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Accueil du site > Actualités > Société > Le Service Public a-t-il perdu le Nord ?

Le Service Public a-t-il perdu le Nord ?

On nous parle de grogne sociale et de crise. On discute sur le service minimum. On oublie peut-être l’essentiel, la permanence du service public. Parce que SUD semble depuis quelques mois jouer des tours aux citoyens à la SNCF ou à la Poste, et parce que la SNCF et la Poste ne semblent plus en mesure d’assurer la continuité du service public, je vous propose deux pistes de réflexion sur l’avenir du service public. Seriez-vous d’accord si.....

Quand j’ai appris à travailler dans une entreprise, on m’a expliqué que le Service Public se caractérise par trois critères, qui le distinguent des autres services.

  • la permanence de service (cela marche 24h/24),
  • la non-discrimination (tout client éligible doit pouvoir en bénéficier à des conditions raisonnables
  • l’égalité tarifaire (à client égal, tarif égal, et nécessité d’instaurer des péréquations tarifaires).

Le service public peut être délégué au privé, ou opéré par le secteur public selon la liberté de choix de l’autorité contractante. Bon, je parle à la fois de l’éducation, de la santé, du téléphone, du gaz, de l’électricité, etc. de la poste et des trains.

Maintenant, depuis deux mois, la permanence du service public n’a pas été assurée à plusieurs reprises dans le cas des trains (les médias suggèrent que Sud Rail y a contribué à St Lazare) et dans le cas de La Poste (d’autres médias suggèrent une initiative de Sud-PTT à Neuilly, Puteaux et Rueil). Et oui, j’habite Rueil, et depuis 5 jours, nos bureaux de postes, qui dependent d’un secteur postal où est actif le plus célèbre facteur de France, n’assurent plus la permanence du service du courrier (grève nationale illimitée). Je crois que c’est pareil à Boulogne.

Comme je suis un peu l’actualité, je précise que sous couvert de l’action démocratique dans certaines entreprises, et d’une compétition entre organisations syndicales à la SNCF et à La Poste à la veille d’élections professionnelles, des salariés de ces deux entreprises, à l’instigation d’un syndicat "remuant", font obstruction à la permanence du Service Public.

Conséquence pratique, mes salariés sont absents en moyenne un jour tous les deux mois à cause de trains bloqués, et ma petite boîte ne reçoit plus de chèques ni de courrier en général. Or comme en janvier, il faut payer TVA, URSSAF, TP, accompte , etc, la trésorerie est gravement basse. PANIQUE ! Et avec la conjoncture, ce n’est pas près de s’arranger. Donc mes salariés pourraient être des victimes collatérales de ces événements, et mon gagne pain aussi.

Ne pensez-vous pas, ami lecteur, qu’avec Sud, le Service Public serait en train de perdre le Nord ? Pensez vous que le débat démocratique dans ces entreprises justifie une interruption du service public avec toutes les conséquences que cela entraine pour des gens qui n’y sont pour rien ?

Je formule deux pistes de travail, en vous remerciant d’y apporter vos commentaires :
  • Un juge a récemment confirmé la condamnation de je ne sais quelle enseigne, coupable de faire travailler ses salariés le dimanche, à verser je ne sais quelle pénalité à une organisation syndicale. Vous semblerait-il concevable de demander ou d’obtenir un jugement réciproque . Si une entreprise portait plainte contre un exploitant de service public, ou contre le syndicat à l’origine de l’interruption de la permanence de service, et puisse obtenir des pénalités pour préjudice dudit syndicat ou dudit opérateur de service public ? Je ne suis pas juriste mais cela consisterait peut-être à ne plus considérer comme "cas de force majeure" les interruptions de service dans les services publics. Pour pouvoir prétendre à préjudice donc indemnisation. Est-ce une bonne idée selon vous ?
  • autre piste : La Poste et la SNCF bénéficient d’un monopole. OK. Le service n’est pas assuré. Soit. Ami lecteur, vous semblerait-il concevable qu’un particulier, une association de consommateurs, une entreprise puisse faire constater la carence devant les tribunaux et obtenir de la justice la remise en cause dudit monopole. Par exemple en autorisant une collectivité locale ou un département à virer la poste, au profit d’un opérateur postal local (qui pourrait être géré en régie municipale ou territoriale) ? Quitte à se retourner vers La Poste, ou le syndicat à l’origine de l’interruption de service, afin de bénéficier d’une prise en charge des coûts de distribution au titre du service universel ou de la péréquation tarifaire. Selon vous, si le service n’est plus rendu, peut-on se retourner contre l’autorité concédante ou l’exploitant pour faire constater la carence donc la rupture unilatérale du contrat ?
Je résume : on nous parle de conflits sociaux. Mais on oublie l’essentiel. La permanence du service public n’est plus assurée. Donc le contrat passé entre le citoyen et l’exploitant du service est rompu.

Merci de vos commentaires sur ce billet d’humeur.

PS : si quelqu’un connait un responsable Sud-PTT, pouvez vous svp lui demander de rétablir la permanence du service ?

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84 réactions à cet article    


  • Yena-Marre Yena-Marre 5 février 2009 12:16

    Bonjour ,
    Ne pensez vous pas ami auteur que le 1er responsable de la casse du service publique , c’est le sarkosysme ?
    D’autre part Le service public ne peut être délégué au privé, surtout dans les domaine que vous citez ! Il n’y a qu’a regarder ce qui se passe pour l’eau qui est soumise aux lois du marché pour se rendre compte que vous faites fausse route . N ’ avez vous pas remarqué ces temps ci que toutes les belles théories libérales se casse la gueule en cascade ? Et vous en voulez un couche de plus ? C’est du masochisme .


    • PrivéPublic 5 février 2009 12:34

      Bonjour yena, et merci de votre commentaire.

      Je pense effectivement que beaucoup de lecteurs d’Agoravox partagent votre sentiment que les déréglements des marchés ont pour cause un libéralisme effréné et que les enseignements à en tirer ne sont pas d’aller vers les privatisation à tout va. J’en fais moi même partie, donc C ok en ce qui me concerne.

      Maintenant, pensez-vous que quelques postiers ou quelques cheminots (ils ne seraient qu’une minorité) ont raison de bloquer leurs services publics et de faire payer leur grogne par les usagers ? Est-ce que le combat politiques qu’ils mènent justifient les moyens qu’ils emploient ? Au risque de planter ma petite boite car les chèques n’arrivent plus ?

      On nous parle depuis 3 ans de service minimum mais si le service n’est plus rendu, le contrat n’est plus respecté donc un usager devrait avoir la possibilité de demander des comptes à quelqu’un, vous ne pensez pas ?

      Et vous parlez des distributeurs d’eau. Vous en connaissez beaucoup des services d’eau potable qui ont fait la grève de la distribution depuis 50 ans ? Or j’imagine ils sauraient faire. Si le service n’est que très rarement interrompu dans les entreprises privées (de distribution d’eau), et s’il est (trop) souvent interrompu dans le secteur public, vous ne pensez pas que c’est une formidable pub pour tout privatiser ! A la limite, qu’est-ce qui est le plus important : que la permanence de service soit assurée avec des bénéfices, ou que le contrat soit régulièrement rompu avec des déficits ?

      Je me désintéresse de la privatisation de la poste ou la SNCF, ce n’est pas mon propos. Mais si c’est le seul moyen pour remettre ces gens au travail, cela mérite peut-être réflexion, non ? Ma seule demande ? Qu’ils ne fassent pas mourir mon entreprise, ok ?

      Cordialement


    • RilaX RilaX 5 février 2009 14:56

      Mais demandez donc des comptes a ceux qui vous "vendent" le service minimum depuis 3 ans ...

      On dit que les promesse n’engagent que ceux qui y croient. Vous semblez y avoir cru, et semblez vous etres engagé.

      Demandez vous un peu si les syndicats sont les seuls responsables (car ils sont en parti responsable, mais pas totalement ...)


    • PrivéPublic 5 février 2009 15:34

      je n’ai pas dit que les syndicats étaient tous responsables... et quand a demander des comptes à nos dirigeants politiques, je pense qu’ils ont fort à faire.... je préfère demander des comptes aux dirigeants de la poste dans les hauts de seine.

      Mais selon vous, est-ce que en matière d’action politique, la fin justifie les moyens ? Est-ce que il est normal et justifié de prendre en otage des usagers et d’interrompre la permanence du service public ?

      Si on entre dans une telle logique, que diriez vous si des gens dont vous ne partagez pas les idéaux menaient eux aussi des actions non légales pour parvenir à leurs fins ? Peut-être pensez vous qu’"ils" le font déjà et que chacun doit se battre avec ses propres armes !

      Mais dans ce cas, il n’y a plus de raison d’échanger sur Agoravox et nous sommes en guerre civile !

      cordialement


    • Emile Red Emile Red 5 février 2009 15:41

      ’ Est-ce que le combat politiques qu’ils mènent justifient les moyens qu’ils emploient ? "

      On a tout compris, si vous confondez combat politique et lutte syndicale, il y a problème.

      On entend depuis des années que le service publique " prend en otage les citoyens ", vous êtes vous déjà posé la question qui sont les responsables ? Cessez de payer vos employés deux mois durant, refusez de discuter et vous verrez la réaction.

      On peut être fonstionnaire et n’en être pas moins un homme, croyez vous que les cheminots ou électriciens qui travaillaient 72 heures d’affilées pour répondre aux dégats de la tempête sont différents de ceux de St Lazare ?

      Je crois que ce que vous ne voyez pas et ce n’est pas la première fois que je le constate, c’est que vous êtes un Parisien, le cul dans la graisse et il vous en faut toujours plus, quand il y a des grèves en province on le prend avec sourire et bonhommie, et croyez moi un bus ou un train manquant quand il y en a 4 par jour cela se ressent un peu plus que lorsqu’on en a comme par chez vous 40 ou 50.

      Un jour tous les deux mois, la belle affaire, je serai curieux de connaître votre salaire et le nombre de vos employés, souvent, dans le temps quand un patron risquait de ne pas voir ses employés pour telle ou telle raison, il organisait un ramassage et tout ce passait bien, mais maintenant dans notre bonne capitale on est handicapé du bulbe, et prévoir ne fait plus partie du langage, et si en plus prévoir coûte, le mot est banni.


    • PrivéPublic 5 février 2009 23:41

      Bonsoir Emile,

      merci de vos précisions. Effectivement, je suis parisien. Je ne vais pas vous faire pleurer mais en matière de trains, sur le RER A par exemple, il y a 30 trains à l’heure et ils sont bondés. Alors quand le trafic est perturbé, effectivement, il en reste 10 à l’heure et il y a quasiment autant de monde. Alors vous restez sur le quai à voir passer deux trains avant d’espèrer le prendre : soit 45 min de bousculade. Cela c’est quand il y a des trains.

      Je ne pensais pas m’en prendre aux fonctionnaires dans mon billet. Et il existe des solutions alternatives aux trains (2 h de bouchons). Mais pas d’alternative à la poste. Quand il vous manque une semaine de chèques de vos clients, ce qui est mon cas, et que les perturbations durent, donc que c’est peut etre deux semaines de bazar en perspactive, et que les banquiers ne pretent pas facilement aux petites boites sauf a des conditions un peu brutales, et bien on s’inquiète. Vous le feriez si vous étiez à ma place.

      Sur la question du nombre d’employés, nous sommes trois (moi y compris). Quand à mon salaire, la belle affaire. Si vous parlez de l’ensemble de mes revenus nets annuels, je gagne moins que le salaire moyen d’un fonctionnaire de l’état (l’INSEE affirme que ce salaire moyene st aujourd’hui légèrement supérieur à 2000 € nets). Et vous, quel est votre salaire ?

      Si je vous ai blessé par mes propos, mes excuses. Cependant je ne trouve pas normal qu’il y ait des interruptions du service public quelle qu’en soit la cause. Et si cetet interruption est le fait d’une minorité d’employés d’une entreprise publique, et qu’ils mettent en danger des petites boites et des emplois, vous comprendrez que quelqu’un qui n’a pas d’emploi à vie puisse l’avoir très très mauvaise.
      Cordialement.


    • appoline appoline 6 février 2009 14:02

      @ Emile,
      Comme je le dis souvent : il faut défendre ce qui est défendable. Même si dans le service publique, il y a eu quelques améliorations, il y a encore une belle pelletée de fainéants qui se plaignent la bouche pleine. Il faut rendre à César, ce qui est à César, même si Sarko n’arrange pas les choses, le mauvais état d’esprit du secteur publique remonte quasiment à sa création. Il faudrait que les fonctionnaires comprennent enfin que c’est le contribuable qui paie leur salaire, que leurs responsabilités vis à vis de ce dernier ne sont pas négligeables.

      Ce qui existe aujourd’hui, ne pourra peut-être durer encore bien longtemps. A force d’excès, tout comme le secteur médical, tout risque de s’effondrer. Que chacun prenne ses responsabilités.

      Quant aux syndicats, à regarder le nombre d’adhésions en diminution, il serait grandement temps qu’ils mettent en application leurs chartes au lieu d’affaiblir un système qui périclite depuis des années.


    • Blé 7 février 2009 06:57

      En france et en Europe, cher monsieur vous avez des millions de gens qui souhaitent ne pas mourrir de faim.
      Les services publics n’y sont pour rien dans les "délocalisations" des entreprises. Ce n’est pas le cheminot ou le facteur gréviste qui décident pour cause de retour sur investissement rapide et juteux, de foutre sur le carreau des milliers de salariés.

      Que vous pensiez à vos intérêts c’est normal mais ne vous trompez pas sur les responsables de vos soucis. Les boucs émissaires sont tellement chargés qu’il va falloir à Sarko un peu d’imagination pour en trouver d’autres.


    • appoline appoline 7 février 2009 17:16

      @ Shawford,
      Ca, je l’ai pris dans le nez. Mais oui, vous avez raison, avec un "c", c’est de suite mieux. Je vous présente mes plus plates excuses. Mais bon, il n’empêche qu’avec un "c" ou avec un "que" ; il y règne un beau bazard.


    • PrivéPublic 8 février 2009 12:47

      Merci de votre contribution...

      Vous suggérez que je ne pense qu’à mes intérêts dans cetet affaire. La majorité des commentaires aussi. Je prétend que c’est VOTRE interet à vous qui est en cause, et celui des salariés de la poste et de la SNCF, grévistes et non grévistes. Quand je fais 500 000 E de chiffre d’affaires, j’en reverse directement 350 à 400 000 en taxes, impots, charges et salaires. Tout ceci paye les retraites, votre salaire peut-être, celui des postiers de surcroit. Si "mes taxes" allaient directement à la Poste, avec 3 salaires, je finance pour 250 000 € de salariés des service spublics. A 40 000 euro par an charges comprises, j’en finance 6 !

      En affaiblissant les petites entreprises privées, les salariés remuant du service public pensent faire payer les riches et emm. le gouvernement. Je crois qu’ils se trompent de cible, et se tirent une balle dans le pied. Et je rappelle une nouvelel fois -je me permets d’insister - que 70% des petites patrons gagnent moins que le postier ou le cheminot en moyenne.

      Cordialement


    • morice morice 5 février 2009 13:10

       "créateur en marketing" : celui du gouvernement, à n’en point douter...


      • PrivéPublic 5 février 2009 13:39

        Merci de ce commentaire. Mais je ne demande qu’un chose ! qu’on me rende mon courrier !

        merci


      • morice morice 5 février 2009 13:10

         Maintenant, pensez-vous que quelques postiers ou quelques cheminots (ils ne seraient qu’une minorité) ont raison de bloquer leurs services publics et de faire payer leur grogne par les usagers ? 

        poujadisme.


        • PrivéPublic 5 février 2009 13:45

          Merci de votre commentaire, mais si j’en crois wikipédia, le poujadisme serait un mouvement corporatiste de défenses des intérêts des commerçants et artisans contre les grandes surfaces, employant des méthodes fortes pour parvenir à ses fins.

          J’avais pourtant le sentiment que ma demande - Rétablir la permanence du service public- et ma méthode -poster un billet d’humeur sur agoravox et suciter le débat - était tout sauf brutale. Si vous la trouvez corporatiste - j’en suis désolé - c’est que j’appartiens à la corporation des gens qui en ont marre des interruptions du service public pour défendre d’autres intérêts corporatistes.

          Donc, c’est de l’anti-poujadisme en fait.

          Cordialement.


        • Emile Red Emile Red 5 février 2009 15:49

          Ce n’est pas la permanence du service publique mais la continuité, vous faites donc erreur, et que je ne sache la poste travaille toujours, la SNCF aussi, malheureusement vous êtes pour l’instant hors préoccupation de leurs dirigeants.

          Quand il y a des travaux vous ne changez pas d’itinéraire ? Et bien il faut croire que votre facteur voit des travaux devant chez vous.

          Question ; votre bureau de poste est-il fermé ? La marche à pied détend et fait prendre l’air...


        • PrivéPublic 5 février 2009 23:48

          Rebonjour Morice,

          pas de problème pour faire partir le courrier. C’est le courrier à l’arrivée qui n’arrive plus. Et quand bien même je me rendrais à mon bureau de poste - où les postiers sont sympathiques et compétents, cela ne ferait pas arriver le courrier plus vite.

          A part la marche à pieds, vous avez une autre solution ? Moi j’en aurais bien une.... Que d’autre commentateurs d’Agoravox confirme que ce n’est pas normal de bloquer la réception du courrier, même pour des raisons "politiques".

          Cordialement


        • Dolores 6 février 2009 20:39

          Selon ce que je comprends, ce que vous demandez c’est que l’on supprime aux personnels du service public le droit de grève parce que cela vous gêne !

          Quoi qu’il se passe, vous voulez des serviteurs prêts à tout subir sans jamais protester et sans aucune revendication : autrement dit, vous préconisez l’esclavage des personnels du public à votre profit sous le prétexe que vous payez des impôts.

          Quand on sait que beaucoup de gens dans le privé sont en plus baillonnés parce qu’ils craignent, s’ils font grève, de se faire renvoyer nous allons tous devenir un peuple de moutons pour vous servir.

          C’est ce genre de raisonnement qui nous conduit droit dans le mur.


        • morice morice 5 février 2009 13:13

           achetez donc une casquette, elle vous ira parfaitement. Collez dessus un auto-collant UMP. Voyez, les leçons de marketing, c’est aussi facile que de venir bêtement cracher sur le syndicalisme...


          • PrivéPublic 5 février 2009 14:07

            Bonjour Morice et merci de votre commentaire. Si je prenais ladite casquette, ce en serait pas pour y inscrire UMP mais plutot "Libérez la Poste" ou "Libérez mon centre de Tri Postal".

            L’UMP a défendu l’idée du service minimum, alors que je défends l’idée du service maximum, à savoir que ma position c’est "Faites ce que vous voulez dans le secteur publci mais n’interrompez jamais le service public !".

            Pour être plus précis, si j’avais une révendication, c’est que les gros bras qui bloquent le centre de Tri postal de nanterre et empêchent leurs collèguent de travailler arrêtent au plus vite et me rendent mon courrier. Je suis démocrate, je respecte l’action syndicale quand elle n’empiète pas sur ma liberté, mais dans le cas présent, avec la crise, je n’ai pas besoin de ce déni de service public.

            S’ils ne veulent pas bosser, qu’ils fassent grève chez eux, ils en ont le droit mais qu’ils ne coulent pas les petites entreprises.

            Cordialement


          • Dolores 6 février 2009 20:46


            Vous pouvez crever, mais surtout crevez en silence et ne me gênez pas.

            Bel esprit !


          • Le péripate Le péripate 5 février 2009 13:19

             C’est très intéressant. Mais je crois qu’il y a un "petit" problème. Il existe en France un truc bizarre, qui s’appelle le Tribunal Administratif. C’est à dire qu’en matière de justice contre l’Administration, c’est l’administration elle-même qui se juge. Pratique. Bien sûr, des mauvais esprits (j’en suis) pourraient penser que cette "justice" n’en est pas une. Juge et partie.


            • sisyphe sisyphe 5 février 2009 13:23

              Vivement une justice privatisée !
               smiley


            • Matéo34 Matéo34 5 février 2009 15:58

              Et paf... Le péripate met a coté une fois de plus ...

              Les juges administratifs ont le meme statut que les juges civils et pénaaux : ils passent un concours, ceux qui siègent sont indépendants, ceux qui relèvent du commissaire de la République ont à peu pret le meme statut que le procureur... Ils relèvent tous du CSM pour ce qui est de l’avancement et de la discipline.

              Ils appliquent la loi (les code des marchés publics, etc...) (voté par le parlement ou des principes généraux que fixe la jurisprudence depuis plus d’un siècle... Ils s’en écartent et PAF ! le conseil d’Etat casse.
              Le juge applique le droit que droit suivre l’Administration et non l’inverse.

              Enfin dans notre monde... dans le votre, apparament pas !

               smiley

              Matéo 34


            • Le péripate Le péripate 5 février 2009 18:14

               Merci de ses précisions, qui confirment donc ce que j’écrivais. Il y a bien une justice spécialisée. De la même manière, nous pourrions avoir une justice pour les banques, une autre pour les politiques (je crois que c’est le cas, non ?), une justice pour les artisans- boulangers, et une autre pour les chauffeurs de taxi.

              Bravo. L’Administration vous remercie de votre intervention. Vous pouvez circuler maintenant.


            • Matéo34 Matéo34 6 février 2009 00:21

              @ Péripate.

              Je veux bien que vous vous persuadiez que vous avez raison en ayant tort... mais ce que vous dites est faux.

              1er raison : s’il y avait confusion des pouvoirs entre administration et justice administrative... Nous ne pourrions tout simplement pas faire partie de l’Europe... C’est la CESDH qui l’impose à tous les Etats de l’Union.
              Le conseil d’Etat a meme été validé par la CESDH bien que les sections administratives et contencieuses fassent parties de la même institution car les garanties d’indépendance de l’une et de l’autre était réelles.

              2ème raison : le juge administratif applique la loi... comme tous les juges civils. Et la loi, c’est le parlement qui la fait, pas l’administration....

              3ème raison : une administration est une partie comme une autre lors de l’instance... Il vous suffit d’assister à un conseil municipal pour voir le nombre de fois qu’une municipalité doit faire appel à un avocat. Si elle était juge et partie, cela servirait à quoi ???

               smiley

              Matéo 34


            • Le péripate Le péripate 6 février 2009 09:54

               Vous êtes d’une naïveté confondante. Vous ne le savez peut-être pas, mais les règlements ont force de loi. Je rechercherais les chiffres s’ils vous intéressent, mais dans l’ensemble lois+règlements, la part des textes émanants de l’administration dépasse les 80%, le gouvernement et la parlement se partageant le reste, à l’avantage du gouvernement. Ce qui place le parlement en dernière place. Vous avez dit séparation de l’exécutif et du législatif ?
              Ceci pour le juge qui applique la loi du parlement, ce qui montre dans quel monde de rêve vous vivez.



            • PrivéPublic 5 février 2009 14:22

              Bonjour Sisyphe, vous vous doutez que ce n’est pas de privatisation de la justice dont il est question. Je ne suis pas expert mais je crois que le sujet, c’est le délit d’entrave. On bloque le centre de tri postal de nanterre pour empêcher ceux qui le souhaitent de travailler, au besoin par des intimidations. Et ce sont les usagers qui payent.

              je ne suis pas expert postal, mais j’imagine que si un centre de tri est bloqué quelque part, il doit y avoir des moyens futés pour en ouvrir un autre ailleurs et rétablir la continuité du service. Cela devrait être le problème de la poste. Si le service public postal n’est pas capable de rétablir la continuité du service, et si des organisations syndicales jugent pertinent, pour mener à bien leur action, de bloquer mon centre de tri, il y a quand même un problème dans notre beau pays.

              je n’attends pas des lecteurs d’Agoravox qu’ils applaudissent à mes propos ! Juste peut-être qu’ils disent : "Oui, c’est lamentable qu’on prenne ainsi les gens en otage !". Et si vous êtes 100 à l’écrire sur Agoravox, et bein peut etre que certains débloqueront le centre de tri de nanterre.

              Cordialement.


              • Yena-Marre Yena-Marre 5 février 2009 15:03

                @ l’auteur ,
                 Sans être moi même un expert postal non plus , je peine à croire que vous ne puissiez plus communiquer avec vos clients . Il existe le courrier électronique et d’autre formes de paiement que le chèque . Vous avez sans doutes bien des difficultés pour faire tourner votre entreprise , mais qui n’en a pas par les temps qui courent ?Ne vous trompez pas de bouc émissaire , ce sont bien les politiciens qui vous les amènent ,pas les grévistes qui connaissent d’autres difficultés que vous , mais qui n’ont pas trop d’autre façon de se faire entendre .
                 Appeler à limiter le droit de grève , c’est faire la politique de ceux qui nous ont amené cette crise , c’est les encourager à continuer à se gaver pendant que les petits artisans comme vous triment en essayant de faire les payes . Vous ne pouvez pas faire grève , mais vous devriez soutenir ,car le changement souhaitable de forme de gouvernance viendra de la rue , pas du gars qui va nous bourrer le crane ce soir à la télé. smiley


              • PrivéPublic 5 février 2009 15:23

                Rebonjour Yena,

                vous avez raison, je peux très facilement communiquer avec mes clients, no problems. Et je peux leur envoyer tous les RIB de la terre pour qu’ils me payent par virement. Sauf que, à ma connaissance, il n’y a pas un banquier qui permette, depuis son site internet, de rajouter un RIb pour faire aussitot un virement. Il faut aller au guichet, etc.. Ils ont peur de la fraude, les banquiers.

                Donc quand le client paye, il le fait pas chèque. Bien. Maintenant entre le 15 janvier et la fin février, les trésorerie sont toutes au plus bas car TVA, charges sociales, accompte impot, taxe professionnelel, taxe d’aprentissage. Janvier février est aux impôts et taxes ce que mai et juin sont aux cerises. Donc les clients tardent à payer. Et pas de chance, les rares chequent qui doivent arriver, ils n’arrivent plus.

                Donc les chèques sont dans la nature. Mais quand le client envoie un chèque, je vous jure que si ce cheque est perdu (3% en moyenne chaque année), pour lui en faire faire un second, c’est hyper compliqué.. ; faut le comprendre, le client a peur que son fournisseur encaisse deux chèques. D’après mon expérience des grèves des postes à Rueil (deux par ans depuis 2005), au bout de dix jours, les chèques non reçus sont perdus.

                Et figurez vous qu’il y a des clients, tous les jours, qui vous disent : je vous assure, le cheque est parti au courrier la semaine dernière, juré craché ! Comment savoir si le règlement est parti ! Comme la conjoncture est difficile, il y a toujours le risque que certains clients tardent à envoyer leur paiement....

                Croyez moi si vous voulez, quand c’est le bazar à la poste et que les chèques s’égarent, c’est hyper compliqué et cela demande une énergie folle de les récupérer - il faut signer des papiers spécifiques - ...


                Sur la question de limiter le droit de greve, je pensais que le droit de greve ne permettait pas à des salariés de bloquer un outil de travail et d’empêcher les autres de travailler. je ne veux surtout pas toucher au droit de greve. je veux juste que mes droits - continuer a recevoir le service public postal -soient respectés. Car je sais que dans le droit de grève, il n’est pas légal de bloquer un dépôt, un centre de greve, un outil de travail.

                Je résume : oui, je suis vulénrable à une interruption du courrier ; Non, je ne veux surtout pas toucher au droit de greve. Oui, je juge les responsables de la poste pas à la hauteur car ils ne paraissent pas en mesure de rétablir la continuité du service. oui, je sais que bloquer un centre de tri et empecher les autres de travailler n’est pas légal. S’ils veulent faire greve, qu’ils aillent manifester place de la concorde ou regarder la télé. Mais qu’ils n’empechent pas les autres de bosser.


                Cordialement


              • Yena-Marre Yena-Marre 5 février 2009 15:54

                Re effectivement monsieur David ,
                Je viens de tomber sur votre profil , et donc la liste de vos articles par la même occasion .Je vais les lire aussi , mais je ne crois pas que je sortirai mon mouchoir pour vous plaindre : Vous dites
                 
                 " Mon dada : blogger sur le Service Public, .le Secteur Public, les Exploitants Privés de Service Public, l’économie mixte...."
                 
                 C’est une manie alors ?
                 Pour quelqu’un comme moi l’économie mixte c’est :l ’investissement pour le contribuable et les bénefs aux actionnaires privés .Pas de quoi faire 3 lignes !
                 Vous devriez consacrer votre énergie à votre entreprise plutôt qu ’ à cette croisade contre les grévistes .


              • Emile Red Emile Red 5 février 2009 16:13

                Tout à fait Yena

                Je suis dirigeant d’entreprise et lorsqu’il y a un problème telle une grève des transports ou de la poste ça ne me pose quasi aucun problème, mais je ne reste pas le cul devant mon PC, et en aval je me suis démerdé à être assez persuasif avec mes clients pour qu’ils ne règlent pas par chèque. Et quand les transports sont bloqués une procédure d’entreprise de covoiturage (avec prime à la clef) se déclenche pour qu’il y ait le minimum de désagrément, et si des employés sont trop difficile à rallier je prends ma bagnole pour ne pas les laisser sur le carreau.

                Encore une fois M. PrivéPublic se trompe d’ennemi, ce ne sont pas les grévistes qui déclenchent les grèves mais ceux qui refusent le dialogue, quant à votre parisien leitmotiv " pris en otage", veuillez éviter, il n’y a pas mort d’homme ni souffrance physique, et que je sache vous n’êtes pas enchaîné à un arbre, alors otage d’opérette ou pleureuse greque ?


              • titi 6 février 2009 07:54

                @Emile

                Donc en fait ce que vous préconiser c’est se passer du service public !!!

                J’en suis personnellement passé aux mêmes conclusions.
                Les colis, les courriers, les déplacements il ne faut vraiment pas compter dessus.

                Cependant je tempère votre propos : les conditions de réglement et le mode de réglement sont des éléments qui normalement apparaissent sur les devis.
                Si il y a 6 mois vous avez précisé paiement "par chèque" sur le devis, alors vous ne pouvez pas en théorie aller voir votre client et lui dire bah finalement c’est virement.
                J’ai également le cas de clients qui payent par chèque pour gagner du temps : chèque signé et daté le Vendredi avec un timbre tarif lent => ca veut dire qu’avec les jours de banque il "gagne" quasi 1 semaine de tréso.


              • Emile Red Emile Red 6 février 2009 09:28

                Je ne préconise certainement pas la suppression du service publique, je dis que lorsqu’il y a une grève ou une tempête ou un accident, il faut faire contre fortune bon coeur, hors de moi l’idée de mettre en cause le service publique que j’utilise beaucoup, que mes employés utilisent beaucoup aussi.

                Pour votre gouverne, mon entreprise choisit systématiquement comme fournisseur de service les institutionnels, EDF, La Poste, France Télécom etc... et a quasiment aucun retour négatif.

                Maintenant pour qu’une boîte tourne correctement il faut prévoir, et c’est le maître mot, les deux conditions récurentes sont trésorerie et organisation. Je ne conçois pas une entreprise qui libère des dividendes sans assurer une trésorerie costaude, comme je ne concçois pas que des problèmes itératifs soient la raison d’un lock out, c’est du rôle du chef d’entreprise d’accompagner les aléas conjoncturels, il est hors de question de toujours rejeter ses responsabilités sur ces inconvénients. Les règlements ont toujours étaient un problème que ce soit en temps de grève ou non, il y a toujours des malins pour dire j’ai payé quand ce n’est pas fait, la poste a bon dos surtout en temps de crise alors que des précautions n’ont pas été prises.

                Pour vous dire, je me souviens d’une petite boîte de distribution qui se faisait systématiquement payer par chèque limite de paiement le 29 du mois, clientèle énorme. Que faisaient la plupart des clients ? Ils payaient entre le 27 et le 30. Ce mois là le 30 était un samedi, et 80% des chèques devaient arriver le mardi suivant, or patatras, le facteur a un accident la camionette brule, croyez vous que le patron a bougé son cul auprès de ses clients ? Non il s’est retourné contre la poste ce crétin, et un an après, il fermait la lourde, pas de trésorerie compensatoire, aucune organisation, pas d’assurance sérieuse, et une proximité à la clientèle des plus aléatoire, par contre un sens procédurier bien aiguisé mais qui ne lui a pas servi à grand chose.

                Voilà l’exemple typique de notre auteur...


              • Matéo34 Matéo34 5 février 2009 15:38

                Bonjour,

                Votre article est partisan mais néamoins intéressant.

                Je vais rassembler mes quelques souvenirs de droit pour répondre...

                Déja, il y a une petite erreur dans les critères du Service public que l’on défini de manière empirique :

                - Une mission d’intéret général (là est tout le débat idéologique et politique) financée ou dirigée par une personne morale de droit public,

                - Une continuité, et non une permanence, du service public qui assure en fait la continuité de l’Etat : quand un service public s’engage, il ne peut reprendre son engagement. Il doit assurer la continuité territoriale etc...,

                - Universalité du service public : il doit etre rendu partout dans les memes conditions (donc péréquation),

                - Egalité devant le service : le service public doit etre rendu au meme prix, ne peut etre rendu en fonction des convictions religieuses, politiques, etc...

                Le droit de grève est un droit constitutionnel qui est limité quand cela risque de porter atteinte à la vie (c’est le cas de le limite au droit de grève dans les hopitaux) et dans les fonctions régaliennes (armée, police et magistrats (mais pas les personnels des tribunaux) et les personnels pénitanciers). Il faut rajouter quelque soit la grève, il est une tradition dans le mouvement syndical : la préservation de l’outil de travail (une seule fois (en 1947 si je me souviens bien) la direction de la CGT a menacé de pas maintenir la sécurité de l’outil de travail, elle s’est fait rembarée par ses militants. Ce fut aussi un point de discorde entre la CGT et les gauchistes lors de 1968 dans les usines) et assurer les besoins vitaux (les agents EDF n’ont jamais (à ma connaissance) coupé l’électricité, idem pour l’eau... etc.).

                Dans le débat actuel, il y a un point très dangereux : le gouvernement et le MEDEF font un coup de billard à deux bandes : avec la méthode de monter les uns contre les autres, ils veulent porter atteinte tant au droit de grève qu’au droit de retrait... Ce qui n’a rien avoir : le droit de grève est une liberté collective pour défendre des intérets collectifs (se rattache à la liberté d’expression et d’opinion), le droit de retrait qui est le droit d’arreter le travail quand les conditions ou l’exercice d’une tache peut porter une atteinte physique grave et irréversible (se rattache au droit à l’intégrité physique : la liberté d’entreprendre ne doit pas porter atteinte à l’intégrité physique des personnes).

                Le droit de grève est un droit constitutionnel, le service public n’est que le moyen de répondre à des objectifs à valeur contitutionnel. La grève ne met pas fin au service public, elle suspend son execution... ce qui n’est pas la meme chose !

                SUD-rail n’est pas le responsable : ce qui s’est passé à St Lazare c’est passé après des négociations qui n’aboutissaient pas, etc... SUD-Rail a semble-t-il respecter la procédure pour qu’il y est grève (négociation, préavis,etc.) et ce n’est pas lui qui a décidé de fermer la gare mais la direction....

                Là est le point cardinal : Qui est responsable de l’échec des négociations ? Comment le déterminer devant un tribunal ? Qu’est ce qui rentre dans l’indemnisation ? Vous vous promettez un long parcours judicaire si vous reconnaissez cette possibilité (un tribunal peut juger ou non qu’une grève est légale ou une occupation est légale ou pas) et une indemnisation qui va se résumer à peu. Un beau bordel politique pour ien !

                A mon sens, la force majeure ne peut etre limité : c’est un de ces concept juridique qui permettent la souplesse : ce qui est insurmontable un jour ne l’est pas forcément le 5 ans après, si vous commencez à le sanctifier dans des critères, ils peuvent vite se retrouver totalement dépassés.
                de plus, si vous le faites tombé pour un service public (ce qui me semble difficile, le bons sens voulant que nul n’est tenu à l’impossible), vous le faites aussi tombé pour vous : vous pouvez invoquer le fait de grève pour dire que votre courrier est bien expédié et que vous en etes plus responsable... En sens inverse, vous vous créer des obligations d’actions qui vont vous coutez chères !
                En plus la force majeure n’est pas jouable pour la Poste : on peut vous envoyer du courrier par une boite privée et par coursier, par courriel (voir meme des chèques, si je me souviens bien le chèque est légal en fonction de ses mentions et non de la forme que donne la banque), le porter soi-meme, etc.
                Pour ce qui est de la SNCF, il va falloir prouver que tous les salariés n’ont aucun moyen de se déplacer (l’impossibilité doit etre absolue)... Bon courage !

                Pour ce qui est du monopole  : comme dirait l’autre : "ça eut payé mais ça paie plus  !" vue que les accords de l’AGCS, les directives européennes et les politiques nationales depuis vingt ans y ont mis fin. La Poste n’a qu’un monopole sur des plis inférieurs ou égaux à 20g, la SNCF n’a plus le monople sur le transport du fret et n’aura plus de monopole sur le transport voyageur bientot...
                Votre idée de substituer un département ou une commune à La Poste est absurde et irréalisable : cela demande une logistique et un personnel qualifié...Si vous voulez exploser les impots locaux, y a pas mieux ! Et au nom du service universel, vous allez le casser : comment vous gérer les envois dans d’autres villes hors départements ? La péréquation est terminée, donc les communes qui n’ont pas les moyens ont droit à un service de mauvaise qualité ou à rien, les autres se le paient.
                Si vous faites ça, vous faites un grand désert de la France.

                Pour finir, n’oubliez jamais que la majorité des arrets à la SNCF sont dus à des problèmes techniques (95%) plus qu’aux grèves (5%). C’est plus un problème de politique industrielle...

                Matéo 34


                • Yena-Marre Yena-Marre 5 février 2009 16:08

                  Mateo 34 merci c’est brillamment argumenté ! +30 . smiley
                  Mais j’ai bien peur qu’on ai à faire à un pro du sujet ! Ferai parti de l’aile droite de l’ump que je serais pas surpris . " Liberté cherie" ? En tous cas un truc comme ça , surement pas un petit artisant avec la corde au coup.


                • Emile Red Emile Red 5 février 2009 16:23

                  Déjà, il dit ne rien avoir touché de 2003 à 2009, c’est révélateur, moi quand j’ai créé ma boîte, en me payant le stricte minimum, de quoi payer les factures, ma femme qui bossait comme une dingue et les enfants commencaient à tirer la langue au bout de deux mois. Alors 6 ans ! 

                  On rêve ...


                • Emile Red Emile Red 5 février 2009 16:29

                  Pardon, de 2003 à 2007, ce qui fait tout de même 4 ans sans salaire à vivre d’amour et d’eau fraîche...


                • Matéo34 Matéo34 5 février 2009 16:56

                  @ Yana...

                  Merci pour les +30 virtuels...

                  L’auteur a bien le droit de penser...

                  Personnellement, je pense qu’il se trompe de combat. Il défebnd plus les intérets de Seillère, Parisot et consorts que les siens propre. Je ne pense pas lui faire offense en disant qu’il défend des principes qui jouent contre lui, y compris en tant que patron, et de patron parisien qui plus est !

                  A titre d’exemple, avec le sytème américains que prone "Liberté chérie" (Eluard doit se retourner dans sa tombe" : il embauche 3 personnes, il est apparament dans un secteur où il lui faut une main d’oeuvre qualifiée qui refusera de travailler pour lui s’il n’y certains avantages sociaux (salaires, couverture maladie). s’il doit négocier les couvertures médicales avec les assureurs comme ils en revent la nuit : qui sera le pot de fer, qui sera le pot de terre ???
                  Seul le système français permet l’égalité dans ce domaine...
                  Et on peut faire la meme analyse avec les relations avec une banque...

                  Un mec qui monte une boite dans un village excentré tiendra un discours radicalement différent...

                   smiley

                  Matéo 34


                • PrivéPublic 6 février 2009 00:31

                  Merci MAtéo,

                  je reste vraiment baba devant votre connaissance du sujet. Je suis d’accord sur toutes vos remarques en préambule, en particulier la caractérisation du service public. Le terme de permanence me parait plus pédagogique que la continuité mais c’est un détail.

                  J’ ai appris pas mal de chose dans votre commentaire et en particulier découvert que la "grève ne met pas fin au service public, elle suspend son execution... ".

                  J’ai trois questions :

                  • Je peux comprendre qu’un exploitant de service public, en cas de grève, ne soit pas astreint à garantie de résultat. Cependant si la poste, au bout d’une semaine, n’a pas réussi à mettre en oeuvre un centre de tri de secours, et n’a pas réussi à accéder aux sacs bloqués par les piquets de grève pour recycler le courrier en retard, puis-je considérer que la direction n’a pas su déployer les moyens nécessaires pour rétablir la continuité du service. Donc qu’il n’a pas satisfait à son obligation de moyens ?
                  • Quand des salariés en colère bloquent un dépot de trains, ou une centre de tri, et empêchent leurs collègues de venir bosser, et si l’employeur fait constater cette situation par huissiers, que dit la loi ? Les grévistes sont-ils du bon côté de leur droit constitutionnel, ou du mauvais côté ? S’ils sont du mauvais côté, qui subit un préjudice ? L’employeur ?
                  • Si un salarié perd son emploi parce que la crise + le trou de trésorerie annuel de début février + les chèques qui n’arrivent pas et le banquier qui ne prète pas, existe-t-il une forme de recours possible contre l’autorité concédante (l’état), l’exploitant du service public (la poste) ou l’organisation syndicale à l’origine du mouvement ? Et quels en seraient les fondements. Je fais sans doute un amalgame fâcheux, je n’ai pas d’opinion tranchée sur le travail du dimanche, mais je trouve toujours surréaliste qu’une organisation syndicale perçoive des revenus substantiels quand IKEA ou Casto ouvre le dimanche... Donc je trouverais élégant que le législateur, dans sa grande sagesse, ait imaginé une forme de réciprocité.
                  Merci pour vos lumières, et merci surtout du temps que vous avez accepté de consacrer à mon petit billet

                  Cordialement

                • PrivéPublic 6 février 2009 00:44

                  Bonsoir Yena,

                  désolé, je ne suis pas - encore ? - encarté. Je n’ai pas encore la corde au coup car ma boite n’est pas vulnérable à une semaine de trésorerie. Une semaine de tréso, comme vous le savez, c’est 2% du CA. MAis si cette mauvaise plaisanterie dure uen ou deux semaines de plus, comme vbouss avez sans doute que els URSSAF et le TRésor PUblic exigent leur paiement le jour dit et encaissent leur cheques sans broncher, et bien il va se produire un phénomène angoissant : les charges pourraient dépasser les recettes - proches de zéro - + la térsorerie disponible.

                  Donc, à votre avis, que va-t-il se passer pour les salaires à la fin du mois de février ?

                  Avez-vous la moindre idée de ce qui se passera ? Du temps qu’il faut pour monter un dossier avec garanties pour qu’un banquier vosu avance les sommes nécessaires ?

                  Je ne veux pas vous faire pleurer, mais je vous assure que cette hypothèse ne me fait pas rire du tout.

                  Si vous pensez que le décès de ma boite n’a aucune importance, que ce ne sera qu’une goutte d’eau, une victime collatérale mineure, et bien je trouve cela inquiétant....

                  parce que la vérité, c’est que c’est grâce aux petites boites qu’on paye beaucoup de chose... dont les retraites, les taxes, les charges sociales, etc. et que quand on paiera plus pour tout cela, avec la crise en plus qui nous tombe dessus, vous serez vous aussi dans uen situation complexe.

                  Mais si tout le monde s’en désintéresse......

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