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Accueil du site > Actualités > Société > Le sondage, les commentateurs et la mauvaise foi

Le sondage, les commentateurs et la mauvaise foi

Analyser un sondage est toujours complexe, surtout quand il s’agit d’une étude internationale, sur des sujets fortement connotés culturellement. Dès lors, un minimum d’objectivité s’impose.

Un sondage récent réalisé par l’institut GlobalScan pour l’Université du Maryland, dans 20 pays différents, sur le thème de l’économie de marché, a fait l’objet de nombreux commentaires, notamment depuis qu’il a été repris par Le Figaro dans son édition du 25 mars. Par exemple, Denis Jeambar l’a évoqué dans un éditorial de L’Express, ou encore Alain Lambert, ex-ministre, avait publié un article sur ce même sujet sur AgoraVox. La quasi-totalité des commentaires va dans le même sens : les Français sont d’incorrigibles réfractaires à l’économie de marché, seuls au monde à ne pas en percevoir les bienfaits, comme en témoigne encore la citation suivante tirée d’un article du Monde paru le 4 avril sur le CPE : « Selon un sondage de l’institut GlobalScan [...] une pensée unique antilibérale domine et étrangle le débat public français, en le coupant d’idées réformistes qui pourtant existent et fonctionnent ailleurs en Europe ».

La première chose qui m’a étonné dans l’ensemble de ces commentaires c’est que personne ne s’interrogeait sur les différences d’appréciation culturelles d’une notion aussi complexe et floue que « l’économie de marché ». Dans quelle mesure un Kenyan, un Chinois ou un Français parlent-ils de la même chose lorsqu’ils évoquent un concept de ce type ? A l’évidence, ils ne doivent pas tout à fait penser à la même chose, ne serait-ce qu’en raison de contextes historiques récents très différents. Quiconque s’est intéressé un peu aux sciences sociales, et a fortiori, aux problématiques des sondages, comprend cela immédiatement, et devrait donc considérer ces comparaisons internationales avec précaution. Mais ce simple constat ne me suffisait pas, et j’ai donc décidé d’aller un peu plus loin dans l’examen dudit sondage. Et là, j’ai eu quelques surprises.

Mon premier étonnement a été la date de parution de ce sondage : le 11 janvier 2006. Ainsi,, plus de deux mois se sont écoulés entre sa divulgation et sa reprise par les médias français. Pourquoi ? Est-ce en raison contexte du débat sur le CPE que les médias s’en sont emparés de manière opportuniste ? Est-ce simplement parce qu’ils ne l’avaient pas vu avant ? Question sans réponse.

La question posée

Au-delà du problème déjà évoqué de la définition même de l’économie de marché, la question effectivement posée - en tout cas la seule qui ait été reprise en France, à ma connaissance - est légèrement différente de ce que nous disent les commentateurs habituels : l’intitulé exact en anglais est le suivant : « The free enterprise system and free market economy is the best system on which to base the future of the world ». Une traduction possible est celle-ci : « La libre-entreprise et l’économie de marché constituent le meilleur système sur lequel baser l’avenir du monde ». Les sondés pouvaient alors marquer leur approbation totale, partielle, ou leur désapprobation partielle ou totale, de cette affirmation. A cette question, les Français répondent plutôt par la négative, à 50%, ce qui constitue le score le plus élevé de désapprobation dans les 20 pays sondés, source de tous les commentaires sur notre aversion singulière pour l’économie de marché. Or, on remarquera que la question n’était pas : « Etes-vous pour ou contre l’économie de marché ? » mais portait sur la supériorité éventuelle du système. La nuance peut paraître mince, mais elle est importante, car dans le même sondage, une autre question est posée : « The free enterprise system and free market economy work best in society’s interests when accompanied by strong government regulations », qu’on pourrait traduire par : « La libre-entreprise et l’économie de marché fonctionnent mieux lorsqu’elles sont accompagnés par un fort encadrement gouvernemental ». Et là, oh surprise, plus de 2/3 des sondés sont d’accord avec cette proposition, les Français n’étant pas les plus en pointe sur ce sujet (on notera de façon amusante que les Chinois, qui sont les plus enthousiastes sur l’économie de marché, sont aussi parmi ceux qui souhaitent le plus de régulation... ). Nous ne serions pas si seuls ?

Les autres questions

Dans ce même sondage d’autres questions sont posées sur la nécessité d’un encadrement réglementaire (government regulation) plus fort du fonctionnement des grandes entreprises sur des thèmes comme l’environnement, le droit des consommateurs et le droit des salariés. A chaque fois, une majorité très nette se dégage en faveur de plus de régulation. En outre, il apparaît que l’image des grandes sociétés n’est pas très bonne, avec notamment des taux de défiance forts en Italie, en Allemagne ou en Espagne. Et les Américains sont quasiment aussi nombreux que les Français, respectivement 85% et 86%, à estimer que ces sociétés ont trop d’influence sur les gouvernements. Et en plus, nous pensons comme les Américains ?

Finalement on voit bien que le tableau peint par ce sondage est très contrasté, et que les Français ne sont pas isolés dans leurs appréciations. On pourrait d’ailleurs renverser le jugement initial et les décrire comme étant à la pointe d’une prise de conscience globale des problèmes soulevés par une économie mondialisée. Ainsi Steven Kull, le directeur de PIPA, un centre d’études qui dépend de l’Université du Maryland, partie-prenante de l’étude, fait ce commentaire : « Dans un sens, nous sommes à la "fin de l’histoire", et il y a un extraordinaire consensus sur le meilleur système économique. Mais ce n’est pas la victoire d’un seul aspect de la dialectique. Alors qu’il y a un support impressionnant pour l’économie de marché, il y a aussi un rejet quasi unanime d’un capitalisme débridé, avec des gens partout dans le monde qui souhaitent ardemment plus de régulation gouvernementale pour les grandes entreprises et plus de protection pour les travailleurs et les consommateurs ». Quant à Doug Miller, le président de GlobalScan, il ne dit pas autre chose en indiquant : "Les entreprises vont devoir démontrer de plus en plus qu’elles agissent au mieux des intérêts de la société, et non pas de leurs seuls intérêts. Le contrat social autour de l’économie de marché doit être reconstruit ". Des propos et des analyses qui sont donc bien loin des commentaires faits dans la presse française... et qui sont valables aux quatre coins du globe.

En conclusion, on reste frappé par l’analyse partisane et partielle qui a été faite de ce sondage. On ne sait si la pensée unique - les Français sont à l’écart du monde - a encore frappé, si une approche purement idéologique est à l’oeuvre, ou tout simplement si un manque de travail est à l’origine de ce traitement univoque et parcellaire. A vrai dire, je ne sais quelle réponse est préférable.


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75 réactions à cet article    


  • Jojo (---.---.158.64) 5 avril 2006 11:18

    Je suggère à Mr Lambert de lire votre article.

    A sa décharge : connait-il l’anglais ? Probablement au moins aussi bien que nos fameux Barnier et Douste-Blaba.


    • jean charles espy jean charles espy 5 avril 2006 11:18

      Les sondages sont subjectifs par définition. La marque, le parti, le média ou l’organisme qui paie le sondage recherchent la confirmation de réponses qu’ils attendent (à l’exception des baromètres). Les questions posées, celles que l’on ne posent pas, la manière de les poser, les analyses que l’on en tire sont orientées. Là est la limite de l’exercice. Bravo pour votre recherche d’informations


      • machinchose (---.---.129.40) 5 avril 2006 11:33

        bravo pour cette démarche.

        pour moi la question est : qui a donné l’information et comment ?

        je m’explique : de plus en plus souvent les journalistes se basent sur ce qu’on leur donne plutôt que sur ce qu’ils trouvent (ainsi alors qu’ils devraient presque déontologiquement s’en méfier ils ont -internationalement- de plus en plus tendance à prendre pour argent comptant une inforamtion « officielle » ce qui ferait bondir leur prédécesseurs illustres) La question est donc : quel think tank ou quel parti a eu l’opportune idée de transmettre aux rédaction une version mal synthétisée d’un sondage ?

        et l’autre c’est pourquoi les journalistes en questions ne sont pas allé voir plus loin.

        j’ai tendance à penser que c’est comme ça que ça c’est passé parce qu’il y a une sorte de communauté de base avant l’analyse (la synthèse du sondage).

        peut être est ce une dépêche qui est à l’origine de cela si oui d’ou vient elle ? Afp, REUTER ... ?


        • Jojo (---.---.98.66) 5 avril 2006 12:53

          Peu importe. Qu’un sénateur puisse diffuser ce qui ressemble à de la propagande sans vérifier ses sources est plus qu’inquiétant.


        • machinchose (---.---.129.40) 5 avril 2006 17:44

          n’exagérons rien, il citait le figaro (la bible à ses yeux probablement) dont il croit sincèrement que les informations sont fiables. je crois vraiment que la question de la diffusion de cette information est cruciale.


        • Méric de Saint-Cyr Méric de Saint-Cyr 5 avril 2006 13:58

          Il y a beaucoup de questions à se poser, au-delà de cette seule analyse, pertinente et à laquelle j’adhère.

          - A quoi sert un sondage ?
          - A qui profite réellement le sondage ?
          - Un sondage est-il vraiment fiable ?

          Les sondages, c’est comme l’information, trop de sondages tuent le sondage.

          Dans le cas évoqué dans l’article, je me faisais la réflexion suivante : « c’est un sondage inutile ; si l’économie de marché est un bon système, il s’imposera de lui-même naturellement et malgré les réticences ; si c’est un mauvais système il profitera un temps à ceux qui le soutiennent et puis il s’effondrera. Tous les sondages du monde n’y changeront rien. »


          • jeremie (---.---.16.77) 6 avril 2006 11:15

            Penser que si l’économie de marché est un bon système, alors il s’imposera naturellement, présuppose que l’Histoire va toujours dans le bon sens, le sens du progrès. Est-ce si sûr ?? Rien n’est moins sûr !!


          • Paris (---.---.94.25) 5 avril 2006 14:03

            Non les Français ne sont pas refractaire aux changements ni a l’économie de marché... Ouvrez votre fenètre

            LCR, LO, PCF, CNT rajoutez le ps qui adopte une partie des idées et les méthode de l’extreme gauche.... et vous avez une des causses importantes

            Quand un français ne partage les idées gauchisantes des extremes gauche c’est automatiquement un fachiste,

            et quand cette remarque vient de l’etranger c’est forcement d’une force du complot libéral... ; en clair vous rejettez en bloc toutes critiques car elle est suspecte...

            on retrouve les mêmes méthodes de défence que l’extreme droite et que l’extreme gauche le probleme c’est que c’est maniere de penbser a investit la gauche républicaine.... ce qui pose un vrai problème pour les équilibre politiques de notre démocratie.

            Si le ps assuré sa fonction de partie socio démocrate et la droite pleinement ses positions libérales on en serait pas la...

            Aujourd’hui le ps est sur une partie des idées de l’extréme gauche, les centristes inexistant, la droite de la social démocratie sous pression de la rue, la réalité elle est la ... oui la france est en décallage avec le reste du monde et son paysage politique ne fait que illustré sa deconnexion des réalités du monde....

            Cela fait 20 ans que le PS n’ou vent ses contrats precaires TUC, CES, emplois-jeunes, adultes-relais sans la moindre contestation des syndicats....

            Le cpe n’est que l’illustration d’un malaise plus profond de la société française...et que les idées de l’extreme gauche avancent dangeureusement dans notre pays...

            D’alleurs ce sont les bastions ou l’on trouve c’est electorat qui fait massivement grève , éducation nationale, poste, sncf, etc...


            • thierry (---.---.122.242) 5 avril 2006 14:12

              Paris, et si moi je trouve que c’est dangeureux vos idées néo-libérales hein ?

              Facile d’accuser les autres d’etre dans le tort. Mais pourquoi donc est-ce vous qui auriez raison ? Un peu de respect et d’ouverture d’esprit svp


            • Chem ASSAYAG Chem ASSAYAG 5 avril 2006 14:20

              Il ne s’agit pas de savoir si les Français ont tort ou pas d’être « réfractaires à l’économie de marché » mais de montrer comment une information - ou plutôt sa transmission- peut être totalement biaisée contribuant à alimenter des idées fausses. Cdt,


            • parkway (---.---.18.161) 6 avril 2006 09:46

              A PARIS

              C’est marrant, moi je vois plutôt le PS à droite !

              Toi tu le vois extrême gauche ! les tuc, ces, etc sont des prérogatives de l’extême gauche ???

              Soit je ne comprends rien, soit c’est toi !!!


            • jeremie (---.---.16.77) 6 avril 2006 11:21

              Cette réaction manque un peu de finesse et de nuance, me semble-t-il. Il est aussi en décalage total avec un consensus général : les idée du PS glissent, pour certains dangereusement, vers le centre... et non vers l’extrême gauche !


            • shawford (---.---.17.96) 5 avril 2006 14:08

              En apprenti « proNétaire » assidu (pas dans le sens « provoc » du titre choc de joël de Rosnay, mais dans le celui qu’il décrypte au fil de ses écrits), je me demandais depuis quelques semaines comment agoravox pouvait éviter le piège du débat style « brêves de comptoir » ?

              Et bien merci Mr Assayad pour ce remarquable article (lequel recoupe à lui seul une immense majorité de commentaires en vogue sur ce site), vous apportez je crois ici une pierre importante aux fondations de ce média citoyen !!!!

              En souhaitant par là que la majeure partie des articles publiés (« victimes » d’une une inflation galopante depuis une semaine), soient désormais conditionnés par l’apport de sources explicites.

              Quand à l’article parfait (votre fameux post du 31 décembre), je voterais d’emblée pour que ce soit celui ci smiley

              salutations, arnaud


              • Paris (---.---.94.25) 5 avril 2006 14:38

                Vous pouvez etre contre le néo libéralisme. Mais vous proposez quoi a la place.

                Il existe plusieurs forme de libéralisme. Ont peut effectivement revendiquer une forme de libéralisme mais dans ce cas la il ne faut pas dire que l’on est contre le capitalisme...

                Hors je ne vois pas le PS dire qu’il est pour une forme de capitalisme mais qu’il est contre l’ensemble du capitalisme. C’est a dire toute forme de capitalisme... bref il adopte le discours radicale de l’extreme gauche.

                En France le Débatr ne porte pas sur quel forme de capitalisme nous voulons. Mais le ps fait du débat faut il etre pour ou contre le capitalisme.

                Le débat public est loin de porter sur quel forme de capitalisme voulons Nous. Mais le ps adopte peut etre cette position car ce débatr n’est peut etre pas possible avec ses militants... rajoutez les ambitions personnelles des mamouths...


                • Ludovic Charpentier (---.---.68.72) 5 avril 2006 14:58

                  Et vous, cher Paris, croyez-vous qu’un Français soit fondamentalement différents du reste des européens ??? Vous vous plantez magistralement. Le discours du PS (du moins de sa majorité) n’est guère différent de celui des autres comosantes du PSE (cf. le programme des européennes 2004, porté par l’ensemble des composantes du PSE, de Tony Blair à Hollande en passant par Zapatero, Rasmusen, Shröder...). Ras le bol des analyses ’globales’ émanant de personnes qui ne voient pas plus loin que le bout de leur rue. On a souvent traité les Italiens de gauchistes à l’époque des Brigades Rouges, mais on s’aperçoit que les sympathisants de gauche ont choisi un ancien chrétien-démocrate (Prodi) pour les défendre. Encore une fois, il n’y a aucune différence entre un Français et un étranger, si vous sortiez un peu, vous le sauriez.


                • machinchose (---.---.129.40) 5 avril 2006 15:10

                  avec une belle constance vous restez toujours hors sujet.

                  on parle ici d’un problème de source, d’information et vous nous ressortez votre couplet rance sur l’extreme gauche.

                  tachez d’avoir un peu de respect pour les auteurs des articles sous lesquels vous déblaterez en commentant ce dont ils parlent plutôt que ce que vous fantasmez.


                • parkway (---.---.18.161) 6 avril 2006 09:53

                  a paris

                  Tu peux choisir n’importe quelee forme de société, capitaliste ou autres, a condition que le respect du travail soit effectif !!

                  Si c’est pour retourner au 19ème siècle, je dis non !!

                  Le fruit du travail n’est plus respecté. Comment un type qui gagne 50 000€ par mois peut-il encore comparer le fruit de son travail avec celui d’un smicard ??

                  Vas-y, on t’écoute !


                • Loïc (---.---.196.136) 5 avril 2006 15:21

                  Merci Mr Assayad pour cet excellent article. Une fois de plus on voit que les médias n’ont plus qu’une passion : le montage virtualiste, la manipulation de la vérité, la propagande ; et derrière tout cela : le goût du pouvoir. Heureusement, le Web existe. Mille merci, aussi pour les commentaires presque tous interressants.


                  • Yakov (---.---.178.16) 5 avril 2006 15:24

                    juste pour attirer l’attention sur les manifestations en ce moment en Indonésie pour protester contre de nouvelles lois visant à flexibiliser l’emploi, comme en France.

                    http://www.abc.net.au/news/newsitems/200604/s1609452.htm

                    Même si les capitalistes peuvent se vanter d’avoir partiellement réussi un lavage de cerveau à pas mal de monde, tout le monde n’est pas dupe. La réalité est tenace !


                    • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 5 avril 2006 15:36

                      Les résultats du sondage ne fait que refléter le fait que, pour les français, le « libéralisme », l’économie de marché, le capitalisme dérégulé et le démission des institutions politiques pour faire respecter les droits (donc les libertés de chacun) sont une seule et même chose.

                      Mais ailleurs, aux USA par exemple, les libéraux sont les gens de sensibilité de gauche et en Allemagne, pays que je connais le mieux, le libéralisme n’est pas confondu avec le capitalisme sauvage et despotique : le libéralisme est compris comme progressiste, à savoir comme une économie sociale de marché, qui implique le refus des monopoles par le jeu de la concurrence au service des consommateurs, le soutien du tissus économique local par des banques régionales semi-publiques, les droits sociaux des salariés, voire la cogestion des grandes entreprises, les écoles gratuites, les vacances de 6 semaines par an, les retraites et la sécurité sociale par répartition etc ; bref ce que j’appelle le social-libéralisme qui n’est qu’un autre terme pour désigner la social-démocratie.

                      Cette confusion de vocabulaire est un héritage d’un pseudo marxiste d’état (Marx était radicalement anti-étatiste) et d’une économie non par régulée mais longtemps dominée, voire dirigée par l’état, ce qui n’est plus possible aujourd’hui.

                      Les français sont comme tous les autres dans leurs pratiques de consommation : ils plébiscitent tous les jours la libre concurrence jusqu’à regretter que certains monopoles d’état soient des états dans l’état, à la fois juges et parties de la définition de l’intérêt général. Ils ne sont pas particulièrement protectionnistes lorsqu’ils s’agit de s’équiper en produits textiles, en produits électroniques, blancs ou noirs et autres automobiles qui ne sont pas plus françaises qu’étrangères étant donné que les marques fabriquent et font fabriquer leurs composants partout dans le monde etc..

                      Le discours des français est confus mais les pratiques économiques, sinon politiques, sont clairement libérales. Au bon sens du mot. Il n’y a pas de grandes différences entre les français et les allemands sur ce plan. Mais le confusion des idées a des conséquences politiques qui peuvent être nuissibles : ex : le non au référendum sur le TCE qui était clairement social-démocrate ; refus qui fait le jeu ou le miel des soi-disant ultra-libéraux, socialement irresponsables.

                      Les origines philosophiques de la pensée libérale

                      Le rasoir philosophique


                      • Christophe (---.---.252.125) 6 avril 2006 08:52

                        En accord avec votre propos sur le sujet !

                        Il est évident qu’à la question : La libre-entreprise et l’économie de marché constituent le meilleur système sur lequel baser l’avenir du monde, i eût été souhaitable de connaître la perception des sondés en ce qui concerne les concepts abstraits de libre-entreprise et économie de marché ; ou du moins leur donner un cadre suffisamment formel pour éviter les grands écarts de perception.

                        Pour les intervenants, s’il vous plait, n’ajoutez pas à la confusion en utilisant le terme libéralisme pour parler du libéralisme économique. Le libéralisme est multiple, il englobe tant le libéralisme économique que sociologique. Ce type d’abus de langage même à l’opproximation et aux malentendus !


                      • Yakov (---.---.197.37) 6 avril 2006 15:02

                        La confusion sur les termes libéralisme, économie de marché, libre entreprise n’est pas accidentelle, mais a été cultivée pendant la guerre froide.

                        Pendant cette période le capitalisme (le contrôle privé, non démocratique, des outils de production, inscrit dans les lois et appliqué par les tribunaux) préférait se faire passer pour la « liberté ». Tout le monde est pour la liberté (« free »), sauf qu’en l’occurrence il s’agissait de la liberté du loup dans la bergerie, du propriétaire de licencier ses employés, du patronat d’engranger les profits sans rendre compte.

                        La pirouette était basée sur le fait qu’en Europe de l’Est il y avait un vrai manque de liberté politique. Une caste bureacratique avait dépossédé les travailleurs de leur Etat, mettant fin au contrôle démocratique par et pour les travailleurs, alors que les entreprises étaient propriété collective. Les capitalistes n’ont jamais réclamé que Staline rende la parole au peuple russe pour faire continuer un système offrant des garanties d’emploi et autres acquis. Les seuls dissidents que l’Ouest a soutenu étaient ceux, comme Solidarnosc ou Eltsine, qui voulaient casser le système collectivisé et leur ouvrir les portes de la bergerie. Au contraire, l’Ouest s’est rejoui de voir les trotskistes et les communistes envoyés en camps à partir des années 1930. Pendant ce temps à l’Ouest la bourgeoisie se réservait le droit de corrompre tout l’échiquier politique. Quand certains parlent de liberté, il faut voir ce qu’il y a derrière.

                        Un autre aspect de la pirouette c’est de jouer sur un raccourci : oui bien sûr tout consommateur apprécie de pouvoir acheter ce qu’il veut quand il veut. Qui ne souhaite pas vivre dans un de ces pays où on peut facilement acheter des produits abondants et de qualité ? Il se trouve justement que ces pays sont les pays capitalistes avancés. Conclusion facile. Mais il y a un problème quand même : si ces pays sont plus riches c’est parce qu’ils ont fait leur révolution industrielle les premiers et se sont assurés que les autres pays ne pourraient pas les rattraper, au moyen de la colonisation et de guerres (chaudes ou froide). Malgré ça, la socialisation de l’économie a permis à l’Est de rattraper un retard phénoménal dans beaucoup de domaines, et même parfois de faire mieux que l’Ouest. En fait si les pays à l’industrie avancée établissaient un contrôle démocratique des outils économiques et une planification de l’usage des ressources, leur propsérité serait nettement accrue. La « liberté » de consommer serait automatiquement accrue.

                        Aujourd’hui on voudrait faire croire qu’il y a un bon et un mauvais capitalisme, que l’Etat est au dessu de la mélée. Ce n’est pas vrai. L’Etat n’est pas un acteur indépendant, l’Etat est un outil (tribunaux, police...) qui relaie et stabilise la domination d’une classe. Marx envisageait la disparition des classes après une période socialiste, lorsque les niveaux de vie auraient assez augmenté pour faire disparaître la lutte de classe. Mais pour établir provisoirement un système socialiste il faut un Etat au service des prolétaires, capable entre autres d’empêcher une restauration capitaliste. Tout comme pour que les industriels puissent continuer de fermer une usine quand ça leur plaît il faut des lois et une police pour faire évacuer les grévistes, soit un Etat bourgeois. Lénine a clairement développé la question de l’Etat pour les marxistes dans un livre « L’Etat et la Révolution » (cf URL).

                        En France on voit très bien que cet Etat est toujours au service de la bourgeoisie. Les partis de droite comme de gauche ne cherchent pas à remplacer cet Etat par un autre, ils ne remettent pas en question la domination de la bourgeoisie, au contraire il veulent garder cet Etat bâti par et pour la bourgeoisie, et en être les gérants. Les candidats les plus avantagés sont ceux qui ont des fortunes par leurs accointances à la grande bourgeoisie, les autres jouent sur leur origine populaire comme capital de trahison. Certains promettent une gestion de capitaliste avisé, d’autres promettent une gestion « régulée ». Aucun ne remet en cause le système capitaliste.

                        Dans la mesure où l’Etat bourgeois régule quelquechose c’est toujours à court terme, uniquement afin d’assurer la domination de la bourgoisie et ses profits. Par exemple quand Sylvain Reboul dit que l’Etat ne peut plus diriger aujourd’hui, en fait ça veut dire que ce que la bourgeoisie jugeait nécessaire à sa survie pendant la guerre froide n’est plus d’actualité. L’URSS a disparu, les travailleurs sont désorientés, alors inutile de maintenir une sécu, des droits pour les travailleurs, etc. Les accords européens de la période de guerre froide cherchaient à contrôler la compétition capitaliste en Europe, pour maintenir un appuis social minimum. Depuis la fin de la guerre froide, avec la constitution européenne et les nouvelles lois en France comme partout ailleurs en Europe, les capitalistes cherchent à maintenir leurs profits en serrant la vis aux travailleurs. Sur ce point les travailleurs en France ne font pas tant que ça de confusions.


                      • JP (---.---.225.231) 5 avril 2006 15:53

                        Bravo pour votre article. Très intéressant et démontrant de la manière la plus efficace qui soit que la propagande est toujours bien présente, s’appuyant sur des mensonges délibérés ou mensonges par omission.


                        • Marc P (---.---.224.225) 5 avril 2006 15:59

                          Bonjour,

                          « La première chose qui m’a étonné dans l’ensemble de ces commentaires c’est que personne ne s’interrogeait sur les différences d’appréciation culturelles d’une notion aussi complexe et floue que « l’économie de marché » » :

                          Concretement lorsque la question posée est :

                          The free enterprise system and free market economy is the best system on which to base the future of the world ».

                          l’américain moyen et bien d’autres ressortissants d’autres pays répondent à cette question avec en tête le repoussoir d’une entreprise de la Russie Soviétique par rapport à quoi, exclusivement, ils définissent tout ce qui est « free ».

                          En France nous avons à l’esprit des fleurons comme la régie Renault, le CNES ou AIRBUS et d’autres entreprises viables et même plus, d’Etat , publiques ou encore semi publiques...

                          Chaque mot est connoté en fonction de la culture d’origine du questionné au point qu’en utilisant exactement les mêmes mots, plus ou moins traduits.... on ne pose pas du tout la même question à un Chinois, qu’à un Brésilien ou qu’à un Kényan, sans oublier un Français...

                          Bravo pour l’article...

                          Cordialement

                          Marc P

                          Cordialement

                          Marc P


                          • Thucydide (---.---.101.8) 5 avril 2006 16:13

                            Bravo pour cette analyse, elle rejoint l’opinion que j’avais donnée en commentaire à la suite de l’article d’Alain Lambert.

                            Je voudrais en particulier retenir la remarque suivante :

                            « On pourrait d’ailleurs renverser le jugement initial et les décrire comme étant à la pointe d’une prise de conscience globale des problèmes soulevés par une économie mondialisée. »

                            Je pense qu’il y a beaucoup de ça dans une bonne part réaliste de nos concitoyens. Il y en a aussi beaucoup, malheureusement, qui continuent à foncer tête baissée à la suite du premier agitateur syndical (qui, lui, a les yeux rivés sur ses intérêts catégoriels) ou du premier tartuffe du politiquement correct venu. Additionnés à ceux qui souhaitent qu’on s’écarte au plus vite de certaines dérégulations qu’a tendance, malgré tout, à entraîner la mondialisation, nous arrivons à une majorité, qui nous met dans cette situation d’exposition par rapport au reste du monde.

                            Le problème est qu’à vouloir trop être en avance sur cette remise en cause des valeurs de « progrès économique » héritées du XXème siècle et de ses croissances débridées, nous risquons d’en faire les frais. Donc, un peu de modération et un peu plus de souplesse nous ferait moins de mal que de faire imploser l’état, comme c’est le cas actuellement. C’est bien de partir en éclaireur, mais assurons-nous qu’au moins une partie de l’avant-garde est prête à nous prêter main forte en cas de problème.


                            • Lornet (---.---.143.32) 5 avril 2006 16:40

                              Mille fois bravo pour votre analyse ! J’avais eu connaissance de l’article du Figaro et me doutais bien qu’il y avait anguille sous roche, ce journal étant bien connu pour ne pas être un modèle d’impartialité... J’avais un moment pensé mener ma propre « enquête » par rapport à ce sondage et à l’exposé douteux qui ressort dans l’article en question. Merci de l’avoir fait et de rétablir ainsi l’équilibre. Merci d’avoir terminé le travail du « journaliste » du Figaro, qui a scandaleusement utilisé ce sondage à des fins de propagande pro-Medef...


                              • eb (---.---.197.251) 5 avril 2006 16:52

                                Et c’est encore meilleur quand l’on clique sur les liens. Peut-on avoir confiance dans une information flash comme pratiquée dans la plupart des médias ? Information brève est visiblement synonyme d’information « raccourcie ». Qui a eu connaissance ailleurs que par cet article d’un traitement aussi douteux de l’information ? Le problème est donc d’être à l’affût de dix sources pour espèrer en trouver une qui ait fait son boulot ?

                                D’un point de vue culturel, la question posée contient « libre entreprise » et « marché économique libre » accentuant l’impression de régérulation par le double emploi de « libre », et aussi par l’utilisation du mot « économique ».

                                Pour un français le marché libre existe depuis l’avènement de la communauté européenne, c’est fort de café de taxer les français « d’antilibéral »(aux) alors que les règles du jeu sont acceptées depuis des décennies.

                                Il me semble que la réponse française témoigne bien plus d’une méfiance face au pouvoir des multinationales que d’une opposition à une économie où les individus agissent librement au travers des PME.

                                Encore merci pour votre article journalistique et pédagogique, par opposition à de nombreux autres actuellement publiés, fortement connotés et donc plus sujet à interprétation (diverses et variées !!!).


                                • lepante 1571 (---.---.29.165) 5 avril 2006 17:27

                                  J’ai 60 ans mais pense être plus jeune que les préretraités qui défilent. L’esprit d’entreprise connaissez vous ?


                                  • machinchose (---.---.129.40) 5 avril 2006 17:42

                                    excusez moi de me méler de ce qui ne me regarde pas mais ce n’est pas le sujet ici. Le problème soulevé par cet article est que l’on a manipulé une information pour lui faire dire ce qu’elle ne disait pas. ou pas comme ça.


                                  • blaireau (---.---.29.165) 5 avril 2006 17:42

                                    POur plus d’objectivité lisez l’Humanité plutôt que le Figaro

                                    Et les water mon cher manson


                                    • lepante 1571 (---.---.29.165) 5 avril 2006 17:46

                                      excusez moi cher machinchose mais comme tout le mond eraconte n’importe quoi je me croy&aais autorisé à apportert mon hulmble contribution


                                    • machinchose (---.---.129.40) 5 avril 2006 18:28

                                      je ne suis pas un modérateur ou un arbitre, je disais simplement que cette remarque que vous faisiez aurait, à mon avis, un impact plus interessant à la suites des articles qui traitent directement de ce sujet.

                                      mais vous avez raison, souvent nous racontons ici ou là n’importe quoi, n’importe comment et n’importe où. et (pirouette pour retomber sur le sujet) je voulais aussi souligner incidemment qu’en disant cela vous ne faisiez finalement que rprendre pour acquises (dans une certaine mesure) les conclusions plutôt érronées qu’on a trop vite donné à ce sondage en déduisant que les jeunes ne veulent au fond qu’une chose ; une vie pépère à l’ombre d’un état tutelaire.

                                      je ne crois pas que ce soit le cas. (en tout cas ce n’est pas ce que le sondage disait contrairement à ce que voulaient nous faire croire certains)

                                      ce n’est pas ce que je vois dans les manifestations non plus. C’est trop facile comme lecture.


                                    • PARIZ (---.---.94.25) 5 avril 2006 19:19

                                      Vous parlez de l’europe mais les positions de la France sont marginale et la France est isolé...

                                      Je rappelle que les adeptes du plan B qu’il n’y as pas de plan B...

                                      Et vu la situation de la France et son potentiel qu’elle a il faut sérieusement se remettre en question..

                                      VOus parlez du droit du travail certe mais en france nous avons une peur totalement irrationnelle de la flexibilité qui n’es perçu comme invivable.

                                      Je ne vois pas ses memes syndicats qui dénoncent (soit disant la précarité) avoir massivement manifester pour les emplois-jeunes qui eté
                                      - des cdd de 5 ans,
                                      - sans droit a la formation,
                                      - sans prime de fin de contrat
                                      - et bien souvent avec le salaire le smic forfaitaire, ou le demi smic forfaitaire (CES). Aprés la mémoire sélective je constate qu’il y a une précarité sélective de la part des syndicats....

                                      Idem pour les salariés CES (en contrat emplois solidarité) des cdd de 1 an voir 2 ans a mi temps au demi smic forfaitaire ou au non du respect du statut des fonctionnaire le prinicipe du a emploi égal salaire égal n’etait pas respecter....

                                      Comment ses mêmes syndicats ont le culot de dénoncer les cdd alors que la fonction publique exploitent ces précaires sous contrat c.e.s. ou sous contat emplois-jeunes...

                                      Difficile a avaler car protéger le statut de gens qui ne risque rien (les fontionnaires) et ne rien dire sur la précarité des salariés de la fonction publique sous contrat précaire (c.e.s., emplois-jeunes, adulte relais) c’est difficilement crédible...

                                      Mais compréhensible au non du corporatisme puisque ces salariés de la focnction publique sous contrat précaire - ne votent pas pour les élections professionnelles -...

                                      Ils sont exploités et corvéables a merci avec l’aval des syndicats.... corporatisme oblige...

                                      Justifier de la situation de ces précaires en étant silencieux pour pProtégés des gens qui ne risque rien (les fonctionnaires)cela illustre bien la paranoia des syndicats et l’attitude des syndicats face personnel de la fonction publique sous contrat C.E.S. ET emplois-jeunes en est l’illustration parfaite...

                                      Et cela fait plus de 20 ans que la gauche a mis en place ces contrats précaire et si les syndicats ont pas bronchés la dessus c’est que ces memes salariés sous contrat précaires ont été exclus des élections professionnelles et donc des organes de représentation de ces salariés...

                                      D’ailleurs il n’y a qu’avoir l’edhésion des syndicats aux dispositions du concours de 3em voie qu’ils sont plus que insuffisante pour les fins de contrats sous contrat emplois-jeunes....

                                      La totalité des syndicats ont signés c’est accord c’est illustration parfaite que les syndicats en on rien a foutre des précaires dans la fonction publique puisqu’ils ne votent pas aux élections pro...

                                      Moi j’ai travaillé 5 ans sous contrat emplois-jeunes... et je ne suis pas dupe du double discours des syndicats de la fonction publique et des discours faucul du partie socialiste...

                                      L’ump a eu au moins le merite de dire qu’ils etaient contre et n’a pas eu l’attitude plus que ambigu du partie socialiste

                                      Mais a ce que je sache mon dernier employeur été Mr Delanoe élu socialiste de paris.... que la partie socialiste et les syndicats balayent devant leur porte car ils ont un double discours sur la précarité....

                                      Alors que le PS arrete de nous endormir La précarité il l’a instauré y’a 20ans dans la fonction publique avec l’aval des syndicats je m’excuse mais y’a pas de quoi faire un foin sur le CPE..


                                      • kleops (---.---.127.138) 5 avril 2006 19:54

                                        Pariz a dit "Vous parlez de l’europe mais les positions de la France sont marginale et la France est isolé... Je rappelle que les adeptes du plan B qu’il n’y as pas de plan B..."

                                        1 ) La France est isolée car pionnière ou dernière ?

                                        2) Le plan B existe et en plus il est en rapport avec le sujet (lui) http://www.homme-moderne.org/plpl/l0601/index.html

                                        Cordialement


                                      • liberté chérie (---.---.252.50) 5 avril 2006 19:59

                                        On pouvait s’en douter ! Ce gouvernement ne cesse de vouloir nous manipuler. On veut nous stigmatiser comme mauvais coucheurs de l’Europe, de la planète exclusivement économique.

                                        En réalité, les mouvements sociaux actuels foutent la trouille à tous ceux qui engrangent sur le dos des - de plus en plus rares - travailleurs.

                                        Merci pour cet éclairage honnête, merci à AgoraVox de le permettre !!

                                        Si, Si !! Il faut faire du foin : parce que le CPE inscrit la précarité dans le marbre...pour les jeunes aujourd’hui, et tous les autres demain...

                                        C’est le début de la dérégulation généralisée !

                                        Oui, à la libre entreprise, oui à la diversité des moyens, mais dans un « cadre » légal et protecteur qui ne perd pas de vue l’intérêt du travailleur.

                                        Et puis toucher à ces questions cruciales du droit du travail sans AUCUNE concertation avec les partenaires sociaux : chapeau bas !! Fallait oser !!

                                        Villepin a vu, est en train de vivre, à nous de vaincre !!


                                      • Ludovic Charpentier (---.---.68.72) 6 avril 2006 11:44

                                        Une différence fondamentale est que les emplois-jeunes étaient ouverts aux jeunes sans qualification, pour donner une première expérience professionnelle. Je ne vois pas en quoi le principe est néfaste. Le CPE, c’est pour tout le monde, malgré ce que De Robien et Chirac cherche à masquer... (La preuve, cet aveu de De Robien qui suggère de ne proposer le CPE que pour les emplois non qualifiés...).


                                      • danielli (---.---.212.176) 5 avril 2006 20:32

                                        Bravo pour l’article.

                                        Mon commentaire est de regretter tous azimuts l’absence de VRAIS responsables aux commandes politiques.

                                        Dans la plupart de nos pays dits civilisés, il y a de plus en plus de personnes instruites et cultivées qui comprennent les enjeux de tous ordres.

                                        Cela amène nos dirigeants politiques à biaiser en toutes circonstances et/ou à tricher, mentir, violer l’information et les informations dans un but purement mercantile et électoraliste.

                                        Quand on sait les sommes faramineuses déjà misent en jeu lors d’élections municipales on comprend, sans les approuver, toutes ces malversations.

                                        Ceci explique aussi les « mélanges » au sein des partis, il faut ratisser large et tant mieux si Sarkosy fait sa petite extrème droite ou si Hollande sourit aux pme et indépendants, s’ils font des voix tant mieux !

                                        Le reste, les vraies valeurs, qu’importe ! Pour avoir appartenu à un parti politique pendant plus de 20 ans je crois avoir compris.

                                        Quand à la presse, submergée d’informations, elle se contente de faire le tri. Qu’importe la qualité, si l’audimat explose. Il y a dans ce monde pas mal de gens qui vivent de la désinformation, il est important de le savoir, mais comment ne pas se tromper ?. A nous de construire notre opinion...


                                        • le-lointain (---.---.220.126) 5 avril 2006 21:38

                                          Je n’interprète pas ce sondage, a priori, comme vous : les français sont à 50% contre la libre-entreprise et le marché ET favorable au maximum de régulation ... à défaut de pouvoir mettre fin au système. Les autres dans le monde sont majoritairement favorables au système ET ... le préfère avec le plus de régulations possibles. Tout çà pour vous dire que votre façon de vouloir voir les choses laisse peut-être à ... désirer !


                                          • Chem ASSAYAG Chem ASSAYAG 5 avril 2006 21:43

                                            C’est vous qui intérprètez me semble-t-il : la question posée n’est pas « êtes vous pour ou contre la libre entreprise » mais est-ce le meilleur système. C’est assez différent.


                                          • le-lointain (---.---.220.126) 5 avril 2006 21:43

                                            Voilà sans doute pourquoi en France, les compromis sont difficiles, les régulations revendiquées visant toujours, au fond, à brider le système (jugé comme le mal absolu) et non à le rendre meilleur (considéré comme le moins mauvais possible).

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