.

                                      A l ´inverse, on peut tres bien toucher un salaire... et souffrir d´ennui, voir meme d´oisivete pour certains.... le fameux bore out dont souffre de plus en plus d´employés.


                                    • JL JL 17 novembre 2016 11:54

                                      @cevennevive bonjour,

                                       
                                       ne confondez pas svp, pauvres et miséreux : le RU a pour fonction de transformer des miséreux en pauvres.
                                       
                                       Satan conduit le bal. Je m’explique : 

                                       On ne peut pas éliminer les pauvres, puisque par définition ils subsistent. Or, la mondialisation est en passe de créer une immense misère dans des contrées entières. Ces miséreux loin d’ici, il n’est évidemment pas question de leur verser un RU. Conséquence : ils viendront chez nous ou mourront. Ceux qui viendront, il faudra bien leur donner à manger pour qu’ils ne volent pas de quoi survivre. Réponse capitaliste : le RU, meilleur moyen pour que rien ne change.
                                       
                                      @ JPM,
                                       
                                      vous évacuez bien vite ma question, je trouve : quid des jeunes qui n’ont rien foutu à l’école ?

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