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Accueil du site > Actualités > Société > Le sarkozisme nuit à la santé des salariés !

Le sarkozisme nuit à la santé des salariés !

« Les nouveaux carnets d’un inspecteur du travail. Travailler mieux, moins, tous », livre de Gérard Filoche, éditions Jean-Claude Gawsewitch, avril 2010, 312 pages, 19,90 €
 
Les patrons aimeraient que Gérard Filoche soit déjà en retraite

les salariés, sans grades et exploités aimeraient eux qu’il continue !

Gérard Filoche, l’inspecteur du travail le plus détesté des patrons et du MEDEF nous livre ses nouveaux carnets.

Le premier chapitre relate de nombreuses anecdotes réelles :

des salariés sous payés, menacés de licenciements, spoliés, enfermés dans un placard, voués à la haine du patronat … Parfois ces « damnés de la terre » trouvent sur leur chemin un inspecteur du travail qui comme Gérard Filoche ne lâchera pas l’affaire.

Rien n’est réglé car si l’inspecteur du travail enquête et prend des décisions favorables au salarié, sa hiérarchie , la Direction Générale du Travail veille au grain et rarement au grain du salarié.

Des « charrettes » de licenciements sont organisées avec comme première victime désignée : le délégué du personnel ou le délégué syndical.

Prévenu, l’inspecteur du travail enquête, confronte les points de vue et n’accorde pas, le « droit » de ces personnes- a priori protégées contre les abus...

Mais souvent la « politique », l’affairisme déguisé reprend son « droit » et un coup de téléphone conduit la haute hiérarchie à intervenir dans le mauvais sens.

«  Au final, il n’y a plus que 15% des demandes qui sont refusées, 85% sont accordées ».

Mais parfois, l’inspecteur du travail peut aller jusqu’au bout et même contraindre un patron à embaucher et à respecter le code du travail.

La pression est forte contre de nombreux précaires et même contre des salariés et des cadres qui font le maximum au risque d’y laisser la santé et même la vie.

Comme leur répète pédagogiquement Gérard Filoche : « ce n’est plus le grisou qui tue, ce sont les AVC » !

Les deux autres chapitres analysent la situation actuelle, les évolutions en cours et montrent comment le gouvernement et le patronat agissent de concert pour briser le code du travail, réduire les prérogatives des inspecteurs du travail et remettre en cause des acquis sociaux chèrement arrachés.

Dire que la première réduction du temps de travail date du règne de Philippe le Bel, interdisant aux paysans « de travailler avant le lever du soleil et après le coucher du soleil » !

Avec l’avènement de la société industrielle, le nombre de travailleurs de nuit augmente régulièrement et au nom du profit et au mépris de la santé des travailleurs, le MEDEF et ses serviteurs ont levé les interdictions y compris celui du travail de nuit des enfants grâce à Mr de Villepin accordant cette « possibilité » pour les jeunes apprentis de 15 ans !?

« Le travail nocturne nuit (10 ans de travail de nuit, c’est 15 ans de vie dépensée, « les nuits passées sans sommeil abrègent les jours » disait déjà Francis Bacon, en 1624 !  »

Gérard Filoche termine son livre par l’énoncé de 10 propositions sociales essentielles permettant de revenir à une société de droit et à un respect de la personne.

Comme lui je pense qu’un jour le balancier va repartir dans le bon sens et conduire à mettre fin à l’injustice sociale.

« La contre-révolution blanche sarkoziste affrontera une explosion sociale qui la mettra bas...Reste à savoir, quand et comment. L’histoire nous mord la nuque. »

Jean-François Chalot


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10 réactions à cet article    


  • dhbasse dhbasse 20 juillet 2010 17:29

    c’est clair que le MEDEF et ses sbires gouvernementaux font en sorte, comme ils l’avaient d’ailleurs annoncé, de revenir sur les acquis sociaux de 1945 édictés par le CNR... et pour l’instant ça marche plutôt bien pour eux... smiley
    maintenant je serais un peu moins enthousiaste que vous pour ce qui est du retours de balancier et la fin de l’injustice sociale... en tout cas pas dans un futur proche...
     


    • Claude Hubert rony 20 juillet 2010 18:49

      @dhbasse

      votre crainte semble bien justifiée. Mais il faut quand même y travailler autant que nous pouvons, ce ne sera jamais inutile, du moins espérons le !


    • Tarouilan Tarouilan 21 juillet 2010 13:52

      A l’heure où chez nous, en France, le gouvernement s’apprête à repousser l’âge de départ à la retraite à plus de 60 ans et à augmenter le nombre d’annuités pour bénéficier d’une retraite à taux plein, et cela sans toucher sérieusement aux revenus du capital, en Bolivie, le gouvernement Socialiste de Evo Morales s’apprête à faire voter une nouvelle Loi sur les retraites, discutée avec la principale centrale ouvrière du pays (la COB), qui abaisse l’âge de départ à la retraite de 65 à 58 ans, avec les mêmes avantages.


    • dupual 20 juillet 2010 20:13

      Les systèmes : féodal, puis royaliste, puis capitaliste ont les mêmes objectifs : exploiter l’humain pour enrichir toujours plus une minorité de « bien nés » qui s’évertuer à renforcer leur privilège en manipulant le manant convaincu qu’il lui faut travailler plus pour payer toujours plus d’impôts pour tenter de sauver croit-il un état en ruine...  !
      Notre état est « communiste » (assistanat des pauvres à cause d’emplois sous-payés) et en ruine comme l’ex URSS mais ici parce que les riches en jouent pas le jeu démocratique et que les énarques sont soumis à la dictature des lobbies financiers   !


      • titi 21 juillet 2010 10:26

        « Des « charrettes » de licenciements sont organisées avec comme première victime désignée : le délégué du personnel ou le délégué syndical »

        Mufff.
        Pour écrire cela il faut ne pas bien connaitre les pratiques en entreprise.
        Les délégués du personnels et syndicaux sont le plus choyés... en fait achetés...
        Mais non voyons. Leur combat, ils le livrent pour tous (pouêt pouêt)...


        • CHALOT CHALOT 21 juillet 2010 10:30


          C’est ni l’un ni l’autre

          - il y a effectivement des délégués du personnel ( à ne pas confondre avec les délégués syndicaux) qui sont « élus » avec l’aide du patron qui ne prévient pas les organisations syndicales et qui favorisent untel ou untel

          - il y a aussi et surtout de réels délégués du personnel, placardisés ( bloqués dans leur avancement) qui défendent le personnel


          • titi 21 juillet 2010 10:31

            « Dire que la première réduction du temps de travail date du règne de Philippe le Bel, interdisant aux paysans « de travailler avant le lever du soleil et après le coucher du soleil » ! »

            Juste pour l’anecdote...
            D’après certains bouquins d’histoire du début du XX (j’ai plus les références) on travaillait moins sous l’ancien régime que sous la IIIè République. En cause : la laÏcité qui a supprimer bon nombre de fêtes nationales et locales qui étaient chomées sous l’ancien régime...


            • antonio 21 juillet 2010 12:05

              Et que dire du « stress » de plus en plus grand dans les entreprises, les bureaux ? Que dire des vexations, humiliations, de l’arbitraire, des pressions pour travailler plus, des horaires changés au dernier moment, des hausses ou des diminutions d’horaires au gré des dirigeants, des changements de poste, des déclassements , des emplois à temps partiel ?
              Dans bien des milieux de travail, on impose un management de « la terreur » et on ne compte plus les suicides...
              Il est des salariés qui « tremblent » de perdre leur emploi et « s’échinent » à travailler « au mieux » pour espérer le préserver.
              Les millions de chômeurs forment une réserve inépuisable de chair fraîche « taillable » et « corvéable » à merci.
              Les salaires progressent à peine, stagnent ou régressent.

              L’oppression psychologique et mentale ne cesse de gagner du terrain.

              Dans de nombreux commerces, l’individualisme, le mythe du consommateur-roi font bien des dégâts : dans un petit supermarché que je connais, un boucher qui servait la viande a été muté à l’arrière, à la préparation des viandes emballées sous plastique parce que plusieurs clients se « sont plaints » de ses réparties un peu vives devant leurs exigences ; Exemple : à un client qui lui disait : « vous savez que le consommateur est roi » , il a ironisé en disant qu’on pouvait être roi de beaucoup de choses, le roi des, le roi des... Et illico, le client-roi est allé se plaindre au directeur qui n’a pas laissé le choix à son employés : c’était « l’arrière » ou la porte !
              Ce boucher m’a fréquemment servie et je l’ai toujours trouvé correct et agréable...
              Fin de la petite histoire : depuis qu’il travaille à la mise sous vide des viandes en rayons, le chiffre d’affaires des viandes emballées a progressé de plus de 50 pour cents ; a-t-il eu un remerciement, une gratification, une augmentation ? Rien de tout ça , rien de rien et il n’espère rien ! Il m’a dit qu’au moins, il avait la satisfaction personnelle de montrer sa compétence, de défendre sa dignité...et il ne regrette pas les clients grincheux.
              Le comble, c’est que ceux qui se sont « plaints » sont des gens modestes avec comme lui un petit salaire  ? Se rendent-ils compte des conséquences de leurs actes ?

              Face aux clients de plus en plus exigeants et incorrects, les commerçants ont souvent fort à faire, ravalant leurs répliques, faisant preuve d’une patience infinie devant ces atteintes à leur dignité.
              Jusqu’à quand, la « connerie » va t-elle ravager les esprits ?

              Un autre exemple : Carrefour, il y a déjà quelques temps avait embauché de nombreux jeunes en CDD en leur faisant miroiter que s’ils travaillaient bien, s’ils se formaient bien, ils pourraient ensuite obtenir un CDI. Beaucoup de ces jeunes se sont littéralement « défoncés » au travail, certains faisant 2 CDD, l’espoir chevillé au coeur. Eh bien, brutalement, du jour au lendemain, on les a renvoyés sous prétexte bien sûr de causes économiques...et ce sont les employés en CDI, les cadres qui désormais assument la tâche qui leur était dévolue avec, en conséquence une dégradation du service rendu aux clients (comment faire aussi bien quand on est moins ?).
              Ces « petits » exemples témoignent de la dégradation continuelle des conditions de travail dans notre pays

              Pour finir, j’ai aussi une pensée pour « les imbéciles » qui allaient faire leurs courses chez Ikéa alors qu’une partie des employés étaient en grève. Où est la solidarité ?. Pour les autres « imbéciles aussi qui veulent de plus en plus de commerces ouverts le dimanche...

              Un » management " souvent de plus en plus pervers ( il y a des exceptions et nombreuses tout de même ), une aliénation de plus en plus grande aux biens de consommation, une peur omniprésente , des salaires de plus en plus insuffisants pour vivre, et...exit la solidarité et la lutte qui seules peuvent permettre aux ouvriers et employés d’améliorer leur sort. Il en est qui luttent cependant avec courage mais qu’ils sont minoritaires !
               


              • titi 21 juillet 2010 12:53

                « des horaires changés au dernier moment, des hausses ou des diminutions d’horaires au gré des dirigeants, des changements de poste, des déclassements , des emplois à temps partiel ? »

                La précarité, les hauts et les bas dans l’activité, les coups de bourre et les périodes où on se regarde le blanc des yeux c’est la vie de l’entreprise : on fabrique des jouets pour décembre... moins pour mars. On fabrique des climatiseurs pour juillet/aout... moins pour décembre. Prétendre que l’emploi doit être déconnecté de cette réalité est un non sens.
                J’ai bien connu le chef de rayon jouet d’un supermarché qui se plaignait de ne pas pouvoir aller skier à Noel !!! Bah oui ducon...
                Que cela génère du stress c’est sûr... mais l’entreprise également est « stressée ».


              • cmoy patou 21 juillet 2010 13:59

                La brêche ouverte par les employés de GM strasbourg tous les patrons vont s’y engouffrés.


                Mal pour les employés de GM mais bon je les comprends j’aurai certainement voté aussi pour la réduction des avantages.

                Ah çà ira,ça ira ?

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