• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Société > Le temps des crétins, du populisme et de la barbarie 2.0

Le temps des crétins, du populisme et de la barbarie 2.0

Lors d’une conversation, une amie un peu plus âgée que moi me raconta que son père avait repris l’exploitation agricole familiale en sacrifiant son aspiration à faire des études. Par la suite, il n’avait cessé de lire et de s’instruire en parcourant des romans et des livres d’histoire. En cette époque, il y a plus de quarante ans, les classes aisées mais aussi populaires avaient un goût pour la culture. J’ai su par ma mère que mon grand-père, ancien ouvrier du bâtiment devenu invalide après un accident du travail et par ailleurs communiste invétéré, détestait les livres puis avait revue radicalement son jugement et sur le tard, s’était pris d’une passion pour la lecture. Le père de mon ex épouse était aussi un ancien ouvrier du bâtiment, lui aussi communiste et épris de culture historique, possédant des dizaines de livres sur l’histoire des pays et des peuples.

Dans ma jeunesse j’ai connu cette époque sans écrans numériques, avec la naissance des médias de masse et cette agitation sociale et culturelle. Je me souviens de ces journaux avec de longs articles riches en réflexion et contenu. J’ai d’ailleurs un numéro de Psychologie daté du début des années 1970 dans lequel on peut lire un long papier sur le philosophe Marcuse étalé sur une dizaine de pages avec des caractères petits si bien qu’avec les standards d’édition actuels, cet article nécessiterait plus du double de pages. Même constat pour les revues musicales Best et Rock’n Folk. Pendant ces années, quelques magazines culturels n’hésitaient pas à recenser des parutions d’un niveau assez atmosphérique, consacré à Wittgenstein, Derrida ou Deleuze et nombre d’essais assez exigeant pour le lecteur.

Puis les années 1980 sont arrivées. La culture n’avait pas décliné loin s’en faut. J’étais engagé dans ma première thèse et je n’hésitais pas à étudier avec grand intérêt la méthode d’Edgar Morin, la nouvelle alliance de Prigogine et des tas d’autres ouvrages comme le Tao de la physique ou bien le colloque de Cerisy sur l’auto-organisation. Ces années 80, la revue Actuel seconde formule n’hésitait pas à informer le lecteur des controverses scientifiques. C’est en lisant un numéro de cette revue que je fis la connaissance du premier livre de Rupert Sheldrake. Les fractales fascinaient et les travaux de Mandelbrot étaient présenté dans de nombreux journaux, agrémenté de ces étranges figures créée par les algorithmes. Si j’avais le talent littéraire de Sartre, j’écrirais un petit roman relatant mes premières aventures avec l’univers des livres, en l’intitulant non pas « les mots » mais « les idées ». En cette époque, les gens lettrés avaient le goût des idées.

Les années 90 ont signé l’ère post-communiste. Les lettrés ont progressivement perdu le goût de s’instruire. Au lieu de créer et faire vivre les idées, ils se sont contentés de les gérer. Passé l’an 2000, cela s’est vu à l’Université. Les professeurs n’avaient plus la curiosité sans laquelle les pensées ne peuvent s’épanouir. Les carriérismes et les jalousies ont gâché la fête des idées. La société est devenue narcissique. Elle l’était du reste déjà mais le phénomène s’est accentué. Touchant à la fois les classes cultivées et les gens du peuple.


Quelle est la crise qui se présente actuellement ? Crise de civilisation, crise de la démocratie, crise de société ? Premier point, comprendre les concepts que l’on utilise. Une civilisation ne se réduit pas à une société. Inversement, une société peut incarner les caractères d’une civilisation. On distinguera par ailleurs la civilisation et la société de la politique moderne définie comme une manière de gouverner avec un régime et des institutions incarnées par l’Etat.

Second point. Une civilisation se caractérise par des valeurs, une religion dominante, un ensemble de cultures plus ou moins diversifiées, avec des niveaux, et des modes de vie eux aussi diversifiés, plus ou moins selon les sociétés.

Dans ce contexte, la démocratie moderne est un régime qui est apparu avec le mode de vie moderne dont les leviers matériels et techniques sont fournis par le système industriel. La démocratie est un régime politique qui s’associe avec l’Etat de droit et la garantie des libertés individuelles.

Deux types de régimes contemporains ont émergé en submergeant les anciens régimes. Le communisme a recouvert le régime des tsars en Russie puis autour avec comme principe l’égalité des classes. Le fascisme est un régime hybride qui en Italie, a réussi à associer dans un même mouvement les capitaliste, la bourgeoisie étriquée (dépeinte par Verdi entre autres) et le travailleurs de modeste condition. Avec comme principe rassembleur la nation. Le nazisme est sociologiquement identique au fascisme mais il s’en différencie au niveau du principe rassembleur qui est la race et sa puissance. La guerre de 1939 a opposé les régimes démocratiques aux régimes fascistes. Avec le Japon dans le camp de l’Axe et les Russes finalement ralliés au Alliés.

La parenthèse enchantée a gagné les démocraties entre 1960 et 1980. Les années 2010 ont vu s’installer les forces populistes au sein même des régimes démocratiques qui sont face à deux ennemis, l’un externe, le fascisme islamiste, l’autre interne, le populisme qui ronge les démocraties de l’intérieur avec les nouveaux outils numériques.

Ce pourrissement interne de la démocratie est caractérisé par un phénomène inédit. Pour la première fois dans l’Histoire de l’humanité, les individus en masse se détournent des savoirs, de la culture, de l’aspiration à connaître et à s’instruire. Et dans le pire des cas, ces individus s’attaquent aux savoirs, connaissances et cultures. Surtout quand ils ont l’occasion de se cacher dans l’anonymat des réseaux sociaux.

Cette tendance à la désaffection face aux savoirs, ou à la défiance, s’est manifestée à des niveaux différents dans plusieurs contextes sociaux. A l’école, une dégradation des conditions favorables à l’éducation s’est produite et accentuée depuis 2010. Elèves, parents et enseignants sont concernés. Et même les rouages de l’administration qui n’ont pas été en veille sur ces sujets. L’université est concernée. Les responsables médiatiques aussi, le monde de l’édition, prêt à publier des choses faciles, surtout en science. Puis la masse des anonymes dont on constate la médiocrité et les ressentiments à l’égard de tout ce qui suscite envie, jalousies et passions tristes narcissiques. Le mot « élite » les fait aboyer. Tout ce qui leur est difficile d’accès est condamné à leurs yeux. Leur plaisir est d’humilier, croyant qu’en rabaissant l’autre ils s’élèvent. Il fut un temps où les maîtres étaient des modèles. Maintenant, ils sont devenus des repoussoirs.

C’est ce que j’appelle la barbarie 2.0, un mal qui ronge lentement la société, sorte de fascisme du déclassé qui dans d’autres pays est capté par le régime alors qu’en France, les extrêmes sont mis à l’écart mais pour combien de temps. Cette barbarie s’exprime sur le Net et prend le sens philosophique originel, le barbare étant celui qui n’accède pas au discours intelligé permettant de forger du sens à l’existence. Mais la différence avec l’Antiquité, c’est que cette nouvelle barbarie émerge dans une société instruite. Des types comme Trump, Erdogan ou Poutine parviennent à agréger les élites bourgeoises décomposées et les déclassés de l’humanité. On constate la trace des déclassés et désaffectés sur Agoravox, avec des auteurs presque radicalisés, intolérants, de mauvaise foi, parfois cinglés, et des commentaires plus qu’affligeants.

Les tendances contre la culture, la raison, l’intelligence, le savoir, la langue, la rigueur, représentent un réel danger pour la civilisation. Je ne peux guère plus qu’être un lanceur d’alerte sur ce sujet. Une alerte dirigée à la fois contre le peuple et les élites. Je crois bien que cette barbarie nouvelle et ce populisme sont des monstres qui se sont développés tels des kystes de l’ignorance et de la régression dans une démocratie qui s’est voulue saine. La barbarie 2.0 peut faire plus de dégâts que le nazisme d’ici 20 ans. Soyez vigilants. Si vous refusez de vous instruire, vous contribuerez à la destruction de la civilisation. A bon entendeur !

J’ai en tête un livre sur ce thème mais il n’est pas prioritaire.


Moyenne des avis sur cet article :  2.1/5   (52 votes)




Réagissez à l'article

115 réactions à cet article    


  • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 1er juin 09:08

    « Les années 2010 ont vu s’installer les forces populistes au sein même des régimes démocratiques qui sont face à deux ennemis, l’un externe, le fascisme islamiste, l’autre interne, le populisme qui ronge les démocraties de l’intérieur avec les nouveaux outils numériques. »


    Arrêtez de nous bassiner avec cette tarte à la crémé que les journaleux nous servent à tout bout de champ pour expliquer la même vision manichéenne que la vôtre de la vie politique : d’un côté la « démocratie » (le bien), de l’autre le« populisme » (le mal). Arrêtez aussi de répéter ce que dit ma concierge : les extrêmes se rejoignent (qui se ressemble s’assemble, etc...). Vous croyez penser alors que vous ne faites que régurgiter les clichés que vous ingurgitez à longueur de médias.

    Ce qui est flagrant, par contre, si on prend du recule, c’est que le mot « populiste » est toujours utilisé dans un sens péjoratif par les classes dirigeantes ou les politiciens au pouvoir et leurs larbins médiatiques, pour amalgamer et critiquer toutes les remises en cause de l’ordre établi qu’ils pensent détecter chez le »peuple« , et les freins au développement de leur politique qu’ils présente en rose ou en bleu clair pour donner l’illusion d’un choix. 



    • oncle archibald 1er juin 09:57

      @Jeussey de Sourcesûre

      Pour les citoyens des pays dans lesquels on peut s’exprimer librement la démocratie est un fabuleux système qui incarne totalement la « fraternité » et redonne toute sa dignité à l’homme.

      Une voix vaut une voix. Que celui qui met le bulletin dans l’urne soit un intello qui a réfléchi pendant des semaines, analysé les propositions, pesé le pour et le contre, on qu’il soit un ignare qui va voter d’instinct ou après avoir avalé sans aucune réflexion critique les bobards de celui qui le flatte bassement par des mensonges, leur voix a exactement le même effet pour envoyer au pouvoir un candidat. C’est très bien comme ça. Je dirais même c’est essentiel si l’on croit que tous les hommes naissent « frères » et égaux en droits.

      C’est le meilleur symbole de liberté d’égalité et de fraternité que je connaisse. Ce qui n’empêche en rien de souhaiter comme le fait Monsieur Dugué que par l’instruction un nombre de plus en plus grand d’individus soit en mesure de réfléchir correctement avant de voter, de réfléchir non seulement aux effets probables de son bulletin de vote mais à l’avenir qu’il souhaite vraiment pour lui, pour ses enfants et petits enfants, à ce qu’il considère nécessaire ou simplement souhaitable pour que chacun puisse avoir une vie heureuse.

      Les discours « populistes » au sens péjoratif, c’est à dire les discours destinés à collecter les voix des plus faibles, les voix de ceux qui ne réfléchissent pas assez, en sachant parfaitement que la daube vendue dans les discours de campagne ne peut pas être mise en oeuvre, sont une calamité. Dans ce sens là oui « le populisme » c’est le mal. Le populisme, pas « le peuple ».

      C’est ignoble aussi d’employer le vocable « le peuple » ou « les gens » pour désigner les plus défavorisés d’entre nous. Le peuple c’est nous tous, sans exceptions ni hiérarchie, et en démocratie celui qui est choisi pour gouverner c’est celui que « le peuple », le vrai, c’est à dire l’ensemble du corps électoral, a choisi en votant.


    • Albert123 1er juin 10:42

      « Ce qui est flagrant, par contre, si on prend du recule, c’est que le mot « populiste » est toujours utilisé dans un sens péjoratif par les classes dirigeantes ou les politiciens au pouvoir et leurs larbins médiatiques »

      Dugué n’est jamais que la voix de son maître, celui qui fait tout pour empêcher les classes dominées d’avoir une conscience de classe en dénigrant ses aspirations qui sont contraires à celles de la classe dominante.

      le terme désormais péjoratif « populisme » traduit ici cette volonté de salir ces aspirations de la majorité pour mieux servir les intérêts de l’oligarchie négrière ultra minoritaire qui n’a d’intérêt que pour elle même.

      Car si Dugué dénonce exagérément la bassesse du peuple qu’il déteste, il prend bien soin de ne surtout rien dire au sujet de la classe dirigeante qui le nourrie,

      fort avec les faibles, faible avec les forts, on reconnait bien là marque des indignes.

      Dugué est du coté des esclavagistes mais c’est pour nous sauver du barbarisme parait il.

      la bonne blague.







    • Bernard Dugué Bernard Dugué 1er juin 10:47

      @Jeussey de Sourcesûre

      Visiblement, vous n’avez pas bien compris le billet et toutes ses subtilités. Bien évidemment, le populisme est assorti d’une connotation péjorative puisqu’il est une forme de fascisme, atténué certes, mais un fascisme qui associe une partie du peuple et des pouvoirs en place. Je n’ai jamais dit que la démocratie est le bien. C’est juste un régime qui peut produire le meilleur ou le pire. Le pire étant ce monstre populiste qui n’a pas encore été compris par les journaleux comme vous les appelez. Le populisme a ses origines dans le rapport trilatérale de 1973 (je ne suis pas sûr de l’année exacte). Essayez de sortir de la caverne, Monsieur de la source pure.


    • Julien30 Julien30 1er juin 10:54

      @oncle archibald
      « Que celui qui met le bulletin dans l’urne soit un intello qui a réfléchi pendant des semaines, analysé les propositions, pesé le pour et le contre, on qu’il soit un ignare qui va voter d’instinct ou après avoir avalé sans aucune réflexion critique les bobards de celui qui le flatte bassement par des mensonges, leur voix a exactement le même effet pour envoyer au pouvoir un candidat.C’est très bien comme ça. »


      Vraiment ? Moi ça m’a toujours dérangé, un système qui donne autant d’importance à la voix du plus brillant qu’à celle du dernier des abrutis je trouve ça assez malsain.

    • Albert123 1er juin 11:04

      @Bernard Dugué

      « le monstre populiste » n’est jamais que la conséquence du mondialisme si cher aux maîtres dont vous prenez systématiquement la défense.

      le fascisme ne sera jamais que la solution de cette même oligarchie face à la montée du populisme.

      conclusion vous défendez le point de vue de petits malins aussi lâches que suffisants.

      c’est là la marque de l’indignité.

    • Bernard Dugué Bernard Dugué 1er juin 11:05

      @Albert123

      La bonne blague, c’est de croire qu’il y a une conscience de classe qui peut émerger avec des gens déclassés. Vous en êtes resté au 19ème siècle.


    • Orageux / Maxim Orageux 1er juin 11:51

      @Bernard Dugué

      En synthétisant votre billet, donc pour faire court, le communisme, c’est le salut .....


    • Bernard Dugué Bernard Dugué 1er juin 11:54

      @Orageux

      Votre synthèse est quelque peu brouillonne. Je précise alors : ni BHL, ni Onfray, ni Badiou et encore moins Lordon


    • webhelice 1er juin 11:59

      @Bernard Dugué

      Populisme n’est que le terme pour dire « Salauds de pauvres ».

      Si si, réfléchissez-y.


    • Albert123 1er juin 12:02

      @Bernard Dugué

      Plutôt Bergé Attali on l’avait bien compris.

    • Bernard Dugué Bernard Dugué 1er juin 12:05

      @webhelice

      tout bien réfléchi, vous m’intéressez. Populisme est un terme qui recouvre beaucoup de traits sociaux. Parmi les populistes, on trouve des gens de la petite bourgeoisie qui n’ont rien de la pauvreté, du moins matérielle, je ne parle pas de la pauvreté dans l’âme si bien mise en musique par Verdi. Je précise à cette occasion que Verdi n’est pas un auteur d’Agoravox mais bien le compositeur italien qui a su dépeindre le côté mortifère de la picolo picolo bourgeoisie


    • amiaplacidus amiaplacidus 1er juin 12:07

      @Julien30
      Absolument Julien30, et selon ces critères, vous ne devriez pas avoir le droit de voter.


    • Albert123 1er juin 12:11
      « Vous en êtes resté au 19ème siècle. »

      non cela s’appelle se nourrir du passé pour bâtir l’avenir, bref l’inverse de votre tabula rasa permanente pour reproduire ad nauseum les erreurs du passé et tourner en rond comme un hamster.

      Par ailleurs encore une fois vous dénigrez le concept de conscience de classe effectivement bien malmenée mais par ceux dont vous prenez systématiquement la défense dans une démarche de larbin de plus en plus évidente.




    • Bernard Dugué Bernard Dugué 1er juin 12:17

      @Albert123

      Je le précise une dernière fois. Je ne prends pas la défense des pouvoirs en place et je l’ai même prouvé en publiant un livre sur la gestion du H1N1 qui a montré les failles du système et les incompétences des élites de la santé publique. Mon livre est paru en pleine campagne de vaccination et a été censuré par les médias de masse qui n’avaient pas de quoi être fiers


    • Albert123 1er juin 12:48
      Dénoncer le populisme comme vous le faites consiste à défendre le pouvoir en place.

      Pouvoir en place qui passe son temps à dénoncer la montée du populisme de son coté.

      Vous ne faites donc que maudire les conséquences des causes qu vous chérissez, travers classique chez les progressistes / modernistes qui rejettent les expériences du passé pour mieux en reproduire les erreurs.


      « je l’ai même prouvé en publiant un livre sur la gestion du H1N1 »

      si certains se foutent de la gueule de Morano quand elle se défend d’être raciste en prétextant avoir des amis de couleur, je suppose que votre argument aura le même effet.


       




    • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 1er juin 13:15

      @Bernard Dugué

      « Essayez de sortir de la caverne, Monsieur de la source pure. »


      Quand Diogène le cynique (c’est-à-dire le chien) traite Platon de « bavard intarissable », beaucoup d’Athéniens partagent son avis. L’allégorie de la caverne fait partie de ces bavardages superficiels qui ne paraissent profonds que parce qu’ils sont vides.


    • Bernard Dugué Bernard Dugué 1er juin 13:51

      @Albert123

      Albert, désolé de vous le dire mais vous êtes incapable de comprendre une réalité qui ne colle pas avec vos idées préconçues. Vous êtes dans un déni de réalité et c’est attristant. Je vous abandonne à vos obsessions idéologiques


    • Bernard Dugué Bernard Dugué 1er juin 13:54

      @Jeussey de Sourcesûre

      beaucoup d’Athéniens partageaient l’avis de Diogène dites-vous. Si on avait suivi la majorité pour les affaires scientifiques et philosophiques, nous en serions encore à l’éclairage au feu de bois avec une espérance de vie de 40 ans. Si la caverne de Platon vous semble superficielle n’est que vous n’êtes pas capable de la comprendre. Ce n’est pas plus compliqué.


    • L'enfoiré L’enfoiré 1er juin 14:36

      « @Bernard Dugué
      Je vais dire aussi que vous m’intéressez.
      Vous m’intéressez par votre article qui démontre comment on arrive au grenier ou dans la cave dans la hiérarchie de nos chères populations.
      Je continuerai un article que j’ai écrit à Noël et qui avait pour titre »J’ai honte« et qui faisait suite à une autre avec le même titre chez Nabum.
      Vous n’avez jamais, jusqu’ici, écrit  »Je suis en partie responsable« de ce qui se passe dans le monde.
      Le monde nous le créons à notre mesure, intelligemment et imbécilement.
      L’impact, on le découvre après coup.
      La proactivité est affaire de généralistes avec une vue à 360° et pas d’experts qui.ne s’intéressent qu’à une toute partie de ce qu’ils ont appris à l’école et qu’ils n’ont pas extrapolé.
      Les séries des Experts à la télé n’en sont que le reflet.
      Parlez leur de ce qu’il y a en dehors de leur expertise et ils vous répondent : j’en sais rien, c’est pas mon truc.
      Les mots »opportuniste« , »népotisme« , »populismes« sont très péjoratifs et pourtant.. c’est pratiqué à tous les étages de la société.
      Qui n’est pas content de prendre la place de quelqu’un d’autre qui a décidé de prendre le large, qui ne place son rejeton par coup de pouce dans le jeu de quilles dans lequel par miracle, on est rentré ? Mais chez les autres, c’est inadmissible.
      Alors, il y a des périodes comme ça, où on lave plus blanc que blanc.
      Des périodes »manu pulite« , de »mains propres« , on permute à 180°, plus de dirigeant qui touchent à plusieurs ratteliers.
      On ne se rend même plus compte que c’est payer peut-être même plus cher qu’avant.
      Vous avez eu votre Fillonade.
      Nous y sommes actuellement en plein après les »Affaires Publifin & Co« en pleine période de commission d’enquêtes à gratter les moindres puces et picaillons.
      On profite des occasions, on jouit d’une situation privilégiée, d’être frontalier en nageant entre deux eaux quand on va acheter où c’est le moins cher, on investit, on rationalise..
      Mais c’est vrai, il faut consommer local voyons,
      T’es fou l’enfoiré ?
       »Les français ont horreur des inégalités mais ils adorent les privilèges. Pourtant les inégalités, c’est le nom que tu donnes aux privilèges des autres", comme disait Anne Roumanoff.
      Une phrase à méditer...

      Bonne journée

      .
       


    • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 1er juin 14:42

      @Bernard Dugué

      Olé...


    • Albert123 1er juin 16:35

      @Bernard Dugué


      « désolé de vous le dire mais vous êtes incapable de comprendre une réalité qui ne colle pas avec vos idées préconçues. »

      « Vous êtes dans un déni de réalité »

      inversion accusatoire pourrais je vous rétorquez, d’autant plus que votre réalité se base sur vos propres a priori qui vous amène a des constats totalement erronés.

      « Je vous abandonne à vos obsessions idéologiques »

      non vous abdiquez, ce qui est bien différent.






    • izarn izarn 1er juin 18:45

      @oncle archibald
      Je suis plutot d’accord et ne comprends pas le nombre faible « d’étoiles »....


    • Hecetuye howahkan Hecetuye howahkan 1er juin 18:56

      @Jeussey de Sourcesûre

      Salut jeussey, à propos de Platon, qui a voyagé en Égypte, il est possible que ce soit tout simplement un de ces nombreux plagiaires de ces temps, y compris en calculs géométriques ..qui sont allé piquer un restant de culture inconnue de nous aujourd’hui ....il aurait alors récupérer des allégories hermétiques auxquelles il n’aurait rien pigé...

      une sorte de précurseur du 21eme siècle occidental surtout..qui croit que machines = Dieux....

      ce serait à développer mais je l’ai déjà fait pour moi même...mais pas par moi même..ah mon dieu il arrive de ces choses des fois ... smiley

      http://histoiresecrete.leforum.eu/t446-L-Atmantide-ou-les-plagiats-de-Palton.htm?start=60

      enfin que de questions.....

      quand a Socrate....qui n’a rien écrit lui même..tiens tiens tiens...je ressens là un type totalement en dehors du cours de l’histoire de cette époque comme il le serait aujourd’hui , une sorte de Merlin, de mage, de chaman, etc ..etc je te salue..

      bon si ça se trouve c’est que des conneries...


    • damocles damocles 1er juin 19:03

      @oncle archibald
      VOUS PARLEZ DES DISCOURS CREUX DE MACRON ? 


    • oncle archibald 1er juin 19:52

      @izarn : je ne comprends pas le nombre faible « d’étoiles »....

      Je crois simplement que c’est parce que certains se croient « plus égaux que d’autres » ... Grand bien leur fasse !


    • agent ananas agent ananas 1er juin 23:04

      @webhelice

      Ou « basket of deplorables », pour reprendre l’expression de la reine du chaos ...


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 2 juin 07:13

      @Bernard Dugué
      Bonjour,
      Vous traitez 2 sujets : l’ignorance comme mode de domination, et votre analyse personnelle de la classe politique, qui n’est pas suffisamment claire pour faire consensus. Le mot populisme est si peu clair qu’il fait polémique et passe sous silence l’essentiel de votre juste dénonciation : transformer les citoyens en abrutis, dont le temps de cerveau disponible est utilisé par la publicité et la propagande.


      Fut un temps, où le Parti Communiste faisait de l’éducation populaire, les employés et les ouvriers étaient poussés à s’instruire et à lire. Le PCF, avant Mitterrand, était un acteur important dans la culture. Il était aussi anti européen comme l’étaient les Gaullistes, avant Pompidou.
      Tout cela est terminé.

      « L’ignorance c’est la force, la paix c’est la guerre, la liberté c’est l’esclavage »
      Moins les citoyens se posent de questions, et cherchent les réponses, mieux c’est !

      Le Parti désormais qui fait de l’éducation populaire, qui s’adresse aux Français en les considérant comme intelligents et capables de comprendre des sujets compliqués comme les questions monétaires ou les Traités européens, c’est l’ UPR !  C’est curieux que vous passiez à côté du formidable travail d’information que fait l’ UPR depuis 10 ans !!

    • mmbbb 2 juin 20:37

      @Bernard Dugué « gens declasses » j’ apprécie cette formule mais Dugue les gens declasses arrivent pas milliers en France et ce n’est que le debut Par ailleurs Dugue plus aucune profession n’est vraiment a l abri J avais fait un stage le formateur avait des angoisses sa femme travaillant ches Sanofi risquait « d etre declasseé » a la suite d ’un plan de licenciement Tu traites les autres de cons mais je ne sais quel est le plus abruti


    • agent ananas agent ananas 3 juin 09:15

      @Fifi Brind_acier
      Dugué confond savoir et formatage ...


    • mmbbb 4 juin 10:23

      @Julien30 donc vous etes pour l eugenisme zigouiller les cretins a la naissance Vous pouvez etre tres intelligent et faire d enormes connerie Giscard un bon exemple Ha ces intellos francais que le monde entier nous envient


    • mmbbb 4 juin 15:49

      @Albert123 tout le monde n’a pas la chance d etre paye par le contribuable ( Dugue est un professeur me semble t il ) d’ecrire des articles excellents et de traites les autres de cretins .


    • mario mario 1er juin 09:24

      Si j’ai bien compris l’auteur , je me fait une idée plus précise sur les barbares. .... mais aussi de l’ auteur qui écrit ses torchons avec le ventre bien plein . si un jour il vous vient la faim et le désespoir (que je ne vous souhaite évidemment pas) alors vous deviendrez un barbare, face aux barbares....


      • Bernard Dugué Bernard Dugué 1er juin 12:08

        @mario

        assez pathétique votre commentaire. En 50 des tas de gens avaient faim et ils ne sont pas devenus pour autant des barbares. Ils ont même tenté de reconstruire et vous vous renseignerez sur les castors. Votre commentaire est tellement consternant que je vous dirai, à la Desproges, que la faim engendre l’espoir, celui de trouver de quoi manger !


      • L'enfoiré L’enfoiré 1er juin 14:45

        @Mario,

         Les barbares, vous dites....
         C’est ringard.... Ce ne sont pas plutôt les « sans-dents » ?
         Vous ne connaissez pas vos classiques, mon cher Mario.
         Ecoutez les paroles de cette chanson « J’aime pas les gens heureux »
         Tout y est dit...
          smiley


      • Leonard Leonard 1er juin 09:27

        Les gens n’ont pas changer...


        Ils y a ceux qui cherche le savoir et ceux qui n’en veulent pas (heureux les ignorants et les simples d’esprits ne date pas d’hier).

        Internet est un outil fantastique qui permet beaucoup plus que les livres d’en temps. La plupart des ouvrages se trouvent librement et gratuitement. 
        Il s’agit toujours de l’utilisateur de l’outil. A savoir s’il veut s’instruire ou pas...

        Et dans une société... tout le monde a bien conscience que 80% de décérébrés c’est bien plus facile à « chapoter » que 80% de gens érudits doubles de raison...

        Quand à votre « barbarie 2.0 », internet est bien plus libre que notre mon conventionnelle. Elle ne peut s’appliquer dans une société

        • eric 1er juin 09:41

          Le barbare, c’est celui qui ne sait pas parler.....la même langue que moi... !

          Le terme a fleuri dans les milieux de gauche en réponse à la grande question existentielle que les ricains ont découvert comme d’hab. avant nous : « pourquoi les pauvres votent ils à droite »http://www.lemonde.fr/elections-americaines/article/2008/01/31/pourquoi-les-pauvres-votent-a-droite-la-rebellion-conservatrice_1005649_829254.html

          La vérité est toute différente. Le niveau monte. Les « pauvres », et en particulier les « ouvriers » qui ne votaient pas, savent désormais lire et écrire, contrairement aux bruits qui circulent chez les intellos de gauche ( analphabétisme des masses populaires). Ils ont les moyens intellectuels, plus que jamais, de comprendre le monde et de s’exprimer politiquement. Ils votent et s’engagent.

          Et de par le fait, en dehors des fonctionnaires qui sont statutairement classé dans la catégorie ouvrier alors que leur destin de classe en fait en réalité de parfait fonctionnaires à tous égard, ils votent non seulement à droite, mais même franchement à droite....

          Et ils lisent. Il n’y a qu’à regarder les tirages de Kontre Kulture. Dans le même temps, le prof de gauche de base lirait parait il 2 bouquins par ans dont un san-antonio (« pour la richesse de la langue »).

          Aujourd’hui, les sous élites de la classe moyenne de gauche sont les nouveaux barbares. ce sont eux qui ne parlent plus la même langue que leur peuple. A grand coup de « genre »,« d’intersectionalité », ils se sont noyés dans une sous culture, mal traduite de l’américain, qui évoque un peu le latin de messe du bas moyen âge, qu’ils comprennent à peine entre eux, sans trop se soucier de ce qu’en pensent le reste de la population.

          Ces gens sont profondément enkysté dans l’appareil et l’argent d’État. Nous ne pouvons, fasse à eux, que nous taire, et résister.

          Une des voies possible consiste notamment à mettre ses gosses dans le privé confessionnel après vérification de l’établissement ( certains sont gangrenés). Là, on apprend à lire, à écrire etc...

          Cela paye sur le long terme.

          A normal sup, la tête du poisson, de plus en plus de gamins chrétiens passent entre les mailles du filet bourdieusien des examinateurs. A tel point qu’ils ont du inventer une sorte de possibilité d’entrer sur dossier, pour ne pas subir complètement l’élitisme républicain et sélectionner quand même des gamins nuls mais au crane bien bourré par leurs idioties postalternéomarxistes.

          Les « élites » intellectuelles de gauche ne refusent pas d’instruire leurs propres gosses (50% des X dit on). Ils ont peur de ne pas parvenir à éliminer les gosses de riches et les gosses de pauvres et inventent donc toute sorte de mécanismes pour exclure les uns et les autres.

          La baisse drastique du nombre de gosses d’ouvrier dans l’excellence est délibérée. Ce n’est pas un hasard non plus si les gosses de riches se réfugient pas mal dans les écoles de commerce ( en générale privée) ; ou à l’étranger.

          La vie est plus forte que la mort. Les intellectuels de gauche sont en train d’achever de tuer notre école et notre culture, mais comme l’écrivait Malraux, « la beauté des cultures morte appelle aux plus belles renaissances... »

          Quelque part, dans une école hors contrat, des enfant sont en train de jouer « pauvre Bitos » ou « les bons bourgeois... » De beaux exemple de ce que sont vraiment les crétins populistes. Dans le jargon actuel, on dirait du reste BOBO. Les gens incultes qui peuplent notre système scolaire et universitaire au slogan populiste de les riches paieront. Dans le jargon de l’époque on disait les capitalistes, les juifs ou les nobles. « égalité pour tous et mes enfants d’abord » ; Bel bande de tartuffes, qui ne survivent à la montée du niveau que grâce à leur emprise bureaucratique.

          Cela ne devrait pas durer éternellement. Pour une raison principale : leurs gosses veulent profite pleinement de leur nouveaux privilèges. Macron est le Poutine de la perestroïka des enfants des bureaucrates français. « progressisme et stock option » LGBT et dénonciation de illettrisme des travailleurs.


          • chantecler chantecler 1er juin 11:41

            @eric
            Je trouve votre avis un peu excessif et tronqué .
            ...
            J’ai apprécié l’article de B. Dugué qui parle (enfin ?) un peu de lui .
            « Fendrait il un chouïa l’armure ? »
            ...
            Effectivement sous le vocable « populisme » on peut trouver beaucoup de définitions .
            Au fait en quoi Poutine est-il « populiste » si j’ai bien compris ?
            En ce qui me concerne j’ai l’impression qu’il défend assez bien la majorité et les intérêts de ses concitoyens .(ce qui n’est pas le cas de beaucoup de dirigeants actuels )
            Ce qui lui est reproché pour la Tchétchénie actuellement ( la répression des homosexuels ) me rend perplexe .
            Comme si ce président pouvait être responsable de tout ,et ce dans toutes les républiques russes y compris les musulmanes .
            Mais il est de bon ton en occident de rejeter V. Poutine : pourtant rien à voir avec un J. Staline ... !
            Mais bon , nous avons besoin de gens à haïr, de désigner des monstres .
            Tant qu’on ne déclare pas une guerre ... !
            ...
            Et puis il y a un lobby homosexuel occidental , dit LGBT , qui commence un peu à me gonfler .
            Suffit de regarder un feuilleton US par exemple pour que systématiquement des femmes homo, bi soient mises en scène .
            La sexualité , comme la religion , est du domaine privé me semble t’il .
            Maintenant qu’il y ait des « fascistes » pour combattre ou attaquer telle ou telle catégorie bien évidemment rien d’étonnant .
            C’est comme pour le racisme .
            On retrouve des cons et des salauds partout .
            Et je ne suis pas certain que l’instruction ou la « culture » modifie la donne ...(après tout en Allemagne nazie on y pratiquait les pires exactions en écoutant du Mozart ou du Bach ou du Wagner .... !).
            ....
            A la justice de défendre les « minorités » et les abus sur la base des délits et des crimes .
            ....
            Si j’étais moins fainéant j’écrirais un article sur ce sujet .(Tolérance/ exhibition).
            ...

            NB : ce matin j’ai trouvé cet article qui m’apparaît intéressant :
            https://www.legrandsoir.info/lorsque-les-psychopathes-prennent-le-controle-de-la-societe.html
            Il me semble que le sujet a déjà été traité sur Agx .


          • Bernard Dugué Bernard Dugué 1er juin 11:48

            @chantecler

            Excellent le papier sur les psychopathes avec surtout le diagnostic sur l’absence de limites. C’est d’ailleurs la fixation de limites sociales qui crée les conditions de la civilisation comme l’a expliqué Elias. Mais les psychopathes se retrouvent dans la population avec les limites repoussées de l’Internet. On voit le résultat. Ici, les anonymes crachent mais je n’hésite pas à sortir mes gants de boxe. En d’autres lieux, des gosses se suicident à cause des psychopathes qui se sont créés dans les cours des collèges et qui n’ont plus de limites dès lors qu’un écran leur est donné

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès