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Accueil du site > Actualités > Société > Lente dérive vers une « dictature molle » à la Française

Lente dérive vers une « dictature molle » à la Française

Depuis l’arrivée au pouvoir du président de la République, Mr. N. Sarkozy de Nagy-Bocsa, certains de nos concitoyens, des élus, des associations constatent avec inquiétude une multiplication de faits graves. Ceux-ci vont de propos présidentiels et gouvernementaux blessants à l’apparition d’une stratégie récurrente de division de nos concitoyens, de la manipulation et du contrôle de l’information à l’appropriation des moyens de l’Etat par des groupes d’intérêt ou des personnes, dont au premier rang, le Président de la République. Dans le même temps, les institutions publiques sont affaiblies, le système judiciaire est attaqué et mis sous pression, alors que des actions policières de plus en plus politiques sont souvent conduites avec une violence inutile, quand elles ne bafouent pas les libertés publiques. En route vers une « dictature molle » ! 
Il est important de réaliser que les « dérives » constatées aujourd’hui résultent d’un mode opératoire mis en place bien avant l’élection de Mr. Sarkozy de Nagy-Bocsa à la présidence, par exemple lors de sa campagne électorale et lors de ses passages dans différents ministères de la mandature de Mr. Jacques Chirac. Les lecteurs ont en mémoire les épisodes du « Karcher » et de la « racaille », propos que Mr. Sarkozy de Nagy-Bocsa avait tenus alors qu’il était ministre de l’intérieur, ou le qualificatif de « véritable mafia » utilisé lors des émeutes des banlieues alors que les renseignements généraux parlaient, eux, de « révolte populaire des cités ». 
 
Lors de la campagne présidentielle, de nombreux arguments présentés par le futur président reposaient sur une présentation dichotomique de notre société et de ses membres, sur une double stratégie de division de nos concitoyens, et de recherche de boucs émissaires. Ces oppositions ont particulièrement visé les chômeurs, accusés de « refuser des emplois » où les fonctionnaires « trop nombreux », deux catégories souvent présentées comme des parasites de la société face aux entrepreneurs, artisans et autres membres de la « France qui se lève tôt »... De même, prenant l’opinion publique a témoin, le futur président n’hésitait pas à exhiber un cas ou deux cas avérés d’abus des systèmes de protection sociaux pour justifier la modification de ces systèmes. Le paradigme en la matière fut cette assurée sociale qui avait consulté des dizaines de médecins différents et accumulé des centaines de boîtes de médicaments qu’elle revendait sous le manteau, exemple utilisé par la suite pour justifier de la franchise médicale appliquée sur chaque boîte de médicaments.
 
L’intérêt de la stratégie du bouc émissaire, mêlant désinformation et manipulation, est au moins triple. Elle permet tout d’abord, comme le font les prestidigitateurs, de détourner l’attention de nos concitoyens des vrais problèmes et des véritables causes de ces problèmes. Ainsi, dans le cas des chômeurs, leur présentation comme des assistés fainéants vivant aux crochets de la société permet de ne pas parler des véritables chiffres du chômage, de la précarité croissante de l’emploi, de la fraude fiscale massive des professions libérales, de la faiblesse du suivi ANPE et du travail au noir institutionnalisé dans certains secteurs (BTP, restauration). Dans ces deux derniers cas, certains des problèmes constatés sont d’ailleurs liés à la diminution des moyens ou du nombre de fonctionnaires chargés de ces taches, que l’on pourra aussi rendre responsables de cet état de fait, alimentant du même coup la diatribe sur le « trop d’Etat »... Cette stratégie crée aussi une tension d’inquiétude, une peur, chez le public visé par la démarche auquel on présente certaines catégories sociales comme potentiellement dangereuses (les « jeunes », les habitants des banlieues, les immigrés, etc.). Elle permet enfin de justifier aisément la mise en place de « réformes », de présenter les opposants lucides comme des individus irresponsables prêts à gaspiller l’argent public, et surtout de faire accepter la mise en place d’une politique sécuritaire forte, bien entendu « dans l’intérêt général ».
 
 
Une dérive antisociale, sécuritaire et vichyste
 
Depuis son élection, Mr. Nicolas Sarkozy de Nagy-Bocsa et son gouvernement tirent les bénéfices de cette stratégie du bouc-émissaire. Le problème de l’immigration est emblématique. Rappelons tout d’abord la création du ministère de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du développement solidaire. Le terme d’identité nationale rappelle que 20% environ de l’électorat du président est constitué de sympathisants du front national. Il rappelle aussi malencontreusement, de par ses prérogatives et ses moyens, le gouvernement de Vichy et son « commissariat général aux questions juives », à tel point que de nombreux intellectuels et politiques ont contesté cette dénomination. Elle ne peut, selon eux, que « renforcer les préjugés négatifs à l’égard des immigrés [...] l’identité nationale constitue une synthèse du pluralisme et de la diversité des populations et ne saurait être fixée dans le périmètre d’un ministère ». Plus grave, cette dérive a aussi donné naissance à une très xénophobe proposition de loi originaire de députés UMP qui permettrait aux tribunaux de déchoir de la nationalité française les étrangers naturalisés reconnus coupables de faits graves dans les violences urbaines. 
 
Le parallèle avec le gouvernement de Vichy ne s’arrête malheureusement pas là. Ainsi, le terme « valeur travail » rappelle, de façon certes anecdotique, le motto de l’Etat Français. Cependant, c’est bien au nom de cette « valeur » que le gouvernement poursuit ses entreprises antisociale et de division des Français. La loi sur le service minimum d’accueil (SMA) en est l’exemple symbolique. Présentée comme une disposition permettant à ceux qui travaillent de ne pas être gênés par l’absence des instituteurs, elle cache avec difficulté sa philosophie véritable. Tout d’abord, elle donne une vision biaisée de l’école, qu’elle présente comme une garderie d’enfants, vision renforcée par les déclarations de Mr. Xavier Darcos sur les institutrices de maternelle tout juste bonnes à « faire faire des siestes à des enfants ou de leur changer les couches »... Ensuite elle exonère l’Etat de régler les problèmes qu’il crée et qui conduisent aux grèves des enseignants, en transférant aux collectivités locales la gestion de crise sans leur en accorder les moyens. Enfin et surtout, elle légalise la casse de grèves. Bien que s’en défendant, le triomphalisme de Mr. N. Sarkozy de Nagy-Bocsa en la matière l’a trahi alors qu’il déclarait en meeting à la Mutualité « maintenant quand il y a une grève, plus personne ne s’en aperçoit ». Petit problème : lors des dernières journées de grève, de très nombreuses communes n’ont pu ou voulu organiser ce « service ». Au-delà de ces arguments, le parallèle avec Vichy trouve aussi dans le cas du SMA son sens : rappelons que ce le régime de l’Etat Français avait - en son temps - interdit les syndicats, puis les grèves... 
 
Ces dérives antisociales et vichystes s’accompagnent de dérives sécuritaires. Le fichier Edvige, reprenait un fichier plus ancien des renseignements généraux instauré par le pouvoir socialiste, l’agrémentait de données personnelles dont on peut questionner la pertinence en terme de sécurité publique. Savoir que Monsieur X ou Madame Y est homosexuelle, ou catholique ou juif, n’apportent en effet rien à la protection des biens et des personnes, et ces données ne concernent de toutes façons en rien l’Etat. En revanche, ces informations regroupées font courir un risque aux personnes fichées, en cas de vol de fichier (cela s’est vu au Royaume-Uni) ou lorsque la dérive sécuritaire se sera amplifiée. 
 
L’autre dérive sécuritaire marquée conduit à des interventions policières de plus en plus musclées à proximité des écoles, voire dans les écoles. Voilà quelques jours, en France, des gendarmes sont intervenus en plein collège au moyen de chiens policiers pour rechercher des élèves faisant usages de stupéfiants. Le récit de cette fouille par une des élèves l’ayant subie révèle sa violence. Extraits de ce témoignage : « Soudain, la porte s’est ouverte, laissant entrer deux [personnes] un monsieur chauve habillé en militaire (le dresseur de chien) et un gendarme très gros. Le chauve nous a dit : Nous allons faire entrer un chien ! Mettez vos mains sur les tables, restez droit, ne le regardez pas ! Quand il mord, ça pique ! » Le chien s’est alors « acharné sur plusieurs sacs, en mordant et arrachant tout ce qui dépassait. Quand à la prof, elle restait derrière son bureau bouche bée. Le chien s’est attaqué au sac de mon amie, à coté de moi. Le dresseur a claqué des doigts en disant : Sortez mademoiselle, avec toutes vos affaires ! Plusieurs personnes de la classe sont ainsi sorties. Le chien vient alors sentir mon sac. Voyant que le chien ne scotchait pas, que rien ne le retenait là, le dresseur lui a fait sentir mon corps avant de s’empresser de me faire sortir. Dehors m’attendait une petite troupe de gendarmes... Le Gendarme qui fouillait mon sac vida ma trousse, dévissa mes stylos, mes surligneurs et cherchait dans mes doublures. Un gendarme à terre disséquait mes stylos, un autre le surveillait, un autre qui regardait la fouilleuse qui me fouillait et le reste de la troupe dehors. Ne trouvant rien dans ma veste, elle me fit enlever mes chaussures et déplier mes ourlets de pantalon. Elle cherche dans mes chaussettes et mes chaussures. Le gars qui nous regardait, dit à l’intention de l’autre gendarme : On dirait qu’elle n’a pas de hash mais avec sa tête mieux vaut très bien vérifier ! On ne sait jamais... » Ils ont souri et la fouilleuse chercha de plus belle ! Elle cherche dans les replis de mon pantalon, dans les doublures de mon tee shirt sans bien sûr rien trouver. Elle fouilla alors dans mon soutif et chercha en passant ses mains sur ma culotte ! L’étape d’après, ce sera les classes de primaire et de maternelle ? Dans ce cas, il ne faudra pas oublier de vérifier les couches puisque l’on s’apprête à rendre possible l’emprisonnement de mineurs de 12 ans, et à détecter des germes de délinquance chez des très jeunes enfants, dès 3 ans !
 
Avec la chasse aux collégiens utilisateurs de stupéfiants, la « chasse aux clandestins » bat toujours son plein toujours à proximité de ces lieux, ou dans ces lieux, où parents sans papiers - mais pas sans travail - viennent chercher leurs enfants. Voilà un mois, des enfants d’une maternelle de Grenoble ont assisté au départ précipité de trois de leurs camarades et de leurs parents fortement encadrés par des policiers venus jusque dans l’enceinte de l’école, en pleine classe. Ceux-ci ont été expulsés de France le lendemain matin, aux premières heures sans possibilité de recours. D’autres arrestations violentes se sont produites en différents endroits où des parents ont été embarqués par les forces de police, et leurs enfants laissés sur le trottoir sous la garde des passants et instituteurs. Le cas de l’école Rampal à Paris est caractéristique : des parents se sont opposés à l’arrestation d’une personne âgée chinoise venue récupérer ses petits-enfants. Leur action a entrainé le jet de gaz lacrymogènes, et le lâché de chiens policiers à l’heure de la sortie des classes devant des parents et des enfants terrorisés. La directrice de l’école, qui tentait de mettre les enfants à l’abri, de discuter avec les forces de police a été arrêtée et placée en garde à vue pour « outrage et dégradation de bien public en réunion ». Un témoin raconte que dans ce quartier parisien, elle « ne peux plus sortir avec mon fils sans qu’on assiste à une interpellation ». Ce témoin précise que lors d’une de ces interpellations, l’un des sans papier a poussé des cris épouvantables qui lui ont « rappelé ceux que mon grand-père déporté poussait en cauchemardant ».
 
 
Vers la dictature molle ?
 
Toutes ces actions se doublent de faits qui montrent que nous sommes en route vers une dictature molle, et que nous y arriverons assez vite si la vapeur n’est pas renversée. Il ne s’agira pas de tuer des Français pour délit d’opinion, de les torturer, mais il s’agira de les faire taire, de leur faire peur au profit d’une minorité, une oligarchie mêlant copains et pouvoir financier.
 
Les premiers de ces faits révèlent en effet l’émergence d’un pouvoir clanique, voire purement personnel. Les liens qui lient Mr. Patrick Balkany et le président de la République sont connus. En dépit de plusieurs condamnations judiciaires, Mr. Balkany est toujours un ami du président, ce qui lui vaut d’être présent lors de très nombreux voyages officiels. On peut légitimement se demander à quel titre cet édile bénéficie de ces faveurs, lui permettant d’être traité parfois mieux qu’un ministre, au grand dam des responsables du protocole et dans un silence médiatique surprenant. Un autre exemple de la dérive clanique a, lui, été médiatisé. L’irruption d’indépendantistes corses dans la résidence secondaire de Mr. Christian Clavier, grand ami du président, a conduit au limogeage du coordinateur des forces de sécurité en Corse, Mr. Dominique Rossi, par le ministère de l’Intérieur. L’atteinte aux biens a consisté essentiellement dans un usage non autorisé de la piscine de la résidence et dans une dégradation d’une statue. Il est bon de rappeler que quelques jours plus tard, un instituteur sans problème, Mr Emmanuel Multedo, était abattu dans les rues de Bastia sans que cet assassinat ne soulève de réactions indignées à l’Elysée, et sans que des sanctions ne soient prises à l’encontre de responsable des forces de police. A ce jour, l’enquête sur ce dossier piétine toujours alors que les indépendantistes corses s’étant invités chez Mr. Clavier ont été jugés et condamnés. « Le fait du prince », commentera Mr. François Bayrou, qui ajoutera non sans raison « ce sont des décisions arbitraires et disproportionnées et qui montrent à quoi on arrive quand les pouvoirs sont ainsi concentrés entre les mêmes mains, quand le copinage avec les puissants remplace la raison d’Etat ».
 
La seconde série de faits concerne la main mise sur l’information. Celle-ci est en effet quasi-exclusivement aux mains de groupes industriels ou financiers proches du pouvoir. Les lecteurs d’Agoravox connaissent bien les liens qui existent entre Mr. N. Sarkozy de Nagy-Bocsa et les groupes Lagardère ou Bouygues. Ces mêmes lecteurs ont été tenus informés des manipulations fréquentes des images présentant le président de la République avec ou sans bourrelets, avec ou sans garde du corps, un peu plus grand que la réalité, ou d’un membre du gouvernement avec ou sans bague diamantée. Ces épiphénomènes sont caractéristiques de la situation actuelle, où l’image vaut plus que l’information, où la fiction remplace la réalité. Ces procédés sont rendus d’autant plus faciles que la presse d’opposition se fait rare, et que les opposants et sonneurs d’alarme peuvent rapidement se trouver soumis à de fortes pressions politiques, policières ou judiciaires. Citons le cas de France 2 et France 3, dont les directions seront nommées dorénavant par le président de la République, à l’image de ce qui se pratiquait du temps de l’ORTF. Rien d’étonnant, dès lors, à ce que le journal de France 3 et ses journalistes, plutôt indépendants du pouvoir politique, soient dans la ligne de mire des proches du président, des députés UMP allant jusqu’à demander sa suppression. Cette démarche est à rapprocher des propos agressifs du président lors de la préparation de son interview de campagne par cette chaîne. Devant attendre quelque temps pour son maquillage, Mr. N. Sarkozy de Nagy-Bocsa s’était emporté de façon inquiétante : « Il faut virer la direction de France 3 ! Je ne peux pas le faire maintenant. Mais ils ne perdent rien pour attendre. Ça ne va pas tarder ! ». Citons l’embauche à TF1, propriété du groupe Bouygues à qui l’Etat s’apprête à faire cadeau de la publicité divertie de France Télévision, de l’ancien chef de cabinet de Mr. N. Sarkozy de Nagy-Bocsa, Mr. Laurent Solly. Citons aussi le cas de Mr. Denis Robert, dont l’enquête sur le fonctionnement de chambres de compensation lui a valu et lui vaut des démêlés interminables avec la justice sans que cette même justice ne s’émeuve outre mesure des faits décrits dans ses publications. Enfin, citons la placardisation ou le licenciement de journalistes non-conformistes ou simplement « non-conformes », tels Messieurs Daniel Mermet, dont l’émission sur France Inter a été reléguée à une heure de faible audience, Richard Labévière de RFI, sanctionné pour un délit d’opinion et qui dénonce la mise au pas de l’audiovisuel depuis l’arrivée de la nouvelle direction proche du pouvoir politique, ou Ulysse Gosset qui paye là un portrait pour l’émission « le talk de Paris » de Mr. Bernard Kouchner, qui avait déplu au ministre des affaires étrangères. Le but de toutes ces manœuvres est de livrer à nos concitoyens une « information formatée », conforme aux vœux du pouvoir, comme l’a admis bien involontairement le communicant gouvernemental, Mr. Thierry Saussez, en annonçant sur Public-Sénat qu’il projetait de créer une "émission de communication gouvernementale à la télévision" diffusée "dans l’idéal" sur le service public.
 
Ce formatage de l’information s’accompagne de son indispensable corolaire, la surveillance de l’opinion, des médias non alignés et leur harcèlement. Cette surveillance de l’opinion s’est révèlée au grand jour lorsque les syndicats enseignants eurent dénoncé le contrat passé par le ministère de l’éducation nationale avec une entreprise privée pour surveiller les médias en ligne, « les sites de syndicats, de partis politiques, les portails thématiques ou régionaux, les sites militants d’associations, de mouvements revendicatifs ou alternatifs, de leaders d’opinion. » Cette surveillance ne s’arrête pas là : elle concerne aussi les forums, les blogs, les pages personnelles, les réseaux sociaux, les appels et pétitions en ligne des enseignants. Autre exemple de pression sur les médias, le cas récent de Mr. Vittorio de Filippis, ancien directeur de la publication de Libération, arrêté devant ses enfants à une heure matinale à son domicile, insulté devant eux (« Vous, vous êtes pire que la racaille ! » diront les policiers) soumis à des fouilles corporelles dégradantes, pour une simple notification de mise en examen pour diffamation dans un nième procès opposant son journal à Mr. Niel et la société Free. Cette façon de procéder, défendue pourtant par les ministres de la justice, Mme Rachida Dati, et de l’intérieur, Mme M. Alliot-Marie, n’a jamais été mise en œuvre envers un journaliste pour une telle notification. Ceci fait dire à la ligue des droits de l’homme qu’il est « urgent de réagir contre des dérives de plus en plus inacceptables de pratiques judiciaires et policières qui deviennent incompatibles avec l’Etat de droit ». De fait ! 
 
Le dernier volet de cette marche lente vers la dictature molle concerne la justice. Deux affaires illustrent bien le propos, mais bien d’autres pourraient être invoquées. La première est l’affaire « des terroristes de l’ultra gauche », arrêtés à leur domicile sur le plateau de Millevache pour destructions en réunion en relation avec une entreprise terroriste en lien avec les dégradations de caténaires subies par la SNCF. Il s’agit ni plus ni moins d’une manipulation de l’opinion par le gouvernement et les médias. En effet, la dénomination de terrorisme dans ce cas ne correspond en aucun cas aux actes reprochés. De plus, outre que l’implication des mis en examen dans ces dégradations ne soit en aucun cas prouvée, qu’ils soient donc présumés innocents, ceci n’a pas empêché la plupart des médias de répéter les vraies-fausses informations répandues par les policiers pour accréditer l’existence de ce groupe de terroristes. Seules quelques publications ont émis rapidement des doutes, dont le quotidien Libération qui publiait un article du philosophe italien Giorgio Agamben. Ce dernier écrivait alors « Les policiers sont tombés sur des documents précisant les heures de passage des trains, commune par commune, avec horaire de départ et d’arrivée dans les gares. En bon français : un horaire de la SNCF. Mais ils ont aussi séquestré du « matériel d’escalade. En bon français : une échelle.... » La seule conclusion possible de cette ténébreuse affaire est, toujours d’après ce philosophe « que ceux qui s’engagent activement aujourd’hui contre la façon (discutable au demeurant) dont on gère les problèmes sociaux et économiques sont considérés ipso facto comme des terroristes en puissance, quand bien même aucun acte ne justifierait cette accusation. Il faut avoir le courage de dire avec clarté qu’aujourd’hui, dans de nombreux pays européens (en particulier en France et en Italie), on a introduit des lois et des mesures de police qu’on aurait autrefois jugées barbares et antidémocratiques et qui n’ont rien à envier à celles qui étaient en vigueur en Italie pendant le fascisme.  »
 
Si malgré cette accumulation d’évènements délétères, le lecteur n’était pas convaincu, il serait bon de revenir sur la loi sur la rétention de sûreté, que M. Sarkozy de Nagy-Bocsa et Mme R. Dati ont tenté de faire appliquer de façon rétroactive aux criminels déjà condamnés. Or la constitution est explicite sur la question : c’est tout simplement impossible. Le conseil constitutionnel a donc justement remis en cause cette volonté ministero-présidentielle rappelant par la bouche de son président, Mr. Jean-Louis Debré « la loi n’est pas rétroactive, il y a des principes généraux sur la non rétroactivité des lois sauf les lois pénales les plus douces ». Mécontent de cet état de fait, le président de la République, a cherché à remettre en cause cette décision. Il a saisi le président de la cour de cassation de la question provoquant une levée de boucliers chez les politiques et les magistrats. Ainsi, le président de l’union des jeunes avocats, Me. Lionel Escofffier déclarait que « cette décision de saisir le Premier président de la Cour de cassation pour le forcer à trouver une solution pour rendre rétroactive cette loi est d’autant plus juridiquement et intellectuellement inconcevable que la Constitution de la Ve République impose aux juridictions administratives et judiciaires de respecter les décisions du Conseil Constitutionnel qui ne sont pas susceptibles de recours ». Ajoutons à cela que depuis le régime de Vichy, seuls Mr. N. Sarkozy de Nagy-Bocsa et son gouvernement ont tenté de rendre rétroactive une loi dont les conséquences risquaient d’aggraver des peines encourues. Associé au mépris de l’opinion publique et du suffrage universel perçu lors de ratification du traité de Lisbonne par le Parlement, contre l’avis référendaire du peuple Français, et lors du non Irlandais à ce même traité, le fait que le président de la République tente tout simplement de s’asseoir sur la constitution dont il est le gardien est un des premiers symptômes de la dérive vers la dictature molle, dénoncée ici.
 
 
Crédit photo :
 
http://lire-ecouter-voir-la-suite.blogspot.com/2008/04/la-musique-populaire-brsilienne-dfie-la.html

Moyenne des avis sur cet article :  4.45/5   (204 votes)




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318 réactions à cet article    


  • Alpo47 Alpo47 3 décembre 2008 11:46

    Belle analyse des faits et geste du pouvoir actuel. Même si ces dérives ont commencé avant son arrivée Sarkozy passe à la vitesse supérieure. On pourrait qualifier ce pouvoir de mafieux.
    Quand à l’aujourd’hui évidente collusion entre le pouvoir et les acteurs financiers et économiques, c’est tout simplement une dérive vers le fascisme. (Pour ceux que le mot va choquer, je les invite à recherche la définition du fascisme).
    Or, lorsqu’on constate ces dérives, gravissimes, on peut se demander : Vers quelle société veut on nous amener ?
    Et, là, la réponse est effrayante.


    • snoopy86 3 décembre 2008 16:30

      Je comprends vos angoisses. Je vous conseille de quitter le pays... Je vous ai trouvé un aller-simple Paris-La Havane, départ dans 8 jours, à 442.63 euros sur la compagnie nationale cubaine. Les vols pour Pyong-Yang et Caracas sont hélas beaucoup plus chers...


    • non666 non666 3 décembre 2008 18:01

      Oui mais vous savez snoopy, pour nous autres, gaulois authentiques, il n’est pas question de quitter NOTRE pays.

      Ce n’est pas aux autochtones de quitter le pays sous le pretexte qu’un répresentant des colons sert les interets de puissances etrangères, financières ou religieuses extra-europeennes.

      Il est juste que nous relisions la Marseillaise et ce qu’elle dit de "ces rois felons" qui envisagent de nous rendre à "l’antique esclavage".

      La manipulation de la presse, comme les preches des curés d’autrefois qui nous incitaient a servir nos maitres pour mieux servir Dieu, on sait comment cela finit chez nous.




    • Cosmic Dancer Cosmic Dancer 3 décembre 2008 18:13

       Et bing. En voici un parfait exemple. Un irréductible Gaulois xénophobe conspi.


    • Gilles Gilles 3 décembre 2008 18:27

      "pour nous autres, gaulois authentiques,"

      heu et les non gaulois autentiques ? C’est à dire les bougnoules, nègres et autres gnaquoués ? Pour eux ont peu ?


    • snoopy86 3 décembre 2008 18:59

      @ Non666

      Comme vous je me réclame du gaullisme même si souvent nous ne sommes qu’à moitié d’accord sur ce qu’aurait fait ou pensé le général...

      Trés honnêtement, même si le côté "Sentier" de son actuel successeur m’agace quelque-peu, je n’ai pas le sentiment, comme voudrait le faire croire cet article, que les libertés individuelles ou publiques soit plus menacées aujourd’hui que quand Roger Frey, Christian Fouchet ou Raymond Marcellin étaient à l’intérieur.

      L’audiovisuel n’est pas davantage plus sous contrôle que la défunte ORTF.

      Pour les socialistes, je n’ai pas non plus eu l’impression qu’on ait été plus libre sous Mitterrand. Il est vrai que Jospin eut un ministre laxiste et catastrophique avec Daniel Vaillant.

      Pour le reste, les allogénes ne me dérangent pas pour peu qu’ils respectent lois et valeurs de la république....


    • appoline appoline 3 décembre 2008 20:21

      Quel est le problème à dire que nous sommes dans notre pays ? Je n’ai pas encore à avoir honte de dire que je suis française, mince alors.


    • Alpo47 Alpo47 3 décembre 2008 21:50

      Mais elle va venir, elle va venir. Lorsque les gens auront faim et que les magasins seront vides.
      Par contre, je suis plus incertain quand à son résultat.


    • Traroth Traroth 3 décembre 2008 22:32

      @appoline : oui, mais vous n’êtes pas plus française parce que votre peau est blanche.


    • Philou017 Philou017 4 décembre 2008 06:21

      Snoopy :" je n’ai pas le sentiment, comme voudrait le faire croire cet article, que les libertés individuelles ou publiques soit plus menacées aujourd’hui que quand Roger Frey, Christian Fouchet ou Raymond Marcellin étaient à l’intérieur. "
      Une petite expérience genre de Fillipis et on changera vite d’avis.

      "L’audiovisuel n’est pas davantage plus sous contrôle que la défunte ORTF."
      Quel aveu.


    • cigaloue 8 décembre 2008 01:35

      Oui, et je me demande si certains d’entre nous ont si peur de voir et de comprendre que nous allons tout droit vers le fascisme, avec par exemple manipulations au niveau des médias télévisés (renvoi de PPA, exclusion des Pubs mais aussi des ressources rendant les châines plus dépendantes des moyens financiers et du pouvoir en place) Quel journaliste de TV va oser écrre des articles ne portant pas aux nues le président Sarko ? Tout cela ressemblera à de la dictature sans en avoir l’air parce que aussi on ne voudra pas voir les choses en place, car de toute façon qu’y faire ? baisser les yeux,faire comme si tout allait bien, ou râler juste un peu en famille, entre amis, au boulot, sur les sites internet mais pas d’action
      concrète surtout pas de prise de position responsable et courageuse.

      C’est à se demander de toute façon si tout "cela" n’était pas prévu de longue date... on se croirait parano, mais je vous le dis nous sommes en dessous des plus noires des machinations.

      Et si la crise de l’emploi était orchestrée, l’endettement des ménages pour accder à la propriété aussi, les petits jeux d’actionnariat pour des classes moyennes qui n’ont pas vu où ils mettaient les pieds et les doigts dans un engrenage qui mène beaucoup de monde à la parte et eux-même aussi à la fin...

      Tant et si bien qu’on sait qu’un accédant à la propriété, endetté sur 20,30,40 ans et plus sera très conciliant face au patron car perdre son emploi serait perdre son toit également...

      Nous croyions accéder au bonheur de l propriété et se sont des chaînes qui brident toutes nos libertés d’expression ou d’actions... Et ce n’est pas fini... Propriétaire d’une HLM... vu les matériaux bas de gamme employés pour ce genre de constuction, les personnes seront déjà prise à la gorge par les remboursements de prêt, quand ils penseront voir le bout du tunnel, il faudra refaire le toit, refaire la façade,refaire la robinetterie etc... ils passeront le reste de leur temps à collemalter... AInsi les offices d’HLM
      ont trouvé une façon de faire payer par les anciens locataires tous les frais qui incombent habituellement aux propriétaires... joli coup n’est-ce pas


    • geo63 3 décembre 2008 11:49

      Merci à l’auteur pour ce bilan. Vu de mon coin de province j’arrive à une analyse totalement similaire sur la lente évolution vers une dictature molle. 
      Ce qui m’indispose le plus c’est la servilité médiatique (presse, radio, télé) qui participe allègrement à la manip avec condescendance, il y a bien sûr des exceptions.
      En fait, je me réjouis un peu plus chaque jour des espaces de liberté créés par l’internet...


      • sisyphe sisyphe 3 décembre 2008 12:57

        Excellent article ; excellente analyse. 

        Je dirais plutôt demi-molle, en attendant l’érection (des coupables) finale. 
         smiley


      • max14z max14z 3 décembre 2008 13:53

        molle car pas assez dur pour que le peuple se révolte...^^


      • Traroth Traroth 3 décembre 2008 22:34

        Demi-molle ? C’est la fameuse "érection présidentielle" ? smiley
         smiley


      • sisyphe sisyphe 3 décembre 2008 23:45

        Ca....... faut d’mander à Carla !!


      • pissefroid pissefroid 3 décembre 2008 11:52

        Je pense que le comportement et les actions de ce président ne peuvent pas être qualifiés de démocratiques ni de républicains. Néanmoins je pense que le terme molle n’est peut-être pas tout à fait approprié (sans que je puisse trouver un autre vocable).


        • Alpo47 Alpo47 3 décembre 2008 11:57

          Progressive ?


          • Philou017 Philou017 4 décembre 2008 06:17

            Dictature de manipulation

            Rien de ce que fait sarko ne serait possible sans la manipulation de l’émotionnel des gens avec l’aide des médias. La difference avec une vraie dictature, c’est qu’en dictature les chioses sont claires : les médias sont dirigés par les duictateurs. Ici, c’est beaucoup plus subtil.


          • cogno1 3 décembre 2008 12:13

            Article très intéressant.

            j’attends avec impatience de voir comment les défenseurs de Sarko et de la ligne dure vont s’en sortir cette fois, il leur faudra trouver autre chose qu’un vulgaire TSS comme argumentaire. En fait je sais, il ne viendront même pas, ils refuseront même pour certains de lire l’article, préférant faire les autruches.

            Concernant le terme molle, on peut lui préférer le terme insidieuse, ou sournoise, car elle refuse de dire son nom et de s’assumer.


            • foufouille foufouille 3 décembre 2008 12:38

              une dictature molle visent a faire prendre l’habitude aux citoyens d’avoir peur du pouvoir politique.
              il suffira ensuite d’une belle emeute declenchee invonlontairement pour pouvoir declarer l’etat d’urgence
              naboleon pourrait ainsi prendre la totalite du pouvoir ............


              • MichelS 4 décembre 2008 09:44

                déclenchée involontairement ... ou volontairement


              • aquad69 3 décembre 2008 12:59

                Bonjour Ronny,

                je me permet de réutiliser un commentaire que j’ai déjà fait sur un autre article (celui d’Olivier Cabanel, hier). Par manque de temps...

                A tous : il existe un livre, à lire absolument, qui introduit une cohérence dans tous ces fait d’actualité.

                C’est "la Stratégie du Choc" de Naomi Klein (éditions Actes Sud), qui nous prouve que ce genre de manière de faire est bel et bien voulue et fait partie d’une méthode détaillée, définie et enseignée, d’origine psychiatrique. 

                Le développement progressif de la "dictature molle" dont vous parlez n’est pas due au hasard, elle révèle l’application progressive de cette méthode d’origine américaine : un de ses fondements, le choc traumatique est un des moyens utilisé pour soumettre les gens et les former à la servilité.

                Ce choc peut-être provoqué par différentes manières, le but étant de couper le sujet de ses repères et de le mettre en état de terreur pour casser le plus possible sa personnalité et obtenir sa soumission.

                Bousculer brutalement le sujet par une accumulation très rapide, vertigineuse, de changements dans tous les sens, la mise à nu et, par exemple, la présentation et la menace de la violence, plus efficace, au moins au début, que son utilisation réelle, sont des moyens privilégiés de cette méthode.

                Il y a encore deux ans, aucun cas de ce genre n’était mentionné en France, officiellement en tout cas ; celà parait nouveau chez nous, mais celà existe depuis longtemps aux Etats-Unis, où les services policiers ont parfois des manières beaucoup plus brutales qu’ici, et celà a été systématiquement appliqué à Guantanamo, par exemple.

                Il serait intéressant de chercher si les gendarmes qui ont pratiqué ces "contrôles musclés" en établissement scolaire n’auraient pas suivi de stage ou de formation dans ce sens, et si ces formations ne seraient pas peu à peu généralisées dans notre pays : le but étant alors moins de "trouver" de la drogue que de former progressivement les jeunes à acquérir le reflexe de terreur et de soumission en présence de toute silhouette de personnage sécuritaire, ainsi que de bousculer l’opinion publique.

                Dans les cas rapportés, le fait que l’équipe entière des gendarmes se soit comporté ainsi, de manière cohérente, le laisse penser...

                C’est bien sûr à rapprocher du cas récent de l’arrestation de Vittorio de Philippis : lié au journal "Libération", le sujet semble avoir été choisi précisément pour son potentiel médiatique, de manière à faire savoir à tout le monde quelles seront dorénavant les nouvelles méthodes policières systématiquement appliquées.

                "Français, sachez-le : dorénavant, si vous n’adoptez pas dans vos rapports avec tout représentant des forces de l’ordre, et bientôt peut-être, tout représentant de l’Etat, l’attitude la plus soumise et la plus visiblement servile, si vous vous refusez à "collaborer", cad, par exemple, à dénoncer votre prochain, et si, par un dernier reste de dignité humaine, vous n’approuvez pas sans réserve toutes les stratégies et décisions d’Etat, si vous n’applaudissez pas immédiatement, vous vous retrouverez "opposant", cad instantanément "adversaire", et donc "délinquant" ! " 

                "Ceux qui ne sont pas avec nous sont contre nous" : c’est inhumain, mais glacialement logique... Et c’est une signature qui révèle bien l’origine des influences qui habitent ce gouvernement.

                Quand à mesurer l’efficacité de la chose, eh bien ! Nous verrons ce qui aura le plus tendance à se développer dans ce pays : le courage de s’opposer, ou la "collaboration" la plus lâche. Mais je suis pessimiste...

                Il est à craindre d’ailleurs que ce type d’évolution ne se limite pas à notre pays, et qu’il devienne petit à petit mondialement répandu : plus les ressources deviendront rares, plus la survie sera difficile et serrée pour chaque pays, et plus les lois martiales deviendrons "nécessaires" pour écraser toute critique et recherche d’alternatives dans une société de crises et de guerres perpétuelles.

                Lisez, lisez Naomi Klein : si un coup d’arrêt n’est pas mis à cette évolution, je ne serais pas étonné que, dans deux à cinq ans, on commence peu à peu à parler, dans ce pays aussi, de cas de tortures infligés systématiquement par des services officiels disciplinaires.
                 
                Si on avait pu décrire au début des années trente à un Allemand ce qui arriverait à son pays, et l’ambiance qui y régnerait, seulement cinq ans plus tard, il aurait sans doute haussé les épaules et trouvé celà très exagéré...

                Cordialement Thierry 


                • Liberty 3 décembre 2008 13:10

                  - La RFID. -Les téléphones portables GPS. -La reconnaissance biométrique (carte d’identité) -Le délit d’outrage, même en répétant les propos de notre président à l’attention de ses citoyens, -La vidéo-surveillance. -L’internet IP.v6 -Le fichier EDWIGE reconverti EDVIRSP. -Le réseau ECHELON . -Le croisement des fichiers administratifs SAFARI. -La fusion DST / RG . -Le passeport biométrique. -La base de données ADN. -Le décodage du génome. (déjà vendu) -Les cartes de fidélité des magasins et autre . -Le choix du directeur de France télévision désormais à l’initiative du président de la république. -Le terrorisme vendu à chaque occasion ( même sans preuves et pour de simples dégradations) Reliez toutes ces technologies ensemble, la STASi, le Polit Bureau, les SS, la Corée du nord, tout ce qui nous a été désigné comme honteux durant 50 ans n’est que broutille par rapport à tout cela . Si ces pays avaient mis en place tous ces moyens qu’aurions nous dit ?


                  • Le chien qui danse 3 décembre 2008 13:18

                    Merci pour cette analyse.


                    • sisyphe sisyphe 3 décembre 2008 13:18

                      On peut parler de dictature rampante...


                      • Jean-paul 3 décembre 2008 14:59


                        Dictature rampante ??????
                         Sysiphe qui idolatre Fidel Castro et Chavez  !!!!!!!!!!!!!!!!


                      • sisyphe sisyphe 3 décembre 2008 15:21

                        Et l’autre qui repart sur ses objets obsessionnels ! smiley

                        On te parle de la France de Sarkozy, là... Tu ne sais pas lire ? 
                        Tu as quelque chose à dire sur ce qui est analysé dans l’article ? 
                        Si oui, dis le ; sinon, retourne planter tes aiguilles dans les poupées de Castro et Chavez, et lâche nous la grappe, le binaire..


                      • Jean-paul 3 décembre 2008 15:50

                        2 sysiphe
                        Vous parlez d’une certaine dictature rampante en France .
                        Vous haissez Sarkozy et adore le dictateur Fidel Castro .Dictature en France et democratie a Cuba selon vous .
                        Incomprehensible !!!!!!!!!!!!Soyez logique .


                      • hurlevent 3 décembre 2008 18:32

                         @Sysiphe : Je me demande ce qui peut vous faire penser que nous sommes en dictature. Au contraire, le président a été élu démocratiquement, les députés aussi, ainsi que les maires.

                        A l’inverse, personne n’a élu Fidel Castro.


                      • sisyphe sisyphe 3 décembre 2008 19:22

                        C’est pourquoi l’on peut parler de dictature rampante (ou d’état policier). 

                        Par ailleurs, vous faites une erreur grossière ; Castro est élu : par le Conseil d’Etat, lui-même élu par les députés, élus par les délégués municipaux élus par le peuple. 
                        Une élection indirecte... un peu comme aux Etats Unis, par exemple... (avec un échelon de plus)
                        Il est vrai qu’il n’y a qu’un parti autorisé : ce qui n’est pas exemplaire de démocratie...

                        Mais la France ne subit pas un blocus et des tentatives de déstabilisation constantes depuis 50 ans...


                        Quant à Chavez, il l’est directement par le peuple, depuis 10 ans, et confirmé encore récemment. 

                        Comme quoi.....


                      • Traroth Traroth 3 décembre 2008 22:41

                        Chavez, par contre, a été élu de manière tout à fait démocratique. Et ramené au pouvoir par la rue quand les militaires soutenus par la CIA ont tenté un putsch en 2002. Allez dire qu’il n’est pas soutenu par le peuple !


                      • Pelmato 3 décembre 2008 22:42

                        Je suis allée voire une conférence de Pierre Rhabi. Bien que s’étant présenté aux élections présidentiel de 2002, il a dit qu’il ne croyait plus en l’espoir politique. Et il a ajouté qu’autrefois la dictature arrivait au pouvoir par la violence mais qu’aujourd’hui la dictature arrive par les urnes par l’intermédiaire de la démocratie.


                      • hgo04 hgo04 7 décembre 2008 13:29

                        Je peux pas m’empécher... CASTRO domocratique ??? un simple détour à WIKIPEDIA apprend ceci...

                         

                        """Le 28 mars 1980, un bus de demandeurs d’asile s’écrasa contre les portes de l’ambassade péruvienne à La Havane. Plus de 10 000 Cubains entrèrent dans l’ambassade en 48 heures. Le 20 avril, Castro annonça que tous ceux qui le souhaitaient pouvaient quitter le pays via le port de Mariel à La Havane. Les exilés cubains se mirent à naviguer vers Mariel formant ce qui fut appelé la « flottille de la liberté ». Selon les gardes-côtes américains, 124 776 Cubains avaient quitté le pays lorsque Castro ferma les vannes le 26 septembre.

                        Bien que la plupart des Cubains qui quittèrent l’île pendant cette période aient été des demandeurs d’asile réels, Castro en profita pour expulser 20 000 citoyens criminels. Cet épisode a inspiré un jeune scénariste américain, Oliver Stone, pour un remake à succès, Scarface, réalisé par Brian De Palma en 1983 d’après un film de Howard Hawks de 1932."""

                        """

                        Prisonniers politiques [modifier]

                        30 000 opposants politiques sont morts emprisonnés dans les geôles cubaines[réf. souhaitée], parmi lesquels le plus célèbre est le poète catholique Pedro Luis Boitel. Beaucoup d’écrivains furent également persécutés leur vie durant sans pouvoir quitter librement Cuba, comme Reinaldo Arenas (qui parvint à s’enfuir en tant qu’homosexuel mais se suicida aux États-Unis), José Lezama Lima ou Virgilio Piñera.

                        Depuis 1959, certains cubains opposés au processus révolutionnaire sont entrés dans la clandestinité et ont instauré un climat de terreur avec attentats et sabotages qui ont coûté la vie à près de 4000 personnes[réf. nécessaire]. De nombreux opposants ont connu la prison. L’un des plus célèbre est Armando Valladares qui a raconté son expérience dans « Against All Hope ». Il s’avèrera que Valladares, qui fut condamné pour terrorisme et qui s’était fait passer pour un poète paralytique, était en réalité en parfaite santé. Il obtiendra par la suite la nationalité américaine et deviendra ambassadeur de Ronald Reagan auprès des Nations unies.[22] Au fur et à mesure de l’emprise totale du pouvoir révolutionnaire sur Cuba, le nombre de prisonniers politiques a décru. La situation de guerre permanente que subissait Cuba explique également ces précautions du régime afin de garantir sa sécurité. Après la chute du Mur de Berlin et la dissolution de l’Union soviétique, le régime castriste a considérablement réduit sa répression politique (la guerre froide étant terminée) pour se concentrer sur les problèmes économiques et obtenir des pays occidentaux y compris les États-Unis d’Amérique des aides financières et humanitaires.

                        Selon un rapport publié le 10 janvier 2005 par la Commission cubaine pour les droits de l’homme et la réconciliation nationale (CCDHRN), 294 prisonniers politiques sont encore enfermés à Cuba, contre 317 début 2004. Selon ce rapport, en 2004, au moins 21 personnes ont été emprisonnées pour des motifs politiques. Il rappelle également que le gouvernement cubain continue de refuser l’accès aux prisons au Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et à la Commission des droits de l’homme de l’ONU.

                        """




                         
                        Les anti sarko ont oublié juste un truc : il n’y a même plus d’opposition !!!!.... Et pourtant cette opposition est la garantie d’un système démocratique, mais à gauche nous assistons, je le déplore, à une mise en quartiers et en morceaux du contrepouvoir... que va t il en résulter ??



                      • Alpo47 Alpo47 3 décembre 2008 13:25

                        La principale différence entre les dictature du 20e siècle et les évolutions actuelles, tient à un mot : TECHNOLOGIE. Nous ne verrons jamais de chemises brunes dans les rues,de démonstrations de masse ... mais les pires scénarios des films de science fiction vont se concrétiser, sauf si les peuples réagissent. J’en doute également. Ainsi que démontre l’auteur, nous sommes « attaqués » de toute part, l’information est « retenue », l’état nous observe, suit à la trace, nos libertés individuelles se réduisent, la PEUR s’installe.

                        Tout cela, in fine, pour qu’une petite minorité puisse continuer sa prédation sur la société, augmenter ses biens, et surtout augmenter son pouvoir.

                        Jusqu’où ?


                        • Alpo47 Alpo47 3 décembre 2008 19:40

                          Je pense que leur société , qui est accessoirement aussi la notre, est en train de s’effondrer économiquement.
                          Les prémices d’une grande crise sont déjà là. 2009 verra l’effondrement du système.
                          Qu’en restera t-il ? Quelle société s’installera ensuite ?
                          Il faut d’abord aller "au fond du trou" pour que les gens aient envie de se battre pour survivre et construire une société plus humaine et solidaire.
                          Mais ce n’est pas gagné d’avance, car ILS ont toutes les cartes .


                        • appoline appoline 3 décembre 2008 20:18

                          @ Alpo,
                          Oui, effectivement, ils ont toutes les cartes en main. Tout comme le club de Rome le faisait il y a quelques années, avec des éléments bien réels, ils spéculent sur la réaction des masses et orchestrent ainsi le devenir du pays.
                          Reste à savoir si il n’y aura pas un petit grain de sable qui vienne semer la panique dans leurs pronostics, rien n’est moins sûr.
                          Je remercie l’auteur de cet article, quant au commissariat aux questions juives, ne vous inquiétez pas, notre président ne l’est-il pas, par sa mère, me semble t-il, d’où son idée complètement barge de vouloir parrainer chaque victime de la shoah. On n’a pas fini d’en entendre parler.
                          Ce qui me chagrine le plus, est de le voir s’afficher avec Alain Bauer, ancien grand maître du grand orient de France (grand maître de la vidéo surveillance en France).


                        • MarcDS MarcDS 3 décembre 2008 13:33

                          Belle chronique d’une dérive hélas très logique car il s’agit pour notre société de surconsommation de trouver les moyens de survivre sur une Terre qui n’est plus capable de satisfaire ses besoins de croissance, ni surtout de permettre à tous les peuples de vivre sur le même pied que nous. Le mariage de la démocratie et de la surconsommation ayant atteint son point de rupture, il s’agit maintenant de choisir un des deux partenaires au détriment de l’autre. Mais s’il reste un espoir que le citoyen, dans un sursaut salvateur, fasse le choix d’une société frugale pour sauver ses droits démocratiques, les pouvoirs en place, eux, vont tout faire pour l’en empêcher, avec en point de mire le modèle du capitalisme chinois. Comme cet article le montre bien, le processus de verrouillage a déjà démarré.


                          • max14z max14z 3 décembre 2008 13:49

                            merçi Ronni pour cet article très vrai et authentiquement dénonciateur du système actuel,, Pour l’histoire des gendarmes dans les écoles, c’est vraiment inadmissible !! smiley Deplus c’est vrai que ces « braves ? » fonctionnaires font vraiment les cow_boy, je sais de koi je parle, j’ai 19 ans et j’ai deja eu des altercations entrainant des faits grave (bavure total) avec la police national...il arrive a detecter des germes de délinquance chez des enfants de 3 ans, nan mais silvouplait ne soyez plus crédule cher lecteur, c’est de la bétise humaine. pour ce qui est de l’information, ou , permettez moi de rectifier, la DESINFORMATION, a laquelle ont fait face lorsqu’on regarde le JT de 20h sur TF*, c’est encore une fois scandaleux !!J’ai vu deux extrait différent, l’un sur france3 ou l’on voit un irakien dire kil n’y avait que des victimes dans son pays, que ben laden n’était pas la, puis sur tf1, la traduction des paroles est déformé et l’homme dit : ici tout le monde est ben laden, nous allons résister etc... je parle d’un seul et meme extrait !! c’est pour vous montrer le degrés de manipulation ...Comme l’exemple d’une échelle tranformé par les média en « matériel d’escalade » mdr, il nous font voir les faits kom ils veulent ! pour le chomage, les pertes d’emploi et tout sa, sachez que mathématiquement, la faillite et la banqueroute sont incorporé au système.


                            • PtitLudo PtitLudo 3 décembre 2008 13:55

                              Bon article de synthèse. Mais tout ceci était prévisible bien avant l’élection présidentielle, j’avais essayé autour de moi d’en parler, souvent en me heurtant à des murs m’accusant d’être parano.

                              Je suis profondément désolé de la situation actuelle mais comme je l’ai dit dans un autre commentaire, ça ne moufte pas alors ils auraient bien tort de ne pas aller au bout de leur logique, et ce n’est pas moi qui irai pleurer sur le sort des victimes du système.

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