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Accueil du site > Actualités > Société > Le vrai handicap est dans la tête des faibles !

Le vrai handicap est dans la tête des faibles !

L’acceptation de l’autre est déjà un calvaire pour certaines personnes. Comment faire alors lorsque cet autre est non seulement différent, de par sa religion, sa condition sociale, sa culture et sa langue, mais en outre il est jugé comme étant inférieur par ce qu’un défaut génétique ou un traumatisme irréversible l’a rendu incapable se prendre en charge de manière autonome. Là, plusieurs mécanismes d’autodéfense nous incitent à marquer une distance de cet être jugé arbitrairement « incomplet » à cause d’une tare dont il n’est souvent pleinement responsable. Et pour avoir bonne conscience et continuer notre bon chemin nous nous disons dans notre for intérieur (faible plutôt) qu’il mérite bien ce qui lui arrive et lorsque nous avons reçu une « bonne » éducation nous nous limitons parfois à lui jeter quelques pièces même quand il n’a rien demandé, avec parfois dans notre regard un attendrissement plus ou moins sincère, lorsque nous avons le temps de nous retourner...


L’un des sujets cruciaux qui me tiennent à coeur en ce moment est celui des handicapés que nous côtoyons partout quotidiennement, avec pour unique réaction dont nous faisons preuve généralement, un regard pitoyable et au plus un laconique "lah ikounfla3wane" (que Dieu leur vienne en aide), prononcé sans conviction du bout des lèvres, comme pour exorciser ce malheur qui les touche et l’éloigner de nous, qui nous croyons indemnes.
 
Or l’expérience montre souvent que la dernière chose dont pourrait avoir besoin un handicapé, sans distinctions ; est bien ce regard pitoyable que l’on porte sur lui. La seule chose qu’ils demandent au contraire, selon ceux que j’ai eu l’honneur de connaître est d’être traités en égaux et de traduire ce traitement égalitaire en actions concrètes, visant à rendre leur vie plus acceptable par un emploi décent respectant leur différence, des accès facilités aux lieux publics et par des actions de sensibilisation de ceux qui se croient "normaux" vis-à-vis de leur infirmité et la façon adroite de se comporter avec eux sans hypocrisie et sans regard faussement pitoyable.
 
S’agissant justement de la facilitation de l’accès aux lieux publics, j’ai eu l’occasion , de par mon travail d’enseignant, de remarquer qu’au niveau du lycée des élèves unijambistes étaient obligés de monter les escaliers avec leurs béquilles, tout à fait comme les autres, sans aucune considération pour leur infirmité, alors qu’une simple décision administrative aurait suffi pour que les cours de ces élèves se passent toujours dans des salles du rez-de chaussée. Cela leur aurait fait comprendre par des actions tangibles que leurs frères bipèdes les considèrent comme des êtres dignes d’intérêt et de respect.
 
D’un autre côté l’unique association, qui se dit active dans ce domaine, brille malheureusement par son absence, son local reste désespérément fermé alors que beaucoup reste à faire sans avoir besoin des subsides derrière le manque desquels on se cache généralement pour justifier cette absence d’activités. Des rencontres entre handicapés pour échanger leurs impressions, leurs expériences, leurs réussites et leurs échecs seraient des moyens peu onéreux de leur faire sentir leur importance et de sensibiliser les "normaux" à leur situation, dans une société qui continue à considérer le moindre handicap comme une punition divine et donc méritée. Pourquoi donc ce genre d’association se limite-t-il à remplir le carnet d’adhésion puis se hâter de fermer et de mettre la clé sous le paillasson ? Et puis n’y a-t-il pas un organisme de tutelle pour superviser les activités des associations au niveau local et les admonester verbalement au besoin ou de les interdire systématiquement, au cas où il se révélerait qu’elles sont d’inutilité publique, ou pire encore qu’elles occupent un terrain que d’autres pourraient investir et y être plus performants ?
 
A bon entendeur, amen !
 

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39 réactions à cet article    


  • Relladyant icare 27 juillet 2009 10:49

    La seule chose qu’ils demandent au contraire, selon ceux que j’ai eu l’honneur de connaître est d’être traités en égaux et de traduire ce traitement égalitaire en actions concrètes, visant à rendre leur vie plus acceptable par un emploi décent respectant leur différence, des accès facilités aux lieux publics et par des actions de sensibilisation de ceux qui se croient « normaux » vis-à-vis de leur infirmité et la façon adroite de se comporter avec eux sans hypocrisie et sans regard faussement pitoyable.

     

    >> Un peu contradictoire : « ils veulent être traités en égaux », mais « accès facilités », etc... Dans ce cas ils ne sont plus traités en égaux, car dès lors qu’on met en place des installations facilitant X ou Y, on a une démarche ciblée pour compenser les faiblesses d’individus.

    Il est devenu scandaleux de dire qu’un aveugle ne voit pas, ou qu’un paralytique ne marche pas, il faudra bien s’y faire un jour et laisser tomber cette hypocrisie neu-neu qui consiste à dire « mais non ils sont exactement pareils ».


    • Az. boufous. Boufous aziz 27 juillet 2009 18:02

      Je ne pense pas qu’il y ait de contradiction ,faciliter l’accés de certains lieux primordiaux aux handicapés n’est pas la même chose que de privilègier une personne saine !
      concenant votre dernière phrase,non seulement ils sont pareils mais certains d’entre eux sont bien meilleurs que des gens « normaux »


    • bernard29 bernard29 27 juillet 2009 10:54

      rien compris. parce que je suppose que votre article se veut être humaniste ( excusez moi donc pour ces remarques) . 


      1) vous avez un regard pitoyable ou vous les regardez avec pitié. ? ou voulez vous dire qu’un regard de pitié est un regard pitoyable ?

      2) « Si le handicap est plus dans la tête », pourquoi voulez vous installer les classes au premier étage ?

      3) Si l’association dont vous parlez dans le dernier paragraphe est dans votre lycée , c’est peut être aussi à vous de réagir !! au lieu d’attendre comme vous le dites ici : « Et puis n’y a-t-il pas un organisme de tutelle pour superviser les activités des associations au niveau local et les admonester verbalement »


      • Az. boufous. Boufous aziz 27 juillet 2009 18:11

        1) C’est clair pourtant ! L’idée directrice de l’article est qu’il ne faut pas les regarder de manière pitoyable,mais en égaux.
        2)« Le handicap est dans la tête » veut dire que c’est notre façon de voir et de traiter ces personnes qui est handicapée !Il faudrait changer notre façon de les voir et de nous comporter avec eux.Quant aux classes au rdc cela rejoint logiquement cette idée ,il faudrait que les handicapés puissent accéder facilement à leur classe de cours et un directeur qui n’agit pas dans cette optique est le vrai handicapé« mental » !
        3)Non cette association n’est pas dans le lycée mais dans ma ville,et je voulais seulement attirer l’attention sur son inaction.


      • jakback jakback 27 juillet 2009 11:18

        Dommage, l’intention est louable, mais le trait est forcé et confus.


        • Az. boufous. Boufous aziz 27 juillet 2009 18:13

          Trait forcé ,ça dépend du degré de sensibilité quant à la confusion soyez plus clair !!


        • Az. boufous. Boufous aziz 27 juillet 2009 19:18

          Merci quand-même pour l« intention » !(lol).


        • Forest Ent Forest Ent 27 juillet 2009 11:23

          « lah ikounfla3wane » « amen » « l’unique association, qui se dit active dans ce domaine »

          Euh ... vous parlez de quoi ? C’est une info locale ? Où ça ?


          • Az. boufous. Boufous aziz 27 juillet 2009 18:15


             - oui info locale il s’agit de la ville e Goulmima ,au sud-est du Maroc,vous connaissez ?


          • Forest Ent Forest Ent 27 juillet 2009 22:25

            Non désolé. C’était juste pour comprendre la portée de vos observations. S’agit-il d’un constat local ou bien de dimension nationale ?


          • Az. boufous. Boufous aziz 29 juillet 2009 03:51

            Bonjour !

            Excusez mon retard de réponse dû au fait que je n’ai pas remarqué votre deuxième question.
            oui c’est local mais malheureusement facilement généralisable à bien des pays et pas seulement sur le plan national.

          • dom y loulou dom 27 juillet 2009 12:52

            moi c’est l’intention de l’article que je trouves douteux.

            c’est quoi votre problème ?

            La société ? les handycapés ? Le regard sur eux ? Il faudrait mieux les respecter ? les associations... lesquelles ? de quoi vous parlez hormis votre besoin de vous démarquer chez les dits « normaux » ?

            Vous n’avez as encore compris que chacun a ses handycaps, que ceux-ci sont tellement mutiples quîls justifient sept milliards d’êtres sur terre pour se compléter ? Les uns ont des handycaps physoiques mais la plupart souffrent psychiquement d’une manière ou d’une autre tant que la présence des anges déchus pourrit encore le mental des aom sur terre..

            Vous vous croyez normal ? Je vous pose la question, non pas pour vous agresser, mais parce que ce serait un grave signe de vrais, gros handycap là.

            Ce dont l’être « différent » a besoin est de la reconaissance des autres de LEUR PROPRE différence, de leur unicité, parce que c’est en cette reconaissance-là que disparait le handycap, mais apparait comme une qualité, une sensibilité, une perspective particulière, oui des aptitudes en somme différentes, un être complet avec ses défauts et ses qualités.



            le miroir n’est jamais loin avec les handycapés d’où leurs difficultés avec des gens qui se croient normaux et qui cherchent partout leur maladie comme si c’était le saint graal.

            Et s’il n’y a pas de normalité il n’y a pas de handycap, seulement beaucoup d’êtres qui souffrent et qui ont besoin de s’entraider.


            • Az. boufous. Boufous aziz 27 juillet 2009 18:36

              Vous avez bien compris ,tout se résume dans votre premier mot « la société » pas besoin des autres.Oui il faut changer le regard porté sur eux.
              Je sais trés bien que la vie sur terre est basée sur la complémentarité et ça ne contredit nullement l’idée de l’article,il faut se compléter et non se détester ni considérer qqn comme inférieur juste parce qu’il a perdu la vue ou bras des suites d’un accident..C’est d’ailleurs ce que vous dites vs même à loa fin de votre billet en gras.
              Non je ne me crois pas normal ,la normalité est bien relative,ni vous ni moi ne le sommes à 100% !


            • Relladyant icare 27 juillet 2009 13:12

              J’ajouterai que le titre de l’article est comique : dans la tête des faibles se trouverait « le vrai handicap ». C’est une façon très péjorative de parler du handicap que de l’employer à l’encontre de celui qu’on juge crétin...


              • Az. boufous. Boufous aziz 27 juillet 2009 18:55

                ça c’est vous qui le dites ! je n’ai jamais traité un handicapé de crétin ni l’ai non plus jugé comme tel !
                Le titre veut dire que le vrai handicapé est celui qui n’est pas capable de comprendre la différence de l’autre et se considère « normal » rien que par ce qu’il a un bras de plus !


              • easy easy 29 juillet 2009 18:34



                Je partage la réflexion d’Icare.

                Je vous assure Aziz, vous vous êtes lancé sur un terrain très glissant et de très mauvaise manière.

                Lorsqu’on dit "Le vrai handicapé est dans la tête des faibles (Ou dans la tête des valides faut-il comprendre n’est-ce pas ?) on dit une énormité, forcément gratuite et dont l’effet ne peut être que désastreux.

                Il y aurait donc au départ, un gus disposant de tous ses membres (Ce que, sauf erreur de ma part, tout invalide ne peut qu’envier) et que je nomme, moi, valide.
                Mais pour vous, parce que ce valide se réjouit de l’être et se protège de l’angoisse de la mort ou du handicap en l’ignorant (De même qu’un individu normal n’a pas trop envie de passer ses vacances dans un cimetière) le voilà désigné comme étant handicapé, mais alors vraiment handicapé contrairement aux vrais handicapés qui ne sont donc que des faux handicapés. C’est bien ça Aziz ?
                Bin ça va leur faire une belle jambe d’apprendre la nouvelle, à vos unijambistes.

                Plus ya de fromage, plus ya de trous et plus ya de trous moins ya de fromage donc plus ya de fromage, moins ya de fromage Youpi ! Quelqu’un n’aurait pas un entonoir de libre ?


                Vous savez quoi Aziz, vous devriez ouvrir une agence se consacrant à délivrer aux valides des cartes de vrais handicapés pour qu’ils puissent stationner gratos et aux invalides des cartes de faux handicapés.pour qu’ils puissent piloter des avions. Et cela avec des séances de training intensif pour convaincre, le lundi, les valides qu’ils sont de vrais handicapés et les handicapés qu’ils sont de faux handicapés. Puis, le mardi, vous vous employez à convaindre les valides devenus handicapés, qu’en fait ils sont maintenant de faux invalides et que les vrais invalides sont les anciens invalides qui se mettent à croire qu’ils sont devenus vraiment valides.
                Pour le programme des jours suivants, je vous laisse poursuivre sur la même pente, je vous fais confiance

                Partant de l’absurde, on en vient forcément à procéder d’apagogie


              • Lapa Lapa 27 juillet 2009 14:20

                Votre article est loin d’être clair.

                Je suppose que vous parlez de faits locaux au Maroc mais bon, on n’en sait rien !

                Pas très explicite ni sur les idées, ni sur ce qui se passe, ni sur ce que vous pensez ou préconisez... bref c’est confus.


                • Az. boufous. Boufous aziz 27 juillet 2009 19:09

                  Oui je parle de faits locaux ,mais qui sont généralisables à bien des pays « développés ».
                  Pour ce qui est des idées on ne peut pas être plus clair : Le regard des gens devrait changer vis à vis des handicapés,les associations devraient s’engager plus .Quant à ce qui se passe c’est la même question posée autrement !C’est la même chose pour la suite de votre billet,des questions identiques se répètant autrement ,qui est le plus flou ? Je vous le demande !


                • Rollyboy Rollyboy 27 juillet 2009 19:10

                  Je dois avouer que cet article m’a beaucoup intéressé. Serait-ce dû au fait que je sois moi-même un handicapé physique dont la cause est le tristement célèbre Thalidomide ? Serait-ce plutôt par certains éléments qui m’ont rappelé quelques anecdotes qui sont de loin pas tellement agréables en mémoire ? Ou encore par l’ensemble des idées qui, malgré une grande confusion dans vos propos, peuvent amener les lecteurs et lectrices à se questionner sur la situation que certaines personnes handicapées, je dis bien « certaines », doivent faire face ? Je dirais que c’est un peu à cause de tout cela que j’ai décidé de vous répondre.
                  J’ignore comment les personnes handicapées vivent leurs « différences » en Europe ou dans les pays autres que le Canada. Mais, au Canada, les politiques gouvernementales ont misé sur l’intégration tant professionnelle que sociale des individus vivant avec une situation d’handicap. Bien entendu, notre société a subi l’influence de l’École de Boston du début des années 1970 qui préconisa un changement drastique à l’égard de ces personnes. Celles-ci passèrent donc du rôle de « victimes » à celui de « sujets » ayant des potentiels à développer mais aussi des droits, à ne pas confondre avec des privilèges, dans le but de pallier aux carences résultant de leurs déficiences physiques.
                  En ce qui regarde les lieux de culture, de formation scolaire, sportif et tout autre endroit ouvert au publique, tout est mis en place afin d’y facilité l’accès. En est-il ainsi au Maroc ? J’en doute sérieusement et cela m’attriste de l’apprendre car les barrières de la différence ne peuvent être pleinement abattues que par le biais de la connaissance et de l’ouverture de soi et des autres qui vivent dans la même société.
                  En terminant, je propose à vos gouvernants de s’informer auprès du Canada et plus spécialement au Québec, pour connaître les politiques et les services offerts aux personnes handicapées. Ils auraient beaucoup à apprendre.
                  Votre intention est certes louable mais la confusion qui règne dans votre article en gâche la portée. Bon courage à vous.


                  • Az. boufous. Boufous aziz 27 juillet 2009 19:34


                     Malheureusement comme vous l’avez pressenti ,beaucoup de pays ,dont le Maroc ,n’ont jamais entendu parler de l’école de Boston ,ni encore moins subi son influence.
                    La confusion de mon texte viendrait je suppose du fait qu’il a été écrit dans une optique simple mais pas simplificatrice et vous avez si bien saisi cela en parlant de «   l’ensemble des idées qui, malgré une grande confusion dans vos propos, peuvent amener les lecteurs et lectrices à se questionner sur la situation que certaines personnes handicapées, je dis bien « certaines », doivent faire face ? » .Mon objectif premier n’était pas de proposer un « lourd » article moralisateur et difficile à digérer,au contraire je voulais proposer quelques idées simples susceptibles de faire réfléchir sur la situation des handicapés dans mon petit village.
                    Merci pour vos propositions et je souhaite qu’il en soit tenu compte !


                  • fred 27 juillet 2009 21:51

                    Merci @ l’auteur d’attirer notre attention sur ceux qui souffrent de maladie ou du grand âge.


                    • easy easy 28 juillet 2009 00:50

                      Bonjour Aziz,
                      Comme d’autres je trouve que vous vous lancez dans une croisade de la plus mauvaise manière qui soit.

                      J’aimerais beaucoup papoter sur le mot « pitié ».
                      En gros, je trouve que ce sentiment qui serait le plus beau des sentiments (Il me semble que c’est l’unique sentiment que nous espérons de Dieu) a été corrompu.
                      J’ignore pourquoi il est devenu synonyme de mépris (A-t-on idée de supplier Dieu de nous mépriser ?« . Mais je pose l’hypothèse que si nous espérons bien de Dieu qu’il ait pitié de nous (en tous cas quand on est en perdition ou en galère) nous voyons d’un mauvais oeil qu’un autre gus puisse, en éprouvant cette même belle pitié, se retrouver finalement sur le très enviable trône divin.
                      Bon laissons là ce mot »pitié« (Pour ma part, je ne crois pas en Dieu, je n’espère donc rien de lui mais j’espère souvent de la pitié de la part des autres gus qui m’entourent ou qui entourent ceux que j’aime, même de loin)
                      En ce sens, je dirais que tout un chacun espère de la pitié de la part de ce presque Dieu qu’est la Société mais pas de la part d’un individu en particulier. car une telle dépendance à une personne serait trop humiliante


                      Passons à ce problème concret que vous évoquez concernant l’unijambiste et les étages du lycée. 
                      Je suis béat d’admiration devant le prodige que font chaque année les directeurs des établissements scolaires qui parviennent peu ou prou à organiser les classes, en fonction des locaux, des profs, des programmes, etc. Leur demander d’ajouter le paramètre »handicapés" me semble folie...A moins qu’ils veuillent bien s’y atteler volontairement, ça va de soi.

                      Concernant un lycée où il n’y aurait que des classes toutes bêtes avec des tables, des chaises et un tableau noir, OK, on devrait arranger le cas des élèves unijambistes en ples plaçant au RDC..
                      Mais concernant les établissements où il y a des classes spécialisées et en particulier des salles de sciences, ouille !
                      Il est généralement impossible d’installer des salles de sciences en RDC. Il y a des fluides à faire passer sous les paillasses, donc sous le plancher. Et sous le plancher des RDC il y a soit un très inaccessible vide sanitaire soit de la pleine terre.
                      Monter tout le nécessaire pour les travaux scientifiques sur un, deux voire trois étages, est fatigant pour le personnel laborantin mais pour des raisons de sécurité aussi, il vaut mieux placer ces salles le plus haut possible.
                      Etant alors entendu que l’établissement doit disposer d’un ascenseur réservé aux laborantins et aux handicapés (Ces salles ayant toujours une paillasse basse spéciale pour chaise roulante. En France en tous cas)


                      Autre chose.
                      Déjà sous Saint-Louis, il n’était pas de bon ton, il était même nuisible de ne pas aider un peu les handicapés. Faute d’un minimum d’aide ou de bonne pitié, un handicapé doit obligatoirement devenir agressif pour survivre.
                      L’hôpital des quinze-vingt a été créé rien que pour gérer de façon plus positive les nombreux aveugles. De même Louis XIV a fini par accepter l’idée de construire les Invalides pour y loger les invalides de ses nombreses guerres qui, jusque là, agressaient les gens dans la rue ou dans les monastères où l’on cherchait à les placer.

                      Sans aucun doute, une société, surtout quand elle est riche ou plus riche que d’autres, dot consacrer une partie de ses moyens pour soulager un peu, la misère des misérables en tous genres et de toutes catégories. Mais soulager un peu ne veut pas dire qu’elle doit placer des ascenseurs tous les 20 m. Elle se ruinerait. Une société ne peut qu’aider un peu ses handicapés. 

                      Or plus un handicapé est lourdement handicapés, plus il aurait besoin de bonne pitié sociale, plus il coûterait cher. Dans une société qui se dévouerait trop à ses handicapés, un unijambiste -qui pourrait produire autant de richesses qu’un valide total s’il pouvait suivre des cours- se verrait privé d’ascenseur au motif qu’il y a 10 000 débiles profonds totalement improductifs à prendre en charge 24h/ 24

                      C’est le moment de rappeler que Ray Charles n’a jamais reçu quelque aide que ce soit et que Louis Braille (aveugle dès l’âge de 3 ans) sans aucune aide sociale, est parvenu à aider d’autres aveugles en inventant un moyen pour qu’ils puissent tout de même accéder à la connaissance.

                      Enfin, à moins que toi, tu encourages ta fille à se marier avec un phénylcétonurique, ton fils à épouser une aveugle, ne t’étonnes pas que toute personne handicapée, même d’un seul nez trop long, soit déconsidérée en l’endroit de son physique. A charge alors pour elle de compenser, tel Cyrano, ce désavantage par quelque autre charme sur un autre plan.

                      La déconsidération que subit une personne diminuée est tout à fait normale. Cette déconsidération peut et doit être tempérée par l’esprit de la charité (qu’on ne trouve pas partout sur la planète). Mais dire qu’une personne sans jambe ni bras a la même valeur qu’une personne aussi intelligente mais avec tous ses membres c’est mentir ou dénier quelque chose.
                      Si des parents pleurent en apprenant que leur nouveau-né est handicapé, c’est qu’ils savent très bien qu’il est dévalorisé...à priori en tous cas. 
                      Parfois, des handicapés ont pu dépasser des valides sur certains plans et ils auront alors été reconnus. Mais ce surpassement dépend des performances ou des volontés personnelles, non des aides ou de la compassion.


                      • sissy972 28 juillet 2009 01:23

                        Bonsoir,
                        Heureusement qu’il est très tard et que personne ne lira votre commentaire !!!!!
                        C’est affligeant de bêtise et de méchanceté.
                        Un être humain « normal » avec tout au bon endroit aurait plus de valeur que celui né sans membres. Que ne faut-il pas lire ??? C’est quoi la valeur pour vous ???? 

                         


                      • Az. boufous. Boufous aziz 28 juillet 2009 02:48

                           Je ne sais pas pourquoi vous avez besoin de dénigrer ma croisade pour faire place à la votre qui va dans le sens contraire et avec des inepties en plus !

                        Justifier le mépris des personnes malades rien que parce qu’on est apparemment en bonne santé est d’un sadisme intolérable.Les personnes diminuées physiquement coûtent cher à la communauté oui c’est vrai ,mais pas plus cher finalement que ceux qui ne produisent rien avec leurs quatre membres et leurs cinq sens intacts.
                        Dire que « la déconsidération que subit une personne diminuée est tout à fait normale » Hitler devait penser la même chose un peu mieux enveloppée sans doute !En plus cela participe d’un manque total d’humilité !Ne vous êtes vous donc jamais dit que vous pourriez en une fraction de seconde être du mauvais côté de la chaise roulante ? Ou bien croyez vous que le fait de marcher sur vos deux béquilles en chair et en os est un abonnement irreversible à vie ?
                        Concernant votre dernière phrase : « Mais ce surpassement dépend des performances ou des volontés personnelles, non des aides ou de la compassion. » Vient ,contrairement renforcer mon idée et non la contredire ,puisque je me suis prononcé contre la pitié et pour la prise de conscience de l’égalité .
                        Finalement c’est ce genre d’article argumenté en apparence ,mais aussi fragilisé par des prises de position à l’emporte pièce que je voulais éviter pour avoir circoncis mon article pour ne pas avoir à dire des choses et leur contraire ,faisant mien l’adage qui dit que trop de raisonnement tue le raisonnement et j’ai coupé sans aller jusquà l’amputation (lol) !


                      • easy easy 28 juillet 2009 15:41


                        Imaginez bien que j’avais prévu vos réactions.
                        Je connais par coeur ces réactions de déni. « Quoi ? une personne sans membres vaudrait moins qu’une personne valide ? C’est scandaleux ! »
                        On l’aura entendue des millions de fois cette réaction.
                        Mais au fait, pourquoi l’aura-t-on entendue des millions de fois ?
                        Parce que constamment, ce que vous appelez « la bêtise crasse de la majorité des gens », énonce le plus naturelement du monde qu’il VAUT (du verbe VALOIR, lié au substantif VALEUR) mieux être valide qu’invalide (Etant entendu que nous sommes tous au moins un peu invalides quelque part ; étant entendu aussi qu’une maladie s’espère transitoire ; étant entendu enfin qu’on peut être à la fois sans jambes et idiot car toutes les combinaisons de chances et de malheurs existent)

                        Il est bien logique que ceux qui ont à se débrouiller avec un handicap protestent à l’énoncé de leur dévalorisation. Et face à leur révolte, les plus valides qu’eux se taisent, leur laissent l’os à ronger (Par bonne ou par mauvaise pitié ? Je ne sais pas). Cette réaction concerne évidemment les visiblement handicapés eux-mêmes mais aussi leurs géniteurs, leurs proches, bref, ceux et celles qui leur sont liés, y compris ceux qui vivent d’un métier lié au handicap. C’est logique et c’est bien ainsi.
                        A côté de ceux qui ont « de bonnes raisons » de s’indigner devant la notion de VALEUR, il y en a un bon paquet qui ne sont pas exactement concernés par un handicap, du moins à première vue, mais qui croisadent en faveur des handicapés. Que font-ils là ? A mon sens, ils souffrent d’un handicap invisible ou dénié. On ne prêche jamais que pour sa paroisse

                        Derrière tout cynisme, il y a une vérité intéressante d’énoncée (Sans cela, le cynisme ne serait jamais conséquent, n’aurait jamais fait parler de lui)

                        J’ai un enfant handicapé et j’ai vécu les affres de tous les parents d’enfants handicapés,
                        Il va de soi que notre famille s’est mobilisée pour réduire sa perte de valeur. Par son courage, ses talents propres, cet enfant a développé des charmes ou attraits qui font qu’à nos yeux, il vaut plus que certains valides. Mais je pense n’avoir pas le droit de dénier la vérité. Si son handicap invisible était visible (Par exemple s’il l’affichait sur son front) il perdrait bien des places dans le classement de valeur des gens (Et les gens c’est quelque chose, ce n’est pas n’importe quoi, c’est fait de gens raisonnables et sensés aussi) Si son handicap était affiché, on ne lui confierait pas les commandes d’une entreprise, d’un avion, d’une mission spatiale, d’un gouvernement, son choix de partenaire conjugal sera limité, etc. (Cette restriction est-elle un Bien ou un Mal ? Je ne me prononcerai pas, pas tout de suite en tous cas)


                        A vous qui poussez des cris d’orfraie quand je parle de valeur, vous en voyez beaucoup des individus qui sont myopes et qui ne souffrent pas que cela se remarque ? Vous en voyez beaucoup des analphabètes se vanter de leur handicap ? Vous en voyez beaucoup des gens qui sont diabétiques et qui l’affichent ; qui sont schizophrènes et qui l’affichent ; qui sont leucémiques et qui l’affichent ; qui sont incontinents et qui l’affichent, qui ont de l’acné et qui ne se sentent pas diminués ?

                        Pourquoi vous vaccinez-vous ?

                        Tout ce que l’on peut cacher de ses handicaps de tous ordres, on le cache et dire le contraire c’est grotesque. Dire qu’un handicap ne diminue pas la valeur d’une personne est puéril. Etant toujours entendu que des handicapés en tous genres ont parfois su apporter au Monde quelque chose de précieux qui n’aura pas été reconnu de leur vivant : Je pense ici à Vincent Van Gogh. Etant entendu aussi que certains handicapés en tous genres ont été très précieux aux yeux d’au moins une personne, ce qui est déjà magnifique : Je pense ici à Virginia Wolf que son mari adorait malgré ses crises.


                        Une fois posé le fait qu’à priori, un handicap, une maladie réduisent la valeur d’une personne, que doit-on faire de cette moins value d’un point de vue social ?
                        Et bien je vois que certains de mes protestataires ont les idées bien mal placées. J’ai bien peur qu’ils projettent sur moi leurs propres arrières pensées honteuses. Citer Hitler au moment où je dis l’évidence de la moindre valeur à-priori d’un handicapé, révèle de bien sombres pensées. Il y en a donc ici qui font un lien entre dévalorisation et élimination.
                        [Je rappelle que sur ce site, on essaye de montrer qu’on peut réprouver le sionisme tout en ne trouvant rien à redire contre la religion juive]

                        Il a existé et il existe toujours des gens considérant qu’un individu doit être de valeur ou disparaître (Je me demande s’ils seraient capables d’appliquer à eux-mêmes leur concept). Je pense que ces eugénistes déclarés sont en fait peu nombreux. Je pense que la plupart des gens sont conscients qu’ils peuvent virer handicapés (ou chômeurs ou SDF) du jour au lendemain.
                        Mais pour ma part, en aucun moment, en aucun endroit, je n’ai évoqué le concept d’élimination. J’ai même cité plusieurs exemples d’handicapés ayant pu apporter aux autres, aux gens, à la société ou au moins à une partenaire conjugal, des richesses ou joies que bien des valides ne savent, ne peuvent ou ne veulent pas apporter.

                        Selon les exemples que j’ai cités, il n’était pas difficile de comprendre que je recommande donc au minimum la patience vis à vis de tout malade, de tout handicapé, de toute personne diminuée (déprimés et prisonniers inclus) . Ils sontde moindre valeur à priori et il faut être patient, espérer d’eux un surpassement quelque part. Il faut croire que les miracles peuvent se répéter de mille nouvelles manières.

                        Et si je préconise de la patience, cela veut bien dire que je considère qu’il faut, dans une certaine mesure, les aider ou en tous cas leur laisser la possibilité de faire des prodiges quelque part. J’attends des handicapés des surpassements qui m’épateront comme d’autres handicapés m’ont épaté.
                         (Quand je vois que des unijambistes courent plus vite que moi ça me fait forcément du bien, ça me rassure, ça me montre que perdre une jambe n’est pas si catastrophique que ça. Idem quand je vois une victime de la thalidomide tenir une fourchette avec ses orteils)

                        Mais c’est une chose de laisser à chacun sa chance, c’est autre chose d’imposer la mobilisation de toutes les énergies à la catagorie des diminués.
                        C’est une chose qu’une personne -selon ses disponibilités, selon son économie personnelle et ses motivations- donne ou consacre ce qu’elle veut d’elle à un handicapé ; c’est autre chose d’imposer à la collectivité une démarche handicapiste.



                        A l’instar de ce qui se passe dans une famille, il ne faut pas que le service aux handicapés mobilise toutes les énergies de la société. Trop de fratries ont souffert d’avoir été sacrifiées sur l’autel de la solidarité à un handicapé (Etant entendu là encore que certains disent avoir trouvé en cette humilité solidaire, une grande source de joie. Certains, pas tous)

                        Heureusement pour les Colomb, les Pasteur et autre Lavoisier, on n’est pas tous tenus à une humilité absolue. Elle peut être relative, circonstancielle mais elle ne doit pas être absolue. Il est donc abusif et diatoire d’invoquer à tout bout de champ le manque d’humilité des uns ou des autres pour imposer le concept handicapiste.



                        Sur un aure plan maintenant.

                        Les services aux malades et handicapés n’a cessé de croître depuis Avicennes.
                        Au fur et à mesure que notre société a augmenté ses dépenses de soutien aux diminués, il est apparu des diminués en tous genres.
                        Vous qui venez protester de mon cynisme en posant que les glandeurs profiteurs coûteraient plus cher que des handicapés en terme de dépenses sociales, vous n’avez pas l’air de piger que ce second groupe profite du courant de mansuétude vis à vis des handicapés physiques. Les paresseux se nourrisent au sein de l’handicapisme
                        (Etant entendu qu’un paresseux pourrait être considéré comme un handicapé mental si notre société perdait en cynisme et gagnait en compassion)

                        Victor Hugo citait le principe de la cour des Miracles où chacun s’évertuait à se déguiser en indigent pour profiter de la charité. Et bien aujourd’hui, de façon moins visible, une grande masse de gens, se déguisent en invalides pour profiter de la charité sociale.
                        Plus on aidera les handicapés lourds, plus les handicapés égers les envieront.


                        Tout étant lié, les choses en sont au point que bien des misérables de la planète envient le soutien que nous accordons à nos chiens et nos chats (Quand nous ne les abandonnons pas)
                        Comment un Nigérien affaibli par la seule malnutrition, par l’eau insalubre, par la malaria, pourrait-il ne pas regarder avec perplexité, la dépense que nous faisons en ascenseurs dans les collèges et lycées de France ?

                        Quand je parle de la VALEUR d’un individu, je vous offusque ?
                        Naïfs !
                        Hypocrites qui ne mariez pas vos enfants à des handicapés tout en prétendant ne pas faire de différence !

                        Lorsqu’à l’hôpital Saint Louis, on doit, avec une enveloppe budgétaire forcément limitée, choisir de dépenser 300 000 € pour sauver une vie par un traitement de type chimio+ greffe, un concile de médecins choisit parmi les 5 malades du plateau quel sera l’élu. Ils font un classement de priorités dans le plus grand secret.
                        Ils ne se voient évidemment pas discuter avec des gens comme vous de la VALEUR de tel ou tel malade. Ils n’en discutent évidemment pas avec les familles. Ils ne prononcent d’ailleurs jamais le mot VALEUR. Mais il est implicite.
                        Appelez leur classement comme vous voulez, moi je dis que c’est un classement de valeur (ou d’espérance ou de logique utilitariste ou de logique sociale...)

                        Etre cynique c’est gérer un choix budgétaire et médical (donc les énergies collectives) de façon cynique ou c’est dire les choses comme elles sont ?


                        Est-il normal de faire l’énorme dépense de la greffe d’un foie à une personne qui a grillé le sien en s’alcoolisant alors qu’on pourrait consacrer cette somme à sauver une personne ayant perdu un organe dans un accident dont elle ne serait pas responsable, par exemple ? 
                        Il n’y a pas une notion de VALEUR dans cet exemple ?
                         


                        D’autre part.
                        Réclamer de l’argent pour éviter à un unijambiste l’effort de grimper trois étages est abusif. C’est à cet unijambiste de réclamer (ou mendier) s’il en a envie. Le faire à sa place c’est souffrir du syndrôme de l’ambulancier ou avoir des arrières pensées bien plus égoïste qu’il n’y paraît.
                        Oui égoïste et manipulatoire. « Faites ce que je ne peux ou ne veux pas faire moi-même ».
                        Celui qui appelle « Les Autres » à contribuer à la dépense d’un ascenseur, devrait commencer par porter le cartable de cet écolier (S’il ledésire, ce qui est loin d’être acquis)
                        Ces manières de mendier par procuration me dégoûtent car elles cachent une hypocrisie, une volonté secrète de se faire porter soi-même par les autres.


                        Appeler à ce que les Autres paient, nous épargne de payer nous-mêmes.


                        Je crois quant à moi que tout organisme pensant -individu, famille, groupe, collège, tribu, société- doit consacrer une part de ses énergies, de ses richesses à la solidarité. Ne serait-ce que d’un point de vue intelligent « Un jour ça pourrait être moi ou mon enfant »
                        Est-ce que ceux qui braillent d’indignation avec leur clavier ont offert leur argent, leur temps, leur sang, leur moelle osseuse, leurs organes, leur dignité, leur confort, voire leur vie à qui que ce soit ? Sont-ils allés au bout de leurs dons possibles ?

                        Je connais la réponse à cette question. C’est NON.
                        Car il y a mille fois plus de braillards handicapistes que de donneurs de plaquettes.


                      • sissy972 28 juillet 2009 16:44

                        Bonjour easy
                        je tiens à m’excuser profondément si je vous ai choqué.
                        J’avais lu votre commentaire et j’avoue qu’il m’a fait bondir. J’ ai mal compris votre témoignage.
                        Puisque vous êtes parent d’un enfant handicapé, vous êtes mieux placé que moi pour comprendre la réalité de sa vie et de tout ce que cela implique ;
                        Mais ne croyez pas que tous les valides dont je suis ne peuvent comprendre la souffrance
                        de ceux qui ne le sont pas. 
                        Je déplore profondément le fait que la nature dévie lors de la « fabrication » du foetus.
                        je ne suis pas une femme exceptionnelle mais je sais avoir de la compassion et même des larmes de frustration lorsque je vois un enfant en fauteuil roulant ; 
                        Je vais réécrire ce que j’ai écrit hier soir et même si cela vous choque une seconde fois, je confirme le fait que pour moi un être humain égale un autre être humain.
                        j’ai réfléchi ce matin et je n’ai qu’un exemple à vous fournir c’est celui de stephen Hawkins astrophysicien et physicien qui a une maladie génétique mais qui a continué sa vie et a apporté sa contribution à la science malgré son très lourd handicap.
                        Ce qu’il faudrait changer surtout c’est la mentalité des valides dès leur plus jeune âge,
                        apprendre à un enfant à lire et à écrire c’est logique mais il faudrait aussi leur apprendre la réalité de la vie. Mais qui leur apprendra ??? Beaucoup de parents démissionnent de leurs simples rôle de parents. 
                        Notre monde moderne s’est inventé de nouvelles règles de vie : le paraitre et l’avoir l’air.
                        Je ne répond qu’à l’instant à votre message car sur mon ordinateur il est écrit 16h44 mais l’air de rien il n’est que 10h44 chez moi ;
                        Bonne journée 


                      • Az. boufous. Boufous aziz 29 juillet 2009 03:18

                        Bonjour . Au début je comprends votre indignation ,d’autant plus que vous êtes plus proche du problème et que vous le ressentez de manière plus vive .Cependant cela ne vous autorise pas à traiter les autres incidieusement de handicapés quoi que ce terme n’éveille en moi personnellement aucune sensibilité excessive du fait que nous devons tous être bloqués un peu quelque part.Et lorsque vous dites « A côté qui ne sont pas exactement concernés par un handicap, du moins à première vue, mais de ceux qui ont « de bonnes raisons » de s’indigner devant la notion de VALEUR, il y en a un bon paquet qui croisadent en faveur des handicapés. Que font-ils là ? A mon sens, ils souffrent d’un handicap invisible ou dénié. On ne prêche jamais que pour sa paroisse » avouez que cela frôle l’indécence.


                          De plus vous ne vous arrêtez pas là et vous continuez sur votre élan «  Et bien je vois que certains de mes protestataires ont les idées bien mal placées. J’ai bien peur qu’ils projettent sur moi leurs propres arrières pensées honteuses. Citer Hitler au moment où je dis l’évidence de la moindre valeur à-priori d’un handicapé, révèle de bien sombres pensées. Il y en a donc ici qui font un lien entre dévalorisation et élimination. » Je vous demande si la dévalorisation n’est pas une élimination tout au moins symbolique d’un monde ,celui des bien-portants,des intelligents,des valides et de nos jours il y a bien certains regards ou certains mépris qui ont plus d’impact(en terme de balistique) qu’une balle de Mauser derrière la nuque.

                          Plus loin « Celui qui appelle « Les Autres » à contribuer à la dépense d’un ascenseur, devrait commencer par porter le cartable de cet écolier (S’il ledésire, ce qui est loin d’être acquis) Ces manières de mendier par procuration me dégoûtent car elles cachent une hypocrisie, une volonté secrète de se faire porter soi-même par les autres. » là vous vous emportez et vous dépassez les limites parce que personne ici ne vous a demandé quoi que ce soit .Et je crois que le fait de lire que je rapportais des faits vécus au Maroc vous a fait fait faire une association d’idée malsaine qui vous a fait croire queje réclamais quoi que ce soit entre les lignes,ce qui est tout à fait faux .Je ne prêche pour aucune mosquée et je me rend compte avec désolation que l’occident n’est pas fait que de lumières en termes d’intelligence et que le parti-pris prend ue part importante dans votre façon « si vilisée » de voir les autres.Le tiers-monde a bien ses handicapés dont une grande partie a été causée par les guerres d’occupation et la colonisation ,en plus des déchêts chimiques de toutes sortes que les pays riches et « développés » ont eu la bassesse de transplanter dans leur terres par un sadisme maladif peu défendable,mais c’est là une autre page de l’Histoire.
                          
                           Rassurez-vous je ne vous demande pas la charité ,qu’elle soit chrétienne ou boudhiste,ne vous méprenez donc pas sur ce billet ,mon unique objectif est de lancer un débat auquel vous avez d’ailleurs merveilleusement participé,ce dont vous êtes pleinement méritoire ,mais je vous prierais de bien vouloir arrêter de faire vous même ce dont vous blâmiez vos interlocuteur à savoir projeter sur eux vos craintes et votre obsession.Et là,permettez que je vous renvoie au sens profond du titre de cet article.

                         En dehors de ces quelques impolitesses patentes ou latentes, votre texte contenait des reflexions ,qui ,une fois émises sans arrière-pensées méritent bien qu’on s’y arrête et j’y adhère sans retenue.
                         
                         Bon courage !

                      • Az. boufous. Boufous aziz 29 juillet 2009 03:33

                        « Est-ce que ceux qui braillent d’indignation avec leur clavier ont offert leur argent, leur temps, leur sang, leur moelle osseuse, leurs organes, leur dignité, leur confort, voire leur vie à qui que ce soit ? Sont-ils allés au bout de leurs dons possibles ? »


                        J’ai oublié le plus fort,mais là je me dispense d’un long commentaire et vous demande seulement :Qu’est ce que vous en savez ? 

                      • easy easy 29 juillet 2009 13:14

                        A Aziz,
                        Qu’est-ce que j’en sais ?
                        Rien Aziz
                        Je ne sais pas du tout si oui ou non, vous avez porté le cartable de cet unijambiste, je ne sais pas du tout si oui ou non vous avez donné vos plaquettes, votre moelle osseuse.
                        C’est bien pour cela que je pose la question. Car c’est bien une questions que je pose n’est-ce pas ? Alors pourquoi essayez-vous de faire croire que c’est une affirmation ? Paranoïa victimiste ?

                        Par contre, ce que je sais d’expérience, c’est qu’il y a 200 fois plus de donneurs de leçons que de donneurs de moelle osseuse


                      • easy easy 29 juillet 2009 14:42


                        A Aziz,

                        Je vous demande si la dévalorisation n’est pas une élimination, tout au moins symbolique du monde des bien-portants...de nos jours, il y a bien certains regards ou mépris qui ont plus d’impact (en terme balistique) qu’une balle de Mauser derrière la nuque

                        Cette association d’idée entre dévalorisation et élimination c’est vous qui la faites, c’est vous qui l’entrenez ici et peut-être ailleurs aussi.
                        Et je sais bien que vous n’êtes pas le seul en ce cas.
                        (Je connais ad nauseam cette formule consistant à comparer une réflexion désobligeantge à une balle dans la nuque mais elle est abusive, mensongère. Personne ne préfèrerait une balle dans la nuque à une méchante réflexion)

                        Pour ma part, il y a beaucoup d’objets dévalorisés que je garde quand même.
                        J’utilise mes voitures et je les entretiens indéfiniment. Elles ont clairement pour beaucoup une très failble valeur mais voilà, je fais avec. Je ne dis pas qu’elles ont de la valeur de façon absolue, je dis qu’à mes yeux, mes tacots ont de la valeur et je serais triste qu’on me les vole ou me les casse.
                        Ce que je dis là pour des objets pourtant remplaçables, je me dirais au centuple pour des personnes, pour des animaux, pour des plantes même.
                        Question de lucidité, je sais que je peux être tout à fait heureux en compagnie d’un ami misérable et borné à la musique et à la poésie (Donc réduit ou diminué ou handicapé aux yeux de certains qui ne trouvent aucun avantage à le fréquenter) Je peux donc dire qu’à mes yeux cet ami a une grande valeur.Je ne veux pas m’en passer ; il m’est cher, mais je ne peux pas dire qu’il a une grande VALEUR aux yeux de la plupart des gens (Pour eux, un champion de golf ou de foot aura plus de VALEUR, sera plus entouré, adulé, espéré etc.) 

                        Ma vieille voiture, cet ami misérable, je le sais, n’ont de valeur qu’à mes yeux ou aux yeux de peu de personnes. Pour la majorité des gens, ils n’en n’ont pas ; ma voiture n’est pas vendable ou difficilement vendable, mon ami n’est pas mariable ou difficilement mariable

                        Quand des parents découvrent que leur enfant est handicapé, ils pleurent, ils ne dansent pas (Vous danseriez, vous, Aziz ?) Ils pleurent parce qu’ils se retrouvent face à l’affreuse réalité de la dévalorisation conséquence du handicap. 
                        Reste qu’avec le temps, le courage, le talent et le travail, certains handicapés parviennent à reconquérir de la valeur et peuvent parfois crouler sous les demandes en mariage
                        Je trouve le critère de la demande en mariage très révélateur de la cote sociale réelle d’une personne et quand je dis VALEUR, je parle de cette cote de mariabilité (Mais on peut y associer la cote de responsabilités confiées : commande d’une entreprise, pilotage d’un Airbus, d’un paquebot, d’un Rafale, etc) 

                        Nous avons tous une cote sociale, une VALEUR sociale qui ne cesse de varier de jour en jour (Et là N ; Sarkozy vient de perdre quelques points, p’tet même aux yeux de sa femme)
                        C’est un fait, mais il convient, par décence, de le nier et de s’accrocer naïvement au concept d’Egalité. Non sans blaque, Aziz, tu prendrais un avion piloté par un tétraplégique ou un trisomique ? Tu confierais les commandes du pays à ton cousin illéttré du bled ? Tu monterais dans un car piloté par ma grand-mère de 98 ans ?


                        Oui, perdre de la VALEUR expose à la relégation, à l’abandon, voire à l’élimination. M’enfin il y a eu des gens de VALEUR qui ont été éliminés aussi Ted et JF Kennedy, Henri IV, Luther King, Marie Trintignant, Jean Moulin, Omar Mokhtar, etc.
                        Au fond, on risque sa peau, son élimination à tous les étages de la VALEUR. et pendant les guerres ou les révolutions, ce ne sont pas les invalides qui dérouillent le plus (D’où le fait qu’on se mutilait volontairement pour éviter de crever sur un champ de bataille)



                        Cependant, cela ne vous autorise pas à traiter insidieusement les autres d’handicapés quoique ce terme n’éveille en moi aucune sensibilité excessive du fait que nous devons tous être bloqués un peu quelque part.
                        Vous admettez donc ce que j’en disais, à savoir que les valides s’avèrent souvent être des invalides quelque part mais de façon moins visible. Nous voilà d’accord sur ce point.
                        Et il se trouve que je le dis. Comme c’est suffisamment vrai pour être dit, je ne vois pas pourquoi je n’aurais pas le droit de le dire.

                        Vous voilà en train de m’interdire de le dire tout en le disant vous-même et vous me l’interdisez non en votre nom (puisque vous précisez que ça ne vous gêne pas d’être traité d’handicapé) mais au nom des autres.

                        Et bien là encore, vous versez dans le syndrôme de l’ambulancier. Pin pon pin pon, bougez pas j’arrive à votre secours !

                        Je vous l’ai dit, je ne suis pas du tout certain que l’unijambiste sur lequel vous vous appuyez pour toucher la conscience de votre lectorat, apprécie cette démarche. Je suis prêt à parier qu’au contraire ça le blesserait qu’on mendie pour lui quelque chose qu’il a préféré assumer seul. Question de fierté bien comprise.

                        D’un autre côté, il est également vrai que pour cette même question d’orgueil, il convient que l’on plaide pour la cause d’autrui. Ainsi, l’abbé Pierre aurait eu raison de plaider la cause des misérables qui eux, fierté oblige, préféraient assumer en silence leur mauvais sort.
                        Faut-il ou pas plaiser pour d’autres ?
                        La question est délicate

                        Alors se jeter hâtivement dans une plaidoierie sans avoir bien pesé dans tous les sens, les tenants et les aboutissants, peut faire plus de mal que de bien (Et il se pourrait que SOS racisme fasse pire que bien, même si elle résout ici et là quelques points)
                        Sur ce topic, il semble que vous n’ayez pas réussi à mobiliser en faveur de cet unijambiste.

                        Plaider pour autrui et pro bono oui mais il faut au minimum le plein accord de cet autrui car il y a toujours un risque de retour de manivelle, il y a toujours un risque à s’exposer. On s’occuperait de très près du cas de cet unijambiste que vous utilisez ici, il serait forcément examiné de près, sous toutes ses coutures, des aspects rebutants de sa personnalité pourraient surgir et ...patatras, il sera mis à mal. 

                        Avouez que ça frôle l’indécence
                        Oui, je l’avoue.
                        Mais peut-être pas tant que ça puisque je ne suis pas encore censuré.
                        Il n’y a que l’indécence qui vaille d’être dite. La décence on la connaît par coeur et par avance. Tout ce qui se dit sur le ton de la décence, je le sais avant de l’avoir lu.
                        Sommes-nous sur un forum pour ronronner et dire que les nounours sont gentils ou pour dire quelque chose de neuf, de saillant, de pertinent, d’impertinent ?

                        Ici, on parle de guerre, on parle de pollution, on parle d’arnaques, on parle de meurtres, on parle de manipulations, on parle de racisme, on parle de violences, c’est décent ?


                        .


                      • easy easy 29 juillet 2009 16:30



                        A Sissy,

                        Vous ne m’avez pas choqué, c’est moi qui suis l’iconoclase de service. Vous ne me devez donc aucune excuse.
                        Le fait que j’aie un enfant handicapé (handicap invisible) me confère une expérience de terrain et je sais effectivement plus que vous ce qu’un handicap implique. Mais ça ne fait de moi ni un sage, ni un juste, ni un inspiré. Ma parole de vaut pas plus que la vôtre et peut-être même moins sur bien des plans.

                        Mais ne croyez pas que tous les valides dont je suis ne peuvent comprendre la souffrance de ceux qui ne le sont pas.
                        Je n’ai jamais cru cela, ni avant, ni après.

                        Mais comprendre c’est une chose (fort belle) l’intégrer c’est autre chose (Ainsi il faut avoir vécu l’exil ou la maladie ou la déchéance ou la prison ou la torture ou la gloire ou la fortune ou l’amour fou ou tout cela réuni pour l’intégrer dans tout ce que l’on pense, dans tout ce que l’on fait)

                        Je vais réécrire ce que j’ai dit hier soir et même si cela vous choque une seconde fois, je confirme que pour moi un ête humain égale un autre être humain 
                        Vous ne me choquez pas.
                        J’ignore encore ce que vous entendez par égale.
                        Si cela veut dire que vous accordez le même respect à tous, je pige et n’y trouve rien à dire
                        Si cela veut dire que vous accordez la même valeur à tous, je risque de ne pas piger.

                        Pour ma part, j’accorde le même respect à tous au sens du respect de la vie d’abord. Il ne me vient pas à l’idée de verser le sang ou des larmes de désolation à qui que ce soit (Volontairement du moins) Je touche du bois, je n’ai encore versé le sang de personne hormis lors de bagarres contre des jeunes qui m’agressaient pendant mon enfance au motif que j’étais à leur yeux un sale bâtard de traitre.
                        Mais je suis très loin d’accorder la même valeur à tous. Je tiens bien plus à mon chien qu’à celui du voisin et ma fille a bien plus de valeur que la vôtre, A MES YEUX.

                        Comme tout le monde, j’envisage que si ma fille a une valeur énorme pour moi, la vôtre en a une énorme à vos yeux. C’est par la considération de ce fait (souvent établi) que j’en viens à l’obligation de tout relativiser et à comoprendre autrui. Mais j’ai beau comprendre votre attachement énorme pour votre fille, la mienne reste ma préférée et je me battrai pour ma fille avant de me battre pour la vôtre. En toute réciprocité bien comprise.


                        A ce sujet, Gandhi avait tranché différemment en accordant à son neveu la faveur d’aller poursuivre ses études à Londres pendant que son propre fils devait se contenter de se débrouiller sur place, en Inde. Il y avait bien entendu une idée hautement altruiste de la part de ce grand sage. N’empêche que son fils a très mal vécu ce renversement et a fini clochard.



                        Je n’ai qu’un exemple à donner, celui de Stephen Hawkins
                        Vous cherchez à montrer que des handicapés peuvent surperformer et ressortir VALORISES aux yeux d’une majorité de gens ?
                        J’en prends acte. Pour ma part j’en avais cité trois et je pourrais en citer cent.
                        Cela dit, je tiens à dire que si certains handicapés ont pu offrir à la masse, quelque chose de riche, leurs proches n’ont pas eu que du miel à déguster.
                        L’exemple de Virginia Wolf est parlant. Autant nous trouvons tous un immense plaisir à la lire, autant son mari l’aimait beaucoup, autant elle lui faisait subir par moment un véritable enfer. Au point qu’elle a pris lé décision de se suicider pour ne pas imposer davantage ses crises à son mari bien aimé.

                        Il y a quelques films qui savent nous montrer comment un trisomique ou mongolien est attachant. OK. Bravo pour la manipulation.. Mais il faut aussi avoir la responsabilité de sa vie et passer son temps à laver ses déjections pour apprécier l’ensemble du tableau.



                        Notre monde s’est inventé de nouvelles règles de vie : le paraître et l’avoir l’air

                        De manière universelle, le problème entre les hommes, depuis la « Guerre du feu » de JJ Annaud, est de gérer l’intervalle entre vie et mort ce qui se traduit psychologiquement-moralement-socialement par dignité (ou autorité) et indignité.(ou ridicule)
                        Comme la mort est inévitable, tout est mis en oeuvre, partout sur la planète pour tenter d’enrober cette issue fatale par des artifices tendant à lui conférer tiout de même le plus de dignité possible. C’est parce qu’il y a paradoxe entre « mort » et « dignité dans la mort » qu’il y a tant de schémas possibles pour construire ces deux pôles. Au point qu’ici le suicide serait indigne quand ailleurs, il serait au contraire une preuve de dignité absolue


                        Dans une culture donnée (ou échue), nous avons tous à traiter avec cet intervalle (Car entre la vie et la mort, il y a mille et un état) Comme à tout état physique (beauté ou laideur incluse) il correspond un état psychologique (Par principe d’adaptation ou de correspondance, on ne se promène pas avec une mentalité de beau lorsqu’on est bossu) ces état psychologiques vont de la sensation de dignité à celle d’indignité (ou de valorisation à celle de dévalorisation)
                        Le glissement de V à D vaut moqueries et mépris, pendant que le hissement de D à V vaut acclamations et lauriers.

                        Tout se passe, chez tous les peuples du monde, entre ces deux pôles qui valent soit des éclats de rire quand un prince se vautre dans un escalier, soit des exclamations d’admiration quand un cavalier remporte une course.

                        La prétendue oppoition entre AVOIR et ETRE est un sophisme qui n’a de sens que pour notre peuple depuis quelques années et qui se joue de notre langue.

                        Ce qui est universel (Mais strictement social) est bien la problèmatique de cet intervalle entre la dignité et l’indignité.
                        Il va alors de soi, que nous entreprenons tous ce que nous pouvons pour rester au plus près du pôle de la dignité (En société en tous cas, car déjà en famille, les chemises tombent et les dentiers prennent le frais dans les verres)

                        Rien de cet acharnement à tenir le pôle de la dignité n’est anormal

                        Si le principe de cesdeux pôles est universel ;, la définition même des pôles ’est pas la même partout, loin de là et le jeu de chaque groupe de culture consiste à faire valoir ses pôles

                        Ici la dignité consiste à cacher notre caca mais toujours ici et à peine 3 siècles plus tôt le caca du roi était scruté de près par la cour
                        Ici et maintenant on porterait perruque pour dissimuler une infirmité capillaire ; toujours ici mais à peine deux siècles plus tôt, ne pas en porter était indigne.

                        Il va de soi que ceux et celles qui ne parviennent pas à se placer au pôle de la dignité validé par la majorité du moment, cherchent à faire prévaloir leur propre jeu de pôles.
                        En ce moment, ceux qui ne peuvent pas se payer de gros 4X4 en plus des autres grosses choses, ont beau jeu de faire valoir que la dignité consiste à les bannir. Ceux qui ne peuvent accéder aux hôtels particuliers de Neuilly essayent de démontrer que la dignité consiste à vivre à la campagne. Etc.

                        Le jeu des pôles existe depuis bien longtemps, il tourne.
                        Et tout ça est bien normal.





















                      • sissy972 29 juillet 2009 18:35

                        Bonjour easy
                        Honnêtement j’avais un peu d’appréhension de lire votre réponse.
                        Je vous remercie d’y avoir répondu ;
                        Je pense que vous vous seriez battu pour ma fille lorsqu’elle a été kidnappée une nuit de novembre 2007 par une bande de trois voyous. Vous ne les auriez pas laissés faire comme moi je me serais battue pour la vôtre si cela était arrivée ;
                        Stephen hawkins c’était un exemple comme un autre, je lis énormément donc je ressors de temps en temps mes connaissances 
                        Bonne journée 


                      • easy easy 29 juillet 2009 20:30


                        Bonsoir Sissy,

                        Novembre 2007 dites-vous ?
                        Ahhhh, novembre 2007 !
                        Et bien depuis septembre 2007, je donnerais ma vie pour sauver la moindre fille. Plus exactement, je m’efforcerais d’abord de la sauver puis d’en mourir.

                        Quelques semaines avant cette date fatidique pour nous deux ?
                        Et bien comme tout le monde, j’aurais sauté sur ma moto pour aller au secours de votre fille, m’étant préalablement assuré que la mienne était bien à l’abri. Et contrairement à aujourd’hui, j’aurais tout fait pour en sortir vivant. 

                        Comme quoi, en quelques heures, tout peut basculer.


                         


                      • Rollyboy Rollyboy 28 juillet 2009 04:07

                        « Or plus un handicapé est lourdement handicapé, plus il aurait besoin de bonne pitié sociale, plus il coûterait cher. » Ai-je bien lu ?! Heu ... Je rencontre quotidiennement des individus qui ont tous leurs membres et ayant une capacité au travail tout à fait intacte. Or, fait étrange, ce sont justement ces mêmes individus qui sont parmi les premiers à chercher leurs chèques d’allocation sociale et qui coûtent des millions chaque mois aux contribuables Québécois.

                        Je crois bien que les biens portants peuvent parfois coûter plus chers à l’État que bon nombre de personnes qui doivent faire face à des situations de vie hors de leurs contrôles. D’ailleurs, les handicapés physiques occupent dans plusieurs des cas, du moins au Canada, des emplois rémunérés dans la fonction publique.

                        Petite anecdote en terminant : Je me souviens d’une dame qui m’avait offert un billet de 20.00 $ dans un bus municipal. Dieu merci ! Je lui ai répondu poliment que son 20.00$ ne m’intéressait pas du tout.

                        Handicapé ? Certes. Con ? Absolument pas ! Profiteur de sa situation ? Encore moins.


                        • Rollyboy Rollyboy 28 juillet 2009 04:10

                          « Un être humain « normal » avec tout au bon endroit aurait plus de valeur que celui né sans membres. Que ne faut-il pas lire ??? C’est quoi la valeur pour vous ???? » Je répondrai simplement qu’il est souvent préférable de retenir de dire ce que l’on pense que de perdre son temps à discuter avec un mur, surtout que ce mur est celui de l’inconscience morale.
                          Sans rancune !


                          • easy easy 30 juillet 2009 00:33



                            A Rollyboy,

                            Si sur ce forum ; il ne faut s’exprimer que façon gendre idéal, j’ai tout faux.

                            Mais pour l’instant, tu vois, je ne suis pas encore censuré.

                            Je vais donc continuer à exprimer autre chose que du sirop de fraise.

                            Je vais te dire que tu es sur un nuage et que tu en descendras lorsque tu feras le décompte des filles bien foutues qui se sont intéressées de près à toi au point d’envisager de se marier avec toi, au point de faire des enfants avec toi.
                            Tu en descendras quand tu compareras ton décomptes avec celui de ton voisin de palier qui mesure 1,80, avec tous ses membres en bonne et due place, avec ses tablettes de chocolat à croquer et qui roule dans une voiture sans accessoire pour handicapés.
                             
                            A moins que tu chantes comme André Bocelli ou Suzan Boyle, par exemple.
                            A moins que tu peignes comme Toulouse Lautrec ou Van Gogh
                            A moins que tu écrives de la musique comme Ray Charles
                            A moins que tu saches gravir les montagnes comme Patrick Segal
                            En somme à moins que tu aies un talent extraordinaire par ailleurs.

                            Je poursuis en affirmant que pour autant, et même sans talent particulier mais simplement en étant de bon commerce, en étant agréable, en respirant la bonne humeur et l’amour, il n’est pas du tout exclu que tu puisses apparaître particulièrement précieux pour quelques personnes (Et cela suffit amplement à faire un bonheur, c’est même souvent l’idéal, je te le dis d’expérience mais tu en as peut-être déjà la preuve)

                            Pour ce qui me concerne, je préfère la compagnie des lucides, la lucidité c’est mon principal critère de sélection pour les relations. Pas la longueur des bras ou le nombre des orteils.
                            J’aime la compagnie de ceux qui me disent « Je trouve que le ciel étoilé est beau mais je reconnais que c’est par conditionnement, par besoin d’exprimer du sentiment, par besoin de ressentir une émotion pour me sentir vivre que je le vois ainsi »
                            J’aime Cyrano de Bergerac pour sa lucidité sur son nez. je l’aime car au lieu d’être dans le déni de ce handicap, il le pénisule. je serais une femme, je me laisserais tenter par un tel monstre de lucidité.

                            Mais à priori toujours, et pour la grande majorité des gens, ta préciosité ou ton prix ou ta valeur, appelle ça comme tu veux, est moindre que celle qu’elle aurait été si ta mère n’avait pas pris ce putain de médoc de confort. 








                          • Rollyboy Rollyboy 28 juillet 2009 06:18

                            Vous me donnez cher ami une irrésistible envie de vous faire partager une expérience personnelle qui m’est arrivé à Philadelphie en 1984 où des avocats peu scrupuleux se servirent de mon handicap physique pour s’enrichir à mes dépends. Toutefois, je dois éliminer les noms de ces deux crapuies de mon texte, qui est déjà écrit, avant de le publier sur AgoraVox. Vous saurez ainsi que parfois l’handicape physique peut être source de richesse pour certaines personnes sans moralité et peu d’estime de soi.
                            À très bientôt !


                            • Romain_ 29 juillet 2009 08:49

                              Bonjour Rollboy, dans un message précédent, vous avez éveillé ma curiosité en évoquant l’école de Boston et son influence dans l’inclusion progressive des personnes en situation de handicap dans la société. Pourriez-vous m’en dire plus ou me diriger vers des auteurs ou de la documentation à ce sujet ?


                            • sissy972 28 juillet 2009 16:53

                              Bonjour Rollyboy
                              C’est ma fête aujourd’hui !!! mais vous avez raison, ce n’est pas parceque je marche sans béquille que mon cerveau carbure a 176 de QI.
                              Je crois que je me suis sacrement mal exprimée hier mais je n’avais pas du tout compris le fond de la pensée d’easy à qui je viens de répondre.
                              Me croirez-vous si je vous dis que lorsque je regarde un homme ou une femme je ne vois qu’un homme ou une femme ????
                              Bonne journée

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