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Accueil du site > Actualités > Société > Le sens (II) du monde, progression ou stagnation du sens ?

Le sens (II) du monde, progression ou stagnation du sens ?

Victoire des démocrates au Congrès. Et chez nous, deux présidentiables, neufs, Monsieur Sarkozy, Madame Royal. Enfin la rupture et le changement, pense l’opinion ! Le sens du monde aurait-il subitement changé ? Mais au fait, comment se constitue ce sens ? Et si le sens du monde était pour l’essentiel une illusion de nos consciences alimentées par les illusionnistes des médias ? Ce billet parle du sens mais ne répondra pas aux questions que je viens d’évoquer. Le procédé du détour me sera sans doute reproché par certains, alors que d’autres percuteront.

Le temps des idéologies étant relativement révolu, la bataille future sera-t-elle celle du sens ? Etrange idée qui n’est venue en lisant mes propres textes.

Dialectique entre conscience et société, tel est le ressort de l’existence moderne avec la constitution philosophique et raisonnée par la philosophie. Les sociétés occidentales ont connu un progrès technique considérable, devenu mondial. Et si on observe le cours des choses depuis dix ou quinze ans, on s’aperçoit que les pays émergents rattrapent leur écart peu à peu, alors que les pays avancés sont confrontés à des crises sociales et politiques comme toujours, au point même qu’une crise de civilisation soit envisageable. Les cassandres voient le déclin, et parfois même, se complaisent à imaginer la chute des empires occidentaux, Russie, Europe, Etats-Unis, sur le modèle des empires anciens (Egypte, Assyrie, Rome, Perse...), médiévaux (arabo-musulman...) ou modernes (ottoman, austro-hongrois...) En fait, le monde occidental a su affronter des secousses conflictuelles sismiques sans que le cours de la technique ne soit altéré. Et même, pour certains, la guerre a été un stimulant de développement technologique et de croissance économique. Actuellement, ce progrès matériel paraît d’une stabilité inébranlable, alors que des conflits sporadiques se déroulent sur la planète et que les sociétés recèlent leur cortège de misère humaine, y compris dans les pays les plus développés. Comme l’avait pressenti Ellul, la technique est devenue autonome, et semble se moquer des hommes, des sociétés, des politiques. Nous sommes devenus de plus en plus matérialistes, individualistes, non sans que le religieux ne soit disséminé, avec des tendances inquiétantes que sont les populismes et autres retours nationalistes.

Empires et chutes, voilà des grands traits de l’histoire, mais pour qu’un empire s’effondre, il faut bien qu’il ait été construit. D’où deux objets d’études fort passionnant. Comment naissent les empires, comment s’effondrent-ils, et aussi quels facteurs les inscrivent dans une durée ? Ces questions relèvent des sciences historiques, mais pas uniquement. Je propose la thèse suivante. Nos sociétés modernes inscrites dans le développement technique sont le résultat de deux processus antagonistes se superposant et interagissant au sein des sociétés. Les uns sont de même essence que ceux qui ont participé à la naissance des empires et les autres au délitement, voire à l’effondrement. Par ailleurs, je tiens pour plausible le rôle stabilisant de l’économie dans nos sociétés, qui n’ont rien de comparable avec celles du passé, leur cortège de misères, maladies, luttes intestines. L’histoire du Maghreb médiéval selon Ibn Khaldûn fournit un éclairage sur ce qu’ont pu être les causes d’instabilité et d’effondrement de l’empire arabo-musulman. Pauvreté pour les uns, luxe pour les autres, convoitises pour une majorité, commerce de l’or et ses voies incontrôlées. Pas besoin d’être marxiste pour mettre en avant les facteurs économiques dans l’effondrement des empires. Et aussi dans leur maintien. N’est-ce pas actuellement la tractation sur le prix du gaz qui permet à la Russie de maintenir l’Ukraine sous son joug ? N’oublions pas néanmoins que tout est relatif, que la pauvreté est mesurée et perçue différemment selon l’état de développement des sociétés. Si bien qu’à notre époque, où les moyens pour une existence décente pour tous sont disponibles (mais mal répartis), certains n’hésitent pas à proposer une alternative entre croissance et chaos. Choix entre produire plus ou répartir mieux. Rien de neuf.

Depuis dix ou quinze ans, on ne note aucune nouveauté dans le champ socio-technique, excepté le développement d’Internet qui ne constitue pas (encore ?) un levier pour le changement mais offre un espace d’expression illimité, chacun pouvant devenir auteur, concepteur de site, présenter les facettes de son existence ou de sa pensée. Depuis quinze ans, le chômage est stabilisé à un niveau substantiellement élevé, dix points. La France est dans une zone à faible risque social pour l’instant. Une pensée s’impose à l’égard de tous ceux qui paient lourdement les frais des mutations économiques. Cela dit, les classes moyennes, ciment de la démocratie, semblent se déliter lentement, oui, lentement ! La France a peur de l’évolution économique. Croissance, pouvoir d’achat, sécurisation des parcours professionnels, voilà des thèmes dominants de la campagne de 2007. Et sur le plan des « réal sociologues », le déclin est pointé. Nicolas Baverez n’a rien d’un marxiste. L’économie, voilà la clé, pensent la plupart. Et si déclin il y a, ce n’est que relatif. A l’instar du passager du bateau croyant que c’est la côte qui s’éloigne, le déclinologue croit que la France va en arrière, alors que ce sont les Etats-Unis et la Chine qui avancent.

Le cours régulier du progrès technique ne peut être mis en doute. Il existe même une loi sur le doublement de la puissance de calcul et de stockage dans l’informatique. Ni la guerre en Irak, ni le 11 septembre, les cyclones, séismes et autres tsunamis ne troublent ce processus. Les CD et DVD sont moins chers à fabriquer, le prix des lecteurs baisse, avec celui des nouveaux écrans, et les équipements embarquent de plus en plus d’électronique. Depuis vingt-cinq ans sinon plus, les sociétés suivent leur cours. Il ne se passe rien à part les conflits, les batailles électorales, les avènements de nouvelles stars, la confirmation du talent des anciennes ; des produits culturels se renouvelant et la Terre qui, tous les ans, accomplit sa révolution. Et donc, si la conscience est strictement dépendante de l’expérience, nous percevons le monde comme stable, régulier, en vitesse de croisière, sans que des œuvres nouvelles ne viennent nous surprendre dans ce long sommeil de la création. Pourtant, la conscience de chacun s’accroît d’année en année. Et donc, nous avons un regard différent sur le monde. Un Alain Duhamel a évolué depuis quinze ans, légèrement, comme la plupart des citoyens. Parmi ceux qui font l’opinion et interfèrent dans la représentation du monde, certains n’exercent plus, journalistes en retraite ou penseurs décédés comme Bourdieu. Les nouveaux arrivent, avec un regard qui sans doute n’est plus le même. De ce mélange des générations, de cette interaction hyper-complexe des idées et formes, naissent des modes, des sujets en vogue. Le mimétisme et le suivisme y sont pour une bonne part.

Le lecteur des hebdomadaires institués aura constaté qu’à une époque, on parlait souvent de la question du sens, en relation avec des considérations sur le spirituel et le religieux. Le même lecteur, douze ans plus tard, constate que cette question du sens semble avoir disparu du champ médiatique. Pourtant, elle persiste chez certains, et d’autres s’en moquent éperdument du moment que leur vie est réglée avec un travail, une maison, des loisirs et un revenu assuré. Ce sont deux variantes du sujet, l’un avide de sens, l’autre se contentant de gérer son existence.

On a pu constater que la politique s’est éloignée de la société, avec une fracture entre les élites et le peuple, une mythique France en haut et une non moins mythique France en bas. Le système politique va de sa tendance à l’autonomie, et les médias aussi. Les responsables des journaux, télé, radios, semblent effectuer des choix sur ce qui doit être mis en avant et ce qui doit rester dans l’ombre, un peu à l’instar d’un metteur en scène qui choisit ses acteurs et ses scénaristes. Ou plutôt d’un éclairagiste qui met la lumière sur les événements pour attirer les « badauds du vidéocosme », autrement dit ceux qui papillonnent. Les médias, avec la complicité des consciences dociles, participent à façonner un sens. Ce qui rappelle une certaine alliance entre les élites idéologiques et les masses dans les années 1930... silence, méditez !


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17 réactions à cet article    


  • lebaron (---.---.132.72) 10 novembre 2006 11:56

    l’article est bie écrit et se lit bien, mais nos points d’accords s’arrêtent là.... Pour vous des gens (Nico et Sego) qui sont régulièrement réellus depuis plus de 25 ans qui ont étés ministres sont neufs ?????? dans vos exemples vous citez le monde musulman et la Russie, je crois que 99% des journaleux du monde dit occidental ne savent citer que ces exemples là ! Reprenons le cas de la Russie c’est-elle qui essaye de garder sous sont joug l’Ukraine et les autres ex-republiques soviètiques ? ou c’est nous qui comme des chiens affamés avons tenté et réussi à nous jeter sur eux pour en faire des pays satellites de notre hégémonie ?


    • Bernard Dugué Bernard Dugué 10 novembre 2006 12:40

      Sarkozy et Ségolène sont indéniablement présenté comme des gens neufs par les médias et une partie de l’opinion semble y croire. Comme on s’imagine que les Américains sont passés à gauche sur la base de la nouvelle couleur du Congrès. Il y avait donc une ironie dans mon propos, accentué par les deux virgules entourant le « neuf »

      Quant à la Russie, le but est était d’expliciter l’importance des facteurs économiques dans les phénomènes impériaux mais notons que le religieux (ou la foi idéologique) a aussi un rôle essentiel


    • (---.---.74.206) 11 novembre 2006 19:21

      laisse tomber le commentaire , c’est special ; LEBARON

      nico + sego reelus depuis 25 ans , mort de rire !!!!!!!!!!!!!!


    • Marsupilami (---.---.93.165) 10 novembre 2006 12:04

      Bonne méditation. Mais je ne suis pas d’accord avec l’affirmation selon laquelle le fait religieux serait de moins en moins présent à la Une des news magazines. C’est même le contraire, et en plus, depuis quatre ou cinq ans, même les magazines de vulgarisation scientifiques comme Science & Vie & co font très souvent leur couverture sur des sujets religieux, ce qui était auparavant rarissime.

      Pourquoi ? Sans doute parce qu’entre la fin des vieilles idéologies et la probable naissance de nouvelles, le religieux sert d’idéologie de remplacement, aux recettes bien éprouvées pendant des millénaires et parce qu’avec l’individualisme moutonnier, le matérialisme, la technolâtrie et le consumérisme comme seuls horizons spirituels, on ne sait plus à quels saints de vouer dans l’obscur besoin d’une transcendance qui n’a plus aucun espace d’expression dans nos société sécularisées et soumises au marketing tous azimuts...


      • Bernard Dugué Bernard Dugué 10 novembre 2006 12:44

        Marsu,

        J’ai parlé de la question du sens et si le religieux est bien plus présent, c’est que la réponse a sans doute recouvert la question. On dirait une sorte de dialectique entre la quête du sens et ce qu’on présente comme objet de foi.

        Il semble qu’on a affaire a un repli identitaire mais celle bulle du faux sens pourrait éclater pour faire place à une nouvelle ère. Je ne suis pas prophète mais cette éventualité est possible


      • Antoine Diederick (---.---.191.74) 10 novembre 2006 20:35

        très bonne remarque de Marsu.

        Il semble que le fait religieux soit à la une. Je crois que le 11 septembre y est pour quelque chose...cela redevient un fait de société (je ne préjuge en rien ds ce commentaire de ce qu’est la religion : prudence , maître mot)


      • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 11 novembre 2006 07:49

        Le religieux au sens sociologique et médiatique (et non pas personnel) n’est plus, chez nous, qu’une affaire commerciale et de mode ; elle n’a aucun impact sur le vie politique, sauf chez certains les hommes politiques qui se croient encore obligés d’écouter telle ou telle église pour être eux-mêmes crédibles, mais qui, peu à peu, lachent sur tout (contraception, avortement, égalité homme/femme, homosexualité et bientôt homoparentalité et clonage). Vague nostalgie d’un monde englouti ne laissant place qu’à l’économique et à la gestion intra-personelle des contraintes et des plaisirs de la vie.

        Le sens collectif enthousiasmant commun s’est effacé et son horizon est sans rivage ou paradis, mais il pointe son nez par instant, comme un signe ironique, lors de la coupe du monde de foot et des grandes messes commerciales musicales ; c’est de l’infra-politique ; tant mieux et que cela le reste...


      • (---.---.124.230) 11 novembre 2006 14:52

        Que« le religieux serve d’idéologie de remplacement » (Marsu dixit), sans doute est-ce probable, mais « aux recettes bien éprouvées », c’est à voir. J’ai plutôt l’impression que les hiérarchies religieuses soucieuses de sauver l’héritage cherchent à conserver leurs fidèles, et en sont réduites à naviguer à vue en improvisant sans direction forte, par des décisions bricolées qui ne font que déboussoler leurs fidèles. Le retour de la messe en latin fait son petit effet médiatique, peut-être même en une de Sciences & vie & Co. Recette éprouvée ?

        Oui le Sens a disparu, momentanément.

        Mais je ne perçois plus un « monde stable, régulier, en vitesse de croisière » parce qu’il ne me -nous- laisse plus le temps pour « installer (appréhender) des oeuvres nouvelles qui viennent nous surprendre dans ce long sommeil de la création » (Bernard Dugué).

        Sur ça, d’accord à donf. La vitesse de croisière est relative. Quinze ans, maxi-tout-compris, voilà le temps d’être créatif aujourd’hui avant que d’être passé obsolète. Voire inutile. Comment dès lors travailler, le temps d’installer des idées, un concept ? Si le mélange des générations se fait plus voyant, c’est qu’il est dû à turn-over effrayant. Votre tour est passé, vous êtes sénior avant l’âge. Plutôt brutal, non ?


      • ohlala (---.---.124.230) 11 novembre 2006 14:57

        ooops, excusez, ce commentaire anonyme est de ohlala.


      • DEALBATA (---.---.156.228) 10 novembre 2006 21:13

        Le retour du sens indique simplement que la boucle va bientôt être bouclée, tous les indicateurs sont là, l’illusion de notre monde va se dissiper et son humanité aveugle va changer d’état être. Nous sommes à la fin du film, quand le spectateur sort de l’emprise d’un long métrage dans lequel il se voyait acteur, mais il réalise à la fermeture du rideau et à l’éblouissement de la lumière que ce n’était pas lui.


        • Bernard Dugué Bernard Dugué 10 novembre 2006 22:37

          Je penche pour une autre option, la question du sens s’estompe et les gens se complaisent dans le film.

          Cela dit, il faudrait sortir du film et c’est ce point qui nous rapproche


        • phil (---.---.54.55) 11 novembre 2006 00:14

          vous vous faites une spécialité de recyclage de lieux communs ?

          je cite « Depuis dix ou quinze ans, on ne note aucune nouveauté dans le champ socio-technique, excepté le développement d’Internet » : c’est considérer par le tout petit bout de la lognette la révolution numérique, du GSM au MP3 en passant par le wifi, qui redéfinissent les moyens de transmettre/vendre/acheter l’information.

          je cite « La France a peur de l’évolution économique » : c’est une affirmation complètement gratuite. L’équipement de la france sur les nouvelles technos est un des plus dynamiques au niveau mondial.

          et la prise de conscience de la fragilité planétaire, dont la crise du pétrole est un des aspect, vous en faites quoi.

          j’arrête là. A raisonner come un tambour, on ne produit que de fausses notes.


          • Bernard Dugué Bernard Dugué 11 novembre 2006 12:56

            Je pense vos griefs injustifiés

            Le socio-technique renvoie au social et à un dispositif. MP3 et IPOD certes mais quelle différence avec le bon vieux walkman ? On écoute de la musique et on s’isole. Rien de bien neuf.

            Quant à la France, disons qu’une certaine France a peur de l’avenir d’un point de vue économique, une autre France est faite de ceux qui gagnent au jeu. Là, je veux bien rectifier sinon, lisez les éditos de Duhamel ou Slama, c’est bien connus, il ne commettent aucune erreur ni ne sacrifient au lieux communs .


          • Bernard Dugué Bernard Dugué 11 novembre 2006 13:06

            «  »« l’article est bie écrit et se lit bien, mais nos points d’accords s’arrêtent là. »«  » (Lebaron)

            «  »"C’est long et indigeste.

            Surtout sur un écran, il faut faire PLUS de paragraphes.«  »" (Sam)

            Conclusion, on ne peut pas plaire à tout le monde. Désolé Sam mais c’est tout ce que m’inspire votre commentaire, rien de plus


          • Sam (---.---.212.55) 11 novembre 2006 10:58

            C’est long et indigeste.

            Surtout sur un écran, il faut faire PLUS de paragraphes.

            Par ailleurs, on enfile les clichés de pensées comme le livreur de pizza les couloirs de bus.

            Exemple : ...cette question du sens semble avoir disparu du champ médiatique. Pourtant, elle persiste chez certains, et d’autres s’en moquent éperdument du moment que leur vie est réglée avec un travail, une maison, des loisirs et un revenu assuré. Ce sont deux variantes du sujet, l’un avide de sens, l’autre se contentant de gérer son existence.

            C’est assez rare, n’est ce pas, de voir des gens constater qu’il n’y pas plus de valeurs et de sens en ce bas monde, pas plus dans les mag que dans le monde social.

            C’est tout aussi puissant de relever que certains, comme l’auteur, sont perdus sans leur Sens, tandis que d’autres passent la tondeuse en se curant le nez. Transcendant.

            « Ce sont deux variantes du même sujet », on l’aura compris. Oui, on l’a compris.

            Sans parler des dérapages de style.

            Le système politique va de sa tendance à l’autonomie, et les médias aussi. Les responsables des journaux, télé, radios, semblent effectuer des choix sur ce qui doit être mis en avant et ce qui doit rester dans l’ombre, un peu à l’instar d’un metteur en scène qui choisit ses acteurs et ses scénaristes.

            Je crois que l’ivrogne va de la gueule, ou que le ténor y va de son grand air, mais je suis plutôt certain que le système politique et les médias tendent à s’autonomiser.

            Les responsables de journaux font une sélection suivant une ligne éditoriale qui les conduit à exposer, ou à cacher certains sujets. Etonnant, non ?

            Enfin, on n’en voudra pas aux responsables de presse de choisir, tout simplement, sans chercher la fioriture pâtissière - mais les responsables de journaux peuvent-ils faire sobre ?.. - comme un metteur en scène.

            On espère sinon faire rire l’auteur, du moins ne pas l’inciter à poursuivre dans cette attaque en règle contre nos yeux, déjà lourdement taclés par certains. smiley


            • Bernard Dugué Bernard Dugué 11 novembre 2006 13:07

              «  »« l’article est bie écrit et se lit bien, mais nos points d’accords s’arrêtent là. »«  » (Lebaron)

              «  »"C’est long et indigeste.

              Surtout sur un écran, il faut faire PLUS de paragraphes.«  »" (Sam)

              Conclusion, on ne peut pas plaire à tout le monde. Désolé Sam mais c’est tout ce que m’inspire votre commentaire, rien de plus


            • (---.---.156.228) 11 novembre 2006 22:41

              @l’auteur

              « Je penche pour une autre option, la question du sens s’estompe et les gens se complaisent dans le film. »

              Pour que le sens s’estompe, il faut que le spectateur ne soit plus sous l’emprise du film (le mental) et que la participation au spectacle ne soit pas perçue comme un conditionnement dont le spectateur n’aurait pas conscience. Le sens est pour moi un « parce que » métaphysique qui débouche inévitablement sur la raison d’être de toutes choses et c’est cette immanence et permanence de cette raison d’être qui s’oppose à l’illusoire monde en devenir que la modernité donne en pâture aux gens. Le sens nous manque car son expression dans notre monde, dans notre univers, est perçue uniquement sous une forme symbolique et celle-ci se perd d’une façon inversement proportionnelle à la perception « rationnelle » matérialiste dans lequel nous sommes actuellement plongés, c’est pour cela qu’il doit réapparaître étant donné que nous sommes arrivés à la limite de cette perception (il n’y a rien derrière l’écran !) donc le film sera pris pour ce qu’il est lui-même, c’est à dire une simple projection et même si le film continu (je corrige ma métaphore) d’être projeté le spectateur n’en sera plus dupe et aura réintégrée les différents niveaux de réalités mais d’une manière simultanée. Le paradoxe est un aperçu de ce que pourrait être cette situation, car il nous montre 2 choses qui nous paraissent opposées ou antinomiques mais ce n’est là qu’une illusion, la réalité est une et indivisible et c’est bien là le problème de l’existence.

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