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Accueil du site > Actualités > Société > Le savoir est un combat pour la vérité à venir, l’ignorance (...)

Le savoir est un combat pour la vérité à venir, l’ignorance contemporaine est la victoire des faux-culs de la science

Un coup d’œil sur l’Histoire montre que le champ des savoirs inclut quelques ruptures et innovations radicales qui ne se font pas toujours dans la sérénité. Bruno, Galilée, Descartes, Spinoza, puis Darwin, Pasteur et même Einstein ont dû affronter des autorités (voire des masses) en place et faire face à des oppositions farouches et déterminées. Le sort de Bruno et même de Galilée, puis Descartes et Spinoza paraît « distorsionné » et aberrant. Celui de Darwin ou Pasteur semble plus intelligible de notre point de vue. Quoi que l’histoire en juge, le fait est que la mise en place de nouvelles connaissances ne se fait pas sans obstacles, comme du reste toute nouveauté, y compris les plus évidentes comme l’automobile qui eut en face quelques réticents, vite balayés par l’engouement des jeunes générations et de ceux qui ont su prendre plaisir à l’ivresse et au confort de la vitesse. D’ailleurs, même les connaissances peuvent devenir un chemin vers l’ivresse, pour peu qu’on sache s’y investir passionnément. Et ce n’est pas Spinoza ou Nietzsche qui démentiront. Si la constitution des savoirs dépend d’une ou de quelques personnes, la diffusion et l’adhésion aux savoirs reposent sur un processus complexe qui, de tous temps et encore à l’époque moderne, s’effectue avec beaucoup d’obstacles, de réticences, d’inhibition, d’oppositions.

Actuellement, un certain nombre de savoirs constitués, institués, sont enseignés dans les écoles et diffusés à travers un système où stars et autres célébrités de l’écriture, éditeurs et médias sont de connivence. Il existe une doxa, une pensée conforme aux consensus établis par les institutions savantes. Il existe une autre doxa, conforme aux choix du système de grande diffusion, qui suit de près la première doxa. Et puis, au fil des progrès du savoir, quelques infléchissements se produisent, suscitant parfois une vision nouvelle dans un champ de connaissance. Notre Modernité contemporaine a incorporé nombre de transformations dans les champs des savoirs. Mais actuellement, on pressent quelque achèvement, quelque stase. Les promesses tenues par la génétique et les sciences du cerveau n’ont pas été tenues. La vie, autant que l’esprit, échappe à la compréhension des savants, dévoilant les limites de l’approche mécaniste et computationnelle. Pourtant, il y a bien un domaine où paraît-il, un changement profond de vision s’opère. C’est celui de l’éthologie, discipline étudiant le comportement animal. Les frontières séparant l’homme des bêtes se déplacent. L’animal est pensé comme ayant une forme de subjectivité, une maîtrise en quelque sorte de son intériorité, avec la possibilité de créer une sorte de « culture animale ». Il est certain qu’on n’a pas fini de commenter ces résultats dont la portée n’a pas encore été comprise. Par ailleurs, d’autres bouleversements des savoirs pourraient avoir lieu, mais pour émerger, il leur faudra percer le mur de l’orthodoxie. Il fut un temps où les savants innovants étaient sur la défensive. Actuellement, les lignes de force ont changé. Une idée nouvelle doit se battre pour émerger dans le champ des débats, être discutée, puis le cas échéant acceptée. Il serait utile de dresser un état des lieux permettant de sonder quels sont les obstacles se mettant en travers de l’émergence de pensées hétérodoxes. Pour ma part, j’en vois cinq.

Commençons par les plus évidents. L’enseignement et la « culture » ne jouent pas en faveur des nouveaux savoirs. Ce qui se comprend et d’ailleurs, ce n’est pas condamnable, bien au contraire. Il faut des bases solides, des règles puissantes, afin que les esprits soient formés avec des connaissances assurées et tangibles. Une émergence nouvelle se présente comme une transgression mais sans règles et bornes, il ne peut y avoir une transgression savante. Le progrès se fait par dépassement et s’il n’y a rien de substantiel à dépasser, alors la nouveauté émerge mais elle n’est pas savante, tout au plus une fantaisie. La formation des esprits est nécessaire. Par contre, l’esprit de curiosité et de fronde, cet esprit qui fait les découvreurs, n’est pas encouragé, cultivé.

Le second obstacle provient du dispositif institutionnel et praxique dans lequel se trouve inséré le scientifique, travailleur dans une discipline, producteur de publications scientifiques mais aussi, potentiellement, auteur de nouveaux paradigmes, synthèses et autres visions de la nature ou de la société. Cet obstacle tient en une formule, le nez sur le guidon. A force d’être inséré et impliqué dans une praxis, le scientifique voit son esprit se mouler dans un sillon intellectuel ajusté à son rôle professionnel et une spécialité dont il connaît les contours mais qui par réciprocité, borne son champ de compréhension intellectuel. Sauf s’il décide de rompre les frontières de son champ disciplinaire, ce qui arrive souvent et permet d’alimenter les réflexions multidisciplinaires dont certaines sont diffusées auprès du grand public.

Examinons maintenant trois types d’obstacles dépendant de la constitution anthropologique de l’homme telle qu’on peut la comprendre selon la tripartition tracée par saint Augustin, autrement dit, les trois libidos (sentendi, dominandi, sciendi), autrement dit, les trois désirs des sens, du pouvoir et de la connaissance.

Le premier désir est simple à comprendre dans son interférence avec le processus des savoirs alternatifs. Ce n’est pas nouveau, le savoir est une marchandise, les sophistes l’avaient compris il y a 2500 ans. A notre époque où la valeur argent domine, les savoirs sont, excepté leur valeur intrinsèque (Marx aurait dit valeur d’usage), une valeur qui se monnaye, conférences, prestations diverse, surtout édition et dans le domaine institutionnel, la production des savoirs est le levier pour une carrière qui avance avec la rémunération. On comprend aisément que promouvoir des savoirs nouveaux demande quelques sacrifices en temps, en disponibilité, mais aussi recèle quelque part de risque car toute nouveauté, si elle séduit les uns, peut déranger, auprès des cercles en place, qui risquent de bloquer l’avancement du « renégat aventureux » ; ou bien (si elle est diffusée) faire perdre des parts de marché, de l’audience, des lecteurs. Rappelons tout de même qu’au début des années 1980, quelques médias, dont Actuel, relayaient des auteurs comme Sheldrake, Capra, Bohm et j’en passe. Il faut dire que les gens étaient curieux et aventureux. Sont-ils devenus timorés et moutonniers ? On ne peut le dire mais il est certain que les médias ne cherchent pas à surprendre et misent sur ce lectorat moutonnier et moyen.

Pouvoir et savoir sont entrelacés, sans pour autant se recouvrir. Disons qu’il existe une connivence, connue et exemplifiée par des cas d’école, entre l’usage, la production des savoirs, et ce que les dispositifs de la domination peuvent en tirer, puissance, pouvoir, gloire. Cette conjecture inhérente aux institutions intervient alors selon deux modalités face aux nouveaux savoirs hétérodoxes. Dont il s’agit de se défendre pour éviter de perdre quelques parts de pouvoir. C’est ce qui arrive quand une pensée prend un essor visible. Sinon, un savant institué ne déploiera aucune énergie pour propulser un chercheur qui risque de rendre dépassées ses thèses, et/ou percer puis recevoir l’approbation du cénacle. Le scientifique, l’intellectuel est un homme qui comme tout homme, se laisse gagner par la jalousie et l’envie. Mais qui, en d’autres cas, sait être un animal moral, et donc, rien n’est désespéré pour les savoirs hétérodoxes. Le chemin est plus difficile, c’est tout. Il peut aussi être sans issue, soit que l’on se soit fourvoyé, soit que le système se soit dévoyé.

Le désir de savoir. Sans lui, nulle pensée philosophique ou scientifique n’aurait pu voir le jour. Sur ce point, le mystère persiste. On ne sait pas expliquer le déclic qui conduit un Newton à penser la gravitation, ou un Darwin à penser l’évolution. Mais l’envers du phénomène doit aussi être abordé. Car d’autres déclics se produisent chez ceux qui parviennent à accéder aux savoirs nouveaux. Rappelons que dans la France de Voltaire, très peu comprenaient Newton, ni la monadologie de Leibniz. Si les connaissances progressent, c’est par le biais du désir de savoir. En ce domaine, deux obstacles concourent à obérer l’avènement des nouveaux savoirs et connaissances. Le premier est simple à comprendre, c’est l’aptitude à percer les secrets du monde, aptitude qui n’est pas offerte à tout le monde et qui du reste, se travaille. Car sans s’être rendu maître des fondamentaux d’un savoir scientifique, on ne peut avancer. Ensuite, la balle est dans le camp de ceux qui ont en charge la validation des savoirs et connaissances. En science, cela va presque de soi car l’expérience tranche. Dans d’autres domaines, plus transversaux, philosophie, métaphysique, philo de la nature, c’est autre chose. L’obstacle est d’ordre cognitif quand les gens de science ne parviennent pas, pour des raisons diverses, à comprendre une pensée nouvelle. Il est d’ordre affectif quand un savoir remet en cause des certitudes au point de faire douter un savant de son œuvre, le déstabiliser, le pousser dans l’inquiétude et le miroir de la vérité brisé par les nouvelles certitudes naissantes. Très inconfortable que de penser qu’on s’est trompé. Très inquiétant que de naviguer dans des pensées aux impacts intellectuels déstabilisants et percutants.

De ces rapides analyses, nous pouvons tracer deux entrelacs, car l’homme, la société et les trois types de désirs jouent de connivence, dans un sens ou dans l’autre. L’entrelacs du conservatisme et de l’acquis, c’est une association doublée d’une articulation ; vendre les savoirs qui se vendent, copiner et opiner avec les puissants et les reconnus, ne pas se prendre la tête et se complaire dans les connaissances acquises. C’est une configuration qui, en termes d’éthique, se conçoit comme perdant-perdant, mais en termes de confort existentiel et matériel, relève du gagnant-gagnant. A l’inverse, il y a l’entrelacs du progrès des connaissances. Il faut alors s’affranchir des plans de carrière, des désirs matériels, puis des mirages de la gloire et de la carrière, tout en étant en situation de conflit. Il faut affronter les puissants, ne pas les craindre. Enfin, sur le plan spirituel, il faut oser se déstabiliser, naviguer dans les savoirs, défier les acquis, les conventions, mettre en doute les orthodoxies, être curieux, avancer dans la forêt et un jour, parvenir à la clairière. L’allégorie de la clairière n’est pas gratuite. Certes, elle renvoie à un obscur philosophe de la Forêt noire, mais elle indique le progrès de l’humanité vers la Lumière, l’ouverture de l’esprit. Les temps sont au verrouillage. Aux œillères. Mais d’autres matins pénétrés de doctes connaissances viendront, nul ne sait comment et quand. Les savoirs sont sur le point de basculer, pas maintenant mais d’ici quelque temps. Ces quelques réflexions ont permis, je l’espère, de dessiner les obstacles mis en travers du basculement. En vérité, l’obstacle n’est autre que l’homme. C’est lui qui détermine les possibilités de connaître, les règles du jeu dans la pratique sociale des savoirs, tout en s’érigeant en mur pour des raisons légitimes (dispositifs acquis, transmission, institutions) et d’autres moins avouables.

Le champ des savoirs est un enjeu mettant en jeu autre chose que les savoirs, l’ego, le pouvoir, l’image, la notoriété, les avantages acquis des savants, les avantages dérivés, prébendes, dividendes, accès aux médias, aux éditeurs. De tout ce processus résulte qu’une pensée nouvelle, avec ses innovateurs, trouve face à elle un mur qui peut-être n’a jamais été aussi puissant, alliant médias, argent et pouvoirs, un mur que les Descartes, Newton, Kant, Hegel, n’ont pas eu à affronter. L’obscurantisme de l’Eglise étant d’une puissance ridicule fasse à cette science de masse que véhiculent pour le profit bon nombre d’acteurs qui ont intérêts mutuels à fixer les savoirs dans une forme où ils en tirent profit. Des noms ? La liste serait bien trop longue, aussi étendue que leur sincérité et leur vérité est limitée. Les faux-culs du savoir sont aisément identifiables. Ils sont entrelacés dans la décadence de l’époque dont l’ère a commencé il y a plus de 20 ans.


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38 réactions à cet article    


  • tvargentine.com lerma 1er février 2008 09:31

    Franchement c’est nul est on a du mal à penser que des "redacteurs" votent votre diffusion

    D’ailleurs peuvent-ils se faire connaitre ?

    Laissez les autres publier !


    • Bernard Dugué Bernard Dugué 1er février 2008 09:34

      C’est l’occasion de donner mon avis sur cet article qui est l’un des meilleurs qui m’ai été donné de rédiger ces derniers mois. Et qui évoque en filigrane de ces questions de savoirs et domination un des enjeux de civilisation du 21ème siècle. Vous trouvez cet article nul, je le trouve pour ma part excellent et même génial !


    • Djanel 2 février 2008 06:07

       

      Monsieur Bernard Dugué

       

      Dois-je vous rappeler que vous ne m’avez pas encore su réfuter mon commentaire sur votre fil « Minceur du rapport, Monsanto 810, et doutes sur le sérieux de la fast-politik »

       

      http://www.agoravox.fr/commentaire_static.php3?id_article=34321&id_forum=1592701

       

      Depuis vous avez rédigé au moins une bonne quinzaine d’articles. Ce n’est donc pas le temps qui vous a manqué ni l’inspiration. Comment pourriez vous justifier cette carence sinon en disant « je ne suis pas ce que je prétends être un homme de réflexion ? » Mais cet acte d’humilité qui vous grandirait, n’est pas non plus à votre porté.

       

      Pour me répondre vous avez cru que le « copier et coller » d’une pétition publier par le Figaro serait suffisante. D’ailleurs si cette pétition avait eu de l’importance, on en parlerait plus souvent mais ce n’est qu’une rédaction de pleurnichards qui se rassemblent pour se plaindre qu’on ne veut pas reconnaître la valeur de leur travail comme si la recherche ne pouvait être qu’un vulgaire travail de production.

       

      Votre pensée n’a donc pas de profondeur et votre démarche intellectuelle s’apparente à de la démagogie. En réalité vous ne cherchez qu’à plaire mais ce n’est pas suffisant pour trouver un travail.

       

      P.S.

      Ce mot « fast-politik » est-ce du français ? Quelle est donc sa signification ? Déjà vous éprouvez quelques difficultés à vous exprimer clairement et voilà que vous inventez des mots qui vous rendent encore plus inintelligible.

      Savez-vous que la langue anglaise est une langue dérivée du Français à au moins 60% du vocabulaire et de la grammaire. D’ailleurs dans « fast politik » il y a peut-être les mots « faste » et « politique ». Que vouliez-vous nous dire par cette expression que l’on pourrait traduire par politique fastueuse ?

       

      Je vous laisse à votre occupation favorite : rédiger pour AVox.


    • Djanel 2 février 2008 07:48

       

      Monsieur Dugué qui se vante d’être un docteur en philosophie, tombe mal sur moi ce pauvre paysan qui a dû arrêter ses études deux ans avant le bac. Le diplôme de l’école buissonnière n’étant pas reconnu par l’éducation nationale. Snif, snif, snif,snif.

       

       

      « Le savoir est un combat pour la vérité avenir. »

       

      Il y a sophisme dans cette partie du titre, Monsieur Dugué. Comment pouvez-vous anticiper les vérités à venir ?

      Il faudrait être comme madame soleil pour deviner ce que nos descendants penseront ? Car dire la vérité, c’est dire ce que nous pensons être vrais selon sa propre expérience. Donc, c’est subjectif et par conséquent contingent ce qui revient à dire que c’est imprévisible parce que nos pensées sont aléatoires et dépendent de notre caractère et des accidents subis dans la vie. Le concept de vérité est un jugement que nous formulons pour qualifier d’autres jugements. Je vous dis la vérité ici, Monsieur Dugué ne vous en déplaise.

       

      Le savoir est un combat. A t’on le droit de dire des âneries comme çà tout en acceptant l’éloge de ces quelques scribouillards médiocrement éclairés d’AVox. Ce n’est pas le savoir qui combat mais le savant pour convaincre ses contemporains, Monsieur Dugué. Vous personnifiez la connaissance comme si elle était une chose existante hors de soi dans l’espace.

       

      Non le savoir ou la connaissance est une qualité que nous reconnaissons être vrais après réflexion sur nos pensées. Les concepts de vérité appartiennent donc à la réflexion c’est à dire au combat à l’intérieur de nous-même pour nous déterminer entre le vrai ou le faux, le juste et l’injuste, le réel et l’imaginaire, le haut et le bas, l’affirmatif et le négatif … etc. La liste pourrait devenir longue si je me sers du Ying et Young pour la prolonger. Monsieur Dugué.

       

      « L’ignorance contemporaine est la victoire des faux-culs de la science. »

       

      Encore une phrase pompeuse, il n’y a que les ignorants comme vous qui la trouveront juste car vous y accusez les autres d’être des faux-cul et non-pas vous. Mais en attendant, j’ai la preuve que vous êtes un faux-cul comme tout le monde puisque vous n’avez pas eu le courage de me contredire au sujet des O.G.M..


    • Djanel 2 février 2008 07:54

      Lerma est plus malin que vous malgré sa légendaire bêtise. Il a modifié le titre de votre article en l’intitulant : article nul. On a beau le replier le titre reste pour ceux qui ont cliqué sur répondre au commentaire. Conclusion l’idiot de service n’est pas toujours celui que l’on croit.


    • tvargentine.com lerma 1er février 2008 09:53

      Doit-on vous appeler Maitre ????

      Ou peut etre DIEU ?????

      Regardez vous dans une glace et regardez autour de vous,vous verrez le vide total ,celui de votre pensée réductrice emprunte d’une forme de discours scientologue


      • Bernard Dugué Bernard Dugué 1er février 2008 09:58

        Autour de moi, je regarde, je vois, je ne vois en fait que vos deux commentaires pour l’instant et c’est vrai, vous avez raison, c’est le vide total, exactement cela, le vide total


      • Vilain petit canard Vilain petit canard 1er février 2008 10:55

        Franchement, lerma, vous pourriez pas nous pondre un article de temps en temps, au lieu de critiquer ceux qui en produisent ? Ça vous ferait du bien, de vous retrouver un moment de l’autre côté de la barière...


      • pseudo pseudo 1er février 2008 14:57

        Nooon pitiééééé !!!!! Pas un article de Lerma !


      • Vincent Frédéric Stéphane 1er février 2008 10:09

        M’étonne le Lerma ce matin. Je le connaissais écrivant des conneries intelligentes, à savoir des trucs qui ne vont pas dans le sens de l’élaboration de nouveaux savoirs ou croires mais d’un certain niveau intellectuel néanmoins.

        Là, il donne dans la facilité vindicative.

        L’a pas du lire l’article.


        • florence meichel 1er février 2008 10:22

          Je vous lis depuis longtemps Bernard et toujours vos articles résonnent avec mes cheminements...vous n’imaginez pas à quel point celui là plus que les autres...merci pour tout ce que vous m’apportez : c’est pécieux ! smiley

          Si l’idée vous tente, nous serions ravis de vous accueillir au sein du réseau Apprendre 2.0

          http://apprendre2point0.ning.com/

          Très bonne journée à vous !

           

           


          • florence meichel 1er février 2008 10:23

            c’est pRécieux pardon !


          • Bernard Dugué Bernard Dugué 1er février 2008 18:26

            Merci pour l’invitation, mais ma tête est trop prise en ce moment et de plus, il me faut parvenir à mettre sur le champ des discussions savantes mes propres théories qui risquent de bouleverser pas mal de chose, sous réserve qu’elles puissent être étudiées et donc diffusées.


          • Djanel 2 février 2008 06:27

            Florence veut l’avoir dans le cul. Il ne faut pas hésiter. Bonne chance.


          • grangeoisi 1er février 2008 11:18

            En effet c’est précieux !


            • haddock 1er février 2008 12:36

              A ce propos , j’ aurais toujours voulu savoir pourquoi ma grand-mère tenait tant à ce que je mange de la soupe au tapioca . On aurait dit des glaires comestibles .


              • tvargentine.com lerma 1er février 2008 13:06

                Je n’arrive pas comme les 190 rédacteurs qui sont dans le même cas à publier un article car ce sont toujours les mêmes qui se donnent des notes pour diffuser

                => DUGUE

                => MORICE

                => LA TAVERNE

                Et même si vous reprenez un article copié collé d’un grand article publié en ajoutant à la fin votre signature l’article sera refusé avec la mention :

                "article qui necessite une argumentation plus poussé

                J’ai d’ailleurs fait un testing la dernière fois et c’est vraiment affligeant !

                Sinon vous avez aussi  :

                "Article contenant des informations évoquées abondamment dans l’actualité (non-inédit"

                ,normal,notre trio d’enfer n’arrêtent pas d’écrire dessus

                Voila pour ceux qui constatent la même chose concernant ces "redacteurs" sectaires qui s’arrangent entre "amis" aux détriments de la liberté d’expression pour nous déverser des articles "politiques"

                 

                 

                 

                 


                • La Taverne des Poètes 1er février 2008 13:57

                  Lerma : ainsi vous vous vantez de proposer un copié-collé d’article de presse à la rédaction et vous venez ensuite nous donner des leçons ! Culot.

                  Si (puisque...) vos papiers ont à la hauteur de vos commentaires, on comprend les raisons des refus qui vous sont opposés.

                   


                • tvargentine.com lerma 1er février 2008 14:08

                  Non j’ai fais du testing et voila le résultat ,vous répondez pour vous justifier  !

                  Le copié collé n’avait que pour objet de démontrer le parti pris d’une ultra minorité de "rédacteurs" qui n’arrêtent pas de diffuser leur vision réductrice et de déformer les informations

                   


                  • gany 1er février 2008 14:17

                     

                    Encore une fois en plein dans le mille.

                    C’est limpide , bien écrit, agréable, érudit sans grandiloquence.

                     La caravane passe majestueusement, juste momentanément distraite par les les lerma-moiements.

                    Il est vrai que ça peut énerver certains de rester perpetuellement sur le coté par son ignorance, d’etre condamné à etre un chien de garde (Bourdieu) englué dans la pensée dominante et n’ayant que le confort d’une caresse/baton et de la soupe. Quand on le lache en liberté il se promène avec au cou la trace du collier et revient tres vite aupres de ses maitres. (Alain).L’intériorisation de la domination encourage les grognements et les aboiements inutiles derrière une grille mentale beaucoup plus puissante que du métal.

                    Einstein ne disait -il pas "il est plus facile de trouver une équation fondamentale régissant l’energie que d’éradiquer une idée fausse dans la tete d’un homme".Les ayatollas de la pensée ont de beaux jours devant eux.Les braves gens n’aiment pas que l’on suive une autre route qu’eux.Les chemins escarpés , c’est pas donné à tout le monde de les gravir. Cela necessite un effort. Le pret à penser c’est plus cool.

                    Je pense aussi comme la doxa, je ne suis pas étranger aux mécanismes de domination qui "à l’insu de mon plein gré" régissent mes reflexes reptiliens mais je pense que meme si je ne suis pas en mesure d’écrire de tels articles ,ni de le piger dans son integralité, je m’autorise à penser qu’il y a du talent.

                    Gloire à qui n’ayant pas d’idéal sacro saint se borne à ne pas trop emmerder ses voisins. Lerma garde ton venin pour des trucs qui en valent la peine. Ou bien tu es un sacré rigolo qui par tes pitreries grotesques renforce et illustre encore mieux les propos de Bernard. Merci pour tes sketchs de fou du roi.


                    • Frederic Stephan 1er février 2008 17:33

                      Sur le même sujet, je conseille la lecture de "La conscience et l’Univers" de David Bohm et F. David Peat.

                      "En retraçant l’histoire de la physique d’Aristote à Einstein, du théorème de Pythagore à la mécanique quantique, ils analysent la naissance des théories scientifiques et les moyens pour la science de devenir créative, de générer une compréhension plus profonde de la société et de la condition humaine. Ils montrent en particulier comment, à partir de la notion d’ordre génératif - implicite, explicite - des domaines apparemment aussi différents que la religion, la physique, la biologie, la pensée, l’art procèdent et sont l’expression d’une même réalité. " - Extrait du dos de couverture

                      La conclusion décrit excellement les blocages de la créativité dans notre société et nous incite à retrouver notre potentiel de créativité.

                      Je regrette simplement que ce livre n’évoque pas les théories de Bohm et Pribam concernant la mémoire codifiée de façon hologrammique.


                      • stephanemot stephanemot 1er février 2008 18:19

                        La dynamique scientifique est en bonne santé, comme le prouvent les parutions dans les revues spécialisées.

                        Les idées nouvelles n’ont aucune difficulté à percer... sauf quand on a affaire à des impostures, qui sont vite démasquées comme les clonages du Dr Hwang en Corée du Sud, des thèses révisionnistes au Japon ou bien sûr votre cher Intelligent Design, la négation même de toute démarche scientifique.

                        Quant à la philosophie, elle relève d’un autre domaine, pas de la science.


                        • Bernard Dugué Bernard Dugué 1er février 2008 18:33

                          Elle est en bonne santé mais comme disait Thom en une formule provocatrice, tout ce qui est rigoureux est insignifiant. La science se porte bien mais elle n’apporte plus d’éclairage sur les fondements et le sens de la Nature et de l’Existence humaine.

                          Et puisse cesse de déclamer que je suis partisan de l’ID, je suis bien plus avancé que Behe ou Dembski sur la théorie de l’évolution et l’ID, je me la transcende, comme Darwin du reste. Si les moyens me sont offerts pour rivaliser avec les règles de la concurrence non faussée, je le prouverai. Sinon, rien de spécial à ajouter, j’ai suffisamment écrit pour donner matière à réfléchir, notamment une thèse de métaphysique qui est encore en avance sur le temps et puis, c’est sans intérêt, si l’humanité a décidé d’aller dans le mur, ce n’est pas la vérité métaphysique qui l’en empêchera


                        • Marsupilami Marsupilami 1er février 2008 19:18

                          @ Bernard

                          Excellent article d’épistémologie mélancolique, révoltée et appliquée. Pour aller à la découverte du réel, il faut absolument être sulfureux, c’est-à-dire hors-normes, ouvert au prétendu rationnel sans être rationaliste, ouvert au prétendu irrationnel sans être irrationaliste. En tous cas se situer en-dehors des chemins balisés du scientisme techno, cette doctrine de brouettes qui fait bander les conservateurs ayatollesques du genre Stéphanemot, ce gugusse excité qui traite de « créationniste » ou de « scientologue » quiconque ne partage pas ses opinions scientistes intégristes.

                          Comme le disait Max Planck, “Les grandes idées scientifiques n’ont pas coutume de conquérir le monde par l’adhésion de leurs adversaires qui auraient fini par se convaincre peu à peu de leur vérité et par les adopter. Il est toujours très rare de voir un Saül devenir un Paul. Ce qui arrive, c’est que les adversaires de l’idée nouvelle finissent par mourir, et que la génération suivante s’élève dans son climat. Qui possède la jeunesse possède l’avenir”.

                          L’ère de glaciation actuelle de la physique est bloquée dans ses supercordes. De nouveaux boxeurs vont intervenir, comme toujours, et vont faire péter la théorie des supercordes qui n’est jamais qu’une scholastique moderne (sans aucune vérification expérimentale).

                          En attendant, pensons de travers et marrons-nous.


                        • Bernard Dugué Bernard Dugué 1er février 2008 19:33

                          @Marsu, reçu 6 sur 5 ton commentaire

                          Sulfureux et hors norme, je le suis, et j’ai été reçu docteur en philo sur la base d’une doctrine métaphysique que j’ai esquissé, dans les références biblio, j’ai tout misé, Bohm, Sheldrahe, Ibn Arabî, Le dialogue avec l’ange, Zukav, Dion Fortune, Heidegger, Peat, Lupasco, et j’ai réussi mais pour l’instant, mon point faible c’est de ne pas avoir une position ou un titre, prf ou DR, mon point fort, c’est d’avoir eu le champ libre comme peu de gens du système, le jour ou ça passe, ça fracasse, je suis sûr de la fin, mais je ne sais pas quand la science va se réveiller


                        • Marsupilami Marsupilami 1er février 2008 20:16

                          @ Bernard

                          Rien ne m’étonne de toi dans tout ça. Moi, c’est encore pire !


                        • FrihD FrihD 1er février 2008 20:05

                          Ce qu’il y a de bien avec les sciences, c’est que si on bloque, alors on se remet en question. Pour ma part, je ne suis pas pressé. Je ne suis pas pessimiste pour l’avenir. En maths, Weierstrass, nous a bien montré qu’on sait parfois se réformer, c’est pareil avec les exemples que tu as donnés.

                          Pour rectifier aussi, je voudrais dire que Newton ne l’a pas eu si dure que ça. Il est certe génial pour avoir inventé le calcul différentiel, mais il y a toujours des doutes sur la théorie de la gravitation. Hooke, un collègue, lui aurait demandé si le tout nouveau calcul différentiel ne pouvait pas mettre en équation en "inverse du carré de la distance" une force dérivant d’un potentiel. Quant au mouvement rectiligne uniforme, Galilé avait déjà dépeint sa silhouète.

                           


                          • karquen karquen 1er février 2008 20:23

                            La peur du nouvélisme à toujours exister. Peut être existe t-il "deux sciences" : celle de Pierre et Marie Curie, de Tycho Brahé, de Léonard de Vinci, et celle très médiatique des instituts générateurs de Brevets.

                            L’argent et l’égo n’ont pas de place là où les recherches scientifiques priment.

                            La science fondamentale ne dois pas se mélanger aux actes mercantiles. La physique quantique, supercordes, matière noire, trou noir, rayonnement diffus à 3K, les recherches sur le graviton, les neutrinos, les accélérateurs de particules... tout celà n’est pas du même domaine que la recherche de composants d’ordinateurs, de brevet sur le génome, ou des poisons générés par Monsanto.

                            L’accès à la connaissance fait parti d’une guerre économique mondiale. Qui peu se targuer sur 8 milliards d’individus, d’avoir un accès à internet, à des université, ou"l’envie d’avoir envie"d’apprendre ?

                            Il est clair que les révisionnistes et les scientologues sont non seulement dangeureux, mais fabuleusement manipulateurs en critiquant les sciences fondamentales. Aux religions et aux sectes (même chose pour moi), demeure cet esprit incroyablement arrièré sous forme de nazisme et d’endoctrinement pour niveler le savoir des individus, vers le bas.

                            Comprendre, c’est toujours mieux que savoir. Les sciences n’ont pas une mauvaise image, à condition de savoir de quelle science on parle : la science des Brevets, du fric voire des Nobels, ou la science des chercheurs, des passionnés (parfois dans des labos délabrés)...


                            • Bernard Dugué Bernard Dugué 1er février 2008 21:46

                              Bonne remarque, j’ai en fait parlé de toutes les sciences, y compris et surtout celles qui se disent humaines, autrement dit, la reine d’entre elles, tombée bien bas comme produit culturel, la philosophie, déjà rabaissées par les philosophes eux mêmes qui en on fait un produit, BHL, Onfray etc.


                            • karquen karquen 1er février 2008 23:10

                              Absolument.

                              BHL par exemple est loin d’être idiot. Mais il est complètement dans l’utilisation de son image pour faire et générer du fric. L’utilisation médiatique corrobore le fait que nos sociétés ont besoin de "prêt à penser". On consome du philosophe comme de la science de l’art critique. Où sont donc passés les lecteurs d’Emile Bréhier et sont histoire de la philosophie ?

                              la philosophie "compulsive", cette sorte de maladie où chacun y va de sa petite phrase pour faire sensation est entré dans un conssenssus réducteur de ce que j’appellerai la Pensée critique. Mais dans un monde d’images, que peut-on attendre de plus ?


                            • moebius 1er février 2008 22:01

                              .@ Haddock... C’est pas ma grand mére me faisait manger du tapioca glaireux, moi c’est mon pére. C’est sans doute sa mére qui lui en faisait manger et...on pourra toujours questionner Freud à ce sujet...Votre grand mére était elle tuberculeuse ? je me pose la question parce que si elle l’était alors il se pourrait que ça ne soit pas du tapioca.’


                              • moebius 1er février 2008 22:13

                                .. Une bien belle photo en tete d’article.. ’une gravure baroque figurant un mouvement circulaire..on apprécie


                              • haddock 1er février 2008 22:25

                                moebius ,

                                 

                                 ma grand-mère était une femme BC-BCG, et mon grand-père s’ appelait Basile .


                              • moebius 1er février 2008 22:20

                                ..la science du "fric" c’est l’économie ?


                                • moebius 1er février 2008 23:00

                                  @ capitaine... c’est bien ce que je redoutais... et vous ne vous etes pas méfié ?.. remarquez le tapioca c’est pas meilleur...


                                  • grangeoisi 1er février 2008 23:11

                                    Bon, ben va falloir appeler le Samu je crois .


                                    • ddacoudre ddacoudre 2 février 2008 01:22

                                       

                                       

                                      Bonjour dugué

                                       

                                      Effectivement un très bon billet comme tu dis.

                                      Pourquoi à un instant donné se découvre un nouveau savoir n’est pas décelable car il faudrait pouvoir disposer de tous les "agrégats" transmis par nos sens au cerveau et repérer dans l’instant T de l’existence d’un être ce qui en sera l’émotion déclenchante.

                                      Mais au fil du temps nous voyons pour qui est curieux des événements se concrétiser durablement,et inévitablement servir la puissance dominatrice qui génère de fait sa propre opposition dans un combat de dominant Bêta et non Alpha (étude de Calhoun).

                                      La stabilité sociétale et culturelle est une régularité qui s’observe en éthologie qui nous fait dire souvent que beaucoup d’animaux ont des comportements déterminés, Lestel a démontré que ce n’était pas aussi simple.

                                       

                                      Mais pour nous au fil du temps il devient de plus en plus difficile de se transmettre tous le savoir disponible car nous avons une structure d’enseignement essentiellement productiviste.

                                      Bien sur cet enseignement à sa place, mais il se veut aujourd’hui avant tout une source de revenu dont les hommes attendent un emploi pour l’essentiel et subsidiairement la possession de connaissance ouvrant à la compréhension de son être, de l’autre et du monde.

                                       

                                      Il y a pas très longtemps dans un commentaire je disais au sujet de la « sélection naturelle » que celle que nous observons dans le monde animalier auquel nous appartenons ne correspond pas tout à fait à celle que nous évoquons et j’en disais que la « nature » retenait les formes d’existences les mieux adaptées, voire effectuait les évolutions nécessaires en fonction du milieu ou le vivant évolue, et la régularité observable pour chacun en est la recherche de la prolifération.

                                      Il semble donc que le dominant Alpha soit le meilleur géniteur pour reproduire son espèce et non celui capable de casser seulement la gueule à l’autre, ce a quoi se livrent les dominants bêtas dans un espace restreint autour de la nourriture (au sens générique).

                                       

                                      En prenant ce postula, l’on observe que tous les pays dit riches ont un taux de natalité inférieur au renouvellement de leur espèce dans leur milieu. Il convient donc d’en retenir que les événements qui s’installent tant en mode de vie qu’en « choix » de culture et d’éducation ne sont pas propices à son développement.

                                       

                                      Cette observation ne peut être le fait de la perception individuelle, l’individu réagira aux stimuli qui lui commanderont de procréer ou pas, mais l’observation de notre être, de l’autre et de notre monde grâce aux sciences transdisciplinaires permettent de dérouler le raisonnement que j’ai postulé. Naturellement l’avoir compris ne fait pas plus procréer, puisque les éléments qui la restreignent sont effectifs, ce qui démontre au moins, que ce sont nos sens qui nous dirigent plus que la raison.

                                       

                                      Quand j’ai développé ce point de vue j’écrivais mon premier essai en 1999 pour expliquer que l’épuisement des matière premières nous conduiraient inévitablement à rechercher une nouvelle source de « richesse » et où pouvait-elle se trouver sinon dans notre cerveau, et donc il nous faudrait consacrer tout au long de l’existence un temps à ce que j’ai appelé l’ECPA (enseignement complémentaire pour adulte) assorti d’une rémunération.

                                       

                                      Mais beaucoup plus intéressant est ce que tu développes, c’est d’avoir compris qu’il y a un temps pour apprendre des certitudes structurantes afin de pouvoir mieux désapprendre pour être curieux et découvrir, mais forcément cela exige une capacité à la transgression de la norme dont les raisons demeurent la propriété de l’histoire sensorielle de leur acteurs.

                                       

                                      Comme nous le voyons, la conscience de l’importance des savoirs n’emporte pas leur recherche. Il semblerait donc que là aussi la « nature » n’est pas réuni les événements impérieux qui nous y conduiraient, pire au moment où il faudrait en remplir les têtes pour faire face aux défis planétaires, nous leurs proposons que de se courber encore plus longtemps sur leur ouvrage pour consommer les biens qui les y obligent et qui leur demanderont d’y consacrer encore plus de temps pour trouver les ressources pour palier aux nocivités de certains d’entre eux. Ce n’est donc pas encore aujourd’hui que de la masse populaire jaillira l’étincelle car d’évidence le rôle qui lui est dévolue est d’assurer la stabilité réformable de la norme par l’innovation de quelques uns qui s’agrége dans son creuset.

                                       

                                      Il y a le savoir faire technologique qui apporte son lot de satisfaction et de désagrément et celui qui permet de prendre la mesure de nôtre monde, les deux sont du même monde celui de la traduction de nôtre cerveau, si promener au fil des découvertes des autres demande un effort sur la durée qui ne peut se contenir dans un temps de scolarité, et je crois qu’il serait moins polluant de consacrer du temps à fréquenter l’université tout au long de l’existence comme l’on va au travail, que de s’obliger à produire seulement pour amasser de la monnaie.

                                       

                                      Je ne sais pas si l’on ferait plus d’enfant mais au moins l’on échangerait autre chose que les fait divers.

                                       

                                      Cordialement.

                                       

                                       

                                       

                                       


                                      • Marc P 2 février 2008 18:08

                                        Y aurait il du JP Petit ou plutot de l’ A. Jacquard dans Bernard....

                                        Sans argent, pas de progrès technique, sans progrès technique, pas d’argent...

                                        et par dessus le marché, (sans jeu de mots,) l’excès de pouvoir et d’argent dû au progrès technique bloque toute possibilité de basculement humain vers un avenir meilleur....

                                        Si j’ai bien compris....

                                        Notez que Newton une fois reconnu a retardé l’invention de l’horloge marine sans laquelle de nombreux naufrages et décès n’ont pû être évités....

                                        Mais Fert , notre prix nobel bien aimé reconnais que dans les conditions actuelles de recherche, il n’aurait pas pu réaliser sa découverte d’il y a 25 ans...

                                        Bernard, on focalise trop sur les performancesde l’intelect... Ces performances seront aussi bonnes sinon meilleures si on affranchit les coeurs et les esprits des pesanteurs de la gloire du pouvoir et de l’opulence... Je sais, c’est ce que vous dites, mais ne perçoit on pas chez beaucoup d’entre nous un activisme intellectuel qui malmène les capacités du coeur et de l’esprit et ne contribue guère à convaincre ou à la qualité du dialogue avec les tenants d’autres écoles...

                                        Cordailement.

                                        Marc P

                                         

                                         

                                         

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